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Macron devra se séparer des vieux crocodiles de la politique

Macron devra se séparer des vieux crocodiles de la politique

Après l’affaire Ferrand, et la nouvelle affaire concernant le MoDem de François Bayrou il sera sans doute nécessaire que Macron fasse rapidement le ménage chez les vieux crocodiles de la politique qui lui ont apporté son soutien. On comprend qu’il ne puisse le faire immédiatement car nous sommes en pleine campagne électorale. Cependant,  il devra le faire prochainement afin d’éviter que la gangrène politique garde ne gagne le mouvement « en marche ». Macon s’il veut être crédible doit se débarrasser des vieilles combines des anciens partis et des vieux politicards. Il ne manque sans doute pas de nouveaux élus de talent pour les remplacer Pour l’instant ces affaires n’affectent pas l’audience de Macron et de ses candidats toutefois les difficiles réalités du pouvoir vont contraindre le nouveau président à mettre en œuvre concrètement les principes théoriques qu’il défend. En attendant le  parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire afin de faire la lumière sur les soupçons d’emplois fictifs du MoDem au Parlement européen, potentiellement nocifs pour le gouvernement à deux jours du premier tour des législatives. Cette enquête pour abus de confiance et recel a été lancée à la suite, notamment, du signalement mercredi d’un ex-salarié du parti centriste, qui dit avoir été en partie payé en 2010-2011 par des fonds normalement alloués au travail parlementaire, précise le parquet dans un communiqué. Ces soupçons visent une formation alliée au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et représentée au gouvernement par François Bayrou (Justice) et Marielle de Sarnez (Affaires européennes). Un troisième ministre, Sylvie Goulard (Défense), avait été élue au Parlement européen sous la bannière du MoDem en 2009 et réélue sous l’étiquette UDI-MoDem en 2014. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a estimé sur Europe 1 que la position de François Bayrou, qui s’est érigé en avocat de la moralisation de la vie politique et prépare une loi en ce sens, n’était pas « fragilisée ». Le MoDem s’est pour sa part défendu en affirmant dans un communiqué publié jeudi avoir « respecté toutes les règles et toutes les obligations d’un employeur ». Son porte-parole, Yann Wehrling, qui accuse un membre de l’équipe municipale de Paris d’être l’auteur du signalement de mercredi au Parquet de Paris, y voit pour sa part une manoeuvre « cousue de fil blanc », au moment où des candidats du MoDem aux législatives « menacent des députés sortants socialistes ». L’affaire a démarré par une dénonciation, en mars, de Sophie Montel, eurodéputée du Front national, parti lui-même soupçonné d’avoir mis sur pied un système de rémunération frauduleuse de ses salariés avec de l’argent du Parlement européen.

Hollande veut être utile ! Alors qu’il se taise

Hollande veut être utile ! Alors qu’il se taise

 

 

Difficile pour Hollande et les vieux crocodiles de la politique de décrocher. En effet l’ancien président de la république s’interroge sur son avenir. Il veut encore assumer des missions (comme Ségolène Royal qui cherche désespérément un poste international).  Le plus grand service qui pourrait rendre Hollande à la France et à la démocratie c’est évidemment de se taire car Hollande aura sans doute représenté l’un des derniers archétypes de la vieille politique sorte de synthèse molle entre des objectifs contradictoires qui conduisent à l’immobilisme. C’est en simple « citoyen » que François Hollande est de retour en Corrèze. Vendredi, alors qu’il doit assister aux commémorations du massacre de Tulle en 1944, l’ancien Président a répondu à quelques questions du journal Montagne. L’occasion de dire quelques mots sur son avenir. « Un ancien Président doit être encore au service de son pays », estime ainsi François Hollande. « La Fondation [la France s’engage, NDLR] va me prendre une partie de mon temps, les voyages à l’étranger que je vais faire, les missions que sans doute je prendrai, nous verrons bien, et puis la réflexion que je vais mener parce qu’il y a quand même beaucoup à faire dans notre pays », a-t-il ajouté. Pour autant, François Hollande ne compte pas revenir trop vite dans le jeu politique. « Je n’envisage pas de commenter la vie politique », a-t-il confié, précisant qu’à ses yeux « une période de réserve et de retenue est absolument nécessaire ». « Je ne sais pas combien de temps cela durera […]. Il faut laisser du temps, et je l’ai suffisamment reproché à d’autres pour ne pas m’autoriser moi-même à faire des réflexions qui seraient prématurées », a complété l’ancien chef de l’Etat, sans évoquer directement Nicolas Sarkozy qui, en 2012, avait fait son retour en août sur la question syrienne. François Hollande confirme également qu’il écrira un livre, « non pas de récit du quinquennat, mais des leçons qu’[il] peut tirer de cette responsabilité qu’[il] a occupée » dans « une période particulièrement dense et éprouvante ». « Ce changement de rythme, je m’y suis préparé », assure-t-il.

NDDL : Retailleau se ridiculise encore en demandant à Feldzer de «se retirer» de la médiation

NDDL : Retailleau se ridiculise encore en  demandant  à Feldzer de «se retirer» de la médiation

Une nouvelle fois Bruno  Retailleau,  président (LR) de la région Pays de la Loire, qui se voyait déjà premier ministre de François Fillon,  se ringardise en demandant à Gérard Feldzer de « se retirer » de la mission de médiation chargée de sortir de l’impasse le dossier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes,. Bruno Retailleau n’a pas encore compris que les carottes étaient cuites pour cet aéroport inutile qui est davantage une opération immobilière qu’une infrastructure nécessaire en l’état des flux aériens et des autres flux de transport. Gérard Feldzer, un proche du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, « est un opposant notoire à Notre-Dame-des-Landes. A partir de là, ce n’est pas un médiateur, c’est un militant », a-t-il estimé. Spécialiste de l’aéronautique, Gérard Feldzer est un très proche du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. Consultant télé sollicité sur les antennes après chaque catastrophe aérienne, cet ancien pilote d’Air France est aussi inventeur, entrepreneur et aventurier écolo. C’est sur sa péniche parisienne que Nicolas Hulot réunissait ses troupes lors de ses différentes initiatives politiques. Gérard Feldzer figurait notamment parmi les signataires d’un appel lancé en 2011 par des écologistes pour soutenir la candidature de Nicolas Hulot à l’élection présidentielle de 2012. Il a lui-même été conseiller régional d’Ile-de-France sur la liste Europe Ecologie, de 2010 à 2015. Agé de 73 ans, Gérard Feldzer a commencé sa carrière de pilote en Algérie. Il s’est exercé à piloter par tous les temps à la Postale entre 1974 et 1976. Il a ensuite vu sa carrière consacrée comme commandant de bord chez Air France entre 1976 et 2002. Dans les années 1990, il rencontre Nicolas Hulot, alors animateur de l’émission d’aventures Ushuaïa. En 1993, ils tentent tous deux de traverser l’Atlantique sur un dirigeable à pédales. L’aventure se termine au large du Cap-Vert. Entrepreneur multi-cartes, Gérard Feldzer a fondé Zebunet, société de micro crédit en 2001, l’association Condomfly en 2009 pour promouvoir un tour du monde en montgolfière en forme de préservatif ou encore CarWatt, entreprise de recyclage des moteurs diesel des véhicules utilitaires. Michel Badré, autrement de la mission de médiation, a consacré sa carrière à la question de la protection de l’environnement, en particulier à l’Office national des forêts (ONF) : ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, ce polytechnicien de 69 ans est membre depuis 2015 du Conseil économique social et environnemental (Cese) comme représentant des associations de défense de la nature. Il y a été désigné par l’association Humanité et Biodiversité où il occupe les fonctions d’administrateur bénévole. Il rejoint en 1973 l’Office National des Forêts (ONF), dans différents postes de terrain (Hautes-Alpes, Haut-Rhin) puis comme directeur régional en Champagne-Ardenne et Franche-Comté et enfin comme directeur général adjoint entre 1999 et 2003. Il a également dirigé l’Institut pour le développement forestier de 1998 à 1999 et a été membre de l’Inspection générale de l’Environnement de 2003 à 2008. Troisième membre de la mission, la Préfète et ancienne représentante de l’Etat en Polynésie française, Anne Boquet, 65 ans, diplômée de l’ENA, est une haute fonctionnaire avec une carrière particulièrement riche allant du ministère de l’Agriculture à la direction générale des services à la métropole Nice Côte d’Azur. Elle est nommée préfète de l’Indre en juin 2000, puis devient pendant trois ans Haut-commissaire de la République en Polynésie entre 2005 et 2008, alors que l’indépendantiste Oscar Temaru et le proche du président Jacques Chirac, GastonFlosse se succèdent à la tête du territoire. Elle devient ensuite préfète des Yvelines, puis préfète de la région Bourgogne et de la Côte-d’Or. Elle occupe entre 2011 et 2014 le poste de directrice générale de la première métropole créée en France, celle de Nice, avec sous sa responsabilité 11.000 agents

 

 

Trump veut se retirer l’Accord de Paris ?

Trump veut se retirer l’Accord de Paris ?

Le président américain, Donald Trump, a confié à certains membres de son entourage qu’il entendait soustraire les Etats-Unis de l’Accord de Paris, rapporte samedi le site d’information Axios qui cite trois sources proches du dossier. Parmi les personnes que le président a informées, figure Scott Pruitt, patron de l’EPA (Agence de protection de l’environnement), écrit Axios. Personne à la Maison blanche n’a immédiatement répondu aux demandes de commentaires formulées par Reuters. Donald Trump annoncé samedi sur Twitter qu’il prendrait sa décision la semaine prochaine.  Si les Etats-Unis ont paru faire quelques concessions sur la question des relations commerciales lors du sommet des dirigeants du G7, ils sont restés isolés sur celle du climat, exigeant de leurs partenaires plus de temps pour décider s’ils vont honorer les engagements pris lors de la COP21 en 2015 à Paris. L’Accord de Paris sur le climat est entré en vigueur le 4 novembre dernier, après sa ratification par au moins 55 pays comptant plus de 55% des émissions de gaz à effet de serre de la planète. Les Etats-Unis et la Chine l’ont ratifié ensemble au tout début septembre 2016.

Air France-KLM: La compagnie « Boost » devra se faire

Air France-KLM: La compagnie « Boost » devra se faire

 

 

Le syndicat corpo des pilotes d’Air France, le SNPL, aurait sans doute bien te de continuer à s’opposer à la création de la compagnie Boost. Compagnie dont le principe a reçu l’approbation du personnel par référendum contre l’avis dudit syndicat. Le patron d’Air France a clairement déclaré que cette compagnie sera créée. Si l’opposition du syndicat des pilotes devait continuer, il n’est pas exclu que la nouvelle compagnie puisse être créée sous pavillon étranger, par exemple  près de KLM. Air France espère donc  lancer l’hiver prochain « Boost », compagnie aux coûts réduits de 15% à 18% dotée de 28 avions, afin de sauvegarder des lignes lourdement déficitaires, mais doit d’abord obtenir l’aval de ses pilotes. La croissance de KLM, plus forte que celle d’Air France ces dernières années, a déséquilibré l’accord passé entre les deux compagnies lors de leur fusion en 2004 pour répartir les heures de vol de leurs pilotes respectifs en fonction du poids de chacune, a-t-il estimé. « L’objectif de ‘Boost’ est de donner les moyens à Air France de croître plus (…) et absolument pas de gêner, de ralentir ou de freiner la croissance de KLM », a martelé Jean-Marc Janaillac lors de l’assemblée générale des actionnaires d’Air France-KLM, démentant une information du quotidien néerlandais De Telegraaf. Jean-Marc Janaillac, qui a également pris la présidence d’Air France, a déclaré que seule « Boost » permettrait de respecter l’équilibre entre les deux compagnies soeurs. « ‘Boost’ devra se faire d’une manière ou d’une autre », a-t-il dit à la veille du conseil du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), majoritaire chez Air France et très critique à l’égard du projet.

Dupont-Aignan se vend à Marine Le Pen pour éviter la faillite financière de son parti

Dupont-Aignan se vend à   Marine Le Pen pour éviter la faillite financière de son parti

 

Pour sauver son micro- parti  « debout la France », Dupont Aignan n’a pas hésité à s’allier avec le diable. En cause,  le fait qu’il n’a pas réussi à atteindre 5%, ce qui lui aurait permis d’être remboursé par l’État pour ses dépenses de campagne. Pour sauver son petit parti de quelques milliers d’adhérents, Dupont Aignan se vend donc à Marine Le Pen. L’objectif est d’obtenir en retour quelques députés qui viendront remplir  les caisses de son micro parti et continuer à faire de la politique. Pourtant Dupont Aignan affirmait  encore le 19 avril que son parti était de nature humaniste et non xénophobe, ce qui l’empêchait de rejoindre le Front national. Cependant la logique financière a pris le pas sur la morale politique « Nous avons signé un accord de gouvernement avec une évolution de son programme », a déclaré le président de Debout la France sur France 2, quelques heures après avoir rencontré Marine Le Pen dans un appartement du XVIIe arrondissement de Paris. « L’enjeu c’est de sauver la France. » Le comité national de Debout la France, réuni vendredi, s’était divisé sur son positionnement en vue du second tour de l’élection présidentielle, avait indiqué son vice-président Dominique Jamet lequel a démissionné aussitôt de son parti. « Il y a eu des discussions où tous les avis se sont opposés et à la fin on s’est séparés. Il n’y a pas de décision prise, il n’y a pas de décision commune », a-t-il déclaré à l’issue de quatre heures trente de réunion. Nicolas Dupont-Aignan, issu de la droite gaulliste, n’a pas réussi à franchir la barre fatidique des 5%, qui permet d’être remboursé de ses frais de campagne.

La Turquie se prépare à renoncer à l’Europe

La Turquie se prépare à renoncer à l’Europe

 

 

Il est clair que la dérive dictatoriale du président turc rend l’adhésion de la Turquie encore plus incompatible avec les valeurs de l’Europe. Du coup, Erdogan prend les. Il envisage d’organiser un référendum. Ce qui lui permettrait de sortir la tête haute au lieu d’essuyer un refus de la part de l’union européenne. De toute manière, cette adhésion qui traîne depuis aussi longtemps devenait de plus en plus hypothétique et elle devient inconcevable depuis que le président de la Turquie s’est attribué pratiquement tous les pouvoirs. Le problème pour Erdogan c’est que la société est très divisée entre des partisans d’un régime laïc moderne et partisan d’un nationalisme islamiste rétrograde. Erdogan qui veut laisser son nom dans l’histoire en se donnant la possibilité d’être élus jusqu’en 2030 veut arbitrer ce conflit de manière dictatoriale. Dès lors  l’adhésion éventuelle de la Turquie devient une chimère dont Erdogan veut reporter la responsabilité sur l’union européenne. Le président Recep Tayyip Erdogan a donc prévenu mardi que la Turquie reverrait sa position sur sa candidature à l’Union européenne si elle doit encore patienter et si la mentalité hostile de certains Etats membres perdure à son égard. Il a fustigé une décision prise mardi par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui a ouvert une procédure de suivi sur la Turquie en raison des nombreuses violations de l’Etat de droit et des droits de l’homme constatées dans le pays. Erdogan a qualifié cette décision, non reconnue par Ankara, de « totalement politique ». Le président turc s’est de nouveau dit prêt à soumettre à référendum la question de l’adhésion de la Turquie à l’UE, ajoutant que son pays ne pourrait attendre indéfiniment, après 54 ans à la porte de l’Europe. « S’ils n’agissent pas avec sincérité, nous devrons trouver une issue. Pourquoi voulez-vous qu’on attende plus longtemps? Ça fait 54 ans qu’on en parle », a déclaré Erdogan. « Le Royaume-Uni a demandé à son peuple et il a choisi le Brexit (..) Ils ont l’esprit en paix, ils avancent vers un nouvel avenir (…) et la même chose peut s’appliquer aussi à la Turquie

Plainte contre Poutou: Fillon se dégonfle

Plainte contre Poutou: Fillon se dégonfle

Lors du débat sur BFMTV et Cnews. Poutou avait sérieusement attaqué la probité de Fillon et de Le Pen. Très agacé François Fillon avait promis de porter plainte. Ce mardi Fillon s’est dégonflé dans le journal  de la Voix du Nord se contentant de sermonner Poutou pour qu’il ne recommence pas. Pas étonnant compte tenu des procédures en cours pour détournement de fonds publics et abus de biens sociaux, Fillon aurait sans doute été désavoué pour cette plainte Poutou.»Je suis ouvrier à l’usine Ford à Bordeaux, et à part Nathalie Arthaud sur ce plateau, je crois que je suis le seul à avoir un métier normal« , avait-il lancé pendant sa minute de présentation.  Après avoir taclé la présidente du Front national sur ses affaires, affirmant que : « Nous, quand on est convoqués par la police, nous n’avons pas d’immunité ouvrière« , le candidat du NPA a ensuite dénoncé les « politiciens corrompus, déconnectés de la réalité » en visant le vainqueur de la primaire de la droite. « François Fillon, plus on fouille, plus on sent la corruption, la triche, ce sont des bonhommes qui nous expliquent qu’il faut la rigueur, l’austérité, alors qu’ils piquent dans les caisses », dit-il une première fois.  Mais c’est lors d’une seconde attaque que François Fillon est sorti de ses gonds. « Quand on voit un Fillon qui se dit préoccupé par la dette mais il y pense moins quand il se sert dans les caisses publiques… », a poursuivi Philippe Poutou, s’attirant les foudres de l’ancien Premier ministre. Après un « Oh oh » réprobateur, repris et détourné de multiples fois sur les réseaux sociaux, François Fillon avait murmuré : « Je vais vous foutre un procès, vous ! ».  Interrogé ce mardi 18 avril par la Voix du Nord, François Fillon a finalement expliqué qu’il ne comptait pas poursuivre en justice Philippe Poutou, à la condition qu’il « ne recommence pas ». Le candidat de la droite a reconnu qu’il s’agissait d’un « cri d’agacement ». « Je pense qu’on ne peut pas avoir un débat démocratique dans des conditions pareilles », a-t-il conclu.

Les actionnaires du Credit Suisse ne veulent plus que les dirigeants se sucrent

 Les actionnaires du Credit Suisse ne veulent plus que les dirigeants se sucrent

 

Les deux actionnaires du Credit Suisse représentés par Institutional Shareholder Services (ISS) et Glass Lewis, deux sociétés de conseil aux actionnaires, veulent voter contre les primes proposées pour la direction à l’occasion de l’assemblée générale annuelle qui se tiendra le 28 avril. En cause des rémunérations de dirigeants trop confortables alors  que la banque a affiché des résultats négatifs en 2016. Depuis une votation organisée en 2013, les actionnaires disposent en Suisse d’un droit de veto sur la direction et le conseil d’administration en matière de rémunération des dirigeants. Si les actionnaires de Credit Suisse rejettent les propositions de rémunération, ce serait la première utilisation de ce veto au sein d’une entreprise de premier plan du pays. En plus de la baisse des bonus, le conseil d’administration a décidé de ne pas augmenter ses rémunérations cette année. Mais les sociétés de conseil aux actionnaires n’acceptent pas que des primes soient versées alors même que Credit Suisse a subi l’an passé une deuxième perte consécutive de plusieurs milliards de francs. Globalement la rémunération du directeur général Tidjane Thiam baissera de 4,67 millions de francs après réduction du bonus, mais sa rémunération au titre de 2016 ne passera que de 11,9 millions de francs à 10,24 millions car les principales coupes affecteront les rémunérations de long terme en 2017. Thiam restera l’un des dirigeants des banques européennes les mieux payés. Selon les propositions, l’indemnité versée au conseil de Credit Suisse devrait passer de 12,5 millions de francs à 12 millions. Le titre de la banque perdait plus de 2% à 14,110 francs à la Bourse de Zurich vers 15h00 GMT.

Fillon a demandé à Bourgi de se taire sur les costumes !

Fillon a demandé à Bourgi  de se taire sur les costumes !

 

La révélation, le 12 mars par Le Journal du Dimanche, des cadeaux vestimentaires consentis à François Fillon (deux costumes à 13 000euros), par Robert Bourgi, figure controversée de la « Françafrique », a contribué à abîmer un peu plus l’image du candidat, qui sera mis en examen le 14 mars pour détournements de fonds publics. L’identité du mécène a été révélée par Le Monde le 17 mars, poussant Robert Bourgi à confirmer. Face à la controverse, François Fillon a annoncé le 23 mars sur France 2 avoir rendu les costumes à son ami, concédant « une erreur de jugement ». « Je l’ai eu personnellement à plusieurs reprises. Et à plusieurs reprises, il a fait appel à ma solidarité de gaulliste. Gaulliste ou pas, je sais ce que j’ai fait et je n’ai pas à m’en cacher », raconte Robert Bourgi dans Mediapart. « Pendant six jours, du samedi ayant précédé les révélations du Journal du dimanche au vendredi suivant, François Fillon et sa très grande papesse de la communication, Anne Méaux, ont souhaité que je ne dise rien concernant l’identité de la personne qui a offert les costumes : moi », explique-t-il. Il explique qu’il avait choisi de marquer la victoire « inespérée » de l’ancien Premier ministre à la primaire, le 27 novembre dernier, par ce cadeau chez un tailleur de luxe parisien, sans que l’intéressé le sache. L’avocat affirme que François Fillon et Anne Méaux l’ont appelé la veille de la parution du JDD « pour que je ne dise pas que c’était moi ». « Je leur ai demandé pourquoi. Ils m’ont dit : ‘Tu sais, c’est la Françafrique, on va penser que…’ » « J’ai été contraint pendant une semaine de mentir. Finalement, lorsque Le Monde a sorti mon nom, j’ai confirmé. »

« MA FAMILLE POLITIQUE EST EN TRAIN DE SE SUICIDER » GEORGES FENECH (LR)

« MA FAMILLE POLITIQUE EST EN TRAIN DE SE SUICIDER » GEORGES FENECH (LR)

Sur LCI hier , le député des républicains à réitéré  ses critiques vis-à-vis de François Fillon. Il estime que François Fillon est complètement discrédité et qu’il est même impossible à nombre de militants de l’organisation de faire campagne en sa faveur. Pour lui,  cette candidature constitue un suicide politique pour les Républicains mais aussi un grand dangers pour la démocratie. En effet il pense que l’élection de Marine LePen n’ést plus à exclure en cas de maintien de Fillon. Un tiers des électeurs de droite pourrait s’abstenir, un tiers voter en faveur de Macron et un dernier tiers pour Marine Le Pen. Contrairement à ce qui est affirmé Georges, Fenech estime n’être pas isolé car sa prise de position correspond à ce que pense la plupart des responsables des Républicains « y compris les chapeaux à plumes ».  d’après lui un plan B est encore possible et il ne manque pas de personnalité Fillon il a notamment cité Xavier Bertrand, Baroin, Wauquiez ou encore Pécresse. Enfin ce fondant sur son expérience d’ancien magistrat,  il a indiqué qu’une mise en examen de François Fillon pourrait intervenir très rapidement mais que François Fillon pourrait ne pas en tenir compte et maintenir sa candidature pour 2017. « Ma famille politique est en train de se suicider », a déclaré le député Georges Fenech. Depuis quinze jours, l’élu des Républicains prédit la défaite de son camp si François Fillon ne se désiste pas. Ce mercredi, il a répété dans l’émission d’Yves Calvi que l’affaire Fillon était un désastre français mais aussi européen.  Au lendemain du dîner des frondeurs, le parlementaire assure qu’il n’est pas le seul a penser que François Fillon doit se retirer de la campagne présidentielle. « Je suis là pour tirer les sonnettes d’alarme parce que personne n’ose le dire. Quand va-t-on se décider à reconnaître que notre candidat a perdu un crédit énorme ? »

 

Politique budgétaire zone euro : le FMI se contredit

Politique budgétaire zone euro : le FMI se contredit

 

En quelques mois le FMI se contredit sur la nécessité ou non d’une  relance budgétaire. Le FMI vient d’affirmer qu’il fallait un politique budgétaire neutre dans la zone euro et non pas expansionniste comme l’a suggéré la Commission européenne. Cette position qui prend à revers l’exécutif européen figure dans une analyse régulière de l’économie de la zone euro qui a été présentée jeudi aux ministres des Finances des Dix-Neuf réunis à Bruxelles. Alors que la Commission a recommandé l’an dernier une « orientation budgétaire expansionniste » pour la zone euro, de l’ordre de 0,5%, le FMI juge qu’un tel relâchement ne serait pas conforme au Pacte de stabilité et de croissance qui lie les Etats membres de la zone euro. Mais en juillet le FMI disait le contraire«Constatant les limites des politiques monétaires ultra accommodantes le fonds monétaire international (FMI) avait  appelé en juillet à une relance urgente de la dépense publique. Deux raisons à cela d’abord le tassement économique constaté depuis le deuxième trimestre aussi les conséquences du brexit dont il est difficile de mesurer les effets non seulement sur la zone euro mais aussi au plan mondial ». À cet égard le FMI hésitait même  entre une posture volontariste et une attitude alarmiste. Le moins que l’on puisse dire c’est que le Fmi comme nombre d’experts sont en fait désorientés par la gestion complexe de l’ampleur et du  ryttme de trois leviers : la politique monétaire, la politique budgétaire et les réformes structurelles. On notera que le FMI n’a pas adressé les mêmes reproches aux Etats Unis qui ont su faire converger une  politique budgétaire expansionniste avec un politique monétaire accommodante.

Se familiariser avec le monde algorithmique » Cédric Villani

« Se familiariser avec le monde algorithmique » Cédric Villani

Dans une  interview au Monde, Cédric Villani, Médaille Fields en 2010 et directeur de l’Institut Henri-Poincaré, à Paris, évoque l’impact du numérique sur l’économie et relativise les peur liées à la robotisation.

 

Pour un étudiant en mathématiques, le big data ou l’intelligence artificielle sont-ils le nouvel eldorado ?

Ils en ont en tout cas les apparences ! Intelligence artificielle ou « machine learning » sont des mots que l’on entend partout. On promet de mettre de l’intelligence dans les lampadaires, les voitures, les métros… Et de fait, à chaque fois que l’on va essayer de le faire, il y aura un algorithme d’apprentissage derrière. Si bien que le fait de se familiariser avec la culture algorithmique et avec ce mélange de mathématiques et de programmation qui caractérise ce qu’on regroupe sous l’expression « intelligence artificielle » est sans aucun doute une rente.

Une rente à vie ?

Il est impossible de le dire. Dans dix ans, la technologie aura peut-être tellement évolué que ces compétences seront moins nécessaires. Mais c’est aujourd’hui un objet de recherche passionnant, qui amène aussi à se poser la question : « Qu’est-ce que cela veut dire, l’intelligence ? » On a des algorithmes qui marchent de mieux en mieux, mais on ne sait pas toujours vraiment pourquoi ils marchent, ce qu’ils font… Donc cela reste un sujet mystérieux, délicat, chaotique, qui alterne avancées et périodes de stagnation.

Ne pas s’emballer outrageusement, donc ?

Non. Les progrès sont significatifs en ce moment et beaucoup s’enflamment et extrapolent en promettant des choses mirifiques. Or on est encore loin. L’intelligence artificielle reste avant tout un sujet de recherche. Le robot intelligent n’existe pas, en tout cas pas encore. Peut-être émergera-t-il dans quelques décennies, mais au prix d’importants progrès non seulement technologiques mais aussi qualitatifs et théoriques. Pour l’instant nous ne savons produire que des robots très spécialisés.

Qui auront néanmoins un impact sur de nombreux métiers…

Oui, comme n’importe quelle rupture technologique. Les robots sont un acteur de plus dans le jeu, qui enrichit et détruit à la fois. Ils vont éliminer certains métiers et exacerber certaines tensions, entraîner des malentendus, des manipulations, créer des nouvelles occasions d’insécurité, voire de dépendance psychologique comme dans Her [film de Spike Jonze, 2013] – toutes choses qui vont bouleverser la donne. Mais il en a toujours été ainsi lorsque des changements radicaux sont intervenus dans l’histoire des sociétés humaines. Il faut aborder celui-ci avec un esprit ouvert et le voir comme une aventure qui est en train de se passer sous nos yeux et même dont nous pouvons être les acteurs.

Que conseilleriez-vous aux jeunes qui craignent la concurrence des robots ?

Certaines prédictions sont très alarmistes, comme celles de Martin Ford, l’auteur du best-seller Rise of the Robots, paru en 2015 aux Etats-Unis [non traduit]. Il estime qu’une très grande proportion des métiers sera robotisée. Et effectivement, certaines grandes entreprises sont en train de travailler dès maintenant à remplacer la moitié de leur personnel par des robots. Il est certain qu’au moins dans un premier temps, on va assister à un remplacement massif de certains emplois par des robots. Si l’on veut éviter cela, le meilleur moyen consiste à se concentrer sur les secteurs que les robots ne sont pas prêts de toucher, c’est-à-dire ceux qui font appel autant possible à nos neurones, ou à un travail de précision, ou à un savoir-faire dans lequel l’imagination, l’intelligence, la fibre artistique jouent un rôle important.

Comment apprend-on à être créatif ?

Pour commencer, en évitant d’en faire une obsession ! « Créativité » est un mot que l’on entend partout en ce moment, sous forme d’injonction. Il faut être créatif. Or la créativité, d’après moi, vient surtout de la capacité à intégrer beaucoup d’éléments émanant de son entourage, de discussions… C’est une affaire d’environnement, d’interaction avec les autres. En recherche, c’est quelque chose que l’on connaît bien. Le directeur de thèse doit transmettre à son élève la capacité à trouver une solution à laquelle personne n’a pensé. Comment transmettre cette disposition ? Je me souviens d’un conseil que donne Bartabas, le célèbre écuyer, réputé pour sa très grande créativité : « Moi je n’arrive à transmettre que deux choses, l’énergie et le doute. »

Où se former le mieux au monde qui vient ?

Mon conseil, si l’on souhaite avoir un spectre large et pouvoir embrasser les évolutions en cours : commencez par le pointu, par le spécialisé, pour acquérir une compétence quelle qu’elle soit – les secrets de la programmation de haut niveau ou les algorithmes mathématiques sophistiqués. Une fois que vous l’aurez acquise, échangez avec les autres, ouvrez le champ. Et surtout voyagez, et voyagez encore.

A quoi ressemblera l’école de demain ?

L’école de demain, cela reste en premier lieu l’enseignant. Malgré les promesses de cours en ligne révolutionnaires, l’impact de ces enseignements au niveau mondial reste modeste. Pour l’heure, les grandes tentatives menées pour numériser l’enseignement sont plus ou moins des échecs. On voit bien que, finalement, ce qui compte ce n’est pas le médium, la technologie, mais la relation humaine entre l’enseignant et l’élève ou l’étudiant. Cela demeurera ; j’y crois profondément. En revanche, plus que jamais, l’école doit ouvrir au monde, inviter les jeunes à se frotter à des projets divers, à voyager. Il faudrait généraliser les initiatives de type Erasmus, envoyer systématiquement les étudiants suivre des stages ou des cours dans des environnements différents de ceux auxquels ils sont accoutumés. Je fais partie d’une espèce aujourd’hui rare, celle des fédéralistes européens, qui croient que la seule issue à long terme pour la survie et le rayonnement de l’Europe, c’est l’intégration d’un tout politique plus construit mais pour autant pas uniformisant, et j’ai coutume de dire que l’Europe est une école, une opportunité de formation extraordinaire et que le simple fait de voyager dans des cultures, des systèmes différents est un apprentissage incomparable.

 

Fincantieri : la crainte du transfert de technologie

 

D’un côté, les salariés sont évidemment rassurés par des perspectives de reprise qui semblent ce dessiner. En effet la justice sud coréenne a reconnu le groupe italien Fincantieri, leader européen de la construction navale comme candidat privilégié à la reprise des chantiers STX de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique. Cette entreprise, propriété de la caisse des dépôts et consignations italienne, un organisme public, à plus de 70%, était la seule à avoir déposé une offre pour la reprise de cette entreprise florissante depuis quelques années grâce à l’explosion du marché des croisières. STX St Nazaire est une superbe entreprise qui possède un très haut niveau de technicité, des clients et aussi une bonne rentabilité. Cependant le groupe coréen STX, lui ,est est en état de décomposition financière. De motifs d’inquiétude demeurent d’abord le risque d’un transfert de technologie ensuite le risque de spécialisation du site de Saint-Nazaire. On se demande ainsi si le rachat de St Nazaire ne vise pas seulement qu’à récupérer la clientèle et à délocaliser le moment venu la production et le savoir-faire. Le risque de transfert de technologie vers la Chine ce nourrit des conditions de l’accord passé entre Fincantieri et la China State Shipbuilding Corporation (CSSC). Par ailleurs il se pourrait que STX Saint-Nazaire soit spécialisé à l’avenir uniquement dans le grand paquebot de croisière D’une certaine manière,  il s’agit d’un enjeu stratégique pour l’industrie française et les pouvoirs publics ont évidemment une responsabilité particulière d’autant qu’ils sont d’ailleurs présents au capital actuel.  l’Etat français entend utiliser « tous les leviers dont il dispose » pour défendre ses intérêts. Et ne veut pas baisser sa participation d’un tiers au capital de STX France,  le groupe public français, DCNS, spécialisé dans la construction navale militaire, veut lui pouvoir accéder à leurs infrastructures pour la construction de grands navires tels que porte-avions, pétroliers ravitailleurs ou porte-hélicoptères. « Nous discutons avec tout le monde. Nous allons continuer avec Fincantieri », a dit à Reuters un porte-parole de DCNS. « Nous avons des intérêts stratégiques à préserver. » Pour l’instant on ne sait pas comment DCNS, dont l’Etat est actionnaire à 62%, pourrait participer au montage final, le ministère de l’industrie se borne  à rappeler que les chantiers navals militaires français ont déjà une longue histoire de coopération avec Fincantieri. La France a en effet développé et construit en partenariat avec ce groupe italien les frégates de défense aérienne de classe Horizon et les frégates multimissions FREMM. Les carnets de commandes des chantiers de Saint-Nazaire sont pleins et les syndicats, comme les élus locaux, redoutent que la reprise de STX par un groupe étranger n’ouvre notamment la porte à une mainmise chinoise sur cette activité florissante.STX St Nazaire  compte 2.600 salariés et fait travailler environ 5.000 sous-traitants. L’entreprise dispose d’un carnet de commandes très bien rempli, avec 14 paquebots de croisière à construire d’ici 2026. Un petit tiers du capital de Fincantieri, créé à Trieste en 1736, est entre les mains d’investisseurs privés (le reste est détenu par l’équivalent de la caisse de dépôt italienne) et le groupe est coté à la bourse de Milan depuis 2014. Le groupe s’enorgueillit d’avoir construit plus de 7.000 navires sur 20 chantiers sur quatre continents, dont 15 en Europe (huit en Italie), et d’être un des plus grands employeurs européens du secteur avec 19.000 salariés, dont 7.500 en Italie, auxquels s’ajoutent 80.000 salariés chez ses sous-traitants. Il a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros. Après les trois premiers trimestres 2016, il affichait un résultat net positif de sept millions d’euros, un carnet de commandes de 21,8 milliards d’euros pour 106 navires commandés et un peu plus de cinq ans de travail ferme assuré.

 

 

Alep : Trois députés français en route pour se faire de la pub

Alep : Trois députés français en route pour se faire de la pub

 

Il était évident  dès le départ que la démarche de trois députés français se rendant à Alep était vouée à l’échec. C’était le pronostic de la plupart des chancelleries et de l’union européenne. Comment la Russie et Bachar El-Assad aurait-il pu autoriser trois seconds couteaux de la politique française alors qu’ils  n’écoutent  aucunement la communauté internationale y compris les protestations des États-Unis. Dès lors  on peut se demander s’il ne s’agit pas d’une démarche de pieds nickelés surtout quand on connaît la composition de cette délégation : trois députés en mal existentiel et toujours à l’affût d’une opportunité médiatique. Le résultat était connu d’avance. Cécile Duflot (EELV), Hervé Mariton (LR), Patrick Mennucci (PS) « n’ont pas pu pénétrer en territoire syrien, ils n’ont pas reçu les autorisations », a indiqué  à Reuters. Les députés, qui ont été refoulés au poste-frontière de la province de Kilis, dans le sud-est de la Turquie, « vont revenir à Gaziantep et après ils rentreront en France », précise encore Reuters. On comprend évidemment que la communauté internationale proteste avec la plus grande vigueur pour dénoncer les massacres à la mais les petites initiatives de parlementaires français marginaux ne renforcent pas la crédibilité de la France dont la diplomatie est bien incapable déjà de peser auprès de la Syrie et de la Russie.

 

Nigeria : les Jihadistes se servent de fillettes comme bombe

Nigeria : les Jihadistes se servent  de fillettes comme bombe

On atteint évidemment l’immonde  avec l’utilisation de deux fillettes de sept à huit pour un attentat commis au Nigéria. Deux fillettes se sont en effet  fait exploser dimanche matin dans un marché très fréquenté de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, faisant au moins un mort et 18 blessés, selon un bilan officiel. Le gouverneur de l’Etat du Borno, Kashim Shettima, s’est rendu à l’hôpital où ont été conduits les blessés et a affirmé aux journalistes présents que ce double attentat suicide avait fait un mort et 18 blessés. « Elles devaient avoir 7 ou 8 ans ». Abdulkarim Jabo, un membre des milices civiles de la capitale du Borno qui était présent sur place, a assuré à l’AFP qu’elles devaient avoir « 7 ou 8 ans ».  »Les fillettes sont descendus d’un pousse-pousse et sont passées devant moi sans trahir une quelconque émotion », a raconté le témoin.  « J’ai essayé de parler à l’une d’elles en haoussa et en anglais, mais elle n’a pas répondu. Je pensais qu’elles cherchaient leur mère », a rapporté Abdulkarim Jabo. « Elle s’est dirigée vers des vendeurs de volailles et a déclenché sa ceinture d’explosifs ». La deuxième explosion a été déclenchée alors que des vendeurs du marché apportaient de l’aide aux blessés.  « Nous avons évacué 17 personnes, avec différents degrés de blessures », a indiqué Bello Dambatta, de l’agence locale de gestion des urgences (Sema). « Les corps mutilés des deux kamikazes ont aussi été évacués », a-t-il ajouté. Ce double attentat n’a pas été revendiqué dans l’immédiat mais le procédé utilisé est celui du groupe djihadiste nigérian Boko Haram, qui a souvent eu recours à des femmes et jeunes filles pour perpétrer des attaques contre la population. Boko Haram, secte salafiste extrémiste transformée en mouvement djihadiste, a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009, selon les estimations.

 

L’euro se tasse face au dollar

L’euro se tasse  face au dollar

Doucement l’euro glisse vers la parité totale avec le dollar. En cause d’abord le différentiel de croissance dans la zone économique européenne avec les Etats-Unis, de l’ordre d’un point de croissance. En cause aussi de nombreuses incertitudes géo politiques en Grande-Bretagne évidemment (qui n’appartient pas à la zone euro mais  fait encore parti de l’union européenne), en Italie, en Espagne, en Autriche, en France et peut-être en Allemagne. Cette évolution de la parité présente des avantages des inconvénients. La baisse de l’euro favorise les exportations européennes qui retrouvent de la compétitivité. À l’inverse elle renchérit les importations et pourrait à terme faire monter l’inflation. Une inflation qui amputera alors le pouvoir d’achat des ménages et la croissance ; croissance  qui repose pour les deux tiers sur cette consommation intérieure. Pour l’instant heureusement l’inflation est négligeable en raison de la faiblesse de la demande. L’euro baissait vendredi face au dollar, comme si des inquiétudes sur le secteur bancaire italien venaient plomber une monnaie unique déjà lourdement affectée la veille par une décision jugée défavorable de la Banque centrale européenne (BCE). Vers 19H00 à Paris, l’euro valait 1,0548 dollar contre 1,0612 dollar jeudi vers 22H00 GMT. La monnaie européenne montait face à la monnaie nippone, à 121,55 yens contre 120,93 yens jeudi soir. Le dollar avançait fortement face à la devise japonaise à 115,24 yens -après avoir monté à 115,37 yens, au plus haut depuis 10 mois-, contre 113,95 yens la veille au soir. « L’un des facteurs négatifs pour l’euro, c’est qu’il y a des rumeurs selon lesquelles la BCE a rejeté une demande de délai de la part de la banque Monte dei Paschi di Siena (BMPS) en Italie », a rapporté Omer Esiner, de Commonwealth Foreign Exchange.

 

 

Ségolène sur Castro : encore une occasion de se taire

 Ségolène sur Castro : encore une occasion de se taire

Comme souvent Ségolène Royal ne peut s’empêcher de se singulariser avec parfois des déclarations assez surprenantes voire irresponsables. C’est le cas lorsqu’elle déclaré que Fidel Castro était un monument de l’histoire et surtout lorsqu’elle a contesté les violations des droits de l’homme a Cuba. Une bavure en tout cas qui l’empêchera sans doute de remplacer Manuel Valls  comme première ministre alors qu’elle figurait parmi les candidats potentiels.   »Il y a toujours du positif et du négatif dans les histoires, mais certains ne vont pas se rhabiller à bon compte au nom des droits de l’Homme alors qu’on sait qu’ici, quand on demande des listes de prisonniers politiques, on n’en a pas », a-t-elle déclaré à des journalistes. « Fournissez-moi des listes de prisonniers politiques et à ce moment-là on pourra faire quelque chose, ce n’est pas le cas. Moi je considère qu’il y a beaucoup de désinformation parce que ça ne correspond pas au modèle que les Etats-Unis d’Amérique à l’époque ont voulu imposer à Cuba », a-t-elle ajouté. Dès dimanche, les attaques ont fusé,  L’ancien Premier ministre (Les Républicains) Jean-Pierre Raffarin a suggéré lundi sur RTL que le remaniement consécutif à la démission attendue de Manuel Valls soit l’occasion d’évincer la numéro trois du gouvernement. Ségolène Royal « représente la France, elle dit des choses qui sont contraires à la position de la France (…) donc, de mon point de vue, la République et l’exécutif doivent la sanctionner », a-t-il estimé. Même à gauche les critiques n’ont pas manqué. « Ma gauche à moi, ça n’est pas cette gauche qui encense Fidel Castro », a dit Juliette Méadel, secrétaire d’Etat à l’Aide aux victimes, sur BFM TV. « Je n’ai pas envie de me livrer à une galéjade mais avait-elle bu un peu trop de rhum en arrivant à La Havane? », a ironisé l’ancien ministre socialiste Jack Lang.  Un diplomate a souligné que « la position de la France [avait] été rappelée par François Hollande et Jean-Marc Ayrault dans les déclarations qui ont été diffusées juste après l’annonce du décès de Fidel Castro ». Le président français avait dénoncé dans un communiqué « les atteintes aux droits de l’homme » à Cuba.

François Bayrou : se présenter en 2017 ou disparaître

François Bayrou : se présenter en 2017 ou disparaître

On sait que François Bayrou avait apporté son soutien sans réserve à Alain Juppé précisément parce que ce dernier proposait  de rassembler la droite mais aussi le centre dans le cadre d’une stratégie réaliste et modérée. Depuis la victoire de François Fillon la donne change dans la mesure où ce dernier ne peut prétendre représenter le centre. Avec ses positions radicales tant sur le plan économique que sociétal François Fillon laisse le champ libre à l’électorat centriste. Un électorat qui pourrait rejoindre Emmanuel Macron qui risque de mordre à la fois sur le centre-droit et le centre gauche. Du coup François Bayrou s’interroge pour savoir s’il doit ou non se représenter. S’il renonce, il risque de faire disparaître son mouvement au profit de Macron. Par ailleurs il ne peut évidemment se rallier à François Fillon même s’il entretient avec l’intéressé de bonnes relations. Fillon est en effet du point de vue des centristes trop impliqués dans le système sarkozyste. Sil se rallie à Fillon Bayrou se discrédite. François Bayrou, soutien d’Alain Juppé, n’exclut donc pas de se présenter à la présidentielle en cas de défaite du maire de Bordeaux face à François Fillon au second tour de la primaire de la droite dimanche, croit savoir Le Figaro. « J’ai l’intention de faire mûrir un projet plus dynamisant pour le pays, plus juste et plus social que celui qui est proposé aujourd’hui », a déclaré le président du Modem selon l’édition de mardi du quotidien.  Le programme de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy ne correspond pas forcément à la ligne défendue par François Bayrou, qui pourrait donc se présenter si François Fillon était le candidat de la droite à la présidentielle.

C’est l’équipe Sarkozy-Fillon qui se remet en place (Juppé)

C’est L’équipe Sarkozy-Fillon qui se remet en place (Juppé)

 

Avec le ralliement de Sarkozy et de ses amis  à Fillon, Juppé considère que c’est l’ancienne équipe qui a dirigé de 2007 à 2012 qui se remet en place. Un argument sans doute excessif mais qui n’est pas complètement faux. En effet,  il faudra bien faire des concessions aux anciens partisans de Sarkozy dont le ralliement vise à obtenir un pouvoir d’influence et des postes ministérielles. Sans parler des affaires de Sarkozy qui risque d’être enterrées en remerciement du soutien de l’ancien président.   Juppé a estimé hier que le ralliement de Nicolas Sarkozy, à François Fillon ne relève pas du hasard. « Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est la reconstitution de l’équipe Fillon-Sarkozy qui nous a dirigé de 2007 à 2012″, a souligné celui qui a été ministre de la Défense et des Affaires étrangères pendant cette période. « Quand on reste pendant cinq ans Premier ministre d’un président de la République, c’est qu’on est totalement comptable évidemment de ce qui a été fait. » De ce point de vue Juppé s’interroge en faite sur la capacité réelle de Fillon à mettre en œuvre son programme radical. Un peu le même reproche fait à Sarkozy avec le décalage entre ses déclarations très fortes mais sa gestion très molle Par ailleurs Juppé a fortement attaqué les orientations de François Fillon dans le domaine économique, orientations qu’il juge   »d’une très grande brutalité sociale »   »Sur le plan économique, son programme est d’une très grande brutalité sociale. Supprimer 500.000 emplois de fonctionnaires, porter la durée du travail dans la fonction publique dès 2017 à 39 heures, augmenter la TVA de 16 milliards d’euros sont des mesures d’une certaine brutalité dont certaines sont inapplicables », a-t-il poursuivi. « Rupture, ça ne doit pas consister à casser la baraque, la baraque est fragile, il faut faire des réformes (…), les miennes sont aussi audacieuses mais elles sont réalistes et elles sont crédibles. » Le maire de Bordeaux a également décliné ses critiques à l’encontre du programme « peu crédible » de son rival dans un entretien à paraître mardi dans Le Figaro, le jugeant notamment « imprudent » en matière de gestion des finances publiques. « Malgré son cri d’alarme sur la faillite de l’État en 2007, François Fillon envisage de laisser glisser les déficits jusqu’à 4,7 % du PIB », relève-t-il en prévenant qu’ »on ne pourra pas se contenter d’en faire porter la responsabilité à François Hollande ». L’autre angle d’attaque est sociétal. « François Fillon appartient à une famille traditionaliste, moi je suis plus ouvert au modernisme, je me sens plus proche du pape François que de Sens commun ou de la Manif pour tous (les mouvements contre le mariage homosexuel-NDLR) », a estimé Alain Juppé sur France 2 en critiquant les « ambiguïtés » de son rival sur le droit à l’avortement.

Décrochage scolaire : se réjouir des chiffres ?

Décrochage scolaire : se réjouir des chiffres ?

 

Des chiffres qui interroge  pour Daniel Frandji, maître de conférences en sociologie à l’Ecole normale supérieure de Lyon et membre de l’Observatoire de la réussite éducative. (Interview Europe 1)

Faut-il se réjouir de ces chiffres ?

« ….. Ce qui me gêne, c’est qu’on ne sait rien de ceux qui ‘raccrochent’. Finissent-ils par obtenir un diplôme ? Quel diplôme ? Sait-on quelle est la situation sociale de ceux qui raccrochent et de ceux qui décrochent définitivement ? Construit-on une réponse adaptée en fonction des situations familiales, sociales, sanitaires des élèves ? Ce sont des questions qu’il faut poser et il y a encore un flou autour de cela. En outre, le ministère présente les choses d’un drôle de manière. Dans la communication de la ministre, on entend qu’il faut lutter contre le décrochage car cela ‘nuit à l’estime de soi’ des élèves, coûte cher à l’Etat ou encore contribue à la hausse du chômage. Tout cela est très vrai, mais je suis étonné que la dimension purement scolaire ne soit pas abordée. Qu’en est-il de l’objectif de proposer un savoir et des compétences communes, de développer un sens critique, une culture partagée ? On sent un flou sur ce que doit être l’école aujourd’hui. Le but de la scolarité ne doit pas seulement être l’obtention d’un diplôme, peu importe lequel. Une école démocratique, ce n’est pas que ça. Or, le dernier rapport du Cnesco montre bien comment les inégalités se creusent en France en matière d’accès à un savoir commun ».

L’objectif d’atteindre moins de 70.000 décrocheurs avant la fin du mandat paraît-il atteignable ?  

« Ça me paraît difficile, il ne reste que quelques mois… Et l’atteinte d’un objectif chiffré ne doit pas être le seul critère d’une école enfin démocratisée. L’Etat se réjouit, par exemple, d’amener 80% d’une classe d’âge au baccalauréat. Mais que fait-on des 20% qui restent ? Si l’on se contente de mettre des moyens sur les 80% qui peuvent aller au bac, le risque est que l’on mette encore moins de moyens sur les 20% qui restent. Ils vont s’enfoncer et se radicaliser encore plus. Pour les décrocheurs, c’est pareil. Si on tombe à 70.000, ce sera une bonne nouvelle. Mais que va-t-il advenir des 70.000 restants ? Auront-ils le même socle commun de connaissance que les autres ? Ne vont-ils pas se retrouver encore plus en marge du système scolaire ou même du marché de l’emploi ? »

Que préconisez-vous ?

« Aujourd’hui, on mise beaucoup sur la remédiation, et encore trop peu sur la prévention. Or, il y a un réel processus de décrochage inhérent au système : le fait que notre école est encore trop largement sélective. Il y a des gagnants et des perdants, l’école est une compétition qui ne retient que les meilleurs. Aujourd’hui, un élève qui redouble deux fois va être invité à sortir du parcours scolaire classique. On fait intervenir des associations, on externalise l’accompagnement des jeunes décrocheurs. On leur propose des formations professionnalisantes sans leur demander si c’est vraiment ce qu’ils ont envie de faire. La ministre, par exemple, se réjouit du fait qu’il y ait des élèves qui retentent le Bac après un échec. Mais que se passe-t-il s’ils échouent de nouveau ?  La solution doit aussi être pédagogique. « .

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