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Plan fibre : le faux débat du gouvernement et de SFR

Plan fibre : le faux débat du gouvernement et de SFR

Un vrai-faux débat entre le gouvernement et Patrick Drahi  de SFR concernant l’avenir du plan câble. Patrick Drahi veut son propre réseau et propose de couvrir toute la France sans argent public. De son côté, le gouvernement estime que cela fera double emploi avec les réseaux d’initiative publique financés en partie par l’État et les collectivités. En réalité, ce plan câble ne couvrira jamais toute la France d’ailleurs Emmanuel Macron lui-même a évoqué l’idée que le plan câble pourrait ne desservir que les zones agglomérées, les zones moins denses pouvant être desservi via les mobiles par 4G j’ai et demain la 5G. De toute façon,  ce plan est irréaliste et impossible à financer comme d’ailleurs l’a souligné la Cour des Comptes.  L’objectif affiché du Plan France Très Haut Débit est de fournir un accès Internet en très haut débit à tous (logements, administrations et services publics, entreprises) à horizon 2022, et ceci en couvrant l’ensemble du territoire national. Il a fallu près de 4 ans pour passer de 1,7 million à 5 millions d’abonnés à très haut débit et atteindre 18% du marché, peut-on encore espérer convertir plus de 20 millions d’abonnés en 5 ans pour atteindre l’objectif ?  Pour la Cour des comptes qui s’est penché sur la question, en l’état, la réponse est « non ». Dans un rapport très sévère, l’institution estime que quasiment rien ne va : le budget initial sera largement dépassé, tout comme les délais de couverture.  »Les juridictions financières évaluent à 34,9 milliards d’euros le coût total du Plan, estimé initialement à 20 milliards. « L’absence de cofinancement privé pour la construction des réseaux d’initiative publique (seulement 1 milliard des 12 milliards d’euros d’investissements engagés, pour 3 milliards attendus) nécessite un concours des collectivités territoriales d’environ 6,5 milliards jusqu’en 2022, très supérieur aux prévisions. Une impasse de financement de 12 milliards des réseaux d’initiative publique est à prévoir au-delà de cette échéance », assène la Cour des comptes.  Ce mardi, Patrick Chaize, le président de l’Association des villes et des collectivités pour les communications électroniques et l’audiovisuel (Avicca), a montré son inquiétude pour l’avenir des RIP si SFR venait à doublonner les réseaux existants ou en cours de déploiement. « En ce mois de septembre, le gouvernement doit rendre ses arbitrages sur le très haut débit fixe et mobile. Se fier aux seules annonces d’acteurs privés compromettrait gravement l’atteinte des objectifs fixés », a-t-il canardé dans un communiqué. Avant d’appeler le gouvernement à « signifier aux opérateurs privés qu’ils franchiraient une ligne rouge en dupliquant des réseaux [fibrés] » en particulier dans les zones rurales et peu denses. Même son de cloche pour Étienne Dugas, le président de la Fédération des industriels des réseaux d’initiative publique (Firip), qui s’est le même jour félicité « de l’analyse de Mounir Mahjoubi », en « confortant le modèle des RIP ». Reste qu’en face, Patrick Drahi et SFR ne semblent pas du tout prêts, pour le moment, à mettre de l’eau dans leur vin. Interrogé sur le déploiement de la fibre en France par la Commission des affaires économiques du Sénat, en juin 2016, le milliardaire s’est montré on ne peut plus clair : « On va venir tous vous voir, sur le terrain, parce que moi je veux fibrer plus que ce qui m’a été alloué [dans le cadre du PTHD, NDLR], quitte à fibrer en doublon. Parce que la législation ne me va pas du tout. Je ne veux pas être locataire du réseau des autres. Je vous l’ai déjà dit sur les RIP: ça ne me plaît pas. Je préfère être opérateur d’une infrastructure que je possède quitte à avoir des tarifs spécifiques quand il y a eu évidemment l’intervention de l’État ou des collectivités. » C’est dit.

SFR, Orange, Bouygues: des augmentations discrètes

SFR, Orange, Bouygues:  des augmentations discrètes

Alors qu’on sait que l’inflation est contenue environ à 1 %, on constate que les opérateurs télécoms ont procédé cet été cetà des augmentations de 10 à 15% de certains abonnements. Des abonnements qui constituent souvent des prix d’appel mais qui réserve parfois certaines surprises avec des facturations improbables ce que dénonce l’UFC-Que-Choisir.  De tous, SFR a été le plus avide. L’opérateur a appliqué à la plupart de ses forfaits fixes et mobiles une augmentation située entre 2 et 5 euros par mois. Y compris sur l’offre low cost Red by SFR, qui coûte 1 à 2 euros de plus par mois. De son côté, Bouygues a eu recours à un stratagème pour justifier l’augmentation. L’opérateur a décidé de facturer en supplément les frais de location de sa BBox Miami, qui étaient jusqu’à présent inclus dans le forfait. Cela équivaut à une augmentation de 3 euros par mois. Enfin, Orange a fait passer le prix de son offre fixe Découverte Internet de 21 à 24,99 euros (+3,99 euros par mois) et celui de son forfait mobile Mini de 14,99 euros à 16,99 euros (+2 euros par mois), dénonce l’UFC-Que-Choisir. « Ce n’est pas la première fois que les opérateurs profitent de l’été pour procéder à des hausses de tarifs, mais l’ampleur et la forme sont inédites cette année, notamment parce que contrairement aux années précédentes, celles-ci s’appliquent à tous, y compris aux abonnés actuels », écrit l’organisme. Les abonnés disposent de 4 mois, à partir du changement de tarif, pour résilier leur abonnement sans frais. « Au-delà de cette période, la modification sera considérée comme acceptée par le client« , précise le code de la consommation. Ceux qui ne souhaitent pas sanctionner cette pratique par une résiliation de leur abonnement peuvent toutefois consulter les modalités d’application. Certains clients peuvent en effet conserver l’ancien tarif à condition d’en faire la demande, explique l’UFC-Que-Choisir. C’est le cas, par exemple, des abonnés fixes de SFR.

SFR a perdu 250 000 abonnés

SFR a perdu 250 000 abonnés

 

Pour SFR la perte de d’abonnés donne une légitimité supplémentaire au plan de restructuration qui doit aboutir à la suppression de 5000 postes. Reste que le problème majeur à savoir l’endettement, autour de 15 milliards, demeurait  avant cette baisse de fréquentation. Sur le deuxième trimestre, l’opérateur annonce avoir perdu 199.000 abonnés mobiles sur le marché grand public, avec cependant une amélioration du revenu moyen par abonné (ARPU) entre le premier et le deuxième trimestre, passé de 21,8 à 22,3 euros. L’opérateur souligne cependant une baisse de son ARPU mobile par rapport à un an plus tôt, où il s’élevait à 22,7 euros. Sur le fixe, SFR annonce avoir perdu 58.000 abonnés haut débit entre mars et juin, avec cependant là encore un ARPU en amélioration, sur un an cette fois, à 35,6 euros contre 35,3 euros un an plus tôt.  Au 30 juin, le groupe revendique un total de 16,64 millions d’abonnés mobiles (grand public et entreprises), contre 17,4 millions un an plus tôt, une baisse qui concerne en premier lieu le grand public : son nombre d’abonnés dans cette catégorie est passé sur la même période à 14,58 millions contre 15,24 millions un an plus tôt. Dans le fixe, le nombre de clients est également en baisse, à 6,23 millions d’abonnés contre 6,4 millions un an plus tôt, avec cependant une progression des clients très haut débit, qui sont désormais 1,92 million alors qu’ils étaient 1,66 million un an plus tôt. L’endettement s’est quant à lui établi à 15,12 milliards d’euros, ce qui représente un ratio de 4 fois l’Ebitda, a également précisé l’entreprise.

 (Avec AFP et Challenges)

SFR : la gestion à la hache

SFR : la gestion à la hache

 

 

 

Patrick Drahi ne fait pas dans la dentelle pour assainir SFR puisqu’il prévoit de supprimer 5000 emplois sur 14 000. Certes on peut comprendre que les chefs d’entreprise adaptent les moyens de production au marché mais dans le cas présent il s’agit d’une méthode à la hache. Une méthode qui découle directement des conditions d’acquisition. En effet Patrick Drahi  engagé dans une boulimie de rachats est endetté à hauteur d’environ 50 milliards. Jusque-là il a bénéficié du soutien des banques mais s’il doit prouver que ces acquisitions sont rentables. Or dans un marché à quatre opérateurs les marges sont très faiblardes. Du coup pas d’autres solutions que de tailler dans les effectifs (aussi dans les conditions de rémunération des fournisseurs). Quand il avait racheté SFR, Patrick Drahi avait promis zéro licenciement pendant les trois ans suivant le rachat de l’entreprise par Numericable. A l’issue de cette échéance, le patron de SFR, Patrick Drahi, a indiqué allait tailler dans les effectifs.  »On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans la machine à laver tombe en panne on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectifs », a déclaré à des journalistes à New York, le magnat français des télécoms et des médias. Cette « garantie sur l’emploi a rendu les choses compliquées et créé des tensions », a ajouté Patrick Drahi qui la juge « inopportune ».  »On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Les nombreuses mesures d’économies engagées par Patrick Drahi depuis sa prise de contrôle de SFR en 2014 pour 13 milliards d’euros ont été dénoncées par les syndicats qui affirment qu’elles ont entraîné une dégradation de l’ambiance aussi bien au sein de l’entreprise que chez les fournisseurs. A compter de juillet 2017, il prévoit de supprimer un tiers de ses troupes, soit 5.000 postes, avec l’objectif de ramener le groupe à 9.000 collaborateurs. Si la manœuvre pourrait lui permettre d’économiser environ 300 millions d’euros par an, elle pourrait néanmoins dégrader un outil industriel déjà, pour beaucoup, en surrégime. Chez SFR, ces coupes d’effectifs sont devenues la priorité des priorités. Il faut dire que l’échec du rachat de Bouygues Telecom par Orange au mois d’avril a mis un terme à la perspective d’une consolidation du secteur. Après des années de guerre des prix, les industriels misaient largement dessus pour rehausser les prix et doper leurs bénéfices. Or dans ce marché à quatre, SFR est aujourd’hui en mauvaise posture. Après avoir perdu plus d’un million de clients l’an dernier, il a bouclé un premier trimestre 2016 préoccupant, marqué par une perte de 41 millions d’euros contre un bénéfice de 743 millions à la même période un an plus tôt. Chez les analystes financiers, la perplexité règne. « Bien sûr, un tel plan social aiderait le groupe à atteindre son objectif de marge à long terme de 45%, souligne Agathe Martin. Mais cela ne contribue pas à rassurer le marché sur la capacité du groupe à se redresser. » Pourquoi ? Parce que qu’à ses yeux, cette réduction d’effectif constitue « un pari important sur l’augmentation de la productivité des salariés restants »… Un autre analyste, lui, n’est guère plus optimiste : « De mon point de vue, ces réductions d’effectifs connues à l’avance sont une mauvaise nouvelle. La priorité doit être le retour à une dynamique commerciale au moins stabilisée, ce qui nécessite des équipes commerciales, réseaux et support motivées et pas amoindries. » Il se pourrait toutefois que le patron de SFR vise à rentabiliser très rapidement, donc brutalement,  l’entreprise en vue de la revendre et ainsi de se désendetter.

SFR : suppression de 5000 emplois

SFR : suppression de 5000 emplois

Patrick Drahi prévoirait d’ouvrir un plan de suppression de postes chez SFR portant sur environ 5000 emplois -soit le tiers des effectifs de l’opérateur- rapporte Le Monde, ce mercredi 27 juillet. Selon les informations du quotidien, « la directrice des ressources humaines, Florence Cauvet, a confirmé mardi 26 juillet aux organisations syndicales que le groupe avait pour objectif de ramener l’effectif de l’opérateur télécom de 14 300 salariés à 9 000 personnes d’ici la fin 2017, ce qui revient à supprimer environ 5 000 emplois. » Des suppressions de postes qui interviendraient à partir du 1er juillet 2017, c’est-à-dire au terme de l’accord de maintien de l’emploi signé avec les pouvoirs publics en 2014.  Cette annonce vient confirmer les propos tenus fin juin à New York par Patrick Drahi, qui a pris le contrôle de SFR en 2014. Le magnat avait alors évoqué le « sureffectif » du groupe télécoms. Lors du rachat de SFR par Numericable, une garantie de maintien de l’emploi de trois ans avait été conclue. Elle prend fin le 1er juillet 2017.

 

(Avec challenge et AFP)

Maintien des effectifs à SFR : une promesse de coiffeur pour Patrick Drahi !

Maintien des effectifs à SFR : une promesse de coiffeur pour Patrick Drahi !

Il faut s’attendre à une nouvelle opération nettoyage chez SFR, c’est ce qu’annonce le patron Patrick Dry, lequel considère en particulier que la garantie de maintenir l’emploi pendant 3 ans  n’engage que ceux qui ont cru en cette promesse. Cela n’a ni queue ni tête a-t- il indiqué de New York devant des  journalistes. Bref les méthodes classiques de certains grands patrons qui promettent tout pour racheter une entreprise mais qui renie ensuite leurs engagements. Certes les arguments du patron de SFR concernant la concurrence ne sont pas faux mais c’est eux concurrence était prévisible surtout avec quatre opérateurs. Quand il avait racheté SFR, Patrick Drahi avait promis zéro licenciement pendant les trois ans suivant le rachat de l’entreprise par Numericable. A l’issue de cette échéance, le patron de SFR, Patrick Drahi, a sous-entendu qu’il allait tailler dans les effectifs.  »On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans la machine à laver tombe en panne on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectifs », a déclaré à des journalistes à New York, le magnat français des télécoms et des médias. Cette « garantie sur l’emploi a rendu les choses compliquées et créé des tensions », a ajouté Patrick Drahi qui la juge « inopportune ».  »On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ca n’a ni queue ni tête. Forcément ça crée des tensions parce qu’en fait les gens seraient plutôt d’accord (pour) organiser quelque chose maintenant plutôt que d’attendre encore un an sans savoir comment les choses vont s’organiser». Les nombreuses mesures d’économies engagées par Patrick Drahi depuis sa prise de contrôle de SFR en 2014 pour 13 milliards d’euros ont été dénoncées par les syndicats qui affirment qu’elles ont entraîné une dégradation de l’ambiance aussi bien au sein de l’entreprise que chez les fournisseurs.

Regroupement Orange SFR : « c’est Bouygues qui est demandeur » (Stéphane Richard)

Regroupement Orange SFR : « c’est Bouygues qui est demandeur » (Stéphane Richard)

Le patron d’Orange a tenu à préciser que la perspective d’un regroupement entre Orange et SFR découlait d’une  initiative de Bouygues et non d’Orange. On peut sans doute accorder un certain crédit à cette déclaration même si dans le passé Orange a souhaité cette restructuration. Commercialement la position de SFR est en effet relativement solide cependant à terme sa viabilité et notamment sa rentabilité peuvent susciter de légitimes inquiétudes. Du coup un accord avec Orange permettrait à Bouygues d’accéder aux équipements et à l’énorme portefeuille de clientèle d’Orange pour diffuser ses produits y compris ceux des chaînes télévisées et LCI. Cela éviterait aussi SFR de réaliser d’énormes investissements dont le retour financier est loin d’être assuré en raison aussi du développement du câble.  L’accord passé entre Bouygues et Orange risque de  modifier de façon assez fondamentale tant  le paysage des télécoms que celui de l’audiovisuel. Première conséquence,  le rachat de Bouygues Telecom par Orange va permettre à Bouygues de sortir d’une situation financièrement très délicate pour l’opérateur télécom. Cela risque aussi de freiner la concurrence acharnée que se livrent  les quatre opérateurs français et la régulation va s’en trouver largement modifiée.  Seconde conséquence, TF1  va pouvoir sortir la tête de l’eau en termes d’audience en accédant à un réseau beaucoup plus large d’auditeurs (nombre d’émissions télévisées sont regardés sur des iPhones et autres tablettes). Cette opération se produit aussi au moment où LCI propriétaire de propriété de TF1 va être diffusé sur la TNT ouvrant ainsi sur une cible beaucoup plus large. Il s’agit d’une première coopération qui pourrait ouvrir sur une intégration beaucoup plus importante.  Les deux opérateurs ont signé pendant les fêtes un accord de confidentialité qui lance officiellement leurs négociations. Pendant les fêtes, les discussions entre Orange et Bouygues Télécom se sont accélérées. Selon plusieurs sources, les deux opérateurs mobiles ont signé la veille de Noël un accord de confidentialité pour entamer leurs négociations. Le rachat de Bouygues Télécom par Orange se ferait pour 10 milliards d’euros dont environ 2 milliards d’euros en cash et 8 milliards payés en actions Orange. Bouygues deviendrait ainsi le deuxième actionnaire de l’opérateur historique à hauteur de 15%, derrière l’Etat. Martin Bouygues souhaite deux sièges d’administrateurs chez Orange dont un qu’il occuperait. Ultérieurement pourrait en fait se constituer un énorme groupe télécom et télévisuel. Pour obtenir l’accord de l’autorité de la concurrence, SFR sans doute comme Orange devront se défaire de quelques activités vraisemblablement au profit de Free. D’après le Canard enchaîné cette opération serait largement soutenue par le gouvernement qui voit là  une opportunité de peser sur la politique éditoriale de TF1 puisque l’État est le premier actionnaire d’Orange. Une manière aussi de contrebalancer l’influence de BFM considéré comme peu favorable au pouvoir actuel. De ce point de vue l’autorisation donnée à LCI d’être diffusé sur la TNT n’est sans doute pas à hasard mais s’inscrit dans cette vaste redistribution des cartes dans le paysage télévisuel et des télécoms.

Télécoms : Numéricable-SFR perd 700 000 abonnés

Télécoms : Numéricable-SFR  perd 700  000 abonnés

 

La guerre commerciale fait toujours rage dans les télécoms et les promotions succèdent aux promotions. Du coup le groupe Numéricable SFR perd de nombreux les abonnés. Pour autant grâce à des méthodes de gestion musclée Numericable SFR poursuit son désendettement. Dans son communiqué, Numericable-SFR se montre pourtant optimiste : « La relance commerciale sur le mobile annoncée au mois de mai commence à porter ses fruits avec des ventes brutes record au mois de juin. » Toutefois, le groupe affirme totaliser 21,9 millions de clients mobiles et 6,4 millions de foyers abonnés au haut débit. Or, en comparant ces chiffres avec ceux publiés au premiers trimestre, on constate que le groupe a vu s’évaporer pas moins de 600.000 clients dans le mobile, et 118.000 dans le fixe. Ce qui signifie que le groupe a perdu davantage de clients que sur les trois premiers mois de l’année. Pour Vincent Maulay, analyste chez Oddo Securities, « cette pauvre conquête de clients explique notamment le récent ajustement de prix dans le fixe ». Comme il le rappelle : « Numericable-SFR s’est mis en ligne avec les prix agressifs de Bouygues Telecom, soit 19,99 euros par mois pour la box d’entrée de gamme (chez Red, contre 29,99 euros par mois hors promotion), et 25,99 euros par mois pour la box haut de gamme (contre 39,99 par mois hors promotion) ». En outre, l’analyste relève que cet ajustement de prix, est intervenu peu après le refus du Conseil d’administration de Bouygues de l’offre d’Altice sur Bouygues Telecom. Sur le plan financier, le redressement se poursuit, puisque le groupe de Patrick Drahi affiche un bénéfice net de 79 millions d’euros au deuxième trimestre, contre une perte de 116 millions un an plus tôt. Entre avril et juin, l’opérateur a réalisé un chiffre d’affaires de 2,78 milliards d’euros, en baisse de 2,4%. Toutefois, son excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté progresse de 19% à 1,06 milliard d’euros. Sachant que le groupe prévoit toujours une croissance de son Ebitda ajusté de 20% en 2015. Le nouvel ensemble Numericable-SFR continue donc de tirer profit des synergies mis en œuvre au début de l’année. Sur le front du désendettement, dont le groupe a fait sa priorité, la méthode Drahi fonctionne toujours à plein régime. Au terme du second trimestre, la dette nette atteint 3 fois son Ebitda. Et ce, « en dépit du rachat et de l’annulation de 10% des actions détenues par Vivendi en mai », précise le groupe dans son communiqué. De quoi renforcer le crédit de Patrick Drahi auprès des banquiers et des investisseurs. En milieu de matinée, le titre Numericable-SFR progressait d’ailleurs de 5,72%, à 52,13 euros.

 

SFR et Bouygues Telecom : l’arrogance prétentieuse pour argument

SFR et Bouygues Telecom :   l’arrogance prétentieuse pour argument

Il n’est pas impossible que Bouygues joue la montre pour faire monter les enchères surtout à la veille de l’attribution de nouvelles fréquences ( celles de la TNT) pour autant Drahi le patron de SFR nésite pas à utiliser l’arrogance comme argument. En gros plus tu me résistes et plus je vais te bouffer ! toujours les méthodes américaines ( que connait bien Drahi pour avoir travaillé aux Etats-Unis) . Avec uen philosophie « plus c’est gros plus ça passe ». Par exemple sur le maintien de l’emploi :  on garantit l’emploi dans les mêmes conditions qu’à SFR », en fait jusqu’en 2017, après on dégraisse, on délocalise. .Pour la fusion, c’est de l’ordre de 5000 emplois qui sosnt en jeu. On taille à la hache dans la masse salariale, chez les fournisseurs chez les sous traitants. Le modèle libéral sauvage et décomplexé qui plaît aux nouvelles élites fraichement passées du modèle culturel étatiste à celui de marchands de chiens. »Tout n’est pas à vendre » clamait mercredi 24 juin au micro de RTL Martin Bouygues à la suite de son rejet de l’offre de rachat de Bouygues Telecom par Altice, expliquant qu’il ne voyait pas comment Patrick Drahi, le patron du groupe Altice, maison mère de Numericable-SFR, « pourrait monter un financement sérieux et mettre en place des remèdes » qui seraient imposés par l’Autorité de la concurrence. Un argument que Patrick Drahi n’entend pas laisser passer. Dans un communiqué publié jeudi soir, l’homme d’affaires met plusieurs points au clair. Regrettant que le groupe de Martin Bouygues « n’ait cherché à obtenir la moindre précision ou explication sur son offre avant la présentation à son conseil d’administration », le groupe dévoile les détails de son offre à Bouygues qu’il a présentée dès le 3 juin et complétée le 21 juin. Sur le plan financier, Patrick Drahi explique que cette offre qui valorisait Bouygues Telecom « à 10 millions d’euros au minimum, soit environ 15 fois l’Ebitda », le résultat brut d’exploitation estimé par le groupe pour 2015, consistait en un paiement de 9 milliards avec plusieurs options pour le versement du complément. Bouygues pouvait soit se faire payer en cash à hauteur d’un milliard d’euros ou en titres Numericable-SFR assorti d’un bonus éventuel à horizon de trois ans. Le financement de l’opération était « intégralement assuré et sécurisé, sans condition, aux termes des lettres d’engagement jointes à la remise de l’offre de BNP, JP Morgan et Morgan Stanley », précise encore le groupe. Concernant le volet social, Altice indique qu’il s’était engagé à « maintenir l’emploi des salariés de Bouygues Telecom dans des conditions similaires à celles qui avaient été souscrites pour l’acquisition de SFR ». Lors de son acquisition de la filiale de Vivendi, Altice avait promis notamment de ne pas procéder à des suppressions d’emploi jusqu’en 2017. Concernant le risque réglementaire, Altice précise avoir « initié des contacts » avec les autorités compétentes et précédé ses demandes en entrant en négociations avec l’opérateur Iliad (Free) pour des cessions d’actifs. Enfin, Altice assure s’être engagé auprès du gouvernement à « continuer d’augmenter ses investissements, notamment dans le déploiement de la fibre » et à « participer pleinement à l’appel d’offres sur les fréquences 700 Mhz ». Ne vous inquiétez pas, mes équipes sont déjà reparties sur le terrain pour trouver des cibles.  Homme d’affaires aguerri, Patrick Drahi ne compte pas se laisser abattre par cet échec. Lors d’un dîner à l’École Polytechnique, dont il est issu, mercredi soir, il n’a pas manqué de réagir au refus de Martin Bouygues. « Ne vous inquiétez pas, mes équipes sont déjà reparties sur le terrain pour trouver des cibles. À défaut, je les garderai et les investirai dans les projets de l’école Polytechnique ! » a-t-il affirmé révèle Les Échos. Et le propriétaire de Numericable-SFR de lâcher en passant, comme pour prévenir Bouygues Telecom : « Moi, quand on me dit ce n’est pas possible, c’est le début du démarrage. C’est là que ça commence à m’énerver ! Plus on vous dit que ce n’est pas possible, plus cela veut dire que votre idée est bonne et qu’il va falloir aller de l’avant ».

 

Non à la fusion Bouygues- SFR ( Macron)

Non à la fusion Bouygues- SFR ( Macron)

 

Pour l’instant Macron ne veut pas de la fusion SFR-Bouygues. Il a sans doute deux bonnes raisons pour cela , d’abord il craint évidemment la vague de licenciements qui ferait suite inévitablement à ce regroupement . La période n’est pas très favorable pour encaisser une telle  vague. Second aspect, la suppression d’un opérateur serait de nature à défavoriser le consommateur, avec sans doute des hausses de prix à attendre à terme. Dans un entretien à l’AFP, le ministre de l’Economie souligne les conséquences négatives d’une consolidation dans les télécoms en matière d’emploi, d’investissement et de qualité du service aux consommateurs.  « Une consolidation » dans le secteur des télécoms n’est « pas souhaitable », a indiqué dimanche le ministre de l’Economie Emmanuel Macron dans une déclaration à l’AFP, à propos d’informations du journal JDD selon lesquelles le groupe Numericable-SFR a fait une offre sur son concurrent Bouygues Telecom. « Je dis et répète que la consolidation n’est pas aujourd’hui souhaitable pour le secteur. L’emploi, l’investissement et le meilleur service aux consommateurs sont les priorités. Or les conséquences d’une consolidation sont à ces égards négatives, comme l’ont prouvé les cas récents en Europe », a déclaré le ministre. « Que chacun se concentre sur les engagements pris en matière d’investissement, sur l’innovation, sur l’attribution imminente de la bande (de fréquences) 700 MHz et sur les opérations. C’est cela qui est bon pour l’emploi dans le secteur, pour la production et l’équipement du pays », selon lui. « Je continuerai à être très vigilant sur l’ensemble de ces sujets et sur le respect des engagements pris par les opérateurs. Je les réunirai à nouveau le 16 juillet prochain afin de faire le point entre autres sur le très haut débit », ajoute le ministre de l’Economie ( avec AFP).

 

Rachat de Bouygues Télécom par SFR : « une catastrophe sociale » ( Laurent Berger)

Rachat de Bouygues Télécom par SFR : « une catastrophe sociale » ( Laurent Berger)

 

Il n’a sans doute pas complètement tort le secrétaire général de la CFDT, ce rachat ne peut que se traduire par une restructuration SFR-Bouygues avec de nombreux licenciements. En fait SFR rachète surtout la clientèle de Bouygues. Par ailleurs on peut effectivement s’interroger sur la fiabilité des opérations de rachat menées tambour battant par SFR dont l’endettement commence à devenir très problématique. Le rachat de Bouygues Telecom par SFR serait une « catastrophe sociale », selon Laurent Berger. Le secrétaire général de la CFDT réagit après l’offre faite par Patrick Drahi de 10 milliards d’euros pour racheter son concurrent, lors du Grand Jury RTL / Le Figaro / LCI, ce dimanche 21 juin. Il qualifie ainsi cette transaction de « vraie opération financière sans stratégie industrielle » et avoue ne pas comprendre  »ce qui se passe, on voit bien qu’il n’y a pas de stratégie industrielle derrière tout ça ». Le rachat se traduirait par « plus d’endettement » et « moins d’emplois », estime Laurent Berger.  La classe politique a aussi donné son avis et le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, n’est pas favorable au rachat de Bouygues Telecom par SFR. Point sur lequel le syndicaliste est « d’accord ». Il insiste auprès de l’État pour qu’il « affirme sa position » et « pose les enjeux du débat » : « Les équipes CFDT sont très mobilisées pour demander des comptes. On n’a pas toutes les manettes pour s’y opposer ».

 

Rachat de Bouygues Telecom pour 10 milliards par SFR ?

Rachat de Bouygues Telecom pour 10 milliards par SFR ?

 

Ce n’est pas encore fait mais ça se prépare sérieusement. En fait, les réticences de Bouygues ne viseraient qu’à faire monter les enchères. A terme de toute façon un opérateur devrait disparaitre, ce devrait être Bouygues depuis que SFR a été racheté par Numéricable. SFR, propriété du magnat des télécoms et médias français Patrick Draghi, a en effet formulé une offre de rachat de Bouygues Telecom pour « un peu plus de dix milliards d’euros », affirme Le Journal du dimanche. Le JDD, qui s’appuie sur « plusieurs sources » non identifiées, précise que cette offre mise sur la table il y a dix jours, devrait être examinée mardi lors d’un conseil d’administration du groupe Bouygues.   »L’offre de Drahi n’est pas convenable et pas bouclée, notamment son financement », affirme au JDD un lieutenant de Martin Bouygues, une manière selon le journal de « faire monter les enchères ». « Patrick Drahi propose de payer en cash » au moyen d’un emprunt auprès de BNP Paribas, ajoute le journal selon lequel le montant avancé est « 25% plus cher que les 8 milliards estimés par les marchés » pour Bouygues Telecom. Toujours d’après le JDD, SFR reprendrait la totalité des 11 millions de clients en téléphonie mobile de Bouygues Telecom. Un accord a été trouvé avec Free « pour éviter des obstacles en matière de concurrence » : le groupe rival de Xavier Niel « reprendra une partie des fréquences, des antennes et des boutiques de Bouygues », écrit le JDD. En rachetant Bouygues Telecom, SFR deviendrait le premier opérateur mobile français avec la moitié du marché et le deuxième pour l’accès à internet derrière Orange. Numericable, propriété de Patrick Drahi, avait réussi à s’emparer de SFR en mars 2014 à l’issue d’une bataille homérique contre Bouygues, en mettant sur la table 13,36 milliards d’euros pour racheter l’opérateur de télécoms à Vivendi. L’opération avait ouvert la voie à la formation du groupe Numericable-SFR qui a depuis absorbé Virgin Mobile et Telindus, tandis que sa maison mère Altice, pilotée par Patrick Drahi, a pris le contrôle de Portugal Telecom et de Suddenlink Communications, le septième câblo-opérateur américain.

Télécoms : rachat de Bouygues par Numericable SFR ?

Télécoms : rachat de Bouygues par Numericable SFR ?

 

Nouvelles manouvres dans les télécoms mais qui se heurtent à des problèmes de concurrence et de régulation. Même si Martin Bouygues est  à nouveau vendeur, reste un autre obstacle de taille: le gendarme de la concurrence. Ce dernier n’était prêt à envisager une fusion entre SFR et Bouygues que si un des deux réseaux était vendu à Free.  « La consolidation ne peut pas se faire sans nous pour des raisons de concurrence. Le paysage à quatre opérateurs est donc là pour durer », résumait le fondateur de Free Xavier Niel le 4 novembre sur BFM Business.   Autrement dit, un rachat de Bouygues Telecom par Numericable SFR n’est possible que si Patrick Drahi trouve un accord avec Free. Or ce n’est pas gagné du tout. D’abord, les relations entre Patrick Drahi et Xavier Niel sont plus qu’exécrables: ils ne se parlent plus depuis plusieurs années. Surtout, chaque jour qui passe, Free continue de déployer son propre réseau, et a de moins en moins besoin de racheter un réseau clé en main.  Mais Patrick Drahi a quand même tenté sa chance, et envoyé ces derniers mois plusieurs émissaires auprès de Xavier Niel, qui les as tous éconduits Jeudi, Dexter Goei, le bras droit de Patrick Drahi, a assuré lors d’une conférence organisée par Morgan Stanley: « nous nous considérons comme les acheteurs naturels (de Bouygues Telecom). Nous avons une importante base de revenus donc il y aurait un important potentiel de synergies ». Le directeur général d’Altice a ajouté: « Si nous recevons un coup de téléphone de Bouygues, alors pourquoi pas ? Nous aurons cette discussion. Je serais surpris s’il n’y avait pas d’effort en 2015 pour que la consolidation en France se fasse ». Il a précisé qu’il n’aurait pas besoin de procéder à une augmentation de capital pour un rachat de Bouygues Telecom.    Interrogé, Free s’est refusé à tout commentaire. De son côté, Bouygues a renvoyé sur sa position du printemps: « Bouygues réaffirme que sa filiale Bouygues Telecom est en mesure de poursuivre sa stratégie stand alone« .

 

Rachat de SFR: Bouygues gonflé et mauvais perdant !

Rachat de SFR: Bouygues gonflé et  mauvais perdant !

Gonflé le patron de Bouygues qui accuse Vivendi vendeur de SFR à Numericable d’appels d’offres  « tordus » quand on sait comment certains marchés sont arrachés à l’étranger où la corruption est souvenait de règle et Bouygues en sait quelque chose ! La guerre autour du rachat de SFR n’est décidément pas terminée. Dans une interview accordée au Figaro du samedi 12 avril, mais dont le contenu a été révélé  vendredi 11 avril, Martin Bouygues, le PDG du groupe éponyme, règle ses comptes. Il critique ainsi avec vigueur le processus de cession de la filiale télécoms de Vivendi, qui a finalement préféré l’offre de Numericable à celle de Bouygues Telecom. « Des appels d’offres compliqués, tordus, bizarres, j’en ai vu beaucoup. Mais je n’imaginais pas de telles pratiques dans un tel dossier… à Paris de surcroît! », peste-t-il dans les colonnes du journal.  « Tout a été fait pour ne pas permettre à Bouygues de présenter ses offres et ses arguments au Conseil de surveillance. Les anomalies se sont multipliées », poursuit-il. Pour justifier sa décision, Vivendi, arguait notamment que la cession de SFR à Bouygues aurait présenté davantage de risques concurrentiels, et aurait été davantage susceptible d’être bloqué par les autorités de régulation. « Le risque d’un veto par l’Autorité de la concurrence n’existait pas et vous savez que celle-ci n’a jamais interdit une opération de concentration. Il fallait bien un prétexte pour nous éliminer », affirme sur ce sujet, Martin Bouygues. La réaction de Vivendi n’a pas tardé. Le vendredi soir, le groupe français a publié un communiqué répondant aux propos de Martin Bouygues. « Vivendi affirme que la procédure qui l’a conduit à choisir l’offre d’Altice/Numericable en dépit des pressions, des mises en cause déplaisantes dont ses équipes n’ont cessé d’être l’objet, l’a été en toute transparence et avec le souci constant de l’intérêt social de l’entreprise, de ses salariés et de ses actionnaires », fait valoir l’entreprise. « Vivendi se refuse, dès lors, à polémiquer, mais réserve tous ses droits », ajoute-t-elle.  Par ailleurs, toujours dans cette même interview, Martin Bouygues affirme que Bouygues Télécom peut encore voler de ses propres ailes. « Bouygues Telecom peut rester seul car il peut compter sur le groupe Bouygues, qui peut lui fournir des moyens importants pour gagner la rude bataille qui s’annonce », explique Martin Bouygues alors que les rumeurs vont bon train sur la vente de la filiale télécoms de son groupe à Free. Rumeurs que Martin Bouygues s’est refusé à commenter.

 

SFR: « un rapprochement avec Bouygues intenable » (Fourtou)

SFR: « un rapprochement avec Bouygues intenable » (Fourtou)

Dans une interview accordée aux Echos de ce lundi 7 avril, le président du conseil de surveillance de Vivendi, Jean-René Fourtou, revient sur cette décision en la justifiant. « Un rapprochement avec Bouygues aurait créé un groupe avec 47% de part de marché en valeur dans le mobile, ce qui était intenable au plan de la concurrence », indique-t-il.  Avant de poursuivre: « le régulateur aurait demandé des remèdes très importants afin de rééquilibrer le marché. La proposition de Bouygues de vendre son réseau mobile et des fréquences à Free allait dans le bon sens, mais il aurait probablement fallu aussi céder des clients ». « Par conséquent, dans le cas d’un mariage entre Bouygues et SFR, on se serait retrouvé avec une société en décroissance face à un concurrent surarmé, Free, conclut-il. Autre argument invoqué par Jean-René Fourtou, qui n’a jamais caché son soutien à l’offre de Numericable »: l’emploi. Il souligne ainsi que la proposition de Bouygues « comportait de très importantes synergies mais avec beaucoup de doublons au niveau des effectifs. Bouygues Telecom et SFR font des métiers très proches. Il y aurait eu 4.000 à 6.000 personnes en trop, sans compter les sous-traitants ». En parallèle, Jean-René Fourtou fait valoir que le projet de Numericable « a très peu de recouvrement et donc très peu de doublons en termes d’effectifs ». « Il s’agit de développer la convergence entre le fixe et le mobile, en s’appuyant sur la croissance du très haut débit et la génération de nouveaux services. C’est la stratégie gagnante dans les télécoms », plaide-t-il.

 

SFR: Vivendi pour Numericable au détriment de Bouygues…et de Montebourg !

SFR: Vivendi pour  Numericable au détriment de Bouygues…et de Montebourg !

Vivendi a finalement tranché « à l’unanimité » en faveur d’Altice/Numericable qui propose 13,5 milliards d’euros à la réalisation de l’opération ainsi qu’un complément éventuel de prix de 750 millions d’euros, et une participation de 20% pour Vivendi dans le nouvel ensemble, qu’il pourra céder ultérieurement.   »L’ensemble devrait représenter une valeur totale supérieure à 17 milliards d’euros », indique Vivendi.  Cette offre « correspond au projet industriel le plus porteur de croissance, le plus créateur de valeur pour les clients, les salariés et les actionnaires », et répond ainsi « le mieux à (ses) objectifs », a fait valoir le groupe pour justifier son choix. Dans la soirée, le groupe Bouygues a réagi en prenant simplement « acte » de cette décision et soulignant que son offre présentait « les garanties les plus sérieuses tant du point de vue industriel que de l’emploi ».  Cette décision va à contre-courant de ce qu’attendait le gouvernement qui s’est ému ces dernières semaines de voir passer le deuxième opérateur français aux mains d’Altice, un groupe luxembourgeois coté à Amsterdam et dont le patron, Patrick Drahi, est un milliardaire franco-israélien qui vit à Genève depuis 15 ans.   »Il va falloir que M. Drahi rapatrie l’ensemble de ses possessions et biens à Paris, en France, et donc nous avons des questions fiscales à lui poser », avait déclaré Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, devenu depuis ministre de l’Economie.  Ce à quoi Altice a toujours répondu que le nouvel ensemble SFR/Numericable serait une entreprise de droit français cotée à Paris.  Arnaud Montebourg qui n’a jamais caché son soutien à Bouygues, a demandé samedi aux vainqueurs de « faire preuve de patriotisme économique pour le choix de ses fournisseurs ».  Il a également assuré qu’il entendait « redoubler de vigilance » sur les engagements pris le groupe de « ne supprimer aucun emploi postérieurement à la fusion, sous quelque forme que ce soit ». Car, l’emploi est un des défis majeurs pour le nouveau groupe.   »Le projet industriel d’Altice/Numericable est celui qui garantit pleinement le développement de l’emploi dans la durée, notamment par les investissements qu’il implique », assure pour sa part Vivendi.  

 

SFR: Vivendi fait monter les enchères

SFR: Vivendi fait monter les enchères

 

 

Rude bataille entre Bouygues soutenu par l’Etat et Numericable. Le Conseil de surveillance de Vivendi qui étudie les offres d’Altice/Numericable et de Bouygues pour le rachat de SFR a suspendu vendredi soir ses travaux mais va les poursuivre durant le week-end.   »Les travaux du Conseil vont se poursuivre ce week-end », a indiqué une porte-parole de Vivendi à l’AFP.  Le conseil de surveillance de Vivendi s’est réuni vendredi après-midi pour décider du sort de SFR à l’issue de trois semaines de négociations exclusives avec le câblo-opérateur, sur la base d’une offre qui prévoit un paiement de 11,75 milliards d’euros pour Vivendi, ainsi que l’attribution de 32% du capital de la nouvelle entité..  Mais Bouygues a dévoilé en fin de matinée une contre-proposition améliorée qui a sans doute donné à réfléchir aux membres du Conseil.  Cette offre atteint 15 milliards d’euros en numéraire, et 10% du nouvel ensemble pour Vivendi et elle valorise ainsi SFR à 16 milliards d’euros avant synergies.  Les deux groupes mènent depuis début mars une lutte acharnée pour convaincre Vivendi de leur céder SFR, deuxième opérateur français.

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SFR: des promesses, encore des promesses pour l’emploi !

SFR: des promesses, encore des promesses pour l’emploi !

 

Après Numericable c’est Bouygues qui surenchérit en matière de promesse d’emplois. Comme le gouvernement tente de saborder le regroupement SFR- Numericable, il faut parler «  gauche ». En réalité c’est la conjoncture et le marché  qui décideront du volume d’emplois mais Bouygues prêt à tout pour gagner la bataille autour de SFR. Après avoir relevé son offre, et alors que Vivendi est toujours en négociations exclusives avec Numericable, le groupe de BTP et de télécoms réitère noir sur blanc ses promesses en termes d’emploi. Pas de licenciement économique collectif, pas de plan social, pas de plan de départ volontaire non plus. Le tout pendant 36 mois. Quand on sait à quel point les doublons sont nombreux entre Bouygues et SFR -boutiques, personnel administratif, techniciens-, les engagements de Martin Bouygues ont de quoi surprendre. D’autant que ces promesses, écrites noir sur blanc, seront tenues même en cas d’ »évolutions de marché ou de revirements économiques ». Une façon de marquer sa différence face à Numericable, qui a lui aussi publié ses engagements, mais qui s’est laissé cette porte de sortie.  Petit tacle additionnel en direction du câblo-opérateur: « une telle restriction viderait de tout son sens tout engagement en matière d’emploi ». « Ridicule », soupire-t-on dans le camp Numericable. Nul ne peut prédire l’avenir, et en cas de crise financière majeure par exemple, que fera Martin Bouygues ? Au fond cette nouvelle surenchère de promesses montrerait surtout le désespoir de Bouygues, taraudé parce qu’un proche du dossier appelle l’ »ombre de Xavier Niel ». Car si c’est Numericable qui s’empare de SFR, Bouygues se retrouve seul, isolé, une proie potentielle pour Free.

 

Le gouvernement traque le patron de Numericable candidat pour SFR

Le gouvernement traque le patron de Numericable candidat pour SFR

le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg (opposé à la reprise de SFR par Numericable) puis sa ministre déléguée Fleur Pellerin, qui ont pour habitude de se féliciter des investissements étrangers en France, se sont mis à critiquer la résidence fiscale de Patrick Drahi, et lui ont même demandé de redevenir résident fiscal français.  Patrick Drahi avait acheté Mirs pour 650 millions de shekels (135 millions d’euros), puis l’a revendu à Hot, dont il détenait à l’époque 51,7%. Le prix de revente comprenait un chèque de 486 millions de shekels, plus des compléments de prix allant jusqu’à 450 millions de shekels en fonction des performances futures de Mirs, indiquent les comptes de Hot. Précisément, un complément de 225 millions de shekels devait être versé lorsque Mirs atteindrait 7% de parts de marché. Cet objectif ayant été atteint, cette somme a donc été versée, indiquent les comptes d’Altice. Le reste du complément de prix (56,25 millions de shekels par an) dépend de l’excédent brut d’exploitation de Mirs jusqu’en 2016.  Mais le gouvernement n’entend pas en rester là. Selon une source gouvernementale, Bercy a lancé une enquête sur sa situation fiscale, et notamment sa résidence fiscale exacte, étant donné l’importance que prend Patrick Drahi dans l’économie hexagonale (interrogés sur ce point, les porte-paroles de Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve se sont refusés à tout commentaire, arguant du secret fiscal).  Pour l’instant, Patrick Drahi a opposé une fin de non recevoir aux demandes de rapatriement fiscal des ministres. « Le gouvernement peut bien le demander, mais il n’existe aucune base légale pour forcer Patrick Drahi à revenir », souligne Hervé Israël, avocat associé chez Holman Fenwick Willan. « J’ai ma famille en Suisse. Je n’ai pas prévu de faire rentrer ma famille en France », a déclaré l’intéressé lundi 17 mars. « Sa famille habite Genève depuis 15 ans, ses enfants y sont scolarisés, il ne va pas les déraciner comme ça », ajoute un de ses proches dans le Monde.  Dans les Echos, le roi du câble explique s’être installé en Suisse pour des raisons professionnelles et non fiscales: « j’habite en Suisse depuis 1999, soit un tiers de ma vie. J’ai travaillé pour un câblo-opérateur américain, UPC. Mon patron m’a proposé d’ouvrir le siège européen à Genève. J’y suis resté, avec ma femme et mes quatre enfants ». Dans le Monde, un proche ajoute: « en 1999, il n’avait pas encore fait fortune, donc c’est absurde de dire qu’il souhaitait s’exiler fiscalement ».

 

Ultimatum de Bouygues à SFR

Ultimatum de Bouygues à SFR

C’est une sorte d’ultimatum que lance Bouygues vis-à-vis de SFR.  Vivendi n’aura que quatre jours après la fin de la période de négociations exclusives avec Numericable pour se prononcer sur la nouvelle offre de Bouygues. Il s’agit en faiat de faire pression avec l’appui du gouvernement pour que Numericable ne réussisse pas sa reprise. Montebourg ne s’est d’ailleurs pas privé de critiquer le patron de Numericable pour saboter l’opération . Le groupe vient d’annoncer, ce 21 mars, que sa nouvelle offre formulée jeudi ne serait valide que jusqu’au 8 avril. La maison-mère de SFR a entamé vendredi 14 mars trois semaines de discussions avec Numericable pour lui céder l’opérateur, au détriment de Bouygues dont l’offre n’a pas suffi à convaincre.  En réaction, Bouygues a annoncé jeudi un relèvement de son offre initiale, en proposant à Vivendi 13,15 milliards d’euros en cash pour mettre la main sur le numéro deux français du mobile, contre 11,3 milliards dans l’offre précédente. Cette contre-offensive est soutenue par plusieurs partenaires, dont la Caisse des Dépôts, le groupe publicitaire JCDecaux et la famille Pinault. Du fait de leur implication, Vivendi verrait sa participation dans la nouvelle entité Bouygues Telecom-SFR réduite à 21,5% contre 43% précédemment

 

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