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Prospective- L’économie ne se réduit pas aux start-ups (Fabrice Le Saché)

Prospective- L’économie ne se réduit pas aux start-ups (Fabrice Le Saché) 

 

Ce que rappelle à juste titre le vice-président du Medef, Fabrice Le Saché. En effet la mode vise à réduire l’ensemble de l’économie au développement des start-up et des licornes spécialisées dans le numérique. Or l’enjeu est sans doute encore plus important s’il s’agit de faire pénétrer davantage le numérique dans les entreprises traditionnelles. À noter que le vice président du Medef souligne aussi les inégalités des réseaux numériques dans le pays et pose finalement la question de l’aménagement du territoire et de la désertification de certaines zones

« Le numérique d’une façon générale provoque un basculement de l’économie traditionnelle vers une économie dématérialisée. Mais ces deux économies ne sont pas antinomiques. Le numérique est un prolongement de l’économie traditionnelle et doit venir en appui. On ne peut pas ignorer que beaucoup d’entreprises sont des pure players et disposent donc de plus d’agilité. Comme on ne peut pas ignorer que pour certaines entreprises traditionnelles, le numérique soit plus complexe« , pointe le vice-président du MEDEF.

Qui du coup embraye sur l’aspect encadrement législatif. Le sujet fait débat, taxation des GAFA en première ligne. « Les règles qui sont fondées sur une économie physique ont du mal à évoluer pour s’adapter à une économie numérique. Parfois même, elles créent des distorsions de concurrence. Or nous avons besoin des deux économies, nous avons besoin qu’elles s’appuient mutuellement« . Donc, « pour éviter cette distorsion, nous avons besoin que le législateur trouve un point d’équilibre« , afin d’éviter que les uns soient soumis à des charges fiscales quand ce n’est pas le cas pour les autres, une réactivité dans la remise à l’équilibre législatif qui doit être maximale.

Mais ce que dit surtout Fabrice Le Saché, c’est « qu’au-delà de toutes règles de concurrence saines et loyales, la transition numérique doit toucher tous les territoires et tous les types d’entreprises« . Certes, les « startups constituent une force pour le pays, mais cette élite numérique n’est pas l’alpha et l’omega. Au MEDEF, nous regardons aussi ce qu’il se passe dans les TPE/PME, dans les ETI et les régions« . Des entreprises – de taille, face à des croissances diverses mais qui parfois ont un point commun, celui de ne pas aller vers cette transition. « Certaines entreprises sont en retard car elles font face à des problèmes de marge, liés à une fiscalité qui représente tout de même un niveau de prélèvement le plus élevé d’Europe ». Et de rajouter que par exemple « l’industrie 4.0 ne se fait pas en un claquement de doigts, l’intelligence artificielle, les données à valoriser… tout cela coûte« .

A cela, s’ajoute la problématique de la fracture numérique, tous les territoires n’étant pas égaux face aux infrastructures de débit. Ce qui empêche bien sûr certaines entreprises installées dans ces territoires dépourvus, de basculer pleinement vers le numérique.

Macron, le président des riches, se défend bien maladroitement

Macron,  le président des riches, se défend bien maladroitement

Devant un parterre de patrons, Emmanuel Macron s’est défendu bien maladroitement d’être le président des riches. Pourtant objectivement chacun sait bien qu’il a été soutenu et même poussé par les milieux financiers suite notamment à l’appui  de conseillers des princes que sont notamment Alain Minc , Pierre juillet et  Jacques Attali. De la même manière, qu’aujourd’hui, la clientèle électorale de Macron est celle des  plus favorisés, c’est-à-dire à droite. Il a pratiquement perdu tous les suffrages de gauche qui avait permis son élection et qui en même temps ont rendu son mandat aussi contradictoire et sulfureux. La défense de Macron ressemble en fait comme un aveu, en outre pas très heureux car il s’agissait de parler de la dynamique de l’économie devant les patrons de 500 entreprises de tailles intermédiaires (ETI), réunis pour la première fois à l’Elysée. Ce n’est pas la situation personnelle de Macron qui était l’objet  de cette réunion. Macron on s’est efforcé une nouvelle fois de justifier la suppression de l’ISF au motif qu’elle aurait permis de soutenir l’investissement en France  ce qu’ aucune étude n’a démontré. Même chose pour  la pertinence de la flatax quand on constate par exemple la hausse de  28 % des actions en 2019; une hausse  complètement décalée des investissements, des résultats des entreprises et même de leurs activités.

Citant la suppression partielle de l’ISF ou la flat tax, Emmanuel Macron, comme un évangéliste, a appelé ces entrepreneurs à avoir « le courage » de mener la « pédagogie collective » pour « lier les résultats (économiques) qui sont positifs dans les territoires à des mesures qui parfois n’ont pas été comprises et sont devenues impopulaires parce que personne n’a osé les défendre ». Il a également regretté le fait que « les gens adorent qu’on crée des emplois mais adorent taxer les gens qui les ont créés ».

« Je ne céderai rien », a-t-il assuré, face à « la démagogie » de « toutes les oppositions » qui « tapent sur ceux qui font des réformes en les caricaturant et en disant qu’ils font des réformes pour quelques uns ».

« On ne peut pas avoir une politique sociale si on n’a pas une politique productive » car « ça n’existe pas de répartir une richesse qu’on n’a pas créée » a-t-il poursuivi, avant d’ajouter:

« Je ne crois pas à l’affrontement et à la division », estimant que « la France réussira si elle agit d’un bloc ». Une défense maladroite avec des propos de bistrot, des évidences et l’utilisation d’un contexte social agité qui s’éloignent de la problématique de la compétitivité des ETI.

 

 

La catégorie des ETI a été créée en 2008 pour rassembler les entreprises qui ont entre 250 et 5000 salariés et dont le chiffre d’affaires n’excède pas 1,5 milliard d’euros. Plus du tiers de leurs salariés travaillent dans l’industrie manufacturière, 30% dans les services marchands et 23% dans le commerce.

 

Croissance Etats-Unis: ça se tasse

Croissance  Etats unis: l’emploi se tasse

 

La publication du rapport sur l’emploi américain qui s’est révélé en demi-teinte avec un nombre de créations d’emplois inférieur aux attentes, un ralentissement de la croissance du salaire horaire moyen et un taux de chômage proche d’un creux de 50 ans. Du côté des financiers, on  tente de se rassurer mais la vérité c’est que la croissance américaine s’inscrit dans une tendance baissière et devrait perdre de leur de 1 % de 2020 et tomber à 2 % voie moins. Témoin l’évolution de l’industrie manufacturière. En effet  L’indice ISM manufacturier a perdu 0,9 point de pourcentage par rapport à novembre, pour atteindre 47,2% en décembre.

Les analystes espéraient en fait un rebond. En dessous de 50%, l’indice ISM marque une contraction. Il rejoint son plus bas niveau de 2009. L’évolution des États-Unis finalement rejoints la tendance baissière de la plupart des pays qui en 2020 risquent  de tutoyer la récession. En cause, des éléments conjoncturels et géopolitiques mais aussi des aspects plus structurels comme par exemple les incertitudes concernant l’industrie automobile.

D’une manière générale, pour des questions commerciales mais aussi environnementales les croissances  reposent moins sur le commerce international. La dynamique dépend surtout de la consommation intérieure. Cette problématique du commerce mondial va peser pendant plusieurs années sur les croissances globales le temps de trouver un meilleur équilibre entre dynamique interne et dynamique externe. .Parmi les composantes de l’indice ISM publié vendredi, les nouvelles commandes sont à 46,8% contre 47,2% un mois plus tôt. Les exportations marquent un recul moins rapide que le mois précédent à 47,3% contre 47,9 en novembre. L’emploi continue de se contracter, abandonnant 1,5 point de pourcentage à 45,1%. La production a pour sa part chuté de 5,9 points à 43,2%. Sur les 18 branches manufacturières examinées en novembre, seules trois affirment être en croissance: alimentation, boissons et tabac, ordinateurs, éléments électroniques et produits manufacturés divers.

 

Affaire Ghosn : le Japon se ridiculise avec sa justice hypocrite

Affaire Ghosn : le Japon se ridiculise avec sa justice hypocrite

Il  y a évidemment quelque chose de surréaliste dans la condamnation par le Japon de l’ancien président de Renault et Nissan. Pire, Nissan à l’origine de l’affaire a non seulement été complice de Ghosn mais plusieurs de ses dirigeants dont le directeur général ont aussi pioché dans la caisse. Il est donc parti particulièrement savoureux de lire le dernier communiqué de Nissan :  « La fuite de Carlos gone vers le Liban sans la permission du tribunal, en violation des conditions de sa liberté sous caution, bafoue le système judiciaire japonais. Nissan trouve cela extrêmement regrettable». C’est oublier que pour la justice de samouraï en papier mâché, il y a deux poids deux mesures au Japon..Une culture samouraï très malléable et même ridicule quand on sait par exemple qu’aucun dirigeant de responsable de l’accident nucléaire de Fukushima qui a fait notamment 45 morts n’ont été mis en prison et ont été même dispensés de toute sanction.

Les trois anciens dirigeants de Tepco, qui n’ont cessé de mentir pendant toute la durée de la catastrophe, ont été acquittés par la justice qui ne les estime pas responsable de négligence. Huit ans et demi après l’accident nucléaire de Fukushima, ils encouraient de la prison ferme. Ils étaient les seules personnes physiques à être jugées dans le cadre de ce sinistre, le pire accident nucléaire après Tchernobyl (Ukraine) en 1986.

Huit ans et demi après l’accident nucléaire de Fukushima, les trois ex-dirigeants de la compagnie Tepco ont été acquittés par le tribunal de Tokyo qui a jugé qu’ils ne pouvaient être tenus coupables des conséquences de la catastrophe nucléaire survenue à la suite d’un gigantesque tsunami.

L’ancien président du conseil d’administration de Tokyo Electric Power (Tepco) au moment du drame, Tsunehisa Katsumata (79 ans), ainsi que deux anciens vice-PDG, Sakae Muto (69 ans) et Ichiro Takekuro (73 ans), avaient plaidé non coupables devant le tribunal de Tokyo.

Ces trois anciens responsables de l’opérateur de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, dévastée par le tsunami du 11 mars 2011, sont les seules personnes physiques à être jugées dans le cadre de cette catastrophe, le pire accident nucléaire après Tchernobyl (Ukraine) en 1986.

Ce 19 septembre 2019 « pourrait devenir un jour historique dans les efforts des victimes du désastre pour obtenir justice », a commenté Shaun Brunie, spécialiste de l’énergie nucléaire au sein de l’organisation écologiste Greenpeace. L’accident de Fukushima a été qualifié de « désastre créé par l’homme » par une commission d’enquête japonaise, car l’humain n’a pas su le prévenir ni le maîtriser.

Les poursuites engagées contre les ex-dirigeants s’appuient sur le décès de 45 patients de l’hôpital de Futaba, à quelques kilomètres de la centrale, lors de leur évacuation d’urgence dans des conditions extrêmes, avec un bus qui a tourné en rond pendant plusieurs heures. Pour ces personnes âgées, l’épreuve s’est avérée insurmontable.

Les procureurs avaient refusé à deux reprises d’engager des poursuites contre les dirigeants de Tepco, arguant que les éléments du dossier étaient insuffisants. Mais un réexamen de l’affaire en 2015 par un panel de citoyens (une procédure peu utilisée au Japon) a tranché pour un procès au pénal.

Les trois accusés se voient reprocher par les plaignants d’avoir péché par inaction, alors qu’ils avaient connaissance du risque d’un tsunami majeur aux abords de la centrale construite en bord de mer, à quelque 220 kilomètres au nord-est de Tokyo. L’esprit samouraï n’a guère soufflé sur la justice japonaise. Enfin le nationalisme japonais et ses contradictions discréditent un régime obsolète tant sur le plan de la justice que même en matière d’économie. Le Japon est en effet englué dans une dépression depuis des dizaines d’années et un endettement mortifère. Notons enfin que le taux de pauvreté est l’un des plus importants des pays développés.

Climat: l’Australie brûle… Macron se réveille enfin !

Climat: l’Australie brûle… Macron se réveille enfin  !

Quatre mois après le début des incendies en Australie, Emmanuel Macron se réveille enfin dimanche 5 janvier, il propose au pays « une aide opérationnelle immédiate » de la France. Quelques pompiers sans doute quand il faudrait une force internationale.  L’objectif, selon le président français, est de « lutter contre feux, protéger la population et préserver la biodiversité ». Il y a déjà plusieurs mois que des incendies ravagent le pays, des incendies largement favorisés par le dérèglement climatique. Pourtant cette catastrophe mobilise peu l’opinion internationale. On aurait pu s’attendre à un élan de générosité de la part des grands pays voir de l’émergence de l’idée d’une force internationale contre des catastrophes qui ne cessent de se multiplier en raison du réchauffement climatique. L’Australie est en effet ravagée déjà par de violents incendies qui touchent plus particulièrement le sud-est du pays. Des centaines de feux ne sont pas contrôlées.

Depuis septembre, 23 personnes ont péri, des dizaines d’autres sont portées disparues, et une surface équivalant à deux fois la Belgique a été dévorée par les flammes. 100 000 personnes ont dû être évacuées. Particulièrement dans la province de la Nouvelle-Galles du sud, la plus peuplée.  Au-delà des incendies, la qualité de l’air inquiète aussi les médecins. Sydney est confrontée à « une urgence sanitaire ». Le 10 décembre, plus d’une vingtaine d’organisations professionnelles médicales, dont le Royal Australasian College of Physicians, ont publié un communiqué commun appelant le gouvernement à s’attaquer à la pollution atmosphérique. « La fumée provenant des incendies a entraîné une pollution de l’air jusqu’à onze fois supérieure à un niveau estimé “dangereux”, dans certaines parties de Sydney et de Nouvelle-Galles du Sud »alertent-ils.

 

Ces fumées contiennent de nombreuses particules fines et provoquent « des effets dévastateurs sur la santé humaine », avertissent les professionnels. Le 10 décembre, les services médicaux ont enregistré une hausse de 80 % du nombre de personnes se rendant aux urgences pour des problèmes respiratoires par rapport à la moyenne des dernières années.

En 2019, l’Australie a aussi battu ses records de chaleurs. En décembre, dans l’État d’Australie occidentale, les températures ont atteint 47 °C à l’ombre. Mercredi 20 décembre, le pays a dépassé pour le second jour d’affilée le record de la journée la plus chaude depuis le début des relevés, avec une moyenne nationale des températures maximales mesurée à 41,9 °C. C’est un degré de plus que le précédent record (40,9 °C) établi mardi 19 décembre.

En Nouvelle-Zélande, à des milliers de kilomètres de là, le glacier Franz Josef a pris une coloration ocre en raison des fumées, comme en témoignent plusieurs photographies prises le 1er janvier et partagées sur les réseaux sociaux. « 

Comme l’a fait remarquer mercredi le service météorologique néo-zélandais, les fumées ont parcouru 2 000 kilomètres environ à travers la mer de Tasman, pour atteindre le sud de la Nouvelle-Zélande. Des images du glacier Tasman noyé dans une brume brune ont ainsi été diffusées.

Ce phénomène fait craindre aux scientifiques une accélération de la fonte des glaciers concernés. En effet, ces brumes sont susceptibles de modifier l’albédo des glaces, c’est-à-dire leur capacité à renvoyer l’énergie solaire. Une coloration plus sombre amoindrit la réfraction des glaces blanches, ce qui augmente également la température moyenne.

cet événement pourrait augmenter la fonte des glaciers de 20 à 30% cette saison. Cet effet induit par les poussières ne devrait pas se prolonger au-delà d’un an, mais la possible répétition des incendies pourrait à terme jouer un rôle dans la disparition des glaciers néo-zélandais.

Depuis le mois de septembre dernier, quelque 480 millions d’animaux (des mammifères, des oiseaux et des reptiles) sont morts à cause des incendies dans l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud, selon une étude de l’université de Sydney.  Cette estimation s’appuie sur une étude réalisée en 2007 pour l’ONG WWF, qui s’interrogeait alors sur les conséquences de la déforestation en Nouvelle-Galles du Sud. Ces chiffres ne prennent toutefois pas en compte les populations d’insectes, de chauves-souris et de grenouilles – le bilan pourrait être encore plus lourd. Les incendies auront donc des effets profonds et durables sur l’écosystème du sud de l’Australie.

Prospective-les enjeux économiques ne se réduisent pas aux startups (Fabrice Le Saché, Medef)

Prospective-les enjeux économiques ne se réduisent  pas aux startups (Fabrice Le Saché, Medef) 

 

Un  rappel utile au réel   de la part du   vice-président du Medef, Fabrice Le Saché. En effet, la mode vise à réduire l’ensemble de l’économie au développement des start-up et des licornes spécialisées dans le numérique. Or l’enjeu est sans doute encore plus important s’il s’agit de faire pénétrer davantage le numérique dans les entreprises traditionnelles. À noter que le vice président du Medef souligne aussi les inégalités des réseaux numériques dans le pays et pose finalement la question de l’aménagement du territoire et de la désertification de certaines zones

« Le numérique d’une façon générale provoque un basculement de l’économie traditionnelle vers une économie dématérialisée. Mais ces deux économies ne sont pas antinomiques. Le numérique est un prolongement de l’économie traditionnelle et doit venir en appui. On ne peut pas ignorer que beaucoup d’entreprises sont des pure players et disposent donc de plus d’agilité. Comme on ne peut pas ignorer que pour certaines entreprises traditionnelles, le numérique soit plus complexe« , pointe le vice-président du MEDEF.

Qui du coup embraye sur l’aspect encadrement législatif. Le sujet fait débat, taxation des GAFA en première ligne. « Les règles qui sont fondées sur une économie physique ont du mal à évoluer pour s’adapter à une économie numérique. Parfois même, elles créent des distorsions de concurrence. Or nous avons besoin des deux économies, nous avons besoin qu’elles s’appuient mutuellement« . Donc, « pour éviter cette distorsion, nous avons besoin que le législateur trouve un point d’équilibre« , afin d’éviter que les uns soient soumis à des charges fiscales quand ce n’est pas le cas pour les autres, une réactivité dans la remise à l’équilibre législatif qui doit être maximale.

Mais ce que dit surtout Fabrice Le Saché, c’est « qu’au-delà de toutes règles de concurrence saines et loyales, la transition numérique doit toucher tous les territoires et tous les types d’entreprises« . Certes, les « startups constituent une force pour le pays, mais cette élite numérique n’est pas l’alpha et l’omega. Au MEDEF, nous regardons aussi ce qu’il se passe dans les TPE/PME, dans les ETI et les régions« . Des entreprises – de taille, face à des croissances diverses mais qui parfois ont un point commun, celui de ne pas aller vers cette transition. « Certaines entreprises sont en retard car elles font face à des problèmes de marge, liés à une fiscalité qui représente tout de même un niveau de prélèvement le plus élevé d’Europe ». Et de rajouter que par exemple « l’industrie 4.0 ne se fait pas en un claquement de doigts, l’intelligence artificielle, les données à valoriser… tout cela coûte« .

A cela, s’ajoute la problématique de la fracture numérique, tous les territoires n’étant pas égaux face aux infrastructures de débit. Ce qui empêche bien sûr certaines entreprises installées dans ces territoires dépourvus, de basculer pleinement vers le numérique.

 

Endettement mondial : 240% du PIB ! le risque de crise se rapproche

Endettement mondial : 240% du PIB ! le risque de crise se rapproche  

La question est de savoir si la progression de la dette mondiale comporte ou non des risques d’éclatement. À défaut, si l’économie mondiale n’est pas condamnée pour longtemps à la croissance molle.  Selon plusieurs experts , la situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt très bas, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été. Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. .Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont très faibles. Le moteur de cette hausse, quasi continue depuis 1950, est le secteur privé dont la dette a triplé depuis cette date. Il représentait en 2017 près des deux tiers de l’endettement mondial, le reste étant de la dette publique. Cette dernière, qui affichait une baisse constante jusqu’au milieu des années 1970, repart de plus belle depuis, tirée vers le haut par les économies avancées et, plus récemment, par les pays émergents et ceux en développement, constate le FMI. «Que la dette privée augmente fortement ne constitue pas un danger en soi car cette dette apporte un soutien à l’économie et elle est adossée à des collatéraux, ce qui la rend gérable ».Tout dépendra cependant du niveau de croissance qui permet de se désendetter ou au contraire d’accroitre l’endettement.    Or avec le ralentissement de 2020, voire au-delà, les risques d’éclatement de la bulle financière  augmentent.

L’ensemble de la dette mondiale devrait dépasser les 230.000 milliards d’euros cette année. Ce sont les estimations de l’Institute of International Finance (IFF), publiées ce vendredi 15 novembre et reprises par Reuters. Sur les six premiers mois de l’année, la dette mondiale a ainsi augmenté de 6,8 milliards d’euros. Une tendance à la hausse qui n’a montré aucun signe de ralentissement ces derniers mois. Désormais, chacun des 7,7 milliards d’êtres humains vivant sur la planète est endetté à hauteur de 29.400 euros.

Cette hausse impressionnante est principalement due aux États-Unis et à la Chine, responsables à eux seuls d’environ 60% de l’augmentation de la dette. Washington devrait ainsi voir sa dette dépasser les 70.000 milliards de dollars (environ 63.000 milliards d’euros) cette année, selon l’IFF. Une autre étude, réalisée par Bank of America Merrill Lynch, estime de son côté que depuis 2008, et la faillite de Lehman Brothers, l’ensemble des États ont emprunté 27.000 milliards d’euros.

Une situation qui vaut également pour les autres acteurs de l’économie mondiale. Depuis la chute de la banque d’affaires, les entreprises ont ainsi emprunté plus de 22.000 milliards d’euros, les ménages plus de 8 milliards et les banques 1,8 milliard. Des montants records qui représentent un véritable risque pour l’économie. Selon l’IFF, la dette mondiale croît ainsi plus vite que l’économie globale. La Libre.be rappelle également que dans les pays industrialisés ce sont les gouvernements qui sont les principaux responsables de l’augmentation de la dette alors qu’il s’agit plutôt des entreprises dans le tiers-monde.

 

Retraites-Macron: le verbeux se tait !

Retraites-Macron: le verbeux se tait !  

 

Macron qui ne se prive pas de parler sur tout et tout le temps, cette fois se  montre particulièrement discret sur l’évolution du conflit relatif à la réforme des retraites. Quand il parle, c’est un peu comme la pythie de Delphes, il faut un interprète pour comprendre le  récent message de l’Élysée .  Emmanuel Macron “n’abandonnera ni ne dénaturera” le projet de réforme des retraites défendu par le gouvernement mais des modifications pourront y être apportées à la lumière des discussions avec les syndicats, a-t-on dit mercredi à l’Elysée. C’est le fameux en même temps de Macron qui sans doute d’un côté doit soutenir -ou faire semblant- son premier ministre très droit dans ses bottes vis-à-vis de des mesures paramétriques notamment concernant l’âge  pivot de 64 ans (pour l’instant) mais visiblement Macron commence à prendre du champ pour pouvoir le moment venu contredire le chef du gouvernement en retirant l’essentiel de la réforme. On voit mal d’ailleurs comment maintenant on pourrait trouver un compromis tellement les positions sont figées. La seule solution politique pour Macron sera d’affirmer qu’il maintient sa volonté réformatrice et sa fameuse réforme des retraites mais en consentant des reculs et des compensations qui finalement videront la réforme de son contenu et surtout risquent de coûter beaucoup plus cher que le système actuel. Aujourd’hui une large majorité de Français s’opposent  à cette réforme des retraites mêmes s’ils approuvent le principe. Ce qui est condamné c’est à la fois le contenu est sans doute surtout la méthode théocratique de Macron et de son gouvernement. Pour vérifier ce  qui caractérise la position du président de la république, il suffit d’écouter les propos de l’inénarrable porte-parole gouvernement , Sibeth Ndiaye, qui comme son patron, noie  ses contradictions et ses insuffisances dans une diarrhée verbale inarrêtable. Dans cette affaire, Macron n’a pas fait  preuve d’une grande responsabilité. Il est en particulier inadmissible que les consultations s’étalent sur autant de temps, inadmissible aussi que le premier ministre se montre dans l’incapacité d’élaborer un compromis qui satisfasse au moins les syndicats réformistes étant entendu que les syndicats radicaux vont demeurer sur le rejet total de la réforme quelle  que soit l’évolution de son contenu. De toute façon, Macron devra choisir entre un compromis qui mette fin à la chienlit qui s’installe dans le pays et  la position idéologique incompréhensible de son Premier ministre. L’enjeu politique aujourd’hui consiste à choisir entre ce compromis ou le départ d’Édouard Philippe. Sans doute ce que signifie le message très confus de la pythie de l’Élysée qui consiste à affirmer en même temps le soutien à la réforme mais des modifications probables qui vont en fait contredire la posture du Premier ministre.

Macron: le verbeux se transforme en Pythie politique

Macron: le verbeux se transforme en Pythie politique

 

Il est pour le moins curieux que Macron qui ne se prive pas de parler sur tout et tout le temps, cette fois se  montre particulièrement discret sur l’évolution du conflit relatif à la réforme des retraites. Quand il parle c’est un peu comme la pythie de Delphes, il faut un interprète pour comprendre le  récent message de l’Élysée .  Emmanuel Macron “n’abandonnera ni ne dénaturera” le projet de réforme des retraites défendu par le gouvernement mais des modifications pourront y être apportées à la lumière des discussions avec les syndicats, a-t-on dit mercredi à l’Elysée. C’est le fameux en même temps de Macron qui sans doute d’un côté doit soutenir -ou faire semblant- son premier ministre très droit dans ses bottes vis-à-vis de des mesures paramétriques notamment concernant l’âge  pivot de 64 ans (pour l’instant) mais visiblement Macron commence à prendre du champ pour pouvoir le moment venu contredire le chef du gouvernement en retirant l’essentiel de la réforme. On voit mal d’ailleurs comment maintenant on pourrait trouver un compromis tellement les positions sont figées. La seule solution politique pour Macron sera d’affirmer qu’il maintient sa volonté réformatrice et sa fameuse réforme des retraites mais en consentant des reculs et des compensations qui finalement videront la réforme de son contenu et surtout risquent de coûter beaucoup plus cher que le système actuel. Aujourd’hui une large majorité de Français s’opposent  à cette réforme des retraites mêmes s’ils approuvent le principe. Ce qui est condamné c’est à la fois le contenu est sans doute surtout la méthode théocratique de Macron et de son gouvernement. Pour vérifier ce  qui caractérise la position du président de la république, il suffit d’écouter les propos de l’inénarrable porte-parole gouvernement ,Guy qui comme son patron, noie  ses contradictions et ses insuffisances dans une diarrhée verbale inarrêtable. Dans cette affaire, Macron n’a pas fait  preuve d’une grande responsabilité. Il est en particulier inadmissible que les consultations s’étalent sur autant de temps, inadmissible aussi que le premier ministre se montre dans l’incapacité d’élaborer un compromis qui satisfasse au moins les syndicats réformistes étant entendu que les syndicats radicaux vont demeurer sur le rejet total de la réforme quelque soit l’évolution de son contenu. De toute façon, Macron devra choisir entre un compromis qui mette fin à la chienlit qui s’installe dans le pays et  la position idéologique incompréhensible de son premier ministre. L’enjeu politique aujourd’hui consiste à choisir entre ce compromis où le départ d’Édouard Philippe. Sans doute ce que signifie le message très confus de la pythie de l’Élysée qui consiste à affirmer en même temps le soutien à la réforme mais des modifications probables qui vont en fête contredire la posture du premier ministre.

Croissance France : un peu moins molle que la moyenne UE en 2019 mais qui se tasse

Croissance France : un peu moins molle   que la moyenne  UE en 2019 mais qui se tasse

 

On est loin encore d’une reprise dynamique puisque la France fera de +1,2 % de croissance en 2019 ans en moyenne dans la zone euro et  devra se contenter d’un peu moins de 1 %. On pourrait crier cocorico mais ce n’est pas avec une croissance de 1% qu’ on peut d’une part améliorer de manière significative l’emploi (3, 5 millions de chômeurs officiels, six à huit officieux) pas plus qu’on ne peut améliorer les recettes budgétaires. À telle enseigne que Macron a décidé de laisser filer le budget considérant que la question de l’objectif des 3 % était devenue obsolète !  .Selon les derniers chiffres de l’institut national de la statistique publiés ce mardi 17 décembre, la croissance trimestrielle du produit intérieur brut tricolore au cours de l’année 2019 serait légèrement supérieur à celle de la zone euro en moyenne. Le tableau dressé par les statisticiens montre que l’activité en France a progressé de 0,3% à chaque trimestre contre 0,2% dans l’union monétaire à l’exception du premier trimestre (0,4%). En ce qui concerne les projections, les économistes anticipent un rapprochement des rythmes de croissance pour le premier semestre 2020 (0,2% au T1 et 0,3% au T2 pour la zone euro et la France).

En milieu d’année, la plupart des instituts publics prévoyaient t une croissance pour 2020 équivalentes à celles de 2019. On se fondait sur des prévisions d’une augmentation de 1,4 % pour le PIB . Avec la détérioration de l’environnement international, les organismes de prévision ont  bien été contraints  de revoir à la baisse plusieurs fois leurs projections pour 2020. Ce que vient de faire encore la Banque de France qui estime maintenant que la croissance pourrait être limitée autour de 1 %. Plus globalement d’après la commission européenne,   l’économie de la zone  connaît actuellement sa septième année consécutive de croissance et devrait encore croître en 2020 et 2021. Les marchés du travail restent solides et le chômage poursuit sa décrue. Toutefois, l’environnement extérieur est devenu beaucoup moins favorable et les incertitudes sont grandes. L’un des secteurs les plus affectés est le secteur manufacturier, qui subit aussi des mutations structurelles. L’économie européenne semble donc aller vers une période prolongée de moindre croissance et de très faible inflation.

L’on s’attend maintenant à ce que le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro progresse de 1,1 % en 2019 et de 1,2 % en 2020 et 2021. Par rapport aux prévisions économiques de l’été 2019 (publiées en juillet), la prévision de croissance pour 2019 (initialement de 1,2 %) a donc été revue à la baisse de 0,1 point de pourcentage et celle pour 2020 (initialement de 1,4 %) de 0,2 point. Si l’on considère l’UE dans son ensemble, le PIB devrait augmenter de 1,4 % en 2019, en 2020 et en 2021. La prévision pour 2020 a, elle aussi, été revue à la baisse par rapport à l’été (où elle était de 1,6 %).

 

Le ralentissement de l’inflation enregistré cette année dans la zone euro a jusqu’à présent reposé sur la baisse des prix de l’énergie et sur le fait que les entreprises ont en grande partie choisi de répercuter le coût de la hausse des salaires sur leurs marges plutôt que sur leurs clients. Les tensions inflationnistes devraient rester faibles au cours des deux prochaines années. Le taux d’inflation de la zone euro (indice des prix à la consommation harmonisé) devrait s’établir à 1,2 % cette année et l’an prochain et passer à 1,3 % en 2021. Dans l’UE, l’inflation devrait se chiffrer à 1,5 % cette année et l’an prochain, puis à 1,7 % en 2021.

Les finances publiques en Europe devraient continuer de bénéficier de taux d’intérêt très bas sur les encours de dette. Malgré une croissance plus faible du PIB, le ratio total dette publique/PIB de la zone euro devrait encore baisser, pour la cinquième année consécutive, et s’établir à 86,4 % cette année, 85,1 % en 2020 et 84,1 % en 2021. Les mêmes facteurs seront à l’œuvre au niveau de l’UE, où le ratio de la dette publique au PIB devrait tomber à 80,6 % cette année, 79,4 % en 2020 et 78,4 % en 2021.

Par contre, les soldes des comptes publics devraient enregistrer une légère détérioration, sous l’effet du ralentissement de la croissance et de politiques budgétaires discrétionnaires un peu plus accommodantes dans certains États membres. Le déficit agrégé de la zone euro devrait passer d’un niveau historiquement bas de 0,5 % du PIB en 2018 à 0,8 % cette année, puis à 0,9 % en 2020 et 1,0 % en 2021, à politiques inchangées. Toutefois, l’orientation budgétaire générale de la zone euro, c’est-à-dire l’évolution de l’ensemble des soldes budgétaires structurels des 19 États membres qui composent la zone, devrait rester globalement neutre. Dans l’UE, le déficit agrégé devrait également augmenter et passer de 0,7 % du PIB en 2018 à 0,9 % cette année, 1,1 % en 2020 et 1,2 % en 2021.

Un certain nombre de risques pourraient se traduire par une croissance plus faible que prévu. Une nouvelle montée des incertitudes ou une aggravation des tensions commerciales et géopolitiques pèserait sur la croissance, de même qu’un ralentissement plus brutal que prévu en Chine, qui pourrait se produire si les mesures prises jusqu’ici n’avaient pas les effets attendus. Plus près d’ici, les risques incluent l’éventualité d’un Brexit désordonné et la possibilité que la faiblesse du secteur manufacturier ait plus de répercussions que prévu sur les secteurs tournés vers le marché intérieur. Ces prévisions reposent sur un ensemble d’hypothèses techniques concernant les taux de change, les taux d’intérêt et les prix des matières premières arrêtées au 21 octobre 2019. Pour toutes les autres données nécessaires, y compris les hypothèses relatives aux politiques publiques, les prévisions prennent en considération des informations datant du 24 octobre 2019 au plus tard.

En Chine: obligation de se faire prendre en photo

En Chine: obligation  de se faire prendre en photo

 

Pour de pseudos motifs de sécurité, la Chine contraint désormais tout acheteur de Smartphones de se faire prendre en photo. L’enjeu est de contribuer à compléter l’énorme système de suivi de chaque chinois auquel est attribué une note de citoyenneté.  Bref le retour du maoïsme pour tuer toutes les libertés individuelles et collectives sans parler de la dimension culturelle. i en même temps , un processus de sinisation est engagé pour éliminer toute référence religieuse, philosophique politique qui remettrait en cause la dictature du parti communiste et  du président à vie. Depuis le 1er décembre, les acheteurs d’un téléphone portable dans une boutique en Chine doivent donc se faire enregistrer par reconnaissance faciale.

La Chine fait un bond en avant dans la reconnaissance faciale de ses citoyens et leur suivi. Depuis le 1er décembre, c’est visage contre smartphone dans les boutiques de téléphonique mobile en Chine. Les acheteurs d’un smartphone doivent se faire enregistrer par reconnaissance faciale afin que leurs données soient gardées comme correspondant au numéro. C’est une mise en application d’une directive publiée en septembre par Pékin et destinée à «préserver les droits légitimes et les intérêts des citoyens en ligne», en renforçant l’enregistrement sous son identité réelle. Le gouvernement ne néglige aucune piste pour mieux contrôler le cyberespace.

La directive prévoit notamment que les opérateurs téléphoniques doivent «utiliser l’intelligence artificielle et tous les moyens techniques possibles» pour s’assurer de l’identité réelle de gens achetant un nouveau numéro de téléphone. Les acheteurs pourront être enregistrés en train de tourner la tête et de cligner des yeux, a expliqué à l’AFP un représentant de l’opérateur China Unicom. Pékin prévoit également de «continuer à augmenter la supervision et les inspections» afin d’assurer le respect de l’obligation d’enregistrement sous identité réelle.

Bien que cet enregistrement sous identité réelle soit déjà en vigueur depuis au moins 2013, le recours à l’intelligence artificielle et la reconnaissance faciale sont nouveaux dans ce domaine. Sur le web, les utilisateurs réagissaient avec un mélange de soutien et d’inquiétude, craignant que leurs données biométriques ainsi enregistrées puissent ensuite être transmises à d’autres entités ou vendues. «Du contrôle, et encore plus de contrôle», écrivait un utilisateur sur Weibo, l’équivalent chinois de Twitter.

« La réforme des retraites se fera » (Darmanin) oui mais laquelle ?

« La réforme des retraites se fera » (Darmanin) oui mais laquelle ?

Difficile d’être plus flou que Darmanin interrogé par le JDD sur les propositions du gouvernement pour sortir du conflit.

Ferez-vous des propositions pour sortir du conflit avant jeudi?
Darmanin :On ne peut pas amender un texte qui n’existe pas. Si l’objectif de la grève est de nous faire renoncer à la réforme, ce sera difficile de trouver un compromis. S’il s’agit de préciser certains points, d’intégrer des revendications légitimes ou de mettre en place des calendriers de transition adaptés, le Premier ministre a dit que sa porte était ouverte.

 

En clair, Darmanin ne connaît pas le contenu de la réforme, la grève est donc inutile; On peut préciser certains point dit-il mais il n’indique pas l’axe central de l’évolution ( structurelle, paramétrique, universelle, avec régimes spéciaux et pour qui) . Tout ce que sait Darmanin c’est qu’il y aura une reforme !

 

Vous attendez-vous à une grève massive jeudi?
Darmanin : Le gouvernement est conscient que la mobilisation des syndicats sera forte contre un projet qui est pourtant destiné à sauver le système des retraites et à mettre fin à des inégalités entre Français. Ceux qui bénéficient des régimes spéciaux, à la RATP ou à la SNCF, sont ceux qui peuvent le plus facilement provoquer des blocages. On peut comprendre que certains s’interrogent sur la réforme et attendent des clarifications, mais on peut aussi souligner que ceux qui ont des intérêts particuliers souhaitent les garder – ce qui peut être compréhensible -, donc ne pas être traités comme tous les Français. Toutes les réformes des retraites ont suscité de fortes contestations

 

Pas vraiment convaincant et d’une certaine manière un flou qui nourrit les incertitudes  sur une réforme sans doute nécessaire mais dont on ne perçoit pas clairement la philosophie ,  les objectifs et les modalités.

Climats: l’AIE se réveille ?

Climats:  l’AIE se réveille ?

Un cri d’ alarme de l’AIE. qui constate l’envolée des émissions polluantes influentes sur le climat  et parallèlement des efforts notoirement insuffisants en matière d’ efficacité énergétique. Il faudrait pour tenir les objectifs de l’accord de Paris que la demande énergétique soit plus faible en 2040 qu’ actuellement. Ce qui supposerait une autre efficacité énergétique. L’AIE  propose notamment plusieurs scénarios pour réduire voire supprimer la filière charbon.

Notons cependant que les orientations de l’AIE sont critiquées;

« Censée guider les États dans leurs efforts climatiques, l’ Agence internationale de l’énergie proposent des scénarios qui ne respectent pas l’Accord de Paris selon Oil Change international.

Le scénario « Nouvelles Politiques » de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), utilisé comme principale référence pour son rapport annuel Perspectives énergétiques mondiales, implique d’utiliser un volume d’énergies fossiles incompatible avec l’objectif d’un réchauffement maximum de 2 °C de l’Accord de Paris, révèle une étude d’Oil Change International et de l’Institute for Energy Economics and Financial Analysis (IEEFA).

Si le scénario de base de l’AIE était appliqué, le volume maximum de CO2 que l’humanité peut se permettre d’émettre sans que le réchauffement climatique dépasse 1,5 °C serait émis d’ici 2022. Pour un réchauffement de 2 °C, la date fatidique s’éloigne à peine : 2034, révèle l’étude.

Sans modification de ce scénario, le monde s’expose à un réchauffement entre 2,7 °C et 3,3 °C, préviennent les deux organisations.

Même le « scénario de développement durable » de l’AIE ne permettrait pas de respecter l’Accord de Paris, puisqu’il mènerait à un épuisement des émissions possible d’ici 2023 pour 1,5 °C et d’ici 2040 pour 2 °C.

Initialement rédigé en 2009 pour éviter un changement climatique trop dangereux, ce scénario n’a pas été revu après la signature de l’Accord de Paris, en 2015. Les auteurs de l’étude estiment que les orientations qu’il donne sont trop pauvres et inadaptées aux réalités actuelles. »

L’AIE réfute cette analyse, assurant que « toute suggestion selon laquelle le scénario de développement durable n’est pas compatible avec les objectifs de l’Accord de Paris est erronée ». L’agence admet pourtant que son scénario de référence est insuffisant au regard des objectifs climatiques.

« Le message clair émanant du scénario Nouvelles Politiques est que les politiques actuelles et prévues, y compris les contributions nationales dans le cadre de l’Accord de Paris, ont pour effet une réduction des émissions qui est ‘loin de suffire pour éviter les conséquences graves du changement climatique’ et une utilisation très rapide du budget carbone mondial », indique l’AIE.

L’agence a ajouté que le respect des objectifs de Paris « inclut des investissements dans les infrastructures et la production de pétrole et de gaz, afin d’assurer le maintien de la stabilité économique et de la sécurité énergétique nécessaire à une transition réussie ».

Si les renouvelables et le nucléaire jouent un rôle de plus en plus important dans tous les scénarios, le gaz « reste important pour la croissance de la production d’électricité », souligne l’AIE, favorable à l’utilisation de la technologie de captage et de stockage du carbone (CSC) pour limiter l’impact climatique de l’utilisation du gaz.

Pour sa part, « le pétrole reste essentiel dans des secteurs où il existe peu d’alternatives, comme la pétrochimie, le transport et l’aviation », insiste-t-elle, alors que les véhicules et infrastructures électriques devraient se généraliser rapidement.

Le rapport d’Oil Change International et de l’IEEFA liste d’ailleurs les nombreuses déclarations de représentants de l’AIE en soutien à l’investissement dans le gaz et le pétrole. Ceux-ci se sont notamment exprimés en faveur de l’exploitation extrêmement polluante des sables bitumineux au Canada, alors même que la communauté internationale est appelée à se détourner des énergies fossiles.

En décembre 2017, la Banque mondiale a annoncé qu’il ne financerait plus l’extraction du pétrole et du gaz après 2019, afin d’encourager les pays à atteindre les objectifs déterminés à Paris. Cette décision reflète les recommandations du groupe de haut niveau sur le développement durable de l’UE, qui appelle les décideurs politiques à éradiquer tout soutien public aux fossiles.

 

Selon Oil Change International(1), Institut environnemental ,entre 78 et 96 % des investissements recommandés dans le nouveau scénario politique de l’AIE sont incompatibles avec les objectifs de l’accord de Paris, soit environ 9,1 à 11,2 trillions d’euros pour la période 2018-2040.

« L’AIE encourage une vision de l’avenir où le monde continuera à dépendre des énergies fossiles », a regretté Greg Muttitt, le directeur de recherche d’Oil Change International.

« En tant que base pour les décisions politiques et d’investissement, elle risque de devenir une prophétie autoréalisatrice », a-t-il averti, affirmant que les 30 membres de l’AIE ont signé l’accord de Paris, et que cela « devrait les aider à atteindre les objectifs climatiques au lieu de les freiner ».

Les détracteurs jugent que l’AIE a déjà surestimé l’importance des combustibles fossiles dans ses Perspectives énergétiques mondiales, qui sort chaque année en novembre. L’organisation internationale basée à Paris aurait également tendance à sous-estimer la croissance des énergies renouvelables tout en faisant des hypothèses optimistes sur le nucléaire.

« Il est probable que ces scénarios soient en grande partie coupables de l’échec de la communauté internationale à se concentrer sur les énergies renouvelables ces dix à vingt dernières années », a déclaré Hans-Josef Fell, le président d’Energy Watch Group, un réseau international de scientifiques et de parlementaires, cité par la chaîne allemande Deutsche Welle. Pour répondre sans doute à ces critiques, l’AIE dans son denier rapport reconnaît que certains de ses scénarios sont insuffisants en regard des objectifs de l’accord sur le climat de Paris. :Un scénario extrapole sur les politiques énergétiques existantes aujourd’hui, l’autre prend en compte les changements induits par les objectifs politiques affichés pour l’avenir – mais qui restent insuffisants.

Seul un troisième scénario montre ce qu’il faudrait faire pour limiter les émissions en accord avec les objectifs de l’accord de Paris, pour contenir le réchauffement bien en dessous des 2 degrés, et plutôt à 1,5°, par rapport aux niveau préindustriels.

Ce dernier – le scénario de développement durable - « nécessite des changements rapides et étendus à travers l’ensemble du système énergétique », prévient l’AIE. Et « il n’y a pas de solution simple ou unique pour transformer les systèmes énergétiques mondiaux », ajoute Fatih Birol.

Il suppose en premier lieu que la demande en énergie soit plus faible en 2040 qu’elle ne l’est aujourd’hui, malgré la croissance de l’économie mondiale, grâce aux efforts d’efficacité énergétique.

 

Or celle-ci ne progresse pas assez vite, a déjà mis en garde l’AIE dans un rapport publié début novembre. Elle n’a, depuis dix ans, jamais progressé aussi lentement qu’en 2018: avec une augmentation de 1,2%, elle est bien en-dessous des 3% nécessaires.

L’atteinte des objectifs climatiques nécessite également que l’utilisation de pétrole et de charbon atteignent immédiatement un pic avant de décliner, tandis que le gaz doit encore un peu progresser avant d’entamer son déclin. Il faudrait un marché pétrolier qui chute à 65 millions de barils par jour en 2040 (contre 97 millions l’an dernier), un niveau qui correspond à celui du début des années 1990.

En revanche, l’électricité doit croître et prendre la première place dans la consommation finale d’énergie, au détriment du pétrole, d’ici 2040. Les nouvelles capacités électriques doivent être tirées presque exclusivement par les renouvelables – éolien et solaire.

« Placer les systèmes électriques sur un chemin soutenable nécessitera plus que la simple addition de renouvelables », met toutefois en garde l’AIE.

 

Elle souligne ainsi cette année la nécessité de s’en prendre aussi aux émissions liées au système existant, ciblant en particulier le charbon, très polluant. Les centrales à charbon sont très nombreuses et relativement récentes en Asie, elles risquent donc de continuer à émettre pendant longtemps compte tenu de leur durée de vie importante.

Le rapport publié mercredi se concentre sur ce problème et identifie plusieurs solutions. La première est de les équiper avec des capacités de captation et de séquestration du carbone – au prix exorbitant d’un milliard d’euros par gigawatt (GW) de capacité sur la base de la technologie actuelle – ou d’équipements leur permettant d’utiliser aussi de la biomasse.

La deuxième consiste à faire des centrales à charbon des moyens de production d’appoint pour assurer la flexibilité du système électrique tout en réduisant leur fonctionnement. La dernière, plus radicale, consiste à les fermer plus tôt que prévu.

 

Dans le scénario durable, la plupart des 2.080 GW de capacités au charbon existantes devraient se plier à une de ces trois solutions, prévient l’AIE.

 

(1) Oil Change International (OCI) est une organisation de recherche, de communication et de plaidoyer axée sur la divulgation des coûts réels des combustibles fossiles et la facilitation de la transition en cours vers des énergies propres. Enracinés dans la solidarité de la communauté et l’analyse des politiques sur la base de principes, nous travaillons au sein de mouvements plus larges pour construire un avenir sans fossile

 

« Se reconvertir et abandonner l’agriculture intensive »

« Se reconvertir et abandonner  l’agriculture intensive »

 

Gérard Fonouni, Professeur agrégé d’économie et gestion, propose une reconversion  progressive à l’agriculture biologique pour des motifs économiques et environnementaux.

 

« Notre agriculture est de moins en moins compétitive sur les marchés européens et mondiaux. L’agriculture française, qui a toujours été une des sources principales de notre excédent commercial, risquerait de devenir déficitaire en 2023 malgré les réformes successives de la politique agricole commune (PAC), née en 1962. La France pourrait importer plus de produits agricoles qu’elle n’en exporte, alors qu’elle est le plus grand producteur agricole européen.

Les exploitants agricoles ont les plus grandes difficultés à affronter la compétition des prix agricoles toujours plus bas, à cause de normes sociales, environnementales et sanitaires plus rigoureuses que celles de leurs concurrents. A cause, aussi, des charges d’exploitation qui sont plus élevées que celles des producteurs étrangers. Or, avec des prix tirés toujours vers le bas, afin de satisfaire à la fois les industries agroalimentaires, la grande distribution et les consommateurs, beaucoup d’agriculteurs ne parviennent plus à vivre du travail qu’ils accomplissent pour nous nourrir.

Ils se trouvent aujourd’hui pris dans plusieurs engrenages responsables de cette situation. Le premier d’entre eux est celui de la production intensive, fortement consommatrice de pesticides, fondée sur des rendements à grande échelle. Cet engrenage, favorisé par la PAC, les a incités à produire toujours plus grâce aux subventions européennes, et les a donc incités à réaliser des investissements très coûteux : construction de bâtiments, exploitation de nouvelles terres, achats de matériels et de machines, achats de graines, de produits phytosanitaires et achats d’animaux et d’alimentation pour les élever.

Cette course effrénée aux rendements, rendue indispensable pour assurer l’autosuffisance alimentaire de l’Union européenne, qui a nécessité des moyens financiers importants pour financer ces investissements, les a fait basculer dans l’engrenage financier. Engrenage dans lequel les banques sont devenues une partie prenante majeure et incontournable du développement de leurs exploitations. Pouvant décider du financement de tel ou tel projet agricole, elles se sont progressivement substituées à leurs décisions de production, rendant ainsi les agriculteurs dépendants à l’égard du système financier.

Pris dans la spirale de l’endettement pour pouvoir produire toujours davantage et n’ayant plus le choix de leur production, de nombreux agriculteurs finissent, hélas, par commettre l’irréparable. En France, un agriculteur se suicide chaque jour à cause de ces engrenages. Cependant, beaucoup de banques refusent encore d’accorder des prêts aux petits exploitants. Ces derniers sont donc contraints de se tourner vers les coopératives agricoles pour obtenir les crédits auprès des banques afin de produire toujours plus. »

Syrie : Macron se raccroche maintenant à Poutine !

Syrie : Macron se raccroche maintenant à Poutine !

 

Au plan international comme national, Macron ne cesse d’ajouter des contradictions aux contradictions au point d’être en froid avec la plupart des grands leaders mondiaux ; les amours de Macron avec Trump aussi spectaculaires que ridicules n’ont pas duré longtemps ; A plusieurs reprises Trump  a renvoyé macron à son statut de nation marginale. Le dernier épisode de la Syrie montre que les Etats Unis décident seuls en fonction de leurs propres intérêts faisant au passage éclater l’OTAN. Pour parler clair,  la France ne peut guère compter sur l’OTAN au proche et moyen orient. Observons que le recul pris par les Etats Unis a commencé avec Obama même s’il a été amplifié par Trump. Macron n’a aucune prise sur Trump et pas davantage sur Assad ou sur Erdogan. Cela d’autant plus que Macron ne peut s’empêcher de se monter inutilement condescendant voire méprisant vis-à-vis des responsables internationaux qui ne sont pas de son avis. Les forces française qu’on nous a tant vanté sont quasi inexistantes en Syrie en tout cas non opérationnelles. Du coup Macron se retourne vers son ancien ennemi Poutine qui lui a les moyens d’intervenir pour d’abord stopper l’avancée turque en Syrie et éviter un embrasement général de la région

La Russie, alliée du président syrien Bachar el Assad, négocie à la fois avec les Kurdes et avec Ankara la reprise en main de la zone frontalière syro-kurde par les forces de Damas. Selon le Kremlin, Vladimir Poutine et Emmanuel Macron se sont entendus sur la nécessité de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie.

 

Taxes Trump contre l’Europe : l’OMC se couche devant Washington

Taxes Trump contre l’Europe : l’OMC se couche devant  Washington

 

 

 

Il paraît pour le moins curieux que l’organisation mondiale du commerce (O MC) ait autorisé les États-Unis à taxer les avions européens à hauteur de 10 % et d’autres bien industriels ou agricoles à 25 %. En effet, précédemment l’OMC avait reconnu que Boeing comme Airbus avait bénéficié des soutiens  publics qu’il est d’ailleurs bien difficile d’évaluer. Des grandes entreprises américaines, comme européennes, bénéficient de leur collaboration réciproque avec l’Etat. Dernier exemple en date  Google et Nasa ont décidé de s’associer. Les deux colosses ont ainsi conclu un accord pour mettre au point un centre de recherche commun qui se situera dans la Silicon Valley, sur 100 000 mètres carrés. On parle notamment de nanotechnologies, des technologies de l’information et de celles liées aux calculs et aux données informatiques. Dans sa politique d’équilibrisme entre l’Europe et les Etats-Unis, cette fois, l’OMC a donné tort à l’Europe. La raison est assez simple, l’OMC est très largement menacée dans son existence du fait  de la contestation par le président américain de toute organisation multilatérale. En clair, l’OMC a dû donner des gages à Trump pour pérenniser son existence. Une attitude en réalité assez lamentable qui vit surtout à légitimer l’OMC.  Les Etats-Unis vont donc imposer dès la mi-octobre des droits de douane de 10% sur les avions et de 25% sur d’autres produits industriels et agricoles importés de l’Union européenne, dont le vin français, le fromage italien ou le whisky écossais, dans le dossier des subventions européennes à Airbus, a annoncé mercredi un responsable du bureau du Représentant américain au Commerce.

Washington a pour cela reçu mercredi le feu vert de l’Organisation mondiale du commerce pour appliquer des droits de douane sur 7,5 milliards de dollars d’importations de l’Union européenne dans le cadre de ce litige vieux de quinze ans.

Le vin français, les olives en provenance de France, d’Allemagne et d’Espagne, les saucisses de porc produites dans toute l’UE, le café allemand, les vêtements en laine fabriqués au Royaume-Uni figurent parmi les biens ciblés par l’administration américaine. Le vin italien, lui, est épargné. Les taxes sur l’aéronautique ne s’appliqueront pas aux pièces détachées, a déclaré le responsable à des journalistes lors d’une conférence téléphonique. Cela permettra à Airbus de continuer à produire au même coût dans son usine d’Alabama mais profitera aussi à Boeing, qui utilise des pièces détachées européennes.

Brexit: l’enfumage de Johnson se précise

Brexit: l’enfumage de  Johnson se précise

Johnson pourrait bien être en train de capituler d’après  Nigel Farage, leader des partisans du Brexit. “Je ne sais pas ce que Boris Johnson a offert, mais il semble sur la défensive. Espérons qu’il ne s’agisse pas d’une capitulation”, a-t-il écrit.

Les propositions britanniques sont en tout état de cause toujours en cours de négociation même si elles paraissent inapplicables. De toute manière, ce n’est pas l’enjeu pour Johnson qui veut apparaitre comme le vainqueur de la négociation dans toutes les hypothèses de gestion du brexit. Comme l’UE ne veut pas porter le chapeau de la rupture, on se fait plus conciliant à Bruxelles.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a reconnu que l’espoir de parvenir à un accord de divorce avec le Royaume-Uni était “peut-être un petit peu plus fort et tangible aujourd’hui qu’il y a deux ou trois jours. Alternativement, Boris Johnson souffle le chaud et le froid sur les perspectives du Brexit ; la vérité c’est qu’il se prépare à habiller toute solution à son profit. D’un coté, il ne cesse d’affirmer auprès de son électorat que le brexit sans accord est le plus vraisemblable, d’un autre il fait semblant de négocier; Il veut apparaitre comme le nouveau Churchill, celui qui ne rompt pas mais acceptera un nouveau délai voire l’accord de Theresa May, à peine modifié, en le transformant en victoire. Du coup, la déclaration commune de L’Irlande et du premier ministre britannique apparaît come une convergence très ambigüe car les deux ne visent pas le même objectif. L’Irlande en effet veut à tout prix demeurer dans l’union tandis que Johnson s’en moque totalement du moment où il conserve la pouvoir et surtout le renforce avec de nouvelles élections. Entre  le Premier ministre britannique et son homologue irlandais c’est un peu le mariage de la carpe et du lapin.

Les deux dirigeants ont pourtant dit «continuer de croire qu’un accord est dans l’intérêt de tous». C’est surtout du côté irlandais que la tonalité était nouvelle. Alors qu’il se montrait jusqu’ici très pessimiste sur les chances d’arriver à un compromis, le taoiseach (nom donné au chef du gouvernement) a jugé un accord «possible d’ici à la fin octobre», convenant que c’était le réel souhait de Londres. Il a toutefois rappelé qu’il restait des «problèmes à régler». Une sortie de crise reste encore très aléatoire dans un délai aussi court mais le ton contrastait avec les échanges glaciaux de ces derniers temps.

Les deux chefs de gouvernement n’ont pas donné de détails concrets sur la manière d’arriver à un compromis autour de l’épineuse question de la frontière irlandaise, sur laquelle achoppent tous les projets d’accord. Depuis les dernières propositions de Boris Johnson, des points «problématiques» demeurent pour Dublin et Bruxelles. Il s’agit notamment du retour de contrôles douaniers entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande et du droit de veto que Londres souhaite accorder au parlement nord-irlandais.

 

La discussion va se poursuivre à Bruxelles, où le ministre britannique du Brexit Steve Barclay doit rencontrer ce vendredi matin le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier. Emmanuel Macron a une fois de plus mis la pression sur Londres en rappelant que le Brexit était une «crise intérieure britannique, pas européenne».Pas sûr cependant que l’Allemagne soit aussi décidée que Macron à pousser le royaume uni dehors.

 

Faute d’accord le 19 octobre, une loi récemment adoptée par le Parlement britannique impose au Premier ministre de demander un report de trois mois. Cette période verrait des élections anticipées, auxquelles tous les partis se préparent. Un «deal» de dernière minute serait une surprise mais permettrait à Boris Johnson de tenir sa promesse d’une sortie au 31 octobre. Il reste à savoir s’il obtiendrait une majorité à Westminster pour faire accepter l’accord, ses opposants n’ayant guère envie de lui faire ce cadeau

Brexit: le tour de passe passe de Johnson se précise

Brexit: le tour de passe passe de Johnson se précise

 

Alternativement Boris Johnson souffle le chaud et le froid sur les perspectives du Brexit ; la vérité c’est qu’il se prépare à habiller toute solution à son profit. Dun coté, il ne cesse d’affirmer auprès de son électorat que le brexit sans accord est le plus vraisemblable, d’un autre il fait semblant de négocier pour faire porter l’éventuel chapeau de l’échec à l’union européenne ; Il veut apparaitre comme le nouveau Churchill, celui qui ne rompt pas mais acceptera un nouveau délai voire l’accord de Theresa May a peine modifié en le transformant en victoire. Du coup, la déclaration commune de L’Irlande et du premier ministre britannique apparaît come une convergence très ambigüe car les deux ne visent pas le même objectif. L’Irlande en effet veut à tout prix demeurer dans l’union tandis que que Johnson s’en moque totalement du moment où il conserve la pouvoir et surtout le renforce avec de nouvelle élections. Entre  le Premier ministre britannique et son homologue irlandais c’est un peu le mariage de la carpe et du lapin.

Les deux dirigeants ont pourtant dit «continuer de croire qu’un accord est dans l’intérêt de tous». C’est surtout du côté irlandais que la tonalité était nouvelle. Alors qu’il se montrait jusqu’ici très pessimiste sur les chances d’arriver à un compromis, le taoiseach (nom donné au chef du gouvernement) a jugé un accord «possible d’ici à la fin octobre», convenant que c’était le réel souhait de Londres. Il a toutefois rappelé qu’il restait des «problèmes à régler». Une sortie de crise reste encore très aléatoire dans un délai aussi court mais le ton contrastait avec les échanges glaciaux de ces derniers temps.

Les deux chefs de gouvernement n’ont pas donné de détails concrets sur la manière d’arriver à un compromis autour de l’épineuse question de la frontière irlandaise, sur laquelle achoppent tous les projets d’accord. Depuis les dernières propositions de Boris Johnson, des points «problématiques» demeurent pour Dublin et Bruxelles. Il s’agit notamment du retour de contrôles douaniers entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande et du droit de veto que Londres souhaite accorder au parlement nord-irlandais.

La discussion va se poursuivre à Bruxelles, où le ministre britannique du Brexit Steve Barclay doit rencontrer ce vendredi matin le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier. Emmanuel Macron a une fois de plus mis la pression sur Londres en rappelant que le Brexit était une «crise intérieure britannique, pas européenne».Pas sûr cependant que l’Allemagne soit aussi décidée que Macron à pousser le royaume uni dehors.

Faute d’accord le 19 octobre, une loi récemment adoptée par le Parlement britannique impose au Premier ministre de demander un report de trois mois. Cette période verrait des élections anticipées, auxquelles tous les partis se préparent. Un «deal» de dernière minute serait une surprise mais permettrait à Boris Johnson de tenir sa promesse d’une sortie au 31 octobre. Il reste à savoir s’il obtiendrait une majorité à Westminster pour faire accepter l’accord, ses opposants n’ayant guère envie de lui faire ce cadeau

Taxes US contre l’Europe : l’OMC se couche devant Washington

Taxes US contre l’Europe : l’OMC se couche devant  Washington

 

 

 

Il paraît pour le moins curieux que l’organisation mondiale du commerce (O MC) ait autorisé les États-Unis à taxer les avions européens à hauteur de 10 % et d’autres bien industriels ou agricoles à 25 %. En effet précédemment l’OMC avait reconnu que Boeing comme Airbus avait bénéficié des soutiens  publics qu’il est d’ailleurs bien difficile d’évaluer. Des grandes entreprises américaines, comme européennes bénéficient de leur collaboration réciproque. Dernier exemple en date  Google et Nasa ont décidé de s’associer. Les deux colosses ont ainsi conclu un accord pour mettre au point un centre de recherche commun qui se situera dans la Silicon Valley, sur 100 000 mètres carrés. On parle notamment de nanotechnologies, des technologies de l’information et de celles liées aux calculs et aux données informatiques. Dans sa politique d’équilibrisme entre l’Europe et les Etats-Unis, cette fois, l’OMC a donné tort à l’Europe. La raison est assez simple, l’OMC et très largement menacé dans son existence du fait  de la contestation par le président américain de toute organisation multilatérale. En clair, l’OMC a dû donner des gages à Trump pour pérenniser son existence. Une attitude en réalité assez lamentable qui vit surtout à légitimer l’OMC.  Les Etats-Unis vont donc imposer dès la mi-octobre des droits de douane de 10% sur les avions et de 25% sur d’autres produits industriels et agricoles importés de l’Union européenne, dont le vin français, le fromage italien ou le whisky écossais, dans le dossier des subventions européennes à Airbus, a annoncé mercredi un responsable du bureau du Représentant américain au Commerce. /

Washington a pour cela reçu mercredi le feu vert de l’Organisation mondiale du commerce pour appliquer des droits de douane sur 7,5 milliards de dollars d’importations de l’Union européenne dans le cadre de ce litige vieux de quinze ans.

Le vin français, les olives en provenance de France, d’Allemagne et d’Espagne, les saucisses de porc produites dans toute l’UE, le café allemand, les vêtements en laine fabriqués au Royaume-Uni figurent parmi les biens ciblés par l’administration américaine. Le vin italien, lui, est épargné. Les taxes sur l’aéronautique ne s’appliqueront pas aux pièces détachées, a déclaré le responsable à des journalistes lors d’une conférence téléphonique. Cela permettra à Airbus de continuer à produire au même coût dans son usine d’Alabama mais profitera aussi à Boeing, qui utilise des pièces détachées européennes.

L’économie ne se réduit pas aux start-ups (Fabrice Le Saché)

L’économie ne se réduit pas aux start-ups (Fabrice Le Saché) 

 

Ce que rappelle à juste titre le vice-président du Medef, Fabrice Le Saché). En effet la mode vise à réduire l’ensemble de l’économie au développement des start-up et des licornes spécialisées dans le numérique. Or l’enjeu est sans doute encore plus important s’il s’agit de faire pénétrer davantage le numérique dans les entreprises traditionnelles. À noter que le vice président du Medef souligne aussi les inégalités des réseaux numériques dans le pays et pose finalement la question de l’aménagement du territoire et de la désertification de certaines zones

« Le numérique d’une façon générale provoque un basculement de l’économie traditionnelle vers une économie dématérialisée. Mais ces deux économies ne sont pas antinomiques. Le numérique est un prolongement de l’économie traditionnelle et doit venir en appui. On ne peut pas ignorer que beaucoup d’entreprises sont des pure players et disposent donc de plus d’agilité. Comme on ne peut pas ignorer que pour certaines entreprises traditionnelles, le numérique soit plus complexe« , pointe le vice-président du MEDEF.

Qui du coup embraye sur l’aspect encadrement législatif. Le sujet fait débat, taxation des GAFA en première ligne. « Les règles qui sont fondées sur une économie physique ont du mal à évoluer pour s’adapter à une économie numérique. Parfois même, elles créent des distorsions de concurrence. Or nous avons besoin des deux économies, nous avons besoin qu’elles s’appuient mutuellement« . Donc, « pour éviter cette distorsion, nous avons besoin que le législateur trouve un point d’équilibre« , afin d’éviter que les uns soient soumis à des charges fiscales quand ce n’est pas le cas pour les autres, une réactivité dans la remise à l’équilibre législatif qui doit être maximale.

Mais ce que dit surtout Fabrice Le Saché, c’est « qu’au-delà de toutes règles de concurrence saines et loyales, la transition numérique doit toucher tous les territoires et tous les types d’entreprises« . Certes, les « startups constituent une force pour le pays, mais cette élite numérique n’est pas l’alpha et l’omega. Au MEDEF, nous regardons aussi ce qu’il se passe dans les TPE/PME, dans les ETI et les régions« . Des entreprises – de taille, face à des croissances diverses mais qui parfois ont un point commun, celui de ne pas aller vers cette transition. « Certaines entreprises sont en retard car elles font face à des problèmes de marge, liés à une fiscalité qui représente tout de même un niveau de prélèvement le plus élevé d’Europe ». Et de rajouter que par exemple « l’industrie 4.0 ne se fait pas en un claquement de doigts, l’intelligence artificielle, les données à valoriser… tout cela coûte« .

A cela, s’ajoute la problématique de la fracture numérique, tous les territoires n’étant pas égaux face aux infrastructures de débit. Ce qui empêche bien sûr certaines entreprises installées dans ces territoires dépourvus, de basculer pleinement vers le numérique.

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