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La Grèce se vend aussi à la Chine

La Grèce se vend aussi à la Chine

Après des pays d’Europe centrale et orientale, après l’Italie, la Grèce se vend aussi à la Chine en espérant des investissements de Pékin notamment en matière d’infrastructures et de transport. Discrètement mais sûrement la Chine avant ce ses pions en Asie bien sûr, mais aussi en Afrique et en Europe. Une Europe bien incapable de se mettre d’accord sur une position commune vis-à-vis de la pénétration des produits chinois via notamment la  future route de la soie. L’argument de ceux qui se laissent séduire repose sur le caractère bis directionnel de la future route de la soie qui peut favoriser aussi bien les importations que les exportations avec la Chine. Le problème c’est que la Chine dispose d’un outil de production beaucoup plus puissant et plus compétitif que la plupart des pays avec lesquels elles commercent. Cela vaut aussi pour l’union européenne et même pour la zone euro. La Grèce a ainsi rejoint vendredi à Dubrovnik le sommet des « 17+1 », un groupe de pays d’Europe centrale et orientale où Pékin promet d’investir massivement. Paroles rassurantes mais influence grandissante. La Chine continue d’avancer ses pions en Europe centrale et orientale au grand dam des dirigeants de l’Union européenne. En témoigne le 8e sommet dit des « 16+1 » (devenus cette année « 17 + 1 ») qui s’est tenu vendredi à Dubrovnik en Croatie en présence du Premier ministre chinois Li Keqiang. Pour la première fois, le premier ministre grec Alexis Tsipras avait fait le déplacement car son pays a décidé de rejoindre cette plateforme pour les investissements de Pékin dans cette partie du continent. L’Europe orientale est une composante essentielle du projet chinois de « nouvelles routes de la soie » , ce projet pharaonique lancé par Pékin en 2013 prévoyant des investissements de plus de 1.000 milliards de dollars dans des infrastructures routières, ferroviaires et maritimes pour permettre l’acheminement des exportations chinoises.

Les membres du 17+1

Le sommet « 17 + 1 » inclut douze pays membres de l’UE : Bulgarie, Croatie, Estonie, Grèce, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, République tchèque, Slovaquie et Slovénie. Auxquels s’ajoutent cinq autres Etats des Balkans qui aspirent à rejoindre l’UE : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Macédoine et Serbie.

FDJ -Comme déjà Richard Ferrand, Gilles Legendre le patron des députés LREM se sucre !

FDJ -Comme déjà Richard Ferrand, Gilles Legendre le patron des députés LREM se sucre !

 

 

 

C’est peut-être une tradition à la république en marche de se sucrer en utilisant sa compagne. L’ancien patron des députés de la république en marche Richard Ferrand avait déjà utilisé sa position pour permettre à sa compagne de réaliser une substantielle plus-value de l’ordre  de 800 000 € dans les mutuelles des Bretagne. Cette fois, c’est le très rigoureux donneur de leçons Gilles Legendre qui a succédé à Ferrand comme patron des députés de la république en marche qui fait entrer son épouse comme directrice de la communication à la Française des jeux. Un poste qui évidemment n’est pas rémunéré au niveau du SMIC quand on connaît les énormes profits de la FDJ  par ailleurs doit être privatisé par Macron. Gilles Legendre comme a tendance à confondre l’intérêt général avec son intérêt particulier. Pour Ferrand il s’agissait du bien immobilier acquis par sa compagne et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.  Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l’enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction. « Nous attendons l’ouverture d’une instruction, pour qu’il y ait un procès, car nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de la République de Brest », a déclaré Jean-Christophe Picard, président de l’association. Après le classement sans suite, Anticor s’est tourné vers le pôle financier de Paris en raison de sa compétence nationale sur les affaires « d’une grande complexité ». Dans un des volets de l’affaire, un possible délit de prise illégale d’intérêts, le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé reconnaissait que le parquet « aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire ». Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué. Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, s’est toujours défendu de tout conflit d’intérêts. Dans l’affaire en question, révélée par le Canard enchaîné, Richard Ferrand, 55 ans, est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour favoriser sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. En 2011, cet organisme à but non lucratif, qui cherchait à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avait choisi la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99 % à Sandrine Doucen, parmi trois offres. Un bien acquis pour un prix de 375 000 euros, « financé » par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne, selon la plainte d’Anticor. Un petit boni de l’ordre de 800 000 euros pour la compagne de Ferrand.  Cette semaine, des personnalités politiques de tout bord ont publiquement exprimé leur mécontentement après à la nomination de l’épouse du chef de file des députés LREM, Gilles Le Gendre, comme directrice de la communication de la Française des jeux (FDJ). Pour les élus, Raphaële Rabatel est nommée dans un contexte jugé incongru, puisqu’elle intervient au moment de l’adoption définitive ce jeudi le projet de la loi Pacte du ministre de l’Économie Bruno Le Maire, qui prévoit le transfert au privé de la majorité du capital de l’entreprise.

 

Le capital de la FDJ est actuellement détenu à 72% par l’État, celui-ci devant conserver «au minimum» 20% des parts. À l’instar de la privatisation d’Aéroports de Paris, le projet est également contesté par de nombreux députés.

La sénatrice PS Marie-Pierre de la Gontrie a exprimé son mécontentement sur les réseaux sociaux. «L’épouse du président du groupe LREM à l’Assemblée Nationale, nommée directrice de la communication de la Française des jeux en voie de privatisation …. #benvoyons», a-t-elle tweeté mercredi .

Grand débat : le piège se referme sur Macron

Grand débat : le piège se referme  sur Macron

 

 

Normalement le grand débat devrait être terminé, on devrait d’ailleurs connaître ce qui en est sorti et commencer  à énumérer les orientations. Force est de constater que Macron continue de s’inviter ici ou là dans le cadre juridique du grand débat, histoire de continuer à gagner du temps ou plutôt à en perdre. En effet,  les français commencent à être fatigués de cette opération à laquelle ils ne croient pas beaucoup puisqu’un récent sondage Elabe monde que 70 % des Français considèrent que le grand débat ne débouchera sur aucune solution pour résoudre la crise politique. La vérité, c’est que Macron ne pourra apporter aucune solution significative et crédible au mécontentement des Français qui porte surtout sur le pouvoir d’achat, la justice sociale et la justice fiscale aussi sur la réduction des dépenses publiques. Macron ne dispose d’ailleurs d’aucune marge de manœuvre coincé qu’il est d’une part par les critères de gestion publique imposés par l’Europe,  par une croissance anémique et par des mesures fiscales en faveur des plus favorisés sur lesquels il ne veut pas revenir. Les conclusions de Macron suite à ce grand débat seront forcément cosmétiques ne prendront pas en charge les enjeux majeurs relatifs notamment au renouvellement du projet politique. Macron a cru piéger les gilets jaunes avec un grand débat dont il pensait qu’il allait complètement étouffer ce mouvement social voir le faire oublier. Aujourd’hui, c’est lui qui est prisonnier de ce piège dont il ne pourra pas sortir indemne. On peut s’attendre de sa part à un discours fleuve embrassant la totalité des facteurs explicatifs mais sans projet clair et encore moins de décisions significatives. Pourtant l’exercice n’était pas forcément inutile. Il pouvait permettre à davantage de français de s’approprier la problématique du pays sur les enjeux majeurs. Mais il ne fallait pas promettre un débouché politique concret à ce débat à la fois beaucoup trop large également trop vague dans sa problématique. La déception risque d’être immense sans parler de l’hypothèse d’un réveil social qui n’est pas à exclure. Macron pourrait bien avoir fusillé la fin de son mandat avec cette opération politique finalement réduite à une manœuvre de communication permettant au président de justifier sa politique. Mais une sorte de fuite en avant !

Grand débat : l’énorme fiasco qui se prépare

Grand débat : l’énorme fiasco qui se prépare

 

 

Les conclusions du grand débat risquent d’aboutir à un énorme fiasco. Même les responsables du gouvernement s’y préparent en prévenant qu’il ne faut pas s’attendre à une révolution et qu’il y aura même de grandes désillusions .Normalement le grand débat devrait être terminé, on devrait d’ailleurs connaître ce qui en est sorti et commencer  à énumérer les orientations. Force est de constater que Macron continue de s’inviter ici ou là dans le cadre juridique du grand débat, histoire de continuer à gagner du temps ou plutôt à en perdre. En effet,  les français commencent à être fatigués de cette opération à laquelle ils ne croient pas beaucoup puisqu’un récent sondage Elabe monde que 70 % des Français considèrent que le grand débat ne débouchera sur aucune solution pour résoudre la crise politique. La vérité, c’est que Macron ne pourra apporter aucune solution significative et crédible au mécontentement des Français qui porte surtout sur le pouvoir d’achat, la justice sociale et la justice fiscale aussi sur la réduction des dépenses publiques. Macron ne dispose d’ailleurs d’aucune marge de manœuvre coincée qu’il est d’une part par les critères de gestion publique imposés par l’Europe,  =par une croissance anémique et par des mesures fiscales en faveur des plus favorisés sur lesquels il ne veut pas revenir. Les conclusions de Macron suite à ce grand débat seront forcément cosmétiques ne prendront pas en charge les enjeux majeurs relatifs notamment au renouvellement du projet politique. Macron a cru piéger les gilets jaunes avec un grand débat dont il pensait qu’il allait complètement étouffer ce mouvement social voir le faire oublier. Aujourd’hui c’est lui qui est prisonnier de ce piège dont il ne pourra pas sortir indemne. On peut s’attendre de sa part à un discours fleuve embrassant la totalité des facteurs explicatifs mais sans projet clair et encore moins de décisions significatives. Pourtant l’exercice n’était pas forcément inutile. Il pouvait permettre à davantage de français de s’approprier la problématique du pays sur les enjeux majeurs. Mais il ne fallait pas promettre un débouché politique concret à ce débat à la fois beaucoup trop large également trop vague dans sa problématique. La déception risque d’être immense sans parler de l’hypothèse d’un réveil social qui n’est pas à exclure. Macron pourrait bien avoir fusillé la fin de son mandat avec cette opération politique finalement réduite à une manœuvre de communication permettant au président de justifier sa politique. Mais une sorte de fuite en avant !

Le grand débat doit se poursuivre pour 80 % des Français

 Le grand débat doit se poursuivre pour 80 % des Français

Ceux qui ont participé aux réunions du grand débat ont évidemment observé qu’on ne pouvait procéder qu’à un survol des problématiques et qu’on ne pouvait traiter des grands enjeux de la France au cours d’une seule réunion de quelques heures. Cela d’autant plus que les thèmes étaient particulièrement mal problématisés  et. Par exemple, on a juste oublié la question du financement aussi les effets systémiques entre les différents enjeux. Ce qu’on a appelé le grand débat ressemblait davantage à des conférences voire à des meetings concernant Macron. Il y a donc une demande forte pour poursuivre la démarche de consultation. Huit Français sur dix (79%) veulent que la démarche de grands débats nationaux se poursuive à l’avenir, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 14 mars, à la veille de la fin des débats en régions et à quatre jours de la clôture des contributions en ligne. Un peu moins de la moitié des personnes interrogées (45%) voudrait cependant que le processus soit plus léger à l’avenir. Un tiers (34%) souhaite en revanche que les futures consultations se déroulent à l’identique. La démarche de grands débats nationaux est plébiscitée toutes tendances politiques confondues. Sept sympathisants LR sur dix (71%) et autant du côté du Rassemblement national en redemandent. Du côté des sondés se disant proches de LREM, 78% d’entre eux sont favorables à la poursuite de la démarche. A gauche, huit PS sur dix (82%) et même près de neuf Insoumis sur dix (87%) y ont pris goût et veulent poursuivre.

Le progrès de l’espérance de vie des Français se tasse

Le progrès de  l’espérance de vie des Français se tasse

La croissance de l’espérance de vie se tasse depuis quelque temps mais avec des inégalités. Depuis le milieu du 19ème siècle, l’espérance de vie à la naissance progressait de 3 mois par an en moyenne. Depuis 5 ans, elle ne progresse plus que d’un mois et demi par an pour les hommes et un mois seulement pour les femmes. Résultat : elle atteint, en 2018, 79,5 ans pour les hommes et 85,4 en pour les femmes. En cause les effets de la grippe chez les personnes très âgées, d’autres maladies comme le cancer. À cela s’ajoute les effets des maladies neuro-dégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Mais les inégalités sont criantes selon les situations sociales D’après l’Insee, l’écart  d’espérance de vie est de 13 ans  entre  5 % d’hommes les plus riches des 5 % les plus pauvres. Pour un niveau de vie moyen de 5 800 euros par mois, un homme peut espérer s’éteindre à 84 ans et quelques. Un seuil qui tombe à moins de 72 ans dès 470 euros par mois. Aux alentours de 1 000 euros, 100 euros supplémentaires représentent un gain de 0,9 anL’écart est moins important pour les femmes, mais ne disparaît pas pour autant. L’espérance de vie des plus modestes s’élève à 80 ans, contre un peu plus de 88 ans pour les mieux loties. Il est toutefois intéressant de noter qu’à partir de 1 300 euros mensuels, les femmes dépassent les hommes, même les plus aisés. Cela tient, selon l’Insee, à « des comportements plus favorables à une bonne santé »« un meilleur suivi médical, en particulier pendant la vie féconde », et « une durée de travail plus faible ». En moyenne, les disparités entre les sexes tendent néanmoins à se réduire. . « Le niveau de vie en lui-même, en facilitant la prévention et l’accès aux soins, peut être la cause directe d’une bonne santé », note l’Insee. D’après une enquête de 2014, un adulte sur dix, parmi les 20 % les plus pauvres, avait renoncé à consulter un médecin pour des raisons financières. Mais causes et conséquences s’entremêlent souvent : une mauvaise santé peut aussi entraîner un faible niveau de vie en pesant sur les études et l’emploi. Pour finir, l’espérance de vie varie assez nettement d’une région à l’autre. Toutes choses égales par ailleurs, c’est-à-dire en tenant compte du sexe, de l’âge, du niveau de vie et de la catégorie sociale, l’Occitanie et les Pays de la Loire se situent en tête du classement. Ce sont les Hauts-de-France qui finissent en queue de peloton.

 

La croissance de l’espérance de vie des Français se tasse

La croissance de  l’espérance de vie des Français se tasse

La croissance de l’espérance de vie se tasse depuis quelque temps mais avec des inégalités. Depuis le milieu du 19ème siècle, l’espérance de vie à la naissance progressait de 3 mois par an en moyenne. Depuis 5 ans, elle ne progresse plus que d’un mois et demi par an pour les hommes et un mois seulement pour les femmes. Résultat : elle atteint, en 2018, 79,5 ans pour les hommes et 85,4 en pour les femmes. En cause les effets de la grippe chez les personnes très âgées, d’autres maladies comme le cancer. À cela s’ajoute les effets des maladies neuro-dégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Mais les inégalités sont criantes selon les situations sociales D’après l’Insee, l’écart  d’espérance de vie est de 13 ans  entre  5 % d’hommes les plus riches des 5 % les plus pauvres. Pour un niveau de vie moyen de 5 800 euros par mois, un homme peut espérer s’éteindre à 84 ans et quelques. Un seuil qui tombe à moins de 72 ans dès 470 euros par mois. Aux alentours de 1 000 euros, 100 euros supplémentaires représentent un gain de 0,9 anL’écart est moins important pour les femmes, mais ne disparaît pas pour autant. L’espérance de vie des plus modestes s’élève à 80 ans, contre un peu plus de 88 ans pour les mieux loties. Il est toutefois intéressant de noter qu’à partir de 1 300 euros mensuels, les femmes dépassent les hommes, même les plus aisés. Cela tient, selon l’Insee, à « des comportements plus favorables à une bonne santé »« un meilleur suivi médical, en particulier pendant la vie féconde », et « une durée de travail plus faible ». En moyenne, les disparités entre les sexes tendent néanmoins à se réduire. . « Le niveau de vie en lui-même, en facilitant la prévention et l’accès aux soins, peut être la cause directe d’une bonne santé », note l’Insee. D’après une enquête de 2014, un adulte sur dix, parmi les 20 % les plus pauvres, avait renoncé à consulter un médecin pour des raisons financières. Mais causes et conséquences s’entremêlent souvent : une mauvaise santé peut aussi entraîner un faible niveau de vie en pesant sur les études et l’emploi. Pour finir, l’espérance de vie varie assez nettement d’une région à l’autre. Toutes choses égales par ailleurs, c’est-à-dire en tenant compte du sexe, de l’âge, du niveau de vie et de la catégorie sociale, l’Occitanie et les Pays de la Loire se situent en tête du classement. Ce sont les Hauts-de-France qui finissent en queue de peloton.

 

L’avenir de l’antarctique se décide aujourd’hui

L’avenir de l’antarctique se décide aujourd’hui

C’est le cri d’alarme de climatologue Jean Jouzel, climatologue,

 

« Ce sont les gaz à effet de serre émis dans les prochaines décennies qui vont décider du sort de l’Antarctique. Si nous dépassons deux degrés ou deux degrés, cette instabilité, cette faiblesse du glacier de Thwaites (qui menace de se détacher), va se concrétiser par le détachement d’une large part de l’Antarctique de l’ouest. Si le réchauffement est important, on peut craindre une fonte d’une partie du Groenland à l’échelle millénaire. Tout cela paraît lointain, mais c’est nous qui en décidons aujourd’hui », a poursuivi le glaciologue.

L’élévation du niveau de la mer « a déjà pris 20 cm depuis le début du siècle dernier. On ira très probablement au-delà de 50 cm à un mètre d’ici la fin du siècle. »

Ce sont déjà de nombreuses villes, Tokyo, Bangkok, Miami, New York, Dakar, qui sont à risques, par rapport à une élévation du niveau de la mer. Ce sont des populations très importantes qui souffriront de l’élévation de la mer.

« Il faut tout faire pour limiter le réchauffement climatique maintenant », a martelé le scientifique. Le réchauffement climatique n’est pas « réversible »« Pour limiter cette contribution, il faut limiter le réchauffement climatique lui-même. Plus le réchauffement climatique sera important, plus les risques de fonte de ces calottes glaciaires seront là. La sagesse, c’est de regarder notre façon de nous développer. Nous disons la même chose depuis trente ans. S’adapter à un changement climatique sera pratiquement impossible dans certaines régions », a-t-il conclu.

Gilets jaunes : la mobilisation se poursuit

Gilets jaunes : la mobilisation se poursuit

 

 

Officiellement il y a il y aurait une légère baisse de participation pour ce 13e acte des gilets jaunes : 51 400 au lieu de 58 600 la semaine précédente. Il se pourrait qu’il y ait effectivement un très léger tassement. Il est toutefois difficile d’accorder du crédit à des chiffres du ministère de l’intérieur qui volontairement sous-estime le nombre de manifestants et parfois de manière ridicule en comptant jusqu’à l’unité le nombre de manifestants. Pour les gilets jaunes, le nombre de participants a atteint comme la semaine dernière de leurs 100 000 personnes. De l’ordre de 10 000 manifestants auraient défilé à Paris

et plusieurs milliers de personnes ont aussi défilé à Bordeaux et Toulouse, où les cortèges ont été les plus importants, ainsi qu’à Lyon, Dijon, Lorient ou Marseille. Partout, les Gilets jaunes ont dénoncé les taxes et les violences policières, en particulier l’usage controversé des lanceurs de balles de défense (LBD). « Stop aux violences, ça crève les yeux! », A noté une nouvelle fois des violences et surtout un manifestant à Paris dont la main a été arrachée. Une politique de maintien de l’ordre scandaleuse qui utilise des armes de guerre contrairement à ce qui se passe dans la plupart des pays démocratiques. De toute évidence, Castaner recherche volontairement l’affrontement en espérant sans doute l’incident qui pourrait discréditer le mouvement.  Dans les pays démocratiques, la stratégie de maintien de l’ordre est d’éviter le plus possible  le avec les manifestants. En France c’est exactement le contraire, les forces de l’ordre présentes partout et surtout recherchent le contact direct en utilisant des moyens qui peuvent tuer. Notons que ce mouvement aura déjà fait de leur de 3000 blessés. Du jamais vu sauf dans les dictatures.

Grand Débat: «La confiance ne se décrète pas, elle se construit» (pour Cécile Blatrix)

Grand Débat: «La confiance ne se décrète pas, elle se construit» (pour Cécile Blatrix)

Cécile Blatrix, professeur de sciences politiques à AgroParisTech conteste les conditions de gestion du grand débat entre parenthèse interview du Figaro

 

 

Quels éléments nouveaux peut-on identifier dans la manière dont l’exécutif a mis en place le grand débat national?

 

.-La démarche est inédite et difficile à situer. Si on la positionne par rapport au débat public tel qu’il est pratiqué depuis plus de vingt ans par la Commission nationale du débat public (CNDP présidée par Chantal Jouanno, ndlr) on constate que, au-delà de la méthodologie et des outils qu’elle a mis en place, ses recommandations n’ont été reprises que très partiellement dans ce «grand débat». Au contraire, on observe une volonté de s’affranchir des formes et principes pourtant bien établis par la CNDP: ne fermer aucun sujet de discussion, clarifier les modalités de prise en compte des contributions au débat… Tout ceci est bien souligné dans le rapport relatif à la mission d’accompagnement et de conseil que la CNDP a rendu le 11 janvier dernier. Pour l’instant, on a l’impression d’un portage très politique de ce débat national et l’on peut s’étonner qu’il ait pu démarrer alors même que son pilotage comme les conditions de son impartialité étaient encore très flous.

Si le chef de l’État s’implique personnellement en s’appuyant sur la légitimité de maires issue du suffrage universel, n’est-ce pas une garantie suffisante d’impartialité?

Inscrire le débat à l’échelon local en reconnaissant le rôle des maires, malgré la difficulté des relations entre l’exécutif et les élus locaux, peut sembler marquer une ouverture. Reste à savoir dans quel état d’esprit on cherche à enrôler les maires dans ce débat, et comment ceux-ci se positionneront. De plus, il est paradoxal de vouloir faire reposer l’animation d’un débat public sur des élus.

Le recentrage de ce débat sur la personnalité d’Emmanuel Macron est-elle une chance ou un risque pour la qualité du débat?

C’est l’une des contradictions de la méthodologie retenue. La confiance ne se décrète pas. Elle se construit dans la durée, suppose le respect de l’autre et de certains principes. Pour l’instant la philosophie sous-jacente à ce débat évoque davantage, au mieux, une posture de pédagogie, qu’une réelle volonté d’écoute et d’échange. La lettre adressée par le chef de l’État aux Françaises et aux Français a montré une volonté, non seulement d’exclure certains enjeux, mais aussi de réinjecter dans le débat public, des éléments relevant du programme politique d’Emmanuel Macron, comme la remise en cause du Sénat et du Cese. Il ne faut pas oublier que la volonté de «simplifier» le paysage institutionnel de la Vème République, en disqualifiant les corps intermédiaires et en allégeant sensiblement les exigences en matière de participation du public, marque l’action d’Emmanuel Macron depuis la loi portant son nom en 2015 et la réforme de la concertation par ordonnances en 2016.

 

Pourquoi?

L’idée générale de ces réformes est que toutes les procédures visant à associer le public et à mieux prendre en compte l’environnement constituent des freins à la croissance et à la compétitivité, et doivent être désormais mises au service des projets et de leur réalisation rapide. Cela a entraîné une régression du droit de participer à la décision, du droit de la concertation, avec ce qu’on peut appeler une démocratie participative «low cost». Par exemple, le nombre d’enquêtes publiques est passé en une dizaine d’années d’environ 20 000 par an à environ 6000 enquêtes par an. Dernièrement, la loi ESSOC du 10 août 2018 (pour un État au service d’une société de confiance) prévoit que ces enquêtes puissent être menées exclusivement sur internet, donc sans la médiation des garants que sont les commissaires enquêteurs, ce qui constituerait une régression nette en la matière. Les tentatives de décrédibiliser la CNDP émanant du porte-parole du gouvernement lui-même à l’occasion de «l’épisode Jouanno» traduisent bien cette volonté de s’affranchir des acquis en termes de participation et de débat public. Ce sont autant de signaux laissant penser que ces consultations et tout notre système juridico-institutionnel sont désormais évalués à l’aune de leur seule compétitivité économique.

La forte implication d’un président de la République dans un tel débat est-elle inédite?

Effectivement, à ce point, cela me semble assez nouveau. Je ne vois pas de précédent d’une telle implication personnelle, avec une présence physique dans des réunions publiques, du chef de l’État lui-même.

La crise des gilets jaunes a imposé un calendrier très serré pour l’organisation de ce débat. Ces délais sont-ils fréquents?

En général, un débat public format CNDP exige au minimum quatre mois de préparation et souvent davantage. Il y a tout un travail en amont. Analyse et validation du dossier du maître d’ouvrage, organisation des modalités de participation et d’information prévues pour le public, rencontres préalables avec les parties prenantes, étude du contexte et évaluation des attentes territoriales, passages éventuels de marchés publics… Tout ce travail rigoureux prend énormément de temps.

Quelles différences observe-t-on entre les attentes exprimées dans les scrutins électoraux et celles recueillies dans les consultations publiques?

Les élections constituent effectivement une forme de débat dans la mesure où elles sont précédées d’une campagne électorale et d’un travail de mobilisation par les différents camps en présence. Comparée à la participation aux consultations publiques, la participation électorale reste la seule forme de participation pratiquée par une large frange de la population, même si l’abstentionnisme a beaucoup progressé. Mais entre deux élections, il peut y avoir un besoin d’échange. Les consultations publiques présentent néanmoins une difficulté parce qu’on se pose toujours la question de la représentativité des participants.

En général, que retient-on des grands débats de ce type?

Il est difficile de répondre d’un point de vue général, et les choses sont très différentes selon qu’il s’agit d’un débat ad hoc ou d’un débat CNDP. Finalement, on en retire ce que l’on veut bien en retirer et tout dépend de la sincérité de la démarche. À la CNDP, cette question est l’une des plus bordées puisque le maître d’ouvrage a l’obligation de motiver sa décision et de dire ce qu’il retient ou non du débat. Mais les débats n’ont pas de valeur décisionnelle, et la CNDP ne donne pas d’avis favorable ou défavorable à l’issue du débat (contrairement à ce qui se passe au moment des enquêtes publiques), elle se limite à en dresser un bilan. Il existe de nombreux exemples de consultations ad hoc où il n’y a même pas eu de synthèses des contributions. Ce fut le cas par exemple dans le cadre des États Généraux de la Modernisation du Droit de l’Environnement en 2012. Les acteurs de l’environnement ont fait l’objet d’une grande consultation plutôt bien menée en dépit de peu de moyens ; mais un chantier de simplification du droit de l’environnement a été entamé ensuite sans que soit rendue publique la moindre synthèse des contributions, et sans diffusion publique de leur contenu. Au final, cette consultation a simplement permis de justifier certaines réformes sans que le public puisse s’assurer que celles-ci étaient bien portées dans le cadre de la consultation. Pour en revenir à votre question, il faut rappeler que c’est précisément le fait que l’on ne prédétermine pas ce qui peut sortir d’un débat, qui en fait la valeur et la crédibilité. Ce n’est pas vraiment ce qu’évoque ce grand débat…

Le contexte social et politique d’un grand débat national, comme celui des manifestations régulières des «gilets jaunes» ne risque-t-il pas de le parasiter?

Il est toujours important de prendre en compte le contexte parce qu’il a un impact. Il y a un double risque: soit celui d’un boycott, parce que l’on ne parvient pas à construire la crédibilité du débat; soit une volonté d’empêcher la tenue de réunions publiques parce que celles-ci seraient perçues comme des parodies de démocratie. Le danger donc est plus celui du rendez-vous manqué que celui du parasitage. L’organisation des débats animés par le président de la République sous haute protection policière, rappelle les années 70. À l’époque, quand les maires refusaient d’ouvrir leurs mairies pour que se tiennent des enquêtes publiques, il fallait envoyer des camionnettes protégées par des gardiens de la République. Et les habitants se sentaient assiégés par les forces de l’ordre. Ces situations ne sont pas favorables à l’expression de la parole publique.

Quelles questions restent posées concernant le déroulement de ce grand débat national?

Encore une fois, pour moi la question est: quelle conception du débat public sous-tend cette opération? Les conditions du pilotage et de l’animation doivent être précisées, de même que les modalités de la prise en compte et la synthèse des contributions. La lettre aux Français du chef de l’État n’a pas clarifié les règles du jeu, bien au contraire, et la crainte d’un usage purement instrumental de ce débat a été renforcée par les dernières informations concernant l’origine de certaines questions posées par les maires.

 

Paris : Anne Hidalgo se résout à la création d’une police municipale

Paris : Anne Hidalgo se résout à la création d’une police municipale

Comme de nombreux socialistes, la maire de Paris, Anne Hidalgo a longtemps, refusé l’idée d’une police municipale considérant qu’il s’agissait d’une tâche régalienne de l’État mais aussi qu’elle ne pouvait mettre en place des outils à caractère répressif. Pour ne pas montrer son changement d’attitude sur ce point, la maire  de Paris insiste fortement sur le que ces policiers seront seulement équipés d’une matraque. Reste qu’il s’agit quand même d’une police municipale sans doute justifiée compte tenu de la montée de la délinquance

Hausse des cambriolages, agressions, vols, présence de toxicomanes dans certains quartiers ou trafic de drogues : face à ces nombreux problèmes, la maire de Paris avait demandé en juillet un audit sur la sécurité dans la capitale, jusqu’alors assurée par les policiers de la Préfecture de police et les militaires de l’opération Sentinelle. Je fais le même choix que les maires de Bordeaux ou de Londres, qui n’ont pas de police municipale armée. Les agents auront des matraques et des bombes lacrymogènes, qui permettent de garantir un certain nombre d’interventions pour lesquelles cette police est mobilisée. Mais pas d’arme à feu. Anne Hidalgo au Parisien, l’annonce a provoqué une levée du bouclier des élus communistes parisiens, qui font partie de la majorité municipale. Nicolas Bonnet, président des élus communistes au Conseil de Paris, a dénoncé « un coup de canif dans le contrat de confiance de la majorité ».

Le directeur de Nissan se prend pour l’actionnaire de référence

Le directeur de Nissan se prend pour l’actionnaire de référence

 

 

 

De plus en plus gonflé Hiroto Saikawa, le directeur de Nissan auteur du complot contre son président qui a déclaré que ce n’était pas le moment de discuter des liens capitalistiques entre les deux constructeurs. Il faut rappeler que, Hiroto Saikawa, n’est que le directeur général, pas le président et encore moins l’actionnaire de référence. Pourtant il se comporte comme tel en refusant par exemple de réunir une assemblée générale qui permettrait de pouvoir au remplacement de Carlos Ghosn  aussi de désigner les administrateurs de Nissan. Pourtant Renault est l’actionnaire de référence. Le directeur général de Nissan craint évidemment une intégration plus poussée de Nissan au sein du groupe Renault alors que précisément appuyé par son gouvernement il milite pour une autonomie voire une indépendance de Nissan. Alors encore président de Nissan et PDG de Renault, Carlos Ghosn, incarcéré pour des accusations de malversations financières depuis le 19 novembre au Japon, avait préconisé un rapprochement plus étroit des deux constructeurs automobiles, y compris une fusion totale, malgré les fortes réserves exprimées par Nissan. Renault, dont l’Etat est le principal actionnaire, détient 43,4% du capital de Nissan, qui de son côté a 15% du constructeur français avec aucun droit de vote. Nissan contrôle à son tour Mitsubishi Motors, le troisième partenaire de l’alliance, via une part de 34%.

Grand débat : Les maires ruraux ne veulent pas se mouiller

Grand débat : Les maires ruraux ne veulent pas se mouiller

 

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le président de l’Association des maires ruraux (AMRF), Vanik Berbérine, ne s’est pas beaucoup mouillé à l’issue de sa rencontre avec Macron. Certes,  il s’est félicité que le chef de l’État reconnaisse le rôle des maires  mais il est resté dubitatif quant à l’issue de ce débat. L’association des maires ruraux n’a pas voulu s’engager totalement et a laissé les maires libres de s’impliquer ou non. La preuve sans doute que comme les Français, on doute beaucoup de l’efficacité de l’exercice et surtout des suites qui seront données. Les maires ruraux ne souhaitent pas être instrumentalisés pour le cas où l’exercice serait un échec. En effet, depuis l’élection de Macron, les maires et les institutions intermédiaires ont été relativement ignorées. “Il a, depuis le début de son mandat, regardé les élus de manière un petit peu distraite, comme tous les corps intermédiaires. Et aujourd’hui, il se rend compte que c’est un mode de relation qui pose problème, que s’il n’y a pas ces intermédiaires, la relation est compliquée”, a dit Vanik Berberian après sa rencontre avec Emmanuel Macron.“Le fait qu’il ait affiché très clairement sa volonté de reconnaître les maires et de les impliquer dans la démarche qui va suivre, c’est quelque chose d’important, c’est une prise de conscience importante qu’on peut saluer”, a-t-il ajouté. Vanik Berberian a dit se montrer “attentif” aux débouchés du débat, qui sera lancé mardi pour répondre à la crise des “Gilets jaunes”, et dont les modalités ont été précisées par Emmanuel Macron dans une lettre aux Français. “Le grand débat va apporter, on l’espère, un matériau intéressant et charge à (Emmanuel Macron) d’en tirer parti. On l’a dit très clairement, si le sujet c’était de nous ressortir la phrase : ‘je vous ai compris mais on va continuer comme avant’, évidemment, c’est un gros risque et un problème de stratégie”, a-t-il ajouté.

« Affaire Ghosn : la France ne doit plus se taire »

« Affaire Ghosn : la France ne doit plus se taire »

 

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Même si le patron de Renault est présumé responsable de certaines combines financières et fiscales, il ne saurait être traité en dépit de tout respect des règles de droit. Ce que dénonce deux avocats, Olivier Maudret et François Honnorat. La vérité c’est que cette affaire ne relève pas du droit commun mais constituent des enjeux économiques et politiques. Le Japon voulant récupérer son autorité sur Nissan alors que le capital est maîtrisé par Renault. Preuve de la dimension politique de cette affaire l’entreprise Nissan refuse de réunir l’assemblée générale qui, seule, peut désigner les membres du conseil d’administration de Nissan !

« Alors que des voix commencent à s’élever dans le monde pour dénoncer le caractère archaïque du système judiciaire japonais, la France ne peut se taire durablement sur la situation de Carlos Ghosn et se limiter, comme elle le fait, à rappeler que la présomption d’innocence s’oppose, pour l’heure, à une révision de la gouvernance de Renault. [...] Carlos Ghosn est détenu sans avoir été jugé depuis bientôt deux mois depuis son arrestation, le 19 novembre 2018, sous le régime de la garde à vue puis de la détention provisoire, puis à nouveau de la garde à vue au travers de quatre ‘arrestations’ successives.

[...] Chacun voit et comprend que, dans un tel contexte, la situation faite à Carlos Ghosn par les autorités japonaises ne débouchera pas sur un procès juste et équitable. Il va de soi que Carlos Ghosn ne doit pas faire l’objet de ‘faveurs’ mais la France se doit de rappeler qu’aucune personne, quelle qu’elle soit, ne devrait faire l’objet d’un traitement semblable. La comparution publique de Carlos Ghosn le 8 janvier 2019 n’a pas eu lieu dans des conditions respectueuses de la dignité. Les personnes présentes à cette audience ont témoigné du fait qu’il y avait été conduit entravé et tenu en ‘laisse’ par ses gardiens. Cette image traduit la fictivité de sa présomption d’innocence. »

Antarctique : la banquise se rétrécît

Antarctique : la banquise se rétrécît

 

Le réchauffement climatique affecte dangereusement les pôles. Pour l’arctique , en 1980, l’épaisseur moyenne de la banquise arctique varie de 1,89 à 2,62 m, en 2012 : de 1 à 1,72 m. par ailleurs, avec 5,47 millions de km² mesurés le 1er janvier, l’étendue de la banquise de l’Antarctique n’a jamais été aussi faible à cette époque de l’année depuis le début des mesures par satellite il y a 40 ans, relève Météo France mardi 8 janvier. Les régions polaires sont au cœur du changement climatique qui touche l’ensemble de la planète, car c’est là où l’impact y est le plus fort. En effet, l’amplification polaire du changement climatique, qui conduit les hautes latitudes à se réchauffer près de deux fois plus vite que les régions tempérées, entraîne la diminution progressive de certaines zones englacées : dans l’hémisphère nord, l’inlandsis groenlandais et la banquise arctique estivale ; dans l’hémisphère sud, certaines zones de la calotte glaciaire antarctique. Dans le cas de la banquise arctique, la diminution en été est actuellement si rapide qu’on se pose avec pertinence la question de savoir si celle-ci disparaîtra complètement dans la prochaine décennie. Ce réchauffement touche également en permanence les sols gelés. En effet, un autre aspect inquiétant, et certainement moins connu, de ce réchauffement, sont les modifications très nettes constatées, en Arctique, sur les sols gelés. Ces sols, gelés sur plusieurs centaines de mètres, et qui dégèlent habituellement à la saison “chaude” sur un mètre de profondeur environ, présentent depuis quelques années des effondrements très nets, signes de dégel plus profond. Pour l’antarctique, la surface de glace se réduit dangereusement aussi.  Le précédent record bas date de 2017 : l’étendue de glace était alors plus grande de 300 000 km². Le prévisionniste, qui se base sur les mesures du National Snow and Ice Data Center (centre national de données sur la neige et la glace) américain, note que le déficit de banquise par rapport aux normales mesurées entre 1981 et 2010 atteint 1,88 millions de km², « ce qui représente un manque de 26 % de l’extension moyenne attendue à cette période de l’année ». Le pire est sans doute à venir, car la fonte des glaces se poursuit en raison de l’été sur place. « Il reste encore plusieurs semaines avant le minimum annuel mesuré entre fin février et début mars », rappelle ainsi Météo France, qui souligne que le précédent record bas date du 3 mars 2017. La banquise antarctique s’étendait alors sur de 2,10 millions de km².

Fusion Alstom-Siemens : l’Europe se tire une balle dans le pied

Fusion Alstom-Siemens : l’Europe se tire une balle dans le pied

À juste titre le ministre de l’économie français dénonce l’attitude de l’union européenne qui voudrait faire capoter la fusion entre Alstom et Siemens spécialisé dans la construction ferroviaire. L’union européenne considère en effet il y aura un risque de position dominante en Europe. C’est évidemment oublier que le marché est surtout mondial et qu’il est dominé maintenant par les Chinois avec également une présence importante de constructeurs canadiens, américains ou encore japonais. Par ailleurs ce marché est moins porteur qu’il ne l’a été en raison notamment des restrictions budgétaires dans certains pays. D’où la colère de Bruno Lemaire d’autant que la nouvelle société franco-allemande pèserait encore deux fois moins que la concurrence chinoiseCar l’avantage est bel et bien dans le camp chinois, rappelle Bruno Le Maire. « La Chine a un marché de 29.000 kilomètres de lignes à grande vitesse ou très grande vitesse. L’Europe en a 9.000. CRRC fait 200 trains à grande vitesse ou très grande vitesse par an. Alstom et Siemens 35. Le chiffre d’affaires d’Alstom et de Siemens ensemble, c’est la moitié de celui de CRRC », égraine le ministre. Et d’ajouter : « CRRC a pris quasiment tous les appels d’offre aux Etats-Unis sur les trains et les transports publics de voyageurs dans les villes. Qu’est-ce qu’on attend pour se réveiller ? » . La question rhétorique est directement adressée à la Commission européenne. Fin octobre, celle-ci avait dit craindre que cette « concentration » entre Alstom et Siemens « ne réduise la concurrence pour la fourniture de plusieurs types de trains et de systèmes de signalisation », et n’avait pas donné son feu vert à la fusion. Alstom et Siemens ont concédé une série de mesures compensatoires, et attendent désormais la réponse de Bruxelles d’ici le 19 février.

Le grand débat national : le grand bazar se confirme

  • Le grand débat national : le grand bazar se confirme
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  • Macron devait  définir aujourd’hui les conditions du grand débat national. un débat qui devrait être le plus décentralisé possible et jusqu’au niveau des mairies. Une manière en même temps de shunter les corps intermédiaires qui seront sans doute inclus dans le processus mais pour la forme.  Deux mois pour organiser le débat sur de grands enjeux économiques et sociétaux, en plus au niveau le plus décentralisé possible jusque dans les mairies. Bref quelque chose qui va ressembler à un grand bazar vite bâclé. Comment en effet permettre un débat constructif et pertinent sur des questions aussi importantes que le transport, le logement,  le service public,  l’organisation territoriale et la démocratie. Le gouvernement ne sait même pas par quel bout prendre le problème. Macron a même  annoncé qu’il se déplacerait lui-même pour voir les maires de toutes les régions. Un tel débat pour être sérieux demanderait un délai de six mois à un an avec une vraie structuration de la discussion. Tout cela sent la proposition élaborée à la va-vite sur un coin de table juste pour répondre au mécontentement des gilets jaunes. Même la formulation des questions est approximative. Les thèmes retenus :
  • - « Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se déplacer, se chauffer et isoler leur logement ?«
  • - « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ?  » Autrement dit comment redonner du sens à l’impôt.
  • - « Comment faire évoluer l’organisation de l’Etat et des autres collectivités publiques pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces? «
  • - « Que signifie être citoyen aujourd’hui ? Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?
    • «
    • La coordination opérationnelle a été confiée à Chantal Jouanno. L’ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie est à la tête d’une instance qui existe depuis 1995: la Commission nationale du débat public, un machin qui ne sert pas à grand-chose. Cette autorité administrative « indépendante » a pour mission de faire en sorte que le grand public soit informé et consulté lorsque certains projets publics ont de gros impacts sociaux, économiques ou environnementaux.
    • Le Conseil économique, social et environnemental sera également saisi,  peut être aussi le parlement quand même !

La Banque centrale allemande se mêle des gilets jaunes

La Banque centrale allemande se mêle des gilets jaunes

 

On imagine difficilement la Banque de France critiquer la politique économique de l’Allemagne. Pourtant la banque centrale allemande ne se prive pas de donner des leçons de gestion à la France. Le président de la banque fédérale d’Allemagne critique en effet les mesures décidées par le gouvernement français dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Une critique pas forcément très opportune et très intelligente quand cela concerne un pays ami. En outre l’orthodoxie allemande n’est pas forcément non plus très appréciée en Allemagne où la montée de l’extrême droite est également très inquiétante « Le président Macron veut continuer son cours des réformes, c’est une bonne nouvelle », mais « dans l’ensemble, cela devrait être conçu de manière à être conforme aux règles budgétaires européennes convenues d’un commun accord », a déclaré le banquier central allemand au journal « Welt am Sonntag ». « Respecter le plafond de 3% » de déficit et « réduire le déficit structurel de manière appropriée » seraient la bonne voie à prendre surtout que « l’économie française se porte bien » et que « la dette reste très élevée », selon Jens Weidmann. La position du patron de la « Buba » tranche avec le soutien affiché mi-décembre par la chancelière allemande Angela Merkel au président français pour juguler la crise des « gilets jaunes », tout en laissant la Commission européenne rappeler les règles budgétaires aux mauvais élèves. L’orthodoxie budgétaire qui peut se comprendre quand la croissance est satisfaisante est par contre critiquable quand en fait la croissance devient dangereusement faible. De ce point de vue, le manque de flexibilité dans la gestion monétaire constitue certainement le plus grave danger pour l’avenir de l’Europe car nombre d’européens  n’admettent plus des règles inadaptées au contexte et qui au demeurant ne font qu’enfoncer l’Europe.

Grand débat : le bazar se confirme avec des citoyens tirés au sort !

Grand débat : le bazar se confirme avec  des citoyens tirés au sort !

Sans doute pour faire plus révolutionnaire que les gilets jaunes eux-mêmes, le premier ministre sort subitement de sa boîte à outils des conférences régionales de français au sort. Un peu comme si on choisissait les 100 clients qui sortent d’un supermarché. Bref l’assurance que ce grand débat sera encore plus anarchique qu’on ne le pensait. Évidemment il n’y aura aucune préparation, aucune introduction à ses discussions sorte d’auberge espagnole où chacun pourra déposer son cahier de doléances  sans savoir ce qu’il en adviendra ;  et pour cause les propositions seront plus contradictoires les unes que les autres, plus démagogiques les unes que les autres sans parler des plus farfelues. Bref le meilleur moyen pour régner c’est de diviser sur les contradictions. Le pire, c’est que Griveaux, porte-parole du gouvernement, dit langue de bois en chêne, a signifié que ce débat n’interférerait pas sur les orientations du gouvernement, le cap sera maintenu. Le premier ministre, lui dit exactement le contraire, sans doute sans y croire lui-même « Afin d’être innovant, nous avons aussi pensé qu’il était sage de procéder à la désignation de conférences qui, dans chacune des régions, pourront réunir une centaine de citoyens français tirés au sort, tirés au hasard », a proposé le Premier ministre. Ces conférences « seront amenées à discuter des résultats de ce débat et de participer d’une certaine façon à ces débats », a expliqué le chef du gouvernement. « L’idée c’est de faire en sorte que les Français qui ne sont pas forcément les plus impliqués dans la vie et le débat public puissent donner leur avis sur le débat et sur les propositions », a-t-il encore vanté. Les remontées des divers débats – propositions ou doléances – doivent ensuite faire l’objet de synthèses. Le gouvernement s’est déjà engagé à ce qu’elles se traduisent par des « mesures concrètes », en plus des mesures d’urgence déjà annoncées par l’exécutif. Tout cela sent l’amateurisme, l’affolement et la démagogie.

Chine : un État voyou qui se confirme dans le conflit avec le Canada

  • Chine : un État voyou qui se confirme dans le conflit avec le Canada

 

La Chine ne fait pas dans la dentelle ni sur le terrain économique ni sur le terrain politique. Les vieilles méthodes de la dictature sont toujours de mise. Pour riposter à l’arrestation au Canada de la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei Technologies,  la Chine a simplement arrêté trois ressortissants canadiens tout à fait au hasard. D’abord l’ancien diplomate Michael Kovrig et l’homme d’affaires Michael Spavor et très récemmen un troisième. Accusée d’avoir favorisé une violation des sanctions imposées par Washington à l’Iran, Meng a été libérée sous caution mais a l’interdiction de quitter le Canada dans l’attente d’une audience d’extradition vers les Etats-Unis fixée à février prochain. Les  diplomates occidentaux en poste à Pékin et d’anciens diplomates canadiens estiment qu’il s’agit de mesures de rétorsion prises par le gouvernement chinois. Donald Trump, qui a engagé une guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, a déclaré la semaine passée à Reuters qu’il pourrait intervenir dans ce conflit si cela servait les intérêts de la sécurité nationale américaine ou si cela aidait à conclure un accord commercial avec la Chine. Une manière aussi de mettre de l’huile  sur  le sur le feu. Mais ce n’est toutefois pas une raison pour donner la moindre légitimité au méthodes de l’État voyou qu’est la Chine qui ne se prive pas non seulement évidemment de réprimer toute opposition dans son pays mais de s’asseoir aussi sur tout concept de droits de l’homme pour servir ses intérêts économiques. Car l’enjeu c’est évidemment de faire pression sur les États-Unis dans le cadre de la future négociation commerciale sur les droits de douane. L’enjeu est également très stratégique concernant le géant chinois des télécoms Huawei car il s’agit d’imposer la technologie chinoise au monde entier non seulement dans un n’objectif économique mais aussi sociétal.

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