Archive pour le Tag 'semestre'

Le prix des matières devrait se tasser second semestre ?

Le prix des matières devrait se tasser second semestre ?

La hausse des prix des matières premières se poursuit depuis le début de l’année et risque de gonfler l’inflation. Les tensions sont liées à un décalage entre la reprise rapide de la demande et l’offre qui jusqu’ici ne suit pas. Toutefois, un « atterrissage » des prix au second semestre devrait avoir lieu, selon l’économiste Philippe Chalmin.

A l’occasion de la 35e édition du rapport de référence CyclOpe sur les matières premières qu’il co-dirige, Philippe Chalmin relève que « ces années 2020/2021 ont été marquées par la crise économique la plus forte que le monde ait connue depuis la Seconde guerre mondiale ».

Pourtant, dans un note récente, « la banque Goldman Sachs a avancé l’idée d’un nouveau « super cycle » sur les marchés des commodités », c’est-à-dire d’une hausse durable des prix, relève le rapport co-dirigé par Yves Jégourel, professeur à l’Université de Bordeaux.

 « Nous anticipons un réajustement des marchés à la baisse », précise Philippe Chalmin.. A titre d’exemple, le baril de Brent serait à 55 dollars en moyenne en 2021, l’once d’or à 1.850 dollars, la tonne de cuivre à 7.500 dollars, le boisseau de blé à 6 dollars, celui de soja à 11 dollars.

Une certitude, pour les auteurs du rapport rédigé par des universitaires et des acteurs du marché: « La Chine sera encore en 2021 le facteur déterminant de l’évolution de marchés mondiaux qui resteront marqués par leur profonde instabilité ». Donc rien n’est vraiment sûr quant à la volatilité des prix des matières premières.

600 000 emplois supprimés au premier semestre et autant à attendre début 2021

600 000 emplois supprimés au premier semestre et autant à attendre début 2021

 

 

Alors que le système de chômage partiel agit comme une sorte de bouclier contre les licenciements, malgré tout, nombre d’entreprises ajuste leurs effectifs. Ainsi depuis le début de l’année 600 000 emplois ont été supprimés. On sait que le système de chômage partiel doit prendre fin presque partout à la fin de l’année. Conclusion, le processus d’allègement des effectifs va s’amplifier début 2021.

Un phénomène incontournable quand on sait qu’il va manquer en 2021 5 % de croissance par rapport à 2019. Cette baisse de 5 % du PIB se traduit mécaniquement par une hausse supplémentaire du chômage de l’ordre d’un million . D’où évidemment l’inquiétude particulière des ménages qui sont essentiellement sensibles à cet indicateur qui va peser sur le pouvoir d’achat et qui amène ceux qui le peuvent à privilégier l’épargne plutôt que la consommation.

 La seule question qui se pose est de savoir si le pouvoir actuel est en capacité de réinstaller la confiance pour faciliter la consommation premier soutien de la croissance puisque les investissements et les exportations sont eux nettement à la traîne.

Sanofi : un vaccin au premier semestre 2021 ?

  Sanofi : un vaccin au premier semestre 2021 ?

Tandis que certains  industriels américains, britanniques mais aussi chinois annoncent chaque semaine la sortie imminente d’un vaccin chez Sanofi il semble qu’on soit beaucoup plus prudent sur les perspectives d’un calendrier réaliste. L’objectif est en effet de parvenir à la sortie d’un vaccin pour le premier semestre 2021. En soi déjà une performance en regard des méthodologies habituelles. « Nous sommes un peu plus lents mais nous sommes plus susceptibles de réussir », a confirmé Paul Hudson, le directeur général de Sanofi.

« Notre probabilité d’obtenir une efficacité du vaccin de plus de 70% est probablement supérieure à celle de qui que ce soit d’autre » a assuré Paul Hudson lors d’un point presse en amont d’une journée pour les investisseurs du groupe ce mardi 23 juin.

Sanofi n’est pas le seul à prétendre à trouver rapidement un vaccin. D’autres laboratoires ont déjà débuté les essais cliniques, dont la biotech américaine Moderna, qui compte entrer dans la phase III en juillet. De même, le géant britannique AstraZeneca et l’université d’Oxford ont indiqué de leur côté attendre des résultats cet automne sur l’efficacité du vaccin qu’ils développent conjointement.

Face à cela, Sanofi reste tout de même confiant puisque le laboratoire considère être « le seul vaccin dans la course qui offre une plateforme prouvée, qui fonctionne à grande échelle ».

Plus précisément, Sanofi travaille au développement de deux vaccins contre le Covid-19. Le premier est développé avec GSK, le géant britannique de l’industrie pharmaceutique. Il utilise la technologie dite de l’ADN recombinant, utilisée pour un vaccin antigrippal. C’est ce vaccin, dont la capacité de production pourrait atteindre un milliard de doses par an, qui devrait être disponible au premier semestre de 2021.

Le second vaccin est élaboré avec l’Américain Translate Bio, une biotech cotée au Nasdaq qui développe des médicaments à base d’ARN messager. Sanofi a d’ailleurs annoncé ce mardi renforcer sa collaboration avec Translate Bio pour la prévention des maladies infectieuses. L’essai clinique doit débuter d’ici la fin de l’année pour une potentielle approbation au second semestre 2021. Le laboratoire français affirme pouvoir produire entre 90 et 360 millions de doses de ce vaccin chaque année.

Au total, l’OMS comptabilisait en mai plus de 100 projets de vaccins contre le Covid-19 en lice dans le monde. L’OMS classe la centaine de projets en cours dans huit catégories différentes, qui correspondent à des types de vaccins éprouvés ou au contraire expérimentaux.

 

Croissance Allemagne : un tassement économique limité au premier semestre ou au-delà ? (Bundesbank)

Croissance Allemagne : un tassement économique limité au premier semestre ou au-delà ? (Bundesbank)

Comme nombre d’institutions internationales ou nationales, la Bundesbank utilise la méthode Coué en espérant que l’économie pourrait reprendre un peu de dynamisme lors du second semestre. Pour l’instant les projections font apparaître une croissance qui pourrait être limitée à 1 % en 2019. En cause, le ralentissement mondial qui pèse sérieusement sur des exportations allemandes. Il faut ajouter les menaces des États-Unis concernant l’importation des automobiles allemandes. La Bundesbank estime que rien n’indique que le tassement incontournable au premier semestre se poursuivra lors du second. Le problème c’est que rien n’indique le contraire. La vérité c’est que la plupart des institutions économiques et les gouvernements ne disposent d’aucune visibilité sur ce qui pourrait se passer après juin. Il est fort peu probable que l’économie se redresse au cours du second semestre et la croissance pourrait s’inscrire dans une tendance très molle. On n’en peut non plus écarter l’hypothèse de l’éclatement d’une bulle qui entraînerait de manière systémique les autres dimensions financières et économiques. Ce qui paraît à peu près certain c’est un fort ralentissement des échanges internationaux liés en particulier au tassement de la demande en Chine et évidemment aux conséquences des conflits commerciaux non seulement entre les États-Unis et la Chine mais aussi entre l’Europe et les États-Unis. Pour compenser ce phénomène la plupart des gouvernements comptent  sur une reprise de la consommation mais qui se heurte à la faiblesse d’augmentation des pouvoirs d’achat aussi au phénomène de la des consommations volontaires.

 

Le déficit budgétaire recule au premier semestre

Le déficit budgétaire recule au premier semestre

 

 

Un tout petit recul du déficit au premier semestre essentiellement dues à des mécaniques comptables. Cependant un recul annoncé à grand renfort de trompettes sans doute pour rassurer Bruxelles. La deuxième partie de l’année sera autrement plus difficile avec le recul des rentrées fiscales dues au tassement de la croissance ; Il faut noter que par ailleurs les dépenses n’évoluent guère. En gros que les efforts de l’Etat sont très marginaux ; Concernant les dépenses, au 30 juin, elles s’établissaient à 199,9 milliards d’euros contre 201,5 milliards un an plus tôt. Cette évolution recouvre une quasi-stabilité des dépenses du budget général (à 171,6 milliards d’euros contre 172 milliards à fin juin 2017) et une baisse des prélèvements sur recettes (28,3 milliards d’euros, en amélioration de 1,2 milliard). Bercy explique cette situation par « l’effet notamment du remplacement d’une partie de la dotation globale de fonctionnement des collectivités territoriales [et] par le transfert d’une fraction de TVA aux régions depuis le 1er janvier 2018 ».

À la même date, les recettes s’élevaient à 159,4 milliards d’euros, contre 160,2 milliards à fin juin 2017. Les recettes fiscales nettes ont diminué de 2,3 % à périmètre courant, soit 3,5 milliards d’euros de moins par rapport à la fin juin 2017. Cette situation est liée à la transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI). (Un petit cadeau de 3 milliards de la part de Macron aux plus fortunés soumis à l’ancien ISFF)Les recettes non fiscales s’inscrivent quant à elles en hausse de 3,6 milliards d’euros par rapport au 30 juin 2017, notamment du fait de l’encaissement plus précoce du dividende versé par la Banque de France.




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