Archive pour le Tag 'Schiappa'

Affaire Rugy : « moi, je mange des nouilles » (Marlène Schiappa)

Affaire Rugy :  « moi, je mange des nouilles »  (Marlène Schiappa)

 

 

On ne peut pas dire que de Rugy bénéficie réellement d’un grand soutien dans la majorité et au gouvernement. Nombre de responsables ont en effet enfoncé le ministre de l’écologie et continuent  même de le faire. Griveaux  par exemple, déjà e, campagne électorale à Paris, avait déclaré que de Rugy donnait  une terrible image de la politique. Il y en a certains plus ambigus qui condamnent et soutiennent en même temps. C’est le cas de Barbara Pompili qui a d’abord nettement critiqué l’utilisation de l’indemnisation parlementaire pour payer le parti puis qui s’est ravisée quand elle a appris que les sommes avaient été remboursées. Ce serait une affaire de trésorerie d’après de Rugy. En fait, c’est un peu comme si un voleur avait piqué dans la caisse d’un magasin et était revenu quelques semaines ou quelques mois plus tard pour rembourser en pensant effacer complètement le délit. Dans une entreprise, cela s’appelle un abus de biens sociaux ; c’est tout simplement du vol. Il y a les réalités  qui justifient les condamnations de de Russie mais aussi le fait que de Russie politiquement ne représente strictement rien pour la majorité. C’est un oligarque qui  fait de la politique depuis 25 ans mais ne doit sa carrière qu’à ses retournements de veste. D’où la distance et les condamnations de membres de la majorité C’est le cas, notamment, de Marlène Schiappa. Ce mercredi, au micro de RTL, la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les Femmes et les Hommes s’est pour le moins désolidarisée de l’ex-ministre. «Je comprends très bien que François de Rugy se sente harcelé et dénonce, de son point de vue, une tentative de démolition», a-t-elle affirmé. «Mais je pense qu’il faut prendre de la hauteur, et prendre le point de vue du journaliste d’enquête qui fait son travail. Je crois qu’on ne peut pas plaider pour la transparence d’un côté et fustiger cette transparence de l’autre», a-t-elle ajouté. Poursuivant sur la question de la transparence, la secrétaire d’État a regretté que la vie des membres du gouvernement «fasse l’objet de beaucoup de mythes», et a tenu à mettre en avant son propre mode de vie, qu’elle veut éloigner des clichés véhiculés par ces affaires. «La vérité, c’est que lorsque nous faisons un dîner de travail, le soir, nous buvons des carafes d’eau et mangeons des nouilles chinoises instantanées, qui coûtent 1,73€ en supermarché. Dans mon appartement de fonction, j’ai un portant à vêtement Ikea à 9€, que j’ai payé moi-même», a soutenu Marlène Schiappa. Affirmant qu’elle ne portait «aucun jugement» sur les travaux réalisés par François de Rugy, elle a ajouté: «Il ne faut pas s’imaginer qu’on a un compte ouvert avec lequel on peut réaliser toutes les dépenses qu’on souhaite réaliser».

Non à la dictature de Twitter et de Schiappa (Ruquier)

Non à la dictature de Twitter et de Schiappa (Ruquier)

 

 

Laurent Ruquier a sans doute raison de s’insurger contre la dictature bien-pensante qui interdit désormais de s’écarter du dogme de la pensée unique sur le plan sociétal. Du coup les personnalités, les journalistes et autres personnages médiatisées sont condamnées à délivrer des propos d’eau tiède pour éviter les attaques sur telle ou telle catégorie sociale. Ruquier  s’insurge contre cette police bien-pensante conception très puritaine de l’expression et de la liberté. Ceci vaut en particulier à la télévision ou au moindre dérapage un animateur est immédiatement viré. Laurent Ruquier une dans le JDD proteste contre cette  police assurée le plus souvent via Twitter et notamment la shérif Schiappa : « Il est cocasse de se faire allumer par des concurrents qui font à peu près la même audience à 19 heures, avec des parts de marché trois à quatre fois inférieures. » Il détaille la rénovation d’On n’est pas couché pour la rentrée, qui n’aura plus de chroniqueurs fixes (« J’aurai des libres penseurs qui seront choisis en fonction de l’actualité. Je composerai mes plateaux au coup par coup »).

Le départ de vos chroniqueurs Christine Angot et Charles Consigny est-il le résultat d’une erreur de casting ou de l’usure d’un d’un concept?
Pas du tout. C’est la conséquence d’une réalité : la société française n’est plus la même. Christine Angot et Charles Consigny ne sont pas responsables du fait que j’ai décidé de m’en séparer. Nous avons tout simplement changé d’époque. On l’a bien vu avec la polémique née des propos de Christine Angot sur l’esclavage. Ou chez nos confrères de RMC avec les mises à pied de Daniel Riolo et Jérôme Rothen, tous deux sanctionnés pour avoir évoqué, certes avec lourdeur, les frasques du Brésilien Neymar : on ne peut plus rien dire sur quoi que ce soit.

C’est-à-dire?
Nous vivons sous la dictature de Twitter et de Marlène Schiappa. Nous sommes en permanence la proie des lobbies, des associations, de corporatismes catégoriels, du communautarisme… Or ce qui est grave, c’est que les journalistes eux-mêmes s’y mettent! On a vu des ex-chroniqueurs d’ONPC, tels qu’Audrey Pulvar et Aymeric Caron, stigmatiser Christine Angot pour sa maladresse, quand personne ne peut pourtant la soupçonner de négationnisme ou de racisme. M’accuser des mêmes ignominies est tout aussi infâme alors que je suis l’un des rares à ne pas recevoir – hors période électorale – le Rassemblement national ou Nicolas Dupont-Aignan sur mon plateau. Que des gens de ce métier aujourd’hui sur le carreau utilisent les réseaux sociaux dans le seul but d’exister est honteux!

Diriez-vous que vous aviez plus de liberté à l’époque où les réseaux sociaux n’existaient pas?
Infiniment! Twitter a rendu folle une profession à la dérive, qui se tire une balle dans le pied. Viendra le jour où les journalistes, s’ils ne se ressaisissent pas, ne pourront plus rien dire à force de taper sur des confrères qui sortent du lot et vont à contre-courant de la bien-pensance ou de la pensée unique.

Tribune de Marlène Schiappa « : Se rassembler sur une destination » !! ! Pour aller dans le mur ?

Tribune de Marlène Schiappa « : Se rassembler sur une destination » !! ! Pour aller dans le mur ?

 

L’appel de Marlène Schiappa, membre du gouvernement et responsable du « débat d’idées » à LREM vaut évidemment son pesant de moutarde. Elle montre à tout le moins le vide idéologique remplacée par la communication courtisane. Témoin par exemple  la conclusion : « se rassembler sur une destination »

 

 « En 2016, sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, nous avons pris une part active à la recomposition politique de la France en nous engageant, comme beaucoup d’autres, au sein d’un mouvement nouveau : En marche. Avec les élections européennes, les Français ont renvoyé les partis traditionnels au-dessous de 10% et confirmé leur souhait de poursuivre cette recomposition. Le traditionnel clivage gauche-droite doit être dépassé pour une majorité de nos concitoyens, et cela ne date ni des européennes ni de la dernière présidentielle. Voilà des années que déçus et délaissés de la politique se prononcent en faveur de l’abstention ou des partis extrêmes.

‘Le réel cogne’, disait joliment Lacan. Notre réalité électorale en France cogne peut-être, mais elle est celle-là. De nombreux économistes l’ont d’ailleurs récemment démontré : la disparition du clivage droite-gauche précède l’élection, elle est fondée sur un nouvel axe autour de la notion de progrès.

Nous croyons fermement que la recomposition politique en cours doit ouvrir et non rétrécir, intégrer plutôt que rejeter. Si affirmer simplement ‘nous sommes de droite’ avait encore un sens, alors François-Xavier Bellamy aurait gagné les élections européennes. Si déclarer « nous sommes de gauche » suffisait à convaincre les électeurs de gauche, alors Raphaël Glucksmann aurait largement dépassé les 20%.

La recomposition politique ne doit pas être une reconstitution coalisée de ligues dissoutes de tout bord ou de boutiques politiciennes en faillite. Elle est bien plus ambitieuse que cela. Si chacun de nous s’est engagé dans La République en marche, ce n’est certainement pas pour réactiver les anciens clivages. C’est pour ouvrir la politique aux citoyens, pour engager la société civile aux responsabilités, pour développer des politiques publiques ancrées dans le réel, pour répondre concrètement aux grands enjeux du siècle, l’écologie, l’égalité, la transition digitale, et pour remettre l’humain au centre des décisions. En bref, pour penser et faire au service de la prochaine génération, plutôt qu’au service des prochaines élections.

Nous ne sommes pas ‘en même temps’ parce que nous additionnerions des gens de droite, de gauche et du centre, mais parce que chacun de nous se retrouve dans des valeurs qui ont longtemps été cataloguées comme telles.

Quand le principal parti de droite ne défend plus l’ordre public et cautionne les manifestations violentes, l’ordre public est-il encore un principe de droite? Quand le principal parti de gauche ne se réjouit pas de la baisse factuelle du taux de chômage, la défense des travailleurs est-elle encore un principe de gauche?

Défendre à la fois l’égalité et la liberté, vouloir en même temps plus de solidarité et plus de performance, sortir des dialectiques anciennes pour promouvoir l’émancipation et la lutte contre les inégalités de destin, telles sont nos obsessions. Et notre intuition est que la destination politique importe bien plus que l’origine.

La République en marche n’a pas vocation à diviser en courants mais à élargir. Que vous veniez de LR, d’EELV, du PS ou du Parti animaliste, tout ce qui nous intéresse, c’est : êtes-vous prêts à faire passer votre pays avant votre parti? Êtes-vous prêts à porter et défendre des idées, peu importe leur provenance, au service des Français?

Si oui, alors venez marcher avec nous. Nous ne serons pas d’accord sur tout : c’est ce qui fait (encore) la beauté du débat d’idées. Mais nous serons rassemblés sur une destination. »  !!!!!! (Le mur sans doute)

Schiappa, la philosophe de télé réalité voit une «convergence idéologique» entre «la Manif pour tous et les terroristes islamistes»

Schiappa, la philosophe de télé réalité voit une «convergence idéologique» entre «la Manif pour tous et les terroristes islamistes»

 

Il est clair que Marlène Schiappa s’ennuie  dans son ministère et qu’elle cherche à faire le buzz en sortant du champ réduit de son portefeuille. Malheureusement la ministre est souvent à côté de ses baskets et se comportent en philosophes de télé réalité. En cause notamment  une formation initiale très approximative. Pour parler franc, Macron s’est aussi entouré d’idiots assez notoires. Pour preuve cette déclaration un peu surréaliste- «je souligne l’existence d’une convergence idéologique» sur l’homophobie entre la manif pour tous et les terroristes islamistes. » Certes la manif pour tous n’est pas caractérisée par des positions très progressistes sur le plan sociétal. Il en est de même aussi pour les extrémistes islamistes. Mais de là à parler de convergence, cela démontre à l’évidence l’approximation intellectuelle de l’ancienne chroniqueuse de télé qui est sans doute à la politique et à la philosophie ce que McDo est à la gastronomie.  À ses yeux, dans un contexte de recrudescence des actes antisémites (+74% en 2018) et homophobes (+4,8% en 2017), les homosexuels – comme les juifs, dit-elle – sont les «boucs émissaires» des «théories islamistes radicales». Mais aussi de l’«extrême droite», à laquelle elle assimile La Manif pour tous, mouvement né en 2012 dans l’opposition à la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe. «Il y a une alliance entre les gens d’extrême droite et les islamistes, qui s’unissent de fait dans ce combat» contre les homosexuels, explique-t-elle. «Les slogans et l’agressivité de la Manif pour tous ont nourri la recrudescence de violences homophobes».

La Manif pour tous a dénoncé mercredi, dans un communiqué, un «scandaleux amalgame» qui «insulte les millions de Français mobilisés depuis 2012 pour témoigner pacifiquement de leur attachement aux droits de l’enfant et à la famille». Le mouvement «attend des excuses immédiates de Marlène Schiappa». Soutien de la Manif pour tous, le président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, Bruno Retailleau, a pour sa part fustigé «les raccourcis de Marlène Schiappa».

Les raccourcis de Marlène Schiappa non seulement blessent les millions de français qui ont défendu pacifiquement une conception du mariage, mais ils banalisent aussi l’idéologie violente des islamistes envers les homosexuels.

 

 

Schiappa chez Hanouna : le grand débat dans le caniveau

Schiappa chez Hanouna : le grand débat dans le caniveau

 

On sait que Marlène Schiappa en mal existentiel au sein du gouvernement multiplie les coups de gueule médiatique pour prouver son utilité. Cette fois elle a décidé de co animer avec Cyril Hanouna  «  balance ton pote » sur C8 autant dire que le grand débat va tomber dans la vulgarité habituelle de l’émission et finalement finir  dans le caniveau ou le simplisme. La première question qui se pose est de savoir si c’est bien le rôle d’une ministre d’aller co animer une émission non seulement aussi vulgaire mais également très grossière. Une émission composée essentiellement de téléspectateurs au profil de beaufs. La sémantique de Schiappa traduit clairement qu’elle recherche le buzz « La partie animation du show restera la prérogative de Cyril Hanouna. Je vais animer le débat, «  il s’agit en effet l’avantage d’un show que véritablement d’un débat démocratique. La venue de Schiappa  dans une émission qui utilise en permanence la provocation pour alimenter sa ligne éditoriale a suscité évidemment de nombreuses réactions très négatives.

« Twitter s’est indigné, mais Twitter s’indigne et s’enflamme extrêmement facilement, dès lors qu’on sort des codes de la politique traditionnelle. J’ai l’habitude c’était la même chose quand j’ai joué les « Monologues du Vagins » ou quand j’ai délocalisé mon cabinet à Trappes. Il y a un a priori d’indignation et puis finalement, on réalise que faire de la politique en dehors des codes c’est aussi une manière de ramener des gens vers le débat public. »

Avec cette émission, Marlène Schiappa espère « promouvoir ce grand débat » et montrer aux Français que « ça peut être ludique et pas forcément ennuyeux et qu’on peut tous ensemble se poser des questions pour amener des propositions ». Le problème évidemment c’est que Marlène Schiappa est bien peu armée pour intervenir sur les problèmes complexes des thèmes du grand débat sauf à caricaturer pour vendre comme un bateleur de foire la politique du gouvernement.

Schiappa : la ministre du business

Schiappa : la ministre du business

La provocante et sulfureuse ministre écrit des ouvrages à la vitesse de la lumière avec des thèses contradictoires et surtout nourries de banalités. Elle se pique après des essais (c’est le mot qui convient)  très populistes d’être maintenant romancière. Et pour en assurer la promotion, elle mobilise le service de presse de son ministère. Commentaire d’un internaute :

 

« Donc non seulement Schiappa publie un livre contenant un consternant ramassis de clichés sexistes et de niaiseries macronistes, mais en plus elle utilise le service de presse du ministère pour en faire la promotion. Le macronisme : médiocrité, arrogance et mélange des genres. »

 

La grande gueule du gouvernemenet qui tempête sur tout sait s’y prendre ;  enfant du gauchisme, elle sait utiliser le marché à son profit (comme Hulot qui a fait une fortune avec l’environnement). . Dans ses essais elle a tout défendu et le contraire aussi. Une sorte de littérature en mode paris Match. Ce mélange des genres entre activités publiques et privées est typique du macronisme qui loue les forces du marché mais en ne négligeant pas d’utiliser la force publique dans un intérêt personnel. Les vacances auront été propices pour étouffer cette affaire et le Premier ministre s’est contenté de gronder sa turbulente mais très intéressée ministre. Une ministre en tout cas qui milite maintenant pour légalité entre hommes et femme mais pas pour la même égalité. Mais c’est   une simple «erreur humaine». Telle est l’explication apportée par le premier ministre, Edouard Philippe, concernant l’utilisation des contacts du service de presse de la secrétaire d’État, Marlène Schiappa, à des fins promotionnelles privées. Le 22 mai dernier, les journalistes avaient reçu dans leurs boîtes mails, une invitation à une dédicace du livre «Si souvent éloigné de vous », de la romancière et secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes. Certains avaient alors dénoncé la confusion, faite par le cabinet, entre domaine public et privé. La secrétaire d’État semblant utiliser les moyens du ministère pour assurer la publicité d’un livre personnel.

Suite à cet événement, le premier ministre annonce un «réexamen» des procédures, dans une lettre datée du 1er août, rendue publique par l’association anticorruption Anticor. «Tout envoi par le service presse est désormais doublement validé par la hiérarchie du cabinet», afin de prévenir «la réitération d’une telle initiative», affirme-t-il dans le courrier.

Prenant connaissance des démarches du service presse du cabinet de Marlène Schiappa, l’association Anticor avait rapidement réagi. Selon elle, cette initiative était contraire à la loi: «On a utilisé le fichier et les moyens de l’État. Cela pose un problème pénal, de détournement de finalité de fichier (un délit passible de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende), mais aussi un problème déontologique», s’alarmait l’association.

Marlène Schiappa et Françoise Nyssen : trop bavardes !

Marlène Schiappa et Françoise Nyssen : trop bavardes !

Sur Europe 1, Hervé Gattegno, revient l’excès de bavardage  de Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes, et Françoise Nyssen, la ministre de la Culture.

 

Vous revenez sur les déclarations controversées de deux ministres : Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes, à propos de l’affaire du meurtre d’Alexia Daval ; et Françoise Nyssen, la ministre de la Culture, qui avait demandé la tête du PDG de Radio France. Question simple : est-ce que vous trouvez qu’elles ont eu tort de s’exprimer comme elles l’ont fait?
Je dirais que ces deux ministres ont eu des paroles malheureuses ; mais si elles ne sont pas malheureuses d’avoir parlé – parce qu’en réalité, elles ont dit ce qu’elles pensaient. Françoise Nyssen pense réellement qu’on ne peut pas diriger une chaîne de radio publique quand on a été condamné pour favoritisme, même si on a fait appel et que donc la condamnation n’est pas définitive. Et Marlène Schiappa pense sincèrement que l’avocat du mari d’Alexia Daval a une défense scandaleuse quand il justifie le crime par l’attitude de la victime. Le problème, c’est d’abord que ce sont des prises de positions qui, sur le fond sont très discutables ; et ensuite, que la parole d’un ministre engage forcément le gouvernement, ce qui crée des polémiques sur des sujets qui deviennent embarrassants. Chevènement disait : « Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne. » Là, on a un peu l’impression que c’est : « Un ministre, ça ouvre sa gueule et ça déraisonne… »

Sur le fond, ça veut dire que vous êtes en désaccord avec les deux ministres en question? Vous leur donnez tort non seulement pour avoir parlé, mais pour ce qu’elles ont dit…
Les deux cas sont différents. Mme Schiappa est très active, très ardente, très sincère, et elle a raison parce qu’elle défend une cause très légitime : la lutte contre les violences sexistes. Mais quand elle reproche à un avocat de défendre son client comme il veut, elle se fourvoie complètement – c’est à l’avocat d’en juger, et à lui seul (et à mon avis, le bâtonnier qui l’a critiqué se trompe autant que la secrétaire d’Etat). Pour ce qui est de Mme Nyssen, je peux comprendre qu’elle trouve que Mathieu Gallet, dans sa situation judiciaire, est en partie discrédité et que la radio publique peut difficilement se le permettre. Mais tactiquement, sa déclaration a donné le sentiment que c’est le gouvernement qui voulait la tête du PDG de Radio France alors qu’en théorie – je dis bien en théorie – c’est le CSA qui décide en toute indépendance. Le résultat, c’est que Mathieu Gallet sera peut-être innocenté un jour par la justice ; mais le CSA, lui, plus personne ne pense qu’il est indépendant.

 

Dans ces deux épisodes, on peut aussi avoir le sentiment que les ministres bafouent la présomption d’innocence. C’est aussi ce que vous pensez?
Evidemment. Mais la réalité, c’est que la présomption d’innocence est bafouée sans arrêt, y compris par nous les journalistes. Chaque fois qu’on parle d’un « assassin présumé » ou d’un « terroriste présumé », si les mots ont un sens, ça veut dire qu’on présente quelqu’un comme un présumé coupable. La présomption d’innocence, ce n’est pas tant une question de mots, de langage, que de préservation des droits : c’est ce qui fait, depuis la Révolution française, qu’un suspect ou un accusé ont des droits ; qu’on n’est plus au temps de l’Inquisition, qu’ils ont le droit de se défendre. L’autorité politique, elle, le ministre ou l’élu, ils doivent respecter ce principe, mais il arrive qu’ils doivent aussi marquer des convictions et assumer leurs responsabilités. C’est à eux de le faire avec, en quelque sorte, une présomption de bienséance. Sinon, c’est la règle de Pierre Dac qui s’applique : « Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs de ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir. » Ça peut, parfois, s’appliquer aux ministres.

 




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