Archive pour le Tag 'score'

Européennes : score de plus en plus serré

Européennes : score de plus en plus serré

 

Européennes : score de plus en plus serré entre la république en marche et le rassemblement national entre parenthèses autour de 22 %. À noter la remontée des Républicains autour de 15 %. Les insoumis et les écolos sont au coude à coude, autour de 9 %. Une liste de gilet jaune recueillerait 2 %. Le Rassemblement national (22,5%) arriverait en tête des intentions de vote aux élections européennes, devant La République en Marche (21,5%) en légère baisse, selon un sondage Ifop/Fiducial diffusé jeudi.

A un mois du scrutin, le RN gagne 1,5 point en une semaine et LREM en perd 1. C’est la deuxième fois depuis mi-avril que le Rassemblement national passe en tête dans cette enquête de l’Ifop pour Paris Match CNews et Sud Radio. Un autre sondage de l’institut OpinionWay publié jeudi donne également le RN en tête (24%) avec 3 points d’avance sur LREM alliée au MoDem (21%).

Derrière le duo de tête, la liste Les Républicains est créditée de 15% (+1), si le scrutin avait lieu dimanche, selon l’enquête de l’Ifop. Toujours au-dessous de 10%, Europe Écologie Les Verts (9%, +1) et La France insoumise (8,5%, +0,5) ne parviennent pas à se départager. La liste PS/Place publique est stable à 5% sur une semaine, devant celle de Debout la France à 4,5% (+0,5). Générations (-1) et le PCF (=) sont au coude-à-coude à 3%. Une liste labellisée Gilets jaunes recueille 2% d’intentions de vote, l’UDI (-1,5%) et Les Patriotes (+0,5%) sont à 1,5%. Les autres listes à 1%.

L’indice de participation est à 40% (+1), en-dessous de la participation effective de 42,4% enregistrée en 2014, et 74% des électeurs interrogés se disent «sûrs de leur choix».

Enquête réalisée du 29 avril au 2 mai auprès de 1.404 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,1 à 2,6 points. Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat. Elles donnent une indication des rapports de forces et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

La République En Marche : Castaner élu, avec un score de Corée du Nord

La République En Marche : Castaner élu, avec un score de Corée du Nord

  • Pas de surprise, Castaner a été élu délégué général de la république en marche avec un score de Corée du Nord. Le bureau exécutif lui a été élu à main levée avec aussi un score à la chinoise. De toute façon, il ne pouvait en être autrement car Castaner avait été désigné par Macron et il était le seul candidat. Cependant il ne sera pas le président mais seulement le délégué général car Macon n’a pas voulu de président pour son mouvement dans la mesure où le président c’est lui. Le concept même de parti n’est pas retenu et la république en marche demeure une sorte de d’organisation hybride entre mouvement politique et mouvement de supporters. Toutes les structures de décision sont complètement centralisées. Certes il existe des comités locaux mais un peu à l’image des cercles Tupperware. On peut discuter éventuellement mais de toute façon ces  comités locaux sont un peu hors sol. Ils ne sont pas habilités à faire de propositions officielles. Par ailleurs,  il n’existe aucune structure départementale ou  régionale. L’ensemble du dispositif relève du centralisme démocratique sous la houlette de responsables nationaux auto proclamés. La doctrine est claire : avant les élections tout doit partir du bas, les idées comme les propositions de candidats. Après les élections, tout doit partir du haut et l’action politique du mouvement en marche se résume à un site Internet qui diffuse les communiqués du gouvernement.  La candidature de Christophe Castaner a donc été largement validée par le bureau exécutif de la République En Marche, ce lundi 6 novembre. Dans un communiqué, le mouvement politique fondé par Emmanuel Macron indique que « le conseil d’administration de La République En Marche a validé la candidature de Christophe Castaner à la fonction de délégué général. Celle-ci remplit les conditions de parrainages fixées par le règlement d’installation des nouvelles instances ».  Joint par RTL.fr, la sémiologue Mariette Darrigrand souligne que le terme de « délégué général » correspond-il à la philosophie du mouvement politique, selon la sémiologue : « Cela renforce le côté jupitérien d’Emmanuel Macron. Il envoie son délégué vers les Français. Il reste le chef ». Il existe toutefois un aspect négatif à l’utilisation de ce terme. « Il y a un risque d’infantilisation du délégué avec des notions qui évoquent le délégué de classe, le délégué syndical… Cela fait référence à un personnage secondaire. ‘Délégué’, c’est un mot banal, enfantin, plat ».  Mariette Darrigrand estime aussi que l’expression de « délégué général » apparaît comme « faible et pas au niveau des enjeux actuels. Même si les mots se différencient de ceux des autres partis politiques, ce choix n’est qu’un pas de côté, il manque d’innovation. On reste dans l’idée de la tradition régalienne de la démocratie ».

Législatives : score « extrêmement décevant du FN » (Marine le Pen)

Législatives : score « extrêmement décevant du FN » (Marine le Pen)

Marine Le Pen, a reconnu que le score de son parti aux élections législatives était « extrêmement décevant ». C’est le moins que l’on puisse dire puisque le Front National recule en nombre de voix et en pourcentage au point d’ailleurs qu’il pourrait n’obtenir qu’un ou deux députés. Le problème est structurel car même si le Front national a été victime de l’abstention,  il n’en demeure pas moins que sa principale faiblesse réside dans le fait qu’il ne dispose pas de réserves de voix. En outre, Marine Le Pen a  une lourde responsabilité dans la détérioration du résultat au législatives. Sa prestation lamentable et son agressivité lors du débat avec Macron a plombé les résultats de son parti au point qu’on peut se demander si aujourd’hui elle n’est pas le principal obstacle au développement du Front national. De toute évidence elle n’a pas un profil de présidentiable sa méconnaissance des dossiers, sa vulgarité et son agressivité la condamnent  à une posture d’opposition « mais nous avons bien résisté à la vague contrairement aux autres formations. Les Républicains sont passés de 7 millions de voix en 2012 à 3,5 millions. Le PS est passé de 7,6 millions à 1,7 million. Nous sommes passés de 3,5 millions à 3 millions. Tout le monde subit les conséquences de cette vague. Nous ne sommes pas heureux de ces résultats. » a-t-elle déclaré. Pour la première fois sous l’ère Marine Le Pen présidente du FN, c’est-à-dire depuis 2011, le FN a reculé d’une même élection à une autre en nombre de voix et en pourcentage. En termes de frontistes qualifiés pour le second tour, le parti progresse néanmoins. 120 frontistes sont qualifiés au second tour, dont 20 en tête, contre respectivement 61 et 5 en en 2012. Mais à cause de la forte abstention, les frontistes auront 119 duels à mener, dont 102 contre des candidats de la majorité présidentielle, des configurations particulièrement difficiles pour le parti d’extrême droite qui préfère les triangulaires. Pour le second tour, il y a l’exception Marine Le Pen : comme en 2007 et 2012, la présidente du FN a réalisé le meilleur score FN au 1er tour avec plus de 46% des voix, et semble promise à la victoire dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, celle de la mairie FN d’Hénin-Beaumont. Ailleurs, quelques cas semblent encore jouables, notamment Emmanuelle Ménard (Hérault), Bruno Bilde et José Evrard (Pas-de-Calais), Sébastien Chenu (Nord). Mais sauf surprise, Florian Philippot (Moselle) et Louis Aliot (Pyrénées-Orientales) ne gagneront pas, Gilbert Collard (Gard) perdra son mandat acquis en 2012 tandis que Marion Maréchal-Le Pen (Vaucluse) avait renoncé à être à nouveau candidate et que d’autres ténors sont déjà éliminés.

 

FN : un score historique mais un échec

FN : un score historique mais un échec

 

 

Indéniablement en recueillant environ 10 millions de suffrages le Front National a enregistré un score historique. Pourtant ce relatif succès laisse un goût d’échec au point d’ailleurs que se pose la question de l’avenir même du front national. L’ancien parti de Jean-Marie Le Pen pourrait même envisager de changer de nom mais peut-être aussi de stratégie en tentant une alliance avec les autres droites. Du coup, l’idéologie et les orientations  pourraient évoluer dans le même temps. Une évolution qui pourrait contrarier  les plus radicaux Se pose aussi la question du leader car Marine Le Pen a montré qu’elle avait atteint son seuil de compétences. Mais Compte tenu du fonctionnement démocratique du front national, elle ne sera pas facile à déboulonner. Donc un résultat paradoxal qui place le Front national à un moment critique de son histoire et peut-être, si la volonté de la candidate aboutit, à la veille d’une mue destinée à faire oublier ses faiblesses traditionnelles. « C’est un score historique mais, d’un autre côté, Marine Le Pen a fait monter les attentes d’une partie de ses électeurs depuis son accession à la tête du FN (en 2011-NDLR) », juge Joël Gombin, doctorant à l’université de Picardie et spécialiste du FN. « Elle se trouve dans un paradoxe, celui d’un véritable succès vécu comme un échec par ses partisans et les cadres de son parti », ajoute-t-il.   »On a vu réapparaître certaines faiblesses du FN : son caractère radical, populiste, son incapacité à présenter un programme social et économique cohérent, ses divisions internes et son image de parti d’extrême droite », selon Gilles Ivaldi, chercheur au CNRS et à l’université de Nice. « Il y a beaucoup de déception en interne même si personne ne conteste le leadership », relève par ailleurs Sylvain Crépon, chercheur à l’université de Tours. Pour réussir sa métamorphose, l’eurodéputée espère à plus ou moins brève échéance attirer à elle de nouveaux alliés, après le député Nicolas Dupont-Aignan bombardé « premier ministrable » de Marine Le Pen dans l’entre-deux-tours. La formation rêve de se constituer un groupe d’au moins 15 députés, un minimum qui lui garantirait une plus large exposition médiatique, davantage de financements et des facilités logistiques. « Ça pourrait amener progressivement le FN dans ce qui est la trajectoire de tous les partis populistes de droite. En France, la droite populiste a été maintenue longtemps a l’écart des cercles du pouvoir », relève Gilles Ivaldi. « Mais, en Autriche, aux Pays-Bas, au Danemark, en Norvège, en Italie, les droites populistes sont, à un moment donné, entrées dans des coalitions », ajoute-t-il. « Dans la plupart des cas, ça ne s’est pas très bien passé pour elles. »

Marine Le Pen : bon score relatif mais mauvaise campagne

Marine Le Pen : bon score relatif mais mauvaise campagne

Marine Le Pen fait un bon score avec près de 22 %, un succès toutefois relatif car son potentiel électoral lui promettait 30 % au regard des sondages d’il y a quelques mois mais surtout des derniers résultats électoraux. En cause, une mauvaise campagne de Marine Le Pen qui s’est enfermée dans des contradictions invraisemblables concernant notamment le domaine économique avec la sortie de l’Europe et l’abandon de l’euro. Dans les derniers jours de campagne,  elle a  complètement changé son orientation électorale en se recentrant sur ce qui fait le fonds de commerce du Front National : le repli identitaire. En cause également la personnalité de l’intéressé dont le profil manque sérieusement de compétences et qui ne parvient pas à convaincre réellement qu’elle peut être présidentiable. Le score mi-figue mi-raisin de Marine Le Pen vient donc sanctionner une campagne en demi-teinte, où elle a parfois péché par excès d’optimisme, et commis quelques erreurs. A plusieurs reprises, sa ligne est apparue brouillonne, sans colonne vertébrale, réagissant à l’actualité immédiate. « C’est comme s’il n’y avait pas de direction de campagne. Il n’y a pas de séquençage, elle n’impose jamais ses thèmes », estimait un ancien conseiller cité par RTL avant le premier tour. En interne, certains choix stratégiques sont critiqués, comme celui de défendre une sortie de l’euro, une perspective inquiétante pour de nombreux électeurs potentiels. « Moi, je m’en fous d’avoir l’euro ou pas, si on reste submergé par l’immigration », confiait ainsi à franceinfo Philippe Olivier, l’un des stratèges de la campagne de Marine Le Pen. « Elle navigue à vue, mais elle finit toujours par retomber sur ses deux pieds en revenant aux fondamentaux du FN », observe pour sa part l’historienne Valérie Igounet, spécialiste du parti frontiste. De fait, dans la dernière ligne droite, Marine Le Pen a d’ailleurs tenté de revenir à ses fondamentaux – insécurité et immigration – mais sans doute trop tard. Cette inflexion de ligne politique traduit en tout cas le débat qui traverse le Front national depuis quelques années, entre le discours souverainiste de Florian Philippot et les velléités identitaires de Marion Maréchal-Le Pen.

 




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