Archive pour le Tag 'Sécurité'

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Sécurité Routière: plus 30 % pour la mortalité, pourquoi

Sécurité Routière: plus 30 % pour la mortalité, pourquoi

Réponse comme à chaque fois : on n’en sait rien. Régulièrement le ministre ou l’office national de la sécurité routière annonce soit des chiffres en augmentation ou en baisse pour les tués et blessés de la route. En réalité aucun organisme compétent n’analyse de manière scientifique les facteurs explicatifs de ces variations. Du coup on s’en remet à des explications de bistrot ou alors  on en profite pour justifier une augmentation du nombre de radars (par ailleurs sans doute indispensables).  Après avoir observé une légère baisse ces derniers mois, la mortalité routière était de nouveau en hausse en septembre. L’office national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a en effet annoncé, vendredi, que le nombre de tués sur les routes françaises avait bondi de 30,4% en septembre. 335 personnes ont perdu la vie, soit 78 de plus qu’en septembre 2015. Des chiffres qui mettent un terme à la tendance à la baisse amorcée entre juin et août. Selon l’ONISR, «cette hausse de la mortalité routière est à mettre en regard de la comparaison statistique avec un mois de septembre 2015 exceptionnel, qui avait connu une baisse très forte du nombre de personnes tuées sur les routes (-17,4% ndlr), en partie en raison de conditions météorologiques très défavorables, marquées par de fortes pluies et inondations» qui limitent les déplacements. Seul point positif, le nombre d’accidents corporels a diminué de 1,2%, et le nombre de blessés a baissé de 3,4%. Cette progression fait craindre une troisième année consécutive d’augmentation. Après douze années de baisse, la France a vu repartir à la hausse le nombre de victimes de la route. 3.384 personnes sont mortes en 2014 (+3,5% par rapport à 2013) et 3.464 en 2015 (+2,4% par rapport à 2014). Depuis trente-cinq ans, la France n’avait jamais enregistré deux années consécutives de hausse de la mortalité. La sécurité routière a souligné la «détermination du gouvernement à mettre en œuvre l’ensemble des mesures décidées en 2015, notamment celles prises par le Comité interministériel de sécurité routière» d’octobre 2015, «dont onze mesures seront examinées la semaine prochaine à l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi de modernisation de la justice du XXIe siècle». Rappelons l’essentiel des mesures qui avaient été préconisées :

«   »Les routes de France ne peuvent pas être un cimetière ». C’est sur un ton volontairement alarmiste que le premier ministre Manuel Valls a présenté vendredi 2 octobre 20155 les 22 mesures arrêtées au terme d’un comité interministériel consacré à la sécurité sur les routes.

Alors que le nombre de morts est reparti à la hausse après plusieurs années de baisse (3384 personnes ont perdu la vie en 2014), le chef du gouvernement a réitéré l’objectif de « réduire la mortalité routière de moitié » d’ici 2020. Un objectif beaucoup plus difficile à atteindre en raison des effets de paliers. « Nous ne sommes plus à un moment où une seule mesure (ceinture de sécurité, permis à points) peut constituer l’alpha et l’omega pour faire diminuer le nombre de morts », a reconnu Manuel Valls.

Ceci explique peut-être pourquoi aucune mesure phare ne se détache réellement de la batterie de préconisations présentées ce vendredi depuis l’Hôtel de Matignon. La plus surprenante est aussi la plus anecdotique. Pour la première fois, des drones vont être expérimentés pour détecter les conduites à risque sur les routes françaises en lieu et place des hélicoptères.  Les tests salivaires pour repérer les automobilistes conduisant sous influence remplaceront bien les prises de sang. En attendant que ces appareils fassent leurs preuves, le gouvernement compte avant tout sur l’intensification des contrôles radars pour responsabiliser les automobilistes dont l’attention s’est manifestement relâchée ces dernières années. Manuel Valls a notamment annoncé que le parc vieillissant, qui compte 4200 appareils installés, passera à 4700 d’ici trois ans. L’Etat va multiplier les radars embarqués (qui ne sont pas repérables par les dispositifs anti-radars) en externalisant leur exploitation à des opérateurs agréés. Après avoir testé les radars à double sens, les autorités vont également déployer des radars de nouvelle génération capables de détecter de nouvelles formes d’infractions (comme l’interdiction de demi-tour). Des dispositifs de leurre seront également installés de manière à accroître la vigilance des conducteurs. Techniquement, les radars fixes seront toujours signalés par un panneau d’avertissement. Mais près de 10.000 panneaux annonceront des radars qui n’existent pas.

Manuel Valls a tenu à justifier cette intensification des contrôles radars, très impopulaires et souvent soupçonnés d’alimenter les caisses de l’Etat. Le premier ministre a notamment rappelé que les recettes engrangées par les radars (600 millions d’euros à ce jour) servent à financer l’entretien et l’installation de ces contrôles et participent au financement des infrastructures routières ainsi qu’aux collectivités locales. »

Sécurité JO-Paris 2024: la France bien préparée !!! (Hollande)

Sécurité JO-Paris 2024: la France bien préparée !!! (Hollande)

 

C’est lavis de François Hollande qui fait la cour pour arracher la décision du comité international olympique. Un avis évidemment complètement irresponsable car la France est sans doute actuellement l’un des pays les plus visés par le terrorisme. On peut sans doute penser que d’ici 2024 la guerre en Syrie, en Irak et en Libye sera gagnée par la coalition internationale. Pour autant, nous n’en aurons pas fini avec le terrorisme comme l’ont montré les attentats perpétrés par El Qaïda et  sans État déclaré. Pendant sans doute une longue période au contraire il faudra s’attendre à des risques d’attentats terroristes justement en représailles de l’échec de l’Etat islamique. À noter la phrase complètement contradictoire de Hollande : « Je ne sais pas ce que sera le monde en 2024 mais il sera forcément dangereux ». « Il n’y a aucun pays, aucune capitale, qui puisse penser qu’il sera protégé, immunisé », a-t-il poursuivi. Il aurait pu ajouter à plus forte raison la France à cause de son exposition militaire contre de et du baril de poudre que représente le communautarisme radical dans certaines banlieues. Mais pour apaiser le mécontentement des citoyens la recette est bien connue il faut faire des promesses: panem et circences. Des jeux pour détourner l’attention sur les questions économiques et des promesses de pain. Un argumentaire dangereux de François Hollande pour concurrencer  Los Angeles et Budapest après que la nouvelle maire de Rome a décidé le mois dernier de retirer le soutien de la municipalité à la candidature de la capitale italienne. Boston et Hambourg avaient déjà renoncé en 2015. « Nous voulons vous rappeler, et vous le savez, que la France est capable d’organiser de grands événements », a déclaré François Hollande, qui recevait dimanche à l’Elysée le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach. « Nous avons le savoir-faire et la technologie pour les grands événements mais nous pouvons aussi assurer leur sécurité », a-t-il ajouté en citant l’exemple de l’Euro 2016 de football et en rappelant que la France avait accueilli ces dernières années une quarantaine de championnats du monde ou d’Europe dans différentes disciplines. Faisant allusion à la série d’attentats qui ont frappé le pays depuis 2015 et aux moyens mobilisés en réaction à ces attaques, François Hollande a assuré que la France avait « toutes les conditions pour réussir à protéger un événement comme les Jeux olympiques 2024″ !!!!

(Avec Reuters

Sécurité : le bla-bla peu audible de François Hollande

Sécurité : le bla-bla peu audible de François Hollande

 

François Hollande s’est efforcé d’affronter les critiques notamment de la droite suite à la tuerie de Nice. Son argumentation pourtant ne paraît guère crédible pour justifier la politique actuelle. En effet le 14 juillet dans son allocution il avait indiqué qu’il convenait de mettre fin à l’état d’urgence faute de quoi il y aurait remise en cause de l’État de droit. C’est le même argument qu’il emploie pour justifier la prolongation de l’état d’urgence dans sa forme actuelle. Visiblement François Hollande n’a pas encore fait l’effort d’analyse relatif à l’équilibre qu’il conviendra de trouver entre la problématique de liberté et la problématique de sécurité. Il n’est d’ailleurs pas le seul dans ce cas puisqu’à droite c’est surtout la démagogie qui s’installe dans la perspective des primaires avec des propositions plus populistes mais tout aussi inefficaces. Notons d’ailleurs qu’un sondage récent de l’IFOP pour Atlantico  au démontrent qu’aucun grand leader candidat pour 2017 ne recueille une majorité de suffrage de la part des sélecteurs. (Juppé excepté) « Certains nous disent : mieux vaudrait ne plus avoir d’Etat de droit et être en liberté. Mais nous n’aurions ni la liberté ni l’Etat de droit et nous aurions toujours le terrorisme », a déclaré le président de la République à l’ambassade de France au Portugal, à Lisbonne. « Que signifierait être la France si nous cédions à nos libertés, à nos principes, à notre ordre constitutionnel et à commencer par la Constitution française », s’est-il interrogé. Après l’attaque qui a fait 84 morts à Nice le 14 juillet, François Hollande a ajouté que son « devoir » était de protéger les Français. « Je dois assurer cette protection, même s’il y aura toujours des risques », a-t-il dit. « Qui peut imaginer que déployant autant de forces, mettant autant de moyens, il n’y aura pas toujours une menace ? La menace elle est là.

(Avec Reuters)

Sondage Attentat : 80% pour un rééquilibrage sécurité-liberté

Sondage Attentat : 80% pour un rééquilibrage sécurité-liberté

Un sondage pas très surprenant concernant le peu de confiance que font les Français au gouvernement à propos de la sécurité puisque seulement 33 % des Français affirment faire confiance au président François Hollande et au gouvernement pour faire face et lutter contre le terrorisme (sondage IFOP pour Le Figaro).  »Les quatre baromètres précédents de l’IFOP, réalisés entre les 8 janvier 2015 et 5 janvier 2016, indiquaient qu’à peu près un Français sur deux avait confiance dans le gouvernement », rappelle le quotidien. Plus surprenant peut-être le faite que plus de 80 % seraient prêts un trait équilibrage liberté–sécurité, en clair moins de liberté pour davantage de sécurité. La preuve sans doute qu’il convient de s’interroger sur la capacité d’une démocratie à affronter le terrorisme sans toucher aux libertés individuelles et collectives même si l’on ne peut réduire la problématique à cette seule question. Dans cette enquête, 99% des personnes interrogées jugent d’autre part que la menace terroriste est élevée en France (« très » pour 61% et « plutôt » pour 38%). Et un Français sur deux (50 %) pense que malgré « une attaque terroriste sans précédent », le pays n’a « pas basculé véritablement dans une situation de guerre« .  Pour lutter contre le terrorisme, un Français sur deux souhaite que l’état d’urgence soit « renforcé ». Et une large majorité (81 %) serait prête « à accepter davantage de contrôles et une certaine limitation de (ses) libertés ».  Pour les personnes interrogées, les autorités, par rapport à la menace terroriste, n’en font « pas assez », s’agissant des peines prononcées contre les membres des réseaux et des cellules terroristes (88 %), s’agissant des moyens juridiques accordés aux forces de police et aux services de renseignement (77 %), ou en matière d’effectifs des forces de l’ordre (69 %).  « À situation exceptionnelle, réponses exceptionnelles », explique au journal Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’Ifop. « L’attentat de Nice a profondément marqué les esprits et renforcé des opinions préexistantes selon lesquelles la France, en guerre face à des ennemis déterminés, devait s’autoriser des mesures que les autorités n’avaient pas envisagées jusqu’alors », ajoute-t-il  Enfin, les Français dans leur ensemble manifestent leur confiance (84 %) aux forces de police, de gendarmerie et aux services de renseignement, « une proportion importante qui n’a que peu bougé depuis janvier 2015 et l’attentat contre Charlie Hebdo« , souligne Le Figaro.

 

(Avec RTL et le Figaro)

Sécurité sociale : le déficit « seulement »de 9,1 milliards d’euros

Sécurité sociale : le déficit «  seulement »de  9,1 milliards d’euros

Une grande victoire pour Marisol Touraine qui annonce que le déficit de la sécu sera limité à un peu plus de 9 milliards en 2016. Le déficit 2016 de la sécurité sociale sera « à son plus bas niveau depuis 2002″, selon la ministre de la Santé. Problème cependant : l’année 2016 est loin d’être terminée et tout dépendra aussi des conditions climatiques…. Et des virus.et autres infections bactériennes.  Alors que la Cour des Comptes vient récemment de déclarer qu’elle était dans l’incapacité de prévoir une date pour le rééquilibrage des comptes de la Sécu (pas avant 2020) la commission des comptes de la sécurité sociale est plus complaisante ;  elle juge qu’il faudra faire des efforts supplémentaires par rapport à ceux demandés par le gouvernement. Une sorte d’euphémisme puisque ce déficit de la sécu et de l’ordre  deux 10 milliards et que les déficits cumulés représentent environ 230 milliards !  La vérité c’est que la dérive est incontrôlable et que la sécu sert aussi d’amortisseur social face à la crise. En outre il est clair qu’en l’état actuel du chômage les recettes sont durement affectées tandis que les dépenses dérivent. Le gouvernement doit aller au-delà des efforts de maîtrise des dépenses de santé déjà prévus pour tenir ses objectifs de baisse du déficit de la protection sociale en 2016, juge donc  la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS). Selon des informations publiées par Les Echos, le gouvernement table sur un déficit de la Sécurité sociale proche de dix milliards d’euros l’an prochain, en baisse de trois milliards par rapport à cette année. Mais à en juger par les dernières projections de la CCSS, qui seront présentées lors de cette réunion et dont Reuters à obtenu la synthèse, le pari n’est pas gagné. La Commission table sur un déficit global du régime général de la Sécurité sociale et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) de 12,8 milliards d’euros en 2015, en baisse de 400 millions d’euros par rapport à 2014, et de 14,2 milliards en 2016, donc de nouveau en hausse, avant mesures correctrices. Le programme de stabilité des dépenses publiques de la France prévoit cependant de limiter à 1,75% la progression des dépenses d’assurance maladie, après 2,05% en 2015. « La fixation d’un Ondam (objectif national de dépenses d’assurance maladie) à 1,75% devrait réduire de 3,1 milliards (ces) dépenses », estime la CCSS dans son rapport. De quoi ramener le déficit de l’assurance maladie à sept milliards d’euros, niveau comparable à celui attendu en 2015. Mais cela ne ramènerait le déficit global de la Sécurité sociale qu’à 11,1 milliards d’euros, largement au-dessus de l’objectif affiché par le programme de stabilité. « Des mesures complémentaires en dépenses ou en recettes sont donc nécessaires pour réduire significativement le déficit », écrit donc naïvement la  commission.

 

Foot-Euro 2016 : la sécurité entièrement sous contrôle !! (Valls)….tu parles !

Foot-Euro 2016 : la sécurité entièrement sous contrôle !! (Valls)….tu parles !

 

C’est en substance ce qu’a déclaré Manuel Valls pour assurer l’opinion publique, un Manuel Valls  qui a dû sans doute prendre connaissance des sondages qui démontraient que 70 % des Français étaient pour le maintien de l’épreuve. « La fête pourra donc avoir lieu » concluait le premier ministre ;  une déclaration pour le moins irresponsable dans la mesure où tous les experts savent qu’il est impossible d’éliminer tous les risques dans un lieu se réunisse 50 000 personnes. Dans la mesure aussi où nous avons enregistré une tentative d’attentat récemment au stade de France Face au risque d’attentats, certains prônaient la suppression des fan-zones pendant l’Euro 2016 de football. Une hypothèse écartée par Manuel Valls qui garantit que la sécurité y sera assurée comme dans les stades. Le Premier ministre s’est voulu rassurant ce dimanche dans l’émission Stade 2 sur France 2. La sécurité sera à la hauteur pour l’Euro 2016, y compris dans les fan-zones, ces lieux où les supporters pourront se retrouver pour suivre ensemble les matchs sur des écrans géants. Avec la menace terroriste, plusieurs voix à droite avaient remis en cause leur maintien.   Mais « ce sont des zones qui seront sécurisées, fermées, il y aura des palpations, les sacs seront fouillés et, en même temps, la fête pourra avoir lieu« , affirme Manuel Valls.  »Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, en a discuté avec tous les maires et notamment le président des villes qui organisent l’Euro, il s’agit d’Alain Juppé, pour faire en sorte que la sécurité soit assurée avec les mêmes dispositifs, les mêmes méthodes que ceux que nous connaîtrons pour les stades.« 

Droit du travail -projet de loi Myriam El Khomri : la flexibilité sans la sécurité

Droit du travail : projet de loi Myriam El Khomri : la flexibilité sans la sécurité

 

 

On peut comprendre la nécessité d’une plus grande flexibilité en matière de droit du travail mais elle ne peut s’imposer sans un minimum d’équilibre pour assurer la sécurité des contrats des salariés. En outre la principale critique qu’on peut adresser au gouvernement c’est  surtout de  vouloir opérer une révolution sociale dans le privé. Il serait sans doute plus prioritaire  de s’attaquer à la bureaucratie administrative et aux conséquences fiscales qu’elle entraîne. C’est en effet cette bureaucratie et ce niveau de prélèvement obligatoire qui tue la compétitivité et l’initiative. D’une certaine manière on va faire payer aux salariés du privé l’incapacité à moderniser la bureaucratie française et la fiscalité sera compensée par une baisse des salaires et une plus grande incertitude sur les contrats de travail. Sur chaque point, dans la droite ligne des recommandations du rapport Combrexelle, le projet de loi tend à donner la priorité aux accords de branche et d’entreprise. Il précise ce que ces accords peuvent prévoir, ce qui relève de l’ordre public intangible et, enfin, quelles sont les règles « supplétives » applicables à défaut d’accord. Et, déjà, sur ces questions, il comprend quelques dispositions « flexibilisant » le droit du travail. Ainsi, certes, la durée légale hebdomadaire du travail reste fixée à 35 heures. Ce qui signifie qu’au-delà, les heures supplémentaires doivent être majorées. Mais la loi fait sauter le verrou de l’accord de branche sur ce taux de majoration. Autrement dit, à la différence de ce qui était la règle jusqu’ici, même si un accord de branche prévoit un taux de majoration supérieur (20 % ou 25 % par exemple), un accord d’entreprise pourra fixer un taux de bonification inférieur dans la limite d’un minimum de 10%. Et cet accord s’appliquera, un salarié ne pourra pas revendiquer l’application du « principe de faveur » en estimant que l’accord de branche lui est plus favorable. Le principe de saine concurrence au sein d’une branche professionnelle va donc être mis à rude épreuve. Mieux encore, dans les entreprises où il n’y a pas de délégué syndical, l’employeur pourra unilatéralement remplacer le paiement des « heures sup » par un repos compensateur, si les délégués du personnel ne s’y opposent pas. Rappelons qu’en l’absence de tout accord, les huit premières « heures sup » doivent être majorées de 25 % et les suivantes de 50 %. Plus fort, le projet de loi prévoit que, toujours par accord, l’entreprise est autorisée à moduler le temps de travail sur une période pouvant atteindre… trois ans, au lieu d’un an jusqu’ici. Ce qui signifie que les « heures sup » ne seront pas dues si en moyenne sur cette période on a travaillé 35 heures. Même (hypothèse d’école) si l’on a travaillé 40 heures pendant 18 mois… dès lors que l’on a travaillé que 30 heures les 18 mois suivants. Encore plus fort : dans les petites entreprises démunies de délégué syndical, il sera désormais possible de signer des conventions individuelles de forfait jours… sans qu’un accord collectif sur cette question ait été préalablement conclu. Une disposition très attendue par les startups notamment. Rappelons que, sous condition de respect de certaines règles, le forfait jours permet de travailler jusqu’à 235 jours par an et de ne pas respecter les limites quotidienne et hebdomadaire de durée du travail. Autre point sur la durée du travail qui va satisfaire les entreprises : l’augmentation de la durée maximum hebdomadaire de travail. Actuellement, en vertu d’une directive européenne, cette durée est fixée à 48 heures. Or, le projet de loi prévoit qu’en cas de circonstances exceptionnelles, elle pourra être portée à… 60 heures avec l’autorisation de l’autorité administrative. Mieux, un accord d’entreprise pourra porter à 46 heures la durée du travail maximum sur un cycle de 16 semaines, là où elle est actuellement limitée à 44 heures. Par ailleurs, Jusqu’à présent, les entreprises avaient la possibilité de conclure avec les représentants du personnel un accord dit de « maintien de l’emploi » permettant durant cinq ans de diminuer les rémunérations et/ou de baisser ou d’augmenter la durée du travail afin d’éviter des licenciements. Ces accords étaient considérés comme défensifs, il fallait que l’entreprise soit confrontée à une difficulté conjoncturelle. Avec le projet de loi, les entreprises pourront conclure ce même type d’accord (mais ils s’appelleront cette fois « de développement de l’emploi ») pour une raison « offensive », par exemple si elles veulent conquérir de nouveaux marchés. Le patronat va être satisfait… d’autant plus que si un tel accord est conclu, le salarié ne pourra pas s’y opposer, ou alors ce simple refus sera considéré comme une « cause réelle et sérieuse de licenciement ».  Les règles de validation des accords d’entreprises sont profondément revues, comme on le savait déjà. C’est le principe de l’accord majoritaire qui va désormais prévaloir. A l’avenir, une fois la loi votée, les accords collectifs devront être signés par des syndicats représentant au moins 50% des salariés (la règle s’apprécie en fonction du résultat obtenu aux dernières élections professionnelles).

Sécurité routière : 26 millions de contraventions en 2015

Sécurité routière : 26 millions de contraventions en 2015

 

Le gouvernement semble davantage préoccupé par l’augmentation des ressources des amendes que par la dégradation de la sécurité routière. La preuve, c’est que le produit des amendes est inscrit dans le projet de loi des finances notamment pour contribuer à l’amortissement de la dette de l’État alors qu’on pourrait imaginer que la totalité de cette recette soit affectée aux actions de prévention routière. Mais c’est le paradoxe, plus la prévention routière est efficace et plus le produit des amendes diminue, ce que ne souhaite pas le gouvernement en tout cas le ministre des finances. Une véritable manne pour le gouvernement qui a récupéré  1,671 milliard d’euros, selon l’étude de l’association «40 millions d’automobilistes», rapportée par Le Parisien-Aujourd’hui en France. A eux seuls, les radars automatiques rapportent 658 millions d’euros dans les caisses de l’État. Environ 560 millions d’euros proviennent des amendes forfaitaires réclamées à l’occasion d’autres infractions au Code de la route, tandis que les majorations d’amendes viennent ajouter 453 millions d’euros.  Or selon l’association, seul un tiers du pactole sert réellement cette cause. Un quart environ (441 millions) est utilisé pour rembourser la dette de l’État et plusieurs centaines de millions servent à entretenir l’ensemble du système de contrôle sur les routes y compris les coûts de gestion et d’envois postaux (30 millions d’euros) et l’achat de nouveaux radars (239 millions).  Grâce à l’argent des contraventions, l’arsenal de détection des mauvais comportements devrait donc s’étoffer en 2016. L’État envisage ainsi d’installer progressivement 500 radars supplémentaires, pour atteindre les 4500 au bord des routes. Fixe, mobile, passage à niveau, feu rouge, double sens, ils sont de plus en plus variés. Selon Pierre Chasseray, délégué général de «40 millions d’automobilistes», les contraventions rapporteront 2 milliards à l’État en 2020. Et pour cette année, l’État a déjà fait ses calculs: le montant attendu est même inscrit dans une annexe du projet de loi de finances (PLF) 2016, affirme Le Parisien-Aujourd’hui en France. Les prévisions de recette s’établissent pour 2016 à hauteur de 1,68 milliard d’euros, soit quasiment la même manne qu’en 2015.

Sécurité : un millier de réservistes pour la protection !

Sécurité : un millier de réservistes pour la protection !

 

Il est clair que les effets  d’annonce dissimulent mal la faiblesse des moyens mis en œuvre pour la protection vis-à-vis du terrorisme. Ainsi par exemple Hollande vient de décider d’augmenter le nombre de réservistes mais seulement 1000 seront affectés en permanence à la protection. Autant dire qu’il y aura 10 militaires supplémentaires par département ! Il faudra sans doute attendre malheureusement encore de nouveaux événements tragiques pour qu’on prenne conscience que les moyens militaires de la nouvelle guerre contre le terrorisme doivent nécessairement être adaptés à la hauteur de l’enjeu. Aujourd’hui 10 000 militaires sont présents sur le territoire pour participer à la lutte contre le terrorisme, autant sont engagés dans des opérations extérieures. Alors il qu’faudrait sans doute doubler les effectifs pour assumer toutes ses responsabilités ce qui impliquerait sans doute évidemment envers un renforcement des effectifs professionnels aussi le rétablissement du service militaire obligatoire. La question aujourd’hui taboue se reposera un jour ou l’autre car l’armée française est incapable d’assurer toutes les missions que lui ont assignées les pouvoirs publics. Aujourd’hui par exemple environ 800 lieux font l’objet d’une protection permanente, demain il faudra en protéger plusieurs milliers, une mission impossible compte tenu des effectifs actuels des forces de l’ordre et de l’armée. Même constat d’insuffisance sur les opérations extérieures où parfois nos effectifs sont à la limite du ridicule (au Sahel par exemple).   François Hollande a annoncé jeudi lors de ses vœux aux armées la mobilisation de 40.000 réservistes, contre 28.000 actuellement, dont un millier seront déployés en permanence pour des missions de protection.

Sécurité : les propositions de Juppé

Sécurité : les propositions de Juppé

 

 

Contrairement à d’autres Juppé n’entend pas instrumentaliser les événements tragiques de Paris à des fins politiques. Il évite aussi la démagogie. Ces propositions ont le mérite d’être sérieuses et responsables même si elles demeurent sans doute encore bien insuffisantes  concernant la politique de renseignement. «Après le choc, la réalité. L’Etat Islamique, nous a déclaré la guerre et nous devons en tirer toutes les conséquences», écrit le maire de Bordeaux. «La première: être unis, rassemblés et soudés autour des autorités qui sont aujourd’hui en charge de la sécurité de notre pays, le Président de la République et le gouvernement». À ce titre, il rappelle leur avoir apporté son «soutien». Mais, prévient-il, «cela ne veut pas dire leur laisser carte blanche. Il faut passer à l’acte très rapidement parce que nous avons déjà l’exemple dans un passé récent d’annonces qui n’ont pas été suivies d’effets». Il souhaite ainsi que «dans les prochains mois, le président de la République vienne expliquer devant les Français ce qui a été obtenu».L’ancien premier ministre a aussi annoncé plusieurs propositions. Les voici.

• Réformer la police

Alain Juppé soutient les créations de postes dans la police, la gendarmerie ou la justice annoncées par François Hollande mais a déclaré que ce n’était «pas suffisant». «Il faut former ces agents et les effets ne se feront sentir qu’à long terme», juge-t-il.

• Renforcer les services de renseignements

Concernant les services de renseignement, l’ancien premier ministre propose de «simplifier drastiquement les procédures administratives qui occupent aujourd’hui deux tiers du temps des policiers et gendarmes, et de recruter du personnel civil pour s’en occuper». Alain Juppé prône aussi la création d’un «véritable service de renseignement pénitentiaire», pour prévenir les cas de radicalisation en prison.

• Les imams obligés de «prêcher en français»

«Un travail doit aussi être mené en amont, en luttant efficacement contre la radicalisation», ajoute-t-il. Il propose ainsi que les imams soient obligés de «prêcher en français» dans les mosquées. «Ils doivent également obtenir un certificat d’instruction civique qui permette de vérifier leurs connaissances des principes fondamentaux de la République française», précise le maire de Bordeaux.

• Créer un «délit d’entrave au service public»

Alain Juppé veut aussi créer un «délit d’entrave au service public»: «On ne peut pas laisser les représentants de l’État sans moyens de réagir quand un enfant rejette une leçon d’histoire sur la Shoah ou quand une femme hospitalisée refuse d’être examinée par un médecin homme», poursuit Alain Juppé, insistant sur le respect de la laïcité. Toutefois, il met en garde contre les «dérives» et «amalgames dangereux» et redit que «les autorités religieuses et spirituelles musulmanes [doivent] exprimer haut et fort leur rejet massif de toute forme d’extrémisme et de sectarisme et condamner fermement tout acte commis au nom de leur religion allant à l’encontre de la République».

• Mettre en place «une coalition unique»

Sur le plan diplomatique, face au constat que l’objectif d’un départ de Bachar al-Assad n’a pas été «atteint», Alain Juppé se prononce en faveur d’une «coalition unique associant Américains, Russes, Français, Turcs, Iraniens, pays du Golfe» contre le groupe Etat islamique. «Je serai attentif aux résultats qu’obtiendra en ces termes la diplomatie française», des terroristes prévient-il.

• Créer une police européenne des frontières

Enfin, Juppé, constatant que «Schengen est mort», souhaite la mise en place d’une «police européenne des frontières, un corps des gardes douaniers européens». «En 2015, ce sont seulement 150 millions d’euros de budget qui sont alloués au contrôle de plus de 40.000 kilomètres de frontières, ce n’est pas tenable», écrit-il. «Mais il faut aussi que nos partenaires européens s’engagent sur les théâtres d’opération où nous sommes trop souvent seuls», regrette l’ancien ministre des Affaires étrangères.

Accord minimal sur la sécurité en Europe

Accord minimal sur la sécurité en Europe

 

L’Europe vient encore de se contenter du  minimum syndical pour lutter contre le risque terroriste. On va donc se limiter la stratégie  au seul échange des données. On est loin d’une politique étrangère commune, loin d’une politique de défense commune et loin d’une politique de sécurité européenne. Même le renforcement des contrôles aux frontières extérieures relève de l’illusion. On va donc continuer d’entrer en Europe comme dans un moulin via notamment la Grèce ou les Balkans. Les ministres européens de l’Intérieur, réunis à Bruxelles une semaine après les attentats à Paris, se sont mis d’accord vendredi sur le minimum ; ils ont décidé de partager les données sur les passagers aériens via le fichier PNR, juguler les trafics d’armes à feu et renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l’Europe. Le ministre français, Bernard Cazeneuve, avait réclamé dimanche dernier une réunion en urgence du conseil « justice et affaires intérieures » de l’UE pour prendre des mesures censées prévenir le risque d’attaques sur le sol européen. « Nous devons savoir qui vole vers l’Europe, qui revient en Europe », a dit naïvement  l’Allemand Thomas de Maizière, évoquant la présence de milliers de djihadistes européens dans les territoires contrôlés par l’organisation Etat islamique (EI). Au moins deux des djihadistes impliqués dans les attentats de Paris qui ont fait 130 morts vendredi à Paris et aux abords du Stade de France, à Saint-Denis, sont passés par la Syrie.

Coût de la sécurité : une manœuvre politicienne de Hollande (Fillon)

Coût de la sécurité : une manœuvre politicienne de Hollande (Fillon)

La manœuvre budgétaire de hollande est évidente. Il utilise le coup de la politique sécuritaire pour s’affranchir des contraintes imposées par Bruxelles en matière de réduction des déficits. Certes cette politique sécuritaire engendre de nouveaux coûts mais qui ne dépassent  pas 1 milliard. Une somme à mettre en relation avec les 86 milliards de déficits enregistrés en 2014. D’une certaine manière Hollande monnaye les insuffisances de Bruxelles en matière d’immigration, de politique étrangère et de politique de défense contre un plus grand laxisme budgétaire français. Il est vraisemblable que le montant des dépenses va donc déraper bien au-delà de ce qui est nécessaire pour financer les nouvelles mesures de sécurité et de défense. «Je crains que ce ne soit vraiment là une manœuvre politicienne de François Hollande», accuse ouvertement François Fillon. «Les dépenses de sécurité qu’il a annoncées, j’ai fait le calcul, en 2016 c’est 500 millions d’euros. On n’a pas besoin de rompre le pacte de stabilité pour 500 millions d’euros», juge l’ancien premier ministre, qui ne manque pas de glisser quelques propositions. «Il peut par exemple rétablir le jour de carence dans la fonction publique, il peut réformer l’aide médicale d’État qui a coûté 1,2 milliard d’euros cette année, il peut recruter un peu moins des 60.000 postes d’enseignants qu’il a promis: il financera l’effort de sécurité sans remettre en cause le pacte de stabilité», détaille le candidat à la primaire de la droite de 2016.

Sécurité routière : nombre de morts encore en hausse en octobre

Sécurité routière : nombre de morts encore en hausse en octobre

 

Une hausse qui s’explique de manière conjoncturelle par l’accident du car. Mais structurellement l’insécurité concernant le nombre de morts progresse sur un an. De toute évidence c’est la politique de sécurité routière qui est en cause notamment l’incapacité qu’il y a à identifier les facteurs explicatifs de la progression constatée. Il faudra bien un jour ou l’autre la création  d’un véritable service public de la sécurité routière, services, spécialisée dans l’analyse des risques, leur gestion, les contrôles et les sanctions. Une tâche celle-là vraiment régalienne et qui ne saurait être transférée au privé comme cela est envisagé pour les deux autoroutes. On risque en effet de substituer à l’actuelle politique du chiffre la politique du profit. Le nombre de morts sur les routes a donc augmenté de 7,2% en octobre, avec 372 personnes tuées, en raison de l’accident de car meurtrier de Puisseguin en Gironde qui a coûté la vie à 43 personnes le 23 octobre, a annoncé mercredi la Sécurité routière. Cette augmentation de 25 morts par rapport à octobre 2014 porte à 2% la tendance à la hausse de la mortalité routière sur les dix premiers mois de 2015, comparé à la même période de l’année précédente.

Sécurité : Valls- Sarkozy la même incompétence : surtout du bla-bla

Sécurité : Valls- Sarkozy la même incompétence : surtout du bla-bla

Le meilleur score c’est 48% pour Sarkozy, pas vraiment une majorité et comme Valls surtout du bla-bla autoritaire sans vraiment de concrétisation sur le terrain. Implacables  dans les mots mais inexistants sur le terrain. Appeler les services de police pour une agression dangereuse avec des blessés, ils viendront toujours après le médecin et  les pompiers. Quant aux vols de voiture ou infraction de domicile, inutile d’essayer de rechercher les coupables. Pire, on propose même d’externaliser certaines tâches sur le privé comme la sécurité routière ! Et pourquoi pas les contrôle d’alcoolémie au bistrot du coin ? selon un sondage Odoxa pour iTELE et Paris Match publié vendredi 6 novembre, les deux anciens ministres de l’Intérieur, semblent obtenir une confiance similaire. À la question « À qui de Nicolas Sarkozy ou de Manuel Valls faites-vous le plus confiance pour proposer des mesures efficaces pour assurer la sécurité des Français ? », 48% des personnes interrogées optent pour l’ancien chef de l’État, 46% pour l’actuel Premier ministre, qui perd six points par rapport au dernier sondage.  Lors d’une précédente enquête, en janvier, c’est Manuel Valls qui l’avait emporté sur cette question, avec 52%, contre 47% à Nicolas Sarkozy. Interrogés sur les récentes propositions de Nicolas Sarkozy sur le sujet, 51% des Français se disent favorables à « déléguer la surveillance des bâtiments publics à des sociétés de sécurité privées« , contre 48% qui y sont opposés. Ils ne sont en revanche que 34% à approuver la proposition du président des Républicains de « rendre les sociétés d’autoroutes responsables de la sécurité et notamment les charger des contrôles de vitesse », contre 65% qui y sont défavorables. À propos de l’armement des polices municipales, 56% des personnes interrogées se disent favorables à la proposition de l’ancien président qui souhaiterait « que la police municipale soit armée dans toutes les villes et que les maires qui ne le souhaitent pas aient à s’y opposer ». 44% rejettent cette proposition.

Sarkozy : « la sécurité, c’est la priorité »

Sarkozy : « la sécurité, c’est la priorité »

 

Sarkozy qui peine à se singulariser sur le plan économique fait un retour sur les questions sécuritaires en proposant notamment un grand ministère de la sécurité ; une thématique qui lui avait bien réussi quand il était ministre de l’intérieur et qui avait contribué à sa victoire en 2007. « La sécurité, c’est la priorité des priorités » et « si l’Etat n’assure pas la sécurité, à quoi sert l’Etat? ( Sarkozy) », Devant plusieurs responsables LR, notamment Eric Woerth, Brice Hortefeux, Christian Estrosi, Eric Ciotti ou Hervé Mariton, M. Sarkozy a avancé les mesures à mettre en place si la droite gagne en 2017: redéfinition des missions des forces de l’ordre, extension des compétences des polices municipales, lutte contre la délinquance juvénile, construction de places de prison, lutte contre le terrorisme, création d’un « grand ministère » de la sécurité intérieure rassemblant les douanes et l’administration pénitentiaire… « Lorsque la droite reviendra au pouvoir, on ne pourra pas dépenser l’argent qu’on n’a pas », a cependant prévenu le futur candidat à la primaire de la droite. Des tâches moins essentielles pourraient être dévolues aux policiers municipaux. Ceux des villes de plus de 10.000 habitants seraient armés, « sauf opposition du conseil municipal ». Les policiers municipaux devront pouvoir utiliser les fichiers de police pour les vérifications et contrôles d’identité. Il propose également de déléguer des missions à des « agents de sécurité privés » et de permettre aux employés d’autoroute « de constater les infractions » liées à la vitesse. Alors que l’ex-président avait supprimé la « double peine », le futur candidat à la primaire propose de « rendre la peine complémentaire automatique d’interdiction de séjour, là où le délinquant sortant de prison a commis son méfait ». Autres propositions: « installation de postes permanents de vigie policière la nuit dans les quartiers les plus difficiles », réforme de la justice des mineurs devenue « illisible » sous le ministère de Christiane Taubira, lutte « contre les campements sauvages »… « Il faut construire plus de 20.000 places de prison » et « mettre fin à cette forme d’hypocrisie qui consiste à légitimer des aménagements de peines systématiques ou à laisser les condamnés à de courtes peines en liberté » par manque de place, a-t-il affirmé. Enfin, il faudra être « intraitable avec le terrorisme« . Les jihadistes de retour en France iront en prison, ceux qui sont étrangers ou binationaux ne pourront rentrer en France.

Sécurité aérienne : deux personnes en permanence dans le cockpit

Sécurité aérienne : deux personnes en permanence dans le cockpit

 

Une mesure simple et pourtant contestée par les corpos de l’aviation marchande. Malgré ces critiques, l’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne vient d’annoncer qu’elle allait imposer deux  personnes en permanence dans le cockpit, mais se donne curieusement encore quelques mois pour évaluer la pertinence et l’efficacité de cette mesure. Elle confirme, en revanche, plusieurs autres préconisations, dont l’évaluation psychologique d’un pilote avant de se faire embaucher dans une compagnie. Rappelons qu’Andréas Lubitz était complètement passé entre les mailles du filet, puisque l’on sait maintenant qu’il avait vu plus de 40 médecins en cinq ans et qu’il souffrait de graves troubles de la personnalité. L’EASA demande aussi aux compagnies de mener des programmes de lutte contre la drogue ou l’alcool qui s’appuieraient sur des contrôles aléatoires. Elle préconise la mise en place de systèmes de soutien aux pilotes qui rencontreraient des problèmes familiaux ou financiers. Et enfin, l’agence souhaiterait qu’un référentiel européen de données aéro-médicales soit créé. Et là, ce n’est pas si évident. Ce sujet avait fait débat quand la presse allemande avait révélé le dossier médical d’Andréas Lubitz. La difficulté est de trouver le juste équilibre entre secret médical et sécurité. L’EASA se donne jusqu’à la fin 2016 pour la mise en œuvre de l’ensemble de ces mesures.

 

Accident de car Puisseguin : le résultat d’une absence de politique de sécurité routière

Accident de car Puisseguin : le résultat d’une absence de politique de sécurité routière

 

 

Le résultat de l’enquête qui mettra des mois aboutira à un constat simple : vitesse trop élevée dans un endroit sans visibilité. Il ya malheureusement en France des milliers et des milliers d’endroits où on applique bêtement la limitation générale en dehors des zones urbaine (90km heures). Quelques ralentissement ici ou là quand le risque est très flagrant. Ailleurs on autorise 90 même sur des portions où rouler à 60 serait déjà dangereux ; cela signifie clairement que la signalétique routière est encore à l’âge préhistorique. Or le conducteur doit demeurer maitre de son véhicule il doit donc pouvoir s’arrêter à temps devant un obstacle. Ce supposerait une politique de limitation très fine adaptée à chaque tronçon. C’est le principe même adapté pour la circulation ferroviaire dans le monde entier. Il  ne faut pas accabler la circulation en car qui demeure (après l’avion) le mode le moins dangereux. Ce qui en cause c’est le concept de sécurité routière pour tous les usagers. De point de vue la politique peut être qualifiée de nulle. La preuve c’est l’augmentation du nombre de morts sur les routes ces derniers mois ;  il faudra auusi se poser la question de la cohérence de la politique des transports car la multiplication des lignes de cars dites Macron (qu’on peut comprendre sur le plan économique et social) n’est pas forcément cohérente  avec des objectifs environnementaux ou de sécurité. . E attendant les grands médias titrent : « Un phénomène complètement inexpliqué » avec force banalités et compassions.   »Nous n’avions pas connu de telle catastrophe sur les routes depuis plus de 30 ans », a déclaré le Premier ministre Manuel Valls, qui s’est rendu sur place. « C’est un choc terrible pour la France, et aujourd’hui la France et les Français sont en deuil. » Le dernier accident de cette ampleur remonte à juillet 1982, quand 53 personnes, dont une vaste majorité d’enfants, avaient trouvé la mort sur l’autoroute A6, près de Beaune (Côte-d’Or).  Le plan Orsec, destiné à gérer les catastrophes, a été déclenché, a annoncé François Hollande en marge d’un déplacement à Athènes, en se disant « plongé dans la tristesse ». « Le gouvernement français est totalement mobilisé sur cette terrible tragédie », a-t-il dit, indiquant qu’il se rendrait sur place « le moment venu ».  Notons Selon le bilan de l’Onisr (Observatoire national interministériel de sécurité routière), que 3.384 personnes ont perdu la vie en 2014 sur les routes de France métropolitaine, soit 116 de plus que

Déficit de la Sécurité sociale : sous les 10 milliards en 2016 ?

Déficit de la Sécurité sociale : sous les  10 milliards en 2016 ?

« L’objectif, pour l’année prochaine, c’est d’aller en dessous de cette barre symbolique des 10 milliards », a  déclaré Marisol Touraine sur Europe 1, alors qu’elle doit présenter son projet de budget à la Commission des comptes de la Sécurité sociale. La ministre confirme aussi que la branche vieillesse du régime général sera « en léger excédent » pour « la première fois depuis 2004″. En 2012, « quand je suis arrivée, le déficit était de 21 milliards », rappelle Marisol Touraine. « Il est un peu inférieur à 13 milliards cette année, c’est-à-dire que nous l’avons réduit de 40% », se félicite-t-elle.  Selon les dernières prévisions de la Commission des comptes de la Sécurité sociale, les déficits cumulés du régime général (maladie, vieillesse, famille, accident du travail) et du fonds de solidarité vieillesse atteindront 12,8 milliards d’euros en 2015, soit 400 millions d’euros de moins qu’en 2014.  Insistant sur la bonne forme de la branche vieilliesse, Marisol Touraine estime qu’elle est liée aux « politiques portées, (à) la réforme de 2013″. « Des efforts sont demandés, ils portent des résultats », assure la ministre, voulant « rassurer » les Français sur la « capacité » du gouvernement à « garantir les retraites ».

Sécurité routière : des radars pour la sécurité ou pour renflouer les caisses de l’Etat ?

Sécurité routière : des radars pour la sécurité ou pour renflouer les caisses de l’Etat ?

 

Comme il fallait s’y attendre le fantomatique comité interministériel de la sécurité routière (il ne s’était pas réuni depuis quatre ans) a débouché encore sur déréglementation supplémentaire sans doute pour mieux appliquer que les précédentes. Aussi sur le développement de radars. Des radars qui rapportent beaucoup à l’État pas loin d’un milliard, 600 millions officiellement. Par les infractions constatées par ces radars concernent essentiellement des petits dépassements de vitesse qui ne mette pas en cause la sécurité. Cinq cents radars supplémentaires et des milliers de cabines « leurres » seront installés sur les routes françaises pour faire repartir à la baisse le nombre de tués, a annoncé vendredi le gouvernement. Bref au total des mesures bien insuffisantes quittait main témoigne d’une part d’une méconnaissance de la problématique de sécurité routière aussi de l’inefficacité des contrôles. Par exemple il est clair que l’obligation d’une boîte noire enregistrant notamment la vitesse sur chaque véhicule comme c’est le cas sur les poids lourds aurait été une mesure très significative de la volonté d’améliorer la sécurité routière. Notons que depuis qu’il y a obligation pour les poids-lourds d’être doté de cette boîte noire entre parenthèse (ancien chronotachygraphe maintenant informatisés) les dépassements de vitesse sont tout à fait exceptionnels. Il y a aussi un manque de professionnalisation de la part des services de contrôle qui se contente de faire du chiffre au lieu de ce positionner sur les lieux à fort potentiel de risque. Après 12 ans de baisse, le nombre de morts a augmenté de 3,5% en 2014, à 3.384, soit 116 de plus qu’en 2013, une tendance qui se confirme sur les huit premiers mois de 2015, avec une hausse de 4,6% du nombre de tués, soit 99 de plus. « Ces chiffres sont inacceptables. Les routes de France ne peuvent pas être un cimetière », a dit le Premier ministre, Manuel Valls, à l’issue d’un comité interministériel de la sécurité routière, à Matignon. « Depuis deux ans, certains comportements au volant se sont clairement relâchés », a-t-il ajouté, avant de confirmer l’objectif de faire passer le nombre de morts sur les routes sous la barre des 2.000 en 2020. Les cabines « leurres », qui pourront contenir ou pas un radar, permettront de multiplier par quatre le nombre de zones sécurisées, a précisé Manuel Valls. Le nombre de radars passera quant à lui de 4.200 à 4.700 en trois ans.  Ces radars pourront constater des infractions de plus en plus variées : feu rouge, vitesse, distance de sécurité, dépassement dangereux, franchissement de ligne continue, etc. « Nous savons, et nous l’assumons, que certaines mesures ne sont pas populaires, notamment pour tout ce qui touche aux radars », a poursuivi Manuel Valls. « Nous n’avons qu’une seule préoccupation : la sécurité routière et je n’aime pas cette mise en cause malsaine à propos des radars qui ne seraient là que pour alimenter les caisses de l’Etat », a-t-il ajouté. Les 600 millions d’euros que rapportent les radars sont consacrés pour un tiers à leur entretien et leur rénovation, un autre tiers contribue notamment à la rénovation des routes et le reste va aux collectivités territoriales, a-t-il souligné. Le comité interministériel a par ailleurs décidé d’augmenter l’utilisation des radars embarqués dans des véhicules banalisés, en confiant cette tâche à des prestataires agréés. La vitesse excessive est la cause principale de 26% des accidents mortels, selon les chiffres cités par le comité. Une expérimentation d’utilisation de drones pour la sécurité routière va être lancée, ainsi que d’utilisation de systèmes de lecture automatisée des plaques d’immatriculation pour lutter contre le défaut d’assurance. Pour réduire les infractions commises par les conducteurs de véhicules de sociétés, les entreprises qui refusent de révéler le nom du conducteur s’exposeront à une contravention de 650 euros. Pour les conducteurs étrangers, un « permis à points virtuel » sera créé qui fonctionnera, selon le gouvernement, comme un permis français, et ceux qui n’ont pas payé leurs amendes forfaitaires majorées seront inscrits dans un nouveau fichier. Afin de réduire les blessures graves chez les conducteurs de deux-roues motorisés, le port de gants homologués sera rendu obligatoire. Un contrôle technique sera obligatoire pour la revente d’un deux-roues motorisé et il faudra désormais suivre une formation pour conduire une moto de forte puissance, formation qui ne sera possible qu’après deux ans de détention du permis moto. Quant aux cyclistes, le port du casque sera obligatoire pour les moins de 12 ans. Les possibilités de recours à l’éthylotest anti-démarrage seront par ailleurs étendues et les contrôles de l’usage de stupéfiants seront simplifiés en remplaçant la prise de sang en milieu médical par un test salivaire de confirmation. Un délit spécifique pour la conduite avec un faux permis ou un permis falsifié sera créé qui permettra la confiscation du véhicule.

Sécurité routière : encore un comité interministériel pour rien

Sécurité routière  : encore un comité interministériel pour rien

 

 

Ce vendredi 2 octobre un comité interministériel de sécurité routière (CISR) pour rien. D’abord c’est un comité fantôme qui se réunit est rarement la dernière fois c’était il y a quatre ans. Avec la montée de la mortalité cette année (plus 5 %), le gouvernement a estimé nécessaire de faire une opération de communication. Il va sans doute décider de mesures techniques et de nouvelles réglementations tout aussi peu efficaces que les précédents tant qu’elles ne seront pas suffisamment appliquées, contrôlées  et sanctionner. Plus  de la moitié des accidents sont dus à l’alcool et aux excès de vitesse mais les forces de l’ordre sont surtout concentrées sur des infractions mineures qui leur permettent de faire du chiffre au lieu de se positionner sur les infractions à fort potentiel de risque. En outre ces forces de la ne sont pas suffisamment professionnalisées. De ce point de vue un service de sécurité routière entièrement dédiée à la prévention et au contrôle se justifierait grandement. Au lieu de cela on voit par exemple nombre de brigades de gendarmerie par exemple accumuler de petites infractions dans des villages ne comportant pas de risque de sécurité mais qui font rapidement du chiffre avant de passer à autre chose. Pour ce comité interministériel dans le viseur : les deux-roues, avec l’instauration d’une visite technique (uniquement au moment de la vente pour l’instant). Cette mesure fait déjà grincer des dents les motards, expliquant qu’ils bichonnent leurs motos. Elle cible davantage les scooters en mauvais état ou qui ont été débridés, pour éviter que des ados se tuent sur de véritables bombes roulantes (manière aussi de vendre des véhicules neufs encore plus rapides et plus dangereux !). Un équipement devait aussi être imposé. Pour l’instant, seul le casque est obligatoire. À cela devraient s’ajouter le blouson avec des bandes réfléchissantes, une protection dorsale et des gants.
Pour les automobilistes, le gouvernement pourrait encourager la pose de boîtes noires alors qu’il faudrait les rendre obligatoires comme sur les PL. En réalité, un boîtier qui enregistre toutes les données de votre conduite. Cela concerne, par exemple, les accélérations et les freinages afin de déterminer s’ils sont brusques, la vitesse dans les virages. Ces données qui ne serviraient pas aux forces de l’ordre mais aux assureurs, pour savoir qui est vraiment responsable lors d’un accident. En revanche, pas question de généraliser la limitation à 80 km/h sur les nationales, actuellement expérimentée sur trois routes seulement. Les Français y sont majoritairement défavorables. Une mesure semble être actée : la fin des passe-droits pour les PV dans les entreprises. Actuellement, dans bien des cas, les salariés flashés pour excès de vitesse avec un véhicule immatriculé au nom de la société paient leur PV, mais ne se voient pas retirer de points sur leur permis. Bien souvent, leur employeur leur ne communique pas leur nom aux autorités. Une pratique que le ministère de l’Intérieur veut voir disparaître. Il s’agirait pour l’entreprise de tenir un carnet de bord du véhicule où, chaque jour, chaque conducteur serait clairement identifié. En cas de non respect de cette règle, l’entreprise écoperait d’une lourde amende. Cette mesure permettrait de limiter les écarts. Il faut savoir que 10 à 15% des flashes de radars concernent des véhicules de société.

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