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Coronavirus: L’Europe menacée par ses contradictions et son immobilisme

Coronavirus: L’Europe menacée par ses contradictions et son immobilisme

 

 

 

 

La propagation exceptionnelle du virus chinois en Europe démontre une fois de plus l’absence de réalité politique de l’union européenne. Cela confirme que l’Europe n’est qu’une zone de libre-échange, une zone de business sans aucune orientation sur les autres enjeux stratégiques comme  la politique étrangère, la santé, la recherche ou encore l’investissement. L’union européenne n’est d’accord seulement que  pour échanger des marchandises mais ses  membres se replient à la première difficulté au nom de la philosophie du chacun pour soi. Ainsi sous le poids de ces différentes contradictions l’Europe est-elle devenue désormais l’épicentre de l’épidémie du Coronavirus d’après l’organisation mondiale de la santé. L’Europe est désormais l’épicentre de l’épidémie de coronavirus partie de Chine, qui a fait plus de 5.000 morts à travers le monde, a déclaré vendredi l’Organisation mondiale de la santé.

Plus de 132.000 cas ont été recensés dans 123 pays depuis l’apparition du virus Covid-19 dans la ville de Wuhan en fin d’année dernière, a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse “virtuelle” à Genève.

“L’Europe est désormais devenue l’épicentre de la pandémie avec davantage de cas et de décès rapportés que dans le reste du monde à l’exception de la Chine”, a-t-il ajouté. Ainsi par exemple on était complètement incapable de contrôler la mobilité internationale principale véhicule du virus. Chaque pays décide de ses propres mesures. Ne parlons pas des conséquences économiques qui sont abordées de la même manière de façon très éclatée. Sans parler de l’immobilisme de la banque centrale européenne qui s’agenouille devant l’orthodoxie allemande pour ne pas prendre les mesures que toutes les autres banques centrales ont presque toutes décidées.

Municipales: LREM explose avec ses dissidences

  • Municipales: LREM explose avec ses dissidences
  • Le parti du président s’apprête à recevoir une claque monumental aux municipales avec souvent des résultats complètement insignifiants pour un parti au pouvoir. Plusieurs facteurs explicatifs à cela. D’abord la république en marche en tant que parti a toujours été une structure vide dirigée de manière très centraliste et sans véritable relais sur le terrain. En tout cas avec des structures sans aucun pouvoir est managées  par des référents à la botte de la direction. Le second élément , c’est que la république en marche ne s’est pas du tout implantée localement. Elle manque cruellement de représentants locaux, même ses députés ne pèsent pas grand-chose sur le terrain. Pas étonnant,  ils ont été recrutés par petites annonces sur Internet et n’émanent pas politiques ou culturelles. Plutôt amateur qui ont tenté une aventure politique personnelle sans aucune vraie connaissance des réalités socio-économiques et sans vrai convictions.
  •  Quelques structures locales se sont quand même mises en place mais la contradiction, c’est que souvent les candidats potentiels de ces structures locales ont été écartés soient au profit d’alliances douteuses soient au profit de parachutages de responsables nationaux. Résultat,  il y a au moins autant de candidats dissidents que de candidats officiels dans la république en marche.
  •  La république en marche présentera seulement 256 mais allant soutiendra bien davantage compte tenu de la faiblesse de ses chances électorales. La république en marche et l’avantage d’une force d’appoint qu’une force d’entraînement. Nombre de ténors entre parenthèses députés par exemple n’obtiendront dans plusieurs municipalités que le score très modeste de l’art de 5 % ! LaStanislas Guerini, avait fixé comme objectif de «démultiplier le nombre d’élus locaux En Marche! et de faire élire 10.000 conseillers municipaux». Rappelons qu’aujourd’hui, ce sont moins de 5 000 conseillers municipaux qui ont rejoint En Marche!. Pour atteindre cet objectif, les grandes villes qui ont grandement contribué au succès de LREM lors des scrutins présidentiel et européen sont au cœur de sa stratégie municipale.
  • Dans un contexte de campagne municipale où jamais les mentions de parti politique n’avaient à ce point disparu des affiches, tracts, professions de foi et discours des candidats, le spectre de «l’étiquette honteuse» semble désormais toucher LREM. En effet, le parti a décidé d’investir au total seulement 260 listes (47 %) et d’en soutenir 298 autres

Croissance : la BCE fait semblant d’abaisser ses prévisions pour 2020 et 2021

Croissance : la BCE fait semblant d’abaisser ses prévisions  pour 2020 et 2021

 

La Banque centrale européenne semble surtout se signaler par son immobilisme. On attendait beaucoup d’elle afin qu’elle manifeste comme d’autres banques centrales son intention de vraiment soutenir l’économie face au krach qui se prépare. La BCE n’a pas dit grand-chose elle a même fait semblant de rectifier ses perspectives économiques pour les diminuer de 0,3 % pour cette année.

Des projections complètement obsolètes dans la mesure où les conséquences probables de la crise actuelle amèneront la destruction de toutes croissance. En gros la zone euro va perdre les 1 % prévus en 2020 et tutoyer la stagnation voir la régression dans certains pays. Ce sera notamment le cas de la France mais sans doute aussi celui de l’Allemagne encore plus affectée par le choc en baisse des échanges internationaux. Dans la croissance a diminué de moitié.- La banque centrale européenne revoit donc a minima la correction de ses perspectives économiques.

La BCE s’attend maintenant à une croissance de l’économie de la zone de 0,8% cette année, contre 1,1% prévu antérieurement, et de 1,3% pour l’année prochaine, contre 1,4%. L’institut d’émission a confirmé sa prévision de croissance pour 2022, à +1,4%. Christine Lagarde, présidente de la BCE, a déclaré que les risques pesant sur ces perspectives étaient “clairement à la baisse” et que l’épidémie de coronavirus avait ajouté un élément négatif “significatif”.

“La croissance en zone euro devrait reprendre son essor à moyen terme”, a-t-elle ajouté lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion de politique monétaire au cours de laquelle la BCE a laissé ses taux directeurs inchangés. Les projections d’inflation sont restées inchangées à 1,1%, 1,4% et 1,6%.

Madame Fillon a oublié ses travaux de collaboratrice parlementaire !

Madame  Fillon a oublié ses travaux de collaboratrice parlementaire !

Pour résumer en dépit des nombreuses questions du tribunal, madame Fillon a complètement oublié la nature précise des travaux effectués au titre de collaboratrice parlementaire de son mari. Elle a aussi été incapable d’en produire la moindre preuve matérielle. Pour résumer elle lisait le journal local soi-disant pour en faire une revue de presse qui n’a jamais été retrouvée et elle relisait les discours de Fillon dans la réécriture n’a jamais non plus été retrouvée. Évidemment, une escroquerie qui aura duré de 1986 à 2013. Il est même vraisemblable qu’elle n’était pas même au courant de l’existence de son statut de collaboratrice de son mari. On objectera qu’elle n’est pas la seule épouse proche d’un parlementaire qui pour arrondir ses fins de mois en poche les salaires prévus pour rémunérer les assistants.

Celle qui a épousé François Fillon en 1980 a expliqué avoir rempli des tâches “ponctuelles et précises” telles que la gestion du courrier et de “petites revues de presse sur la partie purement locale de la circonscription pour qu’il soit au courant des évènements dans chaque village, chaque commune.”

Penelope Fillon a dit qu’elle n’avait pas de badge d’accès au Palais-Bourbon car elle “travaillai[t] dans la circonscription.” Elle a eu plus de mal à expliquer une baisse de salaire de 30% en 1988 ou la gestion de ses congés payés, qu’elle ne prenait pas. “Je ne m’occupais pas du détail administratif du contrat, c’était mon mari”, a-t-elle rapporté d’une petite voix mâtinée d’accent britannique.

Le ministère public a dit voir de l’embarras dans les réponses de la discrète épouse de l’ancien Premier ministre, projetée dans la lumière par cette affaire.

“Nous avons mal pour vous de ce côté de la barre”, a dit l’un des procureurs, faisant toutefois remarquer à la prévenue qu’elle avait touché “neuf fois le Smic pour organiser le secrétariat” de son mari.

Prenant la parole ensuite, un François Fillon combatif a expliqué que le travail de sa “collaboratrice” d’épouse consistait à “superviser l’agenda”, la “masse considérable” du courrier et surtout “être présente sur le terrain” dans la Sarthe tandis que son mari passait la semaine à Paris. “Elle m’a conseillé. Il n’y a pas un discours dans ma carrière politique qui n’ait pas été relu par Penelope”, a-t-il affirmé.

Quant au montant des rémunérations, elles se décidaient “en fonction des disponibilités de l’enveloppe parlementaire”, dans le respect du “règlement de l’Assemblée”, s’est-il défendu.

Dans son propos liminaire devant le tribunal, François Fillon a insisté sur les “dégâts irréparables” commis par cette affaire, qui avait éclatée en janvier 2017, dans la dernière ligne droite de la course à l’Elysée où il partait favori.

“J’ai déjà été condamné sans appel il y a trois ans par un tribunal médiatique (…) avec un objectif clair : m’empêcher de concourir dans des conditions normales à l’élection présidentielle”, a dit l’ancien chef du gouvernement, aujourd’hui âgé de 65 ans et retiré de la vie politique.

“Quelle que soit la décision que vous prendrez, les dégâts sont irréparables” a-t-il poursuivi, évoquant notamment “le courant de pensée” qu’il représente.

François Fillon est notamment poursuivi pour détournement de fonds publics, un chef d’accusation pour lequel il risque 10 ans d’emprisonnement et de lourdes amendes. Son épouse est jugée pour complicité et recel de détournement de fonds publics et recel d’abus de biens sociaux. Marc Joulaud est poursuivi pour détournement de fonds publics.

Villani impose ses conditions à Buzyn

Villani impose ses conditions à Buzyn 

Il se confirme que Villani veut imposer ses conditions à Buzyn . Buzyn elle-même le reconnaît et le regrette. Le problème c’est qu’elle n’a guère de réserves de voix et que la très faible hypothèse d’un succès aux élections municipales de Paris passe par les fourches caudines de Villani, le pestiféré de la république en marche qui a même été exclu. Aujourd’hui évidemment il revient un peu en grâce pour sauver ce qui peut l’être de l’héritage de Griveaux .. Dans un entretien fleuve au Parisien de mercredi 19 février, Agnès Buzyn explique avoir «tendu la main» à Cédric Villani. «Mais il a posé des conditions strictes : ce n’est pas comme cela que je travaille. Je ne suis pas dans le rapport de force. Et là, il a posé un rapport de force», regrette l’ancienne ministre de la Santé. Comme l’avait révélé Le Figaro , les deux candidats s’étaient appelés dès dimanche. Le mathématicien avait demandé à son adversaire de s’aligner sur les principales propositions de son programme, dont «l’agrandissement de Paris». Il avait également exigé qu’elle donne un signe en faveur de «l’ouverture à un accord de second tour avec les Verts pour réaliser les conditions de l’alternance sur une base écologiste et progressiste».

.Il est clair que Villani ne veut pas jouer les roues de secours pour sauver le soldat la république en marche lors des élections municipales de Paris. Il n’a pas pour autant rejeté toute hypothèse d’un rapprochement avec le parti dont il a été exclu mais cela à des conditions draconiennes qui en fait condamnent   Buzyn.

D’abord la nouvelle candidate de la république en marche devra abandonner les mesures phares un peu fumeuses de Griveaux ( les 100 000 € accordés aux candidats à l’accession à la propriété ou encore le déménagement de la Gare de l’Est en campagne, en tout cas qu’en banlieue). Ensuite , Cédric Villani veut de vrais engagements en matière environnementale et agrandir Paris d’une vingtaine de communes.

 

Le point clé, c’est  l’accord qu’il impose au second tour avec les écologistes de telle sorte que Villani soit en position de prendre la tête de cette alliance. Rien n’est certain pour lui; par contre, ce qui est indiscutable, c’est que Buzyn  sera forcément éliminée comme candidate possible à la mairie de Paris.

Villani « pose ses conditions » pour enfoncer Buzyn

Villani « pose ses conditions » pour enfoncer  Buzyn

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Il est clair que Villani ne veut pas jouer les roues de secours pour sauver le soldat la république en marche lors des élections municipales de Paris. Il n’a pas pour autant rejeté toute hypothèse d’un rapprochement avec le parti dont il a été exclu mais cela à des conditions draconiennes qui en fait condamnent   Buzyn. D’abord la nouvelle candidate de la république en marche devra abandonner les mesures phares un peu fumeuses de Griveaux ( les 100 000 € accordés aux candidats à l’accession à la propriété ou encore le déménagement de la Gare de l’Est en campagne, en tout cas qu’en banlieue). Ensuite , Cédric Villani veut de vrais engagements en matière environnementale et agrandir Paris d’une vingtaine de communes. Le point clé, c’est  l’accord qu’il impose au second tour avec les écologistes de telle sorte que Villani soit en position de prendre la tête de cette alliance. Rien n’est certain pour lui; par contre, ce qui est indiscutable, c’est que Buzyn  sera forcément éliminée comme candidate possible à la mairie de Paris.

Le projet du député de l’Essonne comprend un plan d’investissements de cinq milliards d’euros pour l’écologie sur la mandature et l’agrandissement de Paris via l’intégration d’une vingtaine de communes voisines d’ici 2030.

D’un point de vue politique, Cédric Villani a évoqué avec Agnès Buzyn “l’ouverture à un accord de second tour avec les Verts pour réaliser les conditions de l’alternance sur une base écologiste et progressiste”.

Représenté par David Belliard, le camp d’Europe Ecologie-Les Verts est pour l’instant crédité de près d’une quinzaine de points dans les sondages d’opinion.

La FED maintient ses taux

La FED  maintient ses taux

Finalement comme la plupart des banques centrales, la Fed a décidé de ne rien changer pour l’année en cours au motif qu’il n’y a pas de signe suffisant d’affaiblissement de l’économie même si la centrale américaine reconnaît un tassement notamment de la consommation des ménages. Comme dans la plupart des autres régions, l’industrie manufacturière est aussi à la peine. Cependant il n’y a pas d’urgence car l’inflation est contenue aux États-Unis autour de 1,5 % un objectif de 2 %.

Le taux directeur reste donc inscrit dans une fourchette comprise entre 1,5 et 1,75%. Des taux que le président américain juge excessif pour redonner du souffle à la croissance américaine. La décision a cependant été unanime au sein des membres du comité monétaire de la Fed, qui estime que cette politique monétaire doit notamment permettre à l’inflation de revenir à son taux cible de 2%, alors qu’elle est actuellement inférieure. L’inflation annuelle aux Etats-Unis était de 1,5% en novembre, selon l’indice PCE, le plus suivi par la Fed pour mesurer l’évolution des prix. Seul le secteur manufacturier est en récession, victime de la guerre commerciale avec la Chine. Sur ce front toutefois, la trêve consécutive à l’accord signé le 15 janvier par les deux puissances économiques apporte un vent d’optimisme sur les marchés. Mais alors que le Fonds monétaire international (FMI) prévoyait une reprise de la croissance mondiale cette année, les perspectives mondiales sont désormais assombries par l’épidémie du nouveau coronavirus, qui a fait plus de 130 morts en Chine. «Le coronavirus introduit une nouvelle forme d’incertitude. (…) Les ruptures dans la chaîne d’approvisionnement mondiale peuvent être importantes», a ainsi indiqué à l’AFP Diane Swonk, économiste en chef pour Grant Thornton. «Il est encore trop pour agir mais la Fed doit montrer qu’elle regarde cela de près», a-t-elle ajouté. Pour l’économiste Joel Naroff, le coronavirus influencera les décisions de la Fed «si cela affecte durablement les marchés et s’il y a des signes clairs de ralentissement de l’économie».

Retraites: Édouard Philippe, englué dans ses contradictions responsable de la pagaille

Retraites: Édouard Philippe, englué dans ses contradictions  responsable de la pagaille

 

On peut évidemment s’étonner de l’entêtement Édouard Philippe qui a favorisé l’installation d’une chienlit sociale en France qui risque de durer comme celle des gilets jaunes. La question n’est ni sociale, ni financière. Elle est politique. Pour l’instant Édouard Philippe ne joue pas son rôle de fusible vis-à-vis du mécontentement de nombre de Français dont la plupart souhaitent toujours le retrait de la réforme.

 

Ce mécontentement affecte surtout la popularité de Macron, une popularité déjà faible mais qui va s’écrouler dans les prochains sondages si l’on en juge par exemple par le peu de crédibilité qui lui est accordée après son fastidieux exercice des vœux de fin 2019. La lutte politique est clairement engagée entre Macron et Édouard Philippe. Édouard Philippe sait bien qu’il ne pourra demeurer Premier ministre jusqu’en 2022. Pour redonner un peu de souffle  à un gouvernement particulièrement amorphe, Macron devra peut-être après les élections municipales, changer son gouvernement. Édouard Philippe veut partir avec une image de marque de réformateur  beaucoup plus déterminé que Macron qui cultive trop son ambigu en même temps.

 

Édouard Philippe qui appartient toujours au parti des républicains n’aura aucune difficulté à imposer sa légitimité auprès des électeurs de droite. Or Macron qui a perdu ses soutiens de gauche qui ont permis son élection court lui aussi uniquement après ces électeurs de droite en espérant aspirer le sang électoral des républicains voire de l’extrême droite. Macron est clairement devenu d’évolution en évolution, le président de la droite. Édouard Philippe sait bien que le pouvoir usera Macron d’autant plus que l’intéressé se réfugie toujours dans une posture hautaine voir méprisante vis-à-vis de ceux  qui ne sont pas d’accord avec lui;  actuellement les 70 % qui contestent sa politique économique et sociale. Édouard Philippe, comme souvent pour les Premiers ministres de la Ve République, se positionne donc dans l’hypothèse d’un après Macron qui pourra intervenir évidemment en 2027 mais peut-être en 2022 si l’environnement économique et politique se dégrade encore davantage.

 

Édouard Philippe ne lâchera donc pas cet âge pivot, c’est sa posture, son totem politique. Certes, il pourra l’habiller pour faire quelques exceptions mais ne lâchera rien sur ce terrain quitte à partir mais avec l’étendard du réformateur radical que la droite attend depuis Sarkozy. Certains politologues considèrent  qu’Édouard Philippe est sincère en voulant articuler la réforme systémique  avec la réforme paramétrique, qu’il veut préserver l’avenir du système. En réalité ce qu’il veut préserver, c’est son propre avenir politique car on sait bien que le pouvoir politique, comme d’habitude, sera amené à revoir sa réforme des retraites tous les cinq ans en raison notamment du trop grand nombre d’incertitudes sur l’évolution des paramètres.

 

Jean-Paul Delevoye, discrédité par ses liens avec les lobbys

Jean-Paul Delevoye, discrédité par ses liens avec les  lobbys 

 

E. Philippe maintient toute sa confiance à Delevoye pourtant discrédité par ses liens avec les lobbys notamment d’assurances ( d’où la confirmation du soupçon de substitution de la capitalisation à une partie du régime de répartition;  pour parler simplement les Français devront s’assurer pour le complément de retraites auprès des banques et des assurances°). Décidément, il semble qu’il y ait une sorte de malédiction autour des proches de Macron puisque le Haut commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, aujourd’hui ministre, vient d’être à trois reprises pris la main dans le sac des conflits d’intérêts. D’une part avec un organisme sans but lucratif mais une sorte de lobby des assurances, d’autre part dans un organisme, également lobby des assurances, où  là il touchait  une rémunération de plus de 5368,38 par mois. Dernière affaire, vendredi, le site d’informations Capital a mis au jour un nouvel oubli de M. Delevoye, qui siège bénévolement depuis 2016 au conseil d’administration de la Fondation SNCF.  Une sorte de lobby  à vitrine humanitaire de la direction SNCF .

 

Ces affaires  viennent  compléter la longue liste de l’entourage de Macron impliqué dans des affaires douteuses ( le directeur de cabinet de Macron, le président de l’assemblée nationale, Benalla, Macron lui-même avec les conditions de financement de sa campagne, plusieurs autres ministres qui ont dû démissionner et notamment François de Rugy). En cause, évidemment la proximité du personnel politique de la majorité avec les intérêts financiers qui ont soutenu et porté Macron au pouvoir. On a évidemment un peu de mal à croire que Delevoye avait considéré certaines  activités comme accessoires. En général, le français moyen n’oublie pas un accessoire de rémunération de 5368,38 euros mensuels !  Fragilisé après les révélations de ses liens avec le monde de l’assurance, Jean-Paul Delevoye a décidé mardi de quitter ses fonctions au sein du groupe de formation IGS. Il s’est engagé à rembourser les «sommes perçues» si elles étaient jugées «incompatibles» avec sa fonction de haut-commissaire aux retraites, a-t-il indiqué à l’AFP.

 

«À ce jour, compte tenu des suspicions que certains n’ont cessé d’alimenter, j’ai mis un terme à toutes mes activités et je suis au clair par rapport à cela», a déclaré sans plus de détail Jean-Paul Delevoye devant l’Assemblée nationale, en réponse à une question du député LFI Adrien Quatennens. Et d’ajouter : «Tout mon parcours prouve mon souci de transparence et de respect des lois.» Jean-Paul Delevoye «a procédé ce matin à un réexamen de sa situation personnelle et a choisi de quitter ses fonctions au sein du groupe IGS (fédération d’associations indépendantes à but non-lucratif, ndlr)» avait annoncé son entourage mardi, peu avant son intervention.

Cela met fin à sa présidence du think thank  »Parallaxe » de HEP Éducation. Un poste qu’il occupait depuis 2017, et pour lequel il a perçu une gratification en 2018 et 2019 à hauteur de 5368,38 euros mensuels. Total par an : 64.420 euros net, selon sa déclaration d’intérêts mise en ligne sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Si cette instance «estime que mes activités à l’IGS étaient incompatibles avec l’exercice de mes fonctions je procéderai au remboursement des sommes perçues», a assuré le haut-commissaire à l’AFP en fin d’après-midi.

 

Selon l’article 23 de la Constitution, «les fonctions de membre du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à caractère national et de tout emploi public ou de toute activité professionnelle». Pour rappel, Jean-Paul Delevoye est entré au gouvernement en septembre.

 

Accusé de conflit d’intérêts avec le milieu des assurances, Jean-Paul Delevoye avait déjà quitté ses fonctions d’administrateur bénévole d’un institut de formation du secteur, l’Ifpass (Institut de formation de la profession de l’assurance), qu’il occupait depuis 2016. L’homme aux manettes de la réforme des retraites s’était défendu auprès du Parisien, qui avait révélé l’affaire lundi 9 décembre, en affirmant qu’il s’agissait d’une «omission par oubli». Dans un communiqué, le chiraquien avait précisé avoir été «nommé administrateur de l’Ifpass (…) par le conseil d’administration de l’IGS» et n’avoir assisté «qu’à trois conseils d’administration» depuis sa nomination comme haut-commissaire à la réforme des retraites en octobre 2017, la dernière fois «en décembre 2018».

Pas de quoi apaiser l’opposition. «M. Delevoye déclare jusqu’à la plus insignifiante de ses fonctions bénévoles» comme la présidence de la Chartreuse de Neuville, une association des orchestres nationaux, «mais oublie de déclarer ses liens avec le monde de l’assurance», s’est indigné Adrien Quatennens à l’Assemblée. «Vous voulez faire avaler au pays une réforme au service des assureurs des banques et des fonds de pension», a-t-il ajouté.

Dans sa déclaration d’intérêts, Jean-Paul Delevoye mentionne en revanche sa fonction de président de Parallaxe  (société d’assurances). Y figure aussi, concernant ses activités passées, entre 2016 et 2017, une fonction de conseiller du délégué général d’IGS (25.000 euros net en 2016 et 40.000 euros net en 2017).

L’action des gilets jaunes victime de ses leaders

L’action  des gilets jaunes victime de ses leaders

 

 

Dernier sursaut d’un mouvement qui se meurt ce week-end ; sans doute aussi dernières violences.   Le soutien aux manifs des gilets jaunes a basculé en raison des dérives de certains leaders : Dérives extrémistes, dérives politiques et dérives personnelles sans parler des violences qui ternissent le mouvement. Certes, les gilets jaunes  bénéficient encore d’un certain soutien mais une  majorité condamne les manifestations.  Les  principaux leaders radicaux des gilets jaunes ont  tué le mouvement.  Finalement, certains leaders autoproclamés n’ont pu résister au parfum médiatique très éphémère qui peut donner l’impression à un individu d’atteindre la notoriété éternelle et de prétendre au rôle de leader majeur dans la société. Malheureusement, ils sont tombés dans le piège du système qu’ils dénoncent eux-mêmes, celui de la personnalisation, de la médiatisation et du star-system. Ils ont d’abord largement dénaturé la nature et l’objet du mouvement fondé sur une revendication de justice sociale et de justice fiscale. Cela pour y substituer des revendications plus politiques notamment l’illusoire référendum d’initiative citoyenne qui se substituerait au fonctionnement démocratique actuel. Certes un fonctionnement très critiquable mais qui appelle des transformations autrement plus élaborées que le seul recours à un référendum. Les  leaders autoproclamés ont certes encore des soutiens  mais ce sont essentiellement les plus radicaux. Plus la mobilisation s’affaiblit et plus le mouvement se radicalise, ce  qui du coup décourage les plus modérés. Tout cela se termine en général par des actions  qui ne reposent plus que sur les plus extrémistes. Un phénomène bien connu dans le mouvement social : plus l’action devient minoritaire et plus on propose des formes d’action dure et cela jusqu’à l’extinction des forces. Bref, le contraire d’une gestion responsable d’une action collective. En plus du caractère extrémiste et d’une  idéologie sulfureuse anarcho , gauchiste et populiste,  il faut noter  leur grande insuffisance en matière de connaissances économiques, sociales  , voire sociétales. Tout cela débouchant  sur des expressions particulièrement confuses et contradictoires. Bref, le costume de leader politique est un peu grand pour eux. Il est surtout trop neuf; On ne s’improvise leader national quand il faut ailleurs de l’ordre de 10 ans pour former un responsable compétent ailleurs. ( on objectera que Macron lui-même et se députés se sont dispensés d’apprentissage politique, ceci expliquant aussi cela!). Aujourd’hui, l’opinion publique n’approuve plus les manifestations répétées chaque week-end non seulement en raison des violences mais aussi du manque total de perspective de ce mouvement conduit de manière totalement anarchique et irresponsable. Finalement la très grande majorité des gilets jaunes avait bien raison de se méfier de tous les leaders autoproclamés et de leur dérive. Le mouvement des gilets jaunes méritait mieux.

Le mouvement des gilets jaunes victime de ses leaders

Le mouvement des gilets jaunes victime de ses leaders

 

 

Dernier sursaut d’un mouvement qui se meurt ce week-end ; sans doute aussi dernières violences. pour  Le soutien aux manifs des gilets jaunes a basculé en raison des dérives de certains leaders : Dérives extrémistes, dérives politiques et dérives personnelles sans parler des violences qui ternissent le mouvement. Certes les gilets jaunes  bénéficient encore d’un certain soutien mais une  majorité condamne les manifestations.  Les  principaux leaders radicaux des gilets ont  tué le mouvement.  Finalement, certains leaders autoproclamés n’ont pu résister au parfum médiatique très éphémère qui peut donner l’impression à un individu d’atteindre la notoriété éternelle et de prétendre au rôle de leader majeur dans la société. Malheureusement, ils sont tombés dans le piège du système qu’ils dénoncent eux-mêmes, celui de la personnalisation, de la médiatisation et du star-system. Ils ont d’abord largement dénaturé la nature et l’objet du mouvement fondé sur une revendication de justice sociale et de justice fiscale. Cela pour y substituer des revendications plus politiques notamment l’illusoire référendum d’initiative citoyenne qui se substituerait au fonctionnement démocratique actuel. Certes un fonctionnement très critiquable mais qui appelle des transformations autrement plus élaborées que le seul recours à un référendum. Les  leaders autoproclamés ont certes encore des soutiens  mais ce sont essentiellement les plus radicaux. Plus la mobilisation s’affaiblit et plus le mouvement se radicalise, ce  qui du coup décourage les plus modérés. Tout cela se termine en général par des actions  qui ne reposent plus que sur les plus extrémistes. Un phénomène bien connu dans le mouvement social : plus l’action devient minoritaire et plus on propose des formes d’action dure et cela jusqu’à l’extinction des forces. Bref le contraire d’une gestion responsable d’une action collective. En plus du caractère extrémiste et d’une  idéologie sulfureuse anarcho , gauchiste et populiste,  il faut noter  leur grande insuffisance en matière de connaissances économiques sociales voir sociétales des responsables. Leur expression est particulièrement confuse et contradictoire. Bref, le costume de leader politique est un peu grand pour eux. Aujourd’hui l’opinion publique n’approuve plus les manifestations répétées chaque week-end non seulement en raison des violences mais aussi du manque total de perspective de ce mouvement conduit de manière totalement anarchique et irresponsable. Finalement la très grande majorité des gilets jaunes avait bien raison de se méfier de tous les leaders autoproclamés et de leur dérive. Le mouvement des gilets jaunes méritait mieux.

 

La FDJ désigne ses futurs administrateurs avant la privatisation !

La FDJ désigne ses futurs administrateurs avant la privatisation !

La France manifeste une curieuse application du capitalisme, ainsi a-t-elle désigné les futurs administrateurs de la  FDJ avant même la privatisation. Le signe sans doute qu’il s’agit d’une privatisation sous la houlette étatique alors  que le ministre de l’économie avait annoncé une occasion de démocratiser le capital. Les actionnaires de l’entreprise ont désigné ce lundi de nouveaux membres du conseil d’administration, qui devront épauler la PDG Stéphane Pallez une fois la privatisation achevée. Parmi eux figurent l’ancien patron de Pernod Ricard ou la directrice générale adjointe d’Orange. Bref dans le capitalisme français on s’arrange entre amis pour se partager les postes et les jetons de présence des conseils d’administration. De fait,  la plupart des administrateurs se tiennent  par la barbichette et les conseils d’administration ne sont le plus souvent que des chambres d’enregistrement des décisions des directions générales. Il faut d’ailleurs avoir été administrateur de société pour se rendre compte à quel point ces conseils d’administration sont souvent formels. En deux heures tout au plus, parfois beaucoup moins, des décisions très stratégiques sont entérinées avec un débat bâclé. Évidemment chaque administrateur espère en retour que des collègues présents dans sa propre société se montreront également bienveillants. Le plus grave évidemment ,c’est que les assemblées générales n’ont également que très peu de pouvoirs sauf situation exceptionnelle. Elles aussi sont là pour entériner bilan et orientation d’un conseil d’administration lui-même  sous la tutelle de direction générale. Bref le capitalisme à la française présente des structures de pouvoir inversées.

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! »: Trump écrit à Erdogan pour ses propres électeurs

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! »: Trump écrit à Erdogan pour ses propres électeurs

Pratiquement tous les médias se sont étonnés des termes employés dans la lettre envoyée par Trump à Erdogan. En fait comme d’habitude, c’est une lettre très simpliste voire caricaturale mais qui s’adresse essentiellement aux  électeurs de Trump. La première décision, fondamentale celle là, du retrait des troupes US de la Syrie était destinée à satisfaite les électeurs de Trump qui partage le slogan «  l’Amérique d’abord » ; Donc le désengagement progressif de tous les conflits internationaux. La seconde lettre a le même objectif, rassurer les naïfs de son propre camp, un peu récalcitrants vis-à-vis de ce retrait,  avec des promesses de blocus économique. Et chez les lecteurs de Trump (comme aussi ailleurs hélas), plus c’est gros plus ça passe ; c’est du langage de bistrot pour des partisans sociologiquement proches de la clientèle de bistrot.

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! »: ce langage fort peu diplomatique est donc celui employé dans une lettre adressée par le président américain Donald Trump à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

« Trouvons un bon accord », suggère Donald Trump dans cette missive de quatre paragraphes dévoilée mercredi mais datée du 9 octobre, dont l’authenticité a été confirmée à l’AFP. Elle a donc été adressée au président turc le jour où il a lancé ses troupes à l’assaut des Kurdes dans le Nord de la Syrie.

« Vous ne souhaitez pas être responsable du massacre de milliers de personnes, et je ne veux pas être responsable de la destruction de l’économie turque – ce que je ferais (si nécessaire) », écrit le président américain.

« L’Histoire vous jugera d’un oeil favorable si vous agissez de façon juste et humaine. Elle vous considérera à jamais comme le diable si les choses se passent mal », met en garde Donald Trump sans autre précision.

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! », conclut le locataire de la Maison Blanche. « Je vous téléphonerai plus tard ».

Taxe carbone : la Cour des comptes à côté de ses pompes

Taxe carbone : la Cour des comptes à côté de ses pompes

 

 

La Cour des Comptes bénéficie en général d’une bonne image de marque quant à ses capacités d’expertise sur les données financières du pays. Par contre, quand elle s’éloigne parfois de son champ  habituel d’intervention elle a un peu tendance à fumer la moquette. Témoin la  prise de position de la Cour des Comptes pour rétablir la « taxe carbone »-« La France ne peut faire autrement si elle veut atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, » explique un rapport. Ces  « experts »  resservent donc le plat  de cette fiscalité. Une taxe  qui serait de nature à favoriser  la transition écologique. Une vision fiscaliste de l’environnement. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer, mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulé par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecter  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Quant à celle de la cour des comptes, elle se limite –et ce n’est pas rien- aux comptes financiers du pays.

 

HOMOPHOBIE : LE GRAËT (FEDERATION de FOOTBALL) : à côté de ses pompes

HOMOPHOBIE : LE GRAËT (FEDERATION de FOOTBALL) : à côté de ses pompes 

 

Visiblement, il serait temps que le président de la fédération française de football prenne sa retraite du fait de ses prises de position particulièrement discutables. Très récemment, ce président s’est prononcé en faveur de la réintroduction de la vente d’alcool dans les stades. Évidemment pour des questions d’argent concernant essentiellement le monde professionnel. Quand on connaît une partie de la sociologie des supporters il y a lieu de craindre en même temps le retour de violences qui dans certains cas ont d’ailleurs fait des morts. Cette fois le président de la fédération de football considère qu’il n’est pas utile d’arrêter les matchs en cas de manifestation homophobe. Des manifestations homophobes qui viennent s’ajouter à des insultes racistes indignes. Roxana Maracineanu n’a pas apprécié les propos de Noël Le Graët. Dans des propos relayés sur BFMTV, la ministre des Sports a réagi aux propos du président de la FFF, ce mardi sur France Info, ne souhaitant pas interrompre les matchs pour des actes homophobes: « La position que Noël Le Graët a prise, en faisant une différence entre homophobie et racisme, elle est erronée, a-t-elle analysé. En ce qui me concerne, je reste sur mes positions. Je n’ai jamais dit que le football était homophobe, que c’était à lui de résoudre le problème de l’homophobie dans la société. »

La membre du gouvernement ne compte pas courber l’échine face au président de la FFF. « On l’incite fortement à prendre sa part de responsabilités, de lutter contre les discriminations de manière générale car ce que nous avons entendu dans les chants homophobes, cela se passe dans un stade de football », a fini Roxana Maracineanu. Le co-président de SOS Homophobie Jérémy Faledam a lui aussi commenté les propos de Noël Le Graët, les estimant « extrêmement dérangeants » car « il hiérarchise les discriminations ».

Erdogan provoque l’union européenne en continuant ses forages au large de Chypre

Erdogan  provoque l’union européenne en continuant ses forages au large de Chypre

 

Les immenses réserves de gaz au large de Chypre attisent les convoitises de la Turquie qui a entamé des forages en dépit de la législation internationale. L’Europe a évidemment réagi pour contester cette décision unilatérale de la Turquie. Cependant Erdogan qui ne se fait plus beaucoup d’illusions sans doute sur son entrée dans l’union européenne a déclaré qu’il continuerait d’exploiter cette ressource. Le problème est évidemment complexe puisqu’en fait Chypre et coupée en deux et que la république indépendante de ne couvre  que les deux tiers du territoire, l’autre partie étant  sous tutelle de fait  de la Turquie.

«L’UE qui a annoncé de prétendues mesures contre la Turquie. ne nous nuit pas à nous mais à elle-même», a affirmé Recep Tayyip Erdogan lors d’une conférence de presse à Ankara, retransmise à la télévision. «Nous poursuivons nos activités d’exploration et continuerons à le faire avec une détermination inchangée», a ajouté le chef d’Etat.

 

Bruxelles a adopté à la mi-juillet une série de mesures politiques et financières visant à sanctionner la poursuite de ces forages réalisés illégalement par la Turquie dans les eaux territoriales de Chypre malgré ses mises en garde. La mesure la plus lourde est une coupe de 145,8 millions d’euros dans les fonds européens dont devait bénéficier la Turquie en 2020.

La découverte ces dernières années de gigantesques gisements gaziers en Méditerranée orientale a aiguisé l’appétit de Chypre et de la Turquie, déclenchant un conflit entre ces deux Etats. Ankara, qui a déjà envoyé plusieurs navires de forage protégés selon elle par l’armée, estime que les ressources devraient être équitablement divisées entre les deux pays. Chypre rejette catégoriquement cette hypothèse, la jugeant «inacceptable».

PSA-Dongfeng : suppression de la moitié de ses effectifs chinois

PSA-Dongfeng : suppression de la moitié de ses effectifs chinois

Suppression de deux usines et de la moitié des effectifs en Chine chez  PSA Peugeot Citroën et son partenaire chinois Dongfeng

En cause le fait que Peugeot n’a jamais vraiment réussi à s’implanter en Chine (et au plan mondial) aussi le fait que le premier marché mondial tend à se tasser très sérieusement. Par ailleurs, cette décision tient compte aussi de la crise que va connaître le secteur automobile mondial à partir de 2020. La coentreprise Dongfeng Peugeot Citroën Automobiles (DPCA), basée dans le centre de la Chine à Wuhan, va diviser par deux le nombre de ses salariés pour le ramener à environ 4.000 via la fermeture d’un de ses quatre sites et la vente d’un autre. Selon le document, ces décisions sont le fruit d’un accord conclu le mois dernier entre Carlos Tavares, président du directoire de PSA, et Zhu Yanfeng, président de Dongfeng.

Les deux constructeurs ont refusé de commenter dans le détail les projets de restructuration de leur coentreprise. “Nous travaillons de concert avec tous nos partenaires pour améliorer les performances d’ensemble de nos activités en Chine (…)”, a dit

Si l’accord ne donne pas satisfaction, deux sources proches du constructeur français ont déclaré que cela pourrait inciter Carlos Tavares à mettre un terme au partenariat, vieux de 27 ans, avec Dongfeng, qui détient 12,2% de PSA. Voire de cesser toute activité en Chine.

“Nous sommes à deux doigts de devoir nous retirer du marché chinois. La situation est aussi grave que cela”, a dit une des sources.

PSA essaie d’améliorer ses performances en Chine dans des circonstances qui ne sont guère favorables pour l’ensemble des constructeurs. Après avoir été pendant des années la vache à lait du secteur avec des taux de croissance à deux chiffres, le marché automobile chinois s’est contracté en 2018 pour la première fois depuis les années 1990.

Et, sous le coup notamment des tensions commerciales sino-américaines, il devrait encore reculer de 5% cette année.

Mais avant même ce retournement, bon nombre de constructeurs occidentaux avaient commencé à éprouver des difficultés en Chine, en raison notamment d’une tendance des consommateurs du pays à privilégier des fabricants locaux.

Les problèmes de PSA en Chine remontent plus loin encore: cela fait quatre ans que les ventes du groupe s’effondrent sur le marché chinois et le groupe a déprécié de 400 millions d’euros sa participation dans DPCA, ramenant sa valorisation à 500 millions.

«Macron épouse les ambiguïtés de la Ve République, y compris dans ses aspects les plus sombres» (Marc Endeweld)

«Macron épouse les ambiguïtés de la Ve République, y compris dans ses aspects les plus sombres» (Marc Endeweld)

 

Marc Endeweld, journaliste d’investigation explique dans le journal l’Opinion l’opa de Macron sur la France et le rôle des réseaux. il traite de la conception très monarchique de Macron.  Il a publié en 2015 la première biographie d’Emmanuel Macron, L’ambigu Monsieur Macron, (Flammarion).

Votre livre décrit la stratégie déployée par Emmanuel Macron dans son ascension, puis à l’Elysée, consistant à « jouer » avec des réseaux déjà existants, et non à construire ses propres réseaux…

Quand Emmanuel Macron se lance à l’assaut de l’Elysée, il n’a ni expérience politique, ni expérience élective. Pour prendre le contrôle de l’Etat, il a donc méthodiquement récupéré les réseaux de ses concurrents, à gauche comme à droite. Il a effectué, avec sa femme Brigitte, un véritable travail de réseautage, mais cela va au-delà. Il ne s’est pas uniquement investi dans les réseaux du monde économique ou de Bercy, dont il était issu, mais aussi dans les réseaux de la défense, de la sécurité, de la diplomatie, ou de la Françafrique, ces réseaux qui traversent l’histoire de la Ve République. Le « en même temps ​» macronien lui a permis de récupérer ce qu’on appelle généralement les réseaux transversaux, qui ont toujours été utilisés par les partis traditionnels de gauche et de droite ces trente dernières années. Dans les coulisses, l’homme du « ​nouveau monde ​» s’est en réalité fortement appuyé sur « ​l’ancien monde ​».

 

En quoi cette stratégie est-elle exceptionnelle ?

Elle est exceptionnelle d’abord par sa rapidité : il est parvenu au pouvoir après à peine deux ans de réseautage proprement politique, avec les fameux dîners à Bercy par exemple. Ce qui est original ensuite, c’est qu’il ne dispose pas de parti traditionnel, comme les autres responsables politiques et donc pas de contre-pouvoir, y compris parmi ses sympathisants. Il est seul, avec ou face à ces réseaux, et surtout il n’existe pas de tampon entre l’Elysée et certaines personnes qui ont pu lui rendre des services au moment de son ascension. Bien sûr, il y a toujours eu des hommes de l’ombre dans la Ve, il y a toujours eu des réseaux particuliers, notamment dans la sécurité, le renseignement. Mais ce qui frappe chez Macron, c’est que, malgré sa jeunesse, il ne renouvelle pas la pratique du pouvoir, contrairement à ce qu’il avait promis aux Français lors de sa campagne de 2017. Au contraire, il épouse les ambiguïtés de la Ve République, y compris dans ses aspects les plus sombres, comme on a pu le voir avec l’affaire Benalla. Aussi, dès qu’il y a un incident, il se retrouve en première ligne. C’est un peu comme s’il manœuvrait une voiture sans amortisseurs : dès qu’il y a un choc sur la route, il est atteint directement.

On a beaucoup dit, au moment de l’affaire Benalla, qu’Emmanuel Macron n’avait pas de réseau dans la police. Est-ce le cas ?

Oui et non. Comme dans tous les ministères purement régaliens, il avait effectivement peu de réseaux. Mais place Beauvau, il s’est appuyé sur les réseaux historiques de Pierre Joxe, qui sont encore puissants trente ans après, et il a utilisé les réseaux Sarkozy. Macron a par exemple régulièrement reçu, pendant la campagne, les conseils d’Ange Mancini (N.D.L.R.: ancien coordonnateur national du renseignement auprès de l’Elysée). Pour autant, il s’est retrouvé en difficulté avec ce ministère. Il n’a pas réussi à contrôler entièrement cette administration. Peut-être parce qu’il n’a pas mis à Beauvau de ministres forts : Collomb n’avait pas de réel pouvoir, et le directeur de cabinet de Castaner a été choisi par l’Elysée. Plus généralement, Macron est un colosse aux pieds d’argile : il concentre beaucoup de choses sur sa personne ou sur l’Elysée, or il ne peut tout contrôler. Il est dans ce rêve de toute-puissance, mais dans ces institutions de la République complexes, c’est extrêmement difficile.

Vous consacrez un chapitre à l’Afrique : Emmanuel Macron met-il en œuvre une diplomatie parallèle en Afrique?

Je démontre que les réseaux de la Françafrique, notamment ceux de Sassou-Nguesso au Congo Brazzaville, ont parfois été en contact direct avec Macron, bien en amont de la présidentielle. C’est le cas de l’Algérie également : lors de son voyage à Alger de février 2017, derrière ses déclarations sur « ​les crimes contre l’humanité ​» qui ont attiré l’attention des médias, Emmanuel Macron a rencontré en coulisses les réseaux affairistes algériens, alors au pouvoir, sans prendre beaucoup de précautions. Ces oligarques autour de Bouteflika sont aujourd’hui en prison, du fait des événements. Mais j’ai surtout découvert qu’Alexandre Benalla était au cœur de réseaux qui ont aidé Macron sur l’Algérie, et qui, pour certains, sont « ​nouveaux ​» de l’aveu même d’un ancien responsable algérien. Cette « ​affaire Benalla ​» n’a donc pas qu’un volet russe, elle a aussi une clé algérienne.

« A l’heure du 2.0, Macron est un Président qui court-circuite beaucoup les jeux de pouvoir institutionnels, de par ses multiples prises de contact informelles, via la messagerie Telegram. Cela lui permet de récupérer en direct beaucoup d’informations »

Le Président a-t-il partie liée avec ces réseaux algériens qui l’ont aidé ?

En « ​off ​», beaucoup de mes interlocuteurs s’interrogeaient sur la gêne et le silence de l’Elysée ces derniers mois sur le dossier algérien. Macron a surtout un rapport de realpolitik en diplomatie, il ne fait pas de morale. Par exemple, comment expliquer autrement le fait que Sassou-Nguesso, plutôt mis à l’écart par François Hollande, ait pu participer en bonne place à une conférence diplomatique sur la Libye organisée par la France ? Par ailleurs, à l’heure du 2.0, Macron est un Président qui court-circuite beaucoup les jeux de pouvoir institutionnels, de par ses multiples prises de contact informelles, via la messagerie Telegram. Cela lui permet de récupérer en direct beaucoup d’informations. Les diplomates s’en plaignent. Le Quai se sent dépossédé par une pratique extrêmement personnelle et secrète d’Emmanuel Macron.

On a beaucoup présenté Emmanuel Macron comme le candidat, puis le Président, des grandes fortunes du CAC 40. Est-ce effectivement le cas, selon vous ?

Une phrase est revenue souvent dans mon enquête : « ​Macron séduit, il utilise, il jette ​». S’il est redevable à beaucoup de gens, il leur rend peu. Et s’il a profité de proximités avec des grands patrons, il n’a pas bénéficié du soutien de l’ensemble du CAC 40. Il ne faut pas oublier qu’à la présidentielle, une partie d’entre eux soutenait François Fillon. Le grand patronat est un univers divers : il ne faut pas sous-estimer les luttes internes et les intérêts contradictoires en son sein. Et paradoxalement, le candidat Macron, qu’on a présenté comme le candidat de la « ​nouvelle économie ​», n’a pas reçu suffisamment d’argent dans un premier temps ​​: fin 2016, il n’avait levé que 5 millions d’euros via les dîners de collecte et les dons sur internet. Enfin, certains grands patrons sont aujourd’hui assez déçus par la pratique du pouvoir d’Emmanuel Macron. Le climat social dans le pays s’est extrêmement dégradé avec les Gilets jaunes. Ils s’aperçoivent qu’un homme seul, y compris dans le cadre de la Ve République, ne peut avoir toutes les solutions aux blocages du pays.

 

 

 

Investissements étrangers : la Chine ouvre ses portes, pourquoi ?

Investissements étrangers : la Chine ouvre ses portes

 

Il faut que la Chine soit vraiment en mauvaise posture économique pour envisager la pénétration de capitaux étrangers presque sans limite. Aujourd’hui les capitaux étrangers ne peuvent s’investir que dans des co entreprises et en restant minoritaires avec au plus 49 % des actions. Dans le même temps évidemment la Chine ne se prive pas d’investir à peu près partout et sans condition. Le problème nouveau c’est l’écroulement de la croissance en raison du tassement économique mondial d’une part, aussi des actions punitives réciproques entre les États-Unis et la Chine. On ne peut faire on ne peut guère faire confiance aux chiffres officiels de la Chine qui ont tous des caractères très politiques. On peut cependant supposer qu’à erreur constante cela donne une indication des tendances. Or ces tendances sont très mauvaises. Preuve du net refroidissement économique, l’activité manufacturière en Chine s’est nettement contractée en juin, selon un indice indépendant publié lundi, au moment où les tensions commerciales entre Pékin et Washington s’exacerbaient sur fond de nouvelles surtaxes douanières réciproques. L’indice des directeurs d’achat (PMI) pour le secteur manufacturier, calculé par le cabinet IHS Markit pour le groupe de médias Caixin, s’est établi à 49,4 en juin, contre 50,2 le mois précédent. Il s’agit de son plus bas niveau depuis quatre mois. Un chiffre supérieur à 50 témoigne d’une expansion de l’activité et, en deçà, d’une contraction.

Ce résultat est inférieur aux attentes d’un panel d’analystes interrogés par l’agence financière Bloomberg, qui misaient en moyenne sur un indice de 50,1. En pleine guerre commerciale entre Pékin et Washington, «le mois de juin a été difficile» pour les entreprises chinoises, marqué «par une baisse des ventes, des commandes à l’exportation et de la production», a noté Caixin. Il s’agit d’une «nette contraction» du secteur manufacturier, a commenté Zhong Zhengsheng, analyste de CEBM, un cabinet affilié à Caixin. Et de manière fort logique les prix sont aussi à plat, comme la croissance. En effet la croissance semble à plat en Chine comme l’indique notamment l’évolution des prix, eux aussi complètement atone sur un an en Juin. Autant dire qu’on peut s’interroger sur une possible récession dans les mois à venir. Selon les données communiquées par le Bureau national de la statistique (BNS), l’indice des prix à la production (PPI) est resté neutre en juin sur un an, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient une progression de 0,3% après +0,6% en mai. Il n’avait pas été aussi bas depuis la contraction enregistrée en août 2016.Le ralentissement des prix à la production, considérés par analystes et investisseurs comme un baromètre de la demande industrielle, pourrait alimenter les inquiétudes d’une déflation et inciter Pékin à prendre des mesures de soutien à l’économie supplémentaires.

 

De Rugy vire sa directrice de cabinet pour cacher ses propres frasques

De Rugy vire sa directrice de cabinet pour cacher ses propres frasques

De Rugy vire sa directrice de cabinet qui a indûment bénéficié d’un logement HLM à Paris pendant une douzaine d’année. Une mesure sans doute pour masquer les propres frasques de  Rugy. En effet l’éviction de Nicole Klein, directrice de cabinet,  intervient alors que François de Rugy lui-même a été ciblé sur son train de vie par Mediapart. Dans une enquête publiée mercredi, le site a décrit la “vie de château sur fonds publics” qu’auraient menée l’ancien président de l’Assemblée et son épouse en conviant des amis lors de “somptueuses agapes” dans les salons de l’hôtel de Lassay, résidence du président de l’Assemblée. S’exprimant sur France Inter mercredi, François de Rugy a qualifié de “grotesque” sa mise en cause par Mediapart. Il a publié dans la nuit de mercredi à jeudi un long message sur Facebook dans lequel il prône la “transparence” et publie l’ensemble des réponses qu’il dit avoir fournies par écrit aux questions, elles aussi transmises par écrit, de Mediapart.

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