Archive pour le Tag 'sécu'

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Sécu : dérive des comptes

Sécu : dérive des comptes

Alors que le gouvernement cherche 2 milliards d’économies supplémentaires, il semble qu’il y ait un gisement dans l’assurance-maladie. C’est la conclusion que l’on peut tirer à la lecture du rapport de la Cour des comptes sur les comptes de la Sécurité sociale en 2013, rapport qui doit être présenté mercredi et dont « Les Echos » se sont procuré des extraits.  Chaque année depuis 1996, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale fixe un objectif national de maîtrise des dépenses d’assurance-maladie (Ondam), qui permet de garder sous contrôle des frais galopants, principalement du fait du vieillissement de la population et de la multiplication des affections de longue durée. Mais la Cour juge que l’Ondam 2013 n’est pas assez ambitieux : à +2,7% en 2013, contre +2,5% en 2012, il y a une dérive de 4,6 milliards d’euros supplémentaires. Ce moindre effort découle d’une exigence plus faible envers les médecins de ville et les hôpitaux, ajoute l’institution. Le gouvernement se félicite pourtant de n’avoir cessé de faire ralentir la progression de la dépense publique en assurance-maladie, et rappelle que chaque année on fait mieux que l’Ondam. L’enveloppe n’est jamais consommée en entier. Malgré cette prudence, la dépense ne ralentit pas. « Le taux de progression provisoire de l’Ondam exécuté s’établit à ce stade en 2013 à +2,4%, comme celui annoncé en 2012 à la même période, ce qui traduit un coup d’arrêt dans le ralentissement des dépenses constatées ces dernière années », écrit la Cour.  De plus, l’Ondam progresse nettement plus vite que l’économie française, souligne la Cour : « Les dépenses d’assurance-maladie ont ainsi augmenté deux fois plus vite en 2013 que le PIB en valeur. »

Budget Sécu : ça coince !

Budget Sécu : ça coince !

Le gouvernement a décidé lundi soir de remettre à plus tard les votes à l’Assemblée sur les articles et amendements au projet de budget rectificatif de la Sécu pour 2014, provoquant la consternation dans l’hémicycle et l’indignation d’une partie de la majorité. Cette décision, annoncée par le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, au début de la discussion du texte, peut laisser présager le recours au vote bloqué sur tout ou partie du texte, ce qui permettra de ne retenir que les amendements présentés et acceptés par le gouvernement. C’est ainsi que l’ont interprété notamment le patron des députés UMP Christian Jacob et l’ancienne ministre écologiste Cécile Duflot.  Dans les rangs du PS, se trouvaient alors présents de nombreux «frondeurs», prêts à défendre notamment un amendement pour une contribution sociale généralisée (CSG) progressive. L’un d’eux, Christian Paul, a dénoncé le recours à «des outils rouillés qui n’honorent pas le gouvernement», face à des députés «nombreux et soucieux de défendre leurs propositions». Le vice-président (PS) de la commission des Finances, Pierre-Alain Muet, s’est aussi insurgé dans un tweet contre «une caricature de démocratie qui ôte le seul vrai pouvoir des députés: le droit d’amender».  Les écologistes ont évoqué une «crise des institutions», le Front de gauche un gouvernement qui «ne recule devant rien». Dans l’opposition, le président du groupe UDI Philippe Vigier a pointé «un blocage institutionnel majeur» et Christian Jacob «une situation totalement inédite», en demandant une réunion immédiate de la conférence des présidents de l’Assemblée. À l’inverse, le président du groupe socialiste, Bruno Le Roux, a salué une décision «sage» du gouvernement afin de permettre «le débat». Christian Eckert a demandé «la réserve des votes» jusqu’»au moment où (le gouvernement) estimera utile et nécessaire de reprendre les votes», en précisant que le recours à l’article 44-3 de la Constitution sur le vote bloqué n’était qu’une possibilité. «Le gouvernement fera savoir (mardi) s’il fera reprendre le vote des amendements ou s’il aura recours à d’autres procédures prévues par la Constitution», a-t-il ajouté. Dans l’entourage du premier ministre Manuel Valls, on a justifié cette méthode auprès de l’AFP par la volonté d’»avancer dans les meilleures conditions». Les députés ont ensuite discuté vaille que vaille du 1er article du projet de loi de financement de la Sécurité sociale rectificative (PLFSSR), consacré à des allègements de cotisations salariales, dans le cadre de la mise en œuvre du pacte de responsabilité et de solidarité.

Sécu : moins de recettes, plus de déficits

Sécu : moins de recettes, plus de déficits

Après les impôts, ce sont les recettes de la sécu qui sont auusi en baisse. Les recettes de la Sécurité sociale seront en effet moins bonnes que prévu cette année. C’est ce qu’observe le rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale, qui se réunit ce matin. Les ressources du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse «devraient être inférieures de près de 1,7 milliard d’euros au montant prévu dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2014», votée en décembre dernier, souligne le rapport. Pourtant, depuis l’arrivée de François Hollande au pouvoir, les prélèvements affectés à l’assurance-maladie, aux retraites ou à la branche famille ont été fortement relevés : hausse des cotisations vieillesse, baisse du plafond du quotient familial, augmentation des prélèvements sociaux sur les revenus du capital. Et la masse salariale, sur laquelle sont prélevées les cotisations sociales, reste relativement dynamique malgré la crise et le chômage. Elle devrait progresser de 2,2 % cette année, prévoit le rapport, un chiffre conforme aux prévisions. Si les recettes sont inférieures aux attentes, c’est dû en particulier «aux prélèvements sociaux sur le capital», qui rentrent moins bien que prévu, observe la Commission des comptes. Résultat, même avec des dépenses de santé inférieures aux prévisions, le déficit de la Sécurité sociale devrait être un peu plus élevé que prévu en 2014. Il s’établirait à 9,9 milliards d’euros au lieu des 9,6 milliards attendus, et à 13,4 milliards en incluant le Fonds de solidarité vieillesse. C’est en tout cas ce que prévoit la Commission à ce stade, mais le déficit sera en réalité inférieur grâce aux nouvelles mesures d’économies annoncées par le gouvernement, comme le gel des pensions de retraite et des aides au logement. Ces mesures seront votées le mois prochain dans le cadre d’une loi de financement de la Sécurité sociale rectificative.

 

Sécu : une économie de 20 milliards avec de nombreux médicaments non remboursés

Sécu : une économie de 20 milliards avec de nombreux médicaments non remboursés  

 

20 milliards à économiser pour la sécu, un pari presqu’’impossible sans une réduction drastique du remboursement des médicaments et sans réforme de l’hôpital. Sur les 50 milliards d’économies annoncés, le Premier ministre a précisé mercredi qu’au total plus de 20 incomberont à la Sécurité sociale, de nouveaux efforts en vue à la fois sur les dépenses maladie et le système de prestations sociales. A elle seule, l’assurance maladie, branche la plus déficitaire de la Sécu (6,1 milliards en 2014), devra supporter 10 des 50 milliards d’économies promis d’ici 2017 pour financer le Pacte de responsabilité.  Or, les efforts engagés par l’assurance maladie sont déjà très lourds. Pour 2014, 2,9 milliards d’économies sont ainsi escomptés, avec un nouveau tour de vis sur les médicaments. Les dépenses de santé ne devront pas progresser de plus de 2,4%.  Réduire cet objectif de progression des dépenses à moins de 2% permettrait de dégager près d’un milliard par an. « C’est sans doute très difficile, mais pas impossible à terme « , analyse Didier Tabuteau, responsable de la chaire santé de Sciences Po qui cite comme autres mesures possibles la réorganisation du panier de soins pris en charge par la Sécu, le développement des génériques ou encore la lutte contre le gaspillage.  Tabuteau, « si on abaisse mécaniquement le taux de dépenses, le système va exploser. Si on veut gagner des milliards, il faut restructurer le système pour que ce qui se faisait à l’hôpital se fasse en ville » et cela suppose « de vraies réformes de structure ». « C’est un défi redoutable » mais « c’est fondamental », dit-il.  Du côté des professionnels de santé, l’objectif des « 10 milliards d’euros est jugé « réalisable ». « Il faut investir davantage dans les soins de ville, soigner en ville avant d’aller à l’hôpital », plaide Claude Leicher président du premier syndicat de médecins généralistes, MG France.   »Vu les niveaux auxquels Valls veut arriver, on ne peut plus uniquement impliquer la médecine de ville et jouer sur les génériques. Il faut impliquer l’hôpital (…) », renchérit Jean-Paul Ortiz, président du 1er syndicat de médecins libéraux (CSMF). Selon lui, l’impact d’une réforme serait « très rapide et très lourd ».  La fédération hospitalière de France se dit également prête « à accompagner les pouvoirs publics dans leur volonté de réforme ». Se sachant dans le collimateur, la FHF va dévoiler jeudi un plan de 5 milliards d’économies.  Ces orientations devraient être au coeur de la stratégie nationale de santé que la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine doit présenter à l’été.  Si les efforts de l’assurance maladie semblent identifiés, où trouver les 11 milliards dans « d’autres dépenses de Sécurité sociale » évoqués mercredi matin par M. Valls?  La tache s’annonce ardue, d’autant plus que les baisses de cotisations prévues dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité sont synonymes de recettes en moins. Sur ce point, Marisol Touraine s’est voulue rassurante mercredi en précisant que « la totalité » de ces baisses « seront intégralement compensées pour la Sécurité sociale ».  Selon M. Valls, « on peut trouver des pistes sur la gestion des caisses de Sécurité sociale ». La veille, il avait déclaré qu’une partie des économies viendrait « d’une plus grande justice, d’une mise en cohérence et d’une meilleure lisibilité de notre système de prestations ».  Concernant les prestations, les marges de manœuvre semblent limitées pour le gouvernement, qui a annoncé il y a quelques mois un plan pauvreté, a déjà réformé les retraites et la politique familiale (baisse du plafond du quotient familial notamment).  D’où l’inquiétude des associations du collectif Alerte face « aux économies annoncées, en particulier sur les dotations aux collectivités territoriales qui font de l’action sociale ». Le collectif demande « que le Plan de lutte contre la pauvreté soit financièrement sanctuarisé », notamment l’engagement d’augmenter le RSA socle de 10% d’ici 2017.   »Hors de question de toucher aux politiques de solidarité », a prévenu le numéro un de la CFDT Laurent Berger.   »S’agit-il d’un effet d’annonce? Dans les 11 milliards, faut-il compter les 7 milliards d’économies prévus d’ici 2020 par la dernière réforme des retraites? », s’interrogeait pour sa part Philippe Pihet de Force ouvrière.

 

50 milliards d’économies : 17 pour l’Etat, 23 pour la Sécu, 10 pour les collectivités

50 milliards d’économies : 17 pour l’Etat, 23 pour la Sécu, 10 pour les collectivités

 

Selon les Echos, le plan en train d’être finalisé par le gouvernement prévoit une participation à ce tour de vis général de l’Etat et des 550 opérateurs qui en dépendent à hauteur de 17 milliards d’euros.  Cela devrait passer par un maintien du gel du point d’indice des fonctionnaires en 2015 et 2016, et le gouvernement pourrait « raboter » en outre de 10.000 à 15.000 postes les 60.000 recrutements dans l’éducation qui étaient prévus sur le quinquennat.  La Sécurité sociale, quant à elle, devrait économiser 23 milliards, ce qui passerait par une réduction supplémentaire d’un milliard d’euros par an de la progression des dépenses de santé, déjà sujettes à un plan d’économies.  Le quotidien assure en outre que les « allocations familiales de base » ne seront pas touchées mais évoque de possibles économies sur certaines prestations secondaires.  Enfin, les collectivités devraient contribuer au plan d’économies à hauteur d’environ 10 milliards, via une baisse de trois milliards d’euros par an en 2015, 2016 et 2017 des dotations versées par l’Etat.

 

Déficit de la Sécu : 12.5 milliards

Déficit de la Sécu : 12.5 milliards

 

Le déficit du régime général de la Sécurité sociale, qui regroupe les branches maladie, vieillesse, famille et accidents du travail, atteindrait 12,5 milliards d’euros en 2013, soit moins que les 13,3 milliards initialement prévus par l’exécutif pour construire son budget.  Dans un communiqué publié dans la soirée, Marisol Touraine et Bernard Cazeneuve, ministre du Budget, ont souligné que « de 17,4 milliards d’euros en 2011, le déficit du régime général a été ramené à 13,3 milliards en 2012 et à 12,5 milliards en 2013″.  Ils ont précisé aussi que « le déficit de la Caisse nationale d’assurance vieillesse s’est réduit de 4,8 à 3,1 milliards d’euros entre 2012 et 2013, et celui du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) de 4,1 à 2,9 milliards d’euros ».  Ces résultats « reprennent les comptes arrêtés par les caisses au 17 mars » et doivent être encore certifiés par la Cour des comptes, « dont l’avis définitif sera rendu d’ici au 30 juin », selon le communiqué.  Déjà, fin janvier, le ministre du Budget avait annoncé que les seules dépenses de santé avaient été moins importantes que prévu en 2013, parlant d’une « maîtrise exemplaire ».  En 2013, la progression de ces dépenses, qui augmentent chaque année en raison, notamment, du vieillissement de la population, avait été fixée à 2,7%, soit au total 175,4 milliards d’euros.  La commission des comptes de la Sécu avait de son côté constaté une baisse des dépenses d’indemnités journalières, de transports et de masso-kinésithérapie.  Pour 2014, un nouveau tour de vis, en particulier sur les médicaments, est prévu pour l’assurance maladie, branche la plus déficitaire (- 6,2 milliards en 2014).  Les dépenses de santé ne devront pas progresser de plus de 2,4%, soit le niveau le plus bas dans un budget depuis 1998. Elles devraient atteindre 179,2 milliards d’euros.  L’amélioration des comptes pour 2013, dont l’annonce intervient à quelques jours des élections municipales, « est évidemment une satisfaction même si, à l’évidence, l’effort doit être poursuivi et c’est le travail que nous faisons pour préparer le pacte de responsabilité que le président de la République a défini », a déclaré Mme Touraine.  Car le gouvernement entend économiser 50 milliards d’euros d’ici 2017, notamment pour financer ce pacte, qui prévoit un allègement des charges des entreprises.  Dans ce cadre, le président François Hollande a réitéré sa volonté de lutter contre les « excès » et les « abus » de la Sécurité sociale.  Le président de la Cour des comptes, Didier Migaud avait lui-même estimé début janvier que les efforts du gouvernement devaient porter « en absolue priorité sur les régimes de Sécurité sociale ».  Dans ce contexte, certains syndicats de médecins redoutent que l’objectif des dépenses de santé soit encore revu à la baisse dans les années à venir, craignant une progression limitée à moins de 2% dès le prochain budget.  Marisol Touraine a toutefois assuré que la prise en charge des patients et les remboursements n’en seraient pas affectés.

 

Santé-sécu maladie : pas de baisse des remboursements en vue (Touraine)

Santé-sécu maladie : pas de baisse des remboursements en vue (Touraine)

En perspective des municipales et des européennes, Marisol Traine a assuré qu’on ne toucherait pas aux remboursements maladie de la sécu. Il est vrai que le déficit annuel est en baisse mais quand même de l’ordre de 15 milliards avec un déficit cumulé de 170 milliards. Une promesse qui ne vaut donc sans doute que jusqu’aux élections. Le gouvernement n’entend pas réduire la prise en charge des dépenses de santé des Français, a assuré samedi Marisol Touraine. «Nous ne devons pas, et ce n’est pas la politique du gouvernement, aller vers la réduction de la prise en charge, la multiplication des forfaits et des déremboursements», a déclaré la ministre de la Santé sur Europe 1. «C’est ce qu’a fait le gouvernement précédent et on voit que ça n’a pas servi à grand chose (…) puisque le déficit a continué de se creuser», a-t-elle ajouté. Lors de ses voeux aux Français mardi soir, François Hollande s’est dit déterminé à réduire les dépenses publiques et a estimé que la Sécurité sociale devait en finir avec «les excès» et «les abus». La Sécu comprend cinq branches (maladie, retraites, famille, accidents du travail, cotisations/recouvrements), mais c’est celle dédiée à la maladie qui est la plus déficitaire. Le président n’a jusqu’à présent donné aucun détail sur les modalités de son plan d’économies, ni sur quelles branches elles porteraient plus particulièrement. «Des réformes de structure sont indispensables. Il s’agit de faire mieux en dépensant moins», s’est-il contenté de souligner vendredi lors de ses voeux au gouvernement.

 

Touraine défend les pharmaciens, pas la sécu !

Touraine défend les pharmaciens, pas la sécu !

 

Proximité des élections oblige, Marisol Touraine défend maintenant les pharmaciens ; Il  faut dire qu’elle avait suscité beaucoup de critiques jusque là de la part des professions médicales libérales et à juste titre.  Touraine ne veut pas que les médicaments non remboursés soient vendus en grande surface et même avec la présence d’un pharmacien.  Contrairement à lavis de l’autorité de la concurrence. Touraine utilise des arguments très douteux car il y a longtemps que les pharmaciens ne sont plus que des distributeurs de médicaments et autres produits parapharmaceutiques. Mieux veut être pharmacien que médecin généraliste ; la rentabilité est nettement plus assurée (et les conditions de travail plus fonctionnarisées) parler de  la spéculation sur la vente du fonds de commerce vendu jusqu’à 100% du chiffres d’affaires ! Un prix que finalemenet rembourse en grande partie la sécurité sociale. Un bel exemple du corporatisme et d’un monopole.  Marisol Touraine assurait déjà, en octobre, que le gouvernement n’envisageait pas d’autoriser la vente de médicaments sans ordonnance en grande surface. La ministre de la Santé réaffirme sa position ce jeudi, répondant à l’avis de l’Autorité de la concurrence en faveur d’une libéralisation «limitée et encadrée» de la vente des médicaments non remboursés.  Elle «réaffirme son attachement au monopole officinal sur les médicaments, qui permet à notre pays de sécuriser leur dispensation et d’agir efficacement contre la contrefaçon, tout en garantissant l’accès de nos concitoyens aux médicaments sur l’ensemble du territoire», indique le communiqué du ministère.  

 

La Sécu finance les coiffeurs ! Pourquoi pas les maçons ou les couvreurs ?

La Sécu finance  les coiffeurs ! Pourquoi pas les maçons  ou les couvreurs ?

On peut comprendre qu’il faille protéger les conditions de travail mais pourquoi aider les coiffeurs, certes l’ergonomie doit y être améliorée mais est-ce bien à la sécu de fi,ancer ? Pourquoi pas les maçons, les couvreurs et autres métiers manuels ? Un détail, le déficit de la sécu sera de 14 milliards en 2013 au lieu de 11 prévus !La politique de prévention mise en œuvre par la Sécu traite de sujets auxquels on ne pense pas forcément. Il en va ainsi des coiffeurs. Après examen des maladies professionnelles, la Sécurité sociale s’apprête à verser une prime allant jusqu’à 5000 euros, soit 50 % des montants investis, aux salons de coiffure qui achèteront du matériel ergonomique. Pas loin de 40.000 salons peuvent participer à ce programme ouvert par la branche Risques professionnels de l’Assurance-maladie pour quatre ans, avec un budget qui pourra atteindre plusieurs millions d’euros. Objectif: aider les coiffeurs français à combattre leur mal de dos et leurs douleurs dans les articulations des poignets ou dans le bras. Les figaros pourront découvrir samedi, lors du Salon mondial de la coiffure à Paris, la liste des outils ouvrant droit à la prime: ciseaux évitant de se tordre le poignet, sèche-cheveux légers – moins de 370 grammes – ou encore bacs à shampoings réglables. La profession est loin d’être la plus affectée en France par les troubles musculosquelettiques, mais 15 % du personnel en souffre, explique Jacques Minjollet, directeur des «Institutions de la coiffure», qui regroupe les organismes paritaires de la profession et s’intéresse à la prévention de ses problèmes de santé. Un souci de plus en plus partagé par la Sécurité ­sociale. Afin de prévenir les accidents de la circulation, celle-ci a lancé une opération similaire il y a un an en proposant une prime de 2500 euros pour l’achat, par les PME, de véhicules utilitaires neufs ­dotés d’équipements de sécurité satisfaisants.

 

Sondage sécu : trop de dépenses pour 59%

Sondage sécu : trop de dépenses pour  59%

Ils sont 86% à être inquiets pour l’avenir du système santé et près de six Français sur dix jugent que l’on dépense trop en matière de dépense de santé. Une fois n’est pas coutume, les sympathisants de gauche comme de droite s’accordent sur le constat. Après trente années de déficit, les Français ont compris que la dette accumulée est devenue  vertigineuse et le système fragilisée. Mais si 59% des Français jugent qu’on dépense trop, la proportion n’est pas non plus écrasante. Preuve qu’il y a débat sur la sanctuarisation des dépenses de santé. Sur ce sujet, le clivage s’opère entre d’un côté  les sympathisants des partis de gouvernement (PS et UMP) et de l’autre les partisans des extrêmes (Front de gauche et Front national). Le clivage est encore plus net quand on demande aux Français s’ils sont prêts à cotiser plus pour préserver la prise en charge de leurs frais de santé ou s’ils refusent de payer plus. C’est quasiment du 50-50. Une France coupée en deux : d’un côté une France plus jeune, plus diplômée, plus active et plus urbaine et de l’autre une France plus provinciale, moins diplômée et moins protégée.

 

Trou de la Sécu : 14 milliards en 2013

Trou de la Sécu : 14 milliards en 2013

Si « de premiers résultats » ont été obtenus pour réduire le « trou de la Sécu » en 2011 puis 2012, le redressement des comptes sociaux connaîtra un « véritable coup d’arrêt » en 2013, note l’institution dans son rapport annuel sur la Sécurité sociale.   »L’interruption du mouvement de réduction du déficit est préoccupante même si elle résulte largement de l’atonie de la croissance », a relevé le premier président de la Cour Didier Migaud.  Cette année, le déficit du régime général (salariés du privé) devrait ainsi s’élever à 14,3 milliards d’euros, hors Fonds de solidarité vieillesse.  Ces comptes vont être ajustés le 26 septembre, lors de la présentation du budget de la Sécu 2014 par le gouvernement, qui s’est engagé à limiter le déficit public à 3,6% du PIB fin 2014. Plus généralement, la Cour évoque une « spirale » de la dette sociale « anormale et particulièrement dangereuse », dont l’encours global « devrait passer de 147 milliards d’euros à 159 milliards d’euros entre 2011 et 2013″, selon M. Migaud.  Il a fait valoir que dans la zone euro « seules la Grèce et l’Espagne » ont connu en 2012 un déficit supérieur des administrations sociales.   »Résorber le déficit de la Sécurité sociale doit constituer une priorité majeure » et c’est « essentiellement en pesant sur la dépense que la trajectoire de retour à l’équilibre doit se poursuivre et s’accélérer », relève l’institution.  Il  existe « des gisements d’économies considérables » dans l’assurance maladie, dont le déficit devrait atteindre près de 8 milliards en 2013, « sans compromettre, bien au contraire, la qualité des soins ni l’égalité d’accès au système de santé », a estimé M. Migaud.  La progression des dépenses de santé remboursées par l’assurance maladie, fixée chaque année par l’Ondam (objectif national des dépenses de l’assurance maladie), doit être limitée à 2,4% en 2014 (au lieu de 2,6% prévu) puis 2,3% en 2015 et 2016, selon la Cour.  En 2012, ces dépenses se sont élevées à 170,3 milliards d’euros.  Cinq chapitres sont en outre consacrés aux hôpitaux, privés ou publics, en particulier au développement de la chirurgie ambulatoire (actes chirurgicaux pratiqués à l’hôpital permettant la sortie le jour même du patient).  Quatre interventions sur dix sont pratiquées sur ce modèle en France, contre huit sur dix dans plusieurs pays « qui nous sont comparables ». Or, le développement de la chirurgie ambulatoire permettrait d’économiser 5 milliards d’euros.  Des efforts peuvent également être réalisés sur les dépenses liées à la biologie médicale, dont le coût représente six milliards d’euros pour l’assurance maladie. La récente réorganisation des laboratoires « est encore bien trop timide pour faire baisser les coûts », relève la Cour. L’objectif est d’agir à la fois sur la tarification des actes et sur leur nombre afin d’économiser « de l’ordre de 500 millions d’euros ».  Autre piste d’économies: la permanence des soins la nuit, les jours fériés et les week-ends, où l’on assiste à une « explosion des dépenses de l’assurance maladie qui ont triplé depuis 2001″.  La CSMF, premier syndicat de médecins libéraux, a aussitôt dénoncé une « stigmatisation ».

 

Trou de la sécu : critiques de l’hôpital et des labos

Trou de la sécu : critiques de l’hôpital et des labos

 

Un « coup d’arrêt », voilà ce qui inquiète la Cour dans la réduction des déficits observé en 2013 en raison de la crise. Elle détaille donc les pistes d’économies possibles: un « éventuel retrait » de la Sécu dans l’optique,  le développement de la chirurgie sans hébergement à l’hôpital ou la révision des tarifs des analyses. Le trou de la branche maladie, la plus déficitaire, devrait se creuser à près de 8 milliards d’euros cette année. La Cour suggère notamment de réfléchir à ce que l’assurance maladie se retire de l’optique, déjà peu remboursé et largement pris en charge par les complémentaires santé. « Dès lors que l’assurance maladie complémentaire serait généralisée, (…) pourrait se poser, s’agissant de l’optique correctrice, le réexamen de son articulation avec l’assurance maladie obligatoire. Cela engloberait une réflexion sur un éventuel retrait de cette dernière du champ », affirme la Cour des comptes. Cette suggestion est avant tout symbolique, l’assurance maladie ne remboursant que 200 millions d’euros au titre des dépenses d’optique, quand les complémentaires les prennent en charge à hauteur de 3,7 milliards d’euros. Ce « retrait continu » de la Sécu signe « un grave échec », pour la Cour des comptes. Mais dans un marché qu’elle juge « dynamique et opaque », elle appelle les pouvoirs publics à faire « des choix clairs », pour rendre ce marché plus transparent et plus concurrentiel. Autres pistes d’économies selon la Cour: les hôpitaux, auxquels elle consacre cinq chapitres de son rapport. Il s’agit notamment de développer la chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire les actes chirurgicaux pratiqués à l’hôpital permettant la sortie le jour même du patient. Quatre interventions sur dix sont pratiquées sur ce modèle en France, contre huit sur dix dans plusieurs pays « qui nous sont comparables ». « A cet égard, le considérable retard de la chirurgie ambulatoire dans notre pays est préjudiciable », note la Cour, soulignant que le développement de cette pratique permettrait d’économiser 5 milliards d’euros. Des efforts peuvent également être réalisés dans les dépenses liées à la biologie médicale, dont le coût représente six milliards d’euros pour l’assurance maladie. La récente réorganisation des laboratoires « est encore bien trop timide pour faire baisser les coûts », relève la Cour qui appelle à « une action beaucoup plus déterminée » afin de réaliser « des économies très importantes ». Elle réclame notamment un meilleur encadrement des examens et une « politique tarifaire plus étroitement en cohérence avec les gains de productivité du secteur ». L’objectif est d’agir à la fois sur la tarification des actes et sur leur nombre: « une économie de l’ordre de 500 millions d’euros (…) pourrait résulter rapidement d’actions résolues dans cette double direction ».

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