Archive pour le Tag 'Scandale'

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Mediapart annonce un scandale républicain

Mediapart annonce  un scandale républicain

 

Après l’affaire Cahuzac, le site d’informations Mediapart promet d’autres révélations que son fondateur qualifie de « scandale républicain », dans un extrait d’un entretien qui sera diffusé dimanche. « Mediapart, après cette affaire Cahuzac, va avoir d’autres informations qui vont aller dans ce sens là et qui vont poser cette question, dont je sais le caractère lourd, il nous faut un sursaut démocratique et social », explique Edwy Plenel, dans cet extrait diffusé par la chaîne télévisée France Ô. « On ne peut pas continuer à être dirigé par des gens qui se croient au-dessus des lois qu’ils votent », ajoute-t-il. Prié de dire si la France se dirige vers un « scandale d’Etat », Edwy Plenel répond : « Vers un scandale républicain car c’est toute la République qui est concernée ».

 

 

Scandale viande Cheval: Le Foll critique les Pays-Bas

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Scandale viande Cheval: Le Foll critique les Pays-Bas

 

La France n’a toujours pas de nouvelles de l’enquête menée aux Pays-Bas sur le courtier mis en cause dans le scandale de la viande de cheval et la nouvelle affaire du mouton prohibé, a déclaré aujourd’hui le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. « On va harceler les Pays-Bas pour comprendre pourquoi on n’a toujours rien de leur part. Avec les Britanniques, on travaille dans la transparence depuis le début de cette affaire. Mais par rapport aux Pays-Bas et au rôle de Jan Fasen (patron de Draap Trading, ndlr), il y a un vrai souci », a-t-il expliqué. Et le ministre de dénoncer le « système commercial » d’un trader « peu scrupuleux » qui « achète partout où il peut de la viande pas chère » en dépit des règles.  Après le scandale de la viande de cheval, une affaire de fraude touchant à la consommation, mais aussi cette fois à la santé publique, a vu le jour hier avec la découverte, dans la même entreprise française Spanghero, de 57 tonnes de viande de mouton prohibée car découpée mécaniquement selon une technique interdite dans l’Union européenne, provenant de Grande-Bretagne. Et c’est le même courtier, Draap Trading, basé à Chypre, propriété du néerlandais Jan Fasen, qui a facturé à l’entreprise française la marchandise censée servir à la fabrication de merguez ou de charcuterie. Depuis la vache folle, l’UE interdit par précaution de séparer mécaniquement la viande sur certains ruminants, car des éclats d’os et de moelle porteurs éventuellement d’infections peuvent se retrouver dans la viande.

Scandale Médiator : mise en examen de l’agence du médicament

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Scandale Médiator : mise en examen de l’agence du médicament

Les juges enquêtant sur l’affaire du Médiator ont mis en examen l’ANSM ce mardi pour homicides et blessures involontaires. Elle a été placée sous contrôle judiciaire. L’Agence est soupçonnée d’avoir négligé la surveillance de la potentielle dangerosité du Mediator entre 1995 et 2009.  Nouveau développement dans l’affaire du Mediator. L’Agence du médicament a été mise en examen ce mardi pour homicides et blessures involontaires. L’Agence a été placée sous contrôle judiciaire. Selon un source judiciaire, cela implique le versement d’un cautionnement de 100.000 euros. Les juges soupçonnent l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) d’avoir négligé la dangerosité du Mediator entre 1995 et 2009.  Pour Michel Courtois, le président de l’Association des victimes du Mediator, cette mise en examen est « une très bonne nouvelle« . Il estime qu’il est « tout à fait normal que tous les acteurs de ce scandale soir mis en cause, et pas seulement les laboratoires Servier« . Pour lui, l’affaire du Mediator a pris une telle ampleur car il y a eu « un laxisme » au niveau de l’Agence du médicament.

Scandale cheval Roumanie: une solution, nourrir les poissons !

Scandale cheval  Roumanie: une solution, nourrir les poissons !

 

Il est clair que la viande de cheval de Roumanie va éprouver des difficultés à s’écouler sur le marché (au moins pendant quelque temps, le temps que les médias se calment et passent à autre chose). Il existe pourtant une solution, grâce à la récente décision de l’Europe, autorisant à nouveau les farines animales pour l’élevage de poissons ; il suffit de transformer la viande de cheval roumaine en farine animale et de la  refourguer pour la nourriture des poissons. Il existe cependant un risque mais très minime, celui de voir émerger la maladie du poisson fou après celui de la vache folle. Mais la vache folle, c’est déjà loin, il y a près de 12ans ! Curieuse cette coïncidence entre cette décision de l’Europe et le scandale du cheval roumain. Pas tellement en fait, car on traite chaque problème séparément, le plus souvent à la hâte après un scandale et sans articulation avec des problématiques plus larges. D’ailleurs la commission prise au piège du calendrier médiatique a aussitôt répliqué » les risques de transmission de la maladie (EBS) entre animaux autres que ruminants est faible ! » ; Pourquoi se gêner ? On voit bien aussi la cohérence de la chaine alimentaire et écologique. Il faudra des tonnes de céréales, de fourrage ( quelques produits chimiques comme les antibiotiques ou les hormones) pour nourrir des ruminants qui finalement se transformeront ensuite en poissons. (Des céréales souvent importées). Pas facile pour la répression des fraudes de déceler la viande de cheval dans les succulents plats préparés de l’industrie agro alimentaire. Beaucoup s’interrogent sur le rôle de l’Europe, par exemple sur la gestion de l’Euro, sur la politique de croissance, sur sa politique de l’emploi. Pourtant l’Europe avec ses 55 000 fonctionnaires s’active aujourd’hui pour autoriser les farines animales (d’animaux morts) comme hier pour définir les trous du gruyère français. On donne bien des farines de poissons aux ruminants pourquoi pas l’inverse ? Face au tassement de la consommation, ce serait aussi une solution pour relancer la machine économique, la croissance et l’emploi.

 

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Scandale cheval Roumanie: une solution, nourrir les poissons !

Scandale cheval  Roumanie: une solution, nourrir les poissons !

 

Il est clair que la viande de cheval de Roumanie va éprouver des difficultés à s’écouler sur le marché (au moins pendant quelque temps, le temps que les médias se calment et passent à autre chose). Il existe pourtant une solution, grâce à la récente décision de l’Europe, autorisant à nouveau les farines animales pour l’élevage de poissons ; il suffit de transformer la viande de cheval roumaine en farine animale et de la  refourguer pour la nourriture des poissons. Il existe cependant un risque mais très minime, celui de voir émerger la maladie du poisson fou après celui de la vache folle. Mais la vache folle, c’est déjà loin, il y a près de 12ans ! Curieuse cette coïncidence entre cette décision de l’Europe et le scandale du cheval roumain. Pas tellement en fait, car on traite chaque problème séparément, le plus souvent à la hâte après un scandale et sans articulation avec des problématiques plus larges. D’ailleurs la commission prise au piège du calendrier médiatique a aussitôt répliqué » les risques de transmission de la maladie (EBS) entre animaux autres que ruminants est faible ! » ; Pourquoi se gêner ? On voit bien aussi la cohérence de la chaine alimentaire et écologique. Il faudra des tonnes de céréales, de fourrage ( quelques produits chimiques comme les antibiotiques ou les hormones) pour nourrir des ruminants qui finalement se transformeront ensuite en poissons. (Des céréales souvent importées). Pas facile pour la répression des fraudes de déceler la viande de cheval dans les succulents plats préparés de l’industrie agro alimentaire. Beaucoup s’interrogent sur le rôle de l’Europe, par exemple sur la gestion de l’Euro, sur la politique de croissance, sur sa politique de l’emploi. Pourtant l’Europe avec ses 55 000 fonctionnaires s’active aujourd’hui pour autoriser les farines animales (d’animaux morts) comme hier pour définir les trous du gruyère français. On donne bien des farines de poissons aux ruminants pourquoi pas l’inverse ? Face au tassement de la consommation, ce serait aussi une solution pour relancer la machine économique, la croissance et l’emploi.

 

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Scandale du cheval : une dimension internationale

Scandale du cheval : une dimension internationale

 

Le scandale s’étend au même rythme que les investigations. Il est clair que Spanghero n’est pas le seul présumé coupable dans cette affaire qui implique toute la filière de commercialisation et de transformation de la viande. Les Européens vont procéder à plusieurs milliers de tests sur des plats censés être préparés à base de bœuf pour vérifier s’ils contiennent du cheval alors que le scandale s’étend à de nouveaux pays et que la société française Spanghero, mise en cause par Paris, clame son innocence.  Les 27 Etats membres de l’UE se sont mis d’accord vendredi pour procéder à environ 2.250 tests. De 10 à 150 tests sont prévus dans chaque pays, principalement au niveau des distributeurs, sur des produits alimentaires destinés aux consommateurs.  Au Royaume-Uni, des tests ont déjà été réalisés par les industriels du secteur. De la viande de cheval a été détectée dans 29 produits censés être au bœuf, sur 2.501 échantillons, a annoncé vendredi l’Agence de sécurité alimentaire (FSA) britannique.   »L’écrasante majorité des produits au bœuf dans ce pays ne contient pas de cheval. Les exemples que nous avons eus sont totalement inacceptables mais ils sont l’exception », a déclaré Catherine Brown, directrice de la FSA.  De nouveaux pays ont rapporté vendredi la présence de viande de cheval dans des plats préparés qui étaient étiquetés pur bœuf, après la révélation du scandale au Royaume-Uni et en Irlande il y a un mois.  En Autriche, les autorités ont fait état de traces de viande de cheval dans des tortellinis qui n’auraient dû contenir que du bœuf. En Norvège, le groupe de grande distribution NorgesGruppen a annoncé que de la viande de cheval avait été retrouvée dans des lasagnes vendues dans ses magasins puis retirées des rayons.  Au Danemark, le ministère de l’alimentation a indiqué avoir ouvert une enquête sur un abattoir qui pourrait avoir introduit du cheval dans de la viande présentée comme du bœuf destinée à des fabricants de pizza.  Aux Pays-Bas, une perquisition a été menée vendredi dans une usine du sud du pays qui mélangeait viande de cheval et de bœuf avant de la revendre labellisée « pur bœuf ».   »La société transformait des carcasses de chevaux en provenance des Pays-Bas et d’Irlande en morceaux de viande et les mélangeait à des morceaux de viande de bœuf », a indiqué le Parquet dans un communiqué. L’entreprise, dont le nom n’est pas cité, revendait ensuite ces mélanges comme étant de la viande « pur bœuf ».  Les autres pays touchés jusqu’ici sont la France, l’Allemagne, la Suisse et la Suède. A ce jour, les autorités assurent qu’il n’y a pas de risque pour la santé humaine.  Selon l’agence française antifraudes, le scandale concerne 750 tonnes de viande dont 550 tonnes ont servi à la fabrication de plus de 4,5 millions de plats frauduleux vendus dans 13 pays européens.  Toujours selon cette agence, Spanghero, fournisseur de viande des surgelés Findus, a « réceptionné » pendant six mois en pains de 25 kilos 750 tonnes de viande de cheval, « avec l’étiquette douanière » correspondant bien à de la viande de cheval, comme l’ont montré les factures saisies entre un trader chypriote et la société française.  Implantée à Castelnaudary, dans le sud-ouest de la France, cette entreprise emploie quelque 300 personnes, au chômage technique depuis la décision jeudi des autorités françaises de lui retirer son agrément sanitaire.   »Je ne sais pas qui » est à l’origine de cette fraude, « mais c’est forcément pas nous », a déclaré vendredi le patron de Spanghero, Barthélémy Aguerre, à la radio Europe 1. « J’ai été sidéré » par les accusations des autorités françaises, a-t-il dit.  Jeudi, plusieurs ministres français avaient porté des accusations graves contre Spanghero, accusée de « tromperie économique », assurant que la société savait qu’elle revendait comme viande de bœuf de la viande chevaline et qu’elle avait trompé ses clients.   »Le gouvernement est allé un peu vite » et « je pense que je vais faire la preuve de notre innocence, de mon innocence en tout cas, et de l’innocence de mes collaborateurs », a fait valoir le directeur.   »Depuis qu’il y a eu le problème, on a analysé les pains de viande et dans certains, on a trouvé du boeuf et du cheval mélangés, ce qui prouve bien que ce n’est pas Spanghero qui a fait la magouille. La magouille, elle vient d’ailleurs », a-t-il assuré

 

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Scandale lasagnes au cheval

Scandale lasagnes au cheval

La découverte de cheval dans des lasagnes censées être au bœuf a provoqué un scandale au Royaume-Uni, où le cheval est vénéré et sa consommation taboue. Elle a entraîné le retrait vendredi des plats en France et en Suède.  La Roumanie a commencé samedi à se défendre. « Je suis sûr que l’importateur (français) savait que ce n’était pas du boeuf, car le cheval a un goût, une couleur et une texture particuliers », a indiqué à l’AFP le président de l’association Romalimenta qui regroupe les patrons roumains de l’alimentaire, Sorin Minea. Selon lui, il existe en Roumanie trois abattoirs qui exportent la viande chevaline vers des pays de l’UE, notamment la France et l’Italie. Le cheval « est moins cher que le boeuf », a souligné Sorin Minea.  Le ministère roumain de l’Agriculture a annoncé samedi mener une enquête sur les livraisons de viande vers la France.   »L’autorité sanitaire vétérinaire roumaine (ANSVSA) a contacté les autorités vétérinaires françaises qui ont confirmé qu’il s’agit de deux sociétés de Roumanie disposant d’une autorisation sanitaire vétérinaire pour l’abattage et le dépeçage du boeuf, du porc, du mouton et du cheval », a indiqué le ministère dans un communiqué transmis à l’AFP.  Pour compliquer l’affaire, Spanghero et sa maison-mère Pujol sont passés par l’intermédiaire « d’un trader chypriote, qui avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas », a indiqué le ministre français à la Consommation, Benoît Hamon.  M. Hamon a dénoncé cette architecture qui « relève avant tout d’une logique financière qui aurait rapporté plus de 300.000 euros ».  Il a demandé à l’organisme français de répression des fraudes « de se rapprocher sans délais » de ses homologues néerlandais et roumains « pour déterminer le stade auquel la fraude ou l’erreur de gestion des viandes doit être imputée ».   »Il est possible que nous ayons d’autres mauvaises nouvelles. (…) Je pense que nous devons être réalistes », a déclaré le ministre britannique de l’Environnement, Owen Paterson, à l’issue d’une réunion d’urgence à Londres avec les autorités sanitaires et les principales chaînes de supermarchés, dont Tesco, Asda, Morrisons et Sainsbury’s. Dans ce scandale, on a affaire soit à « une grave négligence », soit à « un complot international criminel », consistant à mettre volontairement du cheval dans des produits étiquetés « viande de boeuf », a estimé M. Paterson, qui attend des « résultats significatifs » d’ici vendredi prochain.  La viande de cheval ne présente pas de risque pour la santé. Mais les autorités britanniques craignent la présence dans cette viande d’un produit utilisé pour traiter la douleur chez les chevaux mais interdit à la consommation humaine, par crainte de « risque pour la santé ».  L’Agence britannique de sécurité alimentaire (FSA) a demandé à Findus d’effectuer « des tests » pour identifier la présence éventuelle dans les lasagnes de ce produit, la phénylbutazone.

Après le scandale, réforme de l’Euribor

Après le scandale, réforme de  l’Euribor

Pour éviter de nouvelles manipulations l’Europe voudrait contraindre les banques à participer à l’élaboration de l’Euribor. . La Commission craint que « l’intégrité des taux de référence » n’en pâtisse. Elle devrait ainsi présenter mi-2013 un texte destiné à réformer les « modalités d’élaboration de ces taux« , a annoncé Michel Barnier. Une « proposition qui devrait inclure la possibilité de rendre obligatoire la déclaration des taux de référence systémiques tels que l’Euribor« .  Cette déclaration fait suite à la mise en garde de la Banque centrale européenne, qui a appelé ce même jour les banques à rester dans l’Euribor, ou à y entrer si elles n’en faisaient pas encore partie. L’institution de Francfort craint, elle aussi, des perturbations éventuelles de son fonctionnement. Or « l’Euribor a une grande importance pour la mise en œuvre de la politique monétaire en zone euro », souligne la BCE. Chaque jour un panel d’établissements déclare à quel coût il emprunte sur les marchés. C’est la moyenne de tous ces taux, faite par la BCE, qui donne l’Euribor. Ce taux détermine notamment à combien les banques se prêtent entre elles. Mais il sert aussi de base de calcul à un grand nombre de produits financiers, de prêts aux entreprises et aux particuliers.  La Commission européenne mène actuellement une enquête parce qu’elle soupçonne des manipulations de ce taux, et de son équivalent britannique, le Libor, sur plusieurs années, par les acteurs qui contribuent à son calcul. La découverte de ce scandale aux implications multiples fait trembler le monde de la finance. Ainsi, chez Barclays et Deutsche Bank, les têtes n’en finissent pas de tomber, même au plus haut niveau. Les dommages et intérêts se comptent déjà en milliards de dollars, avec une mention spéciale pour HSBC, condamnée à verser 1,9 milliard de dollars. La plus lourde amende jamais infligée à une banque.

Monte Paschi : Draghi était au courant du scandale

Monte Paschi : Draghi était au courant du scandale

Mario Draghi, avait été informé des doutes des inspecteurs de la Banque d’Italie (BoI) sur Monte dei Paschi di Siena alors qu’il dirigeait la banque centrale italienne, a déclaré à Reuters l’un de ses responsables. Mario Draghi n’avait qu’un contrôle limité sur le processus de supervision de l’établissement actuellement au coeur d’un scandale politico-financier dont les origines remontent à l’époque où Mario Draghi dirigeait la Banque d’Italie, soit de 2006 à 2011, a ajouté cette source qui a requis l’anonymat. La Banque d’Italie a dit avoir fait tout ce qui était en son pouvoir dans le cadre de la surveillance de Monte Paschi, en la contraignant notamment à lever de l’argent frais et en exerçant des pressions pour obtenir le départ de ses dirigeants, partis depuis lors. Elle a approuvé le mois dernier un prêt de 3,9 milliards d’euros d’argent public destiné à consolider le bilan de la banque de Sienne. L’attitude de la banque centrale est toutefois remise en question, accusée de n’être pas intervenue plus rapidement pour sanctionner les dirigeants de Monte Paschi pendant le mandat de Mario Draghi alors que ses inspecteurs avaient identifié les contrats de dérivés, objets du scandale, dès la mi-2010. Les enquêteurs ont convoqué lundi l’ancien président de Monte Paschi, Giuseppe Mussari, qui avait démissionné en avril alors que la banque était confrontée à des problèmes croissants. Un de ses avocats a précisé que tous ses défenseurs n’étaient pas présents et Mussari a en conséquence demandé un nouveau rendez-vous jeudi. L’un des témoins-clés dans l’affaire, Antonio Rizzo, ancien employé de la Dresdner Bank, a répété devant la police financière les propos tenus lors de son premier interrogatoire: un groupe d’ex-dirigeants de la banque était connu sous le nom de « club des 5% » en raison des commissions touchées sur chaque transaction

 

Scandale Apollonia : les banques blanchies, comme d’habitude

Scandale Apollonia : les banques blanchies, comme d’habitude

 

 Depuis la crise de 2009, hormis le bouc émissaire kerviel, personne n’a été inquiété dans les banques françaises ; C’est encore le cas avec le scandale Apollonia. Là encore on rire sur un quasi cadavre, la CIF, filiale du crédit immobilier de France, lui même en décomposition financière. La mise en examen de la holding du groupe, CIFD, et celle de sa filiale Cifraa en Rhône-Alpes-Auvergne, ont été annulées, tout comme celles de la fédération régionale du Crédit Mutuel Méditerranéen et de sa caisse locale de l’Etang de Berre. La cour d’appel a en outre annulé les mesures de contrôle judiciaire imposées à ces banques, qui consistaient en des cautionnements de 55 millions d’euros pour le CIF et de 8 millions d’euros pour le Crédit Mutuel. Ces établissements restent automatiquement placés sous le statut de témoin assisté. Le parquet général avait requis en novembre la confirmation des mises en examen, sauf pour Cifraa. Ces banques avaient été mises en examen en juillet en tant que personne morale, après une trentaine de personnes physiques, dont une dizaine de cadres bancaires, dans ce vaste dossier instruit depuis 2008 à Marseille et qui doit son nom à une société immobilière d’Aix-en-Provence, Apollonia. Celle-ci est soupçonnée d’avoir escroqué, avec le concours financier de plusieurs banques, quelque 700 foyers de l’Hexagone entre 2003 et 2007, en leur vendant pour un milliard d’euros d’appartements surévalués. Le magistrat instructeur reprochait aux banques, dans les prêts qu’elles ont accordés aux clients d’Apollonia, d’avoir violé certaines règles du crédit, comme la loi Scrivener qui prévoit un délai de rétractation de 11 jours pour l’emprunteur, ainsi que des dysfonctionnements dans le contrôle interne de leurs opérations. Mais la cour d’appel a estimé que seule la BPI pouvait avoir une connaissance suffisante, au moment des faits, des pratiques frauduleuses imputées aujourd’hui à Apollonia, selon la même source. « C’est une décision qu’on attendait car une des évidences du dossier, c’est que le Crédit Mutuel est une victime de la société Apollonia », a commenté l’avocat de ce groupe bancaire, Me Guy Alias. En rélité qulle était la combine ? assaurer un complément de retraite via un investissement dans l’immobilier locatif, sans débourser un centime. Apollonia proposait à ses clients -des cadres ou professions libérales, notamment beaucoup de médecins-d’acheter à crédit de nombreux biens destinés à la location meublée. Le soutien des banques (pour qui Apollonia était un important apporteur d’affaires) et l’aval des notaires leur donnaient confiance. Un couple d’Isère a ainsi acquis 17 appartements pour 3,3 millions d’euros aux quatre coins du pays, rapporte l’AFP. Les revenus locatifs et avantages fiscaux liés à ce type d’investissement devaient autofinancer l’opération. Mais les investisseurs se sont rapidement retrouvés surendettés et dans l’impossibilité de rembourser leur emprunt et les banques ont fait saisir leurs biens. Pis, il est apparu que les biens étaient surpayés, de 2,5 à 6 fois leur prix, les loyers prévisionnels surévalués, et que les taux de prêts accordés par les banques étaient dans certains cas majorés de 0,4% pour « service rendu » par les établissements

Fraude fiscale : scandale en Grèce, pas en France ?

Fraude fiscale : scandale en  Grèce, pas en France ?

Il est de bon ton de critiquer la fraude fiscale en Grèce. La dénonciation de cette fraude est par ailleurs assez pertinente. En France, on en parle mais peu ; la fraude est pourtant réelle même si elle n’atteint  pas les mêmes proportions qu’en  Grèce ;  pourtant c’est sans doute environ 30 milliards qui sont concernés dans l’hexagone (l’équivalent du plan d’austérité du budget 2013). Affaire grecque : après douze heures de procès et sous les applaudissements de l’audience, la justice grecque a acquitté le journaliste et éditeur Kostas Vaxevanis, accusé de violation de données personnelles, pour avoir publié la «liste Lagarde» dans son magazine Hot Doc. Il risquait trois ans de prison. Le document, comprenant 2059 noms de Grecs présumés avoir des comptes en Suisse, dans la banque HSBC, est pourtant largement remis en cause aujourd’hui. Pour Giorgos Tzogopoulos, analyste au think-tank Eliamep, la liste publiée par Kostas Vaxevanis montre l’hypocrisie de la classe politique grecque mais surtout son incompétence à lutter contre la fraude fiscale qui est le fléau du pays. «Il est tout de même étrange que ce document, transmis en 2010 par Christine Lagarde, ministre des Finances de la France, à son homologue grec, ait été égaré par ce dernier et son successeur. Le pire est que personne n’ait recherché l’identité fiscale des personnes citées. Le manque de compétence des personnes attachées aux postes clés nuit sérieusement au bon fonctionnement de l’État», estime t- il. La fraude fiscale représente un manque à gagner annuel de plus de 30 milliards d’euros. Et en France ?  La fraude fiscale en France représente entre 20,5 et 25,6 milliards d’euros avec : 7,3 à 12,4 milliards d’euros de TVA, 4,6 milliards d’euros d’impôts sur les sociétés, 4,3 milliards d’euros d’impôts sur le revenu 1,9 milliards d’euros d’impôts locaux, 2,4 milliards d’euros sur les autres impôts. La Fraude aux cotisations sociales représente 8,4 à 14,6 milliards d’euros soit 6,2 à 2,4 milliards d’euros de manque à gagner avec le travail au noir,  2, 2 milliards d’euros sur la reste des cotisations. Ensuite il y a un autre type de fraude c’est la fraude aux prestations sociales. Assedic, RMI, Allocations familiales et sécurité sociale représente 2 à 3 milliards d’euros de fraude fiscale. Enfin il semblerait que ces estimations parlent de 80, 4 milliards d’euros d’avoirs français en Suisse non déclarés. Cette étude étant ancienne, la fraude actualisée atteint sans doute aujourd’hui de l’ordre de 30 milliards. C’est l’équivalent du plan d’austérité du budget de 2013.

LIBOR : le scandale va coûter cher aux banques

LIBOR : le scandale va coûter cher aux banques

Depuis juin dernier, les banques susceptibles d’avoir trafiqué les taux entre 2005 et 2009, soit en les baissant pour «sauver» un système bancaire fragilisé, soit en les augmentant pour gonfler leurs profits, répètent qu’elles «coopèrent» avec les différentes autorités (américaines, européenne, britannique, suisse, allemande, singapourienne, etc.). Elles se sont également lancées dans des enquêtes internes pour faire la lumière sur les pratiques de certains traders. Des démarches qui constistent à éplucher des milliers d’e-mails et de conversations téléphoniques. Ici et là, des têtes sautent. La presse révèle régulièrement des licenciements ou suspensions de traders, notamment chez UBS, Deutsche Telekom, ou encore RBS.  Toutes veulent éviter à tout prix d’être condamnées à la décapitation – ce qui est arrivé en juin dernier à la banque britannique Barclays dont les têtes dirigeantes ont été poussées vers la sortie après avoir accepté de régler à l’amiable 360 millions de dollars pour stopper les enquêtes à son encontre sur le Libor. Malgré tout, certaines se préparent à devoir payer cher, à en croire les propos de Stephen Hester, le PDG de RBS: «RBS est une des banques empêtrées dans le scandale. Nous aurons aussi de mauvais jours à passer sous les feux des projecteurs», a-t-il concédé, s’attendant à devoir «payer beaucoup d’argent

 

 

Scandale Libor : les banques assignées à comparaître

Scandale Libor : les banques assignées à comparaître

 

Dans l’affaire du Libor dite «Liborgate», l’enquête des autorités américaines avance. Plusieurs des établissements soupçonnés de s’être entendus pour manipuler des taux d’intérêts interbancaires ont été assignés à comparaître par les États de New York et du Connecticut, selon une source proche du dossier citée par les agences de presse. Parmi elles, JPMorgan, Barclays, Citigroup, UBS, HSBC, RBS. La banque allemande Deutsche Bank, qui avait reconnu fin juillet que quelques-uns de ses employés avaient contribué aux manipulations du Libor en agissant «de leur propre chef», fait également partie de la liste.  Les enquêtes internationales cherchent à comprendre dans quelle mesure les banques étaient au courant des pratiques frauduleuses de leurs traders et se sont organisées en cartel. Leur part de responsabilités se ressentira dans les pénalités financières dont elles devront s’acquitter. Pour les banques citées précédemment, entre les amendes, les dommages et intérêts que pourraient exiger les clients lésés, et l’impact négatif en termes d’image pour les banques, la facture pourrait s’élever à 10 voire 20 milliards de dollars. Quant à Bank of America, qui contribue aussi à la fixation du taux interbancaire et n’avait jusqu’alors pas communiqué sur l’affaire, a pour sa part reconnu dans son dernier rapport trimestriel à la SEC le 2 août qu’elle avait reçu des demandes de documents de la part des autorités américaines et européennes, mais n’a pas été assignée à comparaître.  Les assignations à comparaître du ministre de la Justice de l’Etat de New York ont été envoyées en mai pour la banque américaine Citigroup et la suisse UBS, en juillet et août pour les cinq autres. Citibank et JPMorgan Chase ont déjà indiqué dans des rapports trimestriels remis à l’autorité boursière américaine (SEC) qu’elles avaient fait l’objet de demandes de documents aux Etats-Unis dans le cadre d’enquêtes sur le Libor et qu’elles coopéraient avec les autorités.  Quoiqu’il en soit, il s’agit d’une étape supplémentaire dans cette affaire qui concerne également des banques françaises comme la Société générale et le Crédit agricole et déclenchée par Barclays, dont l’ex-directeur général Bod Diamond, au cœur de la tricherie, a dû démissionner. En effet, les autorités ont demandé jusqu’à présent à recevoir des documents mais pas à auditionner des dirigeants des banques concernées. Le Connecticut et New York sont, pour le moment, les deux seuls Etats américains à enquêter sur le sujet, outre les régulateurs fédéraux et internationaux. La banque britannique a été la première, fin juin, à conclure avec les autorités un accord amiable, moyennant 453 millions de dollars. D’autres seraient également prêtes à négocier.

 

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