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Réanimations: Macron s’est lourdement trompé !

Réanimations: Macron  s’est lourdement trompé !

 

«Quoi que nous fassions, près de 9000 patients seront en réanimation à la mi-novembre», a déclaré Emmanuel Macron le 29 octobre dernier or le 15 novembre, ils étaient 4880 personnes, selon Santé Publique France. Le président s’est trompé d’un facteur proche de deux. Ces derniers jours, beaucoup ont commenté cet écart sur les réseaux sociaux, d’aucuns y voyant le signe d’un gouvernement exagérément catastrophiste. Un discours anxiogène qui en attendant occupe tous les terrains et aimer un voile public sur la situation économique, sociale et financière catastrophique est plus grave que dans la plupart des pays comparables

STEVE BANNON: le conseiller de Trump s’est sucré avec l’argent du mur

STEVE BANNON: le conseiller de Trump s’est sucré avec l’argent du mur

L’ex-conseiller de Donald Trump, Steve Bannon, a été inculpé et arrêté ce jeudi pour détournement de fonds versés via un site de financement participatif censé contribuer à « la construction du mur » promis par le milliardaire républicain à la frontière Etats-Unis-Mexique.

Celui qui fut l’un des architectes de la campagne présidentielle du magnat new-yorkais en 2016 est accusé d’avoir, avec trois autres responsables du site « We Build The Wall » (« Nous construisons le mur »), « détourné de l’argent de centaines de milliers de donateurs », a indiqué la procureure fédérale de Manhattan, Audrey Strauss, dans un communiqué.

Steve Bannon, 66 ans, aurait notamment utilisé des « centaines de milliers de dollars » pour couvrir « des dépenses personnelles », selon ce communiqué.

Les détournements ont commencé en décembre 2018, selon les enquêteurs. Alors qu’ils assuraient aux donateurs que tout l’argent levé via le site servirait à ériger le mur – symbole de la politique de durcissement migratoire de Donald Trump – Steve Bannon et les trois autres responsables détournaient une partie des fonds via une organisation à but non lucratif et une société écran, au moyen notamment de fausses factures, ont-ils ajouté.

Réforme Retraites: Macron s’est trompé de réforme

Réforme Retraites: Macron s’est trompé de réforme

 

 

 

Macron vient de commettre une erreur stratégique fondamentale en se trompant de réforme. L’urgence n’est pas  de définir ce que seront les retraites de ceux qui aujourd’hui ont 47 ou 57 ans et moins ( donc avec application en 2025 ou 2035). Ce n’est pas l’âge de la retraite qu’il faut reculer mais le temps de travail qu’il faut augmenter. Notons que la France a la durée de travail annuelle la plus faible de l’Europe.  1646 heures travaillées, soit 434 heures de moins que la Roumanie !

 

 La solution, c’est de travailler plus longtemps tout au long de sa vie pour partir plus tôt, à 62 ans. Au lieu de travailler 35 heures, il faut travailler 37 ou 40 heures  et cela équilibrera les retraites et la balance commerciale qui accuse régulièrement un déficit de 50 à 60 milliards par an.

 Pour des questions démographiques et de justice, une réforme des retraites est indiscutablement nécessaire. Mais l’urgence n’est sans doute pas de retarder de manière uniforme l’âge de la retraite mais de travailler davantage tout au long de sa vie en tenant compte des spécificités du métier.  Le problème, c’est que la France a pris l’habitude d’enfiler les réformettes tous les cinq ans en moyenne sans s’attaquer aux questions de fond. Il y a forcément l’équilibre financier à trouver entre les actifs et les retraités.

 

 De ce point de vue, la France souffre d’un taux d’inactivité trop important ( 6 à 8 millions de personnes ) comparé aux autres pays . Ce sont en effet  les cotisations d’actifs qui permettent d’assurer le financement des pensions ( principe de la répartition). Jusqu’alors,  on a surtout raisonné en termes de catégories professionnelles, d’entreprises et de secteurs. De sorte qu’on a fait l’amalgame entre les conditions de vie d’un employé dont le travail ne comporte pas de sujétion particulière avec celui d’un autre  salarié soumis à des conditions de travail difficiles ( charge physique, charge mentale, cadence, horaires, travail des dimanches et jours de fête etc.).

 

 Si une véritable réforme égalitaire devait intervenir, elle devrait prendre en compte les conditions individuelles de chaque salarié et non son appartenance à un secteur à une entreprise. À l’hôpital, tous les salariés sont loin d’être soumis aux contraintes d’un service d’urgence; à la SNCF nombre de postes ne justifient nullement une retraite anticipée par rapport à la norme;  chez les fonctionnaire en général s’ajoutent des conditions de travail généreuses à des sureffectifs. Certes, certains métiers, dans certaines fonctions et dans certaines circonstances subissent des contraintes qui justifient un départ en retraite anticipé. Cette réalité ne doit toutefois pas servir d’alibi pour justifier la généralisation de cet avantage a la masse des autres salariés concernés.

 

On objectera qu’un salarié peut au  cours de sa carrière changer de poste, certains plus difficiles que d’autres. Ce sont précisément ces sujétions particulières qui doivent être évaluées, prises en compte pour justifier un niveau de retraite particulier.

 

 C’est l’approche globale qui rend la réforme actuelle complètement confuse en même temps qu’injuste. Pour preuve , il y a une différence d’espérance de vie de 10 ans environ  entre certains ouvriers et des cadres. C’est la philosophie même du régime des retraites qui doit être mise en cause. L’approche méthodologique par secteur, statut, grande entreprise est complètement obsolète et nourrit l’inefficacité et l’ injustice. Enfin pour éviter d’avoir à engager une réforme tous les cinq ans, il convient de prendre le temps d’organiser les inévitables transitions car on ne passe pas d’un système aujourd’hui particulièrement incohérent et inégalitaire à un système universel.

 

Bref, comme sur beaucoup d’autres sujets, l’approche du gouvernement se caractérise par une grande incompétence technique et sociale. Enfin et peut-être surtout l’ urgence n’est sans doute pas le report uniforme de l’âge de la retraite mais l’augmentation du temps de travail tout au long de la vie. Ce qui permettrait de maintenir un âge de départ réel autour de 62 ans.

Emploi : la dynamique s’est écroulée en 2018

Emploi : la dynamique s’est écroulée en 2018

En cause évidemment, le très net tassement de la croissance. Il n’y a pas de miracle ; sans croissance ; il est difficile de créer de manière significative beaucoup d’emplois. Ainsi en 2017 300 000 emplois avaient pu être créés, chiffre qui est tombé à 100 000 en 2018. À comparer évidemment au chiffre de près de 6 millions de chômeurs !

Plusieurs facteurs explicatifs à cet écroulement de l’emploi, d’abord la croissance et parmi elle : la chute toujours vertigineuse de l’activité industrielle notamment dans les zones géographiques déjà peut favorisées. Aussi le manque d’adaptation du marché du travail et les formes de soutien à certains chômeurs. Ainsi certains salariés au SMIC travaillant 25 heures par semaine (soit autour de 800 €-) n’ont pas tellement d’intérêt à se maintenir dans cet emploi comparé à la situation de chômeurs qui vont gagner autant en cumulant des aides sociales. La question de la formation permanente reste peu pendante et le fromage est toujours partagé entre les lobbys,  un fromage énorme de 35 milliards par an auquel le gouvernement a à peine touchée. Pour 2019 les perspectives s’annoncent encore plus moroses qu’en 2018.  Pour le chef économiste de chez Ostrum Asset Management Philippe Waechter,  »la dynamique de l’emploi est médiocre dans le secteur privé. Cela n’a pas forcément à voir avec l’instabilité sociale car le chiffre du 4e trimestre est voisin de celui du trimestre précédent. Le ralentissement des créations d’emplois est rapide. »

Au niveau des perspectives, le chef économiste n’est guère optimiste:

« La croissance lente attendue en 2019 (1,1% sur l’année en moyenne) ne va pas permettre d’inverser cette dynamique de l’emploi. Cette dynamique est trop réduite pour être satisfaisante. Cette allure trop lente (106.000 créations sur un an) ne permettra pas de réduire le taux de chômage et de le faire converger vers 7% [objectif du candidat Macron)

 

Fipronil France : le scandale s’est arrêté à la frontière !

Fipronil France : le scandale s’est  arrêté  à la frontière !

 

Comme pour le nuage de Tchernobyl, il semblerait que le scandale du Profenil se soit arrêté aux frontières de la France. Pour preuve,  le ministère de l’agriculture a publié une liste de produits contaminés mais tous fabriqués aux Pays-Bas. Pourtant Au moins 16 établissements français de transformation d’oeufs ou d’ovoproduits ont reçu ces oeufs ont été identifiés. Les chiffres annoncés sont autrement plus importants même s’ils sont aussi contestés.  «L’ampleur du scandale est bien plus grande que ce qu’affirme le ministre fédéral (de l’Agriculture Christian Schmidt) […] D’après les informations disponibles au 14 août 2017, dans la seule région de Basse-Saxe ont été livrés 35,3 millions d’œufs soupçonnés de contamination au fipronil», a déclaré, selon son service de presse, le ministre de l’Agriculture de Basse-Saxe, Christian Meyer. «L’État fédéral minimise le problème», a martelé ce responsable. De son côté, le ministère fédéral de l’Agriculture a défendu son estimation de 10,7 millions d’œufs suspects dans toute l’Allemagne. «L’agrégation purement mathématique des données du Système d’alerte pour la sécurité alimentaire de l’Union européenne sur les livraisons en provenance des Pays-Bas à l’Allemagne conduit à une surestimation massive du nombre des œufs potentiellement contaminés qui sont entrés dans le commerce», a affirmé devant la presse la porte-parole du ministère Christina Wendt. En France, on parle de 500 000 œufs dont la moitié aurait été transformée en nouveaux produits. La vérité c’est qu’on en sait strictement rien car les informations fournies par le ministère de l’agriculture ne résultent pas d’une enquête effectuée en France mais découle d’informations en provenance des Pays-Bas. Il est clair qu’en France comme en Allemagne, les ministères concernés tentent de protéger l’industrie agro alimentaire en minimisant l’ampleur et les conséquences du scandale. Un scandale qui n’est que la partie émergée de l’iceberg mode de production industrielle. Un mode de production caractérisé par le dopage des poules au cocktail de produits chimiques, alimentaires et antibiotiques. Pour la France, la liste des produits contaminés édite évolutive par le ministère de l’agriculture. Notons par parenthèse que sur cette question c’est surtout le ministère de l’agriculture qui s’exprime et non le ministère de la santé.   Pour l’instant, cette liste évolutive concerne seulement dix-sept produits, exclusivement des gaufres de marques distributeurs et d’origine néerlandaise. Les différents lots ont été mis sur le marché entre le 28 juin et le 1er août. Le ministère précise que ces produits ne présentent pas de risque pour la santé, bien que contenant du fipronil à une concentration supérieure à la limite réglementaire. Une seconde liste, pour l’instant vide, est aussi disponible sur le site du ministère. Elle concerne les produits dont le taux de fipronil dépasse le seuil d’exposition aiguë. Près de 250.000 oeufs contaminés par le fipronil auraient pu avoir été consommés par les Français dans les derniers jours ou pourraient encore se trouver dans leur réfrigérateur, avait déclaré vendredi dernier le ministre de l’Agriculture, précisant toutefois qu’il n’y a aucun risque pour la santé. Au moins 16 établissements français de transformation d’oeufs ou d’ovoproduits qui ont reçu ces oeufs ont été identifiés.

Primaire à droite : tout le monde s’est planté

Primaire à droite : tout le monde s’est planté

Inutile de tourner autour du pot, tout le monde s’est  planté aussi bien les observateurs que les sondeurs. Au mieux on prévoyait que des trois principaux candidats seraient très proches les uns des autres. En cause sans doute,  la difficulté des sondeurs pour élaborer un échantillon représentatif alors qu’on ne connaissait ni la composition ni le nombre des votants. Mais il ne s’agit pas seulement d’un problème méthodologique mais sans doute aussi d’une réaction aux  analyses et orientations des médias. D’une certaine manière c’est la troisième surprise électorale. Il y a d’abord eu le brexit dont la plupart prévoyait le rejet, ensuite l’élection de Trump  maintenant la très large victoire de Fillon au premier tour des primaires de la droite. Du coup,  il faut se demander si les sélecteurs manifestent aussi un certain rejet de l’opinion des dominante des médias sans doute un peu trop enfermés dans leur cercle parisien et loin des préoccupations réelles de la société. Rien ne dit qu’il n’y aura pas d’autres surprises de ce type. En effet il faut prévoir désormais que les médias vont annoncer que Fillon est pratiquement certain d’être président de la république. Or l’affaire est encore loin d’être pliée avec l’impact que pourrait avoir le scores d’abord de Marine Le Pen mais aussi de Mélenchon, de Macron  voir pourquoi pas d’un autre. Le score de Fillon révèle en tout cas un énorme besoin de démocratie dans le pays qui d’une certaine façon se rebelle contre la pensée dominante.

Inégalités : Piketty s’est trompé (FMI)

Inégalités : Piketty  s’est trompé (FMI)

 

D’après le FMI,  Piketty se serait trompé sur sa théorie de la croissance des inégalités. Pas étonnant,  les économistes sont souvent comme les médecins de Molière préconisant des remèdes qui ne font qu’amplifier la gravité des pathologies du malade. Très marqué à gauche Piketty  a un peu trop sollicité les corrélations, ce que font aussi les économistes marqués à droite. Une déviance politique facilitée par le fait que l’économie n’est pas une science exacte. La complexité des interactions systémiques  rend difficile les approches pertinentes. Du coup beaucoup d’économistes procède par des raccourcis un peu simplificateurs  pour conforter leurs thèses. L’objet de cette enquête, pilotée par l’économiste Carlos Goes: tester la thèse de Thomas Piketty sur « les moteurs des inégalités de revenus » en l’appliquant à 19 pays développés durant ces trente dernières années. Avec un objectif affiché: vérifier l’exactitude des hypothèses de Piketty afin de mieux cerner les causes profondes des inégalités. Sa conclusion est sans appel: « Je n’ai trouvé aucune preuve empirique démontrant que la dynamique va dans le sens suggéré par Thomas Piketty », tranche Carlos Goes. Ainsi, « même si son ouvrage est très riche en données, il n’offre aucune formule empirique permettant de vérifier la chaîne de causalité de sa théorie », assène l’économiste. Pour rappel, la thèse de Piketty repose sur le postulat selon lequel les inégalités de revenus ont tendance à augmenter dès lors que les revenus du capital augmentent plus vite que la croissance. Une théorie qui ne se vérifierait pas dans les faits selon l’équipe du FMI ayant planché sur le sujet. En effet, selon les conclusions Carlos Goes, dans 75% des pays étudiés, une croissance des revenus du capital supérieure de 1 point à la croissance économique s’accompagne d’une baisse… de la part des richesses détenue par les 1% des plus riches. Soit l’exact opposé de ce qu’avance l’économiste français. L’auteur du rapport admet tout de même qu’ »il est possible » que la thèse de Thomas Piketty se vérifie « sur le long terme ».

(Avec Challenges)

Julien Dray : « Marine Le Pen s’est fait claquer le beignet »

 

Julien Dray : « Marine Le Pen s’est fait claquer le beignet »

Le vice-président socialiste du conseil régional d’Ile-de-France, Julien Dray, revient sur l’échange musclé entre François Hollande et Marine Le Pen (interview dans le JDD).

Comment avez-vous vécu l’échange musclé, violent même, mardi dernier au Parlement européen, entre Marine Le Pen et François Hollande?
Voilà longtemps que Marine Le Pen ne s’était pas fait « claquer le beignet »! Beaucoup – comme moi – ont été fiers de ce moment. Avec dignité et solennité, François Hollande l’a remise en place. Ce qu’elle a dit était d’une arrogance extrême et d’une irresponsabilité folle. Un constat s’impose : quand on l’affronte, que l’on résiste en argumentant, elle recule. Cet échange montre que Marine Le Pen est bien plus faible qu’on ne le croit. Il montre aussi que, face aux peurs de l’avenir, à la nostalgie d’une France repliée et refermée sur son passé, il faut affirmer et défendre non seulement des valeurs, mais d’abord et avant tout un projet progressiste, conquérant, moderne, ouvert. Depuis longtemps, je disais que notre camp a perdu la bataille des mots, la bataille culturelle, la bataille de l’espoir. Il nous faut retrouver le combat pour le droit à rêver d’un monde meilleur. Nous avons trop intégré les mots de l’adversaire. Nous commençons à réagir. La réaction presque « tripale » de François Hollande a été formidable.

Y a-t-il un vrai risque que le FN gagne une ou plusieurs régions?
Évidemment qu’il y a un risque! Et ce risque est grave. Tous ceux qui le minimisent jouent avec le feu. Il ne s’agit pas de faire peur. Mais on ne peut dire, d’un côté, qu’il y a une droitisation de la société, une nostalgie, un repli sur soi, une tentation souverainiste et penser, de l’autre, que tout cela n’aura pas de conséquences. Électorales, politiques, culturelles et surtout dans la vie quotidienne de nos concitoyens.

 

lien:

  • site poèmes-chansons-théâtre de l’auteur

Accord Grèce : « la défiance s’est installé entre la France et l’Allemagne » (Léonetti)

Accord Grèce : «  la défiance s’est installé entre la France et l’Allemagne » (Léonetti)

Le député LR Jean Léonetti, ministre français aux Affaires européennes en 2011-2012, estime à juste titre que l’accord lissera des traces dans les rapports entre la France et l’Allemagne. « (Interview JDD)

L’accord sur la Grèce a-t-il permis d’éviter le pire?
Cet accord, bon, correspond à la philosophie que défend la France depuis longtemps : Paris a toujours souhaité, sous la droite comme sous la gauche, qu’aucun pays ne sorte de l’euro et que le compromis soit toujours préférable. Il ne doit pas se faire à n’importe quel prix bien sûr, d’autant que la confiance en la Grèce s’est altérée ces derniers mois.

Les débats ont été très violents pendant deux jours. Cela a-t-il cassé la dynamique de la solidarité européenne?
A chaque crise, l’Europe ou la zone euro optent pour une stratégie classique : attendre les propositions du couple franco-allemand avant de débattre à 19 ou à 28. Paris et Berlin ont toujours parlé de manière équilibrée, qu’ils aient des divergences ou des convergences. Mais là, cela n’a pas été le cas. François Hollande et Angela Merkel sont partis sur des lignes opposées : l’Allemagne a posé des principes trop intransigeants quand la France a défendu le gouvernement grec. Résultat : le couple franco-allemand n’a pas réussi à éviter un référendum voué à l’échec. Et c’est une foi que le mal était fait que Paris et Berlin ont, dans la dernière ligne droite, travaillé ensemble.

Pourquoi le référendum grec était voué à l’échec?
C’est un référendum de dupes. On a fait croire au peuple grec qu’il pouvait rester dans l’Europe sans accepter un certain nombre de réformes. A cause de ce coup politique d’Alexis Tsipras, l’Allemagne s’est braquée et il a été probablement difficile de renouer le dialogue. Tout cela à cause d’une perte de confiance entre la France et l’Allemagne au début de la crise. Cet épisode a créé une certaine défiance entre Paris et Berlin.

Vous reconnaissez donc à François Hollande son rôle clé dans la conclusion de l’accord
François Hollande a joué à contretemps. S’il avait agi plus tôt, il n’y aurait pas eu de référendum. On n’aurait pas dupé le peuple grec et on aurait trouvé un compromis plus juste. L’accord accepté aujourd’hui par les Grecs est plus sévère que celui proposé fin juin et refusé lors du référendum. Il y a beaucoup de dégâts malgré l’issue heureuse de cette crise.

Au-delà de la France et de l’Allemagne, d’autres pays ont perturbé les négociations, à l’image de la Finlande qui a menacé de poser son veto contre tout accord samedi soir. A Helsinki comme ailleurs, les partis eurosceptiques gagnent des points. Cela vous inquiète-t-il?
L’attitude finlandaise est compréhensible dans le contexte de ce week-end. Il y avait un vrai danger à céder à la Grèce. C’était dire : « Ceux qui ont fait des efforts, vous les avez fait pour rien. » Il faut reprendre la construction européenne sur des bases nouvelles. La crise économique de 2008, la crise de la dette de 2010-2011 et la gestion des mouvements migratoires ont durablement impacté l’Union européenne.

«La critique de Nicolas Sarkozy est arrivée au mauvais moment.»

Faut-il relancer un projet de constitution européenne?
Non, il n’y a pas besoin de nouveaux textes. Il faut toiletter les traités actuels. Surtout, l’Europe se préoccupe trop de détails. Elle perd du temps sur des réglementations certes pas inutiles, mais secondaires. Elle devrait au contraire se focaliser sur des grands projets, tel le développement des nouvelles technologies ou la relance de la conquête spatiale. Aujourd’hui, les dirigeants européens négocient sans les peuples ou même contre les peuples. Le référendum de dimanche dernier en est l’exemple. Il faut réconcilier les peuples avec le projet européen. Et la France, carrefour entre l’Europe latine et l’Europe nordique, a un immense rôle à jouer.

Nicolas Sarkozy a critiqué François Hollande dimanche, quelques minutes après l’arrivée du chef de l’Etat à Bruxelles. Le président des Républicains n’a-t-il pas donné l’image d’une France divisée?
I est vrai que la critique de Nicolas Sarkozy est arrivée au mauvais moment, puisqu’on sortait de la crise. Ceci dit, il n’était pas maître du calendrier du Parti populaire européen (qui s’était réuni dimanche matin à Bruxelles, Ndlr) et, juste avant lui, Alain Juppé a réagi tandis que François Fillon publiait (dans le JDD, Ndlr) une lettre ouverte au chef de l’Etat.

Écotaxe : Ségolène s’est plantée

Écotaxe : Ségolène s’est plantée

 

Comme nous l’indiquions précédemment, la proposition de Ségolène Royal de n’appliquer l’écotaxe qu’aux camions étrangers n’est pas possible. Elle a certes raison de remettre en cause l’écotaxe mais elle a tort de penser que cette fiscalité ne pourrait s’appliquer qu’aux camions étrangers ; Du coup s’il y a mise en place d’une vignette, ce sera pour tous les camions français ou étrangers. Certes la cathédrale administrative (coûteuse) de l’écotaxe serait supprimée mais la fiscalité nouvelle toucherait tout le monde. En outre Ségolène ne souhaite pas non plus que cette fiscalité soit supportée par l’utilisateur réel du camion (le chargeur, une autre erreur car le pavillon français est déjà largement plombé ; il est  devenu inexistant à international et très attaqué en national.  Bref, il faudra que Ségolène revoie sérieusement sa copie.  Ségolène Royal voulait  obliger les camions étrangers qui traversent la France à emprunter les autoroutes payantes et à payer une vignette dès leur passage à la frontière. « Impossible, annonce François Lenglet. La législation de Bruxelles interdit de faire une discrimination contre les camions étrangers ». En cause, la directive « eurovignette » de 2011 mais surtout « le principe de libre circulation » de l’Union européenne. Des pays européens, membres de l’UE ou non, ont pourtant mis en place un principe de taxation pour les routiers étrangers. « Seulement pour équilibrer », précise le journaliste économique. « La Suisse a mis en place le système en 2001 alors qu’elle a accepté de laisser les camions de 28 tonnes, jusque-là interdits. En Allemagne, le gouvernement vient d’annoncer la mise en place d’une taxe sur les camions étrangers car seuls les Allemands payaient pour l’entretien des routes. Idem en Belgique », explique-t-il. « Dans tous les cas, poursuit François Lenglet, le prix au kilomètre est le même ». L’avenir de l’écotaxe est donc loin d’être assuré. Selon François Lenglet, il n’y aurait que deux solutions : « Taxer tout le monde ou oublier la taxe ». La taxe carbone avait déjà connu une mise à la trappe et pourrait bien être le seul impôt à avoir connu deux morts successives.

 

« Ce qu’il s’est passé en Grèce pourrait se produire en France »(Matthieu Pigasse)

« Ce qu’il s’est passé en Grèce pourrait se produire en France »(Matthieu Pigasse)

Deux ans après l’arrivée au pouvoir de François Hollande, Matthieu Pigasse, le directeur de la banque Lazard, publie un essai intitulé Éloge de l’anormalité dans lequel il pointe les errements des dirigeants au pouvoir face aux défis que doit relever la France.  Pour le propriétaire des Inrockuptibles, « ce qu’il s’est passé en Grèce hier, à partir de 2010-2011, pourrait se produire en France demain ou après-demain si on ne réagit pas ». La faute à « un excès d’endettement », poursuit le banquier, de la même manière qu’un « ménage soudainement surendetté [...] ne peut plus faire face à ses obligations ».  Étiqueté banquier de gauche, Matthieu Pigasse pourfend la « normalité » revendiquée par François Hollande face à « une crise profonde, grave et durable, qui remonte aux années 1970, au moment où l’ensemble des ressorts de croissance se sont cassés avec la crise pétrolière ». « Depuis, nous nous sommes mentis à nous-mêmes, entretenant une illusion de croissance par la dette, comme un sportif malade se dope pour améliorer ses performances à la veille d’une compétition », regrette-t-il. « On ne fait rien, de peur de mal faire. On dit toujours, on ne fait jamais, à droite comme à gauche », continue-t-il. Or, « dans une situation exceptionnelle, il faut des réponses exceptionnelles, vouloir le changement et mener des politiques de croissance », assure le banquier qui prend l’exemple de l’Italie, où « un nouveau premier ministre (Matteo Renzi, ndlr) a mis en place un plan de relance d’environ 100 milliards d’euros, l’opposé d’une politique d’austérité ». Sans quoi la France s’expose à « un risque de déclassement en Europe et dans le monde ». Un scenario qui mettrait en péril la démocratie car « quand les démocrates sont incapables de répondre à la crise, le risque, c’est la montée des extrémismes politiques et des fanatismes religieux », ajoute-t-il.

 




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