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2017 : « Hollande ne peut pas se représenter « (Montebourg)

2017 : « Hollande ne peut pas se représenter « (Montebourg)

 

Comme habitude Montebourg ne fait pas dans la dentelle ; pour lui, Hollande est disqualifié et le seul candidat valable pour 2017, c’est lui : Montebourg. La course pour 2017 est bien lancée à droite avec Sarkozy, Juppé, Fillon et part auusi de bonne heure à gauche. Pas sûr cependant que les Français apprécient vraiment et qu’ils  soient en capacité de supporter trois ans de discours électoraux et de démagogie. Arnaud Montebourg pense que pour Hollande 2017, c’est cuit.  décrit François Hollande comme un « esprit solitaire qui a parfois tous les pouvoirs« . Il ne le dit qu’en petit comité, pourtant il en est persuadé : « la primaire est inéluctable« . Autrement dit, François Hollande ne peut pas se présenter en 2017. Quand il est rentré de ses vacances aux Etats-Unis, l’ancien ministre a tiqué sur les résultats d’un sondage : à la question « Souhaitez vous que cette personnalité soit président ? », François Hollande ne séduit que 2% des votants, lui grimpe à 23%. Et ça lui donne des ailes. Arnaud Montebourg se lâche : « président ça n’a jamais fait un candidat« . Son analyse est simplissime : au plus bas dans les sondages, sans résultats positifs puisque sa politique n’est pas la bonne, le chef de l’Etat ne pourra pas se représenter en 2017. Sur l’échiquier, il ne restera ni Manuel Valls – qui portera le bilan du gouvernement comme un boulet -, ni Martine Aubry – qui n’aura pas le courage d’y aller. Il ne restera donc plus que… lui, Arnaud Montebourg, pour rassembler les socialistes. Ses proches y croient dur comme fer : il a toutes ses chances à la prochaine présidentielle. D’ailleurs il le dit sans minauder : « la présidentielle, c’est la seule élection qui m’intéresse« .  

 

 

Banque mondiale : les dirigeants se sucrent sur le dos des pauvres

Banque mondiale : les dirigeants se sucrent sur le dos des pauvres

 

La banque mondiale, appelée la banque des pauvre puisqu’elle est destinée à aider les pays sous développés est l’objet d’une nouvelle sandale avec ce bonus de 100 000 dollars accordé en 2014 à son directeur financier. Un directeur financier bien placé pour s’ octroyer cette petite prime. Une Banque mondiale déjà largement critiquée dans son action de nature technocratique et qui permet de favoriser la corruption sur le terrain. Finalemenet tout  le monde se sucre et le fonds destinés au terrain est d’une efficacité très douteuse.  . Le bonus de 94.000 dollars perçu pendant l’année fiscale 2014, directeur financier de la Banque mondiale, , le Français Bertrand Badré, ancien énarque,  a été  rendu public et aussitôt lourdement critiqué par l’association du personnel de la banque. Au moins trois autres «hauts responsables» de la banque dont la mission est de «vaincre la pauvreté» ont également reçu des primes, mais leurs noms n’ont pas encore été publiés.  Recruté en mars 2013, cet ancien directeur financier de la Société générale, est de fait un des numéros deux de l’institution multilatérale employant quelque 10.000 personnes. À ce titre, il perçoit déjà un salaire annuel de 379.000 dollars, net d’impôts. Bertrand Badré a été chargé par le patron de l’institution multilatérale, Jim Yong Kim, de réorganiser la banque et de trouver 400 millions de dollars d’économies d’ici trois ans sur un budget de 5 milliards de dollars. «À un moment d’insécurité sur l’emploi, de réduction des personnels et de cures d’austérité, nous exprimons notre perplexité face à l’aveuglement dont le président Kim et ses cadres dirigeants font preuve en distribuant des bonus», déplore dans un mémorandum l’association du personnel. Cette dernière a souvent dans le passé critiqué la direction de la Banque mondiale. Généralement, il s’agit de protester contre des réformes qui lui paraissent nuisibles à l’exercice de sa mission de financement du développement. En 2007, sa mobilisation avait contribué à pousser à la démission le président de l’époque, Paul Wolfowitz, auquel on reprochait d’avoir œuvré pour que sa maîtresse, employée de la banque, touche des émoluments élevés. Piquée au vif, la direction de la Banque mondiale défend ses choix. «La Banque mondiale doit attirer et savoir retenir des dirigeants de haut calibre. Nous étendons, à de rares occasions, des «primes de compétence exceptionnelle» à des postes très techniques ou cruciaux dans notre management» déclare le porte-parole de l’institution. Selon lui, Bertrand Badré qui a aussi été directeur financier du Crédit agricole, correspond tout à fait à ce profil, compte tenu de «sa profonde expérience dans quelques unes des plus grandes institutions financières d’Europe».

 

Les sociétés d’autoroutes se gavent

Les  sociétés d’autoroutes se gavent

Avec des rentabilités parfois proches de 25%, les sociétés d’autoroutes se gavent sur le dos des utilisateurs. La responsabilité en incombe d’abord à l’Etat qui a privatisé une des rares activités très rentables. Une erreur stratégique monumentale compte tenu notamment de la progression du trafic. En cause auusi le système de régulation des prix des péages, système complètement obsolète. La rentabilité exceptionnelle des sociétés concessionnaires d’autoroutes est de nouveau pointée du doigt. Cette fois, c’est au tour de l’Autorité de la concurrence de dénoncer, dans un rapport présenté ce jeudi,  la « rente » des exploitants du réseau français      Les sept sociétés concessionnaires d’autoroutes, contrôlées par les groupes français Vinci et Eiffage et espagnol Abertis, « affichent toutes une rentabilité nette exceptionnelle, comprise entre 20% et 24%, nourrie par l’augmentation continue des tarifs des péages », souligne le document de 150 pages, qu’ont pu consulter Les Echos.   »Et cette rentabilité n’apparaît justifiée ni par leurs coûts ni par les risques auxquels elles sont exposées », ajoute-t-il. Face à cette situation, la régulation de l’Etat est « défaillante », estime l’Autorité.  Elle formule 13 recommandations, dont la révision du mécanisme actuel d’indexation des péages sur l’inflation, au profit d’une formule intégrant l’évolution du trafic. Elle propose aussi « d’inclure dans les concessions une obligation de réinvestissements partiels des bénéfices, ainsi qu’un partage de ceux-ci avec l’Etat », indiquent Les Echos.

 

Croissance : le climat des affaires se détériore encore

Croissance : le  climat des affaires se détériore encore

 

 Le climat des affaires s’est dégradé en août en France avec une détérioration dans l’ensemble des secteurs d’activité, selon les données publiées mercredi par l’Insee. L’indicateur de retournement reste quant à lui dans la zone indiquant « une situation défavorable », précise l’institut de conjoncture dans un communiqué. L’indicateur global est ressorti à 91, en baisse de deux points par rapport au chiffre de juillet confirmé à 93. Il se maintient en deçà de sa moyenne de long terme qui se situe à 100. Par secteurs, celui de l’industrie manufacturière recule d’un point à 96, le chiffre de juillet ayant été confirmé à 97 comme en juin. Il est conforme à la moyenne des anticipations des 21 économistes interrogés par Reuters. Celui des services est également en baisse d’un point à 93 et reste en deçà de sa moyenne de longue période. L’indicateur du commerce de détail chute de neuf points à 90. L’indicateur du bâtiment cède un point à 89, après une baisse de deux points le mois précédent.

Foot Luzenac : enfin un ministre qui se mouille

Foot Luzenac : enfin un ministre qui se mouille

C’est évidemment un scandale histoire du club de cette petite vile d’un peu moins  de 1000 habitants qui s’est largement qualifié pour jouer en 2ème division pro. Mais les « autorités » sportives s’y opposent d’abord pour des motifs financiers, puis pour des questions de sécurité ; deux prétexte puisque une enquêta a démontré la solidité du projet financier et que Luzenac voulait jouer à Toulouse sur le stade de rugby des anciens champions d’Europe (aux normes de sécurité pour le rugby européen mais pas pour le foot français de 2èeme division !!). Alors que le petit club de Luzenac a été interdit de jouer en Ligue 2, le secrétaire d’Etat aux Sports appelle à une réforme des voies de recours pour les clubs de football. Pour Thierry Braillard, la Ligue de football « empêche l’accession des amateurs au monde professionnel ».   »Aujourd’hui, Luzenac n’évolue ni en Ligue 2, ni en National. C’est une situation inacceptable qui ne doit pas durer« , déclare Thierry Braillard sur France Info. Le secrétaire d’Etat aux Sports aurait » aimé que le club évolue en Ligue 2, d’autant « Luzenac a fait les efforts financiers et d’infrastructures nécessaires« , mais « la décision n’appartient pas au ministre« . La Ligue de football professionnel a refusé début août l’accession du club en Ligue 2 en raison de l’absence de stade conforme aux normes réglementaires. « Il y a une hypocrisie de la Ligue qui empêche l’accession des amateurs au monde professionnel. Soit on reste dans une sorte de club fermé avec 18 clubs en Ligue 1 et accession parrainée, soit on continue à donner un intérêt sportif aux championnats« , dénonce Thierry Braillard.  Mais le sort de Luzenac n’est pas encore tout à fait joué. Le club ariégeois a saisi le Comité national olympique et la justice administrative pour tenter d’obtenir son accession en Ligue 2, même si le championnat a débuté depuis trois semaines. « Il y a une jurisprudence et des recours concernant les décisions sur les clubs qui sont d’un autre temps« , réagit le secrétaire d’Etat aux Sports.  Thierry Braillard veut ainsi réunir « toutes les ligues professionnelles, il va falloir se réunir et voir comment arriver à modifier tout cela. C’est insupportable d’attendre plusieurs mois avant de savoir si on a le droit d’accéder à un championnat ou pas« . Le secrétaire d’Etat aux Sports avance notamment la possibilité de « spécialiser une juridiction administrative chargée de ce type de contentieux« .

 

Irak : l’UE lamentable laisse chaque pays se débrouiller

Irak : l’UE lamentable laisse chaque pays se débrouiller

 

Officiellement un accord européen sur la livraison d’armes, en réalité un désaccord total puisque l’Union économique laisse libre chaque pays. En fait le degré zéro de la politique étrangère de la part d’une Europe qui ne s’intéresse vraiment qu’au business réduit  au libre échange sans régulation et sans autre politique commune.  Après plusieurs jours d’hésitations quant à  la posture à adopter face à l’avancée djihadiste dans le Nord de l’Irak, les Etats membres de l’Union européenne sont finalement parvenus à un accord, vendredi, à Bruxelles. Les représentants des Vingt-huit ont ainsi décidé « de répondre positivement à l’appel lancé par les autorités régionales kurdes à fournir urgemment de l’équipement militaire ». Convoqué en urgence sous la pression française, ce rassemblement a finalement abouti à une décision inattendue. Jeudi, les Etats membres étaient en effet divisés, la France, l’Italie et l’Espagne se disant favorables à l’envoi d’armes aux forces kurdes, tandis que l’Allemagne, l’Autriche et la Suède souhaitaient se limiter à une assistance humanitaire. « Nous avons trouvé une position commune qui, dans l’esprit dit la chose suivante : l’UE salue le fait que certains pays vont répondre favorablement à la demande des forces de sécurité kurdes », a souligné le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier. « Il n’est pas encore clair quels équipements sont utilisés et sont nécessaires », a-t-il ajouté. Si la décision de livrer des armes revient à chaque Etat membre, l’enjeu était de parvenir à une position où le Conseil, qui représente les Vingt-huit, se prononce « en tant que tel pour soutenir cet effort et montrer son soutien aux Kurdes et au gouvernement à Bagdad », avait indiqué en amont un haut responsable européen. « C’est une position très forte, le signal politique qui était voulu » notamment par la France, l’Italie et la Grande-Bretagne, a réagi un diplomate européen au sortir de cette réunion. Jeudi, François Hollande avait confirmé « la livraison imminente d’équipements militaires, comme suite à la demande du président du gouvernement régional du Kurdistan d’Irak, Massoud Barzani ». Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a rappelé vendredi qu’en la matière, la France a été un « des premiers pays à agir » en livrant des armes aux combattants kurdes qui tentent de contrer l’avancée des djihadistes de l’Etat islamique. De son côté, Londres envisage « favorablement » la possibilité d’armer les forces kurdes si la demande lui est faite. Dans un premier temps, David Cameron avait simplement envisagé le transport de matériel militaire ainsi qu’une aide humanitaire. La République tchèque a annoncé plus tôt, vendredi, qu’elle pourrait commencer dès la fin du mois d’août à livrer des armes aux « peshmergas », les combattants kurdes. Par ailleurs, l’Union européenne a salué vendredi la nomination comme chef du gouvernement irakien de Haïdar al-Abadi, en remplacement du très contesté Nouri al-Maliki, qui a finalement officiellement renoncé à son poste.  

 

Ebola : l’épidémie se développe au Nigeria et au Liberia

Ebola : l’épidémie se développe   au Nigeria et au Liberia

 

 

 

Comme c’était prévisible l’épidémie s’étend dans l’Afrique de l’Ouest ( il sera bien difficile de distinguer les victime habituelles du paludisme mortel -qui se chiffrent autour de 600 000 par an  en Afrique- du nombre de victimes du virus Ebola qui présente certains symptômes identiques°).  Ainsi   Le ministère de la Santé nigérian a confirmé un nouveau cas d’Ebola, portant à 10 le nombre de personnes touchées. De son côté, la Côte d’Ivoire a suspendu toutes ses liaisons aériennes avec les pays touchés, et le Liberia a mis en quarantaine une troisième province.  Malgré les mesures prises pour tenter de contenir le virus Ebola, l’épidémie continue sa progression au Nigeria, quatrième foyer dans l’ouest de l’Afrique et pays le plus peuplé du continent. Ce lundi, le ministre de la Santé nigérian a annoncé un nouveau cas à Lagos, portant à 10 personnes atteintes et deux décès. La nouvelle patiente est une infirmière qui avait été en contact avec le Libérien mort dans un hôpital de la ville le 25 juillet dernier. Le Liberia a, lui, annoncé ce lundi avoir mis en quarantaine une nouvelle province, celle de Lofa, dans le nord du pays. C’est la troisième province touchée par cette mesure, a déclaré la présidente Ellen Johnson Sirleaf. « La décision a été prise par la force opérationnelle (Task Force) de lutte contre Ebola. Ainsi, désormais, personne n’entrera de Lofa, personne n’en sortira. Nous voulons protéger les populations non encore affectées« , a-t-elle annoncé. De son côté, la Côte d’Ivoire a annoncé « la suspension jusqu’à nouvel ordre des vols d’Air Côte d’Ivoire à destination et en provenance des pays affectés par la maladie« . Le gouvernement ivoirien ajoute qu’il interdit  « aux autres compagnies de transporter des passagers en provenance » du Liberia, de la Guinée, du Nigeria ou de Sierra Leone.  Le Sénégal, voisin de la Guinée, était également en alerte ces dernières heures. Un patient qui présentait des symptômes de fièvre hémorragique a été placé en quarantaine dans le nord du pays. Finalement, les analyses se sont avérées négatives. Par ailleurs, un étudiant allemand est hospitalisé à Kigali, la capitale du Rwanda. D’après la ministre de la Santé, le jeune homme présente également les symptômes de la maladie après avoir passé plusieurs jours au Liberia.

 

Croissance économique mondiale : ça se tasse

Croissance économique mondiale : ça se tasse  

 

Résultats moins bien que prévus aux Etats-Unis, croissance atone en Europe, pays émergents qui peinent à redémarrer. Du coup le FMI a revu à la baisse ses prévisions pour l’activité mondiale. La croissance économique mondiale sera un peu moins vigoureuse cette année que ne le prévoyait le Fonds monétaire international (FMI) en avril dernier. L’organisation internationale publie ce jeudi ses dernières prévisions. La progression du PIB planétaire envisagée en 2014 revient ainsi de 3,7 % à 3,4 %. Principale explication avancée: le coup de froid subi l’hiver dernier par l’économie américaine, qui a eu plus d’impact que prévu. Le FMI a amputé son estimation pour les États-Unis de 1,1 point. Le PIB américain ne progressera que de 1,7 % cette année, contre 2,8 % encore estimés en avril. Le froid polaire a littéralement paralysé les transports, le commerce et la consommation aux États-Unis. L’économie des États-Unis pesant encore environ 16,5 % de la richesse mondiale, ce coup de froid, mécaniquement, pèse sur l’ensemble de la planète. Si cet accident climatique a ralenti la marche du PIB américain, le dynamisme de son économie n’est pas en cause. Aussi le FMI prévoit-il en 2015, une croissance de 3 % (révisée à la hausse de 0,1 % par rapport à avril).  Dans la zone euro en revanche, «la reprise reste faible et l’inflation demeure trop basse», commente Olivier Blanchard, le conseiller économique du FMI. La prévision demeure inchangée pour 2014, à 1,1 %, et à 1,5 % pour l’an prochain, à peine revue à la hausse. L’organisation de Washington avait déjà communiqué ses statistiques pour la France et l’Allemagne: respectivement 0,7 % et 1,9 %. Les dernières révisions, négative pour la France et positive pour son voisin, ont creusé l’écart entre les deux premières puissances de la zone euro. Pour les pays émergents, le FMI a aussi révisé à la baisse (de 0,2 %) sa prévision pour l’année en cours, à 4,6 %. Pour 2015, la croissance de ces pays devrait afficher 5,2 %, légèrement en-deçà de l’estimation d’avril. Le ralentissement de la croissance chinoise (7,4 % puis 7,1 % en 2014 et 2015 respectivement) explique en partie cette décélération. Pékin tente de rééquilibrer sa croissance au profit de la consommation, en ralentissant l’investissement.  «En résumé, conclut Olivier Blanchard, la reprise continue. Mais elle reste faible et a toujours besoin de soutien politique, afin de stimuler aussi bien la demande que l’offre». Le FMI met enfin en garde contre «les aléas géopolitiques» (guerres en Irak, à Gaza et en Ukraine) «qui se sont aggravés depuis avril». Il ne les a pas pris en compte dans ses prévisions chiffrées mais les cite parmi les «risques baissiers» susceptibles de peser sur la croissance d’un monde toujours plus interdépendant.

 

Banques : comment les patrons se sucrent

Banques : comment les patrons se sucrent

L’histoire de la BRED mais qui ressemble à celle de beaucoup de banques où les patrons se sucrent d’abord. L’ancien trader Jérôme Guiot-Dorel dans son récit intitulé Le Vaillant Petit Trader et sous-titré Conte éthique d’un lanceur d’alerte*  retrace la folle expérience de Jean, un financier qui met au jour une fraude comptable de 250 millions d’euros. De quoi gonfler les bonus des deux dirigeants de sa banque. Pressions, menaces et guerre psychologique avec ses patrons le broieront pendant deux ans. Difficile de croire à l’imagination sans limite de l’auteur, ancien salarié de la Bred, même s’il prévient que « Toute ressemblance avec des personnes ou situations existantes ne serait que fortuite. » Car cette « fiction » est son histoire et celle de la Bred. En 2010, alors responsable de la salle de marché, il alerte sa direction sur des opérations frauduleuses qui ont permis de gonfler artificiellement les bénéfices d’environ 50 millions par an pendant cinq ans. Ses identifiants informatiques lui ont alors été subtilisés pour brouiller les comptes. Un tour de passe-passe comptable ne fait plus apparaître que les gains de certains placements financiers. Une « tambouille comptable » qui profite au directeur général de l’époque, Jean-Michel Laty, et à son directeur financier, Yves Jacquot, car leurs bonus gonflent avec les profits. Depuis 2005, le premier touche 0,4% des bénéfices, le second, 0,2%. La martingale démarre l’année suivante, en 2006, et durera cinq ans, jusqu’en 2010. Pour un bénéfice annuel qui, en moyenne, atteint 230 millions d’euros, leurs primes annuelles montent respectivement à 900.000 euros et 450.000 euros. « Une enquête interne et nos commissaires aux comptes ont confirmé qu’il n’y avait rien d’illégal », objectent les directions du groupe BPCE et de sa principale filiale, la Bred. Pourtant, un rapport de l’inspection interne de 2012, dont le JDD s’est procuré une copie, accuse la banque. « Certains montants enregistrés dans le résultat ne correspondaient pas à une réelle création de valeur, peut-on y lire. L’inspection n’est pas en mesure de se prononcer sur la conformité de ces normes comptables. » En clair, les enquêteurs de BPCE jugent les comptes de la Bred faux. Les commissaires aux comptes, eux, les ont validés. Mais du bout des lèvres. « Les normes auraient pu être interprétées différemment, la comptabilité n’est pas une science exacte, bredouille un ancien auditeur de KPMG – premier groupe français de services dans les domaines de l’audit, de l’expertise comptable et du conseil – qui a planché sur le dossier chez BPCE. Il y a eu beaucoup de débats sur ces opérations. Mais nous avons respecté le jugement du client. » Difficile de ne pas valider les comptes d’une grande banque française pour quelques opérations litigieuses. KPMG est toujours leur commissaire aux comptes. Les administrateurs de la Bred, eux, n’ont pas tiqué. Ni le président Stève Gentili, toujours en poste et promu président de l’ensemble du groupe BPCE l’an passé. Ni le vice-président François Martineau qui, à la tête du comité des rémunérations, a validé les bonus des deux dirigeants de la Bred. Pour le président de BPCE, François Pérol, le rapport qui accable la Bred tombe à pic. À l’été 2012, il joue son renouvellement à la tête du groupe. Ses relations avec Stève Gentili, le président de la Bred, sont mauvaises. Pourtant, dans un échange de mails que le JDD s’est procuré, François Pérol lui écrit : « Tiens bon, il ne faut pas s’en préoccuper. Cela passera et ne restera pas. L’entreprise et ce que tu y as fait, cela restera. » Plusieurs sources proches de la banque estiment que François Pérol aurait marchandé sa réélection auprès des Banques populaires dont le leader n’est autre que le président de la Bred. L’affaire du trader passe à la trappe. « Subitement, il y a eu un accord entre eux », explique un témoin de l’époque. « Ces histoires n’ont aucun rapport, assure l’entourage de François Pérol. C’est infondé et nous avons tourné la page. » Pas la Bred. La banque verse chaque année 300.000 euros de retraite-chapeau à son ancien patron, Jean-Michel Laty. Et elle doit encore payer 1,1 million d’euros de bonus différés à ses deux anciens patrons d’ici à 2016. Elle devra aussi se défendre face au trader devant les prud’hommes en 2016 après avoir été condamnée, il y a un an, pour licenciement abusif.

*Le Vaillant Petit Trader, Éditions Lignes de Repères, 206 p., 17 euros.

 

Signe du tassement économique mondial, la Pub se tasse

Signe du tassement économique mondial, la Pub se tasse

 

Signe  de temps de crise la pub se tasse y compris chez Publicis numéro 3 mondial.  Publicis a prévenu mardi qu’il lui serait « très difficile » d’atteindre sa prévision de croissance du chiffre d’affaires pour 2014 après un coup de frein brutal au deuxième trimestre, conséquence notamment de la crise et du projet de fusion avorté avec Omnicom qui a accaparé ses équipes pendant plusieurs mois.  Sur la période d’avril à juin, le troisième groupe publicitaire mondial a enregistré des revenus de 1,76 milliard d’euros, en croissance organique de 0,5% contre une hausse de 3,3% au premier trimestre. Le marché tablait en moyenne sur un chiffre d’affaires de 1,875 milliard, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S. « Nous pensions qu’il y aurait une petite baisse. Le ralentissement a été plus marqué », a déclaré à des journalistes le président du directoire, Maurice Lévy, qui a évoqué l’impact des changes, le retournement de l’activité en Europe mais aussi le temps perdu par ses équipes sur le projet de mariage avorté. « En ce qui concerne l’état-major (…), nous avons énormément travaillé et ceci a été au détriment de ce que nous pouvions faire par ailleurs ». Contraint désormais au cavalier seul, Publicis prépare pour la mi-septembre une révision de son plan stratégique à horizon 2018 afin d’accélérer sa transition vers le numérique, a-t-il dit.

 

Optimisation fiscale : Gattaz se défend ……mal

Optimisation fiscale : Gattaz se défend …mal

Pierre Gattaz se défend de pratiquer l’optimisation fiscale. En fait l’entreprise française paye peu d’impôts car elle a été souvent déficitaire tandis que les filiales à l’étranger elles sont bénéficiaires ; En fait il ne s’agit pas d’évasion fiscale mais ingénierie fiscale ; la plupart des grandes entreprises (présentes à l’étranger comme Total qui pendant des années n’a pas payé dimpôts sur les bénéfices)  sous-facturent  leurs p restions à leurs filiales et inversement ces filiales surfacturent  à la maison mère en France. Du coup on externalise les profits et on internalise les charges, ce qui diminue les impôts dans les pays fortement taxés comme en France.  C’est ce qu’affirme l’Humanité. Radiall, l’entreprise qu’il dirige, spécialisée dans les routeurs informatiques, paye de moins en moins d’impôts sur les bénéfices en France. Le quotidien l’accuse de placer les bénéfices à l’étranger. Sur France Info, il répond point par point.  Le président du Medef n’a pas apprécié l’article du quotidien L’Humanité accusant son entreprise, Radiall, de pratiquer l’optimisation fiscale pour faire baisser ses impôts en France. Et il ironise sur « cours d’économie pour débutants » que le journal de gauche lui permet de dispenser. Pierre Gattaz estime que les accusations d’optimisation fiscale sur son entreprise relèvent d’un « fantasme ».  Entre 2010 et 2013, la part des impôts sur les bénéfices payés en France par Radiall, fabricant de composants électroniques très présent à l’étranger dont le capital est contrôlé à 87% par M. Gattaz et sa famille, est passée de 25% à 3%, indique le journal. Ainsi le groupe ne s’est-il acquitté 200.000 euros d’impôts sur les bénéfices seulement en 2013, alors qu’il en paye six millions dans le monde, ajoute l’article. Sur un mode railleur, le patron des patrons explique que la loi française permet des « reports déficitaires » quand une entreprise perd de l’argent, ce qui a été le cas de Radiall pendant plusieurs années. La faiblesse de l’impôt payé est due à cette mécanique, détaille Pierre Gattaz, qui assure que si Radiall voulait faire de l’optimisation fiscale, elle aurait intérêt à rapatrier tous ses bénéfices en France pour éviter de payer des impôts sur ses filiales.

« La France ne parvient pas à se réformer »(Attali)

« La France ne parvient pas à se réformer »(Attali)

Il a raison Attali, la France est impossible à reformer du fait des corporatismes, des rentiers mais aussi (il oublie, normal il en faiat partie) du fait de l’oligarchie en place. Visiteur du soir de Nicolas Sarkozy et François Hollande, Jacques Attali a multiplié les rapports pour libérer la France de ses blocages. Interrogé par le JDD, alors que huit organisations patronales adressent un appel au gouvernement, l’économiste dénonce l’attitude des entreprises : « Nos entreprises sont aussi conservatrices que l’État, les syndicats, les régions et les autres détenteurs de rente. Trop d’entre eux s’accrochent encore à leurs rentes. Depuis trente ans, ce repli a énormément abîmé la marque de la France. » Jacques Attali est aussi sévère envers la classe politique : « La France ne parvient pas à se réformer parce que notre pays est une juxtaposition de corporatismes et de rentiers. C’est dans son ADN : elle a choisi la terre et le foncier. » « Parce que la réforme territoriale va supprimer certaines instances locales porteuses de mandats, les sénateurs, gauche et droite confondues, vont tout faire pour la torpiller », commente-t-il à propos du report, au Sénat, de la réforme territoriale.

 

Sondage UMP : se rénover ou disparaître

Sondage UMP :  se rénover ou disparaître

D’après un sondage BVA pour i>télé, l’UMP doit rapidement se rénover ou disparaitre.  Car l’avis des sympathisants est sans appel : parmi ceux de droite, ils sont 61 % à souhaiter une rénovation radicale. Ce chiffre grimpe même à 79 % quand on interroge uniquement les électeurs proches de l’UMP ! Et quand on leur demande s’ils veulent carrément une dissolution pure et simple, ils sont respectivement 29 % et 15 % à le souhaiter. Voilà qui en dit long sur le désamour autour de ce parti déchiré par des guerres intestines et plombé par une dette abyssale dont le montant serait supérieur à 50 M€. Un audit, commandé par la direction provisoire nommée après le départ forcé de Jean-François Copé, devrait d’ailleurs rendre ses conclusions le 8 juillet. « Et on n’est pas au bout de nos surprises », soupire un ancien ministre. « Signe que le changement doit être profond, les sympathisants de droite, tenants d’une simple rénovation, sont tout de même près d’un sur deux (NDLR : 45 % contre 41 %) à souhaiter un changement de nom du parti », note aussi Céline Bracq, directrice de BVA Opinion, alors que cette idée est elle-même portée par quelques ténors du parti pour créer un électrochoc, à l’image de Nathalie Kosciusko-Morizet. La nécessité de tourner la page, on en a bien conscience rue de Vaugirard, au siège de l’UMP. « Notre famille doit changer d’époque », soulignait d’ailleurs Luc Chatel, secrétaire général par intérim, dans notre journal d’hier. Mercredi dernier, François Fillon n’en disait pas moins en proposant un projet de « rupture radicale ». Tandis que Bruno Le Maire ne cesse de courir à travers la France pour vendre « un projet de renouveau » et prôner un « changement profond de gouvernance ».

EDF : Proglio se sucre !

EDF : Proglio se sucre !

 

Le PDG d’EDF se sucre, enfin pas lui, son épouse qui ne manque pas ‘d’humour ! ils ont raison les grands patrons, il faut piquer dans la caisse, ce qu’ils font de manière plus au moins habiles. C’est autorisé, voire encouragé depuis qu’Hollande qui faisait de la finance son ennemi a retourné sa veste. Le parquet de Paris a donc ouvert une enquête préliminaire pour « trafic d’influence » à l’encontre du PDG d’EDF, Henri Proglio, a-t-on confirmé dimanche de source judiciaire. L’enquête, révélée par Le Point.fr, a été confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), créé en octobre 2013 à la suite de l’affaire Cahuzac. Selon l’hebdomadaire, Henri Proglio est soupçonné d’avoir « sponsorisé » son épouse, l’humoriste Rachida Khalil, sur les fonds d’EDF. L’Office central de lutte contre la corruption « cherche à éclaircir des flux financiers qui mènent jusqu’au Liban, avec des détours par le Luxembourg et la Suisse », selon Le Point.fr.Bof, tout cela finira en eau de boudin, au nom de l’indépendance de la justice !

Sondage : Hollande +1 point, on se demande pourquoi ?

Sondage : Hollande +1 point, on se  demande pourquoi ?

Sans doute l’effet du printemps  enfin au rendez-vous, Hollande remonte de 1 point. Autant dire rien quand on sait que la marge d’erreur des sondages est de 3 points. La cote de confiance de François Hollande monte très légèrement dans le baromètre mensuel CSA-Les Echos-Radio Classique  publié ce jeudi 5 juin. A la question « faites-vous ou pas confiance au président de la République pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays? », 75% des Français (inchangé par rapport à mai) répondent non, contre 21% (+1pt) qui font confiance au chef de l’Etat. 4% ne se prononcent pas. François Hollande bénéfice d’un « léger regain de confiance » parmi les ouvriers (+8 pts, 23%) et les employés (+5 pts, 20%). Il progresse également auprès des cadres (+4 pts, 29%) mais perd 3 points dans les professions intermédiaires (23%). Il a regagné chez les sympathisants du Front de Gauche (+22 pts à 36%) et d’EELV (+11 pts à 24%), souligne l’institut. Le Premier ministre Manuel Valls voit lui sa cote de confiance rester stable à 39%. 39% des personnes interrogées lui font confiance (inchangé) contre 54% qui ne lui font pas confiance (+2). 7% ne se prononcent pas. Malgré une baisse d’un point par rapport au mois dernier, Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux, reste la personnalité préférée avec 52% des personnes interrogées qui ont une « image positive » de lui. Il se place devant François Bayrou (+2 pts à 46%) et Jean-Louis Borloo (-2 pts à 43%) et François Fillon (+ 1 pt à 41%). Martine Aubry est la première personnalité de gauche du classement (40%). Jean-François Copé qui a démissionné de l’UMP a perdu 7 points en un mois. Seulement 15% des Français ont une bonne image de lui. Nicolas Sarkozy enregistre lui aussi une baisse de 4 points pour s’établir à 38% et passer sous la barre des 40%. Marine Le Pen perd trois points à 29%.

 

Scandale BNP : les politiques se taisent

Scandale BNP : les politiques se taisent

 

Pourtant prompts à perler de tout et surtout de rien les politiques sont silencieux à propos du scandale BNP qui  est soupçonnée par les autorités américaines de ne pas avoir respecté entre 2002 et 2009 des sanctions qu’elles avaient prises contre l’Iran, le Soudan et Cuba pour y effectuer des transactions financières. Les politiques se taisent parce qu’ils ont toujours protégé les banques et leurs dirigeants (voir à cet égard la mini reforme bancaire et la mini taxe sur es transactions imposée par le lobby bancaire à Hollande au lieu de vrais réformes°). Le patron de la BNP appartiennent à la mafia des fonctionnaires anciens conseillers  de ministres qui accaparent tous les postes : politiques, économiques et administratif. Que coûterait à BNP Paribas, accusée d’avoir brisé l’embargo américain contre des pays comme l’Iran ou Cuba, une perte de sa licence aux Etats-Unis ? En cas de suspension temporaire, elle verrait toutes ses activités américaines gelées. Or la banque française emploie 15.160 personnes en Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada et Mexique), selon son dernier rapport annuel d’activité. Quel serait leur avenir ? L’ensemble du continent américain représente environ 10% du chiffre d’affaires (Produit net bancaire) de BNP, soit près de 4 milliards d’euros l’an dernier. Le manque à gagner serait conséquent. La suspension de licence mettrait surtout un frein à ses ambitions en Amérique du Nord, dont la part est appelée à croître à 12% dans le chiffre d’affaires d’ici 2016. Les Etats-Unis constituent à eux seuls aujourd’hui environ un quart des clients de la banque à l’international, soit 3,5 millions sur un total de 13 millions. BNP ne pourrait en outre plus réaliser de transactions en dollars vers ou depuis les Etats-Unis. Son activité de financement s’en trouverait fort touchée. Elle risque ainsi de perdre de gros clients, en particulier parmi les institutionnels (grandes entreprises, fonds d’investissements, fonds de pension, assureurs…), selon l’agence de notation Moody’s Investors Service. BNP pourrait toutefois contourner cette interdiction en faisant effectuer des transactions par une tierce partie, disent les analystes. Une suspension temporaire de licence, dernière étape vers une révocation de celle-ci, entacherait enfin son image et sa réputation.

 

SNCF : les voyageurs contraints de se serrer pour permettre aux trains d’entrer en gare

 

SNCF : les voyageurs contraints de se serrer pour permettre aux trains d’entrer en gare

 

Ce n’est pas un gag mais le résultat des relations entre RFF (qui gère les infras) et le SNCF (qui gère l’exploitation). Les nouveaux TER sont trop larges pour desservir les gares. De la à demander aux voyageurs de se serrer lors des entrées en gare il n’a qu’un pas. Ajoutons auusi à cela que les TER sont financés auusi par l es régions, un troisième partenaire qui ajoute à la confusion des rôles. Au total un beau gâchis administratif et financier. Au fait , la fameuse réforme ferroviaire, c’est pour quand ? Car en attendant la SNCF ne ces de perdre du trafic et les discours écolos sur le sujet sont surréalistes.  Les 341 nouvelles rames des TER sont trop larges pour entrer dans certaines gares, et 1300 quais doivent être rabotés pour leur permettre de passer. Une histoire saugrenue que révèle Le Canard enchaîné dans son édition de mercredi. «La démonstration de ce que le système ferroviaire est rocambolesque, ubuesque», selon le secrétaire d’Etat en charge des transports Frédéric Cuvillier. Alain Rousset, président de l’Association des Régions de France a pour sa part déclaré à l’AFP: «j’espère que les relations SNCF-RFF avec la réforme ferroviaire vont permettre d’homogénéiser les commandes, parce que c’est quand même un peu stupide de commander des trains dont la largeur n’est pas conforme à celle des quais». Réseau Ferré de France (RFF) explique que les conseils régionaux ont commandé de nouvelles rames plus capacitaires donc plus larges à Alstom et Bombardier pour «s’adapter à l’augmentation très importante du trafic des TER». Mais le gestionnaire du réseau ferroviaire réfute toute erreur: «quand nous avons fait les essais avant 2012, nous avons vu qu’il y aurait des travaux à effectuer sur 1300 quais, pour les adapter à l’évolution du matériel roulant». Beaucoup d’entre eux ont été construits à une époque où il n’existait pas de norme, et l’écartement entre deux quais ou entre le quai et la voie n’est pas le même dans les différentes gares de France. Et malgré des délais qui auraient pu permettre de revoir les dimensions de rames dont la livraison est prévue entre 2014 et 2016, cette solution n’a pas été envisagée car «le sens de l’histoire, c’est d’augmenter la capacité, et il est normal que le réseau accompagne l’amélioration technologique du matériel roulant», assure-t-on chez RFF, où l’on concède juste «avoir découvert le problème un peu tardivement». «On fait notre mea culpa» a ajouté un porte-parole du réseau. Selon Le Canard enchaîné, Réseau Ferré de France aurait débloqué 80 millions d’euros d’urgence pour remettre 300 quais aux bonnes dimensions, mais la note pourrait s’avérer beaucoup plus élevée alors qu’il reste un millier d’entre eux à raboter. Nouveau démenti de RFF: «le coût est de 50 millions d’euros, soit un peu plus d’1% de l’investissement annuel programmé de Réseau Ferré de France qui s’élève à 4 milliards d’euros». Une déclaration qui pourrait rassurer Alain Rousset, qui avait déclaré à ce sujet: «nous refusons de verser un seul centime sur cette réparation. On ne va pas, quand même, être à la fois pigeon et financeurs. Les régions ne sont pas des pigeons»

 

« Limiter les hausses de salaires à 1% mais +30% pour lui !  » ( Gattaz qui se fout du monde)

« Limiter les hausses de salires  à 1% mais +30%  pour lui ! «  ( Gattaz qui se fout du monde)

Cette fois Gattaz (sans doute pas une mauvais chef d’entreprise)  mais pas très futé, s’est largement discrédité avec ses propositions tant sur la baisse du SMIC que sur la quasi stagnation des salaires. Dans le JDD il tente d’expliquer cette contradiction entre la modération salariale pour les autres et la hausse de sa propre rémunération en indiquant qu’il ne faut pas confondre salaires et autres rémunérations. En clair il se fout du monde.

François Hollande vous appelle à être « exemplaire » après vos propos sur le smic et la hausse de votre rémunération de 29%. Que répondez-vous au président de la République?
On peut faire dire n’importe quoi aux chiffres. Mon salaire fixe a été augmenté de 3%, et celui de mes salariés de 3,3%. C’est ma rémunération variable qui a augmenté. Elle est liée aux résultats de mon entreprise Radiall, qui sont très bons et que je réinvestis intégralement. Entre 2008 et 2010, cette part variable a été nulle car l’entreprise allait moins bien. En 2002, j’ai même baissé mon salaire de 5%. C’est ça l’exemplarité. Faut-il que je m’excuse pour avoir fait des profits?

Mais vous prônez en même temps la modération salariale, n’est-ce pas contradictoire?
Au contraire. Mon entreprise est en vie parce que depuis vingt ans j’y pratique la modération salariale, qui consiste à faire attention aux salaires fixes en période de crise. Cela m’a permis de garder quatre usines en France quand mes concurrents arrêtaient, et de racheter une cinquième usine en 2007. La modération salariale, c’est pour cela que j’ai réussi et embauché environ 500 personnes en France en vingt ans. On devrait me féliciter!

Concrètement, quel serait le bon niveau d’augmentation des salaires?
Ce n’est pas au Medef de le définir, mais je pense qu’il faut se caler par rapport à l’inflation, juste un peu au-dessus. Actuellement, les prix progressent de moins de 1% sur douze mois. Il ne faudrait donc pas trop s’éloigner de 1%. Mais c’est dans l’entreprise qu’on négocie. Et les partenaires sociaux ne doivent pas pousser à la roue.

 

Pacte de stabilité : les députés PS vont se coucher devant Valls

Pacte de stabilité : les députés PS vont se coucher devant Valls

Il y aura quelques abstentions mais grâce aux gadgets obtenus, les Députés PS vont voter en masse le plan de stabilité ; Ils n’ont pas d’autres solutions, s’ils devaient provoquer une crise de régime ce serait la dissolution et nombre d’entre eux ne seraient pas certains d’être réélus. Du coup après quelques cris d’orfraie, ils vont se coucher devant Valls. Après deux semaines de confrontation inédite avec sa majorité, le gouvernement devrait au final réussir à faire adopter ce mardi à l’Assemblée son plan de 50 milliards d’économies, indispensable à ses yeux pour la crédibilité française en Europe. En dépit des abstentionnistes annoncés dans les rangs PS, le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, s’est dit ce lundi  »confiant dans la majorité et dans la nature de la majorité », de gauche, que le gouvernement obtiendra. C’est « un moment de vérité », un « vote tout sauf indicatif », a d’ailleurs écrit ce lundi le Premier ministre aux parlementaires de sa majorité dont nombre d’entre eux menaçaient jusque ce week-end de s’abstenir. Traumatisés par la déroute des municipales, ces derniers s’inquiètent de l’impact de la réduction des dépenses publiques sur la reprise de la croissance et protestent particulièrement contre le gel des prestations sociales jusqu’en octobre 2015 et celui du point d’indice des fonctionnaires jusqu’en 2017. Manuel Valls a annoncé lundi des mesures de compromis sur son plan d’économies. Ces annonces devraient calmer nombre des frondeurs, notamment des « quadra » du cœur de la majorité qui depuis deux ans n’avaient pas fait défaut au gouvernement où certains auraient pu rentrer lors du remaniement.  »Notre demande de justice sociale a été entendue », s’est félicité le député de Saône-et-Loire Thomas Thévenoud. « Dès lors que le gouvernement a revu sa copie, je voterai pour son projet », a renchéri celui du Lot-et-Garonne, Matthias Fekl. Lundi soir, le bureau national du PS a adopté une résolution de soutien au programme de stabilité. Reste, en dépit de ces concessions et des rappels à l’ordre, une vingtaine de députés qui pourraient tout de même s’abstenir : membres de l’aile gauche, chevènementistes ou proches de Martine Aubry comme Christian Paul qui demandaient un volume d’économies réduit à 35 milliards au lieu de 50.  A la différence du vote de confiance, Manuel Valls, s’il a le soutien des radicaux de gauche, ne pourra pas non plus s’appuyer sur la majorité des écologistes, ceux-ci oscillant entre l’abstention et un vote contre, qui sera sans surprise celui du Front de Gauche. En revanche, il pourrait bénéficier d’ »une abstention d’encouragement » d’une majorité des 29 députés UDI, qui en débattront mardi matin, et d’une poignée d’UMP.

Banques : traders et patrons se gavent, c’est la crise !

Banques : traders et patrons se gavent, c’est la crise.  

 

Exit le fameux slogan «  l’ennemi c’est la finance »  de Hollande. La France n’a réalisé qu’une mini réforme bancaire qui ne change rien en matière de porosité entre dépôts et boursicotage. Cela en dépit de la fragilité soulignée par le FMI des banques européennes et notamment françaises. Bref on continue comme avant, et le principal objet social des banques est la spéculation pour permettre aux traders et aux grands patrons de se gaver. D’autant que les grandes entreprises font directement appel au marché pour se financer sans passer par les banques et que les PME sont souvent ignorées par les banques.   Dans son édition de samedi, « Le Parisien » se livre à un calcul intéressant. En additionnant leurs 12 fiches de paye de l’année , les traders de la Société générale ont touché 823.000 euros de salaires et de bonus en moyenne. À BNP Paribas, la rémunération est un peu plus élevée, à 968.000 euros en moyenne en 2013. L’équivalent de 729 à 858 fois le SMIC mensuel net. Pour trouver ces chiffres, le journal « Le Parisien » a exploré des rapports rendus obligatoires après la crise financière de 2009, disponibles sur les sites des grandes banques. Ces documents, explique le quotidien, «font le point sur les collaborateurs dont les activités professionnelles ont une incidence significative sur le profil de risque de ces entreprises». Soit 351 employés de la Société générale et 353 à BNP Paribas qui, «sans faire partie du comité exécutif, pourraient mettre en danger leur entreprise». Outre les traders, ces salaires concernent donc les cadres les plus gradés. Au total, note « Le Parisien », BNP Paribas a dû mobiliser 342 millions d’euros pour payer ces salariés, la Société générale 289 millions d’euros. Parmi ces montants, les bonus représentent en réalité deux à trois fois la rémunération fixe. À partir du 1er janvier 2015, cependant, l’Europe imposera un plafonnement des bonus à deux fois le montant du salaire fixe. Alors, pour ne pas perdre leurs meilleurs traders, les banques ont déjà commencé à faire évoluer les contrats de travail pour augmenter la part fixe.

 

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