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Chine: les services soutiennent la croissance

Chine: les services soutiennent la croissance

L’indice d’activité des directeurs d’achat (PMI) pour les services, calculé par le cabinet IHS Markit et publié par le groupe de médias Caixin, s’est établi à 54,3 en mars contre 51,5 en février, qui était alors un plus bas depuis dix mois. L’indice s’était toutefois maintenu au-dessus de la barre des 50, synonyme d’expansion de l’activité.

 

L »indice composite PMI de Markit-Caixin, qui agrège services et industrie manufacturière, a atteint 53,1 points en mars contre 51,7 points en février. En Chine, «l’économie continue à se remettre de l’épidémie» mais la hausse des prix observés ces derniers mois notamment dans les services «n’est pas propice à une reprise durable», prévient pour Caixin l’économiste Wang Zhe.

 

En mars, le rythme des nouvelles commandes de services s’est accru à son rythme le plus rapide depuis trois mois, selon Caixin. La reprise a surtout été portée par la demande intérieure. Résultat, la situation sur le marché de l’emploi s’est améliorée, les entreprises embauchant davantage pour répondre à la demande. Un tableau qui contraste avec février quand le secteur avait connu une réduction de main-d’œuvre – pour la première fois depuis sept mois.

Si la Chine a largement jugulé l’épidémie de coronavirus depuis le printemps 2020, l’activité dans ses principaux marchés d’exportation continue à tourner au ralenti. En mars, les commandes étrangères de services chinois se sont ainsi inscrites en baisse, selon Caixin. Les services, vers lesquels la Chine entend rééquilibrer son modèle économique, représentent désormais plus de 50% de son PIB. Ils comprennent les transports, le marketing, l’immobilier, la finance.

Chine : une reconversion dans les services et le numérique

 

Chine : une reconversion dans les services et le numérique

 

Le consultant Jean-Dominique Séval présente, dans une tribune au « Monde », la stratégie chinoise d’investissements massifs dans les technologies numériques

 

Tribune. 

 

La session annuelle de l’Assemblée nationale populaire, le parlement chinois, qui vient de s’achever à Pékin, a réaffirmé la priorité stratégique donnée par Pékin aux « nouvelles infrastructures technologiques », à l’occasion de la présentation du 14e plan quinquennal (2021-2025).

Les grands travaux d’infrastructures, qui étaient venus appuyer ces dernières décennies la montée en puissance de l’industrie chinoise, préparent aujourd’hui le basculement de son modèle vers les services. Ce sont désormais les infrastructures numériques et virtuelles – cloud computing, Internet des objets, instituts de recherche, informatique quantique… – qui s’ajoutent aux infrastructures physiques.

Tout s’est accéléré il y a plus de douze ans, lorsque la Chine a dévoilé un plan d’incitation fiscale et d’investissements massifs pour répondre à la crise mondiale de 2008 : plus de 500 milliards d’euros ont été injectés pour soutenir la production et les grands projets d’infrastructure.

Avec des résultats impressionnants : le train le plus rapide du monde, à 430 km/h, dispose d’un réseau de près de 40 000 kilomètres (contre 12 000 kilomètres pour l’Europe qui l’a vu naître) ; à Pékin, le réseau de près de 400 kilomètres et de 14 lignes de métro (l’équivalent du métro séculaire de Londres, et le double de celui de Paris) devrait atteindre d’ici à 2022 une longueur de 1 000 km pour 31 lignes et 560 stations.

Un mouvement qui ne montre pas de signe d’essoufflement car, à cette Chine des grands projets, succède celle des méga-projets : un train à lévitation magnétique testé à 620 km/h ; un réseau de près de 50 centrales nucléaires et une dizaine en construction, dont deux EPR déjà en fonctionnement ; un parc photovoltaïque comptant pour près de 35 % du total mondial, loin devant les Etats-Unis, le Japon ou l’Allemagne ; le train autonome le plus rapide du monde qui, à l’approche des Jeux Olympiques d’hiver de Pékin en 2022, doit relier les 175 kilomètres qui séparent la capitale des pistes de ski en seulement 45 minutes. Une manière de montrer au reste de la planète que le pays est plus que jamais capable de dépasser ses propres records.

Une relance aussi des services publics

Une  relance aussi des services publics 

En pleine pandémie, alors que des centaines de centres municipaux de vaccination ont été créés en quelques jours, au lieu d’encourager une dynamique qui peut encore être amplifiée, l’Etat poursuit son désengagement des secteurs essentiels au quotidien des citoyens, expliquent les maires Fabien Bazin et Bruno Piriou dans une tribune au « Monde ».

Tribune. 

 

Cela fait plusieurs années que les différents gouvernements ont démantelé petit à petit les services publics. La crise sanitaire liée au Covid-19 nous a prouvé à quel point cela avait été une erreur fondamentale, à quel point notre pays avait besoin de solidarité.

Depuis un an, les territoires ruraux et les quartiers de nos villes font preuve d’un engagement sans faille pour renforcer les services publics. Pour preuve, la création en quelques jours de centaines de centres municipaux de vaccination.

Pourtant, au lieu d’encourager et d’accompagner une dynamique qui peut encore être amplifiée, l’Etat poursuit son désengagement des secteurs essentiels au quotidien des citoyens.

La liste est longue et le cynisme à son comble. Service public de la santé, service public de l’éducation, services postaux, service public de l’emploi, etc. Ils sont les piliers de notre société. Alors pourquoi, au cœur de la pandémie, réduire encore, dans les campagnes et les quartiers, les offres de services publics ?

Comment expliquer que nos hôpitaux perdent des lits, des postes de soins, des services, et que la démographie médicale soit en crise ? Comment expliquer que nos écoles ferment, que les classes sont réduites et les enseignants rarement remplacés ?

Nous pouvons aussi citer « en vrac » la diminution de l’amplitude horaire des guichets dans les gares, les projets de fermeture des agences des opérateurs de téléphonie mobile…

Ces décisions donnent à la fois un sentiment de profonde déconnexion entre les territoires ruraux et les lieux de pouvoir et de décisions, et l’impression que les leçons des conséquences de la pandémie du Covid-19 et de son impact sur le quotidien des Français, et plus précisément des classes populaires, ne sont absolument pas tirées.

Cela alors que cette crise a indéniablement creusé les inégalités économiques et sociales qui existaient déjà dans notre pays.

L’Etat doit cesser d’être schizophrène. Il ne peut pas, d’un côté, demander aux collectivités de créer des centres de vaccination et, de l’autre, se désengager des territoires.

Nous montrons chaque jour à quel point notre engagement auprès des habitants est considérable.

Tant que notre pays sera confronté à cette crise sans précédent, l’Etat doit jouer son rôle et participer à l’effort collectif en cessant ces initiatives de « rationalisation » des services publics. L’Etat- providence doit atténuer les conséquences de la crise, pas les engendrer.

Hausse des prix du services public

Hausse des prix du services public

Les tarifs réglementés de vente de gaz d’Engie augmentent de 0,2 % en moyenne. Les tarifs du courrier vont augmenter de 4,7 % en moyenne au 1er janvier et tous les timbres ordinaires coûteront désormais plus d’un euro. Le prix du timbre vert – pour un pli distribué en 48 heures en France métropolitaine – pour les particuliers va passer de 97 centimes à 1,08 euro (+11,3 %) et celui du timbre rouge – pour une lettre prioritaire théoriquement distribuée le lendemain – de 1,16 à 1,28 euro (+10,3 %). Quant à l’ « Ecopli » – formule la moins chère pour un envoi en quatre jours en moyenne, avec un timbre gris -, il va augmenter de 95 centimes à 1,06 euro (+11,6 %).D’autres augmentations vont suivre.

Accord brexit : les services financiers non concernés ?

Accord brexit : les services financiers non concernés ?

 

 

Le secteur financier n’est pas traité dans l’accord commercial conclu entre le Royaume-Uni et l’Union économique mais c’est aussi le cas par exemple de la politique de défense.

En vérité, le brexit lui-même apporte un changement assez fondamental puisque à compter du 1er janvier les services financiers installés au Royaume-Uni n’auront plus d’accès automatique au marché unique de l’Union économique.

L’idée de Boris Johnson est de transformer un peu la place de Londres en paradis financier notamment caractérisé par la faiblesse de la pression fiscale. Ce que confirme d’ailleurs d’une certaine manière le ministre des finances britanniques, Rishi Sunak. “Maintenant que nous avons quitté l’Union européenne, nous pouvons faire des choses un peu différemment (dans les services financiers)”, a déclaré Rishi Sunak à la presse.

Le ministre a indiqué que le Royaume-Uni et l’UE allaient continuer de dialoguer étroitement à ce sujet, en particulier sur la question des “équivalences”.

En vertu de ce système des “équivalences”, l’accès aux marchés de l’UE ne sera pas accordé aux banques, aux assureurs et aux autres entreprises financières basées en Grande-Bretagne, sauf si les règlementations britanniques sont jugées “équivalentes” par Bruxelles ou aussi strictes que les réglementations en vigueur dans l’Union.

Un protocole d’accord séparé sur la finance doit être négocié entre Londres et Bruxelles d’ici mars 2021, la City ayant vocation à rester une place financière majeure en dépit du Brexit.

L’exode des cadres londoniens de la finance vers l’Europe, que certains attendaient, ne s’est pas véritablement concrétisé, même si des établissements financiers ont transféré certaines de leurs activités à Francfort, Paris ou Dublin.

Rien ne dit cependant que Londres conservera un rôle prépondérant en matière financière si le pays voit sa monnaie et son économie fortement affectées par le brexit.

Un nouveau Règlement européen sur les services numériques

Un  nouveau Règlement européen sur les services numériques

Pour éviter des pratiques jugées déloyales et des situations de quasi-monopole, les grands du numérique devront notamment signaler aux autorités tout projet d’acquisition. Des amendes pourront aussi être prononcées jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires. Notons qu’aux États-Unis , les grands réseaux numériques américains sont aussi en cause. L’objectif serait de faire éclater les monopoles de fait.

“De même que nous avons régulé les grandes banques dites ‘systémiques’ après la crise de 2008, nous régulerons désormais les plateformes numériques, avec, comme pour les banques, des obligations graduées suivant leur taille”, souligne Thierry Breton dans une interview au quotidien les Echos, ajoutant espérer que les deux textes entrent en vigueur d’ici 18 mois.

Les grandes plates-formes en ligne, celles comptant plus de 45 millions d’utilisateurs, devront également redoubler d’efforts pour supprimer les contenus jugés illégaux et offensants. Elles devront également faire preuve de davantage de transparence en divulguant notamment l’identité des auteurs des publicités politiques ainsi que les paramètres utilisés par leurs algorithmes pour classer les produits et services.

La rivalité entre les géants de la technologie pourrait cependant les empêcher d’afficher un front uni. Facebook a par exemple demandé à l’UE de réguler Apple.

“Nous espérons que le DMA fixera également des limites pour Apple. Apple contrôle tout un écosystème, des appareils à l’App Store en passant par les applications. Le groupe utilise cette position pour nuire aux développeurs et aux consommateurs, ainsi qu’aux grandes plates-formes comme Facebook”, a déclaré dans un communiqué le premier réseau social au monde.

Le numéro 2 d’Al-Qaïda tué en Iran par des services secrets

  • Le numéro 2 d’Al-Qaïda tué en Iran par des services secrets
  • Le numéro 2 d’Al-Qaïda, Abdullah Ahmed Abdullah, qui figurait sur la liste des terroristes les plus recherchés par la police fédérale américaine (FBI), a été «tué par balle dans les rues de Téhéran par deux assassins à moto», ont confirmé des responsables des renseignements américains L’assassinat, qui aurait été commis par des agents israéliens pour le compte des États-Unis, est survenu le 7 août, jour de l’anniversaire des attentats contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie en 1998, dans lesquels a été impliqué Abdullah Ahmed Abdullah selon la justice américaine. La police fédérale américaine offrait 10 millions de dollars de récompense pour toute information menant à la capture de ce leader du groupe terroriste Al-Qaïda.

Croissance services : moral bas des patrons

Croissance services : moral bas des patrons

Globalement le moral des patrons en Europe ne s’est pas amélioré. Le moral des directeurs d’achat dans le secteur français des services a chuté en septembre à son plus bas depuis le mois de mai, selon l’indice PMI publié mercredi par l’institut IHS Markit. Cet indice a ainsi reculé à 47,5 en septembre après 51,5 en août. Le fait qu’il soit passé sous la barre des 50 signifie que le secteur est passé du territoire de la croissance à celui de la contraction en septembre, selon l’avis des professionnels.

Le secteur manufacturier français se porte mieux : son indice a progressé à 50,9 contre 49,8 le mois précédent, dépassant les attentes et repassant en territoire de croissance. « L’augmentation du nombre de cas de contamination a été accompagnée par de nouvelles mesures de restriction mais a aussi entraîné des hésitations au sein des entreprises, qui craignent de nouvelles fermetures temporaires », a commenté auprès de Reuters Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit.

En zone euro aussi, l’activité a calé en septembre. L’indice PMI composite, qui reflète à la fois l’activité manufacturière et celle des services, est tombé à 50,1, après 51,7 le mois dernier, alors que les économistes l’attendaient à 51,9. Mais la France a subi la plus faible performance.

Croissance États-Unis : hausse des services

Croissance États-Unis : hausse des services  

 

Une hausse qui se confirme dans les services mais paradoxalement sans emploi ! Preuve que la crise sanitaire va aussi provoquer de manière sans doute durable des gains de productivité liée à l’ajustement de la variable emploi. Le secteur des services aux Etats-Unis a connu en juillet sa croissance la plus forte depuis 16 mois grâce à un bond des nouvelles commandes mais les embauches ont décliné, ce qui confirme les difficultés du marché de l’emploi face à la résurgence des contaminations par le coronavirus.

L’indice des services compilé par l’Institute for Supply Management (ISM) est remonté à 58,1 le mois dernier, au plus haut depuis mars 2019, après 57,1 en juin, montrent les données publiées mercredi.

Cet indice était tombé en avril à 41,8, au plus bas depuis mars 2009.

Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient pour juillet à un indice à 55.

Recul des services publics et un «sentiment d’abandon», ( défenseur des droits)

Recul des services publics et un «sentiment d’abandon», ( défenseur des droits)

Dans son dernier rapport annuel en tant que défenseur des droits, Jacques Toubon alerte de nouveau sur l’état des services publics et leur accessibilité. Publié ce lundi, le rapport d’activité du défenseur pour 2019 revient notamment sur le «difficile accès aux services publics», et souligne que l’importante hausse (+78,4% depuis 2014, avec 61.596 réclamations recensées en 2019) des réclamations liées aux services publics reçues par ses équipes prouve «l’ampleur des effets délétères de l’évanescence des services publics sur les droits des usagers». «La disparition progressive de services publics ouverts aux différents publics et accessibles provoque inquiétude et sentiment d’abandon. Nombre de nos concitoyennes et de nos concitoyens ont le sentiment d’être oubliés», regrette l’adjoint en charge de la lutte contre les discriminations et la promotion de l’égalité, Patrick Gohet.

Si la progression du nombre de réclamations reçues dans ce domaine est moins spectaculaire que le bond de 178,8% en six ans pour les réclamations liées à la «déontologie de la sécurité», les demandes engendrées par les relations avec les services publics continuent de constituer la part du lion du travail du défenseur des droits, soit 57% du total des plaintes reçues en 2019. Regroupant près du quart des réclamations, les organismes de protection sociale comme la CAF (9,4% des réclamations), la Sécurité sociale (4,5%) ou Pôle emploi (2,6%) sont les plus mis en cause. Suivent ensuite les préfectures et sous-préfectures (11,7%) et les collectivités territoriales (8,5%). À l’inverse, les services des impôts (5,1%), de la justice (4,8%), l’éducation nationale ou les forces de sécurité (1,7% chacun) concentrent une part relativement faible des réclamations.

Le rapport dresse un bilan peu reluisant de l’année : précarité administrative, droits sociaux contestés, inégalités territoriales, effet négatif de la dématérialisation de l’administration… «Une personne sur cinq éprouve des difficultés à accomplir les démarches administratives courantes et plus de la moitié de la population a été confrontée à des difficultés pour résoudre un problème avec une administration ou un service public dans les cinq années précédant l’enquête» de 2020, constate le document. Parmi les causes expliquant ce recul de la qualité, le rapport cite notamment la fermeture de guichets, la dématérialisation ou encore «la diminution des moyens financiers».

Pour le défenseur, l’exigence d’égalité que doivent assurer les services publics est «de moins en moins satisfaite». Dans le détail, les régions Île-de-France (12,4 réclamations pour 10.000 habitants), PACA (12), Corse (11,5) et Occitanie (11,3) concentrent le plus de plaintes rapportées au nombre d’habitants. De même, les territoires d’Outre-mer rapportent de fortes discriminations dans l’accès aux services publics et des carences répétées. «De nombreux témoignages font état de problèmes d’horaires des guichets ou des plateformes téléphoniques, de délais d’attente, de délais de traitement de dossier ou d’erreurs commises par les services administratifs», souligne le rapport, qui pointe également la faible couverture du réseau internet dans ces territoires alors que la dématérialisation prend son essor.

Des difficultés à répondre «aux demandes les plus simples des usagères et usagers»

Résultat : les services éprouvent de plus en plus de difficultés à répondre aux demandes des usagers, même pour les «plus simples» d’entre elles. Dans le champ judiciaire, par exemple, «de nombreux usagers du service public de la justice rencontrent ainsi des difficultés pour obtenir une réponse à leur requête ou à leur demande d’information sur l’état d’avancement de leur procédure. Les parquets des tribunaux ne disposent pas de moyens suffisants en personnel pour informer les victimes dans un délai raisonnable de la décision prise à la suite de leurs plaintes», sanctionne le document. Autre exemple, les délais légaux de transmission du dossier médical à un patient ne sont pas toujours respectés et «le patient rencontre toujours des difficultés pour obtenir la communication de l’intégralité de son dossier médical».

Cette dégradation de la qualité des services publics met en péril les «droits fondamentaux des personnes vulnérables», alerte Jacques Toubon, qui cite l’exemple de la mauvaise prise en charge des addictions chez les personnes détenues ou «certains faits de maltraitance dans des structures médicosociales», comme le «non-respect de l’intimité, le manque d’hygiène, les entraves à la liberté d’aller et venir».

Le recul des services publics est pointé depuis de nombreuses années par le défenseur des droits : en mars 2019, l’institution écrivait que les services publics sont victimes d’une «évanescence croissante», à l’échelle nationale et locale. «Distants», «en retrait», «incapables de gérer les situations complexes» et mal implantés sur le territoire, ils ne répondent plus aux besoins des usagers, se murent trop souvent dans le silence et ferment progressivement, victimes d’une logique d’économie budgétaire. «Dans de nombreux cas, les difficultés que doivent surmonter» les usagers s’apparentent «moins à des défaillances qu’à des obstacles» mis en place «plus ou moins délibérément par les pouvoirs publics», s’étonnait le rapport, à tel point que ces gênes successives creusent la distance entre usagers et pouvoirs publics et compliquent considérablement la vie des citoyens. «L’usager doit désormais faire preuve d’une capacité à «se débrouiller» dans son parcours administratif», notait aussi le rapport.

Dans le même temps, un autre document revient sur les réclamations reçues durant la crise sanitaire de ces derniers mois. Durant cette période, le défenseur et ses délégués ont recensé 870 saisines «mettant en cause les droits et libertés dans les relations avec les services publics en lien avec la crise sanitaire». Durant cette période, la fermeture des bureaux de poste, notamment, a posé des problèmes «pour les personnes précaires et vulnérables demandant le versement des aides sociales auxquelles elles peuvent prétendre par mandat, pour les personnes majeures sous tutelle qui sont contraintes, faute de carte bancaire, de retirer les prestations qu’elles reçoivent au guichet et pour les personnes qui, en raison de leur handicap, ne peuvent pas y accéder», souligne l’étude.

Services financiers à l’union européenne : Londres veut les avantages les inconvénients

 

Services financiers à l’union européenne : Londres veut les avantages les inconvénients

D’une certaine manière Londres voudrait une sorte d’adhésion à la carte à l’union européenne en particulier pour les services financiers britanniques. Londres voudrait des garanties qui lui assurent une certaine permanence des relations financières pour ne pas être soumis aux règles ordinaires fondées sur le principe dit équivalence  qui s’applique aux Etats-Unis, au Japon ou encore à Singapour, est accordé de manière unilatérale par la Commission européenne à un pays tiers si elle estime que la réglementation de ce pays “produit les mêmes effets que sa propre réglementation (européenne)”.

Mais la Grande-Bretagne veut un traitement particulier pour s’assurer que la City dispose d’un accès plus prévisible au marché européen, son principal client représentant 26 milliards de livres par an (environ 28,75 milliards d’euros).

“Le Royaume-Uni tente d’obtenir une cogestion des décisions d’équivalence financière”, a déclaré mardi un diplomate européen. “Ils veulent un processus de consultation intégré de sorte que révoquer de manière unilatérale un permis (octroyé par l’UE) ne serait pas aussi aisé qu’actuellement avec les pays tiers.”

La Commission européenne, qui négocie au nom des Vingt-Sept, a rejeté cette idée, a-t-il ajouté.

Dans le système de l’équivalence, Bruxelles peut la révoquer avec un préavis de 30 jours; Londres veut une période bien plus longue.

Croissance Japon : services en hausse en janvier

Croissance Japon : services  en hausse en janvier

 

La croissance japonaise pourrait sortir du rouge, une progression très modeste mais qui changerait la tendance. Témoin l’augmentation de l’indice PMI des services en territoire positif. Une croissance toutefois fragile car on ne connaît pas encore les conséquences de l’accord commercial entre la Chine et les États-Unis. En outre l’avenir est encore plus in certain par rapport au conséquences du virus chinois. Or la Chine est de loin le principal partenaire du Japon L’activité dans le secteur des services japonais a cependant rebondi en janvier pour revenir en territoire expansionniste, sous l’effet d’une accélération des nouvelles affaires à un plus haut de sept mois, laissant suggérer que les consommateurs s’adaptent progressivement à la hausse de la TVA qui a nui aux dépenses privées.

L’indice PMI des services calculé par Markit/Jibun Bank a grimpé le mois dernier à 51,0 en lecture définitive en données corrigées des variations saisonnières, contre un plus bas de plus de trois ans en décembre, à 49,4.

Il s’agit de la plus forte progression du secteur depuis septembre dernier, inférieure cependant au consensus qui ressortait à 52,1 mais de retour au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de

Les prochains mois pourraient s’avérer cruciaux pour les perspectives économiques, alors que le coronavirus qui s’est déclaré en Chine fait peser une menace pour la croissance mondiale.

De nombreux analystes s’attendent à ce que l’économie nippone se soit contractée au quatrième trimestre 2019, principalement à cause des répercussions de la hausse de la TVA au 1er octobre. L’indice PMI composite, qui intègre secteur manufacturier et services, a rebondi en janvier après avoir décliné le mois précédent à un plus bas depuis avril 2014.

D’après les résultats publiés mercredi de l’enquête réalisée par IHS Markit auprès des directeurs d’achats, il s’est établi à 50,1 contre 48,6 en lecture définitive en décembre, sa première progression en quatre mois.

Huawei : le bras armé des services secrets chinois

Huawei : le bras armé des services secrets chinois

 

Ce n’est pas un scoop mais une confirmation, le leader chinois des télécoms a travaillé en étroite collaboration avec les services secrets du pays. Ce que révèle une information allemande. En effet,  le gouvernement allemand est en possession de preuves montrant que Huawei, premier équipementier mondial de télécoms, a collaboré avec les services de renseignement chinois, rapporte mercredi le Handelsblatt.

“A la fin 2019, des renseignements nous ont été transmis par les Etats-Unis, selon lesquels Huawei a coopéré de manière avérée avec les autorités de sécurité chinoises”, écrit le journal en citant un document confidentiel du ministère des Affaires étrangères.

Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès de Berlin, ni de Huawei. Les informations du Handelsblatt devraient nourrir le vif débat en cours au sein du gouvernement allemand sur la question d’exclure ou non Huawei du déploiement sur son territoire d’un réseau mobile de cinquième génération (5G). La crainte des Allemands en cas declusion d Huawei et de voir ses exportations d’automobiles vers la Chine encore davantage taxée .

Washington accuse l’équipementier d’espionnage pour le compte de Pékin et exhorte ses alliés à ne pas se fournir auprès de lui pour construire leurs réseaux 5G. Huawei rejette ces accusations.

Les sociaux-démocrates du SPD, partenaires de gouvernement de la CDU-CSU, réclament l’exclusion du spécialiste chinois des équipements de réseaux mais les conservateurs sont divisés, alors que les opérateurs allemands, tous clients de Huawei, préviennent qu’interdire le groupe chinois entraînerait d’importants retards et coûterait des milliards d’euros.

Smart-city: gadgets ou véritables services

Smart-city: gadgets ou véritables services

 

La ville intelligente est un nouveau concept de développement urbain. Il s’agit d’améliorer la qualité de vie des citadins en rendant la ville plus adaptative et efficace, à l’aide de nouvelles technologies qui s’appuient sur un écosystème d’objets et de services. Pour devenir intelligentes, les villes « doivent laisser faire, laisser arriver les opérateurs privés et les réguler en même temps », estime dans l’Opinion  l’économiste Carine Staropoli. D’abord le qualificatif   »intelligente »  pour les villes est très relatif ensuite on peut discuter de la privatisation de certains services. Une interview cependant intéressante qui témoigne de l’enflure sémantique de la smart-city ,de son flou, en tout cas de ses limites ( souvent concernant essentiellement la mobilité).  

 

Intreview:

 

Que sont les smart cities  ?

C’est l’utilisation des technologies de l’information et de données associées à des objets connectés pour améliorer les services publics, l’environnement, réduire les émissions de gaz à effet de serre, améliorer le bien-être des citoyens et les conditions de vie dans la ville. Dans les faits, il y a très peu de smart cities. Les modèles de Masdar à Abu Dhabi ou Songdo en Corée du Sud sont vraiment des cas particuliers, construits de zéro. Dans nos villes européennes, on regarde plutôt comment améliorer nos infrastructures, les rendre intelligentes, investir dans des smart grids (réseaux intelligents), des capteurs, équiper les citoyens et les administrations en objets connectés. Il y a des projets, tantôt une application de mobilité, tantôt un immeuble intelligent ou un éco quartier, mais pas de déploiement à grande échelle. En France, Dijon et Angers plus récemment ont mis en place un centre de pilotage des données à plus grande échelle.

Pourquoi un développement si lent  ?

L’explication tient à deux cas de figure. Soit les villes ont peur de perdre le contrôle des services urbains et publics avec l’arrivée de nouveaux acteurs privés du numérique posant un risque d’ubérisation, soit les villes s’engagent dans une course à l’innovation au risque de faire des gadgets sans véritable création de valeur collective et modèle économique pérenne.

Ont-elles raison d’avoir peur  ?

La peur de perte de contrôle est en grande partie fantasmée. On sait depuis longtemps déléguer la gestion d’un service public à une entreprise privée, laisser innover en imposant un cahier des charges. Mais la différence avec les smart cities c’est la gestion des données. Il faut recueillir et partager des données sur les services publics et urbains, délivrés par des opérateurs publics ou privés. Cela demande une agilité réglementaire et une modernisation de la relation entre acteurs publics et privés. L’exemple-type, ce sont les trottinettes en libre-service. Des opérateurs privés arrivent avec quelque chose qui n’est pas non plus révolutionnaire. Les pionniers (Lime, Bird…) n’avaient pas forcément anticipé que les conditions du service dégénéreraient et que les externalités négatives dépasseraient les bénéfices attendus  : l’encombrement des trottoirs, les incivilités des citadins qui jettent les trottinettes dans la Seine ou dans la mer à Marseille, roulent sur les trottoirs sans respecter la sécurité et créent des accidents… A la fin cela crée un problème classique de gestion du bien commun. Les citoyens se retournent vers la mairie et demandent  : que faites-vous  ? L’autorégulation n’a pas suffi et la régulation s’est fait attendre. Résultat : si on enlève les trottinettes maintenant, leurs utilisateurs déjà nombreux ne seront pas contents  ; parallèlement, ceux qui ne les utilisent pas trouvent qu’on est allé trop loin et on les réconciliera difficilement avec ce service. C’est le type de situation qui dessert l’innovation dans la ville.

Comment doivent réagir les villes  ?

Elles sont habituées à décider entre déléguer la gestion d’un service public ou le réaliser en interne, mais dans la smart city, elles doivent laisser faire, laisser arriver les opérateurs privés et les réguler en même temps. Car si elles s’en tiennent à leurs opérateurs classiques, les innovations n’arriveront pas assez vite. Il faut que les villes osent accompagner ces innovations, voire les solliciter, comme la Mairie de Paris sur la gestion des données avec des hackathons à destination des start-up. C’est un nouveau type de rapport avec les acteurs privés.

Par exemple, le prochain développement des applications Mobility as a Service (MaaS) pourront compiler toutes les données de déplacement et y associer un système unique de billettique et de paiement pour avoir en temps réel des informations comme « la ligne de métro n° 13 est congestionnée, trois trottinettes sont disponibles à tel endroit, et coûtent moins cher car elles participent à réduire la congestion du métro », et pouvoir payer via cette application. C’est possible en mettant des systèmes de tarification incitative adaptés, en faisant coopérer la RATP, les opérateurs privés de trottinettes, de VTC, de covoiturage… C’est une application qu’on peut espérer publique, car il ne faut pas la soupçonner de vous indiquer ce qui rapporte le plus, mais plutôt ce qui est le moins polluant, le plus pratique. La puissance publique doit réguler les plateformes et les agréger tout en laissant les acteurs privés prospérer.

Les avantages des smart cities sont-ils documentés  ? Surpassent-ils les inconvénients ? Tous ces capteurs et ces données stockées consomment de l’énergie…

Il serait dommage de ne pas profiter des gains potentiels amenés par les innovations technologiques. L’éclairage public intelligent réduit déjà de 30 % à 40 % la consommation d’énergie. On repère mieux les fuites sur les réseaux d’eau, on répare tout de suite les pannes d’électricité sur les réseaux… Pour la congestion des transports, c’est pareil. Mais c’est vrai que l’on a encore peu de recul sur l’impact écologique, et que la question des data centers n’est pas encore renseignée. L’énorme problème des smart cities est que l’on n’évalue pas assez leur impact, tant ex post qu’ex ante. Avant de lancer le projet, il faudrait lancer des analyses coûts/bénéfices pour objectiver et monétiser la valeur collective créée, montrer que ce n’est pas un gadget.

Tout cela s’accompagne de nouveaux systèmes de tarification et pose la question de savoir qui paye pour les améliorations. Le déploiement des compteurs intelligents comme Linky se retrouvent dans les tarifs de gestion du réseau. A terme les contribuables, pourront en profiter par les économies d’énergie, mais ils payent d’abord les investissements. Comment se partageront les gains d’amélioration de la chaîne de valeur entre les opérateurs, les acteurs publics et les citoyens ? Car quand ces derniers comprendront vraiment ce que l’on fait avec leurs données, ils demanderont une partie des gains, puisque ce sont eux qui génèrent les données et en sont propriétaires. Il faut qu’ils puissent retirer une partie de la valeur ajoutée. Or aujourd’hui, on est loin d’avoir trouvé des modèles économiques satisfaisants.

 

Des bistrots-épiceries ou de agences locales de services ?

Des bistrots-épiceries  ou desagences locales de services ?

 

Chaque année environ 7000 bistrots souvent multiservices disparaissent des villages ou même des quartiers éloignés. Pourtant,  ces commerces rendent d’énormes services certains sont de nature publique, d’autres de nature privée ; la distinction est souvent difficile à faire. La disparition de ce commerce, souvent le dernier du village, signifie la fin de l’agglomération. Il serait sans doute temps de définir un nouveau cadre juridique à type de commerce. Des commerces qui emploient le plus souvent une seule personne mais présente 12 à 15 heures par jour, tous les jours de la semaine ( sauf le dimanche après-midi et encore) donc sans repos hebdomadaire, souvent sans congés annuels. Si l’on voulait donner un statut public classique  à ce type de commerce il faudrait sans doute employer cinq fonctionnaires. Deux fonctionnaires pour assurer l’amplitude de travail chaque jour. Deux ou trois  fonctionnaires pour assurer les repos hebdomadaires, les congés annuels, les congés pour maladie et autre absences. Et tout cela souvent pour des revenus de misère. Il serait temps de définir un nouveau statut juridique avec notamment des exonérations fiscales qui tiennent compte du caractère public de certaines activités assurées par ces commerces. Il y avait 600 000 bistrots en France en 1960, il n’en reste que 34 669 en 2016, regroupés dans un peu plus de 10 000 communes (baromètre France boissons/CREDOC, «comprendre et répondre à la fragilisation de la filière CHR en France»).

Pourtant, la demande de cafés de proximité n’a jamais été aussi forte. La volonté de renouer avec un lien social distendu, le dynamisme du tissu associatif, le développement du télétravail, la recherche de naturalité et de local, la raréfaction des services publics, tout concourt à réinstaller les cafés au cœur de nos villes et de nos villages. À l’heure des réseaux sociaux, le café peut redevenir le premier réseau social de proximité.

. Mais nous pouvons collectivement faire plus pour la reconquête de nos territoires perdus: alléger normes et fiscalité pesant sur les débits de boissons, instaurer des zones franches dans les bourgs en déclin, élaborer une réflexion sur les livraisons du dernier kilomètre en intégrant les distributeurs dans les instances de concertation, promouvoir la transformation des cafés en Maison de Services au Public, .

Bistrot : Une nouvelle licence IV pour remplacer les services publics !

Bistrot : Une nouvelle licence IV pour remplacer les services publics !

En 40 ans, 80 % des bistrots ont disparu, il en reste environ 30 000. L’idée du gouvernement est de réactiver le secteur avec une nouvelle licence 1V qui appartiendrait aux collectivités locales. Ces nouveaux bistrots étendraient le champ de leurs activités  par exemple comme point relais pour le transport, pour certaines opérations de la poste en plus de leur rôle traditionnel comme points de  rencontres et de convivialité. L’idée du gouvernement qui n’est pas totalement idiote est de reconstituer une espèce de pôle privé qui assurerait les activités classiques du café mais auquel s’ajouterait d’autres activités commerciales et de services publics.  La question est de savoir n’est pas déjà trop tard car dans nombre de quartiers un peu éloigné des centres et  dans les zones rurales, il y a longtemps que le bistrot a disparu comme d’autres commerces ailleurs. « Le café du village, autrefois lieu de rencontre central pour les habitants, a souvent disparu », reconnaît Jean-Marc Borello, le président de Groupe SOS qui veut recréer  ces lieux de vie dans des communes rurales en souffrance. « L’idée n’est pas originale, tout le monde en parle depuis longtemps mais ce qui l’est, c’est que nous avons décidé de tenter le coup. »

Un millier de nouvelles licences IV un peu particulières puisqu’elles appartiendront aux mairies dans lesquelles les cafés seront ouverts. Autrement dit, si les patrons des bars veulent fermer leur établissement, ils ne pourront pas céder leur licence à un exploitant extérieur à la commune. Cette pratique a participé à la paupérisation des centres-villes, les patrons de bistrot partant à la retraite préférant vendre leur licence à un exploitant extérieur à la ville pour  y ouvrir bars et bistrots en périphérie. Ce ne sera plus le cas avec ces nouvelles licences IV qui permettront des créer de nouveaux bars appelés à devenir « des lieux de vie pour les acteurs associatifs locaux, lieux de programmation culturelle, relais de mobilité et points d’accompagnement et de convivialité pour les seniors », précise Jean-Marc Borello.

Etats-Unis : nouvelle trahison de Trump qui a demandé à l’Australie de discréditer les services US

Etats-Unis : nouvelle trahison de Trump qui a demandé à l’Australie de discréditer les services US

 

Cette fois la procédure de destitution du président américain pourrait bien prendre corps et peut-être même aboutir. On sait que le président américain a demandé secrètement l’aide de l’Ukraine pour discréditer Joe Biden , son probable adversaire démocrate pour les élections de 2020 mais cette fois le  New York Times révèle lundi 30 septembre que Donald Trump a « récemment » demandé au Premier ministre australien, Scott Morrison, de l’aider à rassembler des informations qui lui auraient permis de discréditer l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016.

 

Le quotidien avait déjà révélé que le président américain avait fait pression sur son homologue ukrainien pour qu’il mène des investigations sur Joe Biden, son possible adversaire en 2020. Une « affaire ukrainienne » qui a décidé le camp démocrate à enclencher une procédure de destitution à l’encontre de Donald Trump.

L’Australie a depuis confirmé les informations du New York Times. Dans un communiqué diffusé mardi matin, un porte-parole du gouvernement australien a déclaré que l’Australie était « toujours [prête] à aider et à coopérer avec les efforts permettant d’éclairer les sujets sous le coup d’une enquête ». « Le Premier ministre a de nouveau confirmé cette disposition dans une conversation avec le président » américain, a ajouté le porte-parole.

Services des Urgences : la cour des miracles

Services des Urgences : la  cour des miracles

 Pas sûr que le nouveau plan d’Agnès Buzyn soit à la hauteur des enjeux ; Elle devrait annoncer des créations de lits supplémentaires,  un numéro de téléphone unique et une aide financière qui reste à négocier avec Bercy.  Régulièrement la crise des urgences réapparaît dans les médias. Une crise indiscutable si l’on se fie aux délais d’attente des patients. Mais une crise à plusieurs facettes. Une crise de l’organisation du système sanitaire, aussi une crise de société et une crise du fonctionnement de l’État.

La fréquentation des services a doublé en dix ans. Plus de 21,4 millions de passages y ont été recensés en 2017, un chiffre en hausse de 2,1% sur un an. Inédit par son ampleur, le mouvement démarré mi-mars à Paris après une série d’agressions n’a cessé de s’étendre. Le personnel des urgences réclame 10.000 emplois supplémentaires, une augmentation de salaire de 300 euros et l’arrêt des fermetures de lits dans les hôpitaux. Il est indiscutable que les conditions de travail dans les services d’urgence sont devenues intenables et que parfois elles  mettent même la vie des patients en danger. Ceci étant, c’est la conséquence de l’organisation du système sanitaire caractérisé notamment par l’affaiblissement du nombre de généralistes non seulement dans les zones denses mais aussi en zone rurale. Il n’y a plus de généralistes susceptibles d’intervenir et du coup, les patients sont orientés de façon systématique vers les urgences qui doivent traiter de vraies  pathologies, aussi des dérèglements psychiques et sociaux. La responsabilité en incombe à l’État qui a réduit le nombre de médecins, aussi aux médecins eux-mêmes qui  dans nombre de cas n’acceptent désormais les malades que sur rendez-vous et certains jours de la semaine. Des médecins qui se comportent pour certains comme des fonctionnaires. D’ailleurs nombre d’entre eux  choisissent la fonction publique. D’autres préfèrent opter pour des spécialités qui ménagent le temps de travail et les congés par rapport à des généralistes  à l’ancienne qui  travaillent  10 ou 12 heures par jour. La responsabilité en incombe aussi aux patients eux-mêmes et à leurs familles. Souvent au moindre petit bobo par exemple dans les maisons de retraite (là aussi on  manque d’infirmières et de médecins), on oriente vers le service des urgences. Un service des urgences devenu une véritable cour des miracles : des victimes de brutalité, des ivrognes, des clochards, des blessés légers et de vraies pathologies graves. Le système de santé est en cause, la société également mais l’organisation des hôpitaux aussi. En effet, ce n’est pas parce que le service des urgences est débordé qu’il faut s’interdire de faire un audit sur le fonctionnement d’un hôpital devenu une sorte d’usine sans cohérence de gestion où les difficultés du personnel soignant cachent trop souvent l’improductivité de nombre d’autres agents.

Santé : services des urgences ou cour des miracles

Santé : services des urgences ou cour des miracles

 

 Régulièrement la crise des urgences réapparaît dans les médias. Une crise indiscutable si l’on se fie aux délais d’attente des patients. Mais une crise à plusieurs facettes. Une crise de l’organisation du système sanitaire, aussi une crise de société et une crise du fonctionnement de l’État.

Entamée mi-mars, la grève des urgences s’intensifie. En ce début du mois d’août, 213 services sont toujours mobilisés sur l’ensemble du territoire pour protester contre le manque de moyens face à l’engorgement des urgences, alors que la fréquentation des services a doublé en dix ans. Plus de 21,4 millions de passages y ont été recensés en 2017, un chiffre en hausse de 2,1% sur un an. Inédit par son ampleur, le mouvement démarré mi-mars à Paris après une série d’agressions n’a cessé de s’étendre. Le personnel des urgences réclame 10.000 emplois supplémentaires, une augmentation de salaire de 300 euros et l’arrêt des fermetures de lits dans les hôpitaux. Il est indiscutable que les conditions de travail dans les services d’urgence sont devenues intenables et que parfois elles  mettent même la vie des patients en danger. Ceci étant, c’est la conséquence de l’organisation du système sanitaire caractérisé notamment par l’affaiblissement du nombre de généralistes non seulement dans les zones denses mais aussi en zone rurale. Il n’y a plus de généralistes susceptibles d’intervenir et du coup, les patients sont orientés de façon systématique vers les urgences qui doivent traiter de vraies  pathologies, aussi des dérèglements psychiques et sociaux. La responsabilité en incombe à l’État qui a réduit le nombre de médecins, aussi aux médecins eux-mêmes qui  dans nombre de cas n’acceptent désormais les malades que sur rendez-vous et certains jours de la semaine. Des médecins qui se comportent pour certains comme des fonctionnaires. D’ailleurs nombre d’entre eux  choisissent la fonction publique. D’autres préfèrent opter pour des spécialités qui ménagent le temps de travail et les congés par rapport à des généralistes  à l’ancienne qui  travaillent  10 ou 12 heures par jour. La responsabilité en incombe aussi aux patients eux-mêmes et à leurs familles. Souvent au moindre petit bobo par exemple dans les maisons de retraite (là aussi on  manque d’infirmières et de médecins), on oriente vers le service des urgences. Un service des urgences devenue une véritable cour des miracles : des victimes de brutalité, des ivrognes, des clochards, des blessés légers et de vraies pathologies graves. Le système de santé est en cause, la société également mais l’organisation des hôpitaux aussi. En effet, ce n’est pas parce que le service des urgences est débordé qu’il faut s’interdire de faire un audit sur le fonctionnement d’un hôpital devenu une sorte d’usine sans cohérence de gestion où les difficultés du personnel soignant cachent trop souvent l’improductivité de nombre d’autres services, d’autres agents.

 

États-Unis : tassement de la croissance des services

États-Unis : tassement de la croissance des services

La croissance des services américains est encore dynamique mais elle se tasse sous l’effet sans doute de l’affaiblissement de l’activité mondiale sur fond de guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.  La croissance de l’activité dans le secteur américain des services a décéléré en juillet à son rythme le plus faible depuis trois ans, conséquence là encore des tensions commerciales internationales, montre lundi l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM).

L’indice ISM des services, ces derniers représentant plus des deux tiers du produit intérieur brut (PIB) américain, est redescendu à 53,7 contre 55,1 en juin. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un indice en légère hausse à 55,5.

Il reste au-dessus de la barre des 50 qui délimite croissance et contraction de l’activité.

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