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Plan banlieue en Seine-Saint-Denis: des mesures cosmétiques ?

Plan banlieue en Seine-Saint-Denis: des mesures cosmétiques ?

On peut légitimement se demander si les mesures décidées par le gouvernement pour la seine Denis sont bien à la hauteur des enjeux. Pour l’essentiel, il s’agit de renforcer les effectifs de service public. La situation particulièrement dégradée en Seine-Saint-Denis rappelle malheureusement que le rapport Borloo proposant une réforme particulièrement aboutie pour  transformer les banlieues a été brutalement rejetée par Macron essentiellement parce que ce dernier  craignait une éventuelle concurrence politique de l’intéressé. Il ne faut guère s’étonner ensuite si le communautarisme- voire le radicalisme – se développe sur fond de trafic de drogue. Mais cette problématique n’est pas vraiment la préoccupation de Macron qui préfère parler d’immigration alors que  la question prioritaire doit être le traitement de quartiers sensibles et l’intégration de populations d’origine étrangère. Ce département, le plus pauvre de France est affecté par un sous-développement économique, un manque crucial de service public est une criminalité record. En cause notamment, le fait que nombre de quartiers ont été complètement abandonnés et livrés à la seule régulation économique et sociale du trafic de drogue. Un trafic de drogue qui permettrait de faire vivre au moins 100 000 personnes sur une estimation de 200 000 pour l’ensemble de la France ! L’Etat donc mettre des enseignants en plus, des policiers ,des moyens de la justice supplémentaires. La question est de savoir, si  il y aura véritablement la volonté de nettoyer le trafic de drogue qui gangrène un département avec souvent la complicité des autorités publiques. Les mesures annoncées par le Premier ministre font suite à un rapport parlementaire soulignant l’insuffisance de moyens des services publics et la détérioration économique et sociale du département, notamment de l’insécurité qui y règne.

.La Seine-Saint-Denis affiche le taux de criminalité le plus important de France métropolitaine. A titre d’exemple, 18% des faits de trafic et revente de stupéfiants commis en France l’ont été en Seine-Saint-Denis. En Ile-de-France, les habitants du départements sont les plus enclins à éprouver un sentiment d’insécurité (61,7% contre 55,3% pour la région).

« Ce climat particulier nourrit l’attitude très critique des habitants du département à l’égard du ‘service rendu’ par les forces de sécurité », note le rapport.

« Si l’image de la police est détériorée en Seine-Saint-Denis, celle de la justice est également atteinte » poursuit le rapport, mettant en cause les délais de justice qui créent « un sentiment d’impunité des délinquants ». A Aubervilliers par exemple, le délai d’audiencement est de douze mois contre deux mois à Paris. Toujours à Aubervilliers, la durée moyenne de traitement des affaires du tribunal d’instance est de 8,6 mois contre 4,4 mois au tribunal d’instance du 18e arrondissement de Paris.

La réponse du gouvernement. Côté police, le gouvernement souhaite recruter 50 policiers supplémentaires à répartir à Saint-Denis et La Courneuve. D’ici 2021, le plan de l’Etat prévoit le déploiement de 100 postes d’officiers de police judiciaire supplémentaires. Il est aussi prévu de rénover les commissariats d’Aulnay-sous-Bois et Épinay d’ici 2023, pour un budget de 30 millions d’euros.  Concernant la justice, l’objectif du gouvernement est de permettre d’accélérer la chaîne judiciaire. Pour y parvenir, 35 postes de greffiers et 12 postes de magistrats vont être créés.

Le constat du rapport. Que ce soit dans l’éducation, de la justice ou de la police, le rapport parlementaire mettait en cause le « turnover » des fonctionnaires: 37,7% des professeurs des écoles primaires restent par exemple moins de deux ans dans leur établissement, contre 26,5% en France. Du côté des professions judiciaires, chaque année, le TGI de Bobigny renouvelle d’un tiers des effectifs des magistrats du siège, un phénomène qui a pour conséquence de ralentir le traitement des dossiers.

Au turnover s’ajoute l’inexpérience des agents: le territoire étant peu attractif, ils sont nombreux à sortir tout juste de l’école. L’exécutif souhaite fidéliser les fonctionnaires en leur accordant une prime de 10.000 euros à condition de rester au moins cinq ans en poste. Cette prime, qui pourrait être mise en place au premier semestre 2020, a pour double objectif de répondre au problème du turnover et l’inexpérience des fonctionnaires. À cela s’ajoute un parc immobilier lui aussi piteux états.

 « L’habitat privé dégradé joue le rôle de parc social en Seine-Saint-Denis et constitue une cible de choix pour les marchands de sommeil », souligne le rapport. Le taux de logements privés potentiellement indignes atteindrait 7,5% en Seine-Saint-Denis avec des pointes de 20 à 40% dans certains de quartiers près de Paris.

Seine-Saint-Denis: des mesures cosmétiques ?

Seine-Saint-Denis: des mesures cosmétiques ?

On peut légitimement se demander si les mesures décidées par le gouvernement pour la seine Denis sont bien à la hauteur des enjeux. Pour l’essentiel, il s’agit de renforcer les effectifs de service public. La situation particulièrement dégradée en Seine-Saint-Denis rappelle malheureusement que le rapport Borloo proposant une réforme particulièrement aboutie pour  transformer les banlieues a été brutalement rejetée par Macron essentiellement parce qu’il craignait une éventuelle concurrence politique de l’intéressé. Il ne faut guère s’étonner ensuite si le communautarisme- voire le radicalisme – se développe sur fond de trafic de drogue. Mais cette problématique n’est pas vraiment la préoccupation de Macron qui préfère parler d’immigration alors que  la question prioritaire doit être le traitement de quartiers sensibles et l’intégration de populations d’origine étrangère. Ce département, le plus pauvre de France est affecté par un sous-développement économique, un manque crucial de service public est une criminalité record. En cause notamment, le sept que nombre de quartiers ont été complètement abandonnés et livrés à la seule régulation économique et sociale du trafic de drogue. Un trafic de drogue qui permettrait de faire vivre au moins 100 000 personnes sur une estimation de 200 000 pour l’ensemble de la France ! Va donc mettre des enseignants en plus, des policiers supplémentaires augmentés aussi les moyens de la justice. La question est de savoir il y aura véritablement la volonté de nettoyer le trafic de drogue qui gangrène un département avec souvent la complicité des autorités publiques. Les mesures annoncées par le premier ministre font suite à un rapport parlementaire souligner l’insuffisance de moyens des services publics et la détérioration économique et sociale du département, notamment de la sécurité qui règne

La Seine-Saint-Denis affiche le taux de criminalité le plus important de France métropolitaine. A titre d’exemple, 18% des faits de trafic et revente de stupéfiants commis en France l’ont été en Seine-Saint-Denis. En Ile-de-France, les habitants du départements sont les plus enclins à éprouver un sentiment d’insécurité (61,7% contre 55,3% pour la région).

« Ce climat particulier nourrit l’attitude très critique des habitants du département à l’égard du ‘service rendu’ par les forces de sécurité », note le rapport.

« Si l’image de la police est détériorée en Seine-Saint-Denis, celle de la justice est également atteinte » poursuit le rapport, mettant en cause les délais de justice qui créent « un sentiment d’impunité des délinquants ». A Aubervilliers par exemple, le délai d’audiencement est de douze mois contre deux mois à Paris. Toujours à Aubervilliers, la durée moyenne de traitement des affaires du tribunal d’instance est de 8,6 mois contre 4,4 mois au tribunal d’instance du 18e arrondissement de Paris.

La réponse du gouvernement. Côté police, le gouvernement souhaite recruter 50 policiers supplémentaires à répartir à Saint-Denis et La Courneuve. D’ici 2021, le plan de l’Etat prévoit le déploiement de 100 postes d’officiers de police judiciaire supplémentaires. Il est aussi prévu de rénover les commissariats d’Aulnay-sous-Bois et Épinay d’ici 2023, pour un budget de 30 millions d’euros.

Concernant la justice, l’objectif du gouvernement est de permettre d’accélérer la chaîne judiciaire. Pour y parvenir, 35 postes de greffiers et 12 postes de magistrats vont être créés.

Le constat du rapport. Que ce soit dans l’éducation, de la justice ou de la police, le rapport parlementaire mettait en cause le « turnover » des fonctionnaires: 37,7% des professeurs des écoles primaires restent par exemple moins de deux ans dans leur établissement, contre 26,5% en France. Du côté des professions judiciaires, chaque année, le TGI de Bobigny renouvelle d’un tiers des effectifs des magistrats du siège, un phénomène qui a pour conséquence de ralentir le traitement des dossiers.

Au turnover s’ajoute l’inexpérience des agents: le territoire étant peu attractif, ils sont nombreux à sortir tout juste de l’école.

t. L’exécutif souhaite fidéliser les fonctionnaires en leur accordant une prime de 10.000 euros à condition de rester au moins cinq ans en poste. Cette prime, qui pourrait être mise en place au premier semestre 2020, a pour double objectif de répondre au problème du turnover et l’inexpérience des fonctionnaires. À cela s’ajoute un parc immobilier lui aussi piteux états.

 « L’habitat privé dégradé joue le rôle de parc social en Seine-Saint-Denis et constitue une cible de choix pour les marchands de sommeil », souligne le rapport. Le taux de logements privés potentiellement indignes atteindrait 7,5% en Seine-Saint-Denis avec des pointes de 20 à 40% dans certains de quartiers près de Paris.

Siège Direction SNCF : après St Lazare, Montparnasse, St Denis, Romorantin ?

Siège Direction SNCF : après St Lazare, Montparnasse, St Denis,  Romorantin ?

 

La SNCF n’en finit pas de changer d siège social ; Longtemps rue St Lazare, puis à Montparnasse maintenant c’est St Denis, avant Romorantin ? Pourtant la SNCF (avec RFF) ne manque pas de terrain y compris au centre de Paris (notamment dans les gares où le foncier est sous exploité). Finalemenet des économies de bouts de chandelle pour afficher des efforts de gestion  que l’entreprise est incapable d’effectuer ailleurs et qui sont autrement plus stratégiques pour le rééquilibrage des comptes. Encore  Une opération com. De Pepy pour masquer le reste. En fait un geste politique pour plaire au gouvernement mais qui déplaît aux cadres dont le temps de transport sera considérablement allongé et qui craignent surtout et à juste titre pour leur sécurité.  Elle a beau être la capitale du 9-3 et le troisième pôle d’affaires francilien, cela ne suffit pas pour autant. Si la ville de Saint-Denis séduit les entreprises parisiennes en quête de foncier à prix très modérés, elle convainc en revanche plus difficilement leurs salariés. Ainsi, avant même de déménager dans les anciens locaux d’ArcelorMittal, les cadres de la SNCF semblent franchement réticents à l’idée d’être délocalisés dans cette ville.  80 % des agents ne sont pas satisfaits de ce déménagement.» Selon Thierry Robert, lors d’une réunion en septembre dernier à Cannes devant des salariés, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, a tapé du poing sur la table. «Pour donner l’exemple, c’est même lui qui ouvrira la marche en posant le premier ses cartons sur le nouveau site dès cet été.» Quoi qu’il en soit, l’état-major de la SNCF, dont le siège est situé actuellement rue du Commandant-Mouchotte, à une enjambée de la gare Montparnasse à Paris, va donc devoir s’y faire.  Pour faire passer la pilule, la direction multiplie les attentions. Ainsi, expliquait récemment le magazine La Vie du rail dans un entrefilet, «pour éviter la “zone”, les cheminots auront leur accès privatif». Et de détailler: «Il est prévu qu’à la descente du RER D (Stade de France-Saint-Denis, NDLR) les agents puissent se rendre directement depuis le quai jusqu’au siège par un cheminement privé.» «Faux!» rétorque-t-on à la SNCF: «il n’y aura pas de passerelle ni de cheminement, ni d’accès direct au futur siège depuis la gare.»  Confrontés à des problèmes récurrents d’insécurité depuis leur arrivée en mars 2010 à Saint-Denis, les salariés d’Orange Business Service ne sont, trois ans après leur déménagement, pas plus rassurés qu’avant. «À l’heure du déjeuner, il n’y a qu’à voir la cantine: elle est au bord de la saturation car les gens sont tellement peu sécurisés ici que personne n’ose mettre le nez dehors», constate Sébastien Crozier, délégué syndical CFE-CGC-Unsa chez France Télécom. Pourtant, les mesures de sécurité ont été renforcées: filtrage serré à l’entrée du bâtiment, «grands frères» chargés de surveiller et de jouer les médiateurs, consignes régulièrement martelées par la direction afin que les cadres ne sortent pas un téléphone portable à la main, qu’ils se déplacent à plusieurs… «Ces attitudes moins ostentatoires ont heureusement permis de diminuer les agressions, puisqu’on compte en moyenne un incident grave tous les deux mois, contre onze en 2011», relate Sébastien Crozier. Insuffisant toutefois, pour rassurer le personnel. Conséquence: des bureaux «nomades» seraient mis en place à Paris par la direction.

 




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