Archive pour le Tag 'secoue'

Grand débat national en Gironde, Macron sérieusement secoué

Grand débat national en Gironde, Macron sérieusement secoué

 

 Cette fois encore Macron a été sérieusement secoué par une participante à une réunion qui se tenait à Pessac. Pas vraiment étonnant dans la mesure où le grand débat national est transformé en meeting. Une véritable caricature de démocratie où les intervenants savamment triés sur le volet (mais il se glisse toujours quelque contestataire quand même) ne dispose que de quelques secondes pour exposer leurs points de vue alors que Macon s’étale pendant 10 minutes voire davantage sur les bienfaits de sa politique. Non pas comme un animateur de débat mais comment partisan et un représentant de commerce qui veut vendre sa camelote politique. Cette fois Macron a été fortement critiquée à propos de ses petites phrases méprisantes. Et pour se justifier Macon réécrit l’histoire à propos de sa phrase « traverser la rue » adressée à un chômeur comme solution pour trouver du travail. Macron ment effrontément en restituant le contexte de cette phrase.

Le président de la République a rectifié à sa façon le dit « contexte », déformé depuis selon lui par les nombreux commentaires que l’épisode a suscités. « Un jeune me dit, ‘venez, embauchez-moi, je fais de l’horticulture’. Je lui dis, ‘je n’embauche pas en horticulture, qu’est-ce que vous êtes prêt à faire?’ Il me dit, ‘je suis prêt à aller dans les cafés-restaurants’ », a relaté Emmanuel Macron. Et de réitérer que, d’après lui, beaucoup d’établissements de restauration à Paris sont toujours en demande de main d’œuvre. Le problème c’est que l’intéressé n’a jamais déclaré qu’il était prêt à aller travailler dans les cafés restaurants. Le locataire de l’Élysée a vainement précisé que, face au jeune à qui il s’adressait en septembre 2018, il ne parlait pas au nom de « toutes les rues de France et de Navarre ». « Je connais suffisamment mon pays pour que ce ne soit pas le cas », s’est-il amusé !

Trump secoue l’Otan et l’Europe

Trump secoue l’Otan et l’Europe

  • Avec un langage peu diplomatique, Trump a sérieusement secoué l’OTAN. Il réclame d’une part un effort beaucoup plus considérable de ses alliés en matière de dépenses militaires, d’autre part une répartition plus équitable des dépenses de l’alliance internationale. Trump ne fait pas dans la  dentelle et se comporte tout autant en businessman qu’en chef d’État. Son raisonnement est simple ;  la balance commerciale des États-Unis est très déséquilibrée au profit de l’Europe et dans le même temps ce sont les Américains qui financent la plus grande partie de la défense européenne. Conclusion : il faut rééquilibrer ces deux aspects normalement distincts dans les relations diplomatiques classiques. D’un certain point de vue, Trump n’a pas totalement tort. En effet l’Europe  et en particulier l’Allemagne s’est toujours satisfaite de la protection du parapluie militaire européen américain traînant même les pieds à propos de toute mise en place d’une défense européenne significative. Certes quelques avancées ont eu lieu mais elles sont encore marginales, témoin le fait que c’est la France- avec la Grande-Bretagne qui supporte l’essentiel de l’effort militaire sur le théâtre des opérations militaires. Trump dit tout haut  ce que beaucoup pense tout bas à savoir que l’Allemagne consacre tout son dynamisme et ses moyens au commerce international plutôt que de contribuer de façon active à la défense européenne. Au terme d’une journée au cours de laquelle le président américain aura maintenu la pression sur ses partenaires tout en soufflant le chaud et le froid, les 29 dirigeants réunis à Bruxelles se sont une nouvelle fois engagés à consacrer d’ici 2024 au moins 2% de son PIB à leur budget défense. Selon un responsable de la Maison blanche, le président américain, qui avait exigé dans la matinée que le seuil des 2% soit atteint “immédiatement”, aurait demandé à ses partenaires – en vain – un effort supplémentaire et de porter leurs dépenses militaires à 4% du PIB, une demande déjà formulée par le passé par Donald Trump. Le locataire de la Maison blanche avait donné le ton de la rencontre dès les premières heures de la journée, en estimant que les Etats-Unis “payaient beaucoup trop” et que le système actuel était “disproportionné et injuste” pour le contribuable américain. Lors d’un entretien avec le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, il s’en était également pris à l’Allemagne, qu’il avait accusée de ne pas tenir ses engagements budgétaires et d’être “prisonnière” de Moscou, en raison du projet de gazoduc Nord Stream 2 qui doit relier la Russie à l’Allemagne via la Baltique. “Donc nous sommes supposés vous protéger contre la Russie et vous lui donnez des milliards de dollars, je pense que c’est très inapproprié”, a-t-il déclaré. Selon l’Otan, en 2017 seuls les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Estonie, la Grèce et la Pologne ont atteint les 2% du PIB en matière d’effort de défense – la Lettonie, la Lituanie et la Roumanie devraient à leur tour atteindre ce seuil en 2018. La France table elle sur 2025.

Economies budgétaires : Macron secoue ses ministres

Economies budgétaires  : Macron secoue ses ministres

 

 

En substance, Macron a dit à se ministres qu’ils ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez. lors du conseil des ministres – Il a employé pour cela une formule plus littéraire en invitant ses ministres à privilégier le long terme à une vision « myope » ou « astigmate » surtout dans un contexte budgétaire complexe pour 2018 qui se traduira par un effort de 10 milliards d’euros pour l’Etat sur les dépenses. La timidité et les maladresses de certains ministres avaient déjà attiré les foudres du président qui considérait que les propositions de ses ministres « ressemblaient du pipi de chat ». Cette fois il leur secoue sérieusement les fesses car il n’apprécie pas les réactions corporatistes face au plan d’économies prévues en 2008. Pourtant c’est une sorte de tradition,  chaque ministre manœuvré par son entourage et l’administration se transforme en délégué syndical  de son ministère pour défendre à tout prix son enveloppe budgétaire. Les directeurs d’administration se liguent avec des membres des cabinets ministériels eux-mêmes le plus souvent ancien hauts fonctionnaires pour persuader leurs ministres qu’  il est impossible de gérer leurs ministères dans une enveloppe un peu réduite. Ça avec  évidemment aussi le poids des lobbys qui ne veulent pas qu’on touche aux enveloppes dont bénéficient leurs mandants voir directement eux-mêmes. Bref la réduction des dépenses publiques en France constitue un exercice particulièrement difficile cela d’autant plus que certains champs ministériels sont considérés comme des sanctuaires mais des sanctuaires trop nombreux comme l’armée, l’éducation, la santé, la justice, la police, l’environnement, le social ou encore l’industrie. Bref,  tout est sanctuaire et la rationalisation des choix budgétaires trouve oppositions  de toutes sortes. La raison fondamentale qui a conduit la France à un endettement abyssal car faute de recettes, on emprunte. La dette publique représente ainsi près de 100 % du PIB soit plus de 2000 milliards ou  33 000 € par Français. Une dette qu’il faut bien rembourser qui va devenir bientôt le premier poste budgétaire, plus de 40 milliards pour le remboursement des seuls intérêts. Lors du conseil des ministres, le chef de l’Etat a évoqué « le fait que face au budget nous étions trop souvent myopes et astigmates », a indiqué le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner. « Myopes parce qu’au fond nous ne savons regarder qu’un budget à un an (…) et astigmates parce que chaque ministre, chaque parlementaire l’est parce qu’il regarde son budget », a-t-il expliqué lors du compte rendu du conseil des ministres. Emmanuel Macron a rappelé l’importance « de se projeter sur cinq ans, y compris dès la préparation budgétaire de 2018, parce que les réformes en profondeur sont essentielles », a-t-il dit.




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