Archive pour le Tag 'seule'

Economie-Taux d’intérêt aux États-Unis : une seule baisse en 2024 et plus tard

Taux d’intérêt aux États-Unis : une seule baisse en 2024 et plus tard 

Contrairement à la BCE qui a diminué ses taux de 25 points, la Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu ses taux inchangés, dans la fourchette de 5,25 à 5,50%, mercredi à l’issue de sa réunion, et indiqué que ses responsables pensent en moyenne les abaisser à une seule reprise cette année;  Ce qui sera sans doute aussi maintenant le cas pour la BCE qui ne voudra pas trop affaiblir l’euro

 

Le comité de politique monétaire (FOMC) de la banque centrale a révisé à la hausse sa prévision d’inflation pour 2024 et 2025, à 2,6% et 2,3% et fait état de «modestes progrès supplémentaires» vers l’objectif de 2% d’inflation. Les prévisions de croissance du Produit intérieur brut (PIB) restent en revanche identiques à celles publiées en mars: 2,1% en 2024 et 2,0% en 2025.

Mi-mars, lors de la dernière actualisation, les responsables de la Fed anticipaient trois baisses. Mais depuis, un rebond de l’inflation les a incités à la prudence, pour éviter une nouvelle flambée des prix. Le mois d’avril avait toutefois connu une timide amélioration. Et en mai, l’inflation a ralenti à 3,3% sur un an contre 3,4% en avril, et même une absence de hausse des prix sur un mois, selon l’indice CPI de l’inflation, sur lequel sont indexées les retraites, et qui a été publié mercredi matin, juste avant que la reprise des débats à la Fed.

La Fed a en revanche confirmé ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB): 2,1% en 2024 et 2,0% en 2025. Quand au taux de chômage, la prévision reste identique pour cette année, à 4,0%, mais est un peu révisée pour 2025, à 4,2% contre 4,1%.

 

Taux d’intérêt aux États-Unis : une seule baisse en 2024 et plus tard

Taux d’intérêt aux États-Unis : une seule baisse en 2024 et plus tard 

Contrairement à la BCE qui a diminué ses taux de 25 points, la Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu ses taux inchangés, dans la fourchette de 5,25 à 5,50%, mercredi à l’issue de sa réunion, et indiqué que ses responsables pensent en moyenne les abaisser à une seule reprise cette année;  Ce qui sera sans doute aussi maintenant le cas pour la BCE qui ne voudra pas trop affaiblir l’euro

 

Le comité de politique monétaire (FOMC) de la banque centrale a révisé à la hausse sa prévision d’inflation pour 2024 et 2025, à 2,6% et 2,3% et fait état de «modestes progrès supplémentaires» vers l’objectif de 2% d’inflation. Les prévisions de croissance du Produit intérieur brut (PIB) restent en revanche identiques à celles publiées en mars: 2,1% en 2024 et 2,0% en 2025.

Mi-mars, lors de la dernière actualisation, les responsables de la Fed anticipaient trois baisses. Mais depuis, un rebond de l’inflation les a incités à la prudence, pour éviter une nouvelle flambée des prix. Le mois d’avril avait toutefois connu une timide amélioration. Et en mai, l’inflation a ralenti à 3,3% sur un an contre 3,4% en avril, et même une absence de hausse des prix sur un mois, selon l’indice CPI de l’inflation, sur lequel sont indexées les retraites, et qui a été publié mercredi matin, juste avant que la reprise des débats à la Fed.

La Fed a en revanche confirmé ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB): 2,1% en 2024 et 2,0% en 2025. Quand au taux de chômage, la prévision reste identique pour cette année, à 4,0%, mais est un peu révisée pour 2025, à 4,2% contre 4,1%.

 

Taux d’intérêt aux États-Unis : peut-être qu’une seule baisse

Taux d’intérêt aux États-Unis : peut-être qu’une seule baisse

Selon un responsable de l’institution monétaire, la Fed pourrait bien finalement se contenter d’une seule baisse des taux en 2024. Alors qu’on envisageait jusque-là trois baisses des taux de 0, 25 points de pourcentage en 2024. L’objectif étend de ramener les taux à 4,6 % à la fin de 2024. Pour rappel, ils se situent toujours dans une fourchette de 5,25 à 5,50 %. En outre,  la baisse des taux d’intérêt pourrait intervenir que vers la fin de l’année en fonction de différents risques. Cette orientation de la Fed pourrait peser sur les autres banques centrales notamment la banque centrale européenne même si la problématique est un peu différente car l’Europe connaît une croissance beaucoup plus faible qu’aux États-Unis

Interrogé sur la chaîne CNBC, le président de la Fed d’Atlanta, Raphael Bostic, a donc noirci davantage le tableau. « Les bonnes performances de l’économie en 2023 m’avaient amené à penser qu’on pourrait bouger plus tôt. Mais l’inflation a désormais une trajectoire plus accidentée et je pense que nous allons devoir attendre pour voir comment les choses évoluent », a-t-il expliqué.

Selon lui, « nous devons nous attendre à ce que l’inflation ralentisse bien plus lentement que beaucoup l’anticipaient et nous allons devoir être bien plus patients ». D’autant que l’indice PCE des prix, celui privilégié par la Fed pour la conduite de sa politique monétaire, est reparti à la hausse en février dernier passant de 2,4% sur un an en janvier à 2,5% le mois suivant. L’inflation a néanmoins ralenti à 0,3% sur un mois, contre 0,4% le mois précédent.

Loretta Mester a néanmoins rappelé qu’il existe « différents risques », notamment « les tensions géopolitiques, le ralentissement de la croissance chinoise ou une dégradation potentielle du marché de l’immobilier », qui pourraient peser sur l’économie américaine et inciter la banque centrale à soutenir la croissance .

Macron à la télé une seule vraie nouveauté: Le congé de naissance

Macron à la télé une seule vraie nouveauté: Le congé de naissance

La seule vraie nouveauté dans le récent exercice de bavardage de Macron à la télé concerne la création d’un congé parental de naissance. Une proposition qui pourrait s’inscrire d’après lui dans un grand plan de lutte contre le fléau de la fertilité qui reste pour le moins pour l’instant complètement flou.

Comme d’habitude, Macron a flirté avec tous les sujets qui sont évoqués dans les enquêtes d’opinion et à chaque fois il y a répondu avec des mesures très superficielles voire anecdotiques.

Le sujet de la démographie est effectivement celui qui inscrit le pays dans un déclassement progressif inéluctable et aurait évidemment mérité un développement autrement plus étoffé et des orientations plus précises et plus concrètes.

C’est un peu le même vague constaté sur d’autres sujets comme par exemple le réarmement civique avec l’apprentissage du chant de la marseillaise et peut-être vers 2026 ou à la saint-glinglin ou même pas du tout la tenu unique pour les élèves. Sans parler du réarmement judiciaire à peine évoquée pour ne pas fâcher la jeunesse.

Ces commentaires du chef de l’Etat sont intervenus après que l’Insee a publié plus tôt dans la journée son bilan démographique annuel qui montre que le niveau de naissances l’an dernier en France a été le plus faible depuis 1946.

« La France sera plus forte aussi par la relance de sa natalité », a dit Emmanuel Macron lors d’une grande conférence de presse organisée à l’Elysée, devant environ 200 journalistes, durant laquelle il a évoqué un éventail de sujets.

« Un grand plan de lutte contre le fléau de l’infertilité sera lancé », a-t-il fait savoir, sans davantage de précisions.

« Un nouveau congé de naissance, mieux rémunéré, permettra aux deux parents d’être présents au côté de leur enfant pendant six mois s’ils le souhaitent », a-t-il déclaré aussi.

IA: La France seule peut figurer parmi les leaders mondiaux ?

IA: La France seule peut figurer parmi les leaders mondiaux ?

Xavier Niel, Free et Iliad, qui vient de lancer un fonds de recherche sur l’intelligence artificielle avec la CGM estime que la France seule peut figurer parmi les leaders mondiaux dans ce domaine. Une affirmation peut-être un peu présomptueuse si l’on prend l’exemple des grandes plates-formes dominées surtout par les Américains et les Chinois. Les plates-formes françaises sont complètement anecdotiques. Pire, les distributeurs des produits français utilisent le plus souvent les plates-formes étrangères comme Google pour vendre leurs produits. L’initiative de Xavier Neil est intéressante mais il faut sans doute faire la part du marketing et de la recherche dans son interview à la « Tribune ». Enfin le montant de l’avertissement n’est peut-être pas à la hauteur de l’enjeu. Entre 2013 et 2022, les investissements des entreprises dans le secteur de l’intelligence artificielle ont fortement augmenté dans le monde, passant de 16 milliards de dollars en 2013 à plus de 175 milliards de dollars en 2022.

Iliad investit plus de 200 millions d’euros dans l’intelligence artificielle. Dans quel objectif ?

XAVIER NIEL- Quand éclate une révolution dans la tech, on souhaite naturellement en faire partie. Pour l’IA, deux éléments sont essentiels : la puissance de calcul et les chercheurs. Concernant le premier, Scaleway, le fournisseur de cloud et filiale du Groupe Iliad, a déjà acquis en septembre dernier auprès de NVIDIA, le champion mondial du calcul informatique, un supercalculateur : une plateforme spécifiquement dédiée aux applications de l’intelligence artificielle. C’est le cinquième plus grand au monde. Le plus puissant en dehors des États-Unis. Il est installé ici, à Paris. Sans volonté hégémonique. Simplement celle de faire émerger un écosystème.

Et du côté des chercheurs ?

Nous avons une chance inouïe en France. Celle de compter deux écoles – Polytechnique et l’ENS Paris-Saclay -, qui forment les meilleurs ingénieurs au monde dans ce domaine. Le revers de la médaille, c’est que ces talents exceptionnels quittent souvent leur pays pour aller ailleurs. Mon but consiste à les retenir ici. Ou à les inciter à revenir. Dans les deux cas, concevoir un écosystème complet était indispensable. Nous l’avons construit, en investissant massivement avec nos partenaires américains traditionnels, à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros. Nous ne l’avions encore jamais fait. Ces investissements ont été réalisés dans des startups lancées par des Français. Mais aussi dans celles fondées par des entrepreneurs internationaux, qui choisissent la France précisément grâce à cet environnement que nous avons mis en place. La French Tech parvient désormais à boucler des levées de fonds sur des niveaux de valorisations inédits.

Politique- Afrique : la France bien seule pour défendre la démocratie

Politique- Afrique : la France bien seule pour défendre la démocratie

Au lieu de défendre la démocratie la plupart des pays occidentaux tentent individuellement de renforcer leur pouvoir d’influence sur le continent africain. Du coup la France se trouve bien isolée. Un mois après le coup d’Etat au Niger, la France, bien seule dans sa posture, se pose en défenseuse de la démocratie. Difficile de voir comment elle peut résister à la lame de fond du rejet de sa présence militaire en Afrique subsaharienne, analyse Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.

« On vit chez les fous ! » La formule, très répandue dans la vie de bureau autour de la machine à café, l’est moins de la tribune d’un président de la République française, a fortiori quand elle se rapporte à certaines élites africaines. Le fait qu’elle ait échappé à Emmanuel Macron au cours de son discours devant les ambassadeurs, lundi 28 août à l’Elysée, reflète la frustration de Paris face à l’image d’échec de sa politique africaine que projette le coup d’Etat du 26 juillet au Niger. L’annonce d’un nouveau putsch, au Gabon cette fois, à peine deux jours après ce discours, est venue assombrir un peu plus le panorama.

Les « fous », ce sont, dans le langage macronien, « cette alliance baroque de prétendus panafricains avec des néo-impérialistes » qui rejette la présence française en Afrique subsaharienne. Intéressante description de la dynamique à l’œuvre dans une région où l’ancienne puissance coloniale ne cesse de reculer sous l’effet de ce que M. Macron appelle « une épidémie de putschs ». Le Niger fut son refuge lorsque les militaires basés au Mali ont dû plier bagage. Aujourd’hui, une junte à Niamey demande à son tour aux Français de partir.

Bravache, la France refuse le diktat des putschistes, maintient son ambassadeur au-delà de l’ultimatum posé pour son départ, mise sur les dissensions au sein de la junte et sur l’effet des sanctions. M. Macron tente de sauver l’honneur en se posant en défenseur de la démocratie : la France ne saurait abandonner aux preneurs d’otage un président élu dont « le courage et l’engagement » collent aux valeurs défendues par l’Occident.

Afrique : la France bien seule pour défendre la démocratie

Afrique : la France bien seule pour défendre la démocratie

Au lieu de défendre la démocratie la plupart des pays occidentaux tentent individuellement de renforcer leur pouvoir d’influence sur le continent africain. Du coup la France se trouve bien isolée. Un mois après le coup d’Etat au Niger, la France, bien seule dans sa posture, se pose en défenseuse de la démocratie. Difficile de voir comment elle peut résister à la lame de fond du rejet de sa présence militaire en Afrique subsaharienne, analyse Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.

« On vit chez les fous ! » La formule, très répandue dans la vie de bureau autour de la machine à café, l’est moins de la tribune d’un président de la République française, a fortiori quand elle se rapporte à certaines élites africaines. Le fait qu’elle ait échappé à Emmanuel Macron au cours de son discours devant les ambassadeurs, lundi 28 août à l’Elysée, reflète la frustration de Paris face à l’image d’échec de sa politique africaine que projette le coup d’Etat du 26 juillet au Niger. L’annonce d’un nouveau putsch, au Gabon cette fois, à peine deux jours après ce discours, est venue assombrir un peu plus le panorama.

Les « fous », ce sont, dans le langage macronien, « cette alliance baroque de prétendus panafricains avec des néo-impérialistes » qui rejette la présence française en Afrique subsaharienne. Intéressante description de la dynamique à l’œuvre dans une région où l’ancienne puissance coloniale ne cesse de reculer sous l’effet de ce que M. Macron appelle « une épidémie de putschs ». Le Niger fut son refuge lorsque les militaires basés au Mali ont dû plier bagage. Aujourd’hui, une junte à Niamey demande à son tour aux Français de partir.

Bravache, la France refuse le diktat des putschistes, maintient son ambassadeur au-delà de l’ultimatum posé pour son départ, mise sur les dissensions au sein de la junte et sur l’effet des sanctions. M. Macron tente de sauver l’honneur en se posant en défenseur de la démocratie : la France ne saurait abandonner aux preneurs d’otage un président élu dont « le courage et l’engagement » collent aux valeurs défendues par l’Occident.

Au passage, le président a décoché un coup de patte à ces capitales occidentales qui prônent l’apaisement : Washington, qui se garde bien d’appeler un putsch un putsch à Niamey et que l’on dit prêt au compromis avec la junte pour sauver ses bases militaires, a même eu droit à une mention particulière. Catherine Colonna, la ministre des affaires étrangères, est d’ailleurs revenue mardi sur le sujet avec le même coup de patte : Paris exige le retour au plein ordre constitutionnel au Niger, a-t-elle souligné, « par fidélité à des principes démocratiques », « même si d’autres hésitent ». De toute évidence, la France se sent un peu seule dans cette posture.

Un brin donquichottesque, la position ne manque pas de panache. M. Macron l’assortit d’un argument supplémentaire : le facteur géopolitique. Dans une autre partie de son discours, il évoque le « risque d’affaiblissement de l’Occident…

Seule une force européenne pourrait s’opposer à la Russie

 Seule une force européenne pourrait s’opposer à la Russie

 

La guerre en Ukraine oblige les pays européens à regarder la réalité militaire : ils ne disposent plus d’armées puissantes, pas même des armes ou des munitions qui permettraient de se battre contre l’invasion russe, explique l’ancien lieutenant-colonel Guillaume Ancel dans une tribune au « Monde ».

 

De 1985 à 1989, ma promotion d’officiers a été formée à Saint-Cyr puis dans les écoles d’arme, comme Draguignan pour l’artillerie ou Saumur pour la cavalerie. Nous avons constitué la dernière génération à se préparer au « combat blindé » contre une armée soviétique sous domination russe.

Lorsque nous sommes arrivés en régiment, cette situation a implosé sous nos yeux : le mur de Berlin s’est effondré, puis le pacte de Varsovie et la toute-puissante URSS ont disparu, du moins nous l’avons cru.

Nous avons alors restructuré l’armée française, pour mener pendant plus de trente années des opérations qu’il ne fallait pas appeler « guerres » mais « interventions extérieures », et dont la forme évoluait sans cesse, nous surprenant à chaque nouvel engagement. Sans l’ombre d’un débat, l’armée française s’est radicalement transformée.

Son effort a été colossal : sa taille a diminué de plus de la moitié. L’armée s’est intégralement professionnalisée et équipée avec une génération de matériels beaucoup plus légers et sophistiqués, aérotransportables et adaptés à des engagements rapides et courts en intensité. Exit les chars lourds et les capacités massives de bombardement, les stocks d’armements et de munitions. Bienvenue aux « frappes chirurgicales » et aux opérations spéciales menées avec des armes légères en comparaison des précédentes, produites en petite série, comme de l’orfèvrerie.

Le Caesar en est l’illustration, ce canon d’artillerie sur camion, deux fois plus léger que son prédécesseur monté sur un char lourd (155 AuF1), constitue aujourd’hui une arme « moderne », précise et fragile.

En parallèle, notre démocratie se défaisait des sujets militaires. Alors que depuis 1962, la France a participé à trente-deux guerres sans jamais reconnaître une seule fois « être en guerre », notre société s’éloignait inexorablement du fait militaire. La société n’y portait quasiment plus aucun intérêt, leur pilotage était discrètement monopolisé par l’Elysée et les militaires priés de se taire. Ainsi, cette évolution structurante de l’armée française s’est faite sans l’ombre d’un débat.

Ma promotion d’officiers formée à Saint-Cyr, puis dans les écoles d’arme, constitue la dernière génération à s’être préparée au « combat blindé » contre une armée soviétique sous domination russe

L’agression militaire de l’Ukraine par la Russie de Vladimir Poutine n’en finit pas de déstabiliser cette conviction patiemment acquise de vivre dans une Europe qui ne serait plus concernée par le phénomène le plus destructeur de notre humanité, la guerre.

Affronter la Chine d’une seule voix (Manfred Weber)

Affronter la Chine d’une seule voix (Manfred Weber)

« Pékin doit comprendre que le respect du droit international et de l’intégrité des frontières ne peut s’appliquer de manière sélective »

À juste titre Manfred Weber prend prétexte de la guerre en Ukraine pour rappeler qu’il faut parler d’une seule voix pour affronter la politique expansionniste et anti libérale de la Chine. Cela d’autant plus que l’adversaire chinois et d’une autre taille que le nain russe.

 

 

Voilà un peu plus d’un mois maintenant que la guerre, dans toute son absurdité et toute son horreur, est de retour en Europe. Tous les jours, ce sont les mêmes images qui nous parviennent : Kiev sous les bombes, Marioupol assiégée, des milliers de civils pris au piège, des immeubles en ruines, et toujours et encore, le flot incessant de réfugiés, femmes et enfants fuyant l’Ukraine par millions, laissant derrière eux toute leur vie, un mari, un père, un frère, un fils – restés au pays pour défendre ce dernier contre l’envahisseur russe.

Ces images font désormais partie de notre quotidien et, si insupportables soient-elles, elles risquent d’en faire partie encore assez longtemps. Malgré la force des sanctions européennes prises à l’encontre du régime de Vladimir Poutine et de ses oligarques, la guerre en Ukraine pourrait bien durer, avec toutes les conséquences et les risques de

Poutine : la seule barbarie pour doctrine

Poutine : la seule barbarie pour doctrine

 

Poutine , pur produit du KGB se réfère en réalité à une doctrine très simple: la terreur et la barbarie pour imposer ses intérêts. C’est de cette manière qu’il a éteint toute contestation en Russie où les opposants avaient le choix entre se taire, la prison ou le cercueil. Pour Poutine les valeurs universelles se réduisent à sa seule vision d’autocrate mafieux et criminel.

Un mafieux qui a accumulé une fortune de 40 milliards, qui s’est fait construire un palais démentiel quand le salaire médian est de l’ordre  de 500 € en Russie. Quand le pays n’a pas été capable de vacciner plus de 30 % contre la Covid.

Un criminel qui emploie les méthodes traditionnelles du KGB avec empoisonnement, meurtre,  intoxication et utilisation d’espions et de mercenaires.

Macron et certains occidentaux se font des illusions quant aux éventuels engagements de Poutine lors d’une négociation. Si Poutine y est contraint il signera n’importe quoi mais reniera sa propre signature à la première occasion.

Poutine est dans une autre logique; en outre ;il semble bien qu’il soit de plus en plus enfermé psychologiquement  dans son bunker mental.  Pour preuve la brutalité qu’il témoigne même vis-à-vis de ses proches collaborateurs.

La faiblesse de Poutine c’est d’avoir sous-estimé l’évolution des civilisations et les aspirations à davantage de liberté. De ce point de vue , sa politique de communication présente un parfum très démodé des années 50. Poutine dit tout est contraire et plus c’est gros et pour lui plus c’est supposé passer. Comme si aujourd’hui les citoyens du monde entier ne pouvaient pas s’informer des réalités.

Une seule sécu ?

Une seule sécu ? 

 

 

Pour Dominique Méda,Professeure de sociologie à l’université Paris-Dauphine, le projet de « Grande Sécu », qui vise à élargir la couverture de l’assurance-maladie obligatoire, est porteur de progrès et d’efficacité, plaide la sociologue dans sa chronique.

Notons que la sociologue fait l’impasse sur le trou financier récurrent de la sécu, un trou qui risque de s’agrandir si les mêmes méthodes de gestion s’appliquent aux mutuelles. NDLR 

 

Chronique.

 Le 4 octobre 2021, à l’occasion du 76e anniversaire de la Sécurité sociale, le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, rappelait le rôle remarquable joué par cette institution pendant la crise sanitaire et invitait à repenser l’assurance-maladie obligatoire (AMO), tout particulièrement son articulation avec les complémentaires santé. La France présente en effet la particularité de voir ses dépenses de santé (209 milliards d’euros en 2020) prises en charge par deux canaux différents : l’AMO, d’une part, pour environ 80 %, et l’assurance-maladie complémentaire, d’autre part, pour un peu plus de 12 %, le solde constituant le « reste à charge » payé par les patients.

Cette spécificité s’explique par l’histoire : avant la création de la Sécurité sociale par l’ordonnance du 4 octobre 1945, les assurés sociaux pouvaient s’inscrire auprès des caisses de leur choix, majoritairement mutualistes. L’ordonnance de 1945 ayant confié la gestion aux seules caisses de sécurité sociale, les mutuelles s’étaient vu attribuer la prise en charge du ticket modérateur – pourtant destiné à responsabiliser les assurés – avant de proposer, plus tard rejointes par les institutions de prévoyance et les sociétés d’assurance, un ensemble de prestations complémentaires par rapport à l’assurance-maladie obligatoire.

Aujourd’hui, ces trois types d’organismes relèvent tous des directives européennes sur les assurances, ce qui explique pourquoi leur système de tarification s’éloigne de plus en plus du principe fondamental des assurances sociales : la solidarité. Les cotisations aux assurances sociales ne dépendent ni des risques ni de l’âge des assurés et sont proportionnelles aux revenus. Au contraire, de plus en plus d’organismes de l’assurance-maladie complémentaire font varier les primes – indépendantes des revenus – avec l’âge et parfois de façon indirecte avec l’état de santé. De même, la prise en charge varie considérablement selon le coût de la couverture complémentaire, permettant en général aux plus aisés de voir la quasi-totalité de leurs dépenses de santé remboursées.

Finalement, malgré le taux de couverture élevé que permet la coexistence de ces deux systèmes de protection, plusieurs types de populations sont perdants : tous ceux qui, malgré l’existence d’une complémentaire santé solidaire, n’ont pas de protection sociale complémentaire (environ 4 % de la population, mais 10 % de ceux qui appartiennent au 1er décile de revenus et 13 % des chômeurs), et ceux qui ont une protection sociale complémentaire qu’ils payent cher mais qui couvre mal, en particulier les retraités. Une petite partie de la population supporte des « reste à charge » très élevés, une autre renonçant à se soigner et générant ainsi des problèmes de santé toujours plus aigus, mais aussi des coûts futurs élevés pour la Sécurité sociale.

Israël – Palestine : La négociation seule solution

Israël – Palestine : La négociation seule solution

 

La dernière confrontation entre Israël et le Hamas confirme l’impossibilité de résoudre ce conflit par la voie des armes. Soit les parties en cause parviennent à une solution à deux Etats, encore possible, soit l’embrasement devient permanent, soulignent, dans une tribune au « Monde », trois représentants des mouvements juifs pour la paix, David Chemla, Alain Rozenkier et Méïr Waintrater.

 

Tribune.

Après la signature des « accords d’Abraham » [traités de paix signés en 2020 entre Israël d’une part, les Emirats arabes unis et Bahreïn d’autre part], le gouvernement Netanyahou avait affirmé que la région était entrée dans une nouvelle dynamique de paix. Une telle approche reléguait le conflit avec les Palestiniens à une place secondaire où il ne mettrait pas en péril les nouveaux équilibres régionaux.

Cependant, l’actualité s’est imposée à tous ; la démonstration a été faite que le conflit israélo-palestinien demeure le nœud du problème, et qu’en l’absence d’une solution politique, ce conflit continuera de se manifester toutes les quelques années par une nouvelle éruption de violences. Après une dizaine de jours, on peut tirer un premier bilan de ce nouveau round de violences – alors que les pressions internationales, et américaines en premier lieu, viennent de pousser à l’instauration d’un fragile cessez-le-feu.


Sur le plan du bilan humain, après l’envoi de plus de 3 000 roquettes sur les villes israéliennes du Nord comme du Sud, on dénombre à la date du 21 mai, 12 morts civils en Israël, dont deux enfants, et des centaines de blessés. A Gaza, les bombardements israéliens auraient entraîné, selon le ministère palestinien de la santé, la mort de 230 Palestiniens, dont au moins [décompte au 19 mai] 61 enfants, et 1 442 blessés (les Israéliens affirment que 150 militants du Hamas et du Djihad islamique font partie des victimes palestiniennes).

Au-delà des décomptes macabres qui reflètent l’asymétrie des forces en présence – poussant certains à conclure que la responsabilité de ce nouveau conflit incombe toujours au plus fort –, il importe de bien comprendre les raisons de ce nouvel embrasement, afin de dégager une perspective de sortie de crise. Pourquoi un tel embrasement en ce moment ? Il y a, comme toujours au Moyen-Orient, plusieurs grilles de lecture des événements. Elles sont probablement toutes justes, mais certaines sont plus déterminantes que d’autres.

Premier niveau : il s’agit d’une réaction à des semaines de provocations effectuées par des groupes d’extrémistes juifs qui, sous la conduite du député kahaniste nouvellement élu à la Knesset, Itamar Ben Gvir, étaient venus soutenir le projet d’expulsion du quartier Cheikh Jarrah (situé à Jérusalem-Est) de treize familles palestiniennes, soit plus de 300 personnes.


Ces Palestiniens sont des descendants de réfugiés qui, ayant abandonné leurs biens situés à Jérusalem-Ouest (devenue israélienne lors de la guerre de 1948), furent en 1952 relogés par la Jordanie dans des maisons dont les propriétaires juifs avaient été expulsés en 1948 par les forces jordaniennes.

Lutte contre l’impunité pour les réseaux sociaux : la fin de l’anonymat, seule solution

Lutte contre l’impunité pour les réseaux sociaux : la fin de l’anonymat, seule solution

Les autorités notamment américaines ne cessent de tourner autour du pot pour engager une véritable lutte contre l’impunité des réseaux sociaux qui véhiculent toutes les tares de la société et notamment la violence. Le problème c’est que l’excès et les propos extrémistes constituent un des ressorts de développement des grands réseaux dits  sociaux. Plus les propos sont outranciers et agressifs et plus les connexions sont nombreuses. D’où des rentrées publicitaires encore plus importantes et une influence de ces réseaux. La seule solution pour l’instant évitée pour des raisons essentiellement commerciales serait la fin de l’anonymat. Un anonymat interdit en cas d’insultes par écrit mais toléré et même encouragé par les réseaux sociaux sur Internet

 

Les dirigeants des trois entreprises parmi les plus puissantes de la Silicon Valley étaient invités à témoigner par visioconférence devant le Comité de l’énergie et du commerce (qui fait partie de la Chambre des représentants américains) sur les efforts déployés pour combattre la circulation des fausses informations. Les échanges se sont parfois avérés houleux, alors que l’attitude adoptée par nombre de représentants oscillait entre la fermeté, l’agacement et l’hostilité assumée.

Une réunion encore pour rien car  les grands réseaux sociaux n’admettent pas la moindre régulation qui porterait atteint au volume des connexions 

Projet Hercule EDF : la seule contestation par les syndicats ne suffit pas

Projet Hercule EDF : la seule contestation par les syndicats ne suffit pas

Dans une tribune au « Monde », Hervé Desbrosses, ancien délégué syndical d’EDF, reproche aux syndicats qui contestent la restructuration de l’électricien de ne pas proposer de solution aux problèmes rencontrés par l’entreprise.

Tribune.

 

Depuis des mois, sur fond de négociations entre le gouvernement et la Commission européenne, les médias relatent le projet de restructuration d’EDF, le projet Hercule, qui alimente un conflit social entre les organisations syndicales et la direction du groupe. A l’approche d’un possible épilogue entre l’Etat français et la Commission européenne, quels enseignements peut-on tirer de ce conflit entre les quatre organisations syndicales représentatives et la direction d’EDF ?

Pour mieux se faire entendre, les organisations syndicales réunies en intersyndicale s’opposent radicalement à ce projet, mais le front uni se referme, tel un piège, sur les syndicats les plus progressistes qui la composent. Or, il serait utile qu’au moins une d’entre elles propose sa vision du contexte actuel et apporte ses solutions pour l’entreprise, en dehors de tout procès d’intention instruit par une intersyndicale parfois peu nuancée.

Aussi légitime qu’elle soit pour ses opposants, la contestation au projet ne peut être l’unique posture pour des organisations syndicales, elles doivent aussi énoncer des alternatives plausibles à la réforme proposée par la direction ou, à tout le moins, l’amender. Or il n’en est rien à ce jour. L’avenir du syndicalisme ne se trouve-t-il pas dans des positions étayées et une vision équilibrée de l’économie et du social ?

Cette synthèse entre efficacité économique et protection sociale, quelle organisation l’endossera pour réunir les 70 % à 80 % de salariés silencieux ces dernières semaines à leurs collègues grévistes, mais dont tous sont dans l’attente d’un véritable projet pour le groupe auquel ils sont fortement attachés ?

Le constat est pourtant clair : sous-rémunération de la production nucléaire, endettement endémique, investissements importants à réaliser, décrochage possible par rapport aux concurrents sur les relais de croissance actuels et à venir… : ce sont ces constats qui s’imposent, alors qu’EDF est incontestablement un fleuron industriel et le plus à même d’accompagner la centaine de pays visant la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Les solutions profitables pour l’entreprise et les salariés seraient évidemment d’augmenter le prix de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh), qui est resté inchangé depuis près de dix ans et qui représente un quart du volume de la production annuelle d’EDF. Tout aussi profitable serait un accord avec la Commission européenne visant à solder le contentieux des concessions hydrauliques en les arrimant définitivement au groupe.

Ne pas réduire la problématique environnementale à la seule question climatique

Ne pas réduire la problématique environnementale à la seule question climatique

L’effondrement de la biodiversité est l’indicateur le plus révélateur des atteintes environnementales faites à notre planète. Le réchauffement climatique, rappelle, dans une tribune au « Monde », Christian Amblard, directeur de recherche honoraire au CNRS, ne doit pas masquer les autres causes de la destruction du vivant.

Tribune. Une confusion, porteuse de conséquences potentiellement graves, s’est durablement installée dans le débat public au sujet des préoccupations environnementales actuelles. Elle consiste à considérer que le dérèglement climatique est la seule urgence environnementale, de portée véritablement globale.

Cette confusion, faite sans doute de bonne foi par une grande partie de l’opinion publique, est habilement entretenue par d’autres. Pour ces derniers, cela leur permet de ne pas avoir à répondre de leurs activités destructrices et souvent cupides. Circonstance aggravante, cette confusion est abondamment relayée par de nombreux médias et par la plupart des responsables politiques.

 

L’urgence climatique est évidente et absolument pas secondaire. Bien au contraire, c’est la chronique d’une catastrophe annoncée qui déjà se manifeste très douloureusement, même si cela peut être observé de manière différenciée et différée dans le temps, selon les grandes zones géographiques terrestres. Mais lurgence environnementale ne se réduit pas à l’urgence climatique. 

Le vivant, indicateur des atteintes environnementales

Si le vivant disparaît actuellement sur notre planète, la principale raison n’en est pas, au moins pour le moment, le réchauffement climatique. Les premières causes d’effondrement de la biodiversité sur terre restent la destruction des habitats, les pollutions généralisées des écosystèmes et les destructions directes des espèces. Naturellement, ces différents facteurs interagissent et il en résulte une aggravation et une accélération des perturbations environnementales.

Mais c’est bien le vivant – que l’on peut quantifier au travers de l’évaluation de la dynamique de la biodiversité – qui est l’indicateur le plus intégrateur de toutes les atteintes environnementales faites à notre planète. Rappelons, à ce sujet, quelques chiffres qui ne font, par ailleurs, l’objet d’aucune contestation.

 

On note ainsi la disparition de 68 % des effectifs des espèces de vertébrés sauvages entre 1970 et 2016 (Indice Planète Vivante – Rapport WWF 2020), de 78 % des effectifs d’insectes volants en trente ans (revue Nature, 2017) et de 55 % des effectifs d’oiseaux en vingt-cinq ans sur le territoire français (étude CNRS et Muséum d’histoire naturelle, 2018). La population du lion d’Afrique a décru de 80 % en un siècle (information de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et une baisse de 400 millions d’oiseaux en Europe et de 3 milliards aux USA a été notée au cours des trente dernières années. Plus généralement, il est admis qu’une espèce animale ou végétale disparaît toutes les 20 minutes sur notre planète. 

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