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Le grand débat national : le grand bazar se confirme

  • Le grand débat national : le grand bazar se confirme
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  • Macron devait  définir aujourd’hui les conditions du grand débat national. un débat qui devrait être le plus décentralisé possible et jusqu’au niveau des mairies. Une manière en même temps de shunter les corps intermédiaires qui seront sans doute inclus dans le processus mais pour la forme.  Deux mois pour organiser le débat sur de grands enjeux économiques et sociétaux, en plus au niveau le plus décentralisé possible jusque dans les mairies. Bref quelque chose qui va ressembler à un grand bazar vite bâclé. Comment en effet permettre un débat constructif et pertinent sur des questions aussi importantes que le transport, le logement,  le service public,  l’organisation territoriale et la démocratie. Le gouvernement ne sait même pas par quel bout prendre le problème. Macron a même  annoncé qu’il se déplacerait lui-même pour voir les maires de toutes les régions. Un tel débat pour être sérieux demanderait un délai de six mois à un an avec une vraie structuration de la discussion. Tout cela sent la proposition élaborée à la va-vite sur un coin de table juste pour répondre au mécontentement des gilets jaunes. Même la formulation des questions est approximative. Les thèmes retenus :
  • - « Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se déplacer, se chauffer et isoler leur logement ?«
  • - « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ?  » Autrement dit comment redonner du sens à l’impôt.
  • - « Comment faire évoluer l’organisation de l’Etat et des autres collectivités publiques pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces? «
  • - « Que signifie être citoyen aujourd’hui ? Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?
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    • La coordination opérationnelle a été confiée à Chantal Jouanno. L’ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie est à la tête d’une instance qui existe depuis 1995: la Commission nationale du débat public, un machin qui ne sert pas à grand-chose. Cette autorité administrative « indépendante » a pour mission de faire en sorte que le grand public soit informé et consulté lorsque certains projets publics ont de gros impacts sociaux, économiques ou environnementaux.
    • Le Conseil économique, social et environnemental sera également saisi,  peut être aussi le parlement quand même !

La Banque centrale allemande se mêle des gilets jaunes

La Banque centrale allemande se mêle des gilets jaunes

 

On imagine difficilement la Banque de France critiquer la politique économique de l’Allemagne. Pourtant la banque centrale allemande ne se prive pas de donner des leçons de gestion à la France. Le président de la banque fédérale d’Allemagne critique en effet les mesures décidées par le gouvernement français dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Une critique pas forcément très opportune et très intelligente quand cela concerne un pays ami. En outre l’orthodoxie allemande n’est pas forcément non plus très appréciée en Allemagne où la montée de l’extrême droite est également très inquiétante « Le président Macron veut continuer son cours des réformes, c’est une bonne nouvelle », mais « dans l’ensemble, cela devrait être conçu de manière à être conforme aux règles budgétaires européennes convenues d’un commun accord », a déclaré le banquier central allemand au journal « Welt am Sonntag ». « Respecter le plafond de 3% » de déficit et « réduire le déficit structurel de manière appropriée » seraient la bonne voie à prendre surtout que « l’économie française se porte bien » et que « la dette reste très élevée », selon Jens Weidmann. La position du patron de la « Buba » tranche avec le soutien affiché mi-décembre par la chancelière allemande Angela Merkel au président français pour juguler la crise des « gilets jaunes », tout en laissant la Commission européenne rappeler les règles budgétaires aux mauvais élèves. L’orthodoxie budgétaire qui peut se comprendre quand la croissance est satisfaisante est par contre critiquable quand en fait la croissance devient dangereusement faible. De ce point de vue, le manque de flexibilité dans la gestion monétaire constitue certainement le plus grave danger pour l’avenir de l’Europe car nombre d’européens  n’admettent plus des règles inadaptées au contexte et qui au demeurant ne font qu’enfoncer l’Europe.

Grand débat : le bazar se confirme avec des citoyens tirés au sort !

Grand débat : le bazar se confirme avec  des citoyens tirés au sort !

Sans doute pour faire plus révolutionnaire que les gilets jaunes eux-mêmes, le premier ministre sort subitement de sa boîte à outils des conférences régionales de français au sort. Un peu comme si on choisissait les 100 clients qui sortent d’un supermarché. Bref l’assurance que ce grand débat sera encore plus anarchique qu’on ne le pensait. Évidemment il n’y aura aucune préparation, aucune introduction à ses discussions sorte d’auberge espagnole où chacun pourra déposer son cahier de doléances  sans savoir ce qu’il en adviendra ;  et pour cause les propositions seront plus contradictoires les unes que les autres, plus démagogiques les unes que les autres sans parler des plus farfelues. Bref le meilleur moyen pour régner c’est de diviser sur les contradictions. Le pire, c’est que Griveaux, porte-parole du gouvernement, dit langue de bois en chêne, a signifié que ce débat n’interférerait pas sur les orientations du gouvernement, le cap sera maintenu. Le premier ministre, lui dit exactement le contraire, sans doute sans y croire lui-même « Afin d’être innovant, nous avons aussi pensé qu’il était sage de procéder à la désignation de conférences qui, dans chacune des régions, pourront réunir une centaine de citoyens français tirés au sort, tirés au hasard », a proposé le Premier ministre. Ces conférences « seront amenées à discuter des résultats de ce débat et de participer d’une certaine façon à ces débats », a expliqué le chef du gouvernement. « L’idée c’est de faire en sorte que les Français qui ne sont pas forcément les plus impliqués dans la vie et le débat public puissent donner leur avis sur le débat et sur les propositions », a-t-il encore vanté. Les remontées des divers débats – propositions ou doléances – doivent ensuite faire l’objet de synthèses. Le gouvernement s’est déjà engagé à ce qu’elles se traduisent par des « mesures concrètes », en plus des mesures d’urgence déjà annoncées par l’exécutif. Tout cela sent l’amateurisme, l’affolement et la démagogie.

Chine : un État voyou qui se confirme dans le conflit avec le Canada

  • Chine : un État voyou qui se confirme dans le conflit avec le Canada

 

La Chine ne fait pas dans la dentelle ni sur le terrain économique ni sur le terrain politique. Les vieilles méthodes de la dictature sont toujours de mise. Pour riposter à l’arrestation au Canada de la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei Technologies,  la Chine a simplement arrêté trois ressortissants canadiens tout à fait au hasard. D’abord l’ancien diplomate Michael Kovrig et l’homme d’affaires Michael Spavor et très récemmen un troisième. Accusée d’avoir favorisé une violation des sanctions imposées par Washington à l’Iran, Meng a été libérée sous caution mais a l’interdiction de quitter le Canada dans l’attente d’une audience d’extradition vers les Etats-Unis fixée à février prochain. Les  diplomates occidentaux en poste à Pékin et d’anciens diplomates canadiens estiment qu’il s’agit de mesures de rétorsion prises par le gouvernement chinois. Donald Trump, qui a engagé une guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, a déclaré la semaine passée à Reuters qu’il pourrait intervenir dans ce conflit si cela servait les intérêts de la sécurité nationale américaine ou si cela aidait à conclure un accord commercial avec la Chine. Une manière aussi de mettre de l’huile  sur  le sur le feu. Mais ce n’est toutefois pas une raison pour donner la moindre légitimité au méthodes de l’État voyou qu’est la Chine qui ne se prive pas non seulement évidemment de réprimer toute opposition dans son pays mais de s’asseoir aussi sur tout concept de droits de l’homme pour servir ses intérêts économiques. Car l’enjeu c’est évidemment de faire pression sur les États-Unis dans le cadre de la future négociation commerciale sur les droits de douane. L’enjeu est également très stratégique concernant le géant chinois des télécoms Huawei car il s’agit d’imposer la technologie chinoise au monde entier non seulement dans un n’objectif économique mais aussi sociétal.

l’emploi se tasse comme la croissance

l’emploi se tasse comme la croissance

 

Il n’y a pas de miracle ; quand la croissance se tasse, l’emploi aussi. La Banque de France vient de confirmer le ralentissement de l’activité générale en ne prévoyant que 0,2 % d’augmentation du produit intérieur brut au quatrième trimestre au lieu des 0,4 % prévus. Du coup, la perspective de croissance de 1,7 % retenue par le gouvernement dans son budget est remise en cause. Comme déjà souvent indiqué dans ce site, la croissance française aura du mal à dépasser 1,5 % en 2018. Il n’est donc pas étonnant que l’emploi stagne. D’une certaine manière cela traduit l’échec de la politique économique de Macron qui a assommé la consommation des ménages avec ses mesures fiscales. Or la consommation des ménages représente environ les deux tiers du produit intérieur brut. La brutalité de la fiscalité a donc constitué une erreur économique grave. En outre elle hypothèque l’avenir car elle pèse maintenant sur le moral des entreprises et des ménages

Selon les dernières données de l’Insee publiées ce mardi 11 décembre, les créations d’emplois s’élèvent seulement à 15.000 sur les trois derniers mois contre 15.900 au trimestre précédent. Une progression insignifiante qui n’est pas de nature à absorber l’évolution démographique Dans la fonction publique, l’emploi salarié continue de baisser (-7.400) et augmente dans le privé à 22.400. Alors qu’Emmanuel Macron tente de désamorcer la crise des « Gilets jaunes » en annonçant une série de mesures pour doper le pouvoir d’achat des salariés à bas revenus et des retraités modestes, la Banque de France vient d’abaisser ses prévisions de croissance à 0,2% pour le dernier trimestre contre 0,4% auparavant. Les résultats collectés par l’institut de statistiques signalent que les créations d’emplois dans les services marchands ont marqué le pas. Entre juillet et septembre, l’emploi salarié a augmenté de 15.300 dans ce secteur, soit 0,1% contre 0,2% le trimestre précédent. « Sur un an, ce secteur porte l’essentiel des créations nettes d’emplois salariés : +158.300, soit +1,3%. » L’autre phénomène préoccupant est le recul de l’emploi intérimaire. Or cet emploi constitue or cet emploi constitue un indicateur avancé de la conjoncture D’après des chiffres du service de statistiques du ministère du Travail (Dares), l’emploi temporaire a baissé de 1,2% contre -0,6% au trimestre précédent. Du côté de l’industrie, les créations d’emplois stagnent, voire reculent légèrement dans l’industrie manufacturière (-0,1).  Le secteur de la construction continue de créer des emplois. Les effectifs ont progressé de 0,4% (5.500 postes) comme au trimestre précédent.  »Sur un an, ils augmentent de 2,1%, soit + 29.000 postes. ». A noter que sur les douze derniers mois, le salaire moyen augmente tout de même de 2,1% selon les données de l’Acoss publiées mardi 11 décembre. 

 

Des leaders des gilets jaunes vont se faire bouffer

Des leaders des gilets jaunes vont se faire bouffer

 

Il est clair qu’en l’état de leur structuration des gilets jaunes vont se faire bouffer par les technos de la politique. On voit nettement certains gilets jaunes en pointe dans les médias valorisés leur image et prendre parti alors qu’aucun  débat n’a encore eu lieu après les mesures annoncées par Macron. C’était évidemment le risque avec des leaders autoproclamés faciles à manœuvrer compte tenu de leur inexpérience politique, aussi de leur manque de connaissance de la problématique macro économique. On constate aussi une certaine hétérogénéité des revendications des gilets jaunes, par ailleurs,  un manque de hiérarchisation. Certains se centrent  surtout sur le pouvoir d’achat et la fiscalité quand d’autres posent la problématique démocratique en revendiquant par exemple un référendum d’initiative citoyenne voir de nouvelles élections législatives ou même la démission de Macron. Pour être honnête, les différents gilets jaunes apparus dans les médias n’ont pas été capable d’argumenter avec pertinence la nature de leur revendication. Ils ont exprimé une colère justifiée mais se sont montrés bien insuffisants pour convaincre de la justesse de leur raisonnement  socialement, économiquement et même politiquement. Il y a de toute évidence une urgence à structurer ce mouvement s’il ne veut pas se dissoudre sous le poids de ses contradictions et de ses insuffisances, surtout face à la puissance du discours des technos qui ont l’art d’anesthésier toute velléité de transformation sociale et fiscale.

Macron se fait allumer par Trump, Erdogan et Poutine

Macron  se  fait  allumer  par  Trump, Erdogan et Poutine

Évidemment les auteurs des attaques contre Macon ne sont pas des exemples de pratiques démocratiques et même morales. Il n’empêche qu’à force de vouloir faire la leçon à tout le monde Macron reçoit en boomerang ce qu’il reprochait à certains Etats. Certes les critiques de Trump, d’Erdogan ou de Poutine est peu  crédible compte tenu de la pratique politique respective de ces chefs d’État. Il n’empêche que le petit prince Macon qui voulait régner sur l’Europe et aussi sur le monde est renvoyé à ses chères études nationales « L’accord de Paris ne marche pas si bien pour Paris. Manifestations et émeutes dans toute la France », a écrit Trump sur Twitter, suivi par 56 millions d’internautes. « Les gens ne veulent pas payer de fortes sommes d’argent, pour l’essentiel à destination de pays du tiers monde (qui sont gérés de manière discutable) afin de peut-être protéger l’environnement », poursuit le président américain.  Erdogan s’est dit samedi inquiet par le recours « disproportionné » à la force contre les manifestants à Paris tout en condamnant le « chaos » provoqué par les contestataires. « Les rues de nombreuses villes européennes, en particulier Paris, sont désormais en effervescence », a indiqué le président turc lors d’un discours prononcé à Istanbul, évoquant les images de voitures incendiées et de magasins pillés et mettant en avant « les interventions des forces de l’ordre contre les manifestants dans la plus violente des manières ». De son côté Poutine demande moins d’usage violente de la part des forces de l’ordre. . Des chefs d’État évidemment mal qualifiés pour porter de tels jugements mais ce qu’il faut en tirer c’est que Macron reçoit en boomerang sa suffisance de donneurs de leçons au monde entier ;

 

Macron : l’alternative entre lâcher et partir se précise

Macron : l’alternative entre lâcher et partir se précise

 

 

Plus les jours ne passent et plus la situation économique et sociale se complexifie pour macron. Au départ la revendication portée essentiellement sur la fiscalité du carburant et autre fuel. Mais le mouvement s’est rapidement nourri du ras-le-bol plus général sur la fiscalité voir maintenant sur la crise des institutions y compris sur la légitimité de l’Assemblée nationale voire du président de la république. On a bien vu combien  apparaissait désuète cette rencontre entre deux gilets jaunes et l’oligarque carriéristes de Rugy. Aujourd’hui,  le Premier ministre souhaite même rencontrer les gilets jaunes avant samedi mais ces derniers refusent pour l’instant. Si le gouvernement ne s’était pas montré aussi radical, aussi méprisant il aurait pu peut-être avec une mesure de suspension de la hausse des taxes sur le carburant éviter une telle crise. Aujourd’hui la problématique dépasse et de loin la seule question de la fiscalité sur l’essence. Il reste peut-être encore une possibilité pour éviter le pire à macron. Mais il faut agir rapidement, décider la suspension de toutes fiscalité, prendre des mesures pour les bas revenus, rétablir l’impôt sur la fortune et surtout ne pas répondre par l’indifférence voire le mépris au profond mécontentement des Français. Macron peut encore régler cette crise, mais ils doivent agir vite, très vite. Sinon le champ du de la colère et sa nature va encore s’amplifier. En clair très prochainement macron devra choisir : entre lâcher ou partir. Juridiquement certes pourra demeurer président mais la fin de ce mandat risque d’être pathétique pour lui comme pour le pays.

 

Macron se prend pour Louis XIV (Retailleau), non pour Napoléon !

Macron se prend pour Louis XIV (Retailleau), non pour Napoléon !

Dans une interview au JDD, Retailleau au, responsable des républicains reproches à Macron de se prendre Louis XIV. En faite Macron se prend sans doute davantage pour Napoléon qui a détourné les jeunes institutions démocratiques pour rétablir la monarchie. Ce qu’a fait Macron d’une certaine manière en balayant toutes les institutions intermédiaires et en les remplaçant par ses petits marquis. Les associations bien sûr mais aussi les partis politiques, les syndicats et même le Parlement. Tout procède de l’Élysée par ailleurs lieu exclusif de l’expression du monarque. La communication du gouvernement, du Parlement, du parti virtuel en marche est complètement cadenassée. Macron est en train de transformer la monarchie républicaine (déjà evidemment critiquable) en monarchie napoléonienne. Il finira sans doute comme Napoléon de manière pitoyable et même sans doute loin de la France tellement la colère des français risque de le poursuivre pendant des années et des années. On objectera que ce n’est pas le premier président de la république à décevoir les espérances de la France mais Macron, lui a établi un record en se faisant détester en si peu de temps. Bien sûr on lui reproche le contenu de cette politique injuste et inefficace mais peut-être encore davantage cette posture jupitérienne ridicule et ce mépris des classes moyennes et populaires. Sa posture, son discours condescendant et arrogant est devenu insupportable. Comme celui de ses petits marquis, ses courtisans élus députés qui doivent tout à Macron et répètent en boucle le catéchisme du monarque. Pour la plupart des petits marquis, carriéristes qui vienne de nulle part sans aucune légitimité ou expérience sociale. Bien entendu, ils ont été élus après avoir été recrutés directement par Macron mais une chèvre aurait aussi triomphé aux dernières élections législatives.

Quand on se prend pour Louis XIV, déclare retailler au, on peut s’attendre à des frondes. C’est aussi une protestation par procuration : les Français soutiennent les Gilets jaunes parce que Macron leur avait promis un nouveau monde, et ils voient que cette politique ne produit pas de résultats : pas d’augmentation du pouvoir d’achat, pas de baisse du chômage, toujours plus d’impôts, toujours plus de dépenses. » Il reproche à Macron « sa vision manichéenne » et parle d’une France des classes moyennes « piégée » et « trompée ». Le pire dans cette histoire qui finira mal c’est que Macron et ses petits marquis ne sera ne se rendent m^me pas compte de  leur outrecuidance et de la vanité de leur posture.

Le monarque Macron refuse de se rendre au congrès des maires

Le monarque Macron refuse de se rendre au congrès des maires

Sur Franceinfo André Laignel, le premier vice-président de l’Association des maires de France (AMF) dénonce l’injure faite au congrès des maires par le refus de Macron d’y participer

 

Franceinfo : Emmanuel Macron ne viendra pas au congrès des maires de France. Comment le prenez-vous ?

André Laignel : Si c’est confirmé, puisqu’officiellement nous n’avons pas reçu de courrier répondant à notre invitation, ce serait une bien mauvaise manière. Mais ce n’est pas la première. Nous avons entendu expliquer en permanence que les élus locaux étaient trop nombreux, dépensiers, inefficaces et même, c’est une antienne du président de la République, clientélistes. Ce qui est reçu par les élus comme une véritable injure. Il y a ce mépris qui touche au plus profond d’eux-mêmes les élus. Ils sont à 90% totalement bénévoles, dévoué à leur commune.

Emmanuel Macron invitera les maires à l’Élysée. C’est symbolique ?

C’est un extraordinaire pied de nez à la décentralisation. Voilà que le lieu de la décentralisation serait l’Élysée, c’est à dire le lieu de l’hyper concentration. C’est un non-sens et cela sera ressenti très durement, très négativement, par l’ensemble des maires de France.

Un maire sur deux ne souhaite pas se représenter aux municipales de 2020. Vous comprenez pourquoi ?

Il y a de nombreuses raisons. Il y a la baisse de moyens considérable pour les communes. Il y a les exigences de nos concitoyens, souvent légitimes, mais auxquelles les élus ne sont plus capables de répondre. Il y a une forme de dédain, parfois de mépris à l’égard des élus locaux qui les blessent profondément. Et il y a la difficulté de la tâche qui s’est accrue. L’administration est de plus en plus complexe et prégnante.

Est-ce que le mouvement des gilets jaunes n’est pas poussé par les maires des petites communes ?

Qu’il y ait des maires qui s’engagent dans ce mouvement, c’est la réalité, comme s’engagent de nombreux citoyens. Mais ce n’est pas un mouvement des maires, bien évidemment. Mais c’est le signe d’un ras le bol général, d’une démocratie qui entre en déliquescence. Il est urgent de réagir, de redonner à la proximité, c’est-à-dire aux communes, la capacité de répondre aux attentes des citoyens. La démocratie locale, c’est ce qui permet le vivre ensemble. Battons-nous pour que ce vivre ensemble continue à être au cœur de la République. C’est à cela que nous nous engageons.

Brexit: le piège se referme sur les Britanniques

Brexit: le piège se referme sur les Britanniques

 

Comme il fallait s’y attendre, il sera sans doute impossible de trouver une issue pour le Brexit. Tout cela finira par des élections et à la fin une remise en cause de ce Brexit. Pourquoi s’agit-il d’un piège ? Parce que ce sont les conservateurs eux-mêmes qui ont initié le vote du Brexit  en espérant que leurs concitoyens ne le voteraient pas. D’ailleurs nombre de responsables conservateurs étaient et sont toujours pour le maintien de la Grande-Bretagne dans l’union européenne. Dans ces conditions d’extrême division politique, aucun compromis ne sera sans doute accepté par le Parlement. D’une certaine manière, l’union européenne a bien joué le coup en évitant la radicalisation.  Ceci étant,  contrairement à ce que raconte la plupart des médias. Il s’agit d’une période de transition jusqu’à fin 2019 qui ne changent pas la situation actuelle ; il faudra toutefois   définir le futur traité entre l’union économique et la Grande-Bretagne en cas de maintien du Brexit. À cela ajouté aussi les contradictions géographiques internes avec d’un côté Irlande, de l’autre l’Écosse et au total une intégrité de la Grande-Bretagne menacée.

 

Taxe Gafa : devant l’Allemagne la France se couche

 

Inutile de tourner autour du pot, la France vient de se coucher devant l’Allemagne en acceptant de reporter la réflexion à plus tard. On sait que la France est notamment à l’origine de cette taxe forfaitaire sur le chiffre d’affaires pour compenser l’insuffisance voir l’absence totale d’impôts sur les Gafa et autres grandes entreprises numériques. Or l’Allemagne inquiète par les futures relations commerciales entre les États-Unis et l’Europe veut protéger ses exportations. Elle craint donc des mesures de rétorsion de la part du président américain si une taxe est décidée par l’Europe sur les Gafa. Du coup, la France est bien obligée de se coucher devant l’Allemagne qui comme d’habitude privilégie ses intérêts.  Pour ne pas avouer sa défaite, Bruno Le Maire s’est dit mardi «ouvert à un report de l’entrée en vigueur» de ce projet de nouvel impôt visant les géants du numérique. Un projet lancé en mai dernier à l’initiative de la France en compagnie de l’Allemagne, de l’Italie et de l’Espagne et l’un des chevaux de bataille d’Emmanuel Macron qui souhaite ainsi démontrer la capacité de l’Europe à agir et à mettre fin à son impuissance dans ce domaine, à quelques mois des élections européennes. Mais si la France a réussi à convaincre nombre de pays au départ récalcitrants, comme le Luxembourg ou les Pays-Bas, elle s’est heurtée à l’opposition persistante de l’Irlande, des pays scandinaves (Danemark, Suède et Finlande) et plus étonnamment de l’Allemagne qui, après avoir appuyé cette initiative, a préféré temporiser de peur de ranimer la guerre commerciale avec les Américains. Reste à savoir si la France faute d’accord européen appliquera elle-même sa propre taxe sur les Gafa à comme l’avait promis Bruno Lemaire.

 

France info se dédouane à bon compte contre Mélenchon

 France info se dédouane à bon compte contre Mélenchon

 

Il est clair que France Info (et toute les grands medias) en fait des tonnes pour enfoncer les comptes de campagne présidentielle de Mélenchon. Certes certaines observations ne sont pas sans fondement mais les mêmes critiques pourraient être adressés à à peu près tous les candidats soit  du fait de surfacturation au contraire du fait de sous facturation pour ne pas déplacer dépasser l’enveloppe autorisée. France Info descend dans un niveau de précision qui relève de l’anecdotique voir du ridicule par exemple lorsque la chaîne publique indique que  « Chaque discours de Mélenchon mis en ligne était facturé 250 euros hors taxe. La cellule investigation de franceinfo affirme que cette manipulation prend environ 10 minutes à être effectuée. » Alors que France Info pense que la prestation peut être assurée pour beaucoup moins cher. Il serait peut-être bon de demander à France Info quel est le coût de ses propres prestations attendues qu’en moyenne le personnel touche  des salaires démentiels (autour de 5000 euros) avec des sureffectifs et une productivité très relative. De ce point de vue, si France Info devait effectuer le même travail le prix serait sans doute quatre fois plus cher. Mais quand on est payé par le contribuable on ne compte pas ! Au-delà des chiffres France Info se dédouanent à bon compte de sa ligne électorale traditionnellement à gauche. Pour la rééquilibrer on tape sur une cible facile : Mélenchon qui lui aussi en fait des tonnes et se noie dans son délire verbal contradictoire.

La France se plaint trop (Macron)

 

Macron a raison la France se plaint trop il faudrait qu’elle arrête de pleurnicher, et même d’exprimer tout mécontentement. La France ne se rend pas compte de l’exceptionnelle chance qu’elle a d’avoir un tel président de la république. Et de s’adresser lui-même un compliment : “ Vous savez, le pays se tiendrait autrement ….. On ne se rend pas compte de la chance immense qu’on a”. Quand la France peut compter sur un monarque républicain aussi brillant que Macron, elle n’a vraiment aucune raison de ce plaindre. On pourrait même envisager une petite entorse à la démocratie et interdire toute réflexion négative et toute opposition ;  bref substituer aux institutions républicaines une vraie monarchie absolue. Et Macron de critiquer aussi les sondages et les esprits chagrins qui enregistrent le contentement de Français bien ingrats. Ce n’est sans doute pas un hasard si Macron veut modifier la constitution de 58 pour renforcer encore le pouvoir d’un président déjà omnipotent et museler un peu plus le parlement et plus généralement les corps intermédiaires. Macron manque d’ambition ce n’est pas la constitution qu’il faut changer mais le régime et envisager même le couronnement du chef d’État à Reims en présence du pape. Voilà un événement qui aurait de la gueule un peu plus que la longue et laborieuse déambulation de Macron au Louvres lors de son intronisation de simple président de la république

Collomb se lâche vis-à-vis de Macron

Collomb se lâche vis-à-vis de Macron

 

Beaucoup ont été surpris par l’annonce de Gérard Collomb de quitter le ministère de l’intérieur et son intention de briguer à nouveau la mairie de Lyon lors des municipales de 2020. En fait,  il y a déjà un moment que le différend s’est installé entre Macron et Gérard Collomb. En clair, Gérard Collomb reproche à Macron de se comporter en monarque républicain et d’être complètement insensible à toute critique. Le ministre de l’intérieur à l’occasion d’une rencontre avec des journalistes que révèle la dépêche du Midi a souligné le fait que le président avait tendance à s’isoler de plus en plus et que ceux  qui osaient lui parler franchement étaient de moins en moins nombreux. La tendance générale pour  la plupart des courtisans est de se prosterner  devant Macron. Une attaque évidemment sévère vis-à-vis du chef d’État qui perd ainsi l’un de ses premiers soutiens de poids. Des propos qui confirment en tous cas l’isolement du pouvoir jupitérien face aux réalités économiques et sociales et expliquent les dérapages verbaux d’un président un peu hors-sol. . «Nous ne sommes pas nombreux à pouvoir encore lui parler. Ceux qui parlent franchement à Macron sont ceux qui étaient là dès le début: Ferrand, Castaner, Griveaux et moi… D’ailleurs, il va finir par ne plus me supporter. Mais si tout le monde se prosterne devant lui, il finira par s’isoler, car par nature l’Élysée isole», a-t-il confié. Le verbatim a été confirmé au Figaro par un proche. Selon Gérard Collomb, le rapport que le chef de l’État entretient avec le pouvoir l’a conduit à commettre plusieurs erreurs depuis son élection. Il lui reproche notamment son «langage choc», dont il a choisi de faire une marque de fabrique. «Les provinciaux, et j’en suis, ont déjà une tendance naturelle à considérer que les Parisiens ont la grosse tête et les snobent, or des expressions comme la nouvelle grammaire de la politique ou la “start-up nation”, ils ne s’y reconnaissent pas…», assenait-il.

Taxe soda : Coca-Cola se sucre !

Taxe soda : Coca-Cola se sucre !

 

 

 Une combine qui n’est pas nouvelle : diminuer la quantité de produits et même en augmenter le prix. Ce qu’a fait Coca Cola qui en quelque sorte se sucre sur le dos de la taxe soda et surtout sur le dos des consommateurs. (Info du)Figaro :

Quelques centilitres qui font la différence. Pour lutter contre la perte de revenus qu’entraîne la taxe soda, Coca-Cola a progressivement remplacé dans les grandes surfaces les bouteilles de 2 litres par de nouvelles de 1,75 litre. Celles de 1,5 litre passant à 1,25 litre. Ce n’est pas pour autant que la firme américaine a diminué ses prix. Pire, dans certains cas les tarifs ont même augmenté: la bouteille de 2 litres vendue en moyenne 1,71 € est remplacée par une bouteille de 1,75 litre au prix de 1,76 €. Celle de 1,5 à 1,42 € est passée à un contenant de 1,25 litre et coûte désormais 1,48 €, détaille BFMTV.  Une ruse qui répond à la nouvelle mouture de la taxe soda, créée en 2012, et mise en place au mois de juillet pour lutter contre les boissons trop sucrées. Si elle était auparavant fixe, elle est désormais indexée sur le taux de sucre contenu dans les boissons gazeuses. Pour y faire face, Coca-Cola a donc eu recours à une pratique marketing appelée downsizing qui consiste à diminuer la quantité de produit dans le packaging habituel, pour rendre moins visible une augmentation de prix. Interrogée par BFMTV, l’entreprise explique toutefois que les prix de revente de ses produits sont fixés par les supermarchés, et que le changement de taille des bouteilles répond à «l’évolution des attentes des consommateurs».

Macron se plante aussi avec l’Iran

Macron se plante aussi avec l’Iran

 

 

Macron semble avoir la scoumoune au plan intérieur mais aussi au plan mondial. Son image internationale a beaucoup terni depuis la rencontre burlesque avec Trump (où la France n’a strictement rien obtenu). Macron a aussi réussi à se faire de solides ennemis en Europe notamment dans les pays de l’Est et en Italie. Avec l’Allemagne on peut dire que les relations sont au point mort. Sur le dossier iranien, Macron pensait  pouvoir concilier les points de vue de Téhéran avec ceux des États-Unis grâce à une nouvelle négociation mais que les deux partis visés refusent. L’Iran s’agace de l’interventionnisme français qui vient s’immiscer dans  les discussions menées avec la Chine la Russie et l’Allemagne. Le problème c’est que la France se prend encore une grande puissance capable d’imposer à la communauté internationale sa vision diplomatique. Cet activisme français, sorte de mouche du coche, n’est guère apprécié par l’Iran qui a réagi très négativement. A

La France fait partie des signataires de l’accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien en juillet 2015, avec les autres membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu (Etats-Unis, Royaume-Uni, Chine, Russie) et l’Allemagne. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré jeudi que Téhéran devait être prêt à négocier sur ses engagements nucléaires après 2025, son arsenal balistique et son rôle au Yémen et en Syrie.“Il n’y a pas de raison, de besoin, de crédibilité ou de confiance pour des négociations sur des sujets qui ne sont pas négociables”, a déclaré Bahram Qassemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

Il a estimé que “tous les efforts de l’Iran avec les autres puissances mondiales” étaient “annulés par les demandes brutales et excessives de certains partenaires du ministre français des Affaires étrangères”.

« La France continue de se désindustrialiser »

« La France continue de se désindustrialiser »

 

 

Dans une interview accordée aux Échos, Patrick Artus, directeur de la recherche chez Natixis, déplore le manque de compétitivité de la France

« Il faut comprendre que la France est le seul grand pays développé qui continue à se désindustrialiser. L’Espagne a réussi à inverser la tendance, l’Allemagne tient bon, mais pas la France », ajoute-t-il.

Patrick Artus reproche notamment aux entreprises françaises d’investir « dans du capital peu sophistiqué », au détriment des nouvelles technologies. « Il y a un problème de qualité d’investissement en France », assure celui qui estime qu’ »avec un capital peu moderne et un coût du travail élevé, un pays ne peut pas être compétitif ».

Le directeur de la recherche chez Natixis n’hésite pas à mettre en cause « la culture des dirigeants » mais également « le manque de compétence de la population française » pour tenter d’expliquer la faiblesse de l’investissement dans les nouvelles technologies en France.  Selon lui, la « seule stratégie possible » pour inverser la tendance serait d’augmenter les « compétences de la population active, notamment en nouvelles technologies » en réformant « la formation professionnelle » et en investissant « dans la formation et l’éducation ».

Suspension de Benalla : Alain Gibelin se contredit et mange son chapeau

Suspension de Benalla : Alain Gibelin se contredit et mange son chapeau

 

 

Yaël Braun-Pivet, le directeur de l’ordre public auprès de la préfecture de police,  mange son chapeau et se contredit. Alors qu’il avait affirmé que Benalla avait participé à des réunions de haut niveau pendant sa suspension de 15 jours, il est revenu sur ses propos. Il a même écrit qu’il avait mal compris la question lors de son audition devant la commission parlementaire ! Il est clair que malgré ce démenti « inspiré ( ?) L’enquête pourrait démonter que Benalla a bien encore assumé des taches pendant sa suspension. On vient d’apprendre d’ailleurs officiellement de l’Elysée que contrairement à ce qui avait été affirmé,  Benalla n’a subi aucune retenue de salaire. Curieuse suspension en vérité qui s’est traduite par quelques jours de vacances, sans suppression de rémunération. Par ailleurs contrairement encore à ce qui a été dit, Benalla a continué d’organiser les manifestations intéressant le président. Témoin le fait qu’il accompagnait le car des bleus lors de leur réception à l’Elysée.

Benalla : le directeur de cabinet se sacrifie

Benalla : le directeur de cabinet se sacrifie

 

Il est évident que tout dans l’audition du directeur de cabinet, Patrick Strzoda, démontre une volonté de mettre à labri Macron. Patrick Strzoda s’est attribué l’exclusive responsabilité de l’affaire Benalla allant jusqu’à affirmer que Macron ne lui avait même pas parlé de cette affaire. En substance, Patrick Strzoda a affirmé qu’il était seul responsable. Il est clair que directeur de cabinet, proche de la retraite, va jouer le rôle de bouc émissaire. Les réponses confuses et surréalistes du directeur de cabinet n’ont convaincu personne. “Les éléments dont je disposais le 2 mai, donc le lendemain, m’ont conduit à cette sanction, que j’ai considérée comme adaptée, proportionnée à un comportement individuel fautif”, a-t-il déclaré devant les députés. “Je comprends parfaitement qu’on puisse considérer qu’elle n’était pas adaptée”, a-t-il ajouté. “En tout cas, en ce qui me concerne, j’assume ma décision.” Il a également dit ne pas avoir eu suffisamment d’”éléments” lui permettant à l’époque de saisir la justice en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale ! Mais maintenant il les aurait.

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