Archive pour le Tag 'Schiappa'

Schiappa : la ministre du business

Schiappa : la ministre du business

La provocante et sulfureuse ministre écrit des ouvrages à la vitesse de la lumière avec des thèses contradictoires et surtout nourries de banalités. Elle se pique après des essais (c’est le mot qui convient)  très populistes d’être maintenant romancière. Et pour en assurer la promotion, elle mobilise le service de presse de son ministère. Commentaire d’un internaute :

 

« Donc non seulement Schiappa publie un livre contenant un consternant ramassis de clichés sexistes et de niaiseries macronistes, mais en plus elle utilise le service de presse du ministère pour en faire la promotion. Le macronisme : médiocrité, arrogance et mélange des genres. »

 

La grande gueule du gouvernemenet qui tempête sur tout sait s’y prendre ;  enfant du gauchisme, elle sait utiliser le marché à son profit (comme Hulot qui a fait une fortune avec l’environnement). . Dans ses essais elle a tout défendu et le contraire aussi. Une sorte de littérature en mode paris Match. Ce mélange des genres entre activités publiques et privées est typique du macronisme qui loue les forces du marché mais en ne négligeant pas d’utiliser la force publique dans un intérêt personnel. Les vacances auront été propices pour étouffer cette affaire et le Premier ministre s’est contenté de gronder sa turbulente mais très intéressée ministre. Une ministre en tout cas qui milite maintenant pour légalité entre hommes et femme mais pas pour la même égalité. Mais c’est   une simple «erreur humaine». Telle est l’explication apportée par le premier ministre, Edouard Philippe, concernant l’utilisation des contacts du service de presse de la secrétaire d’État, Marlène Schiappa, à des fins promotionnelles privées. Le 22 mai dernier, les journalistes avaient reçu dans leurs boîtes mails, une invitation à une dédicace du livre «Si souvent éloigné de vous », de la romancière et secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes. Certains avaient alors dénoncé la confusion, faite par le cabinet, entre domaine public et privé. La secrétaire d’État semblant utiliser les moyens du ministère pour assurer la publicité d’un livre personnel.

Suite à cet événement, le premier ministre annonce un «réexamen» des procédures, dans une lettre datée du 1er août, rendue publique par l’association anticorruption Anticor. «Tout envoi par le service presse est désormais doublement validé par la hiérarchie du cabinet», afin de prévenir «la réitération d’une telle initiative», affirme-t-il dans le courrier.

Prenant connaissance des démarches du service presse du cabinet de Marlène Schiappa, l’association Anticor avait rapidement réagi. Selon elle, cette initiative était contraire à la loi: «On a utilisé le fichier et les moyens de l’État. Cela pose un problème pénal, de détournement de finalité de fichier (un délit passible de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende), mais aussi un problème déontologique», s’alarmait l’association.

Marlène Schiappa et Françoise Nyssen : trop bavardes !

Marlène Schiappa et Françoise Nyssen : trop bavardes !

Sur Europe 1, Hervé Gattegno, revient l’excès de bavardage  de Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes, et Françoise Nyssen, la ministre de la Culture.

 

Vous revenez sur les déclarations controversées de deux ministres : Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes, à propos de l’affaire du meurtre d’Alexia Daval ; et Françoise Nyssen, la ministre de la Culture, qui avait demandé la tête du PDG de Radio France. Question simple : est-ce que vous trouvez qu’elles ont eu tort de s’exprimer comme elles l’ont fait?
Je dirais que ces deux ministres ont eu des paroles malheureuses ; mais si elles ne sont pas malheureuses d’avoir parlé – parce qu’en réalité, elles ont dit ce qu’elles pensaient. Françoise Nyssen pense réellement qu’on ne peut pas diriger une chaîne de radio publique quand on a été condamné pour favoritisme, même si on a fait appel et que donc la condamnation n’est pas définitive. Et Marlène Schiappa pense sincèrement que l’avocat du mari d’Alexia Daval a une défense scandaleuse quand il justifie le crime par l’attitude de la victime. Le problème, c’est d’abord que ce sont des prises de positions qui, sur le fond sont très discutables ; et ensuite, que la parole d’un ministre engage forcément le gouvernement, ce qui crée des polémiques sur des sujets qui deviennent embarrassants. Chevènement disait : « Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne. » Là, on a un peu l’impression que c’est : « Un ministre, ça ouvre sa gueule et ça déraisonne… »

Sur le fond, ça veut dire que vous êtes en désaccord avec les deux ministres en question? Vous leur donnez tort non seulement pour avoir parlé, mais pour ce qu’elles ont dit…
Les deux cas sont différents. Mme Schiappa est très active, très ardente, très sincère, et elle a raison parce qu’elle défend une cause très légitime : la lutte contre les violences sexistes. Mais quand elle reproche à un avocat de défendre son client comme il veut, elle se fourvoie complètement – c’est à l’avocat d’en juger, et à lui seul (et à mon avis, le bâtonnier qui l’a critiqué se trompe autant que la secrétaire d’Etat). Pour ce qui est de Mme Nyssen, je peux comprendre qu’elle trouve que Mathieu Gallet, dans sa situation judiciaire, est en partie discrédité et que la radio publique peut difficilement se le permettre. Mais tactiquement, sa déclaration a donné le sentiment que c’est le gouvernement qui voulait la tête du PDG de Radio France alors qu’en théorie – je dis bien en théorie – c’est le CSA qui décide en toute indépendance. Le résultat, c’est que Mathieu Gallet sera peut-être innocenté un jour par la justice ; mais le CSA, lui, plus personne ne pense qu’il est indépendant.

 

Dans ces deux épisodes, on peut aussi avoir le sentiment que les ministres bafouent la présomption d’innocence. C’est aussi ce que vous pensez?
Evidemment. Mais la réalité, c’est que la présomption d’innocence est bafouée sans arrêt, y compris par nous les journalistes. Chaque fois qu’on parle d’un « assassin présumé » ou d’un « terroriste présumé », si les mots ont un sens, ça veut dire qu’on présente quelqu’un comme un présumé coupable. La présomption d’innocence, ce n’est pas tant une question de mots, de langage, que de préservation des droits : c’est ce qui fait, depuis la Révolution française, qu’un suspect ou un accusé ont des droits ; qu’on n’est plus au temps de l’Inquisition, qu’ils ont le droit de se défendre. L’autorité politique, elle, le ministre ou l’élu, ils doivent respecter ce principe, mais il arrive qu’ils doivent aussi marquer des convictions et assumer leurs responsabilités. C’est à eux de le faire avec, en quelque sorte, une présomption de bienséance. Sinon, c’est la règle de Pierre Dac qui s’applique : « Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs de ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir. » Ça peut, parfois, s’appliquer aux ministres.

 




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