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Croissance Chine : le rythme endiablé se tasse

Croissance Chine : le rythme endiablé se tasse.

Alors que la plupart des pays du monde connaissent la dépression, la Chine, elle, enregistre une croissance insolente. Croissance qui toutefois voit son rythme légèrement se ralentir en décembre. L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit a reculé le mois dernier à 53,0 contre 54,9 en novembre, à un plus bas en trois mois. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un indice de 54,8.

Toutefois, ce tassement pourrait encore se contracter dans les mois à venir du fait des mesures sanitaires de plus en plus strictes dans les pays destinataires des exportations chinoises. Les résultats publiés jeudi de l’enquête officielle, qui se concentre davantage sur les grandes entreprises et groupes détenus par l’Etat, faisaient aussi état d’une activité plus modérée mais toujours solide.

Olivier Dussopt : «la dette se rembourse »….. Ah bon !

Olivier Dussopt : «la dette se rembourse »….. Ah bon !

Olivier Dussopt, sur Europe 1 a fait une découverte d’importance : la dette se remplace a-t-il déclaré. Une découverte sans doute parce que cet élu sur liste PS s’est  converti à l évidence mathématique économique depuis qu’il a rejoint Macron, bien qu’élu sur une liste PS.

 

Le 18 juin 2017, il est réélu député de la deuxième circonscription de l’Ardèche avec 56,30 % des suffrages exprimés face à la candidate de La République en marche !9. Il est l’un des rares députés PS à être réélus face à un candidat LREM. Ce qui ne l’empêchera pas de rejoindre Macron. Il est vrai que chez les socialistes on a toujours été un peu fâché avec les concepts mathématiques et économiques.

 

La  France va bien rembourser sa dette liée au Covid, et ceux qui avancent le contraire tiennent des propos relevant d’une «forme d’irresponsabilité ou d’illusion», a martelé ce samedi matin le ministre délégué chargé des Comptes publics, converti depuis peu à l’orthodoxie financière. On voit mal en effet comment il pourrait en être autrement sachant que la dette de la France est passée de 100 % du PIB  22 019 à 120 % fins 2020. La France doit bien évidemment rembourser sa dette sinon elle sera privée des emprunts qui lui sont nécessaires pour sa gestion courante et même ses investissements. «La dette se rembourse, c’est un principe», a-t-il ajouté, rappelant que le dernier défaut tricolore en la matière datait de 1812. «Il peut y avoir des discussions sur le cantonnement de la dette, sur le délai de remboursement, mais une dette, ça se rembourse», a répété le bras droit de Bruno Le Maire

 

.Le sous ministre des comptes avait pourtant soutenu des opinions contraires lorsqu’il était au PS. Avec des déclarations en forme d’évidence, l’intéressé fera encore une grande carrière et il est à prévoir qu’il fera encore parti de la majorité future ce champion du slalom politique.

Covid : «la dette se rembourse »….. Ah bon !

Covid : «la dette se rembourse »….. Ah bon !

Olivier Dussopt, sur Europe 1 a fait une découverte d’importance : la dette se remplace a-t-il déclaré. Une découverte sans doute parce que cet élu sur liste PS s’est  converti à l évidence mathématique économique depuis qu’il a rejoint Macron, bien qu’élu sur une liste PS.

 

Le 18 juin 2017, il est réélu député de la deuxième circonscription de l’Ardèche avec 56,30 % des suffrages exprimés face à la candidate de La République en marche !9. Il est l’un des rares députés PS à être réélus face à un candidat LREM. Ce qui ne l’empêchera pas de rejoindre Macron. Il est vrai que chez les socialistes on a toujours été un peu fâché avec les concepts mathématiques et économiques.

 

La  France va bien rembourser sa dette liée au Covid, et ceux qui avancent le contraire tiennent des propos relevant d’une «forme d’irresponsabilité ou d’illusion», a martelé ce samedi matin le ministre délégué chargé des Comptes publics, converti depuis peu à l’orthodoxie financière. On voit mal en effet comment il pourrait en être autrement sachant que la dette de la France est passée de 100 % du PIB  22 019 à 120 % fins 2020. La France doit bien évidemment rembourser sa dette sinon elle sera privée des emprunts qui lui sont nécessaires pour sa gestion courante et même ses investissements. «La dette se rembourse, c’est un principe», a-t-il ajouté, rappelant que le dernier défaut tricolore en la matière datait de 1812. «Il peut y avoir des discussions sur le cantonnement de la dette, sur le délai de remboursement, mais une dette, ça se rembourse», a répété le bras droit de Bruno Le Maire

 

.Le sous ministre des comptes avait pourtant soutenu des opinions contraires lorsqu’il était au PS. Avec des déclarations en forme d’évidence, l’intéressé fera encore une grande carrière et il est à prévoir qu’il fera encore parti de la majorité future ce champion du slalom politique.

Mutation du virus : les questions qui se posent

Mutation du virus : les questions qui se posent

 

Morgane Bomsel, directrice de recherche au CNRS et à l’Institut Cochin et spécialiste en virologie, répond à LCI.

Était-ce attendu que le virus provoquant le Covid-19 mute ?

Morgane Bomsel : Les mutations sont des choses normales. Jusqu’à maintenant, nous avons détecté une trentaine de mutations. Il n’y a d’ailleurs pas de raison que nous n’en ayons pas observées en France. Mais elles ne semblent pas affecter le comportement du virus : il n’est pas plus infectieux, ni moins. Suivant le type de virus, les mutations sont plus ou moins nombreuses. Par exemple, le VIH mute beaucoup, 40 ou 50 fois plus que ce coronavirus.

Nous n’avons pas donc beaucoup de raisons de penser que cela pourrait affecter l’efficacité du vaccin- Morgane Bomsel, virologue

À quoi sont-elles dues ?

Les mutations proviennent du mécanisme de production du virus. Le Sars-Cov-2 est un virus à ARN, un code qui doit être traduit en protéines. Le problème intervient pendant la traduction, au cours de laquelle il peut y avoir quelques erreurs, puisque les mécanismes de réplication ne sont pas totalement fiables. Ce sont ces petites erreurs qui créent les mutations.

Les mutations « pourraient remettre en cause l’efficacité du vaccin », estime Jean-François Delfraissy. Pourquoi ?

Les mutations pourraient effectivement limiter l’efficacité du vaccin si elles figurent à l’endroit que reconnaissent les anticorps protecteurs. C’est ce que nous appelons des mutations d’échappement : le virus se débrouille pour échapper aux anticorps. En revanche, si ce ne sont pas des mutations d’échappement, tout va bien.

BNP : se centrer sur la transition écologique

BNP : se centrer sur la transition écologique

Le banquier Jean-Laurent Bonnafé, président d’Entreprise de BNP Paribas estime que les entreprises et les banques ont un rôle central dans la transition écologique (interview dans la Tribune)

 

Jean-Laurent Bonnafé, en tant que président d’Entreprise pour l’Environnement, cinq ans après l’accord de Paris, quel bilan tirez-vous de l’action des entreprises à l’égard de la question climatique ?

Clairement, au risque de surprendre certains, ce sont les entreprises qui ont fait le plus de chemin depuis 2015 sur la voie de l’objectif zéro carbone en 2050. Leur accélération vers la transition énergétique a caractérisé ces cinq dernières années. Dans tous les secteurs, par vagues successives, pas de façon linéaire, les entreprises se sont engagées. Des bascules s’organisent, secteur par secteur, sujet par sujet. Et si elles n’étaient pas au centre des engagements à l’origine, elles sont aujourd’hui au centre des réalisations.

Délivrer la transition énergétique, cela passe par des offres de services, de techniques, de technologies que seules les entreprises peuvent concevoir. C’est le propre des entreprises de se donner des jalons et de s’y tenir. C’est dans la génétique des entreprises. Cela peut parfois sembler imparfait ou insuffisamment rapide, mais le résultat est qu’il y a de réelles avancées. Aux Etats-Unis, si Tesla émerge, c’est que des investisseurs se disent qu’on a besoin de financer cette voiture électrique. Sinon ils ne l’auraient pas soutenu à bout de bras en prenant autant de risques. L’innovation est un fait d’entreprises et d’entrepreneurs de capitaux privés.

Les parties prenantes des entreprises, notamment les salariés contribuent activement à ces changements. Dans un monde, où les espaces privés et professionnels sont de plus en plus entremêlés, plus personne n’envisage de travailler dans une entreprise qui agirait de façon contraire à ses valeurs personnelles.

Ceux qui sont en retard, ce sont les Etats. Ils ont conscience qu’il faut agir, mais cela nécessite des décisions politiques impopulaires…

Les Etats portent ou conduisent des politiques publiques qui peuvent reposer sur des incitations d’ordre financière, fiscale ou de règlementation sectorielle. Ils peuvent aussi mobiliser des leviers comme l’éducation du plus jeune âge jusqu’aux filières spécialisées, ou encore le soutien à la recherche publique ou l’innovation. Il faut aussi souligner l’engagement parfois déterminant des collectivités territoriales, notamment les villes et les agglomérations.

La COP21 a vu la défection de certains pays, comme les Etats-Unis d’Amérique. Vous croyez en leur retour dans l’accord de Paris ?

Oui, c’est ce qui semble se confirmer et c’est une excellente nouvelle.

La Loi séparatisme – islamisme : se rétrécit de plus en plus

La Loi séparatisme – islamisme : se rétrécit de plus en plus

 

 

Progressivement les termes séparatisme et islamisme ont disparu  en même temps que le champ de la loi se rétrécissait. Jean Castex a précisé les objectifs auxquels cette loi devait répondre: mieux contrôler le financement des cultes, mieux faire appliquer la laïcité et la neutralité dans les services publics, combattre les discours de haine sur les réseaux sociaux. Des objectifs nécessaires et même indispensables mais qui sont réducteurs par rapport aux préoccupations concernant le terrorisme et l’islamisme.

 

Finalement sur le fond comme sur la forme la nouvelle loi pourrait être vidée de son sens. D’abord il y a un changement sémantique significatif. Au départ on parlait d’une loi contre le séparatisme et contre l’islamisme. Au lieu de cela on a choisi un titre relativement neutre.

Une loi qui vise à «conforter les principes républicains» . Personne ne peut être contre évidemment un dispositif législatif destiné à réaffirmer les principes républicains. Mais la vraie problématique ne figure pas dans le texte pas même le terme d’islamisme. Le recul du pouvoir et significatif comme d’ailleurs en a témoigné la dernière interview du président de la république dans un média Internet destiné aux jeunes.

Pourtant la récente rencontre entre le président égyptien et de président français a bien montré le clivage central entre deux conceptions des valeurs. Le président égyptien a nettement réaffirmé la primauté des lois religieuses sur les droits de l’homme. Macron affirmant le contraire pour la France.

C’est tout l’enjeu de cette loi qui normalement devait non seulement réaffirmer les valeurs républicaines mais sanctionner lourdement ceux  qui s’en n’affranchissent en justifiant la loi supérieure de Dieu. Bref ,une nouvelle fois, on risque de passer à côté du sujet. Par ailleurs, on peut aussi se poser le problème de l’opportunité d’une nouvelle loi sachant que l’abondant dispositif législatif existant sur le sujet n’est déjà pas appliqué. Un seul exemple quand lors  de l’hommage à l’enseignant Samuel Patty dans les écoles on a constaté pas moins de 800 incidents pour contester cette cérémonie. Mais des sanctions complètement dérisoires.

 

Yannick Jadot menace de se présenter sans la bénédiction d’Europe écologie les Verts

Yannick Jadot menace de se présenter sans la bénédiction d’Europe écologie les Verts

Le torchon brûle entre Yannick Jadot et Europe écologie les Verts. Déjà désigné candidat d’EELV en 2017 avant son retrait en faveur de Benoît Hamon, l’élu pourrait cette fois être tenté de s’émanciper de la stratégie de son parti. Il est vrai qu’il ne se sent en réalité guère soutenu par l’équipe aux commandes que son entourage soupçonne de vouloir torpiller sa candidature. Une étude de l’IFOP publiée dans le JDD indique que 45 % des sondés le considèrent comme un bon représentant de la gauche en 2022, derrière Anne Hidalgo et Jean-Luc Mélenchon mais loin devant Eric Piolle (27 %), son principal challenger à EELV.

Yannick Jadot croit pouvoir réparer les liens avec le PS, abîmés depuis la sortie de la maire de Paris sur le « rapport à la République » des écologistes. « C’est un dérapage qui mine le respect et la confiance indispensables au bon fonctionnement d’une majorité », a-t-il regretté. Tout en espérant qu’Anne Hidalgo « contribuera » à « rassembler les forces qui, entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, veulent bâtir une alternative crédible, écologiste, sociale et républicaine. »

Le temps risque pourtant de se faire long avant le début de la campagne pour les primaires. Yannick Jadot veut croire qu’un « cycle politique nouveau s’ouvrira en janvier ». Ce sera alors pour lui « le temps des propositions programmatiques, sur la jeunesse en particulier ». Une rentrée de plus dans le costume inconfortable du presque candidat.

 

 

Coronavirus :  » Se préparer à une troisième vague » (L’épidémiologiste Renaud Piarroux)

Coronavirus :  » Se préparer à une troisième vague » (L’épidémiologiste Renaud Piarroux)

 

De la même manière que rien n’a été prévu pour tenter de contrôler la seconde vague, il se pourrait bien que la France soit tout autant désarmée par rapport à la possibilité d’une troisième vague. C’est en tout cas l’avis de l’épidémiologiste Renaud Parrioux, , chef du service de parasitologie du CHU de La Pitié-Salpêtrière (AP-HP) qui n’exclut pas cette troisième phase. (Interview dans le JDD)

 

Pourquoi le premier déconfinement a-t-il échoué?
Le gouvernement n’a pas réussi à faire comprendre qu’il y aurait une deuxième vague si la population se relâchait trop. Notamment à cause de certains scientifiques très écoutés et très relayés qui ont répété qu’il n’y allait pas en avoir. Ça a été très compliqué de se faire entendre dans ce contexte. Il fallait réagir dès le mois d’août – la courbe des cas était encore basse mais elle progressait vite – et appuyer sur le frein non pas à partir d’un certain nombre de cas, mais dès le moment où ce nombre augmentait. L’objectif était de préserver l’économie, mais qu’a-t-on préservé, quand on voit où on en est aujourd’hui?

 

Toute l’Europe est touchée, aurait-on vraiment pu éviter cette deuxième vague?
On l’aurait subie de toute façon, même si on avait réussi à maintenir les cas à un niveau plus bas, comme en Autriche ou en Allemagne. Mais au moins, ces pays ne sont pas submergés ; ils peuvent adopter des mesures plus facilement acceptables par leurs populations. Nous, nous sommes parmi les plus mal engagés. En Europe, c’est un choix collectif que de laisser les frontières de l’Union ouvertes et de vivre avec le virus, contrairement à d’autres pays, comme la Nouvelle-Zélande, qui agissent vite et fort dès les premiers cas. Et ce choix accroît le risque de subir des vagues successives avant de parvenir à un éventuel équilibre.

 

Quelle a été la plus grosse erreur française?
On a raté l’élément clé que d’autres pays ont réussi: la limitation de la transmission autour de chaque cas positif. Ce processus consistant à identifier les cas contact rapidement pour briser les chaînes de contamination – le traçage – a été trop lent et pas assez exhaustif. Aujourd’hui, le système est un peu plus rapide mais il identifie trop peu de cas contact. C’est une question de confiance et de motivation qu’on n’a pas su donner aux personnes contaminées. Enfin, il y a une aversion de la population à s’isoler. Les moyens mis en œuvre sont très insuffisants: aujourd’hui, les gens sont enjoints à s’isoler par SMS. Mais la grande erreur serait de virer à l’autoritarisme. Si on commence à dire: « Quand vous êtes dépistés, restez chez vous et on va contrôler », c’est très simple: les gens n’iront plus se faire dépister.

 

Où est-ce qu’on a péché dans le traçage?
L’outil utilisé n’était pas optimal. Le conseil scientifique s’était pourtant prononcé en faveur d’équipes mobiles pour l’effectuer. Mais lors du déconfinement, le gouvernement a décidé que l’Assurance maladie s’en chargerait par téléphone. Seul point positif, on partait alors du médecin généraliste pour entrer dans le dispositif. Sauf qu’ensuite on a appliqué une politique de chiffres sur les tests en les proposant en libre-service et sans ordonnance, fin juillet. De ce fait, les généralistes n’étaient plus dans la boucle. À partir de là, on a perdu en efficacité et les laboratoires se sont retrouvés engorgés.

 

Pourquoi la situation s’est-elle autant améliorée à Paris?
Même si on n’a pas pu le faire comme on le voulait, l’AP-HP a développé dans la capitale une démarche de « contact tracing » avec des équipes mobiles et une présence humaine plus forte, grâce au dispositif Covisan. La réflexion sur ce concept d’isolement a été plus poussée. Il a été décliné en accompagnement plus qu’en coercition. On a pu aider les 40 000 personnes suivies par Covisan, en leur expliquant clairement les nécessités de l’isolement et en leur apportant des conseils. C’est peu, mais ça a contribué à aplanir la courbe épidémique, qui a progressé moins vite.

 

Comment réussir le prochain déconfinement?
Le taux de reproduction effectif, c’est-à-dire le nombre de personnes contaminées par une personne infectée, doit être stabilisé en dessous de 1. Pour cela, on doit mener des actions de terrain. Il faudrait encourager l’ouverture d’antennes de type Covisan partout en France, où l’on ferait des tests, du « contact tracing » et de l’accompagnement personnalisé. La clé, c’est d’expliquer aux patients et à leurs contacts l’intérêt de prendre les précautions tout de suite afin d’éviter de contaminer leur famille, leurs amis, leurs collègues. Et ce n’est pas qu’une histoire d’isolement. Si une personne est seule, comment fait-elle pour les courses? Ce sont des choses simples pour lesquelles les gens doivent être conseillés.
Comment monter de tels centres?
Je propose la mise en place rapide d’un groupe de travail opérationnel sur ces questions. Il faudrait former des chefs de centres qui fonctionneraient comme des « franchises » adaptées aux territoires. Des locaux doivent être trouvés. Des mairies parisiennes en ont fourni, d’autres peuvent le faire. Trouvons du personnel et formons-le à ces différentes fonctions. L’Assurance maladie doit continuer son travail en assurant le lien avec ces centres. Ce sont les acteurs principaux du « contact tracing » sur l’ensemble du territoire, qu’ils accompagnent ce changement et s’ouvrent à d’autres approches! Chaque jour qui passe où l’on ne se prépare pas est un jour de perdu. Parallèlement, il faut continuer tout ce qui n’est pas contraignant: favoriser le télétravail et l’étalement des heures de travail. Faute de quoi, nous subirons à nouveau un tour de vis sur nos libertés.

 

Faut-il s’attendre à une troisième vague?
Il faut espérer qu’il n’y en aura pas mais s’y préparer quand même. Il subsiste toujours des inconnues. On ne sait pas à quel point les températures influent sur ce virus ni si sa propension à diffuser dans les prochaines semaines sera forte ou très forte. Actuellement, les territoires les plus froids de France sont les plus touchés. Mais en hiver, on aura probablement plus de personnes immunisées. Si des moyens suffisants sont mis en place, peut-être oscillera-t-on enfin autour d’un nombre de cas gérable sans connaître de troisième vague.
Peut-on vivre avec ce virus ou faut-il l’éradiquer comme cherchent à le faire certains pays d’Asie?
On ne peut pas vivre avec des hôpitaux pleins. C’est impossible de déprogrammer éternellement des activités de soin importantes. Ce coronavirus fait plus de dégâts que la grippe. On ne peut pas vivre avec. Il faut s’en débarrasser. Cela nécessite une réponse internationale adaptée, une participation de la population et, surtout, un vaccin efficace.

Agroalimentaire: se passer des additifs (Dry4Good)

Agroalimentaire:  se passer des additifs (Dry4Good)

 

La startup Dry4Good  a développé un procédé de déshydratation permettant d’éviter l’ajout de produits « fonctionnels ». Il a déjà attiré des clients industriels dans les secteurs du lait, des compléments alimentaires, des snacks apéritifs, des taboulés et des préparations pour la restauration collective.

L’idée est partie d’un constat : celui de la méfiance croissante de la part des consommateurs vis-à-vis des produits alimentaires industriels, dont les recettes complexes, remplies de sigles qui indiquent des additifs, manquent de transparence. Une suspicion à l’origine du succès d’applis telles que Yuka, qui simplifient le choix dans les rayons des supermarchés en proposant des notes synthétiques de la qualité des produits, et qui a déjà incité plusieurs marques à revisiter leur offre.

Romaric Janssen, qui jusqu’en 2019 travaillait dans le secteur agroalimentaire, se dit alors que pour ceux qui seront capables de proposer aux industriels des solutions leur permettant de simplifier leurs recettes, il y a un marché à prendre. Il connaît en effet le cercle vicieux qui conduit à cette multiplication des ingrédients artificiels. La logistique comme les procédés industriels imposent de remplacer nombre d’aliments.

Se protéger de la guerre technologique chinoise

 Se protéger de la guerre technologique chinoise

 

Nicolas Tenzer, Sciences Po – USPC, appelle à faire face à la guerre technologique chinoise pour que l’économie européenne sauve sa souveraineté.( Chronique dans la Tribune)

 

L’Union européenne s’apprête d’ici la fin de l’année à renforcer sa réglementation des grandes entreprises de technologie digitale et sa protection des données, notamment à travers le Règlement général sur la protection des données (RGPD) établi en 2018. Les entreprises européennes devront non seulement continuer de traiter avec les grands acteurs américains comme Google, Apple, Facebook ou Amazon (les célèbres GAFA), mais également avec les industriels technologiques chinois qui se développent à grande échelle.

Alors que Xi Jinping engage 1,2 milliard d’euros dans l’élaboration d’une industrie technologique de pointe à l’horizon 2025, l’autonomie stratégique de l’Europe et sa capacité à protéger les données de ses citoyens dépendent de plus en plus de la volonté concrète de contrer l’influence grandissante de la République populaire de Chine. Malheureusement, aucune autorité européenne de protection des données – que ce soit le Commissaire fédéral à la protection des données en Allemagne (BfDI), l’Agence espagnole de protection des données (AGPD), ou encore le Commissaire de protection des données en Irlande – ne se positionne avec le sérieux nécessaire sur cet enjeu.

D’ores et déjà, des entreprises américaines, de manière légitime, ont reçu des amendes substantielles pour infraction à la réglementation existante de l’Union européenne, mais leurs homologues chinoises semblent pour l’instant exclues, comme si les géants américains étaient l’arbre qui cachait la forêt.

Les obligations légales chinoises incompatibles avec la sécurité européenne

Le manque d’attention sur ce sujet est surprenant, étant donné que les lois de la RPC obligent les opérateurs de réseau à se soumettre aux « organes publics de sécurité et organes nationaux de sécurité » de Pékin, ainsi qu’à la vision étendue du pays sur la « sécurité nationale« . De telles lois permettent déjà au gouvernement de réaliser des « tests d’infiltration » en prenant pour cible n’importe quel réseau chinois. Il n’est pas difficile d’imaginer comment cet encadrement légal pourrait faciliter les activités d’espionnage de la Chine, ni de supposer que les services de sécurité chinois pourraient bénéficier des données réquisitionnées auprès de leurs cibles à l’étranger.

Or, ces entreprises dans l’orbite de Pékin dominent déjà l’espace européen des matériels, depuis les télécommunications (Huawei) - dont l’action de lobbying est quasiment sans limite en Europe - jusqu’aux drones de l’entreprise DJI, qui détient 70% du marché mondial. D’autres titans digitaux chinois, dont Alibaba, Tiktok, WeChat ou encore Tencent réalisent également leur entrée sur les marchés européens.

Les services de renseignement des États membres mettent le doigt sur au moins une partie des dangers auxquels les pays de l’Union européenne s’exposent. Comme le soulignait l’année dernière Bruno Kahl, du Service fédéral de renseignement allemand, en référence à Huawei : « La confiance dans une entreprise qui dépend fortement du parti communiste et du système de renseignement de son pays est fortement compromise ». Un an après, le gouvernement allemand prépare enfin un cadre législatif qui exclurait de facto Huawei de son réseau 5G.

En se concentrant sur les télécoms, l’Europe laisse les drones passer sous le radar

La plupart des critiques contre Huawei peuvent également s’appliquer à DJI. Comme le décrit le think tank conservateur l’Heritage Foundation à Washington, la réalité de la coopération entre le plus grand fabricant de drones civils et l’État chinois n’est pas remise en question. DJI est impliqué dans des crimes contre l’humanité perpétrés contre la population Ouïghoure dans la province de Xinjiang car, dans le cadre d’un accord de « maintien de la stabilité, » DJI fournit ses drones aux forces de police et aux instances paramilitaires responsables de la répression des minorités ethniques dans cette région frontalière de la Chine.

Ce même rapport met en avant d’importantes failles sécuritaires dans le logiciel de DJI, signalées par de nombreuses entreprises de cybersécurité et concernant notamment la collecte de données sensibles ainsi que le transfert de données à des serveurs chinois, sans l’accord de l’utilisateur et même à son insu. Les agences fédérales aux États-Unis ne font pas confiance aux drones de DJI, imposant à leur place l’utilisation des modèles proposés par des fournisseurs américains et européens de confiance. Le gouvernement australien tient également compte des dangers potentiels que représente l’utilisation malveillante des drones, compte tenue de la hausse des tensions diplomatiques avec la Chine.

En Europe, la capacité de DJI de battre les prix de ses concurrents l’emporte sur les risques sécuritaires, non seulement pour les consommateurs mais également pour les armées et les forces de l’ordre. Le manque d’action des institutions telles que le BfDI ou l’AGPD après que les activités de transfert furtif des données par DJI aient été dévoilées contraste brutalement avec la manière dont ces dernières traitent les compagnies américaines comme Google.

Les plus grandes sociétés chinoises s’engagent sur la conformité formelle avec la réglementation européenne, mais lorsqu’on sait le contrôle exercé par la Chine sur les entreprises (chinoises et étrangères) localisées sur son territoire, comment les Européens peuvent-ils être en mesure d’exercer un droit de recours contre un acteur chinois si la sécurité de leurs données est compromise, surtout si des services étatiques sont impliqués ?

Il faut de même rappeler l’absence de réciprocité qui, outre les effets en termes de sécurité, fausse la concurrence. Alors que la Chine a interdit l’accès à son territoire aux GAFA américaines, la Chine a permis à ses entreprises de se développer en toute tranquillité, libérées de la concurrence internationale et départies de la pression exercée sur les compagnies européennes, forcées d’échanger leur technologies contre l’accès au marché chinois. Pour que l’Union européenne puisse affirmer sa souveraineté numérique, ces questions sont à résoudre impérativement entre Bruxelles et Pékin.

L’Europe se réveillera-t-elle ?

Devant cette inégalité qui risque à jamais de consacrer une domination technologique de la Chine, une certaine lenteur semble prévaloir. Tout se passe comme si la conscience accrue des dirigeants européens des risques tant économiques que sécuritaires ne se traduisait par aucune d’action à la hauteur des implications dramatiques qu’ils peuvent entraîner. Les États européens manquent aussi d’une approche commune des enjeux que présentent les technologies digitales, y compris la lutte contre les manipulations de l’information.

Il est plus que temps que les États membres de l’Union européenne et les autorités européennes prennent compte du caractère global et simultané de la lutte nécessaire contre les géants chinois. Nous ne pouvons déconnecter les menaces ni en termes de concurrence, avec la Chine qui pourrait bien obtenir une position dominante inexpugnable et des avantages comparatifs déterminants, ni en termes de sécurité et de respect des libertés fondamentales.

Le Sommet UE-Chine du 22 juin 2020 a été aussi une forme de tournant, témoignant d’une tardive prise de conscience de la part d’Ursula Von Der Leyen et Charles Michel, mais les intentions exprimées par les dirigeants européens ne se sont pas encore transformées en actes. La marche vers la domination technologique de la Chine, qui aura des conséquences graves en termes de valeur, est déjà largement commencée. Demain, il sera trop tard pour enclencher la marche arrière. Le mal sera fait.

 

Louis Dreyfus se vend à Abou Dhabi

Louis Dreyfus se vend à Abou Dhabi

 

 

On comprend évidemment que les problèmes de succession contraignent certaines entreprises à ouvrir leur capital à de nouveaux investisseurs y compris étrangers. Cependant cette progression des investissements arabes dans des entreprises stratégiques peut faire naître des interrogations quant à la stabilité et la souveraineté de certaines entreprises.

Louis Dreyfus Company (LDC), géant du négoce de matières premières, a annoncé mercredi un accord pour l’ouverture de son capital au fonds souverain d’Abou Dhabi ADQ, ce qui marque une rupture dans l’histoire de ce groupe resté jusqu’à présent familial après 169 ans d’existence.

La holding qui contrôle LDC a signé un accord pour la cession d’une participation indirecte de 45% à ADQ, annonce dans un communiqué le groupe contrôlé par Margarita Louis-Dreyfus.

Margarita Louis-Dreyfus a pris les commandes du groupe après la mort de son mari Robert Louis-Dreyfus en 2009. La femme d’affaires suisse, d’origine russe, a consacré les dix dernières années à racheter les parts des actionnaires familiaux minoritaires désireux de se désengager dans le cadre d’un accord de long terme défini par son défunt mari.

Après une décennie de transactions coûteuses agrémentées d’échanges acrimonieux, sur fond de recul des bénéfices sur des marchés agricoles difficiles, Margarita Louis-Dreyfus a finalement porté l’an dernier à plus de 96%, contre 50,1% initialement, la participation de son trust familial Akira dans Louis Dreyfus Company Holdings B.V. (LDHBV), la structure qui détient la participation familiale dans LDC.

LDC, ou Dreyfus, est le D du sigle ABCD désignant les quatre géants du négoce agricole mondial avec Archer Daniels Midland, Bunge et Cargill.

Comme ses concurrents, le groupe a entrepris de restructurer ses activités, en abandonnant notamment le négoce des produits laitiers et des métaux, tout en mettant l’accent sur la transformation alimentaire, en particulier en Asie.

Islamisme : Macron se réveille à propos des liens entre immigration clandestine et terrorisme

Islamisme : Macron se réveille à propos des liens entre immigration clandestine et terrorisme

 

Enfin sans doute conscient que l’opinion publique ne tolère plus le laxisme en matière de terrorisme et d’islamisme, Macron commence à faire de cette question une priorité alors que depuis trois ans il l’avait ignorée. Macron a sans doute pris connaissance de ce sondage terrible pour lui qui montre que 80 à 90 % de l’opinion souhaitent l’expulsion des étrangers lorsqu’ils sont fichés et la déchéance de nationalité pour les binationaux délinquants.

Le problème c’est que Macon délocalise la problématique au plan européen. Certes le problème de Schengen mérite d’être sérieusement revu mais en attendant le pays doit être en capacité de contrôler ces flux migratoires surtout lorsqu’elles sont liées à l’islamisme. Macron est très attendu vis-à-vis de ses orientations relevant de la responsabilité nationale. Il ne pourra sous-traiter totalement la question migratoire et la sécurité des frontières à l’Europe

Macron  a dit souhaiter la création d’«un véritable Conseil de sécurité intérieur», sorte de Conseil commun des ministres de l’Intérieur, inspiré de ce qui existe déjà pour entre leurs collègues de l’Économie et des Finances. Si elle voit le jour, cette instance devra permettre de fluidifier et mieux coordonner leurs actions des Vingt-Sept.

Estimant enfin que «réformer Schengen, c’est permettre la liberté en sécurité », le président de la République s’est dit aussi déterminé à «partager» son ambition «avec l’ensemble de (ses) collègues» européens dans les prochains jours, «pour pouvoir avancer» rapidement «en la matière». «Les opinions publiques des États confrontés à la menace terroriste ne pourront longtemps accepter le maintien de nos frontières ouvertes si nous ne réformons pas en profondeur l’espace Schengen», a-t-il conclu.

Glyphosate : Macron se contredit encore

Glyphosate : Macron se contredit encore

il y a trois ans Macron a promis de supprimer totalement le glyphosate.  La promesse faite en 2017 n’a pas été tenue puisque l’utilisation du désherbant n’a diminué que de 50 %.

Barbara Pompili, la nouvelle ministre de l’écologie qui a succédé au déçu Nicolas Hulot a dû avaler une couleuvre et finalement s’est rangée à la ligne gouvernementale : interdire chaque usage du glyphosate dès qu’une alternative existe.  Une ligne politique réaliste mais qui contredit évidemment la promesse ferme de Macon. En plus au sein même de la république en marche les avis divergent sur cette question selon qu’on est proche de certains milieux agricoles ou de la sensibilité écolo.

Pourrait être question maintenant d’inscrire dans la loi ce changement de perspective comme on l’a fait avec les insecticides dits néonicotinoïdes dans les champs de betteraves, interdits par une loi de 2016 portée par Barbara Pompili. Mais des insecticides qui ont du être ré autoriser légalement., Barbara Pompili avait dû soutenir un détricotage partiel de la loi qu’elle avait elle-même portée.

 

TRUMP : ENVISAGE DÉJÀ DE SE PRÉSENTER EN 2024

TRUMP : ENVISAGE DÉJÀ DE SE PRÉSENTER EN 2024

 

Peut-être qu’on peut mieux comprendre sinon admettre le déni de démocratie de Trump  qui profite des derniers jours de sa présidence pour entretenir sa popularité auprès de ses partisans. Il avait en effet confié dans le privé qu’il envisagerait de se présenter en 2024. Cela pourrait expliquer qu’il a l’intention même avant le changement présidentiel de tenir des meetings un peu partout. Et sans doute d’engager une sorte de campagne permanente d’ici 2024 pour déstabiliser le mandat de Joe Biden.

 

Au lendemain de sa défaite contre Joe Biden, Donald Trump aurait déjà confié à des conseillers qu’il envisage de se représenter à l’élection présidentielle américaine de 2024, selon deux sources proches du président citées par le site d’information américain Axios.

 

Depuis la victoire de Joe Biden samedi, le président Donald Trump refuse de concéder la victoire à son rival démocrate. Arguant de « fraudes » électorales, sans fournir de preuves, Donald Trump promet de multiplier les actions en justice. Et il prépare peut-être déjà 2024 !

La Covid 19 : Des vagues vont se succéder jusqu’à l’été voir plus tard (Conseil scientifique)

 Covid 19 : Des vagues vont se succéder jusqu’à l’été voir plus tard (Conseil scientifique)

 

En clair, le conseil scientifique n’exclut plus la possibilité d’autres vagues qui vont succéder à celle en cours. On parle désormais d’une crise qui pourrait durer jusqu’à l’été voire davantage. « Il est très difficile de prévoir combien de temps va durer la 2e vague, car cela dépend du virus lui-même, de son environnement climatique, des mesures qui vont être prises pour limiter la circulation du virus, de leur acceptation et donc de leur impact », écrit le Conseil scientifique.

« On peut faire une hypothèse d’une sortie de 2e vague en fin d’année ou début d’année 2021. Cette sortie devrait s’accompagner d’un retour de la circulation du virus à un niveau très contrôlé (5.000 à 8.000 nouvelles contaminations par jour maximum) », poursuit l’instance.

« On peut ainsi avoir plusieurs vagues successives durant la fin de l’hiver/printemps 2021, en fonction de différents éléments: état climatique, niveau et efficacité opérationnelle de la stratégie Tester/tracer/isoler (les cas positifs) », ajoute-t-il.

Les gouvernements seront donc confrontés à « la gestion de vagues successives de recrudescence » de l’épidémie, « jusqu’à l’arrivée des premiers vaccins et/ou traitements », peut-être au deuxième trimestre 2021 mais plus vraisemblablement pas avant l’été voire plus tard.

Daniel Cohen : « La crise se paye en taux bas »

Daniel Cohen : « La crise se paye en taux bas »

Le directeur du département d’économie de l’Ecole normale supérieure, était, avec le président de Renault Jean-Dominique Sénard, l’invité du Club de l’économie du « Monde », jeudi 22 octobre. L’économiste voit dans la crise sanitaire et ses effets une accélération du basculement des économies dans la société du numérique.

Daniel Cohen, spécialiste des dettes souveraines, estime que les Etats ne doivent pas s’inquiéter de la dette, mais des conséquences des taux bas et de la société numérique qui s’installe.

« Il faut bien distinguer un plan de sauvegarde des secteurs et des personnes qui sont en train d’être fracassés par la crise, et l’exercice qui consiste à se projeter dans le XXIe siècle et à réfléchir aux mesures qui peuvent être prises pour accompagner les mutations de la France dans ce monde nouveau qui nous attend (numérique, énergétique, social), et ne pas mélanger les deux.

Si on pense vraiment qu’il va y avoir un vaccin au cours de l’année prochaine et que, peut-être à la rentrée prochaine, les choses vont revenir à la normale, cela veut dire qu’on a une grosse année et demie de crise majeure. On peut se permettre d’être généreux pour accompagner au plus près les entreprises ou les personnes, avec des dispositifs les plus fins possible. »

« La crise se paye elle-même grâce aux taux d’intérêt très bas. De grands économistes parlaient déjà depuis plusieurs années de stagnation séculaire pour expliquer ce contexte de taux d’intérêt. Cette notion voulait simplement dire que les pressions inflationnistes qui avaient fait les beaux jours des années 1970 et 1980, après le choc pétrolier, étaient passées. L’inflation était le mal récurrent qui rongeait les sociétés au moment de la transition des sociétés industrielles des années 1960-1970 vers les sociétés postindustrielles des années 1980-1990. Cette transition s’est accompagnée d’une disparition de l’inflation. Parce que celle-ci est toujours liée aux salaires, au marché de l’emploi, et très rarement à la monnaie.

Nous sommes dans un monde tellement invertébré du point de vue des relations sociales (avec la perte de force du syndicalisme) qu’il rend presque impossible l’expression de l’augmentation des salaires. L’inflation va ailleurs. Dans le prix des actifs financiers, dans ceux de l’immobilier. Et même quand il y a des augmentations de salaire, les entreprises sont soumises à une pression compétitive internationale telle que la transformation de ces hausses de salaire en hausse de prix ne peut pas se produire.

En conséquence, tout ce que l’on a construit institutionnellement (des banques centrales indépendantes, avec pour seul objectif de maîtriser l’inflation) se trouve brutalement obsolète. On va finir l’année avec une inflation à zéro en France, selon les prévisions de l’Insee, et peut-être 0,3 % dans la zone euro. Cela rappelle les années 1930. A l’époque, le personnel politique était obsédé par l’inflation, notamment après le traumatisme de l’hyperinflation allemande en 1923, alors qu’on était en période de déflation.

Or, en situation de déflation, la politique monétaire n’est pas très efficace. C’est la politique budgétaire qui peut tirer l’activité économique. Ce n’est pas très grave de s’endetter, parce que la dette ne coûte rien à rembourser ou à refinancer (je parle des Etats, et non des entreprises). Dans la période de crise que l’on connaît aujourd’hui, il n’y a pas à s’inquiéter de cela pour l’instant. De ce point de vue, l’Etat a beaucoup plus de degrés de liberté qu’il n’en avait avant. »

« Si des retournements se produisaient, cela voudrait dire qu’on sortirait enfin de ce marasme. Mais attention, cela peut durer longtemps. Le XIXe siècle a été tout entier un siècle de déflation. Nous sommes dans quelque chose qui, à l’échelle de l’histoire, est peut-être une nouvelle manière de concevoir le rapport entre la dette, la politique publique et les déficits. »

« On reste marqué par l’expérience du XXe siècle, mais, en réalité, on est peut-être en train de connaître un capitalisme d’une nature tout à fait différente, plutôt celui du XIXe siècle, avec beaucoup de précarité, beaucoup de fragilité et beaucoup de difficultés à transformer en augmentations de salaires les gains de productivité qu’on observe un peu partout. C’est pour cela qu’on lit Dickens ou Marx. Il y a le récit d’une grande misère ouvrière, qui se fait pourtant au moment où le capitalisme est en train de connaître son heure de gloire. Il peut y avoir une déconnexion entre les deux. Je crois qu’on est en train de vivre une déconnexion de cette nature. »

La société numérique

« Il y a toujours eu des services, mais ils étaient en creux, portés par la dynamique de l’industrie. Ce n’est plus le cas. Il y a peu d’emplois dans l’industrie aujourd’hui, et le gros de nos consommations, des biens et des emplois réside dans le tertiaire. C’est une bonne nouvelle. Dans son livre Les Trente Glorieuses ou la révolution invisible, publié en 1979, Jean Fourastié expliquait que l’humanité avait cultivé la terre pendant des millénaires, avant de travailler la matière dans le monde industriel. Dans la société de services qui s’annonce, prévoyait-il, l’homme va travailler l’homme lui-même. C’est le grand espoir de la société humaine que de s’occuper les uns des autres.

Nos sociétés modernes ont besoin d’offrir la promesse à chacun de s’élever au-dessus de sa condition. Elles ne savent pas apaiser autrement les tensions sociales qui la traversent

Mais, contrairement à l’industrie ou à l’agriculture, une société de services ne génère pas de gains de productivité, c’est-à-dire qu’elle ne génère pas de croissance. La valeur du bien, c’est le temps que je passe avec le client ou le patient. C’était pour lui une bonne nouvelle, mais cela ne marche pas. D’abord parce que le capitalisme est une machine à chercher des gains de productivité partout, avec l’obsession récurrente de baisse des coûts. Puis, nos sociétés modernes, égalitaires ont besoin d’offrir la promesse à chacun de s’élever au-dessus de sa condition. Elles ne savent pas apaiser autrement les tensions sociales qui la traversent. C’est ce qui fait l’alliance entre le capitalisme et les démocraties modernes.

On voit depuis une dizaine d’années que la société numérique est en train d’offrir une solution à ce problème de croissance. Mais en faisant au fond la même chose que la société industrielle en son temps, c’est-à-dire en déshumanisant les relations sociales. La société industrielle était parvenue à créer de la croissance au XXe siècle grâce au travail à la chaîne. Substituer le travail des artisans par du travail à la chaîne avait été interprété comme une formidable déshumanisation.

Le Covid-19 est une crise sanitaire qui, a priori, n’a rien à voir avec ce dont on parle. En réalité, cette période est en train de se vivre comme une phase d’accélération des transformations de la société numérique. En rendant la société phobique aux relations de face à face, elle accélère exactement ce pour quoi la société numérique est faite et pensée : dispenser les gens du face-à-face et du présentiel. »

 

« Devoir animal, ne pas se tromper pas de combat!»

« Devoir animal, ne pas se tromper pas de combat!»

 

 

Dans une autre tribune , Vincent Ledoux, député du Nord (Agir ensemble) explique le devoir moral vis-à-vis des animaux. De leur côté, deux autres parlementaire Pascal Brindeau et Jean-Marie Janssens considèrent  ci-après qu’il convient de ne pas se tromper de combat (tribune dans l’Opinion)

 

 

« Le très médiatique Hugo Clément, nouvelle figure de proue de la cause animale, est à l’origine d’un « référendum d’initiative partagée pour les animaux ». Ce référendum porte sur six propositions : l’interdiction de l’élevage en cage, l’interdiction des élevages à fourrure, la fin de l’élevage intensif, l’interdiction de la chasse à courre et des chasses traditionnelles, l’interdiction des spectacles avec animaux sauvages, la fin de l’expérimentation animale. Relayé par de nombreuses personnalités médiatiques, de Nicolas Hulot à l’animateur Cauet, cet appel au référendum connaît un engouement réel.

De fait, qui pourrait être opposé à la défense des animaux ? Et c’est bien là toute l’ambiguïté d’un référendum qui, sous couvert d’intentions louables, est porteur de graves conséquences. Chaque année, le Zooparc de Beauval accueille plus d’un million et demi de visiteurs, dont une grande partie d’enfants. Ils y font la rencontre d’animaux représentant la biodiversité mondiale, découvrent émerveillés des centaines d’espèces menacées d’extinction, et surtout, ils font l’apprentissage de ce qu’est la biodiversité et de l’importance vitale de la préserver.

Or ce site, classé parmi les cinq plus beaux zoos du monde, pourrait être clairement menacé si le référendum pour les animaux aboutit. Interdire les spectacles avec animaux sauvages, est tout simplement le premier pas vers la fermeture des parcs zoologiques, qui sont d’abord et avant tout des établissements de conservation, de protection des espèces animales ! Les spectacles d’otaries ou de rapaces sont des leviers essentiels pour sensibiliser le public à la protection animale.

Préservation. En témoigne l’intervention de l’association Beauval Nature créée pour mettre en œuvre, développer et soutenir des actions de conservation pour la préservation de la biodiversité mondiale, ainsi que des programmes de recherche scientifique permettant de mieux connaître les animaux et de les protéger efficacement. La totalité des parcs zoologiques de France, qui accueillent chaque année 21 millions des visiteurs, sont engagés dans de tels programmes de soutien de la biodiversité, ce que se gardent bien de dire les défenseurs du référendum.

« La cause animale est une cause belle et juste. C’est pourquoi, elle ne doit pas être instrumentalisée par des militants qui n’hésitent pas à mener des opérations parfois violentes contre des agriculteurs, des éleveurs ou des commerçants »

Les professionnels du secteur zoologique, qui sont les premiers défenseurs de la cause animale, sont aujourd’hui très inquiets des perspectives qu’ouvriraient un tel référendum pour eux et la biodiversité. En effet, la communauté des parcs zoologiques mondiaux constitue le troisième financeur de la conservation de la biodiversité (Gusset & Dick, 2011).

Il y a dans les amalgames entretenus par les partisans du référendum, quelque chose de malsain pour le débat public. On ne peut pas mettre au même niveau l’expérimentation animale, l’élevage en cage et les spectacles d’oiseaux réalisés par des professionnels ! Ces spectacles mettent en valeur le comportement naturel de l’animal accompagné d’un discours pédagogique.

Amalgame. L’amalgame des six mesures du référendum pour les animaux n’est ni involontaire, ni innocent. Il prouve au contraire qui se cache réellement derrière les têtes d’affiche, et quelles sont les visées menées par ces militants beaucoup moins lisses que le télégénique Hugo Clément. Ne nous y trompons pas, les promoteurs du référendum servent la cause de militants extrêmes portant une vision inquisitrice du rapport de l’homme à l’animal et à la nature.

Les mouvements spécistes ou vegan les plus radicaux ont déjà démontré leur capacité à terroriser ceux qu’ils ciblent comme leurs ennemis. Il convient de ne pas tout mélanger et de mesurer ce que les propositions du référendum pour les animaux portent de dangereux, tant pour l’emploi et l’économie, que pour des milliers de professionnels engagés au quotidien pour la protection des espèces et de leurs milieux.

La cause animale est une cause belle et juste. C’est pourquoi, elle ne doit pas être instrumentalisée par des militants qui n’hésitent pas à mener des opérations parfois violentes contre des agriculteurs, des éleveurs ou des commerçants. La cause animale mérite mieux que des exactions, elle mérite un débat public serein, rassemblant tous les acteurs intervenant sur le monde animal. Nous appelons le gouvernement à être vigilant à préserver un équilibre nécessaire dans ce domaine, et nos concitoyens à ne pas se tromper de combat.

Le Covid-19 se propage dans l’air ?

Le Covid-19 se propage dans l’air ?

 

C’est ce qu’affirment les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) .

De  très petites gouttelettes (appelées noyaux de gouttelettes aérosolisées, ou aérosols) sont capables de rester en suspension dans l’air pendant des périodes plus longues. Lorsque de tels actes médicaux sont pratiqués sur des personnes atteintes de COVID-19 dans les établissements de santé, ces aérosols peuvent contenir le virus de la COVID-19. Ces aérosols peuvent être inhalés par d’autres personnes si ces dernières ne portent pas l’équipement de protection individuelle approprié. Par conséquent, il est essentiel que tous les agents de santé qui réalisent ces actes médicaux prennent des mesures de protection spécifiques contre la transmission aérienne, notamment l’utilisation d’équipements de protection individuelle appropriés. Les visiteurs ne devraient pas être autorisés à pénétrer dans les zones où l’on pratique de tels actes médicaux.

Des flambées de COVID-19 ont été signalées dans certains espaces fermés, comme les restaurants, les boîtes de nuit, les lieux de culte ou les lieux de travail où les gens sont susceptibles de crier, de parler ou de chanter. Dans ces flambées, la transmission par aérosols ne peut être exclue, en particulier dans ce genre de lieux en intérieur où il y a beaucoup de monde dans des espaces insuffisamment ventilés où des personnes infectées peuvent passer de longs moments avec d’autres. Il est urgent de conduire d’autres études pour enquêter sur ces situations et évaluer leur importance au regard de la transmission de la COVID-19.

Les CDC ont actualisé lundi leurs recommandations sanitaires sur leur site, écrivant: «Certaines infections peuvent être transmises par une exposition au virus dans de petites gouttelettes et particules qui peuvent rester suspendues dans l’air pendant des minutes ou des heures. Ces virus pourraient être capables d’infecter des gens qui se trouvent à plus de six pieds (deux mètres environ, ndlr) de la personne infectée, ou après le départ de cette personne». La rougeole, la varicelle et la tuberculose se transmettent également par la voie aérienne.

Les experts des CDC estiment que la voie principale de contagion reste les gouttelettes respiratoires de diverses tailles projetées à proximité par une personne infectée, lorsqu’elle tousse, éternue, chante, parle ou respire.

Climat : «Ça finira par se refroidir»( Trump)…. comme le fût du canon !

Climat : «Ça finira par se refroidir»( Trump)…. comme le fût du canon !

En visite en Californie à l’occasion des terribles incendies dont les fumées sont même parvenues jusqu’en Europe le président américain a déclaré à propos du réchauffement climatique largement responsable de la situation. «Ça finira par se refroidir». Un peu comme dans le sketch de Fernand Raynaud à propos du refroidissement du fût du canon  (un certain temps !). Le très président américain réaffirme donc ses opinions climato-sceptiques considérant que les hausses de température sont des phénomènes correspondant des cycles naturels. Certes tout n’est pas imputable au climat mais le réchauffement global ajouté à la sécheresse et au manque d’entretien des forêts favorise évidemment c’est les incendies géantes. Donald Trump en plus accuse les sociaux démocrates de mauvaise gestion des forêts alors qu’en réalité près de 60 % de leur surface relève de la gestion de l’État.

 «Les preuves observées parlent d’elles-mêmes: le changement climatique est réel et il aggrave» les incendies, a déclaré Gavin Newsom, le gouverneur de Californie.

Le gouverneur de l’État de Washington, où un bébé a péri dans les flammes la semaine dernière, a réfuté dans une lettre ouverte les affirmations «fausses» de Donald Trump. «Votre refus de réagir au changement climatique – et les mesures que vous avez prises pour permettre encore davantage de pollution par le carbone – vont accélérer les incendies dévastateurs comme ceux que vous voyez aujourd’hui», a insisté le démocrate Jay Inslee.

. Des dizaines de brasiers dévastent la côte ouest des États-Unis depuis des jours ont déjà fait au moins 35 morts depuis le début de l’été, dont 27 rien que cette semaine dans les trois États de Washington, Oregon et de Californie.

Brexit: Boris Johnson aux abois se conduit en voyou

 Brexit: Boris Johnson aux abois se conduit en voyou

Boris Johnson se conduit en véritable voyou en refusant d’appliquer la loi qui permet d’éviter le rétablissement d’une frontière entre les deux Irlande mais comporte certaines obligations. Pour cela, il sort un projet de loi fou qui contredit tous les accords internationaux passés. Ces règles négociées entre l’union européenne et le Royaume-Uni prévoient le maintien de certaines dispositions dans la province. Elles obligent les Britanniques à notifier à Bruxelles les aides d’État à des entreprises d’Irlande du Nord et celles-ci sont tenues de déclarer les produits qu’elles expédieront vers l’Angleterre. Une perte de souveraineté intolérable pour les Brexiters.

Il s’agit sans doute d’un nouveau bluff de la part de Boris Johnson complètement acculé face à la crise sanitaire mais aussi la dégringolade économique de son pays. Le Premier ministre britannique renie ainsi l’accord qu’il a lui-même approuvé et même vanté. Son projet de loi constitue une véritable provocation.

La vérité sans doute c’est que le Premier ministre britannique en perte de vitesse dans l’opinion ne sait plus très bien quoi faire tellement il est englué sur le plan économique. Faut-il rappeler que l’économie britannique a perdu 20 % au second trimestre et que l’avenir s’annonce très gris. Sans parler évidemment de l’accentuation très inquiétante des contaminations du virus. La remise en cause brutale de l’accord passé pour Irlande constitue un choc de déstabilisation pour nombre d’acteurs et d’observateurs

À l’intérieur du royaume, cette révision secoue aussi fortement. Elle a provoqué la démission mardi du directeur des services juridiques du gouvernement, Jonathan Jones. L’opposition mais aussi de nombreuses personnalités du Parti conservateur se sont indignées. Au-delà du Brexit, l’inquiétude porte sur la crédibilité du pays sur la scène internationale. «Si nous perdons notre réputation d’honorer les promesses que nous faisons, nous aurons perdu quelque chose qui n’a pas de prix et qui pourra peut-être n’être jamais récupéré» a ainsi averti l’ancien premier ministre conservateur John Major.

Devant les députés, l’ex-première ministre Theresa May a aussi demandé à Brandon Lewis comment le gouvernement pourrait à l’avenir rassurer ses partenaires internationaux sur le fait qu’il tiendrait ses engagements. Le leader des indépendantistes écossais du SNP à la Chambre des communes, Ian Blackford, a accusé le premier ministre de se considérer «au-dessus de la loi» et de vouloir créer un «État voyou». La nouvelle a d’ailleurs mis en émoi l’Écosse et le pays de Galles, qui estiment que la loi met en danger l’unité du Royaume-Uni, en «volant les pouvoirs» qui ont été dévolus aux nations.

De nombreux d’observateurs se demandent où veut aller Boris Johnson. Vers un no deal , c’est l’hypothèse la plus répandue. La vérité c’est peut-être qu’il ne sait pas il va, étant capable de se renier souvent et sur tout. Il est aussi possible qu’au dernier moment il arrive à se résoudre un accord de dernière minute qu’il pourrait habiller comme le résultat de son intraitable nationalisme britannique.

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