Archive pour le Tag 'Sécurité'

Contenants alimentaires : l’agence nationale de sécurité dénonce la présence de bisphénol A

Contenants alimentaires : l’agence nationale de sécurité dénonce la présence de bisphénol A

Le bisphénol A est un produit chimique utilisé notamment dans la fabrication de plastiques, classé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) comme un perturbateur endocrinien, capable d’interférer avec notre système hormonal. Il est interdit en France depuis 2015 dans les contenants alimentaires, mais aussi depuis 2020 dans les tickets de caisse. Le nom des entreprises et organisations professionnelles mises en cause n’a pas été communiqué. L’Autorité de la concurrence assure les avoir notifiées «il y a quelques jours» de la procédure engagée.

Sécurité sociale : encore un trou 35 milliards en 2021

Sécurité sociale : encore un trou 35 milliards en 2021

Après un quasi équilibre en 2019, les comptes de la sécurité sociale dérivent complètement et pas seulement en raison de la crise du Covid . Le déficit prévisionnel du seul régime général et du FSV atteindrait34,5 milliards d’euros. Une importante dégradation par rapport à la situation «proche de l’équilibre» en 2019 : la crise sanitaire a mis un coup d’arrêt brutal à près d’une décennie d’amélioration des comptes, entre 2010 et 2019.

 . En 2021, les recettes des régimes de base et du FSV devraient s’envoler à 529,3 milliards d’euros, en forte progression par rapport aux quelque 497,2 milliards d’euros de 2020.

Climat et sécurité: Thèmes de l’Union économique du Sud

Climat et sécurité: Thèmes de l’Union économique du Sud

 

 

Neuf pays du Sud de l’Union européenne vont se réunir en Grèce, avec la participation de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, pour traiter des questions climatiques et sécuritaires. Seront traités aussi les questions migratoires et les rapports avec la Turquie.

Selon l’Elysée, la réunion sera l’occasion d’une «forme de retour d’expérience» sur le mécanisme européen de protection civile et «la nécessité d’avoir désormais recours plus directement à ce dispositif» mis en place il y a deux ans pour «renforcer notre force de frappe collective» contre les incendies. Le sommet d’Athènes devrait également déboucher sur la réaffirmation «d’engagements sur la lutte contre la déforestation et sur la gestion des forêts en Méditerranée et en matière de protection civile», selon la même source.

Présidentielle 2022 : le plan sécurité de Xavier Bertrand

Présidentielle 2022 : le plan sécurité de Xavier Bertrand 

 

En matière de sécurité, Demain, si on ne fait rien, certains feront justice eux-mêmes. Et après-demain, ce sera la guerre civile», a déclaré Xavier Bertrand qui a présenté ses propres mesures en indiquant que : «Toute personne qui commet un délit ou un crime doit avoir la certitude qu’elle sera sanctionnée».

- Donner la possibilité aux procureurs de prononcer «sans passer par un juge du siège, des peines d’amende ou des travaux de réinsertion pour tout délit dont la peine d’encourue est de moins de cinq ans.»

  • Rétablir les courtes peines de prison, «même inférieures à un mois».
  • Acter le «rajeunissement de la délinquance», en ramenant la majorité pénale à 15 ans. «.
  • Appliquer la comparution immédiate aux «mineurs récidivistes de plus de 15 ans» pour permettre à la justice de «passer plus rapidement».
  • Mettre en place des «peines minimales obligatoires pour les récidivistes et pour les crimes et délits les plus graves» : «Tous ceux qui seront reconnus coupables d’agression sur les forces de l’ordre, les pompiers, les magistrats, les maires, seront passibles d’une peine minimale d’un an de prison ferme avec comparution immédiate et mandat de dépôt». Ce point fera l’objet d’une «modification constitutionnelle nécessaire» à laquelle Xavier Bertrand se dit «prêt».
  • Passer de 60.000 à 80.000 places de prison «au minimum» en reconvertissant des «sites désaffectées en centres de détention pour les délinquants les moins dangereux». «Les communes qui accepteront d’en accueillir verront leur dotation globale de fonctionnement fortement augmenter».
  • Mettre un terme «définitif» aux aménagements de peine «quasi automatiques». Ils ne seront accordés «qu’à ceux qui présenteront un comportement irréprochable et toutes les garanties de réinsertion et de non-récidive».
  • Instaurer l’expulsion automatique pour «tout détenu étranger à l’issue de sa peine de prison».

Santé:Pour une vraie sécurité mondiale ( Sandro Gozi)

Santé:Pour une vraie  sécuritémondiale ( Sandro Gozi)

 

 

Sandro Gozi, député européen Renew et secrétaire général du Parti Démocrate européen se prononce pour une vraie sécurité sanitaire mondiale.(Dans l’Opinion, extrait)

Tribune

 

 

Le G20 Santé s’est ouvert dimanche 5 septembre à Rome. Les enjeux sont grands : sortir de la crise de la Covid-19 par le haut, éviter qu’elle ne se reproduise et prévenir les risques sanitaires futurs. Le coût humain et économique de la pandémie doit entraîner des mesures urgentes, pensées sur le long terme, pour que demain nous puissions collectivement faire face à d’éventuelles autres crises sanitaires.

Pour ce faire, nous avons élaboré différentes propositions au sein du G20 Health and Development Partnership (G20HDP). Nous proposons ainsi à l’UE d’insérer l’évaluation et le contrôle parlementaire dans le cadre du semestre européen pour déterminer les performances sanitaires et le degré de préparation de chaque Etat membre face à une éventuelle pandémie, pour anticiper et nous préparer au mieux aux risques de l’avenir.

Nous souhaitons par ailleurs améliorer la résilience et augmenter les financements de nos systèmes de santé. Il est en effet impossible aujourd’hui de réfléchir à un renforcement de ces derniers sans réfléchir en parallèle à de nouveaux mécanismes de financements. Pour cela, nous demandons de renforcer les mécanismes existants de gouvernance de la Santé et de créer un nouveau mécanisme de financement de la santé : le Fonds mondial pour la Santé.

La présidence italienne du G20 doit être l’occasion de garantir cette nouvelle feuille de route et ce nouveau calendrier afin de construire une réponse solide et correctement financée. L’an prochain, l’Allemagne sera à la tête du G7 et la France aura la présidence du Conseil de l’UE : ce sont là des opportunités uniques pour renforcer cette nouvelle architecture de la santé.

Dans cette optique, nous sommes plusieurs parlementaires des États du G20 à avoir fait parvenir une lettre commune au Président du Conseil italien, Mario Draghi, aujourd’hui à la tête du G20. Nous lui demandons de :

- soutenir le concept d’un cadre commun d’indicateurs pour promouvoir la responsabilité et le contrôle indépendants de la gouvernance, du financement durable et de la gestion des risques ;

- appeler le G20 à créer un nouveau mécanisme de financement de la santé, le Conseil mondial de financement de la santé indépendant de la direction et du contrôle de l’OMS, à l’instar de l’indépendance de la Cour des comptes de l’UE ;

- soutenir la recommandation du rapport du G20 sur le HLIP (High Level Independant Panel) selon laquelle les pays doivent s’engager à une nouvelle base de financement multilatéral pour la sécurité sanitaire mondiale, basée sur des critères préétablis ;

- soutenir les activités visant à garantir un financement important pour faire face aux futures menaces pour la sécurité sanitaire mondiale, conformément à la récente déclaration du G8 ;

- s’engager à intensifier rapidement la mise au point de vaccins, de produits thérapeutiques et de services de santé, et à garantir un accès équitable à ces produits, ainsi qu’à renforcer les capacités de fabrication durables par le biais de stratégies coordonnées entre les secteurs public et privé ;

- exhorter le G20, sous la prochaine présidence indonésienne (2022), à convoquer une réunion des banques multilatérales de développement (BMD), d’institutions universitaires et du secteur des sciences de la vie et de la pharmaceutique afin d’établir des projets pilotes régionaux pour promouvoir les sciences et technologies de la santé et l’innovation ;

- renforcer une infrastructure durable de recherche et développement afin d’améliorer la préparation et la réponse rapide aux épidémies futures et aux épidémies émergentes, en s’appuyant sur le partage immédiat et en temps utile des pathogènes à potentiel pandémique et d’informations connexes afin de garantir des délais de livraison efficaces pour les nouveaux vaccins, les nouvelles thérapies et les nouvelles technologies ;

- reconnaître que la résistance aux antimicrobiens et les maladies non transmissibles, telles que le diabète et les maladies cardiovasculaires, constituent une menace pour la sécurité sanitaire mondiale ;

- promouvoir et renforcer les capacités nationales à conduire la transformation des systèmes et services de santé à l’ère numérique : il est en effet indispensable de soutenir la transformation numérique mondiale et le partage des données dans les domaines ayant le plus d’impact sur les résultats sanitaires et la sécurité sanitaire mondiale, en soutenant des initiatives mondiales telles que l’Académie de l’OMS et l’Académie de la santé ;

- investir en priorité dans la gouvernance, les politiques et les capacités qui favorisent les transformations numériques, car les investissements échouent en raison d’une insuffisance de ressources.

Les pandémies constituent une menace réelle pour nos sociétés et pour l’économie mondiale. Il est temps de changer de paradigme. Le prix économique et humain de cette crise nous exhorte à prendre nos responsabilités et doit nous pousser à bâtir un système de santé ambitieux au niveau international. Une feuille de route claire et précise est plus que nécessaire.

Sandro Gozi est député européen Renew et secrétaire général du Parti Démocrate européen

Sont cosignataires de cette tribune :

- Alan Donnelly (Animateur – Partenariat du G20 pour la santé et le développement)

- Dame Angela Eagle (Labour – Membre de la Chambre des Communes – Ambassadrice mondiale G20HDP)

- Donatella Conzatti (Italia Viva – Membre du Parlement italien)

Pour une vraie sécurité sanitaire mondiale ( Sandro Gozi)

Pour une vraie  sécurité sanitaire mondiale ( Sandro Gozi)

 

 

Sandro Gozi, député européen Renew et secrétaire général du Parti Démocrate européen se prononce pour une vraie sécurité sanitaire mondiale.(Dans l’Opinion, extrait)

Tribune

 

 

Le G20 Santé s’est ouvert dimanche 5 septembre à Rome. Les enjeux sont grands : sortir de la crise de la Covid-19 par le haut, éviter qu’elle ne se reproduise et prévenir les risques sanitaires futurs. Le coût humain et économique de la pandémie doit entraîner des mesures urgentes, pensées sur le long terme, pour que demain nous puissions collectivement faire face à d’éventuelles autres crises sanitaires.

Pour ce faire, nous avons élaboré différentes propositions au sein du G20 Health and Development Partnership (G20HDP). Nous proposons ainsi à l’UE d’insérer l’évaluation et le contrôle parlementaire dans le cadre du semestre européen pour déterminer les performances sanitaires et le degré de préparation de chaque Etat membre face à une éventuelle pandémie, pour anticiper et nous préparer au mieux aux risques de l’avenir.

Nous souhaitons par ailleurs améliorer la résilience et augmenter les financements de nos systèmes de santé. Il est en effet impossible aujourd’hui de réfléchir à un renforcement de ces derniers sans réfléchir en parallèle à de nouveaux mécanismes de financements. Pour cela, nous demandons de renforcer les mécanismes existants de gouvernance de la Santé et de créer un nouveau mécanisme de financement de la santé : le Fonds mondial pour la Santé.

La présidence italienne du G20 doit être l’occasion de garantir cette nouvelle feuille de route et ce nouveau calendrier afin de construire une réponse solide et correctement financée. L’an prochain, l’Allemagne sera à la tête du G7 et la France aura la présidence du Conseil de l’UE : ce sont là des opportunités uniques pour renforcer cette nouvelle architecture de la santé.

Dans cette optique, nous sommes plusieurs parlementaires des États du G20 à avoir fait parvenir une lettre commune au Président du Conseil italien, Mario Draghi, aujourd’hui à la tête du G20. Nous lui demandons de :

- soutenir le concept d’un cadre commun d’indicateurs pour promouvoir la responsabilité et le contrôle indépendants de la gouvernance, du financement durable et de la gestion des risques ;

- appeler le G20 à créer un nouveau mécanisme de financement de la santé, le Conseil mondial de financement de la santé indépendant de la direction et du contrôle de l’OMS, à l’instar de l’indépendance de la Cour des comptes de l’UE ;

- soutenir la recommandation du rapport du G20 sur le HLIP (High Level Independant Panel) selon laquelle les pays doivent s’engager à une nouvelle base de financement multilatéral pour la sécurité sanitaire mondiale, basée sur des critères préétablis ;

- soutenir les activités visant à garantir un financement important pour faire face aux futures menaces pour la sécurité sanitaire mondiale, conformément à la récente déclaration du G8 ;

- s’engager à intensifier rapidement la mise au point de vaccins, de produits thérapeutiques et de services de santé, et à garantir un accès équitable à ces produits, ainsi qu’à renforcer les capacités de fabrication durables par le biais de stratégies coordonnées entre les secteurs public et privé ;

- exhorter le G20, sous la prochaine présidence indonésienne (2022), à convoquer une réunion des banques multilatérales de développement (BMD), d’institutions universitaires et du secteur des sciences de la vie et de la pharmaceutique afin d’établir des projets pilotes régionaux pour promouvoir les sciences et technologies de la santé et l’innovation ;

- renforcer une infrastructure durable de recherche et développement afin d’améliorer la préparation et la réponse rapide aux épidémies futures et aux épidémies émergentes, en s’appuyant sur le partage immédiat et en temps utile des pathogènes à potentiel pandémique et d’informations connexes afin de garantir des délais de livraison efficaces pour les nouveaux vaccins, les nouvelles thérapies et les nouvelles technologies ;

- reconnaître que la résistance aux antimicrobiens et les maladies non transmissibles, telles que le diabète et les maladies cardiovasculaires, constituent une menace pour la sécurité sanitaire mondiale ;

- promouvoir et renforcer les capacités nationales à conduire la transformation des systèmes et services de santé à l’ère numérique : il est en effet indispensable de soutenir la transformation numérique mondiale et le partage des données dans les domaines ayant le plus d’impact sur les résultats sanitaires et la sécurité sanitaire mondiale, en soutenant des initiatives mondiales telles que l’Académie de l’OMS et l’Académie de la santé ;

- investir en priorité dans la gouvernance, les politiques et les capacités qui favorisent les transformations numériques, car les investissements échouent en raison d’une insuffisance de ressources.

Les pandémies constituent une menace réelle pour nos sociétés et pour l’économie mondiale. Il est temps de changer de paradigme. Le prix économique et humain de cette crise nous exhorte à prendre nos responsabilités et doit nous pousser à bâtir un système de santé ambitieux au niveau international. Une feuille de route claire et précise est plus que nécessaire.

Sandro Gozi est député européen Renew et secrétaire général du Parti Démocrate européen

Sont cosignataires de cette tribune :

- Alan Donnelly (Animateur – Partenariat du G20 pour la santé et le développement)

- Dame Angela Eagle (Labour – Membre de la Chambre des Communes – Ambassadrice mondiale G20HDP)

- Donatella Conzatti (Italia Viva – Membre du Parlement italien)

- Didier Baichère (LREM – Député français)

- Elmar Brok (CDU – Ambassadeur mondial G20HDP)

- Lord Cunningham of Felling (Labour – Membre de la Chambre des Lords – Ambassadeur mondial G20HDP)

- Véronique Trillet-Lenoir (Renew – Députée européenne).

Sécurité routière : nombre de morts en baisse

Sécurité routière :  nombre de morts en baisse

Baisse  de 5% par rapport à juillet 2019 avec 313 morts, selon les chiffres publiés jeudi 19 août par la Sécurité routière. Par rapport à juillet 2019, la mortalité est particulièrement en hausse chez les automobilistes (153 tués, sept personnes de plus) et des moins de 18 ans (23, soit cinq de plus), précise le communiqué.

Mais, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, 20 personnes de plus ont été tuées en comparaison avec le mois de juillet 2020 (+7%), année dont les données ont subi les effets de la crise sanitaire du Covid-19. En pleine période estivale, « cette accidentalité s’inscrit dans le contexte d’un trafic plus important en juillet 2021 par rapport à juillet 2020, de l’ordre de +10% », détaille la Sécurité routière. En outre-mer, 30 personnes ont été tuées dans un accident de la route en juillet 2021, contre 27 en juillet 2020 et 24 en juillet 2019.

Repenser la sécurité routière

 

Repenser la sécurité routière

 

Alors que le nombre de tués stagne, celui des blessés ne cesse d’augmenter. Aussi est-il temps que la sécurité routière renoue avec une vision politique globale et structurée, estime l’avocat Vincent Julé-Parade dans une tribune au « Monde ».(extrait)

 

Après le rapport de la Cour des comptes du 1er juillet et à l’heure d’une nouvelle vague de départs en vacances, il est impératif de nous interroger sur l’avenir de la politique publique en faveur d’une meilleure sécurité routière. Vingt ans après l’élévation de la lutte contre l’insécurité routière au rang de cause nationale par Jacques Chirac, que reste-t-il de l’efficacité de cette politique publique ? Le nombre de tués stagne mais, depuis huit ans, la France connaît une augmentation du nombre de blessés. Le renforcement perpétuel du contrôle-sanction automatisé semble montrer ses limites.

Il est indispensable que la sécurité routière redevienne un volet de la politique publique à vision longue, globale et structurée. Parmi les propositions formulées par la Cour des comptes, la réorganisation de la délégation à la sécurité routière dans l’échiquier du gouvernement m’apparaît être un point essentiel, bien que très technocratique a priori.

Aujourd’hui, la sécurité routière doit retrouver sa dimension interministérielle. Seule une action coordonnée entre l’ensemble des ministères concernés (ministère de l’intérieur certes, mais également de l’écologie et des transports, de la justice, sans oublier l’éducation nationale, la jeunesse, mais aussi l’économie) permettra de redonner une vision globale et pérenne à cette politique publique. Pour ce faire, il convient d’aller plus loin que la préconisation de la Cour des comptes et de rattacher directement la délégation à la sécurité routière au premier ministre.

L’heure n’est plus aux déclarations d’intention à l’occasion de ponctuels comités interministériels, mais à l’organisation d’un plan d’action global.

Il est tout aussi essentiel d’axer la communication autour du nombre de blessés graves. Si la route tue moins aujourd’hui, elle blesse plus, elle mutile et brise des vies. Elle touche plus certaines catégories d’usagers, notamment les piétons et les cyclistes. La seule référence au nombre de tués est aujourd’hui dépassée. Parler des blessés graves, c’est aussi et surtout parler du bilan humain dramatique permanent. Je reste convaincu que le poids des conséquences corporelles de l’insécurité routière pourrait, de plus, favoriser l’adhésion collective souhaitée par la Cour des comptes.

Certes, la peur du gendarme doit naturellement être maintenue, voire renforcée s’agissant de l’alcool au volant. Mais pour ce faire, il faut nécessairement plus de moyens humains pour assurer l’efficience des contrôles. Là encore, la Cour des comptes appelle fort justement à un renforcement de la présence des forces de l’ordre sur le bord de nos routes. De même, le rôle du système pénal doit aussi être accentué. Dernier maillon de la chaîne contrôle-sanction, qu’il me soit permis de considérer qu’il lui reste encore à faire pour le voir jouer pleinement son rôle.

Santé : pour un conseil mondial de sécurité

Santé : pour un conseil mondial de sécurité

Un appel pour la création d’un conseil mondial de sécurité sanitaire. Un appel qui pourrait d’ailleurs être élargi à l’ensemble des catastrophes naturelles ou pas au lieu d’improviser à chaque fois en comptant sur la bonne volonté des uns et des autres. Dans une tribune au « Monde », Helen Clark et Michel Kazatchkine, membres du panel indépendant d’évaluation de la préparation et de la réponse aux pandémies mandaté par l’OMS, constatent des « défaillances », à l’échelle mondiale, dans la coordination pour la lutte contre le Covid-19.

 

Tribune. 

 

Dans une tribune publiée dans Le Monde, le président Macron a récemment appelé avec d’autres grands dirigeants à plus de solidarité et de multilatéralisme face à la menace persistante du Covid-19. Le multilatéralismeexplique cette tribune, « façonne un ordre mondial (…), qui s’appuie sur la coopération, l’état de droit, l’action collective et des principes communs ».

Nous ne saurions être plus d’accord, d’autant que la réalité de la pandémie n’aura montré qu’une désolante absence de dialogue et d’action à l’échelle multilatérale. L’acquisition par les pays riches de deux fois plus de vaccins que ce dont ils avaient besoin est un exemple parlant de cet échec. Alors même que la capacité globale de production de vaccins est proche de la saturation, seule une très faible quantité de vaccins reste accessible aux pays à ressources limitées.

Un autre exemple, plus inattendu, est le spectacle donné par l’Union européenne, multilatérale par définition, d’une véritable cacophonie tout au long de la pandémie, caractérisée par des stratégies de santé nationales divergentes sur les mesures de confinement, la fermeture des frontières, les fermetures d’écoles ou les mesures de distanciation sociale.


Dans le même temps, la pandémie fait rage, avec plus 12 000 morts par jour et un nombre de décès cumulés et d’infections dans le monde atteignant 3,5 millions, et 168 millions. Les images choquantes provenant d’Inde doivent nous rappeler que la crise est globale : le taux de mortalité s’accroît à une vitesse alarmante dans d’autres pays d’Asie du Sud, en Amérique latine et en Afrique. Alors que les pays européens semblent sortir de leur troisième vague d’infection et vaccinent leurs populations, la plupart des pays du monde sont sur une trajectoire tout autre.

Nous redoutons qu’une forme malvenue de complaisance s’instille chez les dirigeants des pays occidentaux, qui, sortis d’affaire ou presque, oublieraient leur devoir de solidarité envers les pays moins dotés. La sévérité autant que la globalité de la crise et l’interdépendance évidente des problématiques de santé publique devraient au contraire les pousser à adopter des solutions multilatérales à l’échelle mondiale.

Dans les huit derniers mois, nous avons eu le privilège de faire partie du panel indépendant d’évaluation de la préparation et de la réponse aux pandémies, qui a rendu ses conclusions le 12 mai. Ce panel avait été mandaté par l’Assemblée mondiale de la santé pour analyser les réponses nationales, régionales et mondiales à la crise due au Covid-19, et émettre des recommandations à la communauté internationale afin de prévenir de futures pandémies et d’en limiter les conséquences socio-économiques.

Palestine : une résolution de la France au Conseil de sécurité de l’ONU

Palestine : une résolution de la France au Conseil de sécurité de l’ONU

La France a proposé mardi à ses 14 partenaires du Conseil de sécurité de l’ONU, bloqué depuis huit jours par les États-Unis sur une simple déclaration, d’adopter une résolution sur le conflit israélo-palestinien, ont indiqué des diplomates.

Lors d’une réunion à huis clos, «nous avons entendu la proposition faite par notre collègue français au Conseil et, pour la Chine, assurément, nous soutenons tous les efforts facilitant une fin de crise et un retour de la paix au Proche-Orient», a déclaré à quelques journalistes l’ambassadeur chinois à l’ONU, Zhang Jun, président en exercice en mai du Conseil.

Sécurité routière: le Smartphone premier danger des parcours professionnels

Sécurité routière: le Smartphone premier danger des parcours professionnels

D’après une enquête réalisée auprès des patrons par l’assureur MMA, pour les patrons l’alcool au volant reste le premier enjeu de sécurité identifié (58 %) mais ils sont de plus en plus nombreux à citer les «distracteurs de conduite» (53%), à commencer par le smartphone. De fait, 70 % des conducteurs disent passer des appels au volant. Un tiers indique consulter au moins occasionnellement une application ou un site (11 points de plus qu’en 2015) et un quart les réseaux sociaux (+9 points). Une manière générale le danger que représente l’utilisation du Smartphone pendant les trajets professionnels est largement sous-estimé. Les conséquences également.

La crise sanitaire, qui a favorisé le télétravail, a-t-elle changé les comportements routiers des salariés? Oui, mais pas dans le bon sens. «Avec une circulation moins importante et des autoroutes moins encombrées, les comportements à risque se sont développés», souligne-t-on chez MMA. La vigilance a diminué avec la crise: la vitesse moyenne a augmenté, tout comme la consommation d’alcool et l’utilisation du téléphone.

 

D’une manière générale d’après une étude réalisée par la sécurité routière un Français sur deux utilise son Smartphone en conduisant parcours privé et professionnel confondus.

 

 

* Étude réalisée en avril 2021 par l’Ifop pour MMA auprès de 511 personnes effectuant des déplacements professionnels au moins une fois par mois et 251 entreprises de moins de 50 salariés.

Sécurité : un puissant mouvement de désespoir (Alain Bauer)

Sécurité : un puissant mouvement de désespoir (Alain Bauer)

 

En observant ce qu’il se passe dans la police et l’armée, le criminologue met en garde contre un « profond séisme électoral » en 2022 ( dans l’Opinion)

Tribune

 

 

 

La criminologie est une science définie par Emile Durkheim, il y a plus d’un siècle comme celle de la relation entre le crime, fait social, son ou ses auteurs, sa ou ses victimes et les circonstances de sa commission. L’analyse des phénomènes criminels n’a pas vocation à déborder ce cadre et il convient d’éviter le processus « toutologique » qui pousserait le porteur d’un savoir ou d’une expérience particulière à s’exprimer sur tout et n’importe quoi, au rythme effréné des chaînes d’information en continu ou des réseaux sociaux.

Mais la médiatisation créée aussi des effets de proximité, des phénomènes de confiance, des échantillons aléatoires et empiriques qui sont parfois révélateurs. Pour une fois, il m’a semblé utile de partager ces quelques années d’évolution dans l’analyse de la parole des victimes, de leurs proches, des citoyens, des agents des institutions du « front » social.

Le lent processus de goutte à goutte de la violence, de la criminalité « ordinaire » ou du terrorisme, du retour de la violence physique, de l’affrontement, du règlement de comptes, des agressions contre les services publics (pompiers, policiers, gendarmes, postiers, électriciens, médecins, …) provoquent, après une fermentation de plusieurs décennies, un puissant mouvement de consternation et d’exaspération, particulièrement chez les fameux « agents de première ligne », qui ont imperturbablement continué à faire fonctionner les services essentiels tout particulièrement durant la crise pandémique.

« L’ordre n’est pas un objectif en soi, mais la garantie du libre exercice des libertés démocratiques »

Phénomènes profonds. Depuis de nombreuses années, ces agents, notamment en charge du secteur public, ont utilisé leur droit « d’alerte et de retrait », quand ils n’utilisaient pas celui de grève. A de très rares occasions près (dépôt de képi, dos tournés à leur ancien directeur général, jet de menottes), les policiers ont marqué leurs désillusions et leur colère. Plus récemment, et à deux reprises coup sur coup, des militaires, pas toujours retraités, ont mobilisé les troupes contre ce qu’ils estiment être la décadence de l’État central en France.

L’Etat, le gouvernement, devraient enfin comprendre que ce processus, entamé depuis longtemps, devrait être pris au sérieux. Pas par des postures ou des rodomontades, mais par des actes et un retour à la cohérence d’une action de retour à la paix publique. L’ordre n’est pas un objectif en soi, mais la garantie du libre exercice des libertés démocratiques.

L’isolement monarchique de l’actuel système républicain, la sous-estimation des phénomènes profonds dans la société française ne peuvent aboutir qu’à un profond séisme électoral. Moins par transfert des voix des déçus que par une abstention massive et surtout une faible mobilisation pour la candidate ou le candidat qualifié au deuxième tour pour affronter presque mécaniquement celle ou celui du Rassemblement National. Les élections régionales vont permettre une répétition générale qu’il faudra analyser avec attention, même si les compétences en matière de sécurité des institutions concernées restent relatives. Mais ce qui comptera restera le discours le plus convaincant sur cette question.

Vingt ans après l’élection présidentielle de 2002, rien ne semble avoir changé, si ce n’est sous forme dégradée. Il est temps de se réveiller et de répondre aux questions légitimes des citoyennes et de citoyens. Faute de quoi ils pourraient choisir un nouveau type de droit de retrait, électoral cette fois-ci.

Alain Bauer est professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers.

Sécurité et séisme électoral ?

Sécurité et séisme électoral ?

En observant ce qu’il se passe dans la police et l’armée, le criminologue, Alain Bauer,  met en garde contre un « profond séisme électoral » en 2022 ( Tribune dans l’Opinion)

 

 

La criminologie est une science définie par Emile Durkheim, il y a plus d’un siècle comme celle de la relation entre le crime, fait social, son ou ses auteurs, sa ou ses victimes et les circonstances de sa commission. L’analyse des phénomènes criminels n’a pas vocation à déborder ce cadre et il convient d’éviter le processus « toutologique » qui pousserait le porteur d’un savoir ou d’une expérience particulière à s’exprimer sur tout et n’importe quoi, au rythme effréné des chaînes d’information en continu ou des réseaux sociaux.

Mais la médiatisation créée aussi des effets de proximité, des phénomènes de confiance, des échantillons aléatoires et empiriques qui sont parfois révélateurs. Pour une fois, il m’a semblé utile de partager ces quelques années d’évolution dans l’analyse de la parole des victimes, de leurs proches, des citoyens, des agents des institutions du « front » social.

Le lent processus de goutte à goutte de la violence, de la criminalité « ordinaire » ou du terrorisme, du retour de la violence physique, de l’affrontement, du règlement de comptes, des agressions contre les services publics (pompiers, policiers, gendarmes, postiers, électriciens, médecins, …) provoquent, après une fermentation de plusieurs décennies, un puissant mouvement de consternation et d’exaspération, particulièrement chez les fameux « agents de première ligne », qui ont imperturbablement continué à faire fonctionner les services essentiels tout particulièrement durant la crise pandémique.

« L’ordre n’est pas un objectif en soi, mais la garantie du libre exercice des libertés démocratiques »

Depuis de nombreuses années, ces agents, notamment en charge du secteur public, ont utilisé leur droit « d’alerte et de retrait », quand ils n’utilisaient pas celui de grève. A de très rares occasions près (dépôt de képi, dos tournés à leur ancien directeur général, jet de menottes), les policiers ont marqué leurs désillusions et leur colère. Plus récemment, et à deux reprises coup sur coup, des militaires, pas toujours retraités, ont mobilisé les troupes contre ce qu’ils estiment être la décadence de l’État central en France.

L’Etat, le gouvernement, devraient enfin comprendre que ce processus, entamé depuis longtemps, devrait être pris au sérieux. Pas par des postures ou des rodomontades, mais par des actes et un retour à la cohérence d’une action de retour à la paix publique. L’ordre n’est pas un objectif en soi, mais la garantie du libre exercice des libertés démocratiques.

L’isolement monarchique de l’actuel système républicain, la sous-estimation des phénomènes profonds dans la société française ne peuvent aboutir qu’à un profond séisme électoral. Moins par transfert des voix des déçus que par une abstention massive et surtout une faible mobilisation pour la candidate ou le candidat qualifié au deuxième tour pour affronter presque mécaniquement celle ou celui du Rassemblement National. Les élections régionales vont permettre une répétition générale qu’il faudra analyser avec attention, même si les compétences en matière de sécurité des institutions concernées restent relatives. Mais ce qui comptera restera le discours le plus convaincant sur cette question.

Vingt ans après l’élection présidentielle de 2002, rien ne semble avoir changé, si ce n’est sous forme dégradée. Il est temps de se réveiller et de répondre aux questions légitimes des citoyennes et de citoyens. Faute de quoi ils pourraient choisir un nouveau type de droit de retrait, électoral cette fois-ci.

Alain Bauer est professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers.

Repenser la sécurité des occidentaux

 Repenser la sécurité des occidentaux 

 

Le départ de l’armée américaine du sol afghan aura des conséquences sur la sécurité des Etats-Unis, mais aussi sur la nôtre, le risque étant que l’Afghanistan redevienne un sanctuaire pour les groupes terroristes, souligne, dans une tribune au « Monde », Philippe Caduc, spécialiste de l’intelligence économique.

« Un retrait des troupes. Une solution politique. » » Tel était le conseil que Mikhaïl Gorbatchev adressait à Barack Obama, en 2010, sur la meilleure façon de sortir de la guerre en Afghanistan. Et il ajoutait : « Cela requiert une stratégie de réconciliation nationale. » L’ancien chef de l’Union soviétique parlait d’expérience, puisque c’est cette même stratégie qu’il avait tenté de mettre en œuvre à la fin des années 1980.

Mais si l’armée soviétique s’est bel et bien retirée d’Afghanistan en 1989, la réconciliation nationale ne s’est pas produite. Les talibans ont pris possession du pays, et Al-Qaida y a établi ses bases opérationnelles d’où sont partis les attentats du 11 septembre 2001.

 

C’est pourtant cette stratégie de la « double voie » qu’a tenté de mettre en place l’administration Obama à partir de 2010 (alors que près de 100 000 militaires américains étaient présents en Afghanistan), en lançant des négociations secrètes avec les talibans. Malgré une baisse considérable de l’engagement militaire américain (10 000 militaires à la fin du second mandat d’Obama, en 2017), ces discussions avec les talibans échouèrent.

Donald Trump s’inscrivit lui aussi dans une approche « retrait-réconciliation » en fixant au 1er mai 2021 la date de retrait définitif des troupes américaines, sans obtenir davantage de résultats sur le chapitre réconciliation nationale, ni de concessions de la part des talibans.

L’insécurité repart

C’est ce qui explique la décision de Joe Biden d’un retrait total des 2 500 militaires américains encore présents sur le sol afghan, ainsi que des troupes de l’OTAN, au 11 septembre, mettant ainsi un terme à la plus longue guerre menée par les Etats-Unis, qui a coûté la vie à près de 2 200 de ses soldats et à plus de 100 000 Afghans. Le préalable de la réconciliation nationale a disparu, puisque jugé inatteignable par la nouvelle administration américaine.

Pour éviter que l’Afghanistan ne redevienne un centre d’opérations terroristes dirigées contre l’Occident, les Etats-Unis vont devoir mettre en place une stratégie antiterroriste offshore

La question qui se pose désormais est celle des conséquences de cette décision sur la sécurité du pays, sur celle de ses voisins mais aussi sur la nôtre. Si les 130 milliards de dollars [environ 108 milliards d’euros] déversés par les Etats-Unis ont alimenté la corruption, ils ont aussi permis d’améliorer les conditions de vie des habitants des grandes villes afghanes, et en particulier de Kaboul.

« Sécurité globale » : Une loi trop sécuritaire !

 

« Sécurité globale » : Une loi trop sécuritaire !

Sarah Massoud, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature, liste et critique, dans une tribune au « Monde », tous les reculs démocratiques majeurs que contient la nouvelle proposition de loi sur la sécurité.

 

Tribune. 

 

La proposition de loi relative à la sécurité globale a été adoptée à la suite d’un examen parlementaire accéléré, sans étude d’impact et sans avis du Conseil d’Etat, sous état d’urgence, sans grand débat politique, et malgré les multiples alertes d’organisations et institutions internes et internationales de défense des libertés fondamentales.

Ce texte a ceci de particulier qu’il marque un tournant significatif dans l’histoire pénale, en sublimant le combo pouvoirs policiers/surveillance technologique de masse/privatisation de la sécurité, sans toutefois constituer un basculement nouveau dans la construction de l’édifice sécuritaire puisque celui-ci a été profondément densifié depuis de nombreuses années. Au fond, cette loi symbolise la quintessence du continuum sécuritaire, et non pas de sécurité, comme le présentent ses concepteurs.

Sauf qu’à force de lois qui s’accumulent, se complètent, s’entremêlent, égratignant à chaque fois un peu plus telle ou telle garantie juridique, protection individuelle ou liberté essentielle, il arrive un moment où se pose sérieusement la question de la sauvegarde du noyau dur qu’est l’Etat de droit. Ce droit, manié quotidiennement par l’autorité judiciaire, qui n’a pourtant pas été incarné par le garde des sceaux, absent des débats parlementaires sur ce texte alors que la justice, tout comme les forces de l’ordre, est en première ligne question sécurité et libertés individuelles.

Avec ce vote, ce qui est clair aujourd’hui, c’est que le recul des libertés est assumé – même franchement à lire le nouvel intitulé ubuesque de cette loi « pour un nouveau pacte de sécurité préservant les libertés », comme si un contrat social pouvait être irrespectueux des libertés – et que l’Etat de police est acté, sur fond de safe city, d’accoutumance technologique et d’impératif de vigilance.

Avec sang-froid, d’un point de vue légistique et juridique, il est en effet permis de parler d’un Etat de police, lequel s’avère en l’occurrence avoir été réclamé par la hiérarchie et des syndicats policiers, mais au préjudice de tous.

 

Roger Frey (1913-1997), ancien président du Conseil constitutionnel, rappelait en 1977 que ses anciennes fonctions de ministre de l’intérieur lui avaient permis de « constater que l’administration a toujours dans ses cartons d’innombrables textes de circonstances qui, en fait, ne servent à rien et dont l’adoption serait lourde de dangers. Il n’y a pas de mois où l’on ne propose à un ministre de l’intérieur un texte limitant la liberté au motif qu’il faciliterait l’action de la police ». Sauf que certains, moins scrupuleux, n’hésitent pas à les sortir des cartons.

« Sécurité globale »: accord sénat-assemblée

« Sécurité globale »: accord sénat-assemblée

Députés et sénateurs sont parvenus, lundi 29 mars, à un accord sur la proposition de loi LREM controversée sur la « sécurité globale », ont indiqué à l’AFP des sources parlementaires. Assemblée et Sénat doivent encore valider ce texte de compromis, via deux ultimes votes dont les dates n’ont pas encore été fixées.

 

Son article 24, qui doit protéger les forces de l’ordre en opération mais a cristallisé les critiques, provoquant une levée de bouclier des organisations de défense des libertés et des syndicats de journalistes, a notamment été réécrit. Dans la lignée de ce qu’avait voté le Sénat à majorité de droite, les parlementaires réunis en commission mixte paritaire (CMP) ont acté la création dans le code pénal d’un délit de « provocation à l’identification ». Il n’est plus fait référence à la loi de 1881 sur la liberté de la presse.

 

« 

« Face aux menaces de mort dont sont trop souvent victimes nos forces de l’ordre, nous renforçons leur protection en créant un nouveau délit à la provocation à l’identification d’un agent en intervention », s’est félicité le chef de file des députés LREM et ancien ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, dans une déclaration transmise à l’AFP.

 

« Sénateurs et députés ont convenu de la nécessité de renforcer l’articulation des forces de sécurité, de mieux protéger les forces de l’ordre, de permettre le recours aux nouvelles technologies et de renforcer la structuration de la sécurité privée », salue aussi la chambre haute dans un communiqué.

 

Recours facilité aux caméras piétons des policiers, aux drones lors des manifestations, et aussi création d’une police municipale à Paris et élargissement des pouvoirs des agents de police municipale : la proposition de loi des députés LREM avait été largement mise en musique par le ministère de l’Intérieur, au diapason des syndicats de policiers.

 

Mediator: l’Agence nationale de sécurité du médicament complice

 

Mediator: l’Agence nationale de sécurité du médicament complice

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et les laboratoires Servier ont été condamnés lundi par le tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire du Mediator, un médicament qui serait responsable de plusieurs centaines de décès en France, selon des médias français.

Le groupe Servier, qui a commercialisé ce médicament jusqu’à son interdiction en 2009, a été reconnu coupable de « tromperie aggravée » et « homicides et blessures involontaires » et condamné à 2,7 millions d’euros d’amende.

Reconnue coupable de négligence, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) – qui a succédé en 2012 à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) à la suite de ce scandale sanitaire – a été condamnée à 303.000 euros d’amende.

Commercialisé comme antidiabétique depuis 1976, le Mediator (benfluorex) était indiqué dans le traitement des diabétiques en surpoids mais a largement été prescrit comme un coupe-faim.

Les doutes sur son utilité médicale et les soupçons sur sa nocivité étaient connus depuis la fin des années 1990 mais il n’a été retiré du marché qu’en 2009 en France.

Selon des études épidémiologiques officielles datant de 2010, le Mediator serait responsable d’au moins 500 morts en France mais d’autres analyses plus récentes suggèrent que le bilan national pourrait atteindre 2.000 décès.

Au total, 14 personnes physiques et 11 personnes morales avaient été renvoyées devant le tribunal dans ce dossier.

Le climat au Conseil de Sécurité de l’ONU

Le climat au Conseil de Sécurité de l’ONU

Cette session qui remet au centre des débats de l’ONU le climat sera sans doute l’occasion d’un affrontement entre ceux qui souhaitent s’inscrire dans une action multilatérale et ceux  comme la Chine et la Russie qui refusent  toute contrainte externe. Mais jusque-là les États-Unis s’opposaient autant à toute injonction réglementaire internationale. Avec Biden la position américaine pourrait changer.

 

« A la fois la Chine et la Russie, mais pas seulement eux, renâclent à voir le Conseil parler de changement climatique et de ses implications », confirme un troisième ambassadeur aussi sous couvert d’anonymat, excluant l’adoption à ce stade d’un texte commun.

Ces deux pays « pensent que cela peut devenir intrusif et qu’il ne s’agit pas de paix et de sécurité ». « Ils ne veulent pas que le Conseil de sécurité prenne des décisions sur des choix économiques, même s’ils comprennent que le changement climatique peut nourrir des conflits », précise-t-il.

« La désertification, les mouvements de population, la compétition dans l’accès aux ressources » sont liés au réchauffement climatique, plaide un autre diplomate, en estimant que le sujet est aussi important pour la Tunisie, la Norvège ou l’Irlande, deux pays qui siègent depuis le 1er janvier au Conseil de sécurité.

L’an dernier, l’Allemagne, qui siégeait au Conseil de sécurité, avait élaboré un projet de résolution prévoyant de créer un poste d’émissaire de l’ONU et de mieux structurer les efforts onusiens en matière de prévention et d’analyse des risques. Sous la menace d’un veto des Etats-Unis, de la Russie, voire de la Chine, Berlin n’avait pas mis ce texte au vote.

Aujourd’hui, avec la nouvelle approche américaine, il y a « une porte d’opportunité » pour ce texte « resté au congélateur », estime un ambassadeur siégeant au Conseil de sécurité.

Sondage Sécurité: 17 % seulement font confiance au gouvernement

Sondage Sécurité: 17 % seulement font confiance au gouvernement

Selon le dernier baromètre Fiducial-Odoxa que dévoile Le Figaro, seuls 17 % de nos concitoyens déclarent lui faire encore confiance en matière de cambriolages et d’agressions. Soit une chute de 12 % par rapport à juillet dernier.

 

La multiplication des faits divers qui ont défrayé la chronique et choqué l’opinion n’est pas étrangère à cette évolution, l’une des emblématiques affaires en date étant la vidéo du tabassage, par une bande, du jeune Youriy, laissé pour mort dans le 15e arrondissement de Paris.

 

Plus les Français sont jeunes et modestes, moins l’image des policiers est positive. En effet, si 62 % des 18-24 ans, 65 % des 25-34 ans et 68 % des revenus inférieurs à 1 500 € en ont une bonne opinion, ils sont 87 % chez les 65 ans et plus et 80 % chez les revenus supérieurs à 3 500 €.

 

Les enquêtés estiment que les effectifs chargés d’assurer leur sécurité ne disposent pas des moyens nécessaires pour accomplir leurs missions (78 %) et qu’ils ne sont pas assez formés (72 %). L’enquête Fiducial-Odoxa laisse en outre apparaître que 52 % de nos concitoyens jugent qu’ils sont suffisamment «contrôlés et encadrés» par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, «police des polices»).

Le  baromètre révèle que 83 % d’entre eux jugent que «les condamnations ne sont pas suffisamment sévères» et ils sont 83 % à estimer qu’elles «ne sont pas bien appliquées». Résultat, pour 88 % des Français, la réponse pénale n’est pas efficace pour éviter la récidive.

Sécurité : la politique agressive de la Russie favorise une convergence Europe États-Unis

Sécurité : la politique agressive de la Russie favorise une convergence Europe États-Unis

Les Etats-Unis ne se désengagent pas du Vieux Continent et l’administration Biden peut aider les relations transatlantiques de sécurité à s’affranchir d’un rapport de subordination, relève le politiste dans une tribune au « Monde ».

Tribune.

 

Depuis novembre 2020, la presse européenne met en garde ses lecteurs avec malice : ne nous attendons pas à un retour des Etats-Unis en Europe au prétexte qu’un vieux démocrate bon teint est de retour à la Maison Blanche. Cette prudence est explicable : le désengagement américain des affaires européennes de sécurité est une idée admise de ce côté de l’Atlantique. Cette idée inquiète. Elle est pourtant triplement incorrecte.

D’abord, pour désenchanter l’espoir d’un retour, il faudrait pouvoir documenter l’hypothèse d’un départ. Or, rien ne la corrobore sérieusement à l’analyse. En réalité, les dépenses directes des Etats-Unis pour la défense en Europe ont augmenté ces dernières années, pour dépasser 5,5 % du budget total de la défense des Etats-Unis. L’OTAN a entrepris de réduire sa dépendance à l’égard des Etats-Unis en matière capacitaire. C’est une action inscrite dans le long terme (au moins depuis George W. Bush), avalisée par tous les Etats membres de l’Alliance depuis 2014 au moins.

 

Il n’y a aucune raison d’attendre de l’administration Biden un revirement, mais cela ne sera pas un signe de désengagement. L’autonomie stratégique européenne est une réalité inscrite dans plus de vingt années de pratique. Le rythme de sa progression peut faire débat, mais l’idée selon laquelle une politique de sécurité commune ne peut pas être efficace si elle ne s’appuie pas sur des capacités militaires appropriées a fait son chemin. 

Ensuite, imaginer que la politique européenne de l’administration Biden ne sera pas ambitieuse, c’est oublier que les menaces à la sécurité de l’Europe affectent les intérêts de sécurité américains en termes semblables.

La détérioration des relations entre l’OTAN et la Russie est très documentée : érosion de l’architecture de sécurité conventionnelle en Europe depuis la décennie 2000, crise géorgienne de 2008crise ukrainienne depuis 2013, violations répétées du traité FNI (sur les forces nucléaires à portée intermédiaire) par la Russie et abandon de ce traité en 2019, soutien de la Russie au régime de Bachar Al-Assad… Les dirigeants des pays de l’OTAN ont considéré à l’issue de la réunion dite de Londres en décembre 2019 que « les actions agressives de la Russie constituent une menace pour la sécurité euroatlantique ».

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