Archive pour le Tag 'simple'

ENA : un simple changement sémantique !

 ENA : un simple changement  sémantique !

L’Ecole nationale d’administration (ENA) changerait de nom et s’intitulerait l’Institut supérieur des fonctionnaires (ISF) ! En fait une petite manipulation sémantique qui ne changera pas grand-chose quant à la nature et au rôle de cette fabrique d’oligarques. La question centrale qui se pose pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème de son nom, des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république, ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus l’histoire. L’autre dérive de l’ENA, c’est de former également de futurs businessmen ou prétendus comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voire certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup, la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves, d’un conformisme désolant,  tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de ces anciens élèves, c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficaces sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratiques puisque réservées aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

 

ENA : un simple changement de nom !

ENA : un simple changement de nom !

L’Ecole nationale d’administration (ENA) changerait de nom et s’intitulerait l’Institut supérieur des fonctionnaires (ISF) ! En fait une petite manipulation sémantique qui ne changera pas grand-chose quant à la nature et au rôle de cette fabrique d’oligarques. La question centrale qui se pose pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème de son nom, des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république, ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus l’histoire. L’autre dérive de l’ENA, c’est de former également de futurs businessmen ou prétendus comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voire certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup, la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves, d’un conformisme désolant,  tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de ces anciens élèves, c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficaces sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratiques puisque réservées aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

 

 

Le prélèvement à la source : plus simple pour les gens…pas pour les entreprises

Le prélèvement à la source : plus simple  pour les gens…pas pour les entreprises

 

 

D’après Michel sapin le prélèvement à la source sera plus simple les gens à partir de 2018. Plus simple sans doute pour les contribuables mais pas pour les entreprises qui devront à nouveau se transformer en collecteur d’impôts. Michel Sapin considère en outre qu’il est vraisemblable que la future majorité ne reviendra pas sur cette réforme. De ce point de vue, il a sans doute raison car l’État pourrait bien avoir trouvé avec ce prélèvement une sorte de martingale fiscale pour augmenter en douceur les prélèvements fiscaux. En apparence ce serait une  bonne réforme et ce serait même souhaité par les Français. Principal argument cela étale dans le temps le poids des prélèvements, second argument cela évite d’être imposé sur des revenus de référence passés alors que les revenus présents peuvent avoir diminué. Des arguments pertinents. Mais cette retenue à la source présente aussi de nombreux inconvénients. Cela n’aurait d’intérêt que dans le cadre d’une  grande réforme fiscale (en intégrant notamment la CSG ce qui élargirait l’assiette.). Or cette opération complexe ne pourra être effectuée avant 2017. Le danger c’est qu’on en profit pour augmenter discrètement l’impôt en le rendant plus indolore. Le danger c’est que cette réforme ne constitue en fait qu’un gadget et se limite à un prélèvement mensuel sans réforme fiscale. Une  réforme inutile puisque près de 70% des imposables sont déjà mensualisés. Bref une  réforme à la mode Hollande, une  reforme molle.  Manuel Valls a promis aux socialistes que le gouvernement allait «réussir», notamment en engageant «le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, première étape d’une modernisation de notre imposition». Selon la définition de l’Insee, le prélèvement à la source correspond à «un mode de recouvrement de l’impôt consistant à faire prélever son montant par un tiers payeur, le plus souvent l’employeur ou le banquier, au moment du versement au contribuable des revenus sur lesquels porte l’impôt». Ainsi, plus aucun impôt ne serait prélevé une fois le salaire net touché. Qu’est-ce que cela change concrètement pour le particulier? Entre la dématérialisation, la feuille pré-remplie et la mensualisation, l’administration fiscale a déjà facilité la tâche au contribuable. Mais Michel sapin confirme qu’il s’agit cependant d’une grande simplification : « cette grande modernisation de l’impôt va faciliter la vie des gens, surtout en cas de changements professionnels ou familiaux. Le calcul des impôts ne change pas, c’est le prélèvement qui aura lieu à la source, comme pour la CSG ou les cotisations, au moment où l’on touche son revenu. Pour 90 % des Français qui perçoivent uniquement un salaire ou une retraite, ce sera d’une simplicité absolue et d’une grande sécurité. Durant ce quinquennat, nous aurons réformé jusqu’au bout. Je ne vois pas qui remettrait en cause une disposition de cette nature, qui sera votée en fin d’année et entrera en vigueur au 1er janvier 2018. Elle sera appliquée quelle que soit la majorité. »

Prix de l’eau : simple au quadruple.

Prix de l’eau : simple au quadruple.

 

Avant il y avait en général des régies avec leur cohorte de gâchis financiers, désormais en général c’est la gestion par le privé où nombre de sociétés se gavent. Du coup certaines municipalités reprennent en main directement la gestion de l’eau. De toute manière l’écart de prix ne se justifie pas.  C’est ainsi que la facture d’eau des Français peut varier d’une ville à l’autre de l’Hexagone, d’après une enquête menée par l’association de consommateurs Confédération générale du logement (CGL). Cette dernière a interrogée plus de 6000 communes françaises pour en arriver à cette conclusion. Alors que le prix moyen du mètre cube en France atteint 4,15 euros, l’enquête révèle qu’il peut monter jusqu’à environ 10 euros dans certaines villes. C’est notamment le cas à Montmachoux, petit village de Seine-et-Marne où l’eau, la plus chère de France, vaut 9,86 euros du mètre cube. Très loin des 2,42 euros payés par les habitants de Besançon. Même les Parisiens, avec une eau à 3,01 euros du mètre cube, payent moins cher. Plus frappant: les disparités peuvent être grandes entre des villes d’un même département. En Côte d’Or par exemple, la différence entre les villes les moins chères et les plus chères est de 4,47 euros. Des villes voisines peuvent aussi bénéficier de prix très différents. En Île-de-France, l’écart est de plus d’un euro entre Paris (3,01 euros le mètre cube) et Suresnes (4,24 euros). Premier constat: les petites villes payent souvent leur eau plus chère que les grandes agglomérations. Les villages sont d’ailleurs les moins bien lotis. Leur marge de négociation de prix avec les grands distributeurs est en effet moins forte. Moins d’abonnés signifie renchérissement du prix de l’eau, résument simplement les professionnels du secteur. La CGL constate par ailleurs que les villes dans lesquelles les mairies ont repris la main sur la gestion de l’eau payent souvent moins cher. Le cas le plus flagrant reste en ce sens Paris. Au 1er janvier 2010, la capitale a décidé de s’affranchir des services des géants du secteur Suez et Veolia. La ville a réinstauré une régie publique, la régie Eau de Paris, pour reprendre la gestion de l’approvisionnement de la ville en eau potable. Depuis, le prix de son eau a baissé de 8%. Inspirées par cette réussite, d’autres grandes villes ont décidé de franchir le pas. En 2015, Nice va passer à une gestion publique de son eau au détriment de Veolia. Le député-maire de Nice, Christian Estrosi, a justifié son choix par une absence de «mise en concurrence» dans le secteur de l’eau. La ville d’Aubagne va également reprendre la main sur son eau. «Nous sommes 25% moins chers que Veolia et nous investissons plus qu’eux, 300.000 euros par an contre 54.000 euros, afin d’améliorer le rendement des réseaux qui appartiennent aux communes», explique Gabriel Amard, président de la communauté d’agglomération des lacs de l’Essonne, sur le site internet de la ville. Rennes réfléchit aussi sérieusement à la question. D’autres villes préfèrent simplement brandir la menace pour obtenir des rabais au moment de la renégociation de leur contrat. C’est le cas par exemple de Saint-Étienne qui est parvenue récemment à obtenir une baisse de 26% du prix du mètre cube. Même chose pour Marseille où Suez et Veolia ont concédé des rabais de 20%. Mais ces avantages pourraient ne pas durer. Dans les colonnes Pierre Etchart, président de la Fédération des distributeurs d’eau indépendants, affirme que les tarifs pourraient prochainement augmenter de 10 à 20% selon les communes en raison du renouvellement des canalisations.

 

Taxe d’habitation : du simple au triple

Taxe d’habitation : du simple au triple

 

La taxe d’habitation, payée en octobre, a fortement augmenté ces dernières années. Elle rapporte 22 milliards d’euros par an aux collectivités locales. Elle est très inégalitaire puisque l’on peut payer du simple au triple selon les communes (la moyenne est de 1000 euros). Enfin, elle est calculée à partir de la valeur dite locative de son appartement ou de sa maison, des valeurs établies en…1970. Ainsi, pour payer moins de TH, mieux vaut par exemple vivre dans un 100 mètres carrés luxueux du Boulevard Saint Germain, à Paris, que dans un petit pavillon de Seine et Marne. La révision des 46 millions de bases locatives devrait permettre de rapprocher la valeur réelle et la valeur fiscale d’un bien. Mais cela entraînerait de nombreux transferts de charges: les locataires de logements sociaux ou modestes devant payer moins alors que ceux qui occupent des biens anciens (réputés sans confort) seraient plus lourdement taxés. La révision des bases n’est pas la seule piste de réforme. Beaucoup d’élus socialistes souhaitent que le calcul de la taxe d’habitation prenne en compte à l’avenir les revenus des occupants des logements. Ce qui reviendrait en fait à instaurer un second impôt sur le revenu, mais local celui-ci. Sur ce point, le gouvernement observe le plus grand mutisme pour l’instant.

Hollande : « la France pays où il est le plus simple de créer son entreprise ». Il rêve !

Hollande : « la France pays où il est le plus simple de créer son entreprise ». Il rêve !

 

 

Hollande s’est enivré de son nouveau parfum d’entreprise en déclarant aux Etats Unis que la France est la pays où il est le plus simple pour créer une entreprise. En effet une fois créée, c’est le parcours administratif et fiscal du combattant pour la nouvelle société.  La France n’est donc  pas LE pays où il y est le plus simple de créer son entreprise. En Australie, aux Etats-Unis, au Canada ou en Italie, on peut créer son entreprise plus rapidement qu’en France.  La France est bien placée par rapport à la moyenne des pays du G20, d’après une étude du cabinet Ernst & Young sortie en aout 2013. En France, il faut sept jours pour créer une entreprise, alors que la durée moyenne des pays du G20 est de 22 jours. Ensuite, la France est bien placée pour le nombre de procédures administratives à remplir (5 contre 7,6 en moyenne). Enfin, en France, le coût de création d’une société est bien plus faible que la moyenne des pays du G20.  C’est une fois que l’entreprise est créée que ça se gâte. Xavier Kergal, le patron du salon des entrepreneurs, explique qu’il « y a des formulaires de la médecine du travail, les problèmes de la retraite, de la formation, les différentes taxes d’apprentissage. Vous avez une artillerie administrative complexe parce que c’est un cumul d’un demi-siècle de formulaires ».  Xavier Kergal ajoute qu’ »on est encore sur une législation très compliquée, alors que l’acte de création, de manière très paradoxale, est devenu très simple. Même le statut d’auto-entrepreneur, vous le faites sur internet, ça vous prend une heure. C’est au lendemain de la création que le bas blesse ».  Et pour ne rien arranger, il est difficile de faire grossir une entreprise en France. Il y a des effets de seuil. Franck Sebag, associé chez Ernst & Young, constate le fossé entre « le nombre d’entreprises à 49 salariés par rapport au nombre d’entreprises qui sont à plus de 50 salariés. Il y a deux fois plus de sociétés de 49 salariés que d’entreprises qui sont à 52 salariés. Parce que le fait de passer au delà de certains seuils démultiplie la réglementation. Il faut rajouter des tonnes de choses ».  Conclusion, on attend  encore  le choc de simplification administratif et fiscal




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol