Archive pour le Tag 'Sécurité'

Sécurité : les maires européens invités à Nice

Sécurité : les maires européens invités à Nice

 

 

 

 

Il faut se féliciter de l’initiative de Christian Estrosi, maire de Nice qui invite les maires des grandes villes européennes à réfléchir sur les meilleurs moyens d’assurer la sécurité. On le sait ce terrorisme n’a pas de frontières, il affecte toutes les régions du monde et la réponse ne peut être contenue uniquement dans les limites d’un État. La dimension internationale du djihadisme implique aussi une réplique internationale à la hauteur de l’enjeu. Lors des derniers attentats, on a bien vu les connexions par exemple qui existent entre les actes criminels perpétrés en France, en Allemagne en Belgique et en Espagne. On pourrait ajouter il serait utile d’associer aussi les autorités de plusieurs pays arabes qui fournissent de forts contingents aux réseaux criminels. Le maire Les Républicains de Nice, Christian Estrosi, invite donc  ses homologues de grandes cités européennes à venir dans sa ville en septembre discuter avec le commissaire européen à la Sécurité, Julian King, de la lutte contre le terrorisme. Nice a été le 14 juillet 2016 la première ville européenne visée par un attentat meurtrier au camion ou à la voiture bélier, comme celui qui a fait au moins 13 morts jeudi à Barcelone. Christian Estrosi a déclaré à des journalistes qu’il inviterait « un grand nombre » de maires européens à Nice les 28 et 29 septembre pour parler avec Julian King de l’évolution des législations nationales et européennes en matière de sécurité. « Beaucoup m’ont déjà fait savoir qu’ils seraient présents », a déclaré l’ancien ministre, pour qui les règles européennes ne doivent pas être un frein aux mesures que les maires peuvent vouloir prendre pour sécuriser leur ville. « Ce sont les maires désormais, on le voit à Berlin, Londres, Paris, Nice, Barcelone, Stockholm, qui sont les premiers confrontés à cette violence (…) mais qui pourtant ne sont pas ceux qui participent aux grandes réformes nationales et européennes », a-t-il expliqué. « Et puis nous avons besoin de moyens. »

Loi sécurité : les syndicats déjà contre

la loi sécurité : les syndicats déjà contre

 

Le Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche, dénonce le texte destiné à renforcer la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, transmis au Conseil d’Etat, et qui doit être présenté en conseil des ministres le 21 juin. Il critique dans un communiqué un « monstre juridique » et promet une opposition « sans faille » à ce texte, qui dote selon lui l’exécutif de « pouvoirs exorbitants ». Des critiques déjà émises lors des reconductions de l’état d’urgence sous le quinquennat de François Hollande. Le dispositif prévu par le gouvernement vise à assurer la sécurité à l’expiration, le 1er novembre, de l’état d’urgence. L’article 3 du projet permet notamment au ministre de l’Intérieur et donc aux préfets, pour prévenir des actes de terrorisme, d’assigner des personnes à résidence et de les contraindre à déclarer leurs identifiants pour tout moyen de communication électronique, sans passer par un juge. La seule obligation est d’en informer le procureur de Paris. « Ces mesures sont plus larges que ce qui existe déjà dans l’état d’urgence », souligne Virginie Duval. « Le fait d’avoir à déclarer ses identifiants et signaler tout déplacement hors d’un périmètre déterminé sans qu’un juge doive l’autoriser n’existe même pas dans le cadre d’un contrôle judiciaire. » Elle dénonce également le fait que le procureur de la République de Paris soit ramené au rang d’ »alibi » dans le cas des perquisitions administratives, un avis partagé par le SM. Le porte-parole de La République en Marche (LREM), le mouvement d’Emmanuel Macron, en passe selon les sondages d’obtenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale, a admis jeudi sur BFM TV qu’une partie des dispositions en principe prises dans le cadre de l’état d’urgence seraient banalisées. « Pas la totalité de l’état d’urgence mais il y a des dispositions dont on peut considérer qu’il n’est pas forcément utile d’être sous format état d’urgence pour pouvoir les appliquer », a déclaré ce proche du chef de l’Etat. Il a confirmé qu’assignations à résidence, perquisitions administratives, fermetures de lieux de culte, établissement de zones de protection et de sécurité pourraient être décidées par les préfets et le ministère de l’Intérieur sans contrôle d’un juge, dans le cadre de la lutte anti-terroriste. »Ce sera dans le projet de loi qui sera débattu au Parlement », a dit Benjamin Griveaux, candidat de LREM aux élections législatives des 11 et 18 juin. « Le juge judiciaire n’intervient pas mais vous avez un contrôle du conseil d’Etat et du juge administratif. Le conseil d’Etat est aussi le juge des libertés publiques », a-t-il fait valoir. Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, avait assuré mercredi que l’exécutif préserverait un « Etat de droit fort dans (ses) principes », tout en garantissant « chaque jour, chaque heure, le meilleur niveau de sécurité » pour les Français. Le projet de texte a « un seul objectif » avait-il dit : « Renforcer notre arsenal législatif de droit commun mais en ciblant précisément (…) l’objet de nos attentions : la lutte contre le terrorisme ».

Sécurité routière : morts en baisse de 22,8% en février, pourquoi ? On ne sait pas !

Sécurité routière :  morts en baisse de 22,8% en février, pourquoi ? On ne sait pas !

 

Hausse en janvier, baisse en février (, le nombre de morts sur les routes a très fortement baissé en février. Ce nombre a chuté de 22,8%, soit 60 vies épargnées par rapport à février 2016, indique la Sécurité routière mercredi 8 mars.  Pourquoi ?  Réponse comme à chaque fois : on n’en sait rien. Régulièrement le ministre ou l’office national de la sécurité routière annonce soit des chiffres en augmentation ou en baisse pour les tués et blessés de la route. En réalité aucun organisme compétent n’analyse de manière scientifique les facteurs explicatifs de ces variations. De ce point de vue observation, la les règles et les contrôles constituent un véritable scandale. Ce qui explique l’insignifiance de la politique de sécurité routière. Décidée par le gouvernement. . La plus surprenante est aussi la plus anecdotique. Pour la première fois, des drones vont être expérimentés pour détecter les conduites à risque sur les routes françaises en lieu et place des hélicoptères.  Les tests salivaires pour repérer les automobilistes conduisant sous influence remplaceront bien les prises de sang. En attendant que ces appareils fassent leurs preuves, le gouvernement compte avant tout sur l’intensification des contrôles radars pour responsabiliser les automobilistes dont l’attention s’est manifestement relâchée ces dernières années. Manuel Valls a notamment annoncé que le parc vieillissant, qui compte 4200 appareils installés, passera à 4700 d’ici trois ans. L’Etat va multiplier les radars embarqués (qui ne sont pas repérables par les dispositifs anti-radars) en externalisant leur exploitation à des opérateurs agréés. Après avoir testé les radars à double sens, les autorités vont également déployer des radars de nouvelle génération capables de détecter de nouvelles formes d’infractions (comme l’interdiction de demi-tour). Des dispositifs de leurre seront également installés de manière à accroître la vigilance des conducteurs. Techniquement, les radars fixes seront toujours signalés par un panneau d’avertissement. Mais près de 10.000 panneaux annonceront des radars qui n’existent pas.

 

 

Fillon payé 200 000 euros par Axa, société qui milite pour le démantèlement de la sécurité sociale

Fillon  payé 200 000 euros par Axa, société qui milite pour le démantèlement de la sécurité sociale

Fillon a reconnu qu’il a bien été payé par la société AXA dont l’ancien PDG Henri de Castries est l’éminence grise pour la réforme de la sécurité sociale. Du coup,  on comprend mieux la proposition de François Fillon de démanteler la sécurité sociale en ne remboursant que les maladies graves tandis que les autres pathologies devraient faire l’objet d’une assurance. Le 8  décembre nous avons diffusé l’article ci-dessous :

 

« Henri de Castries,  l’ex PDG d’AXA, le puissant groupe d’assurances, fait partie des personnalités qui conseillent Fillon. Il pourrait même devenir ministre. Du coup on ne peut s’empêcher de faire le lien avec les propositions de Fillon qui propose de transférer sur les mutuelles et autres assurances la gestion des risques maladie qui ne font pas partie des pathologies graves. Un concept d’ailleurs très flou  mais qui traduit la volonté de faire jouer au privé et aux mutuelles le rôle de Sécu bis avec à la clé des hausse très significatives des cotisations des complémentaires. Notons que l’idée n’est pas nouvelle, il y a longtemps que les assurances militent pour ce transfert  qui seraiat susceptible de faire doubler leur activité.  L’ex -PDG d’Axa est un proche de  François Fillon. Une sorte d’une éminence grise, au travail sur le projet du candidat depuis 2013. L’amitié entre les deux hommes s’est progressivement forgée depuis 1995, consolidée par leur voisinage sarthois. Alors ministre Henri de Castries? «La question ne se pose pas aujourd’hui», déclare-t-il au Figaro, «je ne demande rien». François Fillon et lui ont encore le temps d’y réfléchir. De peser le pour et le contre.  À 62 ans, l’ancien patron est connu et reconnu pour son intelligence pourrait toutefois susciter des critiques pour ses liens avec le monde patronal en particulier dans l’assurance » ;

 

Récemment on a appris que Fillon avait été financé à hauteur de 200 000 euros par AXA.

 

Fillon a été payé par Axa, société qui milite pour le démantèlement de la sécurité sociale

Fillon a  été payé par Axa, société qui milite pour le démantèlement de la sécurité sociale

 Pendant deux ans François Fillon a été paye par la société AXA dont l’ancien PDG Henri de Castries était président et éminence grise de l’ancien premier ministre pour la réforme de la sécurité sociale. Du coup,  on comprend mieux la proposition de François Fillon de démanteler la sécurité sociale en ne remboursant que les maladies graves tandis que les autres pathologies devraient faire l’objet d’une assurance. Le 8  décembre nous savons diffuser l’article ci-dessous :

 

« Henri de Castries,  l’ex PDG d’AXA, le puissant groupe d’assurances, fait partie des personnalités qui conseillent Fillon. Il pourrait même devenir ministre. Du coup on ne peut s’empêcher de faire le lien avec les propositions de Fillon qui propose de transférer sur les mutuelles et autres assurances la gestion des risques maladie qui ne font pas partie des pathologies graves. Un concept d’ailleurs très flou  mais qui traduit la volonté de faire jouer au privé et aux mutuelles le rôle de Sécu bis avec à la clé des hausse très significatives des cotisations des complémentaires. Notons que l’idée n’est pas nouvelle, il y a longtemps que les assurances militent pour ce transfert  qui seraiat susceptible de faire doubler leur activité.  L’ex -PDG d’Axa est un proche de  François Fillon. Une sorte d’une éminence grise, au travail sur le projet du candidat depuis 2013. L’amitié entre les deux hommes s’est progressivement forgée depuis 1995, consolidée par leur voisinage sarthois. Alors ministre Henri de Castries? «La question ne se pose pas aujourd’hui», déclare-t-il au Figaro, «je ne demande rien». François Fillon et lui ont encore le temps d’y réfléchir. De peser le pour et le contre.  À 62 ans, l’ancien patron est connu et reconnu pour son intelligence pourrait toutefois susciter des critiques pour ses liens avec le monde patronal en particulier dans l’assurance »

 

 

Aujourd’hui nous avons la confirmation.  De 2012 à 2014, François Fillon a en effet travaillé pour Axa lors des négociations sur la directive européenne dite Solvabilité 2, comme l’a indiqué la compagnie à L’argus de l’assurance. Pour rappel, cette disposition réglementaire entrée en vigueur le 1er janvier 2016 impose désormais aux assureurs de détenir un minimum de fonds propres afin de se prémunir contre les risques systémiques. Celle-ci devrait, en toute logique, bientôt s’appliquer au droit français, puisque le décret de transposition a déjà été publié.  Mais il y avait bien entendu une incompatibilité totale pour Fillon à intervenir sur cette question comme député en étend en même temps payé par Axa

Sondage: La sécurité prioritaire derrière l’emploi

Sondage: La sécurité prioritaire derrière l’emploi

Un sondage dont les résultats ne surprennent guère. La préoccupation du chômage vient toujours en tête chez une majorité de Français. Et suivie  par la problématique de la sécurité dont des Français pensent qu’elle est gérée de manière satisfaisante par les pouvoirs publics. Des tendances qui sont confirmées par  le annuel de l’institut Paul Delouvrier, la sécurité devient prioritaire pour 44% des Français, se plaçant juste derrière l’emploi et la lutte contre le chômage (52%) et devant l’éducation nationale (38%). Le chômage et l’emploi restent la première préoccupation des Français, selon le baromètre annuel élaboré par l’institut Paul Delouvrier. Mais pour la première fois, la sécurité intègre le podium, en raison des multiples attentats commis sur le territoire cette dernière année. Elle devient prioritaire pour 44% des citoyens, se plaçant donc juste derrière l’emploi et la lutte contre le chômage (52%) et devant l’éducation nationale (38%). C’est aussi le seul service public où l’action de l’Etat est jugée positive par une majorité (57%) des Français, malgré une baisse de 6 points, et celui qui satisfait le plus ses usagers (82%). Les attentes des citoyens à l’égard de la police et de la gendarmerie ont fortement progressé comparé à 2015 (+16 points). Côté défense nationale, elles enregistrent là aussi une hausse de huit points, selon cette douzième édition du baromètre. La justice cristallise également des attentes, avec une augmentation de trois points sur un an. L’action de l’Etat dans la santé publique, quatrième domaine où les attentes sont les plus fortes (36%), est jugée positive par 49% des personnes interrogées. Le service public de l’emploi reste le service le plus mal perçu. Seuls 13% des Français en ont une bonne opinion et seulement 45% de ses usagers en sont satisfaits.

Sécurité routière en baisse mais on ne sait pas pourquoi ?

 Sécurité routière en baisse mais on ne sait pas pourquoi ?

 

Comme d’habitude le gouvernement publie des chiffres de sécurité routière en se félicitant lorsque l’accidentologie diminue et inversement en le regrettant quand elle augmente. C’est le cas en novembre avec une baisse de 13% en novembre par rapport au même mois de 2015. Pourquoi ? Personne ne le sait car l’Etat ne dispose d’aucun organisme scientifique capable d’analyser les statistiques et les facteurs explicatifs. On se contente de propos généraux d’appel à la prudence et on prend des mesures sans jamais réellement en mesurer les effets directs  Le nombre de morts sur les routes de France a donc  baissé de 13,2% en novembre par rapport à novembre 2015, a annoncé samedi l’observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). Le mois précédent, le nombre de morts sur les routes avait chuté de 16,4%.   257 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine, soit 39 de moins que l’an dernier à la même époque. Sur les onze premiers mois de l’année, le nombre de personnes tuées est en baisse de 0,5% par rapport à celui enregistré sur la période équivalente en 2015. Toutefois l’observatoire relève une nette hausse de la mortalité des piétons (+16%) et des cyclistes (+8%).  Avec cette baisse de la mortalité routière, la France peut espérer éviter une troisième année consécutive d’augmentation: après douze années de baisse, la France avait vu en 2014 le nombre de morts sur les routes repartir à la hausse (3.384 morts, +3,5% par rapport à 2013), de même qu’en 2015 (3.464 tués, +2,4% par rapport à 2014). Le pays n’avait pas enregistré deux années consécutives de hausse de la mortalité routière depuis 35 ans et il faut remonter à 1972 pour trouver trois années consécutives de hausse. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, a souligné «la détermination du gouvernement en matière de sécurité routière et la totale mobilisation de ses services pour pérenniser ces résultats». Il a ajouté, à l’approche des vacances scolaires et des fêtes de fin d’année, que »la vigilance et le respect absolu de l’ensemble des règles de prudence au volant s’imposent pour garantir la sécurité de tous». Pour tenter d’enrayer la hausse de la mortalité routière, le gouvernement a lancé deux plans successifs l’an dernier, l’un en janvier (26 mesures), l’autre en octobre (22 mesures principales et 33 complémentaires). Parmi ces mesures: l’interdiction du kit mains libres au volant, l’abaissement du taux d’alcoolémie pour les conducteurs novices et l’augmentation du nombre de radars (500 supplémentaires en trois ans et 10.000 radars «leurres»).

 

Sarkozy sort de son chapeau un référendum sur l’immigration et la sécurité

Sarkozy sort de son chapeau un référendum sur l’immigration et la sécurité

Parce  que l’intéressé est en  forte difficulté dans les sondages par rapport à Juppé sans parler des affaires qui hypothèquent son avenir politique. Du coup il ne faut guère s’étonner si Sarkozy sort de son chapeau un  référendum sur l’immigration et la sécurité. Il faut même sans doute s’attendre à ce que Sarkozy propose tout et n’importe quoi pour tenter de remonter la pente glissante sur laquelle il se trouve. Curieux cette soif soudain de référendum pendant une campagne électorale. En effet la campagne terminée les présidents en général  se garde bien de gérer la démocratie à coups de référendum du fait du danger qu’ils  représentent En outre réduire la démocratie à un oui ou à un non n’est pas nécessairement un progrès significatif. De toute manière la proposition de Sarkozy serait anti constitutionnel. Il conviendrait alors de changer la constitution, ce qui n’est pas à l’ordre du jour et sans doute pas la priorité du moment même s’il faut bien les graves insuffisances de notre démocratie. Nicolas Sarkozy a donc annoncé vendredi soir qu’il soumettrait à référendum, s’il est élu président en 2017, ses propositions contestées de suspendre le regroupement familial et de placer en rétention administrative des personnes fichées « S » représentant une menace potentielle. Invité du journal de 20 heures de France 2, l’ancien président a choisi l’opposition frontale avec Alain Juppé, favori de la primaire d’investiture à droite, en mettant en avant deux mesures de son programme, que le maire de Bordeaux rejette, sous le sceau gaulliste de la « souveraineté populaire ». Alain Juppé avait estimé en août dernier dans un entretien au Figaro que la suspension du regroupement familial n’était pas « une attitude humaine ». Quant aux « fichés S », s’il juge fondé leur placement en rétention dans l’hypothèse d’une menace, il exige une intervention de l’autorité judiciaire en amont. Nicolas Sarkozy souhaite un contrôle a posteriori du juge. L’automaticité du regroupement familial, instaurée en 1974 en France, est « un débat sensible, fort, grave, important : je pense qu’il doit être tranché par les Français », a dit Nicolas Sarkozy sur France 2. « Je poserai donc par référendum cette question le jour du deuxième tour des législatives, le 18 juin 2017 : Est-ce que les Français sont d’accord pour que nous supprimions, nous suspendions le droit automatique au regroupement familial tant que l’Europe ne s’est pas dotée de frontières dignes de ce nom et d’une politique européenne migratoire? » Deuxième question, posée le même jour : « Etes-vous d’accord, à l’image de ce que font nos amis britanniques, pour que le ministre de la Sécurité puisse décider de la mise en internement administratif des fichés S les plus dangereux? » « Je vais rendre la parole à la souveraineté populaire », a lancé l’ancien président. « Donner la parole au peuple, sur des sujets aussi importants, c’est faire le choix de la démocratie », a-t-il souligné. Nicolas Sarkozy a par ailleurs implicitement accusé vendredi soir Alain Juppé de « compromission » et de « confusion déloyale » pour avoir invité les électeurs de gauche à participer à la primaire d’investiture présidentielle de la droite et du centre. L’enjeu de la participation au scrutin des 20 et 27 novembre, pour lequel le maire de Bordeaux part favori, attise l’antagonisme entre les deux hommes, au point qu’Alain Juppé a déclaré jeudi soir sur France 2 que l’ancien président était pris de « panique » face à des sondages défavorables.

(Avec Reuters)

Sécurité Routière: plus 30 % pour la mortalité, pourquoi

Sécurité Routière: plus 30 % pour la mortalité, pourquoi

Réponse comme à chaque fois : on n’en sait rien. Régulièrement le ministre ou l’office national de la sécurité routière annonce soit des chiffres en augmentation ou en baisse pour les tués et blessés de la route. En réalité aucun organisme compétent n’analyse de manière scientifique les facteurs explicatifs de ces variations. Du coup on s’en remet à des explications de bistrot ou alors  on en profite pour justifier une augmentation du nombre de radars (par ailleurs sans doute indispensables).  Après avoir observé une légère baisse ces derniers mois, la mortalité routière était de nouveau en hausse en septembre. L’office national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a en effet annoncé, vendredi, que le nombre de tués sur les routes françaises avait bondi de 30,4% en septembre. 335 personnes ont perdu la vie, soit 78 de plus qu’en septembre 2015. Des chiffres qui mettent un terme à la tendance à la baisse amorcée entre juin et août. Selon l’ONISR, «cette hausse de la mortalité routière est à mettre en regard de la comparaison statistique avec un mois de septembre 2015 exceptionnel, qui avait connu une baisse très forte du nombre de personnes tuées sur les routes (-17,4% ndlr), en partie en raison de conditions météorologiques très défavorables, marquées par de fortes pluies et inondations» qui limitent les déplacements. Seul point positif, le nombre d’accidents corporels a diminué de 1,2%, et le nombre de blessés a baissé de 3,4%. Cette progression fait craindre une troisième année consécutive d’augmentation. Après douze années de baisse, la France a vu repartir à la hausse le nombre de victimes de la route. 3.384 personnes sont mortes en 2014 (+3,5% par rapport à 2013) et 3.464 en 2015 (+2,4% par rapport à 2014). Depuis trente-cinq ans, la France n’avait jamais enregistré deux années consécutives de hausse de la mortalité. La sécurité routière a souligné la «détermination du gouvernement à mettre en œuvre l’ensemble des mesures décidées en 2015, notamment celles prises par le Comité interministériel de sécurité routière» d’octobre 2015, «dont onze mesures seront examinées la semaine prochaine à l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi de modernisation de la justice du XXIe siècle». Rappelons l’essentiel des mesures qui avaient été préconisées :

«   »Les routes de France ne peuvent pas être un cimetière ». C’est sur un ton volontairement alarmiste que le premier ministre Manuel Valls a présenté vendredi 2 octobre 20155 les 22 mesures arrêtées au terme d’un comité interministériel consacré à la sécurité sur les routes.

Alors que le nombre de morts est reparti à la hausse après plusieurs années de baisse (3384 personnes ont perdu la vie en 2014), le chef du gouvernement a réitéré l’objectif de « réduire la mortalité routière de moitié » d’ici 2020. Un objectif beaucoup plus difficile à atteindre en raison des effets de paliers. « Nous ne sommes plus à un moment où une seule mesure (ceinture de sécurité, permis à points) peut constituer l’alpha et l’omega pour faire diminuer le nombre de morts », a reconnu Manuel Valls.

Ceci explique peut-être pourquoi aucune mesure phare ne se détache réellement de la batterie de préconisations présentées ce vendredi depuis l’Hôtel de Matignon. La plus surprenante est aussi la plus anecdotique. Pour la première fois, des drones vont être expérimentés pour détecter les conduites à risque sur les routes françaises en lieu et place des hélicoptères.  Les tests salivaires pour repérer les automobilistes conduisant sous influence remplaceront bien les prises de sang. En attendant que ces appareils fassent leurs preuves, le gouvernement compte avant tout sur l’intensification des contrôles radars pour responsabiliser les automobilistes dont l’attention s’est manifestement relâchée ces dernières années. Manuel Valls a notamment annoncé que le parc vieillissant, qui compte 4200 appareils installés, passera à 4700 d’ici trois ans. L’Etat va multiplier les radars embarqués (qui ne sont pas repérables par les dispositifs anti-radars) en externalisant leur exploitation à des opérateurs agréés. Après avoir testé les radars à double sens, les autorités vont également déployer des radars de nouvelle génération capables de détecter de nouvelles formes d’infractions (comme l’interdiction de demi-tour). Des dispositifs de leurre seront également installés de manière à accroître la vigilance des conducteurs. Techniquement, les radars fixes seront toujours signalés par un panneau d’avertissement. Mais près de 10.000 panneaux annonceront des radars qui n’existent pas.

Manuel Valls a tenu à justifier cette intensification des contrôles radars, très impopulaires et souvent soupçonnés d’alimenter les caisses de l’Etat. Le premier ministre a notamment rappelé que les recettes engrangées par les radars (600 millions d’euros à ce jour) servent à financer l’entretien et l’installation de ces contrôles et participent au financement des infrastructures routières ainsi qu’aux collectivités locales. »

Sécurité JO-Paris 2024: la France bien préparée !!! (Hollande)

Sécurité JO-Paris 2024: la France bien préparée !!! (Hollande)

 

C’est lavis de François Hollande qui fait la cour pour arracher la décision du comité international olympique. Un avis évidemment complètement irresponsable car la France est sans doute actuellement l’un des pays les plus visés par le terrorisme. On peut sans doute penser que d’ici 2024 la guerre en Syrie, en Irak et en Libye sera gagnée par la coalition internationale. Pour autant, nous n’en aurons pas fini avec le terrorisme comme l’ont montré les attentats perpétrés par El Qaïda et  sans État déclaré. Pendant sans doute une longue période au contraire il faudra s’attendre à des risques d’attentats terroristes justement en représailles de l’échec de l’Etat islamique. À noter la phrase complètement contradictoire de Hollande : « Je ne sais pas ce que sera le monde en 2024 mais il sera forcément dangereux ». « Il n’y a aucun pays, aucune capitale, qui puisse penser qu’il sera protégé, immunisé », a-t-il poursuivi. Il aurait pu ajouter à plus forte raison la France à cause de son exposition militaire contre de et du baril de poudre que représente le communautarisme radical dans certaines banlieues. Mais pour apaiser le mécontentement des citoyens la recette est bien connue il faut faire des promesses: panem et circences. Des jeux pour détourner l’attention sur les questions économiques et des promesses de pain. Un argumentaire dangereux de François Hollande pour concurrencer  Los Angeles et Budapest après que la nouvelle maire de Rome a décidé le mois dernier de retirer le soutien de la municipalité à la candidature de la capitale italienne. Boston et Hambourg avaient déjà renoncé en 2015. « Nous voulons vous rappeler, et vous le savez, que la France est capable d’organiser de grands événements », a déclaré François Hollande, qui recevait dimanche à l’Elysée le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach. « Nous avons le savoir-faire et la technologie pour les grands événements mais nous pouvons aussi assurer leur sécurité », a-t-il ajouté en citant l’exemple de l’Euro 2016 de football et en rappelant que la France avait accueilli ces dernières années une quarantaine de championnats du monde ou d’Europe dans différentes disciplines. Faisant allusion à la série d’attentats qui ont frappé le pays depuis 2015 et aux moyens mobilisés en réaction à ces attaques, François Hollande a assuré que la France avait « toutes les conditions pour réussir à protéger un événement comme les Jeux olympiques 2024″ !!!!

(Avec Reuters

Sécurité : le bla-bla peu audible de François Hollande

Sécurité : le bla-bla peu audible de François Hollande

 

François Hollande s’est efforcé d’affronter les critiques notamment de la droite suite à la tuerie de Nice. Son argumentation pourtant ne paraît guère crédible pour justifier la politique actuelle. En effet le 14 juillet dans son allocution il avait indiqué qu’il convenait de mettre fin à l’état d’urgence faute de quoi il y aurait remise en cause de l’État de droit. C’est le même argument qu’il emploie pour justifier la prolongation de l’état d’urgence dans sa forme actuelle. Visiblement François Hollande n’a pas encore fait l’effort d’analyse relatif à l’équilibre qu’il conviendra de trouver entre la problématique de liberté et la problématique de sécurité. Il n’est d’ailleurs pas le seul dans ce cas puisqu’à droite c’est surtout la démagogie qui s’installe dans la perspective des primaires avec des propositions plus populistes mais tout aussi inefficaces. Notons d’ailleurs qu’un sondage récent de l’IFOP pour Atlantico  au démontrent qu’aucun grand leader candidat pour 2017 ne recueille une majorité de suffrage de la part des sélecteurs. (Juppé excepté) « Certains nous disent : mieux vaudrait ne plus avoir d’Etat de droit et être en liberté. Mais nous n’aurions ni la liberté ni l’Etat de droit et nous aurions toujours le terrorisme », a déclaré le président de la République à l’ambassade de France au Portugal, à Lisbonne. « Que signifierait être la France si nous cédions à nos libertés, à nos principes, à notre ordre constitutionnel et à commencer par la Constitution française », s’est-il interrogé. Après l’attaque qui a fait 84 morts à Nice le 14 juillet, François Hollande a ajouté que son « devoir » était de protéger les Français. « Je dois assurer cette protection, même s’il y aura toujours des risques », a-t-il dit. « Qui peut imaginer que déployant autant de forces, mettant autant de moyens, il n’y aura pas toujours une menace ? La menace elle est là.

(Avec Reuters)

Sondage Attentat : 80% pour un rééquilibrage sécurité-liberté

Sondage Attentat : 80% pour un rééquilibrage sécurité-liberté

Un sondage pas très surprenant concernant le peu de confiance que font les Français au gouvernement à propos de la sécurité puisque seulement 33 % des Français affirment faire confiance au président François Hollande et au gouvernement pour faire face et lutter contre le terrorisme (sondage IFOP pour Le Figaro).  »Les quatre baromètres précédents de l’IFOP, réalisés entre les 8 janvier 2015 et 5 janvier 2016, indiquaient qu’à peu près un Français sur deux avait confiance dans le gouvernement », rappelle le quotidien. Plus surprenant peut-être le faite que plus de 80 % seraient prêts un trait équilibrage liberté–sécurité, en clair moins de liberté pour davantage de sécurité. La preuve sans doute qu’il convient de s’interroger sur la capacité d’une démocratie à affronter le terrorisme sans toucher aux libertés individuelles et collectives même si l’on ne peut réduire la problématique à cette seule question. Dans cette enquête, 99% des personnes interrogées jugent d’autre part que la menace terroriste est élevée en France (« très » pour 61% et « plutôt » pour 38%). Et un Français sur deux (50 %) pense que malgré « une attaque terroriste sans précédent », le pays n’a « pas basculé véritablement dans une situation de guerre« .  Pour lutter contre le terrorisme, un Français sur deux souhaite que l’état d’urgence soit « renforcé ». Et une large majorité (81 %) serait prête « à accepter davantage de contrôles et une certaine limitation de (ses) libertés ».  Pour les personnes interrogées, les autorités, par rapport à la menace terroriste, n’en font « pas assez », s’agissant des peines prononcées contre les membres des réseaux et des cellules terroristes (88 %), s’agissant des moyens juridiques accordés aux forces de police et aux services de renseignement (77 %), ou en matière d’effectifs des forces de l’ordre (69 %).  « À situation exceptionnelle, réponses exceptionnelles », explique au journal Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’Ifop. « L’attentat de Nice a profondément marqué les esprits et renforcé des opinions préexistantes selon lesquelles la France, en guerre face à des ennemis déterminés, devait s’autoriser des mesures que les autorités n’avaient pas envisagées jusqu’alors », ajoute-t-il  Enfin, les Français dans leur ensemble manifestent leur confiance (84 %) aux forces de police, de gendarmerie et aux services de renseignement, « une proportion importante qui n’a que peu bougé depuis janvier 2015 et l’attentat contre Charlie Hebdo« , souligne Le Figaro.

 

(Avec RTL et le Figaro)

Sécurité sociale : le déficit « seulement »de 9,1 milliards d’euros

Sécurité sociale : le déficit «  seulement »de  9,1 milliards d’euros

Une grande victoire pour Marisol Touraine qui annonce que le déficit de la sécu sera limité à un peu plus de 9 milliards en 2016. Le déficit 2016 de la sécurité sociale sera « à son plus bas niveau depuis 2002″, selon la ministre de la Santé. Problème cependant : l’année 2016 est loin d’être terminée et tout dépendra aussi des conditions climatiques…. Et des virus.et autres infections bactériennes.  Alors que la Cour des Comptes vient récemment de déclarer qu’elle était dans l’incapacité de prévoir une date pour le rééquilibrage des comptes de la Sécu (pas avant 2020) la commission des comptes de la sécurité sociale est plus complaisante ;  elle juge qu’il faudra faire des efforts supplémentaires par rapport à ceux demandés par le gouvernement. Une sorte d’euphémisme puisque ce déficit de la sécu et de l’ordre  deux 10 milliards et que les déficits cumulés représentent environ 230 milliards !  La vérité c’est que la dérive est incontrôlable et que la sécu sert aussi d’amortisseur social face à la crise. En outre il est clair qu’en l’état actuel du chômage les recettes sont durement affectées tandis que les dépenses dérivent. Le gouvernement doit aller au-delà des efforts de maîtrise des dépenses de santé déjà prévus pour tenir ses objectifs de baisse du déficit de la protection sociale en 2016, juge donc  la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS). Selon des informations publiées par Les Echos, le gouvernement table sur un déficit de la Sécurité sociale proche de dix milliards d’euros l’an prochain, en baisse de trois milliards par rapport à cette année. Mais à en juger par les dernières projections de la CCSS, qui seront présentées lors de cette réunion et dont Reuters à obtenu la synthèse, le pari n’est pas gagné. La Commission table sur un déficit global du régime général de la Sécurité sociale et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) de 12,8 milliards d’euros en 2015, en baisse de 400 millions d’euros par rapport à 2014, et de 14,2 milliards en 2016, donc de nouveau en hausse, avant mesures correctrices. Le programme de stabilité des dépenses publiques de la France prévoit cependant de limiter à 1,75% la progression des dépenses d’assurance maladie, après 2,05% en 2015. « La fixation d’un Ondam (objectif national de dépenses d’assurance maladie) à 1,75% devrait réduire de 3,1 milliards (ces) dépenses », estime la CCSS dans son rapport. De quoi ramener le déficit de l’assurance maladie à sept milliards d’euros, niveau comparable à celui attendu en 2015. Mais cela ne ramènerait le déficit global de la Sécurité sociale qu’à 11,1 milliards d’euros, largement au-dessus de l’objectif affiché par le programme de stabilité. « Des mesures complémentaires en dépenses ou en recettes sont donc nécessaires pour réduire significativement le déficit », écrit donc naïvement la  commission.

 

Foot-Euro 2016 : la sécurité entièrement sous contrôle !! (Valls)….tu parles !

Foot-Euro 2016 : la sécurité entièrement sous contrôle !! (Valls)….tu parles !

 

C’est en substance ce qu’a déclaré Manuel Valls pour assurer l’opinion publique, un Manuel Valls  qui a dû sans doute prendre connaissance des sondages qui démontraient que 70 % des Français étaient pour le maintien de l’épreuve. « La fête pourra donc avoir lieu » concluait le premier ministre ;  une déclaration pour le moins irresponsable dans la mesure où tous les experts savent qu’il est impossible d’éliminer tous les risques dans un lieu se réunisse 50 000 personnes. Dans la mesure aussi où nous avons enregistré une tentative d’attentat récemment au stade de France Face au risque d’attentats, certains prônaient la suppression des fan-zones pendant l’Euro 2016 de football. Une hypothèse écartée par Manuel Valls qui garantit que la sécurité y sera assurée comme dans les stades. Le Premier ministre s’est voulu rassurant ce dimanche dans l’émission Stade 2 sur France 2. La sécurité sera à la hauteur pour l’Euro 2016, y compris dans les fan-zones, ces lieux où les supporters pourront se retrouver pour suivre ensemble les matchs sur des écrans géants. Avec la menace terroriste, plusieurs voix à droite avaient remis en cause leur maintien.   Mais « ce sont des zones qui seront sécurisées, fermées, il y aura des palpations, les sacs seront fouillés et, en même temps, la fête pourra avoir lieu« , affirme Manuel Valls.  »Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, en a discuté avec tous les maires et notamment le président des villes qui organisent l’Euro, il s’agit d’Alain Juppé, pour faire en sorte que la sécurité soit assurée avec les mêmes dispositifs, les mêmes méthodes que ceux que nous connaîtrons pour les stades.« 

Droit du travail -projet de loi Myriam El Khomri : la flexibilité sans la sécurité

Droit du travail : projet de loi Myriam El Khomri : la flexibilité sans la sécurité

 

 

On peut comprendre la nécessité d’une plus grande flexibilité en matière de droit du travail mais elle ne peut s’imposer sans un minimum d’équilibre pour assurer la sécurité des contrats des salariés. En outre la principale critique qu’on peut adresser au gouvernement c’est  surtout de  vouloir opérer une révolution sociale dans le privé. Il serait sans doute plus prioritaire  de s’attaquer à la bureaucratie administrative et aux conséquences fiscales qu’elle entraîne. C’est en effet cette bureaucratie et ce niveau de prélèvement obligatoire qui tue la compétitivité et l’initiative. D’une certaine manière on va faire payer aux salariés du privé l’incapacité à moderniser la bureaucratie française et la fiscalité sera compensée par une baisse des salaires et une plus grande incertitude sur les contrats de travail. Sur chaque point, dans la droite ligne des recommandations du rapport Combrexelle, le projet de loi tend à donner la priorité aux accords de branche et d’entreprise. Il précise ce que ces accords peuvent prévoir, ce qui relève de l’ordre public intangible et, enfin, quelles sont les règles « supplétives » applicables à défaut d’accord. Et, déjà, sur ces questions, il comprend quelques dispositions « flexibilisant » le droit du travail. Ainsi, certes, la durée légale hebdomadaire du travail reste fixée à 35 heures. Ce qui signifie qu’au-delà, les heures supplémentaires doivent être majorées. Mais la loi fait sauter le verrou de l’accord de branche sur ce taux de majoration. Autrement dit, à la différence de ce qui était la règle jusqu’ici, même si un accord de branche prévoit un taux de majoration supérieur (20 % ou 25 % par exemple), un accord d’entreprise pourra fixer un taux de bonification inférieur dans la limite d’un minimum de 10%. Et cet accord s’appliquera, un salarié ne pourra pas revendiquer l’application du « principe de faveur » en estimant que l’accord de branche lui est plus favorable. Le principe de saine concurrence au sein d’une branche professionnelle va donc être mis à rude épreuve. Mieux encore, dans les entreprises où il n’y a pas de délégué syndical, l’employeur pourra unilatéralement remplacer le paiement des « heures sup » par un repos compensateur, si les délégués du personnel ne s’y opposent pas. Rappelons qu’en l’absence de tout accord, les huit premières « heures sup » doivent être majorées de 25 % et les suivantes de 50 %. Plus fort, le projet de loi prévoit que, toujours par accord, l’entreprise est autorisée à moduler le temps de travail sur une période pouvant atteindre… trois ans, au lieu d’un an jusqu’ici. Ce qui signifie que les « heures sup » ne seront pas dues si en moyenne sur cette période on a travaillé 35 heures. Même (hypothèse d’école) si l’on a travaillé 40 heures pendant 18 mois… dès lors que l’on a travaillé que 30 heures les 18 mois suivants. Encore plus fort : dans les petites entreprises démunies de délégué syndical, il sera désormais possible de signer des conventions individuelles de forfait jours… sans qu’un accord collectif sur cette question ait été préalablement conclu. Une disposition très attendue par les startups notamment. Rappelons que, sous condition de respect de certaines règles, le forfait jours permet de travailler jusqu’à 235 jours par an et de ne pas respecter les limites quotidienne et hebdomadaire de durée du travail. Autre point sur la durée du travail qui va satisfaire les entreprises : l’augmentation de la durée maximum hebdomadaire de travail. Actuellement, en vertu d’une directive européenne, cette durée est fixée à 48 heures. Or, le projet de loi prévoit qu’en cas de circonstances exceptionnelles, elle pourra être portée à… 60 heures avec l’autorisation de l’autorité administrative. Mieux, un accord d’entreprise pourra porter à 46 heures la durée du travail maximum sur un cycle de 16 semaines, là où elle est actuellement limitée à 44 heures. Par ailleurs, Jusqu’à présent, les entreprises avaient la possibilité de conclure avec les représentants du personnel un accord dit de « maintien de l’emploi » permettant durant cinq ans de diminuer les rémunérations et/ou de baisser ou d’augmenter la durée du travail afin d’éviter des licenciements. Ces accords étaient considérés comme défensifs, il fallait que l’entreprise soit confrontée à une difficulté conjoncturelle. Avec le projet de loi, les entreprises pourront conclure ce même type d’accord (mais ils s’appelleront cette fois « de développement de l’emploi ») pour une raison « offensive », par exemple si elles veulent conquérir de nouveaux marchés. Le patronat va être satisfait… d’autant plus que si un tel accord est conclu, le salarié ne pourra pas s’y opposer, ou alors ce simple refus sera considéré comme une « cause réelle et sérieuse de licenciement ».  Les règles de validation des accords d’entreprises sont profondément revues, comme on le savait déjà. C’est le principe de l’accord majoritaire qui va désormais prévaloir. A l’avenir, une fois la loi votée, les accords collectifs devront être signés par des syndicats représentant au moins 50% des salariés (la règle s’apprécie en fonction du résultat obtenu aux dernières élections professionnelles).

Sécurité routière : 26 millions de contraventions en 2015

Sécurité routière : 26 millions de contraventions en 2015

 

Le gouvernement semble davantage préoccupé par l’augmentation des ressources des amendes que par la dégradation de la sécurité routière. La preuve, c’est que le produit des amendes est inscrit dans le projet de loi des finances notamment pour contribuer à l’amortissement de la dette de l’État alors qu’on pourrait imaginer que la totalité de cette recette soit affectée aux actions de prévention routière. Mais c’est le paradoxe, plus la prévention routière est efficace et plus le produit des amendes diminue, ce que ne souhaite pas le gouvernement en tout cas le ministre des finances. Une véritable manne pour le gouvernement qui a récupéré  1,671 milliard d’euros, selon l’étude de l’association «40 millions d’automobilistes», rapportée par Le Parisien-Aujourd’hui en France. A eux seuls, les radars automatiques rapportent 658 millions d’euros dans les caisses de l’État. Environ 560 millions d’euros proviennent des amendes forfaitaires réclamées à l’occasion d’autres infractions au Code de la route, tandis que les majorations d’amendes viennent ajouter 453 millions d’euros.  Or selon l’association, seul un tiers du pactole sert réellement cette cause. Un quart environ (441 millions) est utilisé pour rembourser la dette de l’État et plusieurs centaines de millions servent à entretenir l’ensemble du système de contrôle sur les routes y compris les coûts de gestion et d’envois postaux (30 millions d’euros) et l’achat de nouveaux radars (239 millions).  Grâce à l’argent des contraventions, l’arsenal de détection des mauvais comportements devrait donc s’étoffer en 2016. L’État envisage ainsi d’installer progressivement 500 radars supplémentaires, pour atteindre les 4500 au bord des routes. Fixe, mobile, passage à niveau, feu rouge, double sens, ils sont de plus en plus variés. Selon Pierre Chasseray, délégué général de «40 millions d’automobilistes», les contraventions rapporteront 2 milliards à l’État en 2020. Et pour cette année, l’État a déjà fait ses calculs: le montant attendu est même inscrit dans une annexe du projet de loi de finances (PLF) 2016, affirme Le Parisien-Aujourd’hui en France. Les prévisions de recette s’établissent pour 2016 à hauteur de 1,68 milliard d’euros, soit quasiment la même manne qu’en 2015.

Sécurité : un millier de réservistes pour la protection !

Sécurité : un millier de réservistes pour la protection !

 

Il est clair que les effets  d’annonce dissimulent mal la faiblesse des moyens mis en œuvre pour la protection vis-à-vis du terrorisme. Ainsi par exemple Hollande vient de décider d’augmenter le nombre de réservistes mais seulement 1000 seront affectés en permanence à la protection. Autant dire qu’il y aura 10 militaires supplémentaires par département ! Il faudra sans doute attendre malheureusement encore de nouveaux événements tragiques pour qu’on prenne conscience que les moyens militaires de la nouvelle guerre contre le terrorisme doivent nécessairement être adaptés à la hauteur de l’enjeu. Aujourd’hui 10 000 militaires sont présents sur le territoire pour participer à la lutte contre le terrorisme, autant sont engagés dans des opérations extérieures. Alors il qu’faudrait sans doute doubler les effectifs pour assumer toutes ses responsabilités ce qui impliquerait sans doute évidemment envers un renforcement des effectifs professionnels aussi le rétablissement du service militaire obligatoire. La question aujourd’hui taboue se reposera un jour ou l’autre car l’armée française est incapable d’assurer toutes les missions que lui ont assignées les pouvoirs publics. Aujourd’hui par exemple environ 800 lieux font l’objet d’une protection permanente, demain il faudra en protéger plusieurs milliers, une mission impossible compte tenu des effectifs actuels des forces de l’ordre et de l’armée. Même constat d’insuffisance sur les opérations extérieures où parfois nos effectifs sont à la limite du ridicule (au Sahel par exemple).   François Hollande a annoncé jeudi lors de ses vœux aux armées la mobilisation de 40.000 réservistes, contre 28.000 actuellement, dont un millier seront déployés en permanence pour des missions de protection.

Sécurité : les propositions de Juppé

Sécurité : les propositions de Juppé

 

 

Contrairement à d’autres Juppé n’entend pas instrumentaliser les événements tragiques de Paris à des fins politiques. Il évite aussi la démagogie. Ces propositions ont le mérite d’être sérieuses et responsables même si elles demeurent sans doute encore bien insuffisantes  concernant la politique de renseignement. «Après le choc, la réalité. L’Etat Islamique, nous a déclaré la guerre et nous devons en tirer toutes les conséquences», écrit le maire de Bordeaux. «La première: être unis, rassemblés et soudés autour des autorités qui sont aujourd’hui en charge de la sécurité de notre pays, le Président de la République et le gouvernement». À ce titre, il rappelle leur avoir apporté son «soutien». Mais, prévient-il, «cela ne veut pas dire leur laisser carte blanche. Il faut passer à l’acte très rapidement parce que nous avons déjà l’exemple dans un passé récent d’annonces qui n’ont pas été suivies d’effets». Il souhaite ainsi que «dans les prochains mois, le président de la République vienne expliquer devant les Français ce qui a été obtenu».L’ancien premier ministre a aussi annoncé plusieurs propositions. Les voici.

• Réformer la police

Alain Juppé soutient les créations de postes dans la police, la gendarmerie ou la justice annoncées par François Hollande mais a déclaré que ce n’était «pas suffisant». «Il faut former ces agents et les effets ne se feront sentir qu’à long terme», juge-t-il.

• Renforcer les services de renseignements

Concernant les services de renseignement, l’ancien premier ministre propose de «simplifier drastiquement les procédures administratives qui occupent aujourd’hui deux tiers du temps des policiers et gendarmes, et de recruter du personnel civil pour s’en occuper». Alain Juppé prône aussi la création d’un «véritable service de renseignement pénitentiaire», pour prévenir les cas de radicalisation en prison.

• Les imams obligés de «prêcher en français»

«Un travail doit aussi être mené en amont, en luttant efficacement contre la radicalisation», ajoute-t-il. Il propose ainsi que les imams soient obligés de «prêcher en français» dans les mosquées. «Ils doivent également obtenir un certificat d’instruction civique qui permette de vérifier leurs connaissances des principes fondamentaux de la République française», précise le maire de Bordeaux.

• Créer un «délit d’entrave au service public»

Alain Juppé veut aussi créer un «délit d’entrave au service public»: «On ne peut pas laisser les représentants de l’État sans moyens de réagir quand un enfant rejette une leçon d’histoire sur la Shoah ou quand une femme hospitalisée refuse d’être examinée par un médecin homme», poursuit Alain Juppé, insistant sur le respect de la laïcité. Toutefois, il met en garde contre les «dérives» et «amalgames dangereux» et redit que «les autorités religieuses et spirituelles musulmanes [doivent] exprimer haut et fort leur rejet massif de toute forme d’extrémisme et de sectarisme et condamner fermement tout acte commis au nom de leur religion allant à l’encontre de la République».

• Mettre en place «une coalition unique»

Sur le plan diplomatique, face au constat que l’objectif d’un départ de Bachar al-Assad n’a pas été «atteint», Alain Juppé se prononce en faveur d’une «coalition unique associant Américains, Russes, Français, Turcs, Iraniens, pays du Golfe» contre le groupe Etat islamique. «Je serai attentif aux résultats qu’obtiendra en ces termes la diplomatie française», des terroristes prévient-il.

• Créer une police européenne des frontières

Enfin, Juppé, constatant que «Schengen est mort», souhaite la mise en place d’une «police européenne des frontières, un corps des gardes douaniers européens». «En 2015, ce sont seulement 150 millions d’euros de budget qui sont alloués au contrôle de plus de 40.000 kilomètres de frontières, ce n’est pas tenable», écrit-il. «Mais il faut aussi que nos partenaires européens s’engagent sur les théâtres d’opération où nous sommes trop souvent seuls», regrette l’ancien ministre des Affaires étrangères.

Accord minimal sur la sécurité en Europe

Accord minimal sur la sécurité en Europe

 

L’Europe vient encore de se contenter du  minimum syndical pour lutter contre le risque terroriste. On va donc se limiter la stratégie  au seul échange des données. On est loin d’une politique étrangère commune, loin d’une politique de défense commune et loin d’une politique de sécurité européenne. Même le renforcement des contrôles aux frontières extérieures relève de l’illusion. On va donc continuer d’entrer en Europe comme dans un moulin via notamment la Grèce ou les Balkans. Les ministres européens de l’Intérieur, réunis à Bruxelles une semaine après les attentats à Paris, se sont mis d’accord vendredi sur le minimum ; ils ont décidé de partager les données sur les passagers aériens via le fichier PNR, juguler les trafics d’armes à feu et renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l’Europe. Le ministre français, Bernard Cazeneuve, avait réclamé dimanche dernier une réunion en urgence du conseil « justice et affaires intérieures » de l’UE pour prendre des mesures censées prévenir le risque d’attaques sur le sol européen. « Nous devons savoir qui vole vers l’Europe, qui revient en Europe », a dit naïvement  l’Allemand Thomas de Maizière, évoquant la présence de milliers de djihadistes européens dans les territoires contrôlés par l’organisation Etat islamique (EI). Au moins deux des djihadistes impliqués dans les attentats de Paris qui ont fait 130 morts vendredi à Paris et aux abords du Stade de France, à Saint-Denis, sont passés par la Syrie.

Coût de la sécurité : une manœuvre politicienne de Hollande (Fillon)

Coût de la sécurité : une manœuvre politicienne de Hollande (Fillon)

La manœuvre budgétaire de hollande est évidente. Il utilise le coup de la politique sécuritaire pour s’affranchir des contraintes imposées par Bruxelles en matière de réduction des déficits. Certes cette politique sécuritaire engendre de nouveaux coûts mais qui ne dépassent  pas 1 milliard. Une somme à mettre en relation avec les 86 milliards de déficits enregistrés en 2014. D’une certaine manière Hollande monnaye les insuffisances de Bruxelles en matière d’immigration, de politique étrangère et de politique de défense contre un plus grand laxisme budgétaire français. Il est vraisemblable que le montant des dépenses va donc déraper bien au-delà de ce qui est nécessaire pour financer les nouvelles mesures de sécurité et de défense. «Je crains que ce ne soit vraiment là une manœuvre politicienne de François Hollande», accuse ouvertement François Fillon. «Les dépenses de sécurité qu’il a annoncées, j’ai fait le calcul, en 2016 c’est 500 millions d’euros. On n’a pas besoin de rompre le pacte de stabilité pour 500 millions d’euros», juge l’ancien premier ministre, qui ne manque pas de glisser quelques propositions. «Il peut par exemple rétablir le jour de carence dans la fonction publique, il peut réformer l’aide médicale d’État qui a coûté 1,2 milliard d’euros cette année, il peut recruter un peu moins des 60.000 postes d’enseignants qu’il a promis: il financera l’effort de sécurité sans remettre en cause le pacte de stabilité», détaille le candidat à la primaire de la droite de 2016.

123



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol