Archive pour le Tag 'sémantique'

« Apartheid sanitaire »: Une impudence sémantique

  »Apartheid sanitaire »: Une impudence sémantique

 

« Les bruyants contempteurs de l’apartheid sanitaire prendront-ils jamais conscience de l’impudence de leur comparaison avec un système humiliant de domination et de répression à l’origine de tant de drames individuels et familiaux pour des générations de Noirs sud-africains ? », s’interroge Yannick Lageat dans le Monde (extrait).

 

A-t-on suffisamment dénoncé le port ignominieux de l’étoile jaune par les infortunées victimes de lois « liberticides » ? La Shoah étant confirmée par certains des défenseurs de nos libertés comme un « détail » de l’Histoire, on ne s’étonnera pas que, pour d’autres, sinon les mêmes, le mot apartheid ne soit pas plus évocateur d’inacceptables atteintes aux droits de l’homme.

Le passe sanitaire n’empêche personne de le présenter comme une privation de droit, une source de discrimination, voire un outil de répression. Dans cette nouvelle « dictature », la liberté d’expression est garantie pour ceux qui, de Michèle Rivasi à Florian Philippot, dénoncent l’instauration d’un « apartheid ». Pousseraient-ils le cynisme jusqu’à s’identifier avec ses victimes ?

Rappelons que l’Afrique du Sud est le seul pays au monde où la couleur de la peau déterminait, entièrement et définitivement, la place des quatre cinquièmes de la population dans la hiérarchie sociale. Que ce pays avait institutionnalisé des pass laws, dont nos tristes vociférateurs ne mesurent probablement pas qu’elles assignaient à résidence des millions d’êtres humains, conformément à la politique de « développement séparé de chaque race dans la zone géographique qui lui a été affectée ».

En « vertu » du Natives (Abolition of Passes and Coordination of Documents) Act de 1952, tout Africain âgé de plus de 16 ans avait l’obligation de porter sur lui un livret vert ou marron intitulé Reference book donnant tout renseignement sur la situation personnelle du détenteur. En effet, cet indispensable viatique, fort d’une centaine de pages, rassemblait les informations suivantes : une carte d’identité portant mention de l’ethnie ; les enregistrements des bureaux de travail ; les noms, adresses et signatures mensuelles des employeurs ; les récépissés de l’impôt gouvernemental ; les récépissés des impôts payés aux autorités africaines ; les mesures particulières, comme l’exemption du couvre-feu interdisant aux Noirs de se trouver en ville entre 22 heures et 4 heures sans un permis les y autorisant.

Sous couvert d’abolir un héritage lointain, d’où son libellé, cette loi de 1952 uniformisait un système de contrôle apparu au début du 19e siècle et l’étendait pour la première fois aux femmes. Le port du pass, véritable « étoile noire », a été la plus vexatoire des mesures imposées aux Africains, tout défaut de présentation les conduisant devant la justice et les exposant à l’expulsion hors des white areas. L’ONU a fait du 21 mars la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale en souvenir de la répression sanglante, en 1960, dans le township de Sharpeville, d’une protestation pacifique contre les lois sur le passeport intérieur.

La mise en vigueur de la loi sur l’habitat séparé (Group Areas Act) en 1950 avait entraîné une législation en cascade dont le but était de rendre précaire le droit de résidence des Africains hors des réserves, devenues bantoustans, puis homelands, qui ne couvraient que 13,8 % du territoire national. Le Bantu (Urban Areas) Consolidation Act, promulgué antérieurement à la victoire électorale des Nationalistes, en 1948, stipulait ainsi que les Noirs ne pouvaient séjourner au-delà de 72 heures dans les white areas que dans les limites étroites d’un contrôle permanent.

Ce principe fondateur fut complété, au fil des décennies, par des mesures concernant l’emploi, les revenus, le logement, la situation familiale… Ces dispositions complémentaires, adoptées en fonction de l’évolution de la situation intérieure, fragilisaient encore la situation des travailleurs et de leurs familles ; elles permettaient aux autorités d’opérer une sélection et de refouler, en toute légalité, les travailleurs africains dont la présence sur le territoire blanc ne se justifiait pas sur le plan économique.

Ces « rapatriements » d’Africains établis en zones blanches constituaient la pièce maîtresse de l’Influx and Efflux Control qui permit officiellement que la proportion de Noirs vivant dans les homelands passât de 46,5 % en 1970 à 51,3 % en 1991 et augmentât leur population de 8,3 millions d’habitants. Qu’il ait résidé dans un township ou en milieu rural, tout Sud-Africain noir vivait en permanence sous la menace d’un arrêté de déplacement autoritaire, et, au moment de l’abolition du Pass Laws Act, en 1986, plus d’un million de personnes étaient encore appelées à rejoindre les rangs du surplus people, du « peuple en trop ».

Les bruyants contempteurs de l’apartheid sanitaire prendront-ils jamais conscience de l’impudence de leur comparaison avec un système humiliant de domination et de répression à l’origine de tant de drames individuels et familiaux pour des générations de Noirs sud-africains ? Mais, après tout, ceux d’entre eux qui avaient été déportés vers les réserves avaient, du moins, échappé à la solution finale…

Yannick Lageat, Plouzané (Finistère)

«Quartiers sans relous» de Marlène Schiappa : une sémantique et une politique démodées (Éric Naulleau)

«Quartiers sans relous» de Marlène Schiappa : une sémantique et une politique démodées (Éric Naulleau)

Le chroniqueur et essayiste Éric Naulleau estime que le gouvernement et Marlène Schiappa à travers une sémantique démodée montre l’inefficacité de leur politique voire sa contre productivité (interview du Figaro)

Marlène Schiappa a déclaré vouloir créer des « QSR », des « quartiers sans relous ». Que vous inspire la sémantique usitée par la ministre déléguée à la Citoyenneté ?

Éric NAULLEAU. - Chaque fois qu’un politique s’essaye au style « djeuns », par le langage ou par l’attitude, me vient l’image de ces retraités en Floride qui se promènent toute la journée en jogging et sneakers. En plus de la fausse note produite se vérifie alors qu’on ne paraît jamais plus vieux que lorsqu’on prétend faire jeune. Marlène Schiappa confirme la règle, de même que, dans un passé récent, Jean-Luc Mélenchon dont les performances sur Tik Tok laissent un souvenir embarrassant ou Gabriel Attal, à peine trentenaire pourtant, qui ne parvint pas à se débarrasser des trois balais qu’on lui avait semble-t-il glissés dans le dos lors de son dialogue avec des influenceurs sur Twich.

Le terme « relou » ne convient pas pour un harceleur de rue dont on sait hélas que le comportement peut dégénérer en agression sexuelle, voire en viol.

Sur le fond à présent, il est tout de même très étonnant d’user d’un mot aussi faiblard que « relous » pour qualifier les auteurs de faits potentiellement aussi graves. Votre oncle Marcel qui ne peut s’empêcher de raconter des blagues salaces en fin de repas trop arrosé est certes un relou, mais le terme ne convient pas pour un harceleur de rue dont on sait hélas que le comportement peut dégénérer en agression sexuelle, voire en viol. À force de se réclamer du « cool » dans la communication, on finit au mieux par manquer l’effet recherché, au pire par délivrer un message contre-productif.

Et il faudrait en terminer avec cet affaissement continu de la parole publique, avec cette démagogie qui consiste à s’abaisser au niveau de langage supposé des personnes auxquelles on s’adresse, ce qui témoigne d’ailleurs d’une forme de mépris, plutôt que de sauvegarder une certaine verticalité — que suppose par définition la fonction de ministre. Bécassine, c’est ma copine, mais pas Marlène !

Le gouvernement veut cartographier la France pour identifier des « zones rouges » du harcèlement de rue. Pensez-vous que viser spécifiquement certains quartiers soit une mesure efficace ?

Les lois de la République s’appliquent sur tout le territoire, drôle de conception que celle d’un pays à la découpe, à la carte au sens propre, où les femmes seraient plus ou moins protégées, plus ou moins en sécurité selon la couleur du trottoir, rouge ou vert, sur lequel elles marchent. Plutôt que de parier sur la présence d’un policier au moment exact où un harcèlement se produira, sans parler de la difficulté à établir l’outrage dans certains cas, mieux vaudrait travailler à ce que les plaintes de femmes, partout en France, soient mieux reçues dans les commissariats. Autrement dit, mieux vaudrait privilégier les mesures efficaces au détriment des coups de com’.

Il peut paraître étonnant de déployer des policiers uniquement pour répondre au harcèlement et agressions à caractère sexiste, en mettant de côté les autres formes de violence…

Oui, en plus de la découpe du pays en appartements, telle qu’évoquée dans la question précédente, l’habitude a été prise de s’adresser non pas à l’ensemble de ses citoyens, mais à telle ou telle catégorie de sa population ou, pour user d’un langage emprunté à la publicité et sans doute plus pertinent, à tel ou tel segment de la population. Ce qui contribue à renforcer l’idée que l’intérêt général s’efface devant les intérêts particuliers — au risque d’aggraver encore le phénomène d’éparpillement de l’archipel français.

L’habitude a été prise de s’adresser non pas à l’ensemble de ses citoyens, mais à telle ou telle catégorie de sa population ou, pour user d’un langage emprunté à la publicité et sans doute plus pertinent, à tel ou tel segment de la population.

Que les femmes doivent être protégées, tout le monde en sera d’accord, mais pourquoi la mission des 2000 policiers dédiés à cette tâche, selon les annonces de Marlène Schiappa, ne s’étendrait-elle pas aux hommes qui ne peuvent sans risque arpenter nos rues s’ils arborent une kippa ? Pourquoi ne pas se donner les moyens de démanteler les réseaux de prostitution dont sont victimes d’autres femmes jour et nuit dans la rue ? Dans un registre moins crucial, la même question se pose à propos des multiples trafics à ciel ouvert dans les parages de certaines stations de métro parisiennes (et ailleurs). La fermeté proclamée comme le souci d’améliorer la sécurité de nos concitoyennes apparaîtraient plus convaincants s’ils ne semblaient à ce point dépourvus d’une vision d’ensemble, s’ils ne semblaient tant inspirés par un féminisme d’affichage et soufflés par l’air du temps.

Sémantique : « primo-injections » pour cacher le scandale du manque de vaccins

Sémantique : « primo-injections » pour cacher le scandale du manque de vaccins

 

Le bavard ministre de la santé a inventé un nouveau concept : les primo injections. Cela pour cacher le scandale du manque de vaccins. Des vaccins d’abord mal gérés par les pouvoirs publics et dont l’insuffisance vient d’être confirmée par les laboratoires eux-mêmes.

La plupart des pseudos centres de vaccination ont d’ailleurs fermé leurs portes incapables de dire la date d’un éventuel rendez-vous en février.

En France, le ministère de la Santé a déclaré que Moderna livrerait en février 25% de doses de moins que prévu et que les livraisons de Pfizer seraient fin janvier inférieures de 200.000 aux prévisions.

L’ARS des Hauts-de-France a annoncé par communiqué le report des rendez-vous pour une première injection afin de “garantir l’administration de la seconde injection pour toutes les personnes ayant déjà reçu la première dose en janvier”.

L’ensemble des rendez-vous de primo-vaccination prévus jusqu’au mardi 2 février inclus seront donc déprogrammés et immédiatement reprogrammés à partir de la première semaine de mars.

“Compte tenu de la situation extrêmement tendue sur les doses de vaccins, et la nécessité de garantir la deuxième injection pour les personnes déjà vaccinées, aucune primo-injection ne sera effectuée dans les établissements de santé la semaine prochaine”, a précisé pour sa part l’ARS d’Île-de-France aux acteurs du milieu de la santé, selon un compte rendu envoyé aux personnes présentes, que Reuters a pu consulter.

En province la pénurie est la même mais comme l’information est complètement cadenassée par les médias complaisants à l’égard des institutions et des politiques, l’information fuite beaucoup moins. Ainsi par exemple dans un centre de vaccination du Maine-et-Loire à  Baugé, la vaccination n’a fonctionné que quelques jours. Depuis on ne répond même plus haut téléphone et c’est un disque qui tourne en boucle qui indique de reprendre contact plus tard. Le même phénomène se rencontre dans nombre de centres de province surtout dans la France profonde

“La France est confrontée, comme ses partenaires européens, à une baisse d’approvisionnement en vaccins : une réduction des livraisons de vaccins Pfizer (- 200 000 doses) intervenue à la fin du mois de janvier, et une réduction des vaccins Moderna prévue pour le mois de février (- 25% des doses)”, peut-on lire dans un communiqué.

“La baisse de ces approvisionnements a donc naturellement un impact sur le nombre d’injections pouvant être programmées : aussi, environ 5% des rendez-vous pour une première injections devront être décalés de quelques jours”, précise-t-on. Un mensonge total car il ne s’agit pas de 5 % de rendez-vous mais au moins deux la moitié. De toute manière il n’est même pas possible de prendre rendez-vous !

Macronistes de gauche ! Une incompatibilité sémantique et idéologique

Macronistes de gauche ! Une incompatibilité sémantique et idéologique

 

Les soldats perdus du parti socialiste se dispersent de plus en plus dans une grande partie de l’échiquier politique, ils côtoient désormais aussi bien la droite que l’extrême gauche. La dernière initiative de reclassement a été prise par l’ancien député l’ancien député PS de la Gironde Gilles Savary qui est aujourd’hui délégué général de Territoires de Progrès dont les effectifs doivent  tenir dans une cabine téléphonique.

En fait, il se rallie à Macron lui aussi. L’ex député avait montré une certaine connaissance dans le domaine des transports avec des analyses et des propositions assez pertinentes. Par contre, sur le plan de la politique générale on constate nettement un glissement vers la droite avec notamment ses chroniques dans le journal l’Opinion. Bref, comme pour d’autres responsables socialistes, le flou du socle idéologique conduit vers toutes les issues y compris l’impasse,  surtout quand on fait de la politique son métier.

Innovation sémantique. Hollande propose «Socialistes» à la place de parti socialiste

Innovation sémantique. Hollande propose «Socialistes» à la place de parti socialiste

 

On savait que François Hollande n’avait pas inventé la lune, qu’il ne laissera pas une grande trace dans l’histoire du pays et même du parti socialiste. En effet, il a largement contribué à l’écroulement du parti et à l’image des socialistes pouvoir.

 

On se souvient qu’il a même été empêché de se présenter en 2017 faute de crédibilité. Que son remplaçant comme socialiste, Benoît Hamon,  a seulement reçu 6 % des voix. Les sondages actuels prévoient de l’ordre de 3 % pour un éventuel candidat du parti socialiste.

 

Du coup, le secrétaire actuel de ce parti Olivier Faure  propose de supprimer le nom et de tout remettre en cause. En clair de liquider le parti socialiste.

 

Et pour sauver la boutique, François Hollande fait la proposition sémantique révolutionnaire en remplaçant « parti socialiste » par « socialistes ». François Hollande fait vraiment parti du patrimoine culturel politique français pour oser de telles banalités. Manquerait plus que Ségolène Royal mette son grain de sel et propose par exemple « socialistes d’avenir » !

 

Coronavirus : une sémantique de guerre mais une politique de défense molle

Coronavirus : une sémantique de guerre mais une politique de défense molle

Mardi une nouvelle fois s’est réuni ce qu’on appelle le conseil de défense sanitaire. Pourquoi un tel terme quand il s’agit de combattre une maladie. Sans doute pour faire croire en la force de l’État et en sa détermination. Le problème c’est que la stratégie sanitaire du gouvernement est loin de s’inscrire dans une problématique d’affrontement cohérente de la pandémie. On pourrait d’ailleurs même dire que l’État fait contraire de ce qui est cohérent en multipliant les injonctions et les mesures contradictoires.

Ainsi va-t-il sans doute annoncer des couvre-feux, autre mot de sémantique guerrière alors que dans le même temps le Premier ministre a poussé   les Français à réserver leurs moyens de transport pour les vacances de la Toussaint. Exactement la même contradiction que lors  des élections municipales quand le gouvernement le même jour incitait  à la fois aux déplacements pour venir voter et à rester confiné pour éviter les contaminations du Coronavirus.

Quand l’action est molle, on cache souvent sa faiblesse par un discours musclé. Ce que va faire encore le président de la république en annonçant des couvre- feux. Le seul problème c’est qu’on risque d’être incapable d’en faire respecter les principes faute justement des forces de défense présentent sur le terrain. Des forces déjà complètement fatiguées après les différents mouvements sociaux, maintenant par des différentes attaques des trafiquants de drogue et des islamistes.

En mal de mesures d’affichage, le gouvernement retient une des propositions du conseil scientifique. “A ce stade de l’épidémie, le Conseil scientifique n’envisage pas de proposer l’option (d’un couvre-feu) au plan national, mais ne peut en exclure son utilisation dans certaines métropoles et bien sûr en cas de dégradation ultérieure”, peut-on lire dans cette note, qui évoque des couvre-feux d’une durée de quinze jours.

Cette mesure de couvre-feu ne sera pas forcément très bien acceptée et aura des conséquences économiques supplémentaires pour certains secteurs. Pour la restauration ce pourrait être par exemple le dernier coup avant la mort d’un grand nombre d’entreprises.

Le Conseil scientifique reconnaît que l’adhésion de la population à une telle mesure serait “probablement faible, avec des effets préjudiciables en termes de cohésion sociale et de confiance” et indique que son coût économique serait “d’autant plus grand qu’il intervient après une première période de confinement et qu’il alimente des anticipations économiques négatives aux effets potentiellement désastreux”.

Séparatisme ou laïcité: glissement sémantique ou recul

  • Séparatisme ou laïcité: glissement sémantique ou recul

 

  • Personne ne connaît encore le contenu de la loi annoncée par le président de la république à propos du séparatisme islamique. Même le titre pourrait être changé si l’on en croit les déclarations hier de Gérald Darmanin  à l’assemblée nationale. On pourrait passer du mot séparatisme à celui de laïcité. Certains pourront considérer qu’il s’agit d’un glissement sémantique sans grande conséquence sur le contenu mais d’autres estiment déjà le changement d’appellation comme un recul dans la mesure où le concept de laïcité se réfère essentiellement aux principes républicains et ne couvre pas la totalité de la problématique posée même par le président de la république. Cela pourrait constituer une sorte d’acceptation tacite d’un certain communautarisme qui refuse l’assimilation voir l’intégration. On peut en effet respecter la loi sans pour autant accepter le mode de civilisation et ses valeurs. Le choix du nom du texte législatif fait  donc déjà débat depuis que le mot séparatisme paraît abandonné .
  •  «Ce ne sera sans doute pas son nom, puisque le président de la République a évoqué dans son discours quelque chose qui ressemblerait à un projet de loi renforçant la laïcité et les principes républicains, a expliqué le numéro un de Beauvau. Mais l’idée est bien de lutter contre le séparatisme principal qui est l’islam radical, mais ce n’est pas le seul objet du texte.» Devant l’emballement médiatique, le ministère a dû rectifier le tir, rappelant que le titre exact du texte de loi n’était pas arbitré. «Nous avons du temps pour le choisir. L’important, c’est que la menace soit clairement désignée», insiste l’entourage de Darmanin. L’explication donnée par certains membres du gouvernement peine à convaincre de la pertinence du choix du mot laïcité. Il s’agirait en fait de donner un caractère plus positif au texte de loi mais qui en fait évacuerez la question du communautarisme

La polémique de l’insécurité : sémantique ou politique ?

La polémique de l’insécurité : sémantique ou politique ?

 

 

Curieusement le ministre de la justice considère que globalement il n’y a pas de montée de l’insécurité dans les chiffres. Il faut d’abord convenir qu’il est très difficile de procéder à des évaluations comparatives des dernières années. D’abord parce que le concept d’insécurité a évolué en fonction des critères retenus dans les lois successives. Enfin peut-être et surtout parce que nombre de délits signalés ne sont pas retenus comme tels ou même complètement ignorés par les services de police et de gendarmerie. Le ministre peut donc se fonder sur des chiffres très approximatifs et sous-estimés.

 

Reste que la France par exemple proportionnellement à son nombre d’habitants est assez nettement en tête de pays européens comparables en matière d’homicide. Ce doit être aussi le cas en matière de ces incivilités quotidiennes qui ne sont pas prises en compte. Il paraît aussi curieux que le ministre de la justice considère qu’il ne faut pas confondre insécurité et sentiment d’insécurité en indiquant que le sentiment d’insécurité relève du fantasme. L’intéressé vit sans doute assez loin du terrain pour prononcer un tel jugement. Il veut sans doute à dessein ignoré la dégradation générale de l’autorité de l’État en charge de cette sécurité et plus généralement de l’autorité.

De toute manière un ministre de la justice n’a pas à s’exprimer comme un avocat en faveur des responsables de l’insécurité.

Il a développé: « Je trouve que ça fait un mal de chien à notre société. Elle a besoin qu’on lui dise la vérité, qu’on lui donne les vrais chiffres, elle a besoin d’apaisement. J’entends continuer ce discours. » Il a également illustré son propos:

« Quelques chiffres: la délinquance des mineurs dont on parle très souvent par exemple. Quand on a les chiffres de la délinquance des mineurs, elle n’a pas augmenté depuis 10 ans. Demandez aux Français ce qu’ils pensent de ça. La plupart sont convaincus qu’il y a une augmentation massive de la délinquance des mineurs. C’est pas vrai ». « Il faut être sérieux, il ne faut pas raconter d’histoires aux Français. La rémission des crimes, ça n’existe pas. Il y en aura toujours, on le sait », a-t-il encore insisté.

Se tournant à nouveau vers la presse plus tard, il a fait valoir:

« Le taux de réponse pénale dans notre pays, c’est 90%. Le taux d’exécution des peines prononcées, c’est 92%. Quand j’entends que les peines prononcées ne sont jamais exécutées, quand j’entends que la justice ne donne pas de réponse pénale, que la délinquance des mineurs augmente, je me dis qu’il faut remettre les choses à leur place et dire la vérité. »  Comme les chiffres sont  complètement faux on peut évidemment justifier n’importe quoi.

«Ensauvagement»: une guerre sémantique en dentelle

«Ensauvagement»: une guerre sémantique en dentelle

Une guerre sémantique en dentelle est engagée au sein même du gouvernement en particulier entre le ministre de l’intérieur et le ministre de la justice. Le premier confirme le choix du mot ensauvagement pour qualifier la montée des très grandes violences en particulier contre les forces de l’ordre. Cette confrontation des concepts pourrait être intéressante si elle permettait d’analyser réellement les facteurs explicatifs de la montée des violences. Des facteurs multiples évidemment sociétaux, sociaux, économiques et politiques comme la déliquescence de l’autorité en général et de l’État en particulier. Cette confrontation serait utile si elle servait la stratégie d’action. Or pour l’instant il s’agit surtout d’une guerre en dentelle dans les médias et le salon des ministères. Ce que conclut d’ailleurs Castex mais  sans davantage d’efficacité.

À l’occasion d’un déplacement à Chateauroux (Indre) pour la rentrée scolaire, M. Castex avait nié toute divergence au sein de son gouvernement. «Fermez le ban: il n’y a aucune polémique», a-t-il affirmé. «Le vrai sujet, en revanche, c’est bien celui de mobiliser face à la montée des violences et de l’insécurité», a-t-il répliqué aux journalistes qui l’interrogeaient.

«La question n’est pas les mots qu’on emploie pour qualifier le phénomène, mais les actions que l’on met et que l’on va mettre en place pour y faire face», a-t-il ajouté. «Le ministre de l’Intérieur, comme l’ensemble du gouvernement, constate effectivement qu’il y a une montée du sentiment d’insécurité et je peux vous dire la totale mobilisation du gouvernement pour y faire face», a assuré M. Castex. Des propos de bon sens mais qui ne trouve guère écho sur le terrain compte tenu du manque de volonté politique à la fois pour engager une politique ferme contre les violences mais aussi pour sortir les banlieues -qui fournissent l’essentiel des troupes violentes- de leur ghetto. Rappelons à ce sujet que le rapport Borloo particulièrement apprécié qui proposait une stratégie globale vis-à-vis des quartiers sensibles a été enterré publiquement par Macron !

« L’ensauvagement » ou l’ingénierie sémantique au service de l’inaction

« l’ensauvagement » ou l’ingénierie sémantique au service de l’inaction

 

Face à la montée des meurtres ou de tentatives de meurtre contre des représentants des  services publics, le gouvernement y compris le ministre de l’intérieur paraissent paralysés. Ils se réfugient dans une ingénierie sémantique douteuse pour qualifier ces actes intolérables. Ainsi Macon a-t-il employé les mots d’incivilités quand il s’agit de crimes de sang. Une interview de Gérard Darmanin dans le Figaro confirme autant les faiblesses de l’analyse que de l’action du gouvernement. (Interview)

Emmanuel Macron a qualifié les récentes agressions sauvages qui se multiplient partout sur le territoire, d’«incivilités». Était-ce le terme approprié?

Gérald DARMANIN. - Ce n’est pas un bon procès. Le président a commencé par parler avec autorité de «tolérance zéro». Ensuite, il n’a fait que reprendre le terme du journaliste qui l’interrogeait. La «fachosphère» s’est immédiatement jetée dessus pour en faire une polémique. Ce qui compte, c’est que le président consent à des efforts massifs pour les forces de l’ordre. Il a par ailleurs permis le recrutement de 2000 policiers et gendarmes par an. Depuis trois ans, les budgets alloués à la sécurité ont considérablement augmenté – plus d’un milliard d’euros -, et cela va continuer! Mais nous assistons à une crise de l’autorité. Il faut stopper l’ensauvagement d’une certaine partie de la société. Il faut réaffirmer l’autorité de l’État, et ne rien laisser passer.

Absence du mot confinement : une erreur sémantique ou stratégique du président de la république

Absence du mot confinement : une erreur sémantique ou stratégique du président de la république

 

 

Il semble bien que le président de la république soit coutumier des évitements sémantiques. Ainsi lors de son allocution récente,  la totalité de son discours visait à restreindre la mobilité pour imposer la suppression de la plupart des déplacements, le chef de l’État a cependant  évité le mot résumant tout à savoir:  le confinement. Un mot d’ailleurs immédiatement utilisé par le ministre de l’intérieur. Pourquoi cet évitement curieux ? Un peu le même à-propos de la laïcité quand  macro a utilisé beaucoup d’expression mais surtout n’a pas prononcé le mot de communautarisme.

 

Il y a toujours chez le chef de l’État cette espèce d’ambiguïté dans la manière de qualifier les phénomènes et sa politique. Cela témoigne évidemment de la fébrilité du président de la république qui s’interroge désormais sérieusement sur ses chances en 2022. Il a notamment constaté la catastrophe électorale subie par son camp lors des municipales maintenues de manière irresponsable par ailleurs par son Premier ministre. Parallèlement, le président de la république n’hésite pas à utiliser le mot comme guerre contre la pandémie, un mot pas tout à fait adapté surtout quand les moyens pris ne sont pas ceux du de guerre.

 

Si effectivement le pays devait être considéré comme en situation de guerre, il y a longtemps qu’on aurait sans doute réquisitionné nombre d’usines pour fabriquer des appareils respiratoires, des masques, des médicaments y compris des médicaments de base comme le paracétamol aujourd’hui fabriqué à 80 % par les Chinois. Et qui va maintenant être contingenté.

 

Les responsables politiques de l’opposition critiquent tous le manque de clarté de la nouvelle intervention d’Emmanuel Macron, lundi 16 mars, sur les mesures visant à freiner la propagation du coronavirus. Les experts en com’ de crise interrogés par franceinfo pointent eux aussi le flou du discours du président de la République. « La priorité consistait à ce que les messages de mise en confinement du pays soient parfaitement compris et entendus sur les aspects très pratiques », explique Jean-Christophe Alquier, président d’Alquier communication. Et visiblement, c’est raté : « Le technocrate a pointé son visage sous le masque du chef de guerre, on l’a senti revenir sur des sujets qui sont secondaires sur un plan émotionnel mais aussi sur un plan rationnel ». Principal problème de l’allocution du chef de l’Etat : ne pas avoir prononcer le mot de « confinement » devant les 35,3 millions de téléspectacteurs qui ont regardé son intervention.

Christophe Castaner : l’hystérisation sémantique pour cacher son incompétence

Christophe Castaner : l’hystérisation sémantique pour cacher son incompétence

Castaner  a choisi hystérisation sémantique comme moyen de défense. Ainsi il parle d’attentat quand il s’agit le plus souvent d’opération visant à murer la porte des permanences   des députés ; Il ya eu aussi des tagages et des bris de vitrine mais rien qui rappelle un attentat. Castaner, incompétent et dilettante essaie de cacher ses propres faiblesses en surlouant le superflic alors que dans certains cas il a complètement failli dans le maintien de l’ordre par exemple vis-à-vis des blackblocs, au contraire quand il a utilisé des moyens surdimensionnés dans le cas du mort à Nantes qui assistait à un concert musical.

Le principe de l’attentat, c’est de préparer l’acte. Là, on a des gens qui sont venus avec des bidons d’essence. Ils s’étaient équipés et ont tenté notamment d’attenter à la vie d’un parlementaire présent dans la permanence. Christophe Castaner

Le locataire de la Place Beauvau a également fait part de son soutien aux « autres victimes d’attentats tels que celui qui a été commis samedi dernier. Et ce, quelle que soit leur couleur politique », rapporte le journal L’Indépendant. Une vague de dégradations s’abat depuis quelques jours sur les locaux de permanence des députés de La République en marche, depuis la ratification du controversé traité de libre échange avec le Canada (Ceta).

Sur Twitter, le ministre de l’Intérieur a été interpellé par une rescapée de l’attentat du Bataclan, le 13 novembre 2015.

 

Bonjour @CCastaner ayant été au Bataclan et ayant donc survécu à un véritable attentat, je vous invite à faire attention aux mots que vous employez, aux gens que vous blessez et surtout à démissionner. Vous êtes indigne de votre fonction et vous devriez avoir honte. Merci.

Selon le Code pénal, comme le souligne un article du Figaro, un attentat est défini par le « fait de commettre un ou plusieurs actes de violence de nature à mettre en péril les institutions de la République ou à porter atteinte à l’intégrité du territoire national ». Un crime puni de trente ans de détention criminelle et de 450 000 euros d’amende.

 

 

La Pitié Salpêtrière : Attaque terroriste à intrusion violente ou l’art de rétropédalage sémantique

La Pitié Salpêtrière : Attaque terroriste à  intrusion violente ou l’art de rétropédalage sémantique

En 24 heures,  le ministre de l’intérieur Christophe Castaner, est passé de la version attaque d’un hôpital à celle d’une intrusion violente. Bref un sérieux rétro pédalage sémantique. On voit mal d’ailleurs pourquoi il faudrait considérer cette intrusion comme  violente dans la mesure où les manifestants n’ont pénétré dans l’hôpital que pour se mettre à l’abri des gaz lacrymogènes  et cela sans aucune violence comme en témoigne même le personnel hospitalier. . Jeudi, Castaner est interrogé à la volée dans les couloirs du Sénat par une équipe de BFMTV. Le ministre éclate: «J’ai entendu, sur votre chaîne, la version de la directrice de l’hôpital. J’ai aussi entendu, comme vous, celle du patron de l’Assistance publique de Paris (Martin Hirsch, NDLR).» Deux autorités qui avaient assuré que l’hôpital avait été ciblé. Devant le flot de réactions outrées, les communicants du gouvernement s’agitent. Très vite, la riposte se met en place. Avec une priorité: couper court aux accusations de mensonge, relayées par une partie de la classe politique, La France insoumise en tête. La folie reprend alors de part et d’autre. D’un côté on demande la démission du ministre de l’intérieur voir celle du président de la république. De l’autre on excuse totalement du moins de manière officielle les excès verbaux de Castaner qui n’en est pas à sa première expérience ; par exemple, quand il considérait que les gilets jaunes venaient manifester pour tuer. Le ministre de l’intérieur confond évidemment son portefeuille avec celui d’un ministère de la propagande. En permanence, il se considère comme le porte flingue de Macron et passe son temps à faire de la provocation et de la communication. Au lieu et place sans doute de se concentrer sur l’efficacité de la politique du maintien de l’ordre qui évolue d’une semaine sur l’autre et qui pour l’instant n’a pas encore totalement permis précisément de ramener le calme dans les défilés . D’une certaine façon, Castaner  s’est aussi fait piéger par les propos opportunistes de Martin Hirsch (nommé par les socialistes) qui peut-être pour conforter son poste a besoin de montrer sa grande tolérance avec le macronisme ; en réalité Martin Hirsch pas plus que Castaner ne connaissait la réalité des faits de l’incident finalement anecdotique de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Depuis son entrée au gouvernement, en mai 2017, l’ancien socialiste s’est en effet retrouvé au centre de nombreuses polémiques, qui portent à la fois sur certaines déclarations (ONG «complices» des passeurs ; Alexandre Benalla «chargé des valises», etc.), mais aussi sur certains agissements, comme sa virée nocturne dans une célèbre boîte de nuit parisienne. Pire, le rythme de ces faux pas semble s’être accéléré depuis son arrivée à Beauvau. «Il fait trop de com’. Résultat, il s’expose trop. Mercredi, il n’aurait pas dû parler du tout. Point à la ligne», tranche un cadre de La République en marche, visiblement agacé par son attitude. Comme lui, plusieurs macronistes commencent à émettre de sérieux doutes sur la capacité de Christophe Castaner à assumer la fonction de ministre de l’Intérieur. D’autant que le chef de l’État a déjà utilisé un fusible en limogeant le préfet de police, Michel Delpuech, il y a à peine un mois. «(Il) a corrigé son propos. Il a sans doute eu raison de le faire», a d’ailleurs soufflé vendredi Édouard Philippe, assurant toutefois qu’il lui maintenait «toute sa confiance».

 

ENA : un simple changement sémantique !

 ENA : un simple changement  sémantique !

L’Ecole nationale d’administration (ENA) changerait de nom et s’intitulerait l’Institut supérieur des fonctionnaires (ISF) ! En fait une petite manipulation sémantique qui ne changera pas grand-chose quant à la nature et au rôle de cette fabrique d’oligarques. La question centrale qui se pose pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème de son nom, des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république, ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus l’histoire. L’autre dérive de l’ENA, c’est de former également de futurs businessmen ou prétendus comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voire certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup, la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves, d’un conformisme désolant,  tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de ces anciens élèves, c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficaces sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratiques puisque réservées aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

 

Antisémitisme- antisionisme : une confusion sémantique, philosohique et politique

Antisémitisme- antisionisme  : une confusion sémantique, philosohique et politique 

 

L’eventualité d’une loi sanctionnant l’antisionisme a été largement repoussée à l’Assemblée nationale. En cause l’assimilation juridiquement inadaptée entre l’antisionisme et l’antisémitisme. ll est clair que toute forme d’antisémitisme mérite d’être dénoncée et surtout sanctionnée. De ce point de vue, des propos tenus à l’égard du philosophe Finkielkraut, en marge de la manifestation parisienne des «gilets jaunes» sont intolérables. Pour autant se saisir de cet événement pour une nouvelle fois régler  cette question paraît sans doute précipité. L’initiateur de cette loi et le bulldozer Sylvain Maillard, ancien entrepreneur qui n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle par exemple quand il considère qu’être SDF et vivre dans la rue est un choix des intéressés. L’idéologie condescendante et méprisante de quelqu’un qui sans doute a réussi sur le plan économique mais qui paraît un peu court au niveau idéologique et philosophique, aussi au niveau politique (même si l’intéressé de 44 ans a déjà slalomé entre quatre ou cinq partis). Un peu de connaissances juridiques et philosophiques ne serait pas inutile pour traiter cette question complexe. Notons par exemple que l’antisémisme peut toucher la moitié de la population juive qui se trouve hors Israêl et qui n’est pas  forcèment concernée  par le sionisme en tant que projet d’extension géographique d’ Israël.  D’abord il faudrait perdre l’habitude de régler par une loi chaque fois qu’un problème émerge avec force dans les médias. Deuxièmement il conviendrait de prendre du recul sur la définition exacte du sionisme. Autant la reconnaissance d’Israël en tant que pays ne peut être contestée, autant le sionisme assimilé à une extension sans limite des territoires et plus que discutable. Ce qui évidemment ne dédouane pas les responsabilités des autorités palestiniennes. Un autre bulldozer à savoir Manuel Valls avait été l’un des premiers à considérer que les deux notions d’antisionisme et d’anti sémitique étaient synonymes,  cela alors que l’intéressé était à Matignon et qu’il intervenait en 2016 devant le dîner du Crif. Avant de se prononcer éventuellement l’Assemblée nationale ferait bien d’engager une réflexion dans un groupe composé notamment de juristes et de philosophes. Notons que les dispositions actuelles de la loi permettent de poursuivre et de sanctionner ceux qui manifestent  publiquement des sentiments d’anti sémitisme. Il y a la sémantique, mais aussi l’intention, la posture et le profil des coupables Emmanuel Macron s’est d’ailleurs prononcé mardi contre une loi punissant l’antisionisme au même titre que l’antisémitisme demandée par certains députés de sa majorité et qui, compte tenu des réactions à l’Assemblée, a peu de chances de voir le jour.

Pénalisation de l’antisionisme repoussée : une confusions sémantique, philosohique et politique

Pénalisation de l’antisionisme repoussée : une confusions sémantique, philosohique et politique 

 

L’eventualité d’une loi sanctionnant l’antisionisme a été largement repoussé à l’Assemblée nationale. En cause l’assimilation juridiquement inadaptée entre l’antisionisme et l’antisémitisme. ll est clair que toute forme d’antisémitisme mérite d’être dénoncée et surtout sanctionnée. De ce point de vue, des propos tenus à l’égard du philosophe Finkielkraut, en marge de la manifestation parisienne des «gilets jaunes» sont intolérables. Pour autant se saisir de cet événement pour une nouvelle fois régler  cette question paraît sans doute précipité. L’initiateur de cette loi et le bulldozer Sylvain Maillard, ancien entrepreneur qui n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle par exemple quand il considère qu’être SDF et vivre dans la rue est un choix des intéressés. L’idéologie condescendante et méprisante de quelqu’un qui sans doute a réussi sur le plan économique mais qui paraît un peu court au niveau idéologique et philosophique, aussi au niveau politique (même si l’intéressé de 44 ans a déjà slalomé entre quatre ou cinq partis). Un peu de connaissances juridiques et philosophiques ne serait pas inutile pour traiter cette question complexe. Notons par exemple que l’antisémisme peut toucher la moitié de la population juive qui se trouve hors Israêl et qui n’est pas  forcèment concernée  par le sionisme en tant que projet d’extension géographique d’ Israël.  D’abord il faudrait perdre l’habitude de régler par une loi chaque fois qu’un problème émerge avec force dans les médias. Deuxièmement il conviendrait de prendre du recul sur la définition exacte du sionisme. Autant la reconnaissance d’Israël en tant que pays ne peut être contestée, autant le sionisme assimilé à une extension sans limite des territoires et plus que discutable. Ce qui évidemment ne dédouane pas les responsabilités des autorités palestiniennes. Un autre bulldozer à savoir Manuel Valls avait été l’un des premiers à considérer que les deux notions d’antisionisme et d’anti sémitique étaient synonymes,  cela alors que l’intéressé était à Matignon et qu’il intervenait en 2016 devant le dîner du Crif. Avant de se prononcer éventuellement l’Assemblée nationale ferait bien d’engager une réflexion dans un groupe composé notamment de juristes et de philosophes. Notons que les dispositions actuelles de la loi permettent de poursuivre et de sanctionner ceux qui manifestent  publiquement des sentiments d’anti sémitisme. Il y a la sémantique, mais aussi l’intention, la posture et le profil des coupables Emmanuel Macron s’est d’ailleurs prononcé mardi contre une loi punissant l’antisionisme au même titre que l’antisémitisme demandée par certains députés de sa majorité et qui, compte tenu des réactions à l’Assemblée, a peu de chances de voir le jour.

14-18- « Itinérance mémorielle » : la sémantique précieuse ridicule de Macron

14-18- «  Itinérance mémorielle » : la sémantique précieuse ridicule  de Macron

 

L’itinérance mémorielle,  c’est l’expression employée par Macron  pour justifier le voyage officiel de 6 jours dans l’Est et le Nord.  de la France. Une expression de précieuses ridicules qui ne signifie pas grand-chose de la part d’un président qui a l’habitude de solliciter l’ingénierie sémantique pour masquer le vide de son action. En clair, il s’agit simplement d’une tournée électorale pour évoquer la politique du pouvoir et ses perspectives alors que les élections européennes se rapprochent et que le parti du président dans le dernier sondage dégringole encore pour se situer même derrière le rassemblement national. Il s’agit donc bien d’autres choses que la seule célébration de l’armistice de 1918. En très grande difficulté en France, Macron voudra profiter de la présence de nombreux chefs d’État étrangers pour se redonner une stature à dimension internationale. La même opération que celle relative à l’accord sur le climat qui a fait là une des médias internationaux n’est concrètement qui n’a pas changé grand-chose y compris en France ; sauf pour justifier l’injustifiable fiscalité sur les carburants qui une nouvelle fois frappe les moins favorisés, les moins nantis financièrement et ceux qui sont contraints d’utiliser leur véhicule personnel pour se rendre au travail. Pour parler plus clairement, Macron entreprend une campagne électorale d’une part pour justifier sa politique actuelle, d’autre part pour tenter de faire remonter la pente au parti introuvable  d’en marche. Un parti majoritaire à l’assemblée nationale mais complètement absent sur le terrain et comme son inspirateur, hors-sol puisque pour l’essentiel composé de personnalités sans expérience politique et sans légitimité sociale. On connaît Macron, son pire ennemi c’est sans doute lui-même ; il ne manquera sans doute pas l’occasion de sortir l’une de cette petite phrase arrogante dont il a le secret et qui témoigne en faite de son vrai rapport à l’opinion. Macron a commencé dés dimanche en considérant que la fiscalité sur le carburant était préférable à celle sur le travail ! On a du mal à percevoir la pertinence de l’explication. Cela d’autant plus que la fiscalité sur le carburant porte  précisément et essentiellement sur les parcours domiciles travail  en particulier de ceux qui n’ont pas d’autre choix.

Terrorisme : dire les mots, oui, mais la sémantique ne suffit pas

Terrorisme : dire les mots, oui,  mais la sémantique ne suffit pas

 

 

 

A gauche comme à droite, chez les experts et au gouvernement,  on affirme désormais la nécessité de dire les mots qui définissent les causes du terrorisme. Macron lui-même dans son hommage au héros Beltrame a fait appel à la capacité de résilience des Français par rapport aux valeurs républicaines, il a sollicité cette résistance. L’islamisme est maintenant clairement désigné comme l’ennemi et le combat contre cette idéologie mérite d’être engagé dans la clarté. Cependant la sémantique ou les intentions ne suffisent pas. La réplique doit être à la hauteur des enjeux qui mettent en cause bien entendu la sécurité mais aussi le contenu même de ce qui a fondé la république et la démocratie. La lutte doit donc être conduite sur deux terrains,  le terrain policier avec un renforcement des moyens de renseignement et d’intervention notamment dans les quartiers ou le salafisme progresse par suite du désengagement presque total de l’État et sur fond de drogue. L’autre champ d’action est d’ordre idéologique et doit viser la tolérance zéro chaque fois que les valeurs fondamentales qui fondent la nation sont mises en cause. D’une manière générale les Français réclament des mesures beaucoup plus radicales au gouvernement même s’ils sont convaincus en même temps que les autres parties politiques ne feraient pas mieux que ceux  qui sont au pouvoir  61% des Français sont donc  favorables à la mise en place de nouvelles mesures d’exception pour assurer leur sécurité face au terrorisme, « quitte à limiter les libertés », selon un sondage Odoxa-dentsu consulting pour franceinfo et Le Figaro*publié jeudi 29 mars. Les propositions les plus radicales, notamment proposées par le président du parti Les Républicains, sont « très largement soutenues ». Mais pour autant, 59% des Français pensent que Laurent Wauquiez a eu tort de critiquer Emmanuel Macron après les attentats et 67% estiment que la droite ne ferait pas mieux si elle était au pouvoir.   Dans le détail, les sympathisants du FN (68%) et les sympathisants de droite (78%) sont « très demandeurs » de nouvelles mesures d’exception. Les sympathisants de LREM sont 60% à être favorables à plus de fermeté, et un sympathisant de gauche sur deux est également favorable.   Toutes les propositions « les plus radicales » sont « très largement soutenues «comme l’interdiction du Salafisme (88%), l’expulsion des étrangers « fichés S » (83%), le placement en rétention administrative des « fichés S » jugés « les plus dangereux » (87%), et le rétablissement de l’état d’urgence (61%).   Interrogés sur l’application de ces mesures, huit Français sur dix pensent que l’état d’urgence est une mesure « facile à appliquer ». La seule mesure qui semble difficile à mettre en place pour 52 % des Français, c’est l’interdiction du salafisme, mesure avancée par l’ancien Premier ministre Manuel Valls. Les autres mesures sont proposées par le président du parti Les Républicains Laurent Wauquiez.   Les Français demandent plus de fermeté mais, paradoxalement, ils rejettent l’attitude de Laurent Wauquiez qui avait reproché au chef de l’État sa « naïveté coupable », après les attentats dans l’Aude. Six Français sur dix pensent que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a eu tort de critiquer Emmanuel Macron dont 44% de ses propres sympathisants. Seulement 41% des personnes interrogées pensent qu’il a eu  »raison de dire cela s’il estime que tout n’a pas été fait pour éviter cet attentat »*Cette enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1009 Français interrogés par Internet les 28 et 29 mars, parmi lesquelles 331 sympathisants de gauche, 126 sympathisants LREM, 111 sympathisants de droite hors FN et 173 sympathisants du FN.  

Guerre de civilisation : nouvelle connerie sémantique de Valls

Guerre de civilisation : nouvelle connerie sémantique de Valls

 

Nombre de politiques ont légitimement réagi au nouveau dérapage sémantique de Valls concernant l’expression : guerre de civilisation. Il avait déjà largement dérapé en parlant d’apartheid à propos des banlieues, formule inexacte bien sur et employée à contresens. La guerre et en effet celle e la civilisation contre la barbarie et de ce point de vue Daech ne peut être considéré comme uen civilisation mais Valls est un crétin ( Michel Onfray, le philosophe Dixit),pur produit de cette lasse politique, nourri seulement de la dialectique creuse des apparatchiks. Pour faire populaire,populasse même, il mêle la langue de bois à la langue de bistrot..Le Premier ministre a déclaré ce dimanche matin : « Nous ne pouvons pas perdre cette guerre parce que c’est au fond une guerre de civilisation. C’est notre société, notre civilisation, nos valeurs que nous défendons ». Cette expression a rapidement été relevée par l’opposition car elle devenue politiquement sensible. Valérie Pécresse, invitée du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI ,lui préfère l’expression « guerre de la barbarie contre la civilisation ».    »L’expression de Manuel Valls n’est pas exacte, a confié Valérie Pécresse dans Le Grand Jury car Daech n’est pas une civilisation. Daech est la barbarie. Les barbares de Daech s’opposent à tous ceux qui ne pensent pas comme eux. » Mais la députée des Yvelines préfère parler des actions de lutte contre le terrorisme plutôt que des expressions employées par la classe politique. La « guerre de civilisation » de Manuel Valls réjouit la droite Christian Estrosi, maire de Nice et partisan de Nicolas Sarkozy, estime pour sa part que « Manuel Valls se perd ». « La guerre de civilisation, OUI, je l’ai déjà dit. Mais du Premier ministre nous attendons des actes, plus des mots », écrit sur son compte Twitter celui a récemment provoqué un tollé dans la classe politique en parlant de « cinquième colonne » à l’oeuvre en France. Au centre et à gauche, tous les responsables politiques n’ont pas eu a même appréciation des propos du Premier ministre. Si le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis l’a défendu en écrivant sur Twitter « les fanatiques de l’islam veulent la guerre de civilisations. Nous voulons la coexistence pacifique des civilisations », d’autres ont contesté. « Il n’y a pas de ‘guerre de civilisation’. Je ne partage pas cette vision héritée de Georges W. Bush », dit le député PS Pascal Cherki, classé à gauche du parti, rejoint par Ian Brossat, adjoint communiste à la maire de Paris :   »Et voilà Valls qui entonne le refrain de la « guerre de civilisation ». Je ne savais pas que Bush fils était devenu plume de Matignon… », a-t-il observé. Le Front national a repris cette référence à la présidence de George W. Bush aux Etats-Unis par la voix de son vice-président Florian Philippot. « Parler de guerre de civilisations, c’est le discours bushiste qui a mené à la catastrophique guerre d’Irak », a-t-il dit sur France 3.bFrançois Bayrou, maire de Pau et ancien candidat à l’élection présidentielle, a jugé sur TF1 qu’il n’y avait pas de « guerre de civilisation ». « C’est une guerre de la barbarie contre la civilisation », a-t-il ajouté.

 

Croissance : la sémantique volontariste de l’OCDE

Croissance : la sémantique volontariste de l’OCDE

 

L’OCDE apporte aussi sa contribution au volontarisme de la sémantique concernant la reprise. Il ne faut pas désespérer Billancourt, ni les investisseurs, ni les consommateurs. Alors tous les instituts s’y mettent «  la reprise est là, elle est sur les rails, la crise est finie etc. » Malheureusement les chiffres ne concordent pas avec cette  vue optimiste. On peut même prévoir que le second trimestre ne sera pas fameux non seulement en Europe mais au plan mondial ; le ralentissement se  caractérise notamment par le stand by de la production industrielle au plan mondial . Le FMI, la BCE maintenant l’OCDE font le forcing pour faire croira que tout redémarre. Mais à force de faire dans optimisme forcené ces institut et organisations se  discréditent et en fait alimentent la défiance. O, se demande comment l’OCDE peut décréter que l’inversion du chômage se produira avec 1 ou 1.2% de croissance fin 2015. Comment l’OCDE peut prévoir que de chômage devrait entamer une «légère» décrue durant la seconde moitié de 2015, après un pic en milieu d’année. Tout est dans la nuance, « légère » c’est combien 25 000 ou 1000 ? Avec ou sans les emplois aidés ? En comptant tous les chômeurs ou seulement une  partie ? Curieux car dans le même temps . l’OCDE a nettement abaissé ses prévisions de croissance mondiale pour 2015 et 2016. Pour la France , d’après l’OCDE,   le chômage atteindrait 10,1% de la population active métropolitaine au premier trimestre 2015 (+0,1 point par rapport à fin 2014) puis 10,2% au deuxième, avant de redescendre à 10,1% en fin d’année puis à 10,0% fin 2016, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques, qui préconise des «réformes structurelles du marché du travail». En incluant l’outre-mer, le chômage s’élèverait à 10,5% fin 2015 et à 10,4% fin 2016.  Ces prévisions confortent celles du ministre du Travail François Rebsamen, qui attend «une baisse du nombre de demandeurs d’emploi en fin d’année». «La faible confiance des entreprises pèse toujours sur les investissements, ce qui implique une reprise retardée des embauches et une baisse seulement légère du chômage» ces prochains trimestres, écrit l’OCDE dans son rapport, qui se base sur une prévision de croissance de 1,1% en 2015 et de 1,7% l’année suivante. Concernant la croissance économique mondiale, l’OCDE annonce des prévisions plus sombres. Elle a nettement abaissé ses prévisions pour 2015 et 2016, tablant désormais sur 3,1% et 3,8% respectivement, contre 4% et 4,3% attendus en mars dernier, et l’organisation a souligné l’importance d’accroître les investissements pour stimuler l’économie mondiale. «Le premier trimestre de 2015 a connu la croissance la plus faible depuis la crise», indique l’Organisation de coopération et de développement économiques, soulignant notamment la «forte baisse» du PIB aux Etats-Unis et le ralentissement plus important que prévu en Chine.

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