Archive pour le Tag 'sérieux'

François Baroin, un candidat potentiel très sérieux face à Macron

François Baroin, un candidat potentiel très sérieux face à Macron

 

 

Il est clair que Baroin,  président de l’Association des maires de France (AMF) et maire LR de Troyes, n’a pas eu la carrière politique que beaucoup espéraient compte tenu de se compétences. Baroin dénote dans la classe politique par son calme et ses propos très équilibrés à l’inverse des agités comme Sarkozy , Le Pen ou Macron. On comprend mal que le parti des républicains en mal de leaders depuis longtemps et même en crise grave n’ait pas utilisé  un responsable de cette dimension. L’opinion publique ne s’y trompe pas car Baroin figure depuis longtemps  parmi les personnalités politiques les plus appréciées. De toute évidence, Baroin serait un candidat sérieux face à Macron et il n’y a sans doute que le parti des Républicains qui n’en soit pas encore totalement convaincus. Pour l’instant, Baroin se réserve l’exclusivité de la décision d’une candidature. Il donne du temps au temps;  sans doute éviter les terribles déconfitures qu’ont subies Sarkozy et Fillon. Il profite de la sortie de son livre pour ce réinstaller dans le paysage politique. Un livre  en forme d’hommage à la France des territoires et des élus locaux, piliers de la République. Un cri d’alarme sur la montée des communautarismes et des populismes. (interview JDD)

 

Comment expliquer que jamais cette rupture avec les maires n’avait semblé aussi irrémédiable que sous Macron?
Le Président n’est pas responsable de tous les maux. Mais il a réussi à susciter une très forte opposition en un temps très court. Et il est arrivé dans une période d’extrême sensibilité et de tensions préexistantes avec l’État. Nous avoir mis dans le même sac que les corps intermédiaires est une faute de carre : nous, élus, sommes issus du suffrage universel. Et puis, ce que les élus n’acceptent plus, c’est que l’État s’arroge le droit de supprimer des impôts qui n’étaient pas les siens. Je pourrais aussi parler des APL, de la méthode sur les contrats aidés, de la suppression de la taxe d’habitation… Le Président est l’incarnation de la République, mais nous en sommes les fantassins. Nous sommes sa garde nationale. Et cette garde nationale a servi dans la résolution de la crise des Gilets jaunes.

 

Les municipales de mars seront-elles bonnes pour la droite?
Je suis plutôt confiant. Depuis 2014, nous avons une génération d’élus locaux de grand talent qui ont fait un très bon travail ; ils ­auront donc de bons résultats. Nous devons sortir de cette dualité dangereuse, lepénisme-­macronisme. Les électeurs doivent savoir qu’il y a une relève, une ­alternance possible pour la droite et le centre autour de LR. Le scrutin municipal doit donc être l’occasion d’un vrai rebond.

Avec ce livre, ne vous installez-vous pas aux avant-postes pour préparer la reconquête de LR?
J’ai énormément appris à la tête de l’AMF, où mon mandat s’achève dans un an. Oui, j’ai des choses à dire. Mais il y a d’autres moyens de les dire que de s’inscrire dans une trajectoire partisane. Un livre, une candidature à une élection locale, par exemple.

Christian Jacob est-il là pour préparer le parti pour votre candidature à la présidentielle?
Christian Jacob est là pour engager le rassemblement et construire les fondations d’une alternance. Personne ne peut parler à ma place. C’est une décision personnelle. Et le jour où j’aurai à faire part d’une décision, je reviendrai vous le dire.

 

Croissance : sérieux coup de frein

Croissance : sérieux coup de frein   

Avec une croissance à peu près atone, seulement une progression de 0,2 % pour chacun des premiers trimestres, mécaniquement le chômage reprend de sa vigueur. Il faut comparer ce 0,2 % par trimestre à 0,7 % pour les  cinq trimestres précédents. Pour l’année 2018 la croissance ce limitera autour de 1,5 % au lieu des 2,3 % espérés et réalisés en 2017. C’est donc une rupture brutale, plus importante encore que celle de la moyenne européenne est très loin de celle de l’Allemagne qui caracole en tête avec une augmentation du PIB de l’ordre de 2,3 % encore cette année. Au-delà des affaires qui n’arrangent pas le climat ambiant, la désillusion est immense chez une très grande majorité des Français. En effet, après l’échec sur la croissance, et forcément sur le chômage,  c’est aussi l’échec sur les équilibres financiers. Du coup le gouvernement se trouve en posture très délicate. Il ne bénéficie plus de la dynamique économique pour justifier des réformes difficiles et doit se réfugier dans une politique traditionnelle des coups de rabot sur les dépenses. Deux éléments pèsent de façon négative sur le tassement de l’activité. D’une part la balance commerciale est toujours déséquilibrée et agit de manière négative sur le PIB,  d’autre part la consommation des ménages est atone. En cause la baisse du pouvoir d’achat d’environ 0, 6 %. L’erreur fondamentale du gouvernement est sans doute d’avoir privilégié une politique de l’offre sans doute nécessaire mais non équilibrée par politique de la demande. La croissance repose essentiellement sur la demande et notamment sur la consommation des ménages. Facteur aggravant l’inflation reprend avec un rythme annuel de 2,3 % en juillet, tout le contraire d’un cercle vertueux. Une seule satisfaction toutefois   l’investissement des entreprises qui a accéléré (+1,3% après +0,1% au premier trimestre), quand celui des ménages s’est tassé (−0,1% après +0,3%).

Guerre commerciale: des risques sérieux pour 2019

Guerre commerciale ; des risques sérieux pour 2019

La guerre commerciale entamée par le président Américains ne commencera à produire des effets significatifs que vers la fin de l’année et surtout à partir de 2019. Les organismes de prévision vont donc continuer de réviser à la baisse leurs projections. Une baisse déjà constatée avant même la décision d’augmenter les droits de douane mais  qui sera accentué. Parallèlement à ce tassement de la croissance en 2018, se produira une remontée de l’inflation en particulier du pétrole qui viendra amputer le pouvoir d’achat des ménages donc la consommation et l’activité. On comprend donc le raidissement de l’Europe vis-à-vis des intentions américaines non seulement de taxer l’acier et l’aluminium mais d’autres produits comme l’automobile. Du coup lors des du G20 des finances l’union européenne s’est clairement opposée au États-Unis refusant même d’envisager le moindre accord commercial tant que les droits de douane supplémentaire n’auront pas été supprimés. – Le secrétaire américain au Trésor a bien  tenté samedi de mettre l’Europe et le Japon de son côté dans le bras de fer commercial avec la Chine, en leur proposant des accords de libre échange, mais s’est heurté à la ferme résistance de la France, lors d’une réunion des ministres des Finances du G20 à Buenos Aires. “Si l’Europe croit au libre échange, nous sommes prêts à signer un accord en ce sens”, a déclaré Steven Mnuchin, ajoutant qu’un tel accord nécessiterait non seulement l’élimination des droits de douane, mais des barrières non tarifaires et des subventions. “Il faut régler les trois problèmes”, a-t-il insisté.

“Nous refusons de négocier avec un pistolet sur la tempe”, lui a indirectement répondu le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, excluant d’entamer des négociations commerciales avec les Etats-Unis sans une levée des droits de douane sur l’acier et d’aluminium importés de l’Union européenne, du Canada et du Mexique. Cette mesure imposée en juin par Donald Trump lui a valu une riposte commerciale des “28”. Le président américain envisage désormais de taxer les automobiles, ce qui frapperait durement les Etats membres de l’UE et le Japon. Washington a également décidé de taxer 34 milliards d’importations chinoises et Donald Trump s’est dit prêt à porter le total à 500 milliards.

Réforme fonction publique : « un sérieux problème de méthode »(Berger)

Réforme fonction publique : « un sérieux problème de méthode »(Berger)

 

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, à justement critiqué la méthode du gouvernement, dans une interview publiée samedi dans Le Monde. « Ils y vont fort », a-t-il réagi, à propos de ces pistes annoncées jeudi, dont un plan de départs volontaires et le recours à davantage de contractuels. « Il y a un gros problème de méthode: c’est très étonnant d’annoncer une concertation sur toute l’année 2018 et de donner dès à présent une partie des conclusions », a réagi M. Berger, réclamant que le gouvernement organise « très vite » une rencontre avec les syndicats. Finalement cette erreur de méthode devrait être favorable syndicats paradoxalement car le gouvernement en s’attaquant aux moyens réduits sa marge de manœuvre. En effet s’il avait commencé par l’objet même des missions régaliennes leurs moyens d’exécution y compris en personnel le champ des possibles aurait été autrement plus important pour réduire de manière justifiée le nombre  de fonctionnaire. En s’engageant tout de suite sur la question sociale le gouvernement risque de s’embourber et de se lier les mains. Sur le fond, la CFDT critique le souhait du gouvernement de proposer une « rémunération plus individualisée ». Actuellement, la rémunération des fonctionnaires repose sur un socle commun et des primes et promotions. « Il faut dire quelle est la part de la rémunération collective et quelle est la part de l’individuel », a interrogé M. Berger, craignant que cette mesure n’entraîne « des disparités liées aux marges budgétaires des employeurs plus qu’en fonction de l’investissement au travail ». Sur le recours à davantage de contractuels, le leader syndical s’interroge aussi: « ça veut dire quoi ? Pour qui ? Comment ? Tout cela mérite des éclaircissements, car il y a des craintes de profonds bouleversements pour les agents ». Sur la question de la rémunération et du recours aux contractuels, il demande des clarifications. “Hurler au loup maintenant n‘a aucun sens mais la CFDT sera attentive et exigeante pour que l‘action publique continue de reposer demain sur des agents publics reconnus et respectés”, a-t-il dit.

Programme Macron : relance économique et sérieux budgétaire

Programme Macron : relance économique et sérieux budgétaire

 

Pour résumer, Emmanuel Macron propose de réaliser une cinquantaine de milliards d’économies et de les réinvestir dans la relance notamment des investissements. Il propose une baisse de la fiscalité équitablement répartie entre entreprises et ménages. Il envisage des réformes structurelles destinées à redonner à la France une crédibilité vis-à-vis de l’Allemagne dans le but de relancer la dynamique européenne. Sans crédibilité, la France ne fera pas bouger l’Allemagne déclare-t-il. Dans une interview publiée vendredi par Les Echos, l’ex-ministre de François Hollande, candidat à l’élection présidentielle, présente les grandes lignes de son programme économique. Il fait de la lutte contre le chômage de masse sa priorité et juge possible de le ramener à 7% de la population active à la fin du quinquennat. Compte tenu de prévisions de croissance « prudentes » et d’un déficit public à 2,9% du PIB en 2017, il précise qu’il n’y aura « ni cadeau, ni rigueur supplémentaire » cet été s’il est élu.

CADRAGE MACRO-ÉCONOMIQUE ET TRAJECTOIRE BUDGÉTAIRE

- respect de l’engagement européen de limiter les déficits publics à 3% du PIB (2,9% en 2017);

- prévision de croissance : de 1,4% en 2017 à 1,8% en 2022 ;

- réduction de trois points de la part des dépenses publiques dans le PIB en cinq ans, soit 60 milliards d’euros d’économies par rapport à leur croissance spontanée.

Ces économies seront réparties entre assurance-maladie (15 milliards d’euros, avec une progression des dépenses maintenue à 2,3% par an), assurance-chômage (10 milliards), collectivités locales (10 milliards) et Etat (25 milliards).Il juge possible de ne pas renouveler 120.000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat, dont 50.000 pour l’Etat et 70.000 dans les collectivités locales. Celles-ci pourront recourir plus largement à des recrutements de droit privé et devront « respecter la durée annuelle légale du temps de travail » (1.607 heures).

PLAN QUINQUENNAL D’INVESTISSEMENTS PUBLICS

Cinquante milliards d’euros d’investissements publics en cinq ans, dont :

- 15 milliards pour la formation et la qualification des jeunes et des demandeurs d’emploi ;

- 15 milliards pour la transition écologique et énergétique, notamment pour accompagner la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim ;

- le reste sera notamment consacré à la modernisation de l’administration (numérisation), à l’agriculture, à la santé et aux transports locaux.

« Financé par des taux d’intérêts très bas, notre plan d’investissement permettra de réduire nos dépenses avant la fin du quinquennat et de soutenir notre croissance potentielle. C’est cela qui améliorera la soutenabilité de notre dette. »

FISCALITÉ

- objectif : baisse nette des prélèvements obligatoires de 20 milliards d’euros sur le quinquennat, répartie « équitablement entre ménages et entreprises » ;

- réduction d’impôt d’environ 10 milliards d’euros en début de quinquennat pour les classes populaires et moyennes ;

- transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi en allègement pérenne de charges en 2018 et suppression des dernières charges patronales au niveau du smic ;

- réduction à 25%, sur le quinquennat, de l’impôt sur les sociétés ;

- transfert sur la contribution sociale généralisée des cotisations salariales maladie et chômage ;

- « Toute hausse de TVA est exclue », assure le candidat ;

- création d’un prélèvement forfaitaire unique de l’ordre de 30%, prélèvements sociaux inclus, pour tous les revenus du capital (intérêts, dividendes, loyers, plus-values, etc.) ;

- alignement progressif de la fiscalité du diesel sur l’essence et montée en charge de la taxe carbone.

(Avec Reuters)

Lutte contre le Terrorisme: Juppé le plus sérieux

Lutte contre le Terrorisme: Juppé le plus sérieux

Selon un sondage Ifop* publié par le Journal du Dimanche. Alain Juppé arrive premier, avec 58 % des personnes interrogées qui lui font confiance face à la menace, devant Nicolas Sarkozy (50 %), Manuel Valls (49 %), François Fillon (48 %), Emmanuel Macron (45 %) et Marine Le Pen (42 %). Le président François Hollande n’arrive absolument pas à rassurer les sondés (33 %) affichant une 8e position, derrière Bruno Le Maire (34 %) et avant Arnaud Montebourg (32 %) et Jean-Luc Mélenchon (31%). Ce dimanche, par médias interposés Nicolas Sarkozy et Manuel Valls se sont envoyé quelques pics à ce propos. Nicolas Sarkozy « se trompe sur la méthode en essayant de tordre le cou à l’Etat de droit face à la menace », a déclaré dimanche le Premier ministre dans l’émission « Le grand rendez-vous » organisée par Europe 1, iTELE et Les Echos. Il réagissait à une interview au Journal du Dimanche où le président du parti Les Républicains (LR) prône notamment d’« adapter l’Etat de droit à la réalité de la menace ». « Nous sommes le 11 septembre (quinzième anniversaire des attentats d’Al-Qaida qui ont fait près de 3.000 morts). La réponse à l’époque des républicains et de George Bush consistant à créer un Patriot Act, c’est-à-dire en effet à mettre en cause un certain nombre de libertés fondamentales ou à ouvrir Guantanamo, n’a pas mis à l’abri les Etats-Unis de la menace et des actes terroristes », a plaidé Manuel Valls. Pour le chef du gouvernement, l’ancien chef de l’Etat « se trompe sur la forme en faisant croire aux Français, et de manière terrible, qu’avec lui, au fond, il n’y aurait plus d’attentats ». Ce candidat à la primaire de la droite « s’est trompé en 2012 sur la lecture de la menace terroriste, quant à l’époque, il avait évoqué les crimes de (Mohamed) Merah comme ce (ux) d’un loup solitaire. Il s’est trompé comme président de la République sur l’étendue de la menace puisqu’il a affaibli notre sécurité et notre défense en faisant baisser les investissements et les moyens en hommes, en femmes, dans nos forces de sécurité intérieure et extérieure », a martelé le Premier ministre.

L’économie britannique : risque sérieux de récession

L’économie britannique : risque sérieux de récession

La récession n’est peut-être pas pour cette année mais la croissance devrait se tasser assez sérieusement après le brexit. On comptait notamment sur une croissance de 0,5 % au second trimestre, croissance qui pourrait être ramenée à zéro. Pour la suite de fortes incertitudes demeurent sur les trimestres suivants, en tout état de cause la croissance pourrait se situer seulement à 1,5 % tout au plus alors qu’on attendait 2 % en 2016. La faute au brexit  mais aussi au tassement général enregistré pour la croissance au plan mondial concernant le second trimestre Le vote des électeurs britanniques en faveur d’une sortie de leur pays de l’Union européenne risque de plonger le Royaume-Uni dans la récession et de forcer la Banque d’Angleterre (BoE) à assouplir encore sa politique monétaire, montre une enquête de Reuters. Selon 70 économistes et responsables de stratégies d’investissements interrogés après le résultat du référendum, la dépréciation de la livre sterling risque de se poursuivre et la médiane de leurs estimations de la probabilité d’une récession en Grande-Bretagne est de 53%. Ces spécialistes estiment que le produit intérieur brut (PIB) de la Grande-Bretagne devrait stagner au deuxième semestre de cette année alors qu’ils tablaient avant le scrutin sur une croissance de 0,5% aux troisième et quatrième trimestres. « Le vote pour une sortie de l’UE a clairement affaibli les perspectives à court terme de l’économie britannique », estime Jonathan Loynes, de Capital Economics. Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, a déclaré que l’institution évaluerait dans les semaines à venir l’opportunité de nouvelles initiatives de politique monétaire, mais ses marges de manoeuvre sont limitées. Alors que le taux directeur de la BoE est fixé depuis plus de sept ans à 0,5%, son plus bas niveau historique, les observateurs interrogés avant le scrutin estimaient que sa prochaine modification serait une hausse. Les économistes et investisseurs interrogés estiment en outre que la livre sterling, déjà en forte baisse, devrait encore se déprécier (1,37 dollar). La faiblesse de la livre faisant mécaniquement monter le prix des importations, l’inflation britannique pourrait atteindre 3% d’ici deux ans, un niveau supérieur à l’objectif de 2% que s’est fixé la BoE, précise l’enquête, ce qui risquerait de compliquer la politique monétaire. Pour les économistes de Barclays, « le MPC de la Banque d’Angleterre choisira d’ignorer le dépassement de l’objectif d’inflation (…) Il va au contraire recourir à un nouvel assouplissement de la politique monétaire face à l’augmentation de l’incertitude et de la volatilité des marchés financiers ».

(Avec Reuters)




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