Archive pour le Tag 'servent'

Sondage-Les médias servent la soupe au pouvoir (64% des Français)

Sondage-Les médias servent la soupe au pouvoir (64% des Français)

 

Dans la période récente, les journalistes ont  particulièrement mal apprécié les critiques dont ils ont été l’objet pour leur parti pris vis-à-vis des élites auxquels d’ailleurs il s’assimile un peu vite. En fait, les Français sont lucides quand ils constatent que les journalistes défendent surtout le point de vue des plus aisés. 64% des sondés considèrent que les médias sont « trop proches du pouvoir et des élites » d’après le baromètre Viavoice pour  France Télévisions, France Médias Monde, Le Journal du Dimanche et Radio France. Un résultat cohérent quand on sait que la plus grande partie de la presse privée et désormais détenu par des financiers. Les médias publics consciemment ou inconsciemment sont bien contraints de ne pas contrarier le pouvoir en place même s’il s’autorise quelque les écarts contestataires. Certes plus de 9 Français sur 10 pensent que le journalisme est « utile », un niveau pratiquement stable par rapport à l’an dernier, mais une très large majorité juge les médias sensationnalistes et biaisés, selon ce sondage. Autre caractéristique l’alignement en tout cas le rapprochement des lignes éditoriales à peu près toutes orientées vers le même point de vue. Conséquence,

63% des sondés estiment que les médias « disent tous la même chose ». 

 77% jugent que les médias « privilégient toujours les informations sensationnelles ou la violence »; et 72% estiment qu’ils ne représentent pas les différents points de vue de manière équitable.

. De même, 70% leur reprochent d’être influencés par leurs actionnaires et 66% par « les personnalités politiques au pouvoir puisque c’est en partie l’État qui les finance ». Et ils sont 64% à les juger « trop proches du pouvoir et des élites ». Une courte majorité de 53% des sondés reprochent en outre aux journalistes de ne parler que de ce qui va mal, et 43% estiment qu’ils ne comprennent pas les gens du peuple « car la plupart vivent à Paris avec des revenus élevés », contre 46% qui sont d’avis contraire.

Enfin, 53% affirment que les médias ont mal couvert le mouvement des « gilets jaunes ». Mais 77% jugent inadmissible qu’on puisse s’en prendre physiquement à des journalistes et 72% pensent que certains politiques ont une part de responsabilité dans la violence à l’encontre des médias.

Cette étude a été réalisée du 11 au 18 février auprès d’un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française adulte, constitué selon la méthode des quotas.

Grand débat: les Télés d’info continue servent la soupe à Macron

  • Grand débat: les Télés d’info continue servent la soupe à Macron
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  • Par paresse mais sans doute surtout par complaisance les quatre chaînes principales d’info continue branchent leurs caméras durant  des heures pendant que Macron ou Édouard Philippe pérore dans ce qu’ils appellent un grand débat. En fait, Macron et  les autres ne débattent pas, ils font un exercice de stand-up. L’animateur accorde seulement 30 secondes voire une minute aux participants qui posent une question. Ce qui permet à Macron ou Édouard Philippe de répondre pendant 10 minutes et de s’étaler, y compris sur les sujets qui sont sans lien avec la question posée. Ces retransmissions interminables sont inadmissibles et témoignent de la complicité de ces chaînes de télé d’info continue avec le pouvoir. Depuis quelques semaines, le pouvoir et ceux qui le soutiennent sont engagés dans une vaste opération de réhabilitation de l’image de Macron et du gouvernement. Cela à coup de sondages bidons, d’analyses socio économiques tordues (la hausse du pouvoir d’achat par exemple) et surtout par la diffusion en direct des numéros de cirque de Macron. Un vrai spectacle puisque les participants savamment choisis  (avec cependant éventuellement quelques gilets jaunes) applaudissent même après chaque sketch de Macron. Les journalistes de ces chaînes d’information se plaignent d’être mal aimés. On peut et on doit évidemment condamner certaines violences à leur égard mais on ne peut que constater leur lamentable parti pris pour le pouvoir. Un parti pris sans doute aussi existentiel car la majorité de ces journalistes ont l’impression d’appartenir à une élite qui a été menacée par les gilets jaunes. Pour preuve le mot insurrection utilisé pour qualifier ce qui n’est qu’un mouvement social. Et qui témoigne de la grande trouille de ces élites.
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Nigeria : les Jihadistes se servent de fillettes comme bombe

Nigeria : les Jihadistes se servent  de fillettes comme bombe

On atteint évidemment l’immonde  avec l’utilisation de deux fillettes de sept à huit pour un attentat commis au Nigéria. Deux fillettes se sont en effet  fait exploser dimanche matin dans un marché très fréquenté de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, faisant au moins un mort et 18 blessés, selon un bilan officiel. Le gouverneur de l’Etat du Borno, Kashim Shettima, s’est rendu à l’hôpital où ont été conduits les blessés et a affirmé aux journalistes présents que ce double attentat suicide avait fait un mort et 18 blessés. « Elles devaient avoir 7 ou 8 ans ». Abdulkarim Jabo, un membre des milices civiles de la capitale du Borno qui était présent sur place, a assuré à l’AFP qu’elles devaient avoir « 7 ou 8 ans ».  »Les fillettes sont descendus d’un pousse-pousse et sont passées devant moi sans trahir une quelconque émotion », a raconté le témoin.  « J’ai essayé de parler à l’une d’elles en haoussa et en anglais, mais elle n’a pas répondu. Je pensais qu’elles cherchaient leur mère », a rapporté Abdulkarim Jabo. « Elle s’est dirigée vers des vendeurs de volailles et a déclenché sa ceinture d’explosifs ». La deuxième explosion a été déclenchée alors que des vendeurs du marché apportaient de l’aide aux blessés.  « Nous avons évacué 17 personnes, avec différents degrés de blessures », a indiqué Bello Dambatta, de l’agence locale de gestion des urgences (Sema). « Les corps mutilés des deux kamikazes ont aussi été évacués », a-t-il ajouté. Ce double attentat n’a pas été revendiqué dans l’immédiat mais le procédé utilisé est celui du groupe djihadiste nigérian Boko Haram, qui a souvent eu recours à des femmes et jeunes filles pour perpétrer des attaques contre la population. Boko Haram, secte salafiste extrémiste transformée en mouvement djihadiste, a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009, selon les estimations.

 

Des régions qui ne servent à rien

Des régions qui ne servent à rien

 

Comment intéresser les Français à la consultation régionale dès lors que les régions ne servent à peu prés à rien ? En réalité pour l’essentiel les régions ne s’occupent  que des transports et des lycées. Le rôle dans l’animation économique est relativement marginal. L’ambition de la grande réforme était de supprimer les départements et de regrouper les régions. Cela pour disposer des moyens financiers suffisants à fin de peser de manière significative sur la vie économique sociale et culturelle dans le champ territorial. Comme les départements n’ont pas été supprimés, le rôle des régions continuera d’être marginal. D’autant que ces régions , comme d’autres structures, sont  largement hypothéquées par des coups de fonctionnement incontrôlés «Dégraisser le mammouth régional pour muscler l’action économique de la région. Dégraisser le mammouth régional, car, pendant 11 ans, la gauche n’a cessé de renforcer le poids de l’administration régionale, en recrutant toujours plus d’agents, en multipliant les structures et les dépenses inutiles. Résultat, la dette de la région a triplé», affiche comme priorité Bruno Retailleau, sénateur LR, qui brigue la présidence de Pays de la Loire. De toute façon le rôle des régions concernant les lycées et la formation se limite au financement des dépenses les régions n’ayant aucune responsabilité quant au contenu des politiques d’éducation. Dans le domaine des transports l’action des régions est également contrainte et pour l’essentiel se concentre sur le financement des lignes déficitaires de la SNCF. D’une façon plus globale c’est toute la problématique de la décentralisation qui est à repenser tant en termes d’objectifs que le moyen.

« A quoi servent les économistes? »

« A quoi servent les économistes? »

Intéressante cette interview de la directrice adjointe du trésor qui révèle en fait que nombre d’experts sont impuissants à prévoir les crises et souvent à les analyser. (Interview de Claire Waysand dans le Jdd) ; sans parler des conflits d’intérêt, du corporatisme et de la dictature des pensées dominantes.

Seuls quelques économistes ont vu venir la crise la plus grave de la décennie qui a débuté en 2007. N’ont-ils pas failli à leur rôle?
C’est en effet une belle leçon d’humilité pour notre profession. Nous avons vu certains risques – un marché de l’immobilier en surchauffe et de très gros déficits courants outre Atlantique, symptôme d’une dépendance aux financements extérieurs. Mais nous n’avons pas bien compris les implications de ces deux réalités et comment le choc allait se propager à l’ensemble de la planète. 

Peut-on encore faire confiance aux experts?
Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. L’économie est utile au quotidien, par exemple pour évaluer les coûts et bénéfices de choix publics. Les économistes n’ont en revanche pas bien compris d’un point de vue macroéconomique les enchaînements financiers qui allaient se produire et qui expliquent la récession planétaire dont nous portons encore les marques. Ils avaient pour partie des circonstances atténuantes. Ils manquaient d’informations sur les liens financiers. Ces informations sont encore parcellaires, notamment sur les actifs du système bancaire parallèle ou shadow banking, qui restent très mal connus. L’économiste doit continuer à le dire. Nous savons par ailleurs que dans certaines situations extrêmes nos outils d’analyse, qui reposent sur des occurrences observées sur une période passée, ont du mal à prendre en compte des situations très atypiques. 

Ne craignez-vous pas la concurrence de nouveaux experts, travaillant pour Google ou Facebook, et capables d’exploiter les « Big data », ces données exhaustives sur l’ensemble des activités humaines et donc économiques?
Je ne pense pas que le traitement d’une masse de données économiques suffise à supplanter le travail d’un économiste. Sa valeur ajoutée, c’est d’injecter de l’intelligence face à ces observations, pour que l’ensemble fasse sens. 

«Aujourd’hui, les citoyens cherchent des réponses qui donnent du sens et de la vision»

Comment les économistes perçoivent-ils leur rôle?
Nous exerçons un métier à plusieurs facettes. Celui d’éclairer et de comprendre les situations économiques que nous vivons, y compris pour pouvoir prévoir leur évolution à court et moyen terme. Nous fournissons par ailleurs une grille d’analyse pour les décisions de politique publique, avec des raisonnements que l’on dit « bouclés ». Par exemple, quand nous évaluons une proposition de dépense publique ou de réforme, nous en calculons l’effet mais aussi le coût. Enfin, nous avons une mission de pédagogie. L’intérêt et la compréhension pour notre discipline progresse, nous devons y contribuer. 

Qu’attendent les politiques des économistes?
Ils veulent que nous leur donnions des perspectives de court et moyen terme par une analyse technique pour les éclairer dans leurs choix, en matière de croissance et d’emploi par exemple.

C’est vrai quel que soit leur bord politique?
Oui, même si les sensibilités et les sujets d’intérêt varient. Ainsi, pour le projet de loi de finance 2013, le gouvernement nous a demandé de mesurer l’impact sur la croissance des mesures budgétaires, pour en limiter l’effet, et en évaluer l’impact redistributif, dans un souci de justice sociale. 

Les citoyens ont-ils les mêmes attentes que les politiques?
Je pense qu’aujourd’hui, ils cherchent des réponses qui donnent du sens et de la vision. Ils ont besoin de comprendre la situation et comment on en sort. 

Pensez-vous que les économistes ont plus de poids dans les pays anglo-saxons où certains ont même acquis un statut de gourou?
Aux Etats-Unis, dans les relations entre la sphère politique et universitaire, les aller-retour sont plus fréquents qu’en France. Il est vrai que le modèle d’organisation de l’alternance dit du spoil system favorise ces mouvements. Le phénomène des gourous est aussi très spécifique. Leurs économistes s’adressent à un public de plus de 200 millions de personnes et au-delà, grâce à leur langue, à une population mondiale. Il y a donc un effet de taille. Il y a aussi un effet marché. Les gourous que vous avez en tête, tels Abby Cohen qui travaillait chez Goldman Sachs ou Nouriel Roubini, étaient proches des marchés. Nouriel Roubini doit sa notoriété à sa clairvoyance sur la crise des subprimes, mais d’autres économistes ont eu des analyses clairvoyantes de la crise sans être nécessairement aussi visibles auprès du grand public. Je pense par exemple à Raghuram Rajan. Par ailleurs, il est vrai qu’il y a beaucoup de prix Nobel d’économie américains, mais, eux, sont rarement promus à ce statut de gourou. 

Certains économistes font aussi l’objet de procès en sorcellerie pour conflit d’intérêts ou du fait d’engagements politiques inavoués. Qu’en pensez-vous?
Il y a clairement eu certaines pratiques qui n’étaient pas acceptables – le film Inside job fournit quelques exemples de conflits d’intérêts avéré. Pour le reste, les économistes sont des citoyens comme les autres – il n’y a pas de raison d’empêcher un engagement qui est transparent. L’honnêteté intellectuelle est indispensable dans toute profession, mais a fortiori chez les économistes pour que l’on puisse se fier à leur expertise. 

 




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