Archive pour le Tag 'silencieux'

Macron et Le Drian, dit le saumon rose, silencieux sur Hong Kong

Macron et Le Drian, dit le saumon rose, silencieux sur Hong Kong

 

Alors que la plupart des chefs d’État étranger ont condamné les violences notamment policières à Hong Kong et où au minimum ont manifesté leur émotion, la France, elle, reste de silencieuse. Certes,  il n’est sans doute pas question que la France intervienne physiquement en Chine mais le moins qu’on attende de la France, dépositaire des principes de liberté, c’’est qu’elle condamne les atteintes à la démocratie et invite au dialogue entre les parties.

 

Macron qui se voulait un temps le président du monde a visiblement nettement diminué ses ambitions. Pire maintenant il fait dans la realpolitik en invitant par exemple Poutine à Paris alors que se multiplient  en Russie des manifestations pour imposer la démocratie. Le Drian, dit le saumon rose pour sa capacité à slalomer entre les courants politiques (ancien leader de 68 à Rennes, socialiste de gauche, socialiste centriste,  et maintenant vraiment libéral), n’a pas trouvé un moment pour s’exprimer sur le sujet. Pourtant quelques députés de la république en marche demandent timidement que la France prenne position. Ce qui est en cause,  c’est évidemment la démocratie avec le risque du renouvellement d’un massacre comme Tienanmen. Chacun sait que la Chine est en train de durcir son régime. Sans doute pour des raisons économiques et sociales avec une très nette dégradation du climat mais aussi avec la volonté d’une reprise en main culturelle. Une volonté du nouveau dictateur à savoir le président xi qui a chaussé les bottes de Mao en faisant sauter le verrou de la durée de son mandat. On sait très bien que sans pression internationale forte, la Chine ne reculera pas pour mettre au pas Hong Kong et ses velléités démocratiques. Le seul moyen d’influencer la Chine, c’est de peser sur les échanges qu’on peut avoir avec ce pays. On objectera que cela risquerait d’apporter quelques atteintes à la croissance française mais avec cette philosophie la il est possible de tolérer voire d’encourager toutes les atteintes aux libertés individuelles et collectives.

 

Grèce : le FMI silencieux !

Grèce : le FMI silencieux !

 

 

Le FMI accusé d’incompétence tant par les grecs que par les européens (plus discrètement) se montre bien silencieux depuis le « non » des grecs. Pas étonnant le FMI a imposé des cures d’austérité à nombre de pays qui ont eu du mal à s’en relever ; Un FMI composé de médecins de Molière qui préconisent surtout la saignée d’autant plus facilement que la plupart sont des économistes d’administration ne connaissant pas grand-chose des réalités économiques et sociales . Du coup Lagarde, la speakerine du FMI se tait ou presque.  Honni à Athènes et désavoué par les Européens, le FMI aborde le prochain round de négociations avec la Grèce dans une posture délicate, soucieux d’arracher un compromis mais aussi de récupérer l’argent prêté au pays. Signe de ce flottement, le Fonds monétaire international aura attendu près de vingt-quatre heures pour réagir à la victoire massive du « non » au plan de réformes qu’il avait concocté avec les autres créanciers de la Grèce (Commission et Banque centrale européennes). « Le FMI a pris acte du référendum tenu en Grèce », a sobrement réagi sa directrice générale Christine Lagarde. « Nous nous tenons prêt à aider la Grèce si on nous en fait la demande », s’est-elle bornée à déclarer. C’est bien là toute la question: les Européens ont-ils encore envie de voir l’institution de Washington prendre place à la table des négociations? Les Grecs ont déjà répondu sans équivoque en faisant porter au FMI une responsabilité « criminelle » dans les cures d’austérité qui ont fait chuter leur produit intérieur brut de 25% sur cinq ans. Le reste de la zone euro est bien moins tranché mais pas toujours mieux disposé. En appelant jeudi à accorder une nouvelle aide massive ( près de 40 milliards)  et un allègement de dette à la Grèce, le FMI a brusquement changé de vision et ainsi irrité jusqu’à ses plus proches alliés sur le continent, notamment l’Allemagne, au risque d’affaiblir son aura. Le FMI a chois de ne pas envoyer de représenta lors de la réunion de l’Eurogroupe.

 

Alstom : Montebourg curieusement silencieux

Alstom : Montebourg curieusement silencieux

Le truculent ministre de l’économie, Montebourg, habituellement si bavard et champion du made in France, cette fois se tait curieusement ; Il vrai que cette fois l’esbroufe ne suffira pas et qu’il faut trouver une vraie solution industrielle qui sauvegarde les intérêts d’une des plus grandes entreprises française. L’enjeu c’est évidemment à terme le maintien des emplois en France.  Alors que 2 millions d’emplois industriels ont déjà disparu en prés de 30 ans, que depuis l’arrivée de Hollande ce sont encore 15 000 emplois industriels perdus. Montebourg a seulement faiat savoir qu’il fallait montrer une vigilance patriotique ce qui ne veut strictement rien dire datant que l’Elysée a ouvert la porte à la vente d’ Alstom. Au gouvernement on aimerait bien que cette affaire traine jusqu’aux élections européennes pour ne pas en rajouter  la débâcle annoncée (derrière le FN et l’UMP°.  Le gouvernement est intervenu ce vendredi 25 avril dans le dossier d’une possible reprise du fleuron industriel français Alstom par le géant américain General Electric, le ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, indiquant travailler « à d’autres solutions » et affichant sa « vigilance patriotique ». Une clarification était également attendue du côté d’Alstom lui-même. Son cours de Bourse a été suspendu vendredi à la demande de l’Autorité des marchés financiers (AMF), dans l’attente de la publication d’un communiqué par le groupe dirigé par Patrick Kron. Dès les premières fuites dans la presse mercredi soir, avec la révélation par l’agence Bloomberg d’un projet de reprise, les analystes avaient souligné le caractère politiquement sensible du dossier : qu’allait dire Paris du possible passage sous pavillon américain d’un géant industriel français, présent sur les secteurs stratégiques de l’énergie et du transport? La réponse est finalement venue vendredi matin du ministre de l’Economie et du Redressement productif, Arnaud Montebourg. « Le gouvernement travaille à d’autres solutions et éventualités que celles imaginées seules et sans que le gouvernement n’en ait été informé par Alstom », a tancé le ministre chargé de l’industrie dans une déclaration au Monde.  »Alstom est le symbole de notre puissance industrielle et de l’ingéniosité française. Dans ce dossier Alstom, le gouvernement exprime une préoccupation et une vigilance patriotiques », a fait valoir Montebourg. Il s’est notamment inquiété du « risque sérieux de perte d’un centre de décision » et du « nombre d’emplois perdus ou créés dans de telles opérations » alors que son action vise à renforcer les industries présentes sur le territoire français. L’entourage du ministre n’a pas souhaité faire de commentaire sur les autres scénarios envisagés. Mais Montebourg a eu jeudi « une discussion franche » avec Patrick Kron et une rencontre est également prévue « prochainement » entre le Premier ministre, Manuel Valls, Montebourg et le patron de General Electric, Jeffrey Immelt. Selon deux sources proches du dossier, confirmant une information du Figaro, les « discussions » portent sur la reprise des activités liées à l’énergie d’Alstom (équipements pour centrales thermiques, lignes à haute tension, énergies renouvelables, soit les divisions « Power » et « Grid »). Ce qui exclut la division ferroviaire avec ses métros et ses trains, dont l’emblématique TGV.  »Alstom est tout-à-fait désireux de faire cela », a assuré vendredi une source proche du dossier.  Ce gros morceau d’Alstom (plus de 70% du chiffre d’affaires, soit plus de 14 milliards d’euros) serait valorisé quelque 10 milliards d’euros, sans « tenir compte de la trésorerie » du groupe français, a affirmé vendredi le journal Le Monde. Pour l’Etat, Alstom est un sujet d’importance: s’il n’est plus actionnaire depuis 2006, il a été l’artisan de son sauvetage et de sa survie en 2003-2004, alors qu’Alstom était au bord de la faillite. Déjà à l’époque, Paris avait bataillé, avec Bruxelles principalement, pour éviter un dépeçage. L’opération suivrait aussi le mariage avec des groupes étrangers d’autres fleurons français, comme Publicis/Omnicom dans la publicité et Lafarge/Holcim dans le ciment. Environ la moitié des 18 000 employés d’Alstom en France travaillent pour les divisions liées à l’énergie, selon le site internet du groupe, avec de grands sites à Massy-Palaiseau, Belfort, La Courneuve, Villeurbanne ou encore Aix-Les Bains. Dans le monde, plus des deux tiers des effectifs totaux d’Alstom (environ 93 000 personnes) sont concernés par ces activités.
 Si la carte du « patriotisme économique » s’avérait décisive, General Electric peut se targuer de sa forte implantation en France, avec 11 000 employés et un siège régional à Belfort, après le rachat en 1999 d’activités à… Alstom. L’assise industrielle et financière du groupe américain, une des plus grandes entreprises au monde, permettrait également de régler les problèmes de « taille critique » d’Alstom, alors que le groupe français connaît de nouveau d’importantes difficultés. Celles-ci concernent justement en premier lieu l’activité énergie, pénalisée par le manque d’investissement dans les infrastructures électriques en Europe. Ainsi que par les flux de trésorerie négatifs d’Alstom, ses « cash flow », qui inquiètent les marchés. Quant à GE, qui se détourne de sa branche financière GE Capital, il accentuerait son virage stratégique vers l’industrie. D’autant que le groupe a un trésor de guerre colossal, notamment situé dans ses filiales hors des Etats-Unis.  »C’est un projet industriel qui peut avoir du sens », a commenté vendredi le commissaire européen aux Marchés intérieurs et aux Services, Michel Barnier.

 




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