Archive pour le Tag 'Sécurité'

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Sécurité routière : encore un comité interministériel pour rien

Sécurité routière  : encore un comité interministériel pour rien

 

 

Ce vendredi 2 octobre un comité interministériel de sécurité routière (CISR) pour rien. D’abord c’est un comité fantôme qui se réunit est rarement la dernière fois c’était il y a quatre ans. Avec la montée de la mortalité cette année (plus 5 %), le gouvernement a estimé nécessaire de faire une opération de communication. Il va sans doute décider de mesures techniques et de nouvelles réglementations tout aussi peu efficaces que les précédents tant qu’elles ne seront pas suffisamment appliquées, contrôlées  et sanctionner. Plus  de la moitié des accidents sont dus à l’alcool et aux excès de vitesse mais les forces de l’ordre sont surtout concentrées sur des infractions mineures qui leur permettent de faire du chiffre au lieu de se positionner sur les infractions à fort potentiel de risque. En outre ces forces de la ne sont pas suffisamment professionnalisées. De ce point de vue un service de sécurité routière entièrement dédiée à la prévention et au contrôle se justifierait grandement. Au lieu de cela on voit par exemple nombre de brigades de gendarmerie par exemple accumuler de petites infractions dans des villages ne comportant pas de risque de sécurité mais qui font rapidement du chiffre avant de passer à autre chose. Pour ce comité interministériel dans le viseur : les deux-roues, avec l’instauration d’une visite technique (uniquement au moment de la vente pour l’instant). Cette mesure fait déjà grincer des dents les motards, expliquant qu’ils bichonnent leurs motos. Elle cible davantage les scooters en mauvais état ou qui ont été débridés, pour éviter que des ados se tuent sur de véritables bombes roulantes (manière aussi de vendre des véhicules neufs encore plus rapides et plus dangereux !). Un équipement devait aussi être imposé. Pour l’instant, seul le casque est obligatoire. À cela devraient s’ajouter le blouson avec des bandes réfléchissantes, une protection dorsale et des gants.
Pour les automobilistes, le gouvernement pourrait encourager la pose de boîtes noires alors qu’il faudrait les rendre obligatoires comme sur les PL. En réalité, un boîtier qui enregistre toutes les données de votre conduite. Cela concerne, par exemple, les accélérations et les freinages afin de déterminer s’ils sont brusques, la vitesse dans les virages. Ces données qui ne serviraient pas aux forces de l’ordre mais aux assureurs, pour savoir qui est vraiment responsable lors d’un accident. En revanche, pas question de généraliser la limitation à 80 km/h sur les nationales, actuellement expérimentée sur trois routes seulement. Les Français y sont majoritairement défavorables. Une mesure semble être actée : la fin des passe-droits pour les PV dans les entreprises. Actuellement, dans bien des cas, les salariés flashés pour excès de vitesse avec un véhicule immatriculé au nom de la société paient leur PV, mais ne se voient pas retirer de points sur leur permis. Bien souvent, leur employeur leur ne communique pas leur nom aux autorités. Une pratique que le ministère de l’Intérieur veut voir disparaître. Il s’agirait pour l’entreprise de tenir un carnet de bord du véhicule où, chaque jour, chaque conducteur serait clairement identifié. En cas de non respect de cette règle, l’entreprise écoperait d’une lourde amende. Cette mesure permettrait de limiter les écarts. Il faut savoir que 10 à 15% des flashes de radars concernent des véhicules de société.

Sécurité dans les trains : quelques mesures seulement

Sécurité dans les trains : quelques mesures seulement

 

C’est un peu de manière précipitée que des responsables politiques de huit pays européens ont décidé de mesures de sécurité dans les trains.  Première observation pourquoi seulement huit pays alors que le risque peut concerner d’autres réseaux de l’union européenne. Deuxième observation pourquoi ces mesures ne sont pas prises directement par Bruxelles qui légifère déjà sur la circulation ferroviaire. Enfin ces mesures sont-elles à la hauteur du problème ?  Visiblement on ne souhaite pas imposer en matière de sécurité les mêmes dispositions selon qu’il s’agit du transport aérien ou du transport ferroviaire. La question essentielle posée concerne le contrôle a priori de tout les voyageurs avant leur accès dans le train parenthèse (train type banlieues exclus dont la problématique est la même que celle du métro). Dans le cadre du plan partiel, Bernard Cazeneuve a cité quatre éléments : davantage de contrôles d’identité et des bagages dans les gares et les trains « partout où cela est nécessaire », davantage de patrouilles dans les trains internationaux, un travail sur la généralisation des billets nominatifs pour ces trains et l’évaluation de la possibilité d’autoriser les agents des polices ferroviaires à consulter des bases de données « pertinentes ».

Terrorisme : Ségolène Royal pour des portiques de sécurité pour les trains internationaux

Terrorisme : Ségolène  Royal pour  des portiques de sécurité pour les trains internationaux

 

Ségolène ui ne manque pas une occasion pour parler dire n’importe quoi et se contredire,  se prononce cette fois pour la mise en place de portiques de sécurité dans les trains internationaux. Pourquoi seulement les trains internationaux alors que des centaines d’autres trains circulent chaque jour ? Seul l’Eurostar, qui assure la liaison avec le Royaume-Uni par le tunnel sous la Manche, en est équipé actuellement. Si la question se pose, elle concerne la plupart des autres trains, trains  de  banlieues exceptés compte tenu de la complexité pour ce type de circulation (même problématique que dans le métro). On pourrait sans doute imaginer, comme dans l’aérien, d’abord de séparer la zone accessible aux voyageurs de celle accessible au public. Ensuite il ne serait pas impossible d’installer des portiques et en profiter pour effectuer le contrôle des billets avant le départ. Il conviendrait par ailleurs de former le personnel ferroviaire à la gestion du risque terroriste sans parler de la nécessité de contrôle aléatoire notamment de forces de police qui pratiquement ne pénètre pas dans les trains contrairement au métro.  Le  secrétaire d’Etat en charge des Transports  Alain Vidalies avait d’ailleurs affiché sa fermeté sur Europe 1 dans la matinée sur les dérives qui pourraient résulter d’un accroissement de la vigilance et des contrôles. Il n’a ainsi pas hésité à lâcher : «Je préfère qu’on discrimine pour être efficace, plutôt que rester spectateurs.» La petite phrase a créé une vive polémique. Alain Vidalies annonce un  «contrôle aléatoire des bagages avec du personnel spécialisé». Un dispositif qui existe déjà mais qui va être renforcé, selon le secrétaire d’Etat. Ségolène Royal y est également favorable. Les contrôles pourraient, selon elle,  être effectués par des agents de la SNCF mais aussi par des entreprises de sécurité. «Lorsque vous allez dans une salle de spectacle, ce sont les agents affectés dans les salles qui assurent la fouille des sacs», a-t-elle ajouté. «Un contrôle aléatoire, ce n’est pas un contrôle discriminatoire. On peut par exemple faire ouvrir les gros sacs. S’il y a un sac suspect, il est tout à fait logique qu’il soit contrôlé», a encore dit la ministre.  pour permettre aux voyageurs de signaler des situations anormales, le 3117, va être étendue pour faire face aux risques terroristes dès le début du mois de septembre. Le 3117, numéro d’urgence permettant aux voyageurs de signaler des situations difficiles (agressions, incivilités…), est opérationnel dans les gares et trains depuis 2011 en Ile-de-France. Il avait été expérimenté en 2010 sur la ligne D du RER. En juin 2013, il a été entendu à l’ensemble du territoire, selon la SNCF. Ce service emploie actuellement 40 agents sur 5 plateformes téléphoniques situées en Ile-de-France. Ceux-ci sont spécialement formés pour identifier le risque et faire appel si besoin à la police ou aux agents de sûreté du groupe.  Le secrétaire d’Etat a rappelé que 2 milliards de personnes prennent le train, chaque année en France, «20 fois plus que l’avion». En conséquence, des contrôles semblables à ceux effectués dans les aéroports sont impossibles. Alain Vidalies évoque les 30 000 fonctionnaires de police et militaires qui sont aujourd’hui sur les lieux, et notamment dans les gares, dans le cadre du plan Vigipirate. Ces moyens militaires et policiers seront encore plus mobilisés, notamment pour le contrôle aléatoire déjà évoqué.

Terrorisme : harmoniser les fichiers de sécurité européens

Terrorisme : harmoniser les  fichiers de sécurité européens

C’est la proposition de Charles Michel, le Premier ministre belge après l’attaque d’un train Thalys dans le nord de la France le 21 août. Une proposition pourtant évidente puisque Schengen autorise la libre circulation à l’intérieur de l’union européenne. Un même organisme doit donc être en capacité de centraliser les signalements de personnes dangereuses. Au-delà comme l’évoque un peu le Premier ministre belge il convient sans doute de revoir les conditions de mise en œuvre de cette libre circulation normalement prévue prioritairement pour les citoyens européens. La faiblesse du dispositif c’est que n’importe quelle personne qui parvient à s’introduire dans un pays de l’union européenne peut ensuite circuler dans tous les pays de cette union. Pour les personnes potentiellement dangereuses et où suspecter d’actes de terrorisme potentiels on pourrait imaginer de leur interdire de circuler à l’intérieur de l’union européenne. Le chef du gouvernement belge a d’abord tenu à évoquer une éventuelle faille des services de renseignement. « Nous avions un signalement, mais c’était insuffisant pour engager une localisation de l’individu », mais « le fait qu’il était repéré dans plusieurs pays montre que la coopération a fonctionné. Mais ces fichiers comportent des milliers de noms, on ne peut pas suivre tout le monde » a affirmé Charles Michel, refusant de parler de faille ou de mésentente dans la surveillance du principal suspect de l’attaque. « La libre circulation dans l’espace Schengen est un bienfait que je veux protéger, mais on peut peut-être l’adapter pour une meilleure protection des citoyens européens » a rappelé le Premier ministre avant d’affirmer qu’il assisterait à la cérémonie donnée lundi en l’honneur des héros du Thalys. « Je serai présent à l’Elysée pour marquer la reconnaissance du gouvernement belge. Des dizaines de citoyens belges étaient dans le train et ont échappé à ce drame grâce au courage de ces passagers » a salué Charles Michel avant d’appeler de ses vœux « une plus grande coopération européenne, que les pays partagent leurs fichiers » afin de « suivre les individus incriminés mieux qu’aujourd’hui’.

 

 

De nouvelles mesures de sécurité routière : pour quoi faire ?

 

Comme souvent en France quand on constate qu’une législation est peu ou  mal appliquée, on en ajoute une autre qui ne sera sans doute pas mieux respectée. D’où cet empilement de dispositions réglementaires qui permet à la France de posséder des plus grandes cathédrales administratives du monde. Face à la dégradation de la sécurité routière, Valls a donc annoncé de nouvelles mesures pour la rentrée. Pourquoi de nouvelles mesures, il n’en sait  sans doute rien mais ce n’est pas l’effet qui compte mais l’écho médiatique. Il  ne s’agit pas d’agir mais de donner l’impression d’agir. Comme pour l’emploi, Valls reprend la malheureuse formule « inversion de la tendance ». Il serait pourtant temps de comprendre que la politique de sécurité routière complètement indigente du fait en particulier de l’absence de gouvernance. La philosophie des services de contrôle consiste à faire du chiffre et non à se  polariser sur les facteurs de risque. Exemple il est plus facile pour les brigades de gendarmerie de ce positionner au sein même de petit village dont  la circulation ne présente aucun risque que de se focaliser sur les lieux et véhicules de risques potentiels. On préfère additionner les infractions accessoires voire dérisoires que de contrôler les infractions graves qui demandent davantage de temps, de compétence  et de travail. Il conviendrait de vraiment réfléchi professionnaliser les services de contrôle dans sur une structure complètement dédiée et spécialisée dans le contrôle routier. Le gouvernement dévoilera donc à la rentrée de nouvelles mesures pour améliorer la sécurité routière, a déclaré vendredi Manuel Valls, au lendemain de l’annonce d’une hausse de 19,2% de la mortalité en juillet, avec 360 personnes tuées. En début de semaine, le Premier ministre avait annoncé la tenue d’un comité interministériel « à la sortie de l’été », après la parution d’extraits d’un rapport mettant en cause l’action de l’Etat en la matière. « De nouvelles mesures sont entrées en vigueur le 1er juillet (…) il faut aller plus loin et nous aurons l’occasion d’annoncer un certain nombre de mesures nouvelles au comité interministériel », a dit Manuel Valls à la presse lors d’un déplacement à Avignon (Vaucluse). L’objectif, a-t-il souligné, est d’ »inverser la tendance » et de passer sous la barre des 2.000 morts par an d’ici 2020, un objectif fixé au début du quinquennat. Le Premier ministre a en outre appelé les usagers de la route à la « responsabilité », relevant que de nombreux accidents étaient causés ou favorisés par des comportements illicites. « L’Etat prend ses responsabilités mais chaque Français, chaque conducteur est aussi responsable de sa propre vie, de la vie des autres », a-t-il dit. Un peu plus tôt, de l’hôpital de Garches, dans les Hauts-de-Seine, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait estimé que les mesures de sécurité seraient « vaines s’il n’y (avait) pas dans le pays une prise de conscience collective ».

 

 

Sécurité routière : pas de vraie volonté politique

 

Les derniers chiffres de la sécurité routière sont catastrophiques avec une hausse de la mortalité de près de 20 %. Un très rapport de l’inspection générale de l’administration avait mis en évidence le manque de volonté politique en matière de sécurité routière. Ce n’est évidemment pas un scoop car cela fait des dizaines des dizaines d’années que la France est en retard dans ce domaine. Il lui a fallu même du temps admettre que l’alcool et la vitesse, souvent combinés d’ailleurs constituaient  l’un des facteurs explicatifs principaux de l’insécurité. Sur ces deux aspects les contrôles sont évidemment beaucoup trop aléatoires. Faute de vraie pilotage par l’État les forces de police se contentent de faire du chiffre notamment avec des infractions accessoires voire dérisoires. En outre nous souffrons aussi d’un manque de professionnalisme de la part des forces de police ;  de toute évidence nous devrions pouvoir disposer d’une force uniquement affectée à la sécurité routière et qui y affecterait tout son temps. Il faudrait aussi que l’État apprenne à travailler avec l’ensemble des acteurs ce qui est loin d’être le cas. Le conseil national de la sécurité routière étant  par exemple relativement méprisé par les Pouvoirs publics. Alors que la mortalité routière est repartie à la hausse un rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA), révélé par le JDD, estime donc que la France est dans le rouge en matière de sécurité routière.   Ce rapport d’audit de la politique de sécurité routière, commandé début 2014 par Manuel Valls et resté dans les tiroirs depuis un an, pointe « un manque de volonté politique » et dresse le constat suivant : il n’y a pas de pilote dans l’avion et pas de vision de long terme, peut-on y lire en substance. « Au regard des résultats de nos voisins, des progrès sont encore possibles », euphémisme le document, non encore rendu public. « Le pilotage au plan central de la politique de sécurité routière n’est pas suffisamment perçu. Le dispositif est dispersé entre de très nombreux acteurs y compris au sein de l’État. Lorsque le pilotage ne se situe pas au plus haut niveau de l’État, la responsabilité est diluée. […] Rien ne remplace toutefois l’impulsion politique au plus haut niveau de l’État », résume le document dont le JDDa obtenu copie.

 

Sécurité routière : très forte hausse en juillet et incompétence générale

Sécurité routière : très forte hausse en juillet et incompétence générale

 

La très forte hausse de l’insécurité routière en juillet met en évidence l’incompétence chronique de la gouvernance en la matière. Première observation l’incapacité qu’il y a à expliquer depuis toujours les variations de cette insécurité. En réalité nous ne disposons d’aucun organisme scientifique compétent pour analyser les facteurs explicatifs de ces variations. Du coup les ministres de tout temps se réjouissent lorsqu’il constate une baisse, se lamentent quand ils constatent une hausse mais sans aucune explication pertinente. Il y a donc d’abord une carence totale en matière d’observation scientifique de l’insécurité routière. Autre insuffisance majeure l’absence d’une gouvernance unique des forces chargées du contrôle. Les responsabilités sont éparpillées dans plusieurs ministères et la délégation générale à la sécurité routière est une pseudo administration qui ne dispose en fait ni de responsabilité ni de moyens. Tout est à revoir en matière de sécurité routière et la France a toujours traîné en bas des palmarès européens. Bien sûrs des progrès ont été réalisés et ses temps mieux certains progrès viennent de mesures réglementaires mais beaucoup d’autres de véhicules et d’infrastructures plus sûres. La mortalité a donc bondi de 19,2% en juillet par rapport au même mois l’an dernier, a annoncé jeudi le délégué interministériel à la sécurité routière, alors que le gouvernement, très critiqué sur le sujet, tiendra un comité sur le sujet à la fin de l’été. En juillet 2015, 360 personnes ont trouvé la mort sur les routes de France contre 302 en 2014, a précisé Emmanuel Barbe lors d’une conférence de presse. Selon le délégué, juillet devrait être particulièrement mauvais à l’échelle européenne avec une augmentation de 7% de la mortalité dans l’UE. L’année 2014 avait vu une hausse de la mortalité avec 3.384 tués contre 3.268 en 2013, une première depuis 2001, et l’action du gouvernement a été mise en cause par un rapport dont le Journal du Dimanche a publié des extraits. Lundi, à l’occasion d’un déplacement dans le sud de la France avec le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, le Premier ministre, Manuel Valls, avait annoncé la tenue d’un comité interministériel « à la sortie de l’été pour faire un nouveau point » sur les mesures prises en la matière.

 

Sécurité routière : un comité interministériel pour quoi faire ?

Sécurité routière : un comité interministériel pour quoi faire ?

Interpellé par la hausse des  accidents de  la route, le gouvernement a décidé à la hâte  une réunion d’un comité interministériel sur la sécurité routière avant la rentrée. Mais il est probable que le gouvernement décidera une nouvelle fois de légiférer en durcissant les normes mais sans conséquences sur sa politique de prévention et surtout de contrôle. La question en effet ne se pose pas en termes de nouvelles dispositions législatives mais en termes de gouvernance sur le terrain des forces chargées de la gestion de la sécurité routière. Or comme le dénoncent  les syndicats de police pour l’instant c’est surtout la politique du chiffre qui constitue la colonne vertébrale de la politique dans ce domaine. Du coup on privilégie le nombre d’infractions accessoire voire dérisoires au lieu de se focaliser sur les deux facteurs essentiels d’insécurité à savoir l’alcool et la vitesse. Sans parler de certaines drogues. De toute évidence, il y a un manque de volonté politique mais aussi de professionnalisme en matière de gestion de la sécurité routière. De ce point de vue,  il serait souhaitable que le gouvernement soit plus attentif aux propositions des différents acteurs notamment exprimés dans le cadre  du conseil national de la sécurité routière. Malheureusement la haute fonction publique considère toujours ce genre de conseil comme accessoire voire inutile. Se pose la question de la création d’un corps de contrôle uniquement affecté à la gestion de la sécurité routière alors que pour l’instant ce problème relève de différentes administrations, de différents ministères, de différentes forces de l’ordre.  Manuel Valls a donc annoncé la tenue « à la sortie de l’été » d’un comité interministériel de sécurité routière (CISR), qui ne s’est plus réuni depuis mai 2011, alors que la mortalité routière repart à la hausse« Nous tiendrons un comité interministériel à la sortie de l’été pour faire un point sur la mise en œuvre des mesures » annoncées le 26 janvier, a déclaré le Premier ministre, en déplacement avec le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve dans les Alpes-de-Haute-Provence. Ces déclarations interviennent au lendemain de la révélation par Le Journal du Dimanche d’un rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA) de juillet 2014, pointant notamment un manque de collaboration interministérielle.  »L’interministérialité semble reculer (…) L’interministérialité de la politique de sécurité routière doit s’appuyer sur la tenue périodique de comités interministériels de la sécurité routière et une collaboration interministérielle forte, notamment entre ministère de l’Intérieur et ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie« , affirmait le rapport.

Sécurité routière : la politique du chiffre encouragée

Sécurité routière : la politique du chiffre encouragée

D’après l’hebdomadaire Auto-plus, un nombre de points est accordé à chaque unité en fonction du nombre de PV distribués au cours des douze derniers mois. « Le cumul des points sert à déterminer les deux unités et les deux compagnies les plus efficaces en vue de leur accorder une prime annuelle », dont le montant est « équitablement partagé entre les agents du service (600 euros chacun) ». Dans un communiqué publié vendredi, la direction générale de la police nationale (DGPN) a démenti « toute politique du chiffre » expliquant qu’il s’agit d’ »une évaluation de leur performance dans ce qui est le cœur de leur métier : la sécurité des usagers de la route ».  L’Union nationale des syndicats autonomes de police dénonce une « prime au bâtonnage » aux effets pervers. Les agents ayant tendance à choisir les effractions qu’ils verbalisent en fonction du nombre de points qu’elles peuvent rapporter. « C’est toujours la politique du chiffre qui prime, avec les méfaits que ça engendre : la répression est privilégiée sur la prévention », réagit Philippe Capon, secrétaire général du syndicat. Selon l’hebdomadaire, les primes sont d’autant plus choquantes, « que les automobilistes ne sont pas traités de la même manière partout en France. » Ainsi, entre le 1er juin 2014 et le 31 mai 2015, ce sont les CRS, des unités d’Île-de-France Nord et Île-de-France Ouest qui arrivent en tête du classement. Pour les motards, les unités de Pau et de Reims remportent la prime annuelle. Le journal, qui publie en complément du classement une carte de l’Hexagone, évoque « un risque d’être verbalisé allant du simple au double » en fonction du lieu.( JDD-AFP)

Sécurité routière : manque de volonté politique

Sécurité routière : manque de volonté politique

Un rapport de l’inspection générale de l’administration met en évidence le manque de volonté politique en matière de sécurité routière. Ce n’est évidemment pas un scoop car cela fait des dizaines des dizaines d’années que la France est en retard dans ce domaine. Il lui a fallu même du temps admettre que l’alcool et la vitesse, souvent combinés d’ailleurs constituaient  l’un des facteurs explicatifs principaux de l’insécurité. Sur ces deux aspects les contrôles sont évidemment beaucoup trop aléatoires. Faute de vraie pilotage par l’État les forces de police se contentent de faire du chiffre notamment avec des infractions accessoires voire dérisoires. En outre nous souffrons aussi d’un manque de professionnalisme de la part des forces de police ;  de toute évidence nous devrions pouvoir disposer d’une force uniquement affectée à la sécurité routière et qui y affecterait tout son temps. Il faudrait aussi que l’État apprenne à travailler avec l’ensemble des acteurs ce qui est loin d’être le cas. Le conseil national de la sécurité routière étant  par exemple relativement méprisé par les Pouvoirs publics. Alors que la mortalité routière est repartie à la hausse (+ 3,7 % en 2014), un rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA), révélé par le JDD, estime donc que la France est dans le rouge en matière de sécurité routière.   Ce rapport d’audit de la politique de sécurité routière, commandé début 2014 par Manuel Valls et resté dans les tiroirs depuis un an, pointe « un manque de volonté politique » et dresse le constat suivant : il n’y a pas de pilote dans l’avion et pas de vision de long terme, peut-on y lire en substance. « Au regard des résultats de nos voisins, des progrès sont encore possibles », euphémisme le document, non encore rendu public. « Le pilotage au plan central de la politique de sécurité routière n’est pas suffisamment perçu. Le dispositif est dispersé entre de très nombreux acteurs y compris au sein de l’État. Lorsque le pilotage ne se situe pas au plus haut niveau de l’État, la responsabilité est diluée. […] Rien ne remplace toutefois l’impulsion politique au plus haut niveau de l’État », résume le document dont le JDD a obtenu copie.

 

Sécurité routière : baisse du nombre de morts en mars, pourquoi ?

Sécurité routière : baisse du nombre de morts en mars, pourquoi ?

La question c’est pourquoi, pourquoi uen forte baisse en Mars et une hausse en février. La vérité c’est qu’on n’en sait strictement rien. Malheureusement l’Etat ne disposer d’aucun organisme d’expertise sérieux pour fournir les facteurs explicatifs de ces mouvements de yo-yo. Du coup quand l’insécurité diminue le ministre de l’intérieur se précipite pour s’attribuer les mérites de cette évolution positive. Globalement les mesures pises depuis 30 ans vont dans le sens du renforcement de la sécurité mais on est complètement incapable d’expliquer les évolutions conjoncturelles mensuelles ou annuelesls.  Il serait temps de se doter d’un observatoire scientifique d’analyse de la sécurité routière ( au lieu par exemple de compter et d’analyser  ce que les camions transportent) car il s’agit là d’un vrai champ régalien Selon un chiffre communiqué par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, le nombre de morts sur les routes a baissé de 11% au cours du mois de mars. Une baisse qui intervient après une hausse constatée en février (+6,7%) par rapport au même mois un an plus tôt, confirmant la hausse observée l’an passé, la première depuis douze ans. Depuis la préfecture de Melun, en Seine-et-Marne, Bernard Cazeneuve a estimé que cette baisse était « encourageante » après douze mois de hausse. En 2014, le nombre de morts sur les routes a été de 3.888, soit 120 de plus qu’en 2013. Une augmentation qui a amené le gouvernement a mettre en place un certain nombre de mesures. Ainsi l’oreillette au volant sera bientôt interdite, le taux d’alcoolémie pour les jeunes conducteurs pourrait être baissé (0,5 à 0,2 gramme) et certaines portions à 90 km/h passer à 80 km/h.   Cet arsenal de 26 mesures « vise à mieux protéger l’ensemble des usagers de la route, les plus vulnérables – tels les piétons, les cyclistes et usagers de deux-roues – comme les automobilistes », a affirmé le ministre.  »Les résultats sont prometteurs mais il faut continuer à agir et nous agirons sans relâche avec la volonté d’atteindre nos objectifs », a poursuivi Bernard Cazeneuve. L’objectif du gouvernement est de tomber sous la barre des 2000 morts à l’horizon 2020.  , le taux d’alcoolémie pour les jeunes conducteurs pourrait être baissé (0,5 à 0,2 gramme) et certaines portions à 90 km/h passer à 80 km/h.

Sécurité routière : des mesures insuffisantes

Sécurité routière : des mesures insuffisantes

 

Des mesures finalement décidées à la va-vite sous la pression de  l’augmentation du nombre de morts en 2014. D’abord un abaissement du taux d’alcool pour les nouveaux conducteurs (franchement on se demande pourquoi seulement les nouveaux !).  Il est clair par ailleurs que des vitesses limites devraient être adaptées au caractère de dangerosité de chaque route et portion de route), ce qui imposerait une remise en cause totale du concept de vitesse limite généralisée qui n’a aucun sens.  Ensuite une expérimentation pour passer à 80km-H sur certaines routes. Pour prendre des mesures effaces il faudrait  identifier les facteurs explicatifs avec bien davantage de précisions, ce qui supposerait de se doter dun véritable observatoire scientifique et d’un outil statistique  fiable. .Enfin ne pas oublier qu’environ 20% des jeunes roulent sans permis et ou sans assurance.   En 2014, 120 personnes de plus qu’en 2013 ont été tuées sur les routes françaises. Face à cette première augmentation depuis douze ans, le gouvernement a décidé d’agir en imposant de nouvelles mesures, notamment sur le contrôle de l’alcoolémie et les radars.  Après une année record en 2013, le nombre de morts sur les routes françaises a augmenté de 3,7% en 2014, avec 3.388 personnes tués. Il s’agit de la première année de hausse depuis douze ans, a annoncé lundi 26 janvier le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve devant le Conseil national de la sécurité routière (CNSR).  Si 120 personnes de plus qu’en 2013 sont mortes, l’année avait marqué un record à la baisse depuis 1948, année des premières statistiques. « 2014 n’est pas aussi sombre qu’on pourrait le croire dans la mesure où c’est la deuxième moins mauvaise année » depuis que des statistiques sont établies, a ainsi  souligné Bernard Cazeneuve. Ces chiffres ne sont « pas à la hauteur des objectifs que nous nous étions fixés », a déclaré le ministre, qui « maintient » l’objectif fixé l’an dernier de faire baisser à 2.000 le nombre de morts sur les routes en 2020.  Afin de remplir cet objectif, le ministre de l’Intérieur a détaillé devant le Conseil national de la sécurité routière une série de mesures. Le gouvernement prévoit ainsi d’interdire oreillettes, casques et écouteurs au volant. Concernant la consommation d’alcool, le taux d’alcoolémie maximum autorisé pour les jeunes sera réduit à 0,2 g/L de sang (contre 0,5g/L), soit moins d’un verre d’alcool, et les débits de boisson qui ferment après 2 heures du matin auront l’obligation, sous peine de sanction pouvant entraîner une fermeture temporaire voire définitive, de mettre des éthylotests à disposition. De nouveaux radars devraient également remplacer ceux existant, permettant de prendre une photo du conducteur. Une mesure qui sera également facilitée par une nouvelle réglementation concernant les vitres sur-teintées.

Cotisations de sécurité sociale : hausse en 2013

Cotisations de sécurité sociale : hausse en 2013

En dépit des discours officiels sur la baisse des charges, les cotisations à la sécurité sociale vont encore augmenter en en 2013. Une hausse de près de 4% alors que la masse salariale elle, n’a progressé de 1% environ. En fait c’est la hausse certaines cotisations et  la réduction des exonérations qui pèsent sur le résultat final. De nouvelles exonérations entreront en vigueur au début de l’année concernant les bas salaires.  Les exonérations de cotisations de sécurité sociale ont poursuit sur la même lancée. Elles ont représenté 25,7 milliards d’euros en 2013, un montant en baisse de 6,4%, dans la continuité des années précédentes, selon les chiffres publiés ce mardi 30 décembre par l’Acoss, la caisse nationale des Urssaf.  Ces exonérations avaient atteint le record de 30,7 milliards d’euros en 2008, avant de diminuer tous les ans. En 2013, elles ont représenté 8% du total des sommes dues aux Urssaf, hors cotisations chômage et au régime de garantie des salaires (AGS) recouvrées pour le compte de l’Unédic (organisme qui gère l’assurance chômage), contre 10,7% en 2008. La baisse de 2013 s’explique essentiellement par la fin des exonérations sur les heures supplémentaires, décidée en 2012 par la nouvelle majorité socialiste. Cette suppression a été en partie compensée par de nouvelles exonérations pour les particuliers employeurs et par la création des emplois d’avenir. L’année dernière, la « quasi-totalité » des exonérations portait sur les « cotisations patronales », indique l’Acoss.  Cette politique de réduction du coût du travail a commencé au début des années 1990, surtout ciblée sur les bas salaires. De nouvelles exonérations entreront en vigueur au 1er janvier dans le cadre du Pacte de responsabilité, pour les salaires inférieurs à 1,6 Smic. Malgré les exonérations, les Urssaf ont tout de même encaissé 328,6 milliards d’euros en 2013, un chiffre en hausse de 3,8% par rapport à 2012. En comparaison, la masse salariale n’a augmenté que de 1,2% sur la même période. « Dans un contexte économique dégradé », l’augmentation des encaissements des Urssaf est notamment due à une hausse des cotisations vieillesse et du forfait social, explique l’Acoss.

Sécurité sociale: le déficit dérape

Sécurité sociale:  le déficit dérape

 

Non seulement l’objectif de réduction ne sera pas atteint mais en plus on risque même de dépasser le déficit de 2013 (avec le fonds solidarité vieillesse) ; En outre il s’agit de prévisions qui ne résisteront peut pas à la dégradation économique et sociale de fin d’année en particulier sur le plan du chômage. Selon Marisol Touraine, ministre de la Santé, le déficit de la Sécurité sociale sera de 11,7 milliards d’euros en 2014 contre 9,8 milliards prévus. En juin, la commission des comptes de la Sécurité sociale avait annoncé un déficit légèrement dégradé par rapport aux prévisions initiales (9,9 milliards contre 9,6 inscrits dans le budget 2014). Il a été ensuite réévalué à -9,8 milliards pour le régime général dans le budget rectificatif cet été. Par rapport à 2013, le « trou » sera donc réduit de 0,8 à 0,9 milliard. Mais en y ajoutant le fonds de solidarité vieillesse, le déficit total se creusera de 0,1 à 0,2 point de plus que les – 15,4 milliards d’euros de l’an dernier.  L’an prochain, le déficit du régime général diminuera à nouveau mais faiblement, entre 10 et 10,3 milliards, alors qu’il était censé être ramené à 7,1 milliards. Le déficit total reviendra vers – 13,2 milliards. Et le retour à l’équilibre n’interviendra pas avant 2018-2019, alors qu’il était programmé pour 2017. C’est un choc, mais pas une surprise. Au retour des grandes vacances, tous les repères ont volé en éclats car les perspectives de croissance et d’inflation se sont brusquement assombries. Comme les recettes de la Sécurité sociale sont assises sur la masse salariale, un dérapage était prévisible. Il y a quelques jours, le président de la Cour des comptes, Didier Migaud, avait recommandé de lancer des réformes structurelles pour respecter la trajectoire de réduction du déficit et de désendettement. Mais l’exécutif a préféré ne pas charger la barque. Il a annoncé qu’il se contenterait de compenser les effets de la faible inflation, qui va effacer une partie de l’effort annoncé via les gels de prestations. Il y aura donc un supplément de 2 milliards d’euros à économiser. Mais cela ne concernera pas que la Sécurité sociale. Pour La branche famille, au lieu de 800 millions attendus, on s’oriente vers le milliard d’euros d’économies. Le gouvernement étudie trois pistes : la réduction du congé parental, la diminution de la prime à la naissance à partir du deuxième enfant, et la baisse du plafond de revenus au-dessus duquel il n’y a plus d’exonération de charges sociales pour faire garder son enfant par une nourrice. Pour la branche maladie  L’objectif de dépenses assigné aux soins de ville (médecine libérale) devrait cette année être un peu plus généreux que celui des hôpitaux : au lieu d’un différentiel de 0,1 point, la ville ne devrait bénéficier de 0,25 à 0,30 point d’écart. Mais cela s’explique par le fait que le coûteux médicament contre l’hépatite C.

Sécurité routière : baisse de mortalité en juillet… mais pourquoi ?

Sécurité routière : baisse de mortalité en juillet… mais pourquoi ?

 

Comme d’habitude on se réjouit lorsque les chiffres sont bons, à l’inverse on se lamente quand les chiffres sont mauvais. Aucun vrai facteur explicatif, c’est du commentaire du niveau du café du commerce. Il est possible que le mauvais temps et la crise y soient pour quelque chose car les français sont nettement moins partis en vacances. En tout cas encore un observatoire interministériel qui ne sert strictement à rien et depuis des années.  La mortalité sur les routes de France a baissé de 11,6% en juillet, le chiffre le plus bas depuis 60 ans pour cette période estivale, après quatre mois de hausse consécutifs. « C’est le nombre de décès sur les routes le plus bas jamais enregistré pour un mois de juillet depuis 1954″, a souligné l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). Au total, 304 personnes ont trouvé la mort en juillet sur les routes, contre 344 pour la même période en 2013. Les autres indicateurs sont également en baisse : -15,6% pour les accidents corporels et les personnes blessées et -18,6% pour les personnes hospitalisées plus de 24 heures après l’accident. « Encourageants, ces résultats prouvent qu’il n’y pas de fatalité à l’insécurité routière », se félicite le ministre le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans un communiqué. »Pour autant, il convient de redoubler d’attention au volant, car si ces données sont favorables, le bilan des sept premiers mois de l’année (+ 72 tués) et les drames survenus sur la route en juillet, notamment dans l’Aube et dans la Meuse, nous appellent à une vigilance renforcée », ajoute-t-il.

 

Sécurité routière : +3,8% en juin tués sur la route en juin

Sécurité routière : +3,8% en juin tués sur la route en juin

 

Comme d’habitude l’administration sort des chiffres de sécurité routière sans analyse. Cette fois encore on ne sait pas expliquer des chiffres en hausse (c’est la même chose quand ils sont en baisse). Difficile dans ces condition d’affiner la politiqué de sécurité routière. Une certitude toutefois les moyens coercitifs pour lutter en particulier contre l’alcool et la vitesse sont efficaces, de même que la prévention assuré par les forces de l’ordre ; encore faudrait-il qu’elles soient présentes sur les routes et bien plus souvent au lieu de sec contenter de sortir une heure par jour pour faire une rapide moisson de PV pour des fautes bénignes. .Les routes françaises ont tué 304 personnes le mois dernier, contre 293 en juin 2013. Le nombre de blessés est aussi en hausse, +5,4%. Le ministère de l’Intérieur annonce que 15.000 policiers et gendarmes seront déployés le week-end du 14 juillet. Déjà, en mai, la mortalité routière avait grimpé de 15% - 258 personnes avaient été tuées. En juin, selon les statistiques de l’Observatoire national interministériel de la Sécurité routière, la hausse a été de 3,8%. Mais le chiffre brut est plus important : 304 personnes ont trouvé la mort le mois dernier, contre 293 en juin 2013. C’est le quatrième mois consécutif de hausse : +28% en mars, +8% en avril, +15,2% en mai. Depuis le début de l’année, 112 personnes supplémentaires ont trouvé la mort sur les routes, soit une hausse de 7,9% par rapport à la même période de l’année précédente. « A l’occasion des prochains départs en vacances, il apparaît plus que jamais nécessaire d’inciter les usagers de la route à rester vigilants et prudents afin d’éviter que la pause estivale ne se transforme en drame pour eux et leur famille », estime le ministère de l’Intérieur. Celui-ci annonce « qu’à l’occasion du week-end prolongé du 14 juillet, près de 15.000 gendarmes et policiers seront présents, chaque jour, sur l’ensemble du réseau routier et autoroutier ». Et pendant l’été, « des opérations de contrôle seront par ailleurs organisées sur l’ensemble du territoire afin d’inciter les usagers de la route à rester vigilants ».

Valls: baisse des remboursements de Sécurité sociale

Valls: baisse des remboursements  de Sécurité sociale

 

Il n’y a pas de secret pour réaliser 10 milliards économies sur la sécu, il faudra baisser les remboursements car les médicaments génériques et la chirurgie ambulatoire ne suffiront pas. Il faut aussi attendre à une baisse des prestations sociales autres (11 milliards) comme sans doute les allocations familiales. De ce point de vue, Valls est resté dans le flou car des réactions vont se faire jour quand le détail sera précisé. Il est vraisemblable que les couches moyennes seront visées par cette dernière orientation. Il faudra aussi s’attaquer aux indemnités versées par l’Assedic, ce qui n’est  pas nécessairement pertinent en période chômage sismiquement haut. Le Premier ministre Manuel Valls a donc précisé mercredi que sur les 50 milliards d’économies à réaliser d’ici 2017, outre les 10 milliards demandés à l’assurance maladie, 11 milliards devraient l’être dans « d’autres dépenses de Sécurité sociale ». Mardi, Manuel Valls avait annoncé l’équivalent de 39 milliards. Les 11 milliards d’économies restant à trouver seront faits « sur les autres dépenses de Sécurité sociale », a déclaré le chef du gouvernement sur BFM TV et RMC. La veille, il avait indiqué qu’ils proviendraient « d’une plus grande justice, d’une mise en cohérence et d’une meilleure lisibilité de notre système de prestations. »

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Marseille : pacte national de sécurité bouclé en deux heures

Marseille : pacte national de sécurité bouclé en deux heures

 

On se demande bien pourquoi, Valls n’y avait pas pensé avant ; Il a fallu seulement 2 heures pour boucler ce pacte de sécurité ; la question est réglée, nouvelle réunion dans un mois ! En fait rien de concret, des policiers en plus à Marseille, combien, on ne sait pas ! Même pas de décsion d’engager une réflexion approfondie sur la problématique de l’économie de la drogue. Bref du vite fait en attendant de nouvelles déclarations lors d’un prochain drame. Pour déclarer la guerre à la drogue encore faudrait-il comprendre sa logique économique, son organisation, son financement etc. ; Ensuite, ce n’est pas sans doute les forces de polices traditionnelles qui sont en capacité de faire face à ce fléau qui réclame compétences, détermination et moyen à la hauteur du concept de guerre.  Une réponse forte était donc attendue après la mort d’Adrien Anigo jeudi mais elle est loin d’être à la hauteur de l’enjeu tant dans le domaine répressif que préventif. .  A l’issue d’une réunion entre élus et représentants de l’Etat sur la situation à Marseille, le préfet de police des Bouches-du-Rhône Jean-Paul Bonnetain a annoncé samedi que des renforts de police seront accordés d’ici la fin de l’année. Le préfet a dit en avoir eu la confirmation du ministre de l’Intérieur Manuel Valls, mais il n’a pas précisé l’importance de ces renforts. Cette table ronde sur la sécurité s’est tenue pendant environ deux heures en préfecture avec 16 élus de la ville et la région, des représentants de la justice et de l’administration. Evoquant « une longue réunion, très constructive », le préfet de région Michel Cadot a indiqué que les collectivités s’étaient toutes engagées à prendre des mesures dans les domaines éducatifs, scolaire, social, et a promis la finalisation rapide d’un « pacte de sécurité et de cohésion sociale », comme demandé par Manuel Valls vendredi. « Nous sommes tombés d’accord sur une démarche de courte durée. L’objectif est de finaliser un pacte de sécurité et cohésion sociale dans les trois mois, avec un comité de liaison permanent », a-t-il dit, insistant sur le fait que « tous les élus ont fait bloc pour construire ensemble cette importante politique ». Du côté des politiques, l’heure était aux déclarations consensuelles. « Nous allons chaque fois qu’on le peut avancer ensemble sur des dispositifs, les emplois jeunes… tout ce qui pousse les jeunes vers autre chose, mettons en avant les jeunes de Marseille! », a dit Marie-Arlette Carlotti, ministre et conseillère générale (PS). Le maire (UMP) Jean-Claude Gaudin, « d’accord pour une action commune », a redit que la sécurité relevait de l’Etat. « Mais nous contribuons à apporter notre pierre à l’édifice », a-t-il ajouté, rappelant que 100 policiers municipaux supplémentaires sont attendus d’ici un an (ils seront 435 au total). « Si l’Etat fait des efforts, alors la ville fera aussi des efforts ». « C’est la drogue qui gangrène Marseille, il faut déclarer la guerre à la drogue », a-t-il encore déclaré, ajoutant cependant que c’est la délinquance du quotidien qui préoccupe plutôt ses administrés : « Cela est davantage ressenti par les Marseillais que les règlements de comptes entre voyous ». Président (PS) de la Région Paca,Michel Vauzelle, a pour sa part demandé « l’aide de l’Etat, la police et la justice » pour que « l’argent public ne parte pas vers des personnalités qui sont des patrons de la mafia et de petits éléments de la mafia », les collectivités n’ayant pas forcément les moyens de contrôle. « On attend des actes, des réponses concrètes, par exemple en matière d’éducation. J’irai à toutes les réunions mais je ne vois pas qui va décider de quoi aujourd’hui », nuançait enfin la sénatrice-maire de secteur (PS)Samia Ghali. Le préfet a annoncé la tenue d’une nouvelle réunion dans un mois.

 

Sécurité routière: forte baisse de la mortalité en mai

Sécurité routière: forte baisse de   la mortalité en mai

« C’est de tous les mois de mai le moins meurtrier sur les routes » depuis 1948 et l’apparition des statistiques routières, affirme la Sécurité routière.  Ce mois accentue donc « la tendance baissière constatée depuis le début de l’année », ajoute-t-elle, en raison d’une météo maussade, de la crise qui pousse les gens à rouler moins vite et de l’entrée en vigueur de nouveaux radars mobiles. Ainsi, sur les cinq premiers mois de l’année, marqués par de nette baisse à l’exception de février, le nombre de tués est en nette diminution avec 222 vies sauvées.  En mai, toutes les catégories d’usagers de la route bénéficient de ces progrès, à l’exception des piétons. Moins de blessés ont également été enregistrés (701 personnes soit -10,6%).  Le nombre de personnes hospitalisées est aussi en recul: 2.086 personnes en mai 2013 contre 2.412 au même mois de l’année dernière, soit 326 personnes de moins (- 13,5%).  Toutefois, la Sécurité routière rappelle que « l’arrivée des beaux jours, traditionnellement l’occasion de sorties et de randonnées, notamment pour les deux-roues, doit appeler à la vigilance de chacun afin que les weekends du mois de juin, souvent meurtriers, se déroulent sereinement ».  En 2012, le nombre de tués sur les routes avait diminué de 8% par rapport à 2011, avec 3.645 morts, un plus bas historique depuis 1948. L’objectif du gouvernement est de parvenir en 2020 à passer sous la barre des 2.000 morts par an.

 

Textile Bangladesh : les Américains refusent l’accord sur la sécurité

Textile Bangladesh : les   Américains refusent l’accord sur la sécurité

Gap et d’autres grandes marques américaines ont refusé lundi d’approuver un accord sur les conditions de sécurité dans les usines textiles du Bangladesh validé par les deux leaders mondiaux du prêt-à-porter, le suédois H&M et l’espagnol Inditex. Cet accord, soutenu par l’Organisation internationale du travail, des syndicats et d’autres groupes d’influence, était en négociation depuis le 24 avril, date de l’effondrement d’un immeuble abritant des ateliers de sous-traitance travaillant pour des grandes marques occidentales, qui a coûté la vie à 1.127 personnes. Le syndicat IndustriALL, qui a conduit les négociations, a salué l’engagement de H&M et a souhaité que d’autres marques suivent son exemple avant une date-butoir fixée au 15 mai. Le groupe espagnol Inditex, propriétaire de l’enseigne Zara, a fait savoir qu’il soutenait cet accord. « L’accord n’est pas publié mais, comme vous le savez, nous avons joué une part très active dans son développement », a précisé un porte-parole. Un porte-parole d’IndustriALL a dit que l’Américain PVH, qui possède Calvin Klein, et l’Allemand Tchibo, déjà signataire d’un programme existant au Bangladesh, avaient exprimé leur soutien à l’accord. Gap, partie prenante des négociations, a dit être prêt à valider l’accord « aujourd’hui » mais réclame au préalable un changement dans la clause relative aux règlements des contentieux devant la justice. « Grâce à ce simple changement, cet accord mondial historique pourra avancer avec l’ensemble des distributeurs, pas seulement ceux qui sont basés en Europe », a déclaré Eva Sage-Gavin, une cadre de Gap, dans un communiqué.

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