Archive pour le Tag 'Scandale'

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Kerviel : la scandale du bouc émissaire du krach financier

Kerviel : la scandale du bouc émissaire du krach financier

 

 

Des dizaines et des dizaines de milliards partis en fumée à cause de la spéculation des banques françaises mais curieusement aucun responsable n’a été puni ; sauf le lampiste kerviel qui il est vrai a fait beaucoup de zèle  mais il n’a fait que ce qu’ont fait tous les autres traders sur une plus grande échelle ; pas un patron de banque inquiété, pire la plupart se sont enrichis en s’octroyant actions, salaires démentiels et retraites chapeaux ;  ils ont même réussi à imposer à Moscovici une mini réforme bancaire pour continuer à spéculer avec de l’argent qui ne leur appartient pas. Pour kerviel, la raison est simple kerviel n’appartient pas à l’élite, il n’a pas fait polytechnique, ni sciences Po, ni HEC. Cette oligarchie là protège les siens pas les pouilleux comme Kerviel ( en plus qui ne s’est même pas enrichi !). Un kerviel certes irresponsable mais qui ne mérité pas d’être condamné à rembourser 5 milliard (avec 5 ans de prison). Le Floch Prigent , ancien patron de ELF a été condamné pour les mêmes raisons, il n’appartenait pas à cette oligarchie alors qu’on sait bien qu’Elf a toujours traficoté notamment avec les partis politiques. Kerviel est une chèvre qu’il faut sacrifier afin que le sacrifice du sang d’un « couillon » lave les fautes de l’ensemble de la faune financière.  Condamné en première instance puis en appel à la même peine, cinq ans d’emprisonnement dont trois ferme et 4,91 milliards d’euros de dommages et intérêts, il reconnaît une part de responsabilité mais réfute avoir agi en secret. « J’ai fait ce que la banque m’a appris à faire et je n’ai volé personne », martèle-t-il. La banque savait ou aurait dû savoir ce qui se tramait dans cette salle de marchés d’une tour de La Défense et ne peut donc se prétendre victime, plaide Jérôme Kerviel, dont la présence à l’audience jeudi restait encore incertaine la veille.  Des défauts de contrôle importants ont notamment été pointés par le régulateur des banques, la Commission bancaire devenue l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP), qui a condamné la Société Générale à 4 millions d’euros d’amende pour ces manquements. Mais dans son avis écrit, l’avocat général près la Cour de cassation, Yves Le Baut, rétorque qu’une « victime négligente n’est pas pour autant une victime consentante ». Selon le magistrat, « on ne peut tirer pour conséquence du défaut de vigilance » de la banque « son adhésion à la commission des agissements qui lui ont porté préjudice ».  Dans sa bataille, qu’il a cherché à porter sur le terrain politique, l’ancien trader de 37 ans s’est trouvé cette semaine une nouvelle alliée. Après le co-président du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, Jérôme Kerviel a reçu le soutien de la député européenne EELV Eva Joly.  L’ancienne juge a donné deux entretiens pour défendre l’ancien opérateur de marché, critiquant l’instruction du dossier qui ne s’est basé, selon elle, que sur les éléments fournis par la banque, sans expertise indépendante. Cette expertise, Jérôme Kerviel la réclame, mais elle lui a toujours été refusée.  La défense de Jérôme Kerviel conteste également les dommages et intérêts attribués à la banque, ces 4,91 milliards d’euros dont il ne pourrait sans doute payer qu’une infime partie si la condamnation devenait définitive. Ce montant correspond à la perte constatée par l’établissement bancaire après s’être défait de toutes les positions accumulées par le jeune homme, qui avaient atteint 49 milliards d’euros environ début janvier 2008.  L’ancien trader rappelle notamment qu’il n’a tiré aucun profit personnel des opérations incriminées et accuse la banque d’avoir matérialisé cette perte en soldant son exposition sans discernement. Parmi les exemples comparables, très rares sont les cas où le trader est condamné à rembourser la somme perdue par la banque. Hors de France, seul l’Américain John Rusnak a été contraint par la justice de rembourser les 691 millions de dollars qu’il avait fait perdre en 2002 à une filiale américaine de l’Allied Irish Bank, une banque irlandaise.  Pour autant, l’avocat général s’inscrit dans la lignée des deux premières décisions de justice, qui ont suivi la jurisprudence imposant une réparation intégrale du préjudice. Une fois le préjudice évalué, il ne peut être indemnisé qu’en totalité et non partiellement, selon lui, même si le montant est colossal.  Quelle que soit la décision de la Cour, d’autres procédures se poursuivront, notamment aux prud’hommes, où l’ancien trader conteste les conditions de son licenciement. Une audience est prévue le 24 mars. La défense de Jérôme Kerviel a, par ailleurs, déposé deux plaintes contre la Société Générale, l’une pour faux et usage de faux, l’autre pour escroquerie au jugement, respectivement en juin et juillet 2013.  Mais en cas de rejet du pourvoi examiné jeudi par la plus haute juridiction française, Jérôme Kerviel, qui a effectué 37 jours de détention provisoire en 2008, sera incarcéré, sans doute dans un délai rapproché. Il ne pourra pas bénéficier d’un aménagement de peine, qui n’est ouvert que pour les condamnations inférieures à deux ans d’emprisonnement (pour les primo-délinquants).

 

Le scandale du prix des lunettes

Le scandale du prix des lunettes

 

Résumons en moyenne un opticien par une paire de lunette autour de 100 euros et les rend autour de 450 euros. Des marges allant jusqu’à 70% du prix de vente d’une paire de lunettes. Des lunettes deux fois plus chères que dans les pays voisins. Pas étonnant que les magasins pullulent (il suffit de vendre 2 à 3 paires par jour pour le rentabiliser).  Au printemps dernier, une étude de l’UFC-Que Choisir dénonçait les – trop – bonnes affaires des opticiens. Si les députés votent ce soir la libéralisation du marché des lunettes contenue dans le projet de loi sur la consommation, l’équilibre pourrait s’inverser.  Cette disposition, introduite dans le texte par le Sénat, permettrait de vendre des lunettes et des lentilles sur internet. Le ministre Benoît Hamon, qui pilote le projet, estime qu’elle rapporterait environ un milliard d’euros de pouvoir d’achat en faisant baisser les prix de 30 à 40%. Actuellement, il faut débourser en moyenne 470 euros pour se payer une paire de lunettes, soit deux fois plus que dans la plupart de nos voisins européennes. La libéralisation se décline en plusieurs points. Le principal étant que la mesure de l’écartement des yeux – l’écart pupillaire – donnée indispensable pour se faire fabriquer une paire de lunettes, ne serait plus réservée aux opticiens. Les ophtalmologues pourraient le faire et l’inscrire sur l’ordonnance. Avec cette donnée, le patient pourra aller sur internet pour commander ses lunettes sur mesure. Les opticiens contestent à la fois les chiffres avancés par le ministre. Ils soulignent que la vente par internet ne représente que 3% dans les pays où la libéralisation du marché a déjà eu lieu, Etats-Unis et Grande-Bretagne en tête. La vente des équipements optiques reste une affaire de santé, estiment-ils et l’écart pupillaire n’est pas la seule mesure à prendre. Et il faudra toujours un professionnel pour régler les lunettes après réception. Ils brandissent aussi un risque de destructions d’emplois auquel le gouvernement ne croit pas en raison du vieillissement de la population.

 

 

Retraites chapeaux : scandale chez Air France

Retraites chapeaux : scandale chez Air France

Au moment où elle prévoit de supprimer 3.000 postes d’ici l’année prochaine dans le cadre de son plan de restructuration Transform 2015, la compagnie aérienne serait en train de provisionner 119 millions d’euros pour la retraite chapeau de ses dirigeants. Selon le Spaf, le groupe a « provisionné en moyenne près de 15 millions d’euros par an » depuis 2005 pour le régime dit « de retraite complémentaire », soit un total de près de 119 millions d’euros au bénéfice exclusif des retraites chapeau de 37 cadres dirigeants ». De fait, le dispositif mis en place par le groupe Air France-KLM dans le document de référence en 2004 garantit à certains dirigeants entre 35 et 40% de leur rémunération moyenne annuelle des trois dernières années. Ce régime concerne au moins 37 dirigeants du groupe, à l’exclusion d’Alexandre de Juniac, PDG du transporteur franco-néerlandais pour lequel le bénéfice de ce régime a été rejeté lors d’un conseil d’administration en 2011, selon le syndicat. « Ces dirigeants ou hauts cadres ont tout à fait les moyens de se faire des matelas financiers pendant leur activité. Si en plus on continue à les rémunérer une fois qu’ils sont à la retraite, c’est purement scandaleux. Surtout au moment où on doit faire des économies », s’est outré Léon Crémieux, du syndicat Sud aérien. Face à la grogne des syndicats, la direction d’Air France a tenu à préciser dans un communiqué qu’aucun de ses dirigeants ne bénéficiait plus de retraite chapeau depuis le début de l’année. Le groupe a également indiqué que le montant de la provision n’est pas de 119 millions mais de 13 millions d’euros. Ce qui n’a pas empêché plusieurs syndicats, dont les pilotes du Spaf, d’en appeler à l’État, qui reste le premier actionnaire de la compagnie à hauteur de 16%.

Ecotaxe : un scandale d’Etat ?

Ecotaxe : un scandale d’Etat ?

L’affaire de l’écotaxe pourrait bien cacher un scandale d’Etat concernant Ecomouv, la société qui devait se charger de la collecte de l’écotaxe. Ardents défenseurs de la philosophie du « pollueur-payeur », les écologistes ont tiré à boulets rouges lundi contre les modalités de mise en ?œuvre de cette taxe, qui a soulevé la Bretagne. Leur ex-candidate à l’élection présidentielle, l’eurodéputée Eva Joly, a jugé qu’il « faut dénoncer ce contrat et il faut faire une enquête ». Le député EELV des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert, n’a pas hésité à décrire les germes d’un « scandale d’Etat » derrière le partenariat public-privé (PPP) avec Ecomouv’, société montée spécifiquement pour mettre en ?uvre et collecter l’écotaxe. Le principe de cette fiscalité écologique, imposée au transport routier en vue de financer des grands projets d’infrastructures, avait été adopté largement par la classe politique lors du Grenelle de l’environnement, sous le gouvernement Fillon. Les conditions du contrat liant Ecomouv’ à l’Etat sont également connues: le dispositif doit rapporter 1,15 milliard d’euros par an, dont 20% pour Ecomouv’, soit 250 millions d’euros annuels.  Ecomouv’ appartient à 70% à la compagnie italienne Autostrade per l’Italia. Le reste de son capital est partagé entre le groupe français d’électronique et de défense Thales, Geodis (filiale de la SNCF), l’opérateur de télécommunications SFR et Steria, société d’ingénierie informatique. « Les 20% qu’ils touchent eux, c’est énorme (par un rapport à un partenariat public-privé classique) », estime-t-on dans l’entourage de l’actuel ministre des Transports Frédéric Cuvillier. « Il n’y a pas de dogme anti-PPP, on en a signé plusieurs depuis qu’on est là, mais est-ce que celui-ci a été signé dans des conditions acceptables? », s’interroge la même source, pointant vers le gouvernement Fillon.  Le pouvoir socialiste a seulement suspendu l’écotaxe et n’entend pas y renoncer, arguant qu’un abandon coûterait 800 millions d’euros payables sans délai, et 200 millions supplémentaires sur un an, soit un milliard d’euros au total. A quatre mois des municipales, la candidate socialiste à la mairie de Paris, Anne Hidalgo a fustigé un « marché ruineux » sur lequel sa rivale UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, ex-ministre de l’Ecologie, « doit rendre des comptes ».  Certains anciens responsables de droite n’ont pas été en reste pour se désolidariser: Rachida Dati et Xavier Bertrand se sont étonnés « qu’une entreprise privée et étrangère soit en charge de collecter l’impôt en France ».   »Il y a une différence fondamentale en matière de fiscalité entre un impôt et une taxe », corrige Dominique Bussereau, joint par l’AFP. L’ancien ministre des Transports, qui a vécu le début la procédure, souligne que de nombreux organismes privés comme les chambres d’agriculture ou de commerce assurent aujourd’hui la perception de certaines taxes.   »La somme reversée pour gérer la complexité du système ne me paraît pas folle », plaide M. Bussereau.  Le PDG de Steria, François Enaud, a défendu une rémunération, calculée selon lui « au cordeau ». « N’importe quelle entreprise vous dira que pour maintenir un système il faut à peu près 10% de ses coûts de construction et ensuite pour amortir un système qui a été financé par les sociétés privées il faut bien, sur une durée de 10 ou 15 ans, rajouter 10% », a-t-il plaidé sur LCI.  Plus largement, les conditions d’attribution à la société Ecomouv’ refont surface. Le choix du gouvernement avait été contesté par Alvia, l’un des concurrents à l’appel d’offres, devant le tribunal administratif. Le juge avait alors invalidé la candidature d’Ecomouv’, arguant notamment que le conseiller de l’Etat sur le dossier écotaxe, le cabinet suisse Rapp Trans AG, ne pouvait être impartial car il travaillait également avec Autostrade.  Cette décision avait ensuite été cassée par le Conseil d’Etat, qui « a considéré que les griefs qui étaient formulés ne concernaient pas le contrat en cours de signature », se défend Ecomouv’, jointe par l’AFP.  Dans l’entourage de François Fillon, on adopte la même ligne. De source proche de l’ancien Premier ministre, le contrat entre Ecomouv’ et l’Etat est « totalement inattaquable », car le gouvernement a procédé au « lancement d’un appel d’offres » et a ensuite choisi la société en mesure de mettre ?uvre l’écotaxe le plus rapidement possible.  Sollicitée par l’AFP, Nathalie Kosciusko-Morizet, elle, n’a pu être jointe lundi mais elle avait balayé de la même manière la semaine passée des critiques de Stéphane Le Foll.

 

Danone : impliqué dans un scandale de lait en Chine

Danone :  impliqué dans un scandale de lait en Chine

Alerte à la toxine botulique. La Chine, puis la Russie, ont suspendu toutes leurs importations de lait de nouvelle Zélande ce lundi 5 août. En cause: la détection de bactéries pouvant causer le botulisme (une forme de paralysie) dans certains lots de lactosérum, utilisé pour la fabrication de lait en poudre et de boissons lactées. Les lots incriminés ont été exportés vers plusieurs pays d’Asie et du Moyen-Orient, comme la Malaisie, le Vietnam, la Thaïlande et l’Arabie Saoudite. Mais c’est la Chine la principale victime de ce scandale alimentaire: le pays a importé pour presque 2 milliards de dollars de lait en poudre en 2012. Et 90% de ces importations provenaient justement de Nouvelle Zélande. Un sujet d’autant plus sensible que le pays est confronté à des scandales sanitaires à répétitions.  Plusieurs industriels sont concernés par le scandale. Au premier chef, le géant néozélandais des produits laitiers Fonterra, mais aussi Danone, le leader mondial de l’agroalimentaire se fournissant en lactosérum auprès de la coopérative de Nouvelle-Zélande. La filiale chinoise du Français, Dumex Baby Food Co., a donc dû procéder à des rappels de produits. Elle aurait importé en Chine plus de 200 tonnes de poudre de lait contaminée.Un fournisseur de l’Américain Coca Cola et le Chinois Wahaha ont également acheté des lots incriminés. Mais ce scandale pourrait nuire tout particulièrement à Danone. Le géant français profitait justement des conséquences d’une vaste affaire de lait frelaté vendu par des industriels chinois. Les consommateurs, échaudés, se tournaient en effet vers les produits laitiers de groupes étrangers, à la réputation sans tache. Pas plus tard que la semaine dernière, à l’occasion de la présentation des résultats semestriels du groupe le 29 juillet, le directeur financier de Danone, Pierre-André Terisse, déclarait être « fondamentalement optimiste en ce qui concerne les perspectives de la Chine ». De quoi écorner l’image de l’industriel à un moment très inopportun: selon David Gaud, gérant senior chez Edmond de Rothschild AM en Asie, qui intervenait ce lundi matin sur BFMBusiness, Pékin est sur le point d’assouplir sa politique de l’enfant unique. Cela offrirait de belles perspectives de croissance aux géants mondiaux des produits laitiers. A condition qu’ils gardent la confiance des consommateurs…

 

Affaire Tapie : scandale d’Etat de Mitterrand à Sarkozy

Affaire Tapie : scandale d’Etat de Mitterrand à Sarkozy

Laurent Mauduit*

 

Mis en difficulté avec l’affaire Cahuzac, les socialistes ont trouvé avec le scandale Tapie une opportunité de contre-attaque pour dénoncer l’affairisme qui avait cours sous le précédent quinquennat. En chœur, tous les hiérarques de la Rue de Solferino dénoncent donc à qui mieux mieux cette « affaire d’Etat ».  Ils se font un malin plaisir de souligner qu’elle va nécessairement éclabousser Nicolas Sarkozy, à l’origine des instructions qui ont conduit au désormais célèbre arbitrage et aux 403 millions d’euros perçus sans doute indûment par Bernard Tapie.  Au risque de jouer les rabat-joie, il faut pourtant dire les choses telles qu’elles sont : les dignitaires socialistes n’ont aucune raison de tirer la couverture à eux et de s’attirer les mérites de ce spectaculaire épilogue judiciaire qui est en train de se jouer, avec la mise en examen de l’un des arbitres pour «escroquerie en bande organisée».  D’abord parce qu’ils n’ont pas joué les premiers rôles dans la bataille pour que la vérité finisse par émerger – le président du MoDem, François Bayrou, a manifesté une pugnacité autrement plus remarquable. Et puis, surtout, les socialistes ont une part de responsabilité dans cette histoire stupéfiante, qu’il est opportun de ne pas oublier.  En quelque sorte, Bernard Tapie fait le pont entre les aspects les plus sombres du mitterrandisme et les traits les plus saillants du sarkozysme. Ou, si l’on préfère, c’est un formidable révélateur de l’affairisme qui avait cours sous le premier, et qui s’est encore accentué sous le second. L’histoire de Bernard Tapie peut en effet se résumer à ce sidérant raccourci : le scandale, c’est sous François Mitterrand qu’il a commencé, et c’est sous Nicolas Sarkozy qu’il s’est achevé.  Sa bonne fortune, c’est, de fait, sous le second septennat de François Mitterrand que Bernard Tapie a commencé à la connaître. D’abord parce que les socialistes ont pris à l’époque la responsabilité de le présenter sous les traits d’un entrepreneur modèle, au point de faire de lui un ministre, alors qu’il n’était qu’un aventurier sans trop de scrupule de la vie financière, jouant en permanence sur le registre du populisme.  Mais il y a encore beaucoup plus grave que cela. C’est que Bernard Tapie a tiré financièrement avantage de cette courte échelle que lui ont faite les socialistes. L’homme d’affaires se présente en effet souvent en victime et fait valoir qu’il aurait été floué par le Crédit lyonnais lors de la revente du groupe Adidas, mais la vérité est tout autre. S’il n’avait pas été protégé par François Mitterrand, il n’aurait jamais profité des bonnes grâces du Crédit lyonnais, qui était à l’époque une banque nationalisée.

 

On oublie trop souvent que Bernard Tapie n’a jamais engagé le moindre argent personnel – pas un seul centime - lors de sa prise de contrôle, en juillet 1990, du groupe Adidas : c’est la banque publique qui a financé l’opération, en lui faisant un prêt de 1,6 milliard de francs sur deux ans ; prêt que Bernard Tapie n’a jamais été capable de rembourser. Or, deux ans plus tard, après déjà bien des péripéties, si la banque, à l’époque dirigée par Jean-Yves Haberer, avait été un établissement normal ; si l’Elysée n’avait pas fait comprendre que Bernard Tapie était sous sa protection et allait bientôt redevenir ministre, l’histoire se serait arrêtée là.

Le Crédit lyonnais aurait fait jouer les nantissements dont il disposait sur les titres Adidas de Bernard Tapie, et il n’y aurait pas eu de litige commercial les années suivantes. Et il n’y aurait pas eu non plus d’arbitrage seize ans plus tard.

En somme, Bernard Tapie a profité d’un traitement de faveur indigne d’une démocratie, en 1992, parce qu’il était l’un des protégés de François Mitterrand. Et c’est grâce à cela, sans jamais avoir investi le moindre sou dans Adidas, qu’il a pu, longtemps après, intriguer dans les coulisses du pouvoir sarkozyste.

 

A bon droit, on peut donc juger sévèrement cette histoire d’arbitrage, dont Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde ont pris l’initiative en 2007. Très sévèrement, surtout si la justice arrive à étayer ce qui est aujourd’hui sa suspicion, à savoir que toute la procédure n’a été, en réalité, qu’une invraisemblable «escroquerie», conduite par une «bande organisée» qui pourrait avoir des ramifications jusqu’à l’intérieur même de l’Etat.

Mais il ne faut donc pas perdre de vue que ce scandale trouve sa source dans d’autres dérives, celles qu’ont connues les socialistes au début des années 90. Epoque passablement glauque ! C’étaient les «années-fric», les années de «l’argent fou», éclaboussées par une cascade de scandales, du délit d’initiés de Pechiney-Triangle jusqu’aux détournements d’Elf.  De cette époque lointaine, où Bernard Tapie était le protégé de l’Elysée, il reste d’ailleurs des traces. Car, aujourd’hui encore, quelques socialistes lui sont restés fidèles et défendent sa cause. A commencer par le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui intrigue en permanence en sa faveur.  En quelque sorte, Bernard Tapie est un trait d’union entre deux époques détestables, où la démocratie était anémiée et l’affairisme, prospère. En sommes-nous vraiment sortis ?

* laurent.mauduit@mediapart.fr

 

Scandale patrimoine : Cécile Duflot possède une 4L !

Scandale patrimoine : Cécile Duflot possède une 4L !

 

Non seulement Cécile Duflot,  la ministre du logement possède une Twingo d’une quinzaine d’années d’une valeur d’environ 300 euros mais en plus elle a déclaré détenir aussi une 4L datant d’après les historiens de la fin du 19ème siècle ou de la première moitié du 20 ème  qui vaut sans doute moins de 100 euros et quelques bricoles (dont une maison de 150 m2). Un vrai scandale car d’après des informateurs qui veulent conserver l’ anonymat, elle posséderait aussi un solex de 1965 et un vieux vélo acheté 10 euros dans une brocante. Deux biens non signalés qui en fait pourraient bien être garés en Suisse. Moscovici interrogé a déclaré n’avoir jamais été informé du scandale ; ému par cette affaire, le secours écologiste a lancé une souscription pour aider Cécile Duflot à changer sa 4L.

Mediapart annonce un scandale républicain

Mediapart annonce  un scandale républicain

 

Après l’affaire Cahuzac, le site d’informations Mediapart promet d’autres révélations que son fondateur qualifie de « scandale républicain », dans un extrait d’un entretien qui sera diffusé dimanche. « Mediapart, après cette affaire Cahuzac, va avoir d’autres informations qui vont aller dans ce sens là et qui vont poser cette question, dont je sais le caractère lourd, il nous faut un sursaut démocratique et social », explique Edwy Plenel, dans cet extrait diffusé par la chaîne télévisée France Ô. « On ne peut pas continuer à être dirigé par des gens qui se croient au-dessus des lois qu’ils votent », ajoute-t-il. Prié de dire si la France se dirige vers un « scandale d’Etat », Edwy Plenel répond : « Vers un scandale républicain car c’est toute la République qui est concernée ».

 

 

Scandale viande Cheval: Le Foll critique les Pays-Bas

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Scandale viande Cheval: Le Foll critique les Pays-Bas

 

La France n’a toujours pas de nouvelles de l’enquête menée aux Pays-Bas sur le courtier mis en cause dans le scandale de la viande de cheval et la nouvelle affaire du mouton prohibé, a déclaré aujourd’hui le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. « On va harceler les Pays-Bas pour comprendre pourquoi on n’a toujours rien de leur part. Avec les Britanniques, on travaille dans la transparence depuis le début de cette affaire. Mais par rapport aux Pays-Bas et au rôle de Jan Fasen (patron de Draap Trading, ndlr), il y a un vrai souci », a-t-il expliqué. Et le ministre de dénoncer le « système commercial » d’un trader « peu scrupuleux » qui « achète partout où il peut de la viande pas chère » en dépit des règles.  Après le scandale de la viande de cheval, une affaire de fraude touchant à la consommation, mais aussi cette fois à la santé publique, a vu le jour hier avec la découverte, dans la même entreprise française Spanghero, de 57 tonnes de viande de mouton prohibée car découpée mécaniquement selon une technique interdite dans l’Union européenne, provenant de Grande-Bretagne. Et c’est le même courtier, Draap Trading, basé à Chypre, propriété du néerlandais Jan Fasen, qui a facturé à l’entreprise française la marchandise censée servir à la fabrication de merguez ou de charcuterie. Depuis la vache folle, l’UE interdit par précaution de séparer mécaniquement la viande sur certains ruminants, car des éclats d’os et de moelle porteurs éventuellement d’infections peuvent se retrouver dans la viande.

Scandale Médiator : mise en examen de l’agence du médicament

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Scandale Médiator : mise en examen de l’agence du médicament

Les juges enquêtant sur l’affaire du Médiator ont mis en examen l’ANSM ce mardi pour homicides et blessures involontaires. Elle a été placée sous contrôle judiciaire. L’Agence est soupçonnée d’avoir négligé la surveillance de la potentielle dangerosité du Mediator entre 1995 et 2009.  Nouveau développement dans l’affaire du Mediator. L’Agence du médicament a été mise en examen ce mardi pour homicides et blessures involontaires. L’Agence a été placée sous contrôle judiciaire. Selon un source judiciaire, cela implique le versement d’un cautionnement de 100.000 euros. Les juges soupçonnent l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) d’avoir négligé la dangerosité du Mediator entre 1995 et 2009.  Pour Michel Courtois, le président de l’Association des victimes du Mediator, cette mise en examen est « une très bonne nouvelle« . Il estime qu’il est « tout à fait normal que tous les acteurs de ce scandale soir mis en cause, et pas seulement les laboratoires Servier« . Pour lui, l’affaire du Mediator a pris une telle ampleur car il y a eu « un laxisme » au niveau de l’Agence du médicament.

Scandale cheval Roumanie: une solution, nourrir les poissons !

Scandale cheval  Roumanie: une solution, nourrir les poissons !

 

Il est clair que la viande de cheval de Roumanie va éprouver des difficultés à s’écouler sur le marché (au moins pendant quelque temps, le temps que les médias se calment et passent à autre chose). Il existe pourtant une solution, grâce à la récente décision de l’Europe, autorisant à nouveau les farines animales pour l’élevage de poissons ; il suffit de transformer la viande de cheval roumaine en farine animale et de la  refourguer pour la nourriture des poissons. Il existe cependant un risque mais très minime, celui de voir émerger la maladie du poisson fou après celui de la vache folle. Mais la vache folle, c’est déjà loin, il y a près de 12ans ! Curieuse cette coïncidence entre cette décision de l’Europe et le scandale du cheval roumain. Pas tellement en fait, car on traite chaque problème séparément, le plus souvent à la hâte après un scandale et sans articulation avec des problématiques plus larges. D’ailleurs la commission prise au piège du calendrier médiatique a aussitôt répliqué » les risques de transmission de la maladie (EBS) entre animaux autres que ruminants est faible ! » ; Pourquoi se gêner ? On voit bien aussi la cohérence de la chaine alimentaire et écologique. Il faudra des tonnes de céréales, de fourrage ( quelques produits chimiques comme les antibiotiques ou les hormones) pour nourrir des ruminants qui finalement se transformeront ensuite en poissons. (Des céréales souvent importées). Pas facile pour la répression des fraudes de déceler la viande de cheval dans les succulents plats préparés de l’industrie agro alimentaire. Beaucoup s’interrogent sur le rôle de l’Europe, par exemple sur la gestion de l’Euro, sur la politique de croissance, sur sa politique de l’emploi. Pourtant l’Europe avec ses 55 000 fonctionnaires s’active aujourd’hui pour autoriser les farines animales (d’animaux morts) comme hier pour définir les trous du gruyère français. On donne bien des farines de poissons aux ruminants pourquoi pas l’inverse ? Face au tassement de la consommation, ce serait aussi une solution pour relancer la machine économique, la croissance et l’emploi.

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

Scandale cheval Roumanie: une solution, nourrir les poissons !

Scandale cheval  Roumanie: une solution, nourrir les poissons !

 

Il est clair que la viande de cheval de Roumanie va éprouver des difficultés à s’écouler sur le marché (au moins pendant quelque temps, le temps que les médias se calment et passent à autre chose). Il existe pourtant une solution, grâce à la récente décision de l’Europe, autorisant à nouveau les farines animales pour l’élevage de poissons ; il suffit de transformer la viande de cheval roumaine en farine animale et de la  refourguer pour la nourriture des poissons. Il existe cependant un risque mais très minime, celui de voir émerger la maladie du poisson fou après celui de la vache folle. Mais la vache folle, c’est déjà loin, il y a près de 12ans ! Curieuse cette coïncidence entre cette décision de l’Europe et le scandale du cheval roumain. Pas tellement en fait, car on traite chaque problème séparément, le plus souvent à la hâte après un scandale et sans articulation avec des problématiques plus larges. D’ailleurs la commission prise au piège du calendrier médiatique a aussitôt répliqué » les risques de transmission de la maladie (EBS) entre animaux autres que ruminants est faible ! » ; Pourquoi se gêner ? On voit bien aussi la cohérence de la chaine alimentaire et écologique. Il faudra des tonnes de céréales, de fourrage ( quelques produits chimiques comme les antibiotiques ou les hormones) pour nourrir des ruminants qui finalement se transformeront ensuite en poissons. (Des céréales souvent importées). Pas facile pour la répression des fraudes de déceler la viande de cheval dans les succulents plats préparés de l’industrie agro alimentaire. Beaucoup s’interrogent sur le rôle de l’Europe, par exemple sur la gestion de l’Euro, sur la politique de croissance, sur sa politique de l’emploi. Pourtant l’Europe avec ses 55 000 fonctionnaires s’active aujourd’hui pour autoriser les farines animales (d’animaux morts) comme hier pour définir les trous du gruyère français. On donne bien des farines de poissons aux ruminants pourquoi pas l’inverse ? Face au tassement de la consommation, ce serait aussi une solution pour relancer la machine économique, la croissance et l’emploi.

 

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Scandale du cheval : une dimension internationale

Scandale du cheval : une dimension internationale

 

Le scandale s’étend au même rythme que les investigations. Il est clair que Spanghero n’est pas le seul présumé coupable dans cette affaire qui implique toute la filière de commercialisation et de transformation de la viande. Les Européens vont procéder à plusieurs milliers de tests sur des plats censés être préparés à base de bœuf pour vérifier s’ils contiennent du cheval alors que le scandale s’étend à de nouveaux pays et que la société française Spanghero, mise en cause par Paris, clame son innocence.  Les 27 Etats membres de l’UE se sont mis d’accord vendredi pour procéder à environ 2.250 tests. De 10 à 150 tests sont prévus dans chaque pays, principalement au niveau des distributeurs, sur des produits alimentaires destinés aux consommateurs.  Au Royaume-Uni, des tests ont déjà été réalisés par les industriels du secteur. De la viande de cheval a été détectée dans 29 produits censés être au bœuf, sur 2.501 échantillons, a annoncé vendredi l’Agence de sécurité alimentaire (FSA) britannique.   »L’écrasante majorité des produits au bœuf dans ce pays ne contient pas de cheval. Les exemples que nous avons eus sont totalement inacceptables mais ils sont l’exception », a déclaré Catherine Brown, directrice de la FSA.  De nouveaux pays ont rapporté vendredi la présence de viande de cheval dans des plats préparés qui étaient étiquetés pur bœuf, après la révélation du scandale au Royaume-Uni et en Irlande il y a un mois.  En Autriche, les autorités ont fait état de traces de viande de cheval dans des tortellinis qui n’auraient dû contenir que du bœuf. En Norvège, le groupe de grande distribution NorgesGruppen a annoncé que de la viande de cheval avait été retrouvée dans des lasagnes vendues dans ses magasins puis retirées des rayons.  Au Danemark, le ministère de l’alimentation a indiqué avoir ouvert une enquête sur un abattoir qui pourrait avoir introduit du cheval dans de la viande présentée comme du bœuf destinée à des fabricants de pizza.  Aux Pays-Bas, une perquisition a été menée vendredi dans une usine du sud du pays qui mélangeait viande de cheval et de bœuf avant de la revendre labellisée « pur bœuf ».   »La société transformait des carcasses de chevaux en provenance des Pays-Bas et d’Irlande en morceaux de viande et les mélangeait à des morceaux de viande de bœuf », a indiqué le Parquet dans un communiqué. L’entreprise, dont le nom n’est pas cité, revendait ensuite ces mélanges comme étant de la viande « pur bœuf ».  Les autres pays touchés jusqu’ici sont la France, l’Allemagne, la Suisse et la Suède. A ce jour, les autorités assurent qu’il n’y a pas de risque pour la santé humaine.  Selon l’agence française antifraudes, le scandale concerne 750 tonnes de viande dont 550 tonnes ont servi à la fabrication de plus de 4,5 millions de plats frauduleux vendus dans 13 pays européens.  Toujours selon cette agence, Spanghero, fournisseur de viande des surgelés Findus, a « réceptionné » pendant six mois en pains de 25 kilos 750 tonnes de viande de cheval, « avec l’étiquette douanière » correspondant bien à de la viande de cheval, comme l’ont montré les factures saisies entre un trader chypriote et la société française.  Implantée à Castelnaudary, dans le sud-ouest de la France, cette entreprise emploie quelque 300 personnes, au chômage technique depuis la décision jeudi des autorités françaises de lui retirer son agrément sanitaire.   »Je ne sais pas qui » est à l’origine de cette fraude, « mais c’est forcément pas nous », a déclaré vendredi le patron de Spanghero, Barthélémy Aguerre, à la radio Europe 1. « J’ai été sidéré » par les accusations des autorités françaises, a-t-il dit.  Jeudi, plusieurs ministres français avaient porté des accusations graves contre Spanghero, accusée de « tromperie économique », assurant que la société savait qu’elle revendait comme viande de bœuf de la viande chevaline et qu’elle avait trompé ses clients.   »Le gouvernement est allé un peu vite » et « je pense que je vais faire la preuve de notre innocence, de mon innocence en tout cas, et de l’innocence de mes collaborateurs », a fait valoir le directeur.   »Depuis qu’il y a eu le problème, on a analysé les pains de viande et dans certains, on a trouvé du boeuf et du cheval mélangés, ce qui prouve bien que ce n’est pas Spanghero qui a fait la magouille. La magouille, elle vient d’ailleurs », a-t-il assuré

 

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Scandale lasagnes au cheval

Scandale lasagnes au cheval

La découverte de cheval dans des lasagnes censées être au bœuf a provoqué un scandale au Royaume-Uni, où le cheval est vénéré et sa consommation taboue. Elle a entraîné le retrait vendredi des plats en France et en Suède.  La Roumanie a commencé samedi à se défendre. « Je suis sûr que l’importateur (français) savait que ce n’était pas du boeuf, car le cheval a un goût, une couleur et une texture particuliers », a indiqué à l’AFP le président de l’association Romalimenta qui regroupe les patrons roumains de l’alimentaire, Sorin Minea. Selon lui, il existe en Roumanie trois abattoirs qui exportent la viande chevaline vers des pays de l’UE, notamment la France et l’Italie. Le cheval « est moins cher que le boeuf », a souligné Sorin Minea.  Le ministère roumain de l’Agriculture a annoncé samedi mener une enquête sur les livraisons de viande vers la France.   »L’autorité sanitaire vétérinaire roumaine (ANSVSA) a contacté les autorités vétérinaires françaises qui ont confirmé qu’il s’agit de deux sociétés de Roumanie disposant d’une autorisation sanitaire vétérinaire pour l’abattage et le dépeçage du boeuf, du porc, du mouton et du cheval », a indiqué le ministère dans un communiqué transmis à l’AFP.  Pour compliquer l’affaire, Spanghero et sa maison-mère Pujol sont passés par l’intermédiaire « d’un trader chypriote, qui avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas », a indiqué le ministre français à la Consommation, Benoît Hamon.  M. Hamon a dénoncé cette architecture qui « relève avant tout d’une logique financière qui aurait rapporté plus de 300.000 euros ».  Il a demandé à l’organisme français de répression des fraudes « de se rapprocher sans délais » de ses homologues néerlandais et roumains « pour déterminer le stade auquel la fraude ou l’erreur de gestion des viandes doit être imputée ».   »Il est possible que nous ayons d’autres mauvaises nouvelles. (…) Je pense que nous devons être réalistes », a déclaré le ministre britannique de l’Environnement, Owen Paterson, à l’issue d’une réunion d’urgence à Londres avec les autorités sanitaires et les principales chaînes de supermarchés, dont Tesco, Asda, Morrisons et Sainsbury’s. Dans ce scandale, on a affaire soit à « une grave négligence », soit à « un complot international criminel », consistant à mettre volontairement du cheval dans des produits étiquetés « viande de boeuf », a estimé M. Paterson, qui attend des « résultats significatifs » d’ici vendredi prochain.  La viande de cheval ne présente pas de risque pour la santé. Mais les autorités britanniques craignent la présence dans cette viande d’un produit utilisé pour traiter la douleur chez les chevaux mais interdit à la consommation humaine, par crainte de « risque pour la santé ».  L’Agence britannique de sécurité alimentaire (FSA) a demandé à Findus d’effectuer « des tests » pour identifier la présence éventuelle dans les lasagnes de ce produit, la phénylbutazone.

Après le scandale, réforme de l’Euribor

Après le scandale, réforme de  l’Euribor

Pour éviter de nouvelles manipulations l’Europe voudrait contraindre les banques à participer à l’élaboration de l’Euribor. . La Commission craint que « l’intégrité des taux de référence » n’en pâtisse. Elle devrait ainsi présenter mi-2013 un texte destiné à réformer les « modalités d’élaboration de ces taux« , a annoncé Michel Barnier. Une « proposition qui devrait inclure la possibilité de rendre obligatoire la déclaration des taux de référence systémiques tels que l’Euribor« .  Cette déclaration fait suite à la mise en garde de la Banque centrale européenne, qui a appelé ce même jour les banques à rester dans l’Euribor, ou à y entrer si elles n’en faisaient pas encore partie. L’institution de Francfort craint, elle aussi, des perturbations éventuelles de son fonctionnement. Or « l’Euribor a une grande importance pour la mise en œuvre de la politique monétaire en zone euro », souligne la BCE. Chaque jour un panel d’établissements déclare à quel coût il emprunte sur les marchés. C’est la moyenne de tous ces taux, faite par la BCE, qui donne l’Euribor. Ce taux détermine notamment à combien les banques se prêtent entre elles. Mais il sert aussi de base de calcul à un grand nombre de produits financiers, de prêts aux entreprises et aux particuliers.  La Commission européenne mène actuellement une enquête parce qu’elle soupçonne des manipulations de ce taux, et de son équivalent britannique, le Libor, sur plusieurs années, par les acteurs qui contribuent à son calcul. La découverte de ce scandale aux implications multiples fait trembler le monde de la finance. Ainsi, chez Barclays et Deutsche Bank, les têtes n’en finissent pas de tomber, même au plus haut niveau. Les dommages et intérêts se comptent déjà en milliards de dollars, avec une mention spéciale pour HSBC, condamnée à verser 1,9 milliard de dollars. La plus lourde amende jamais infligée à une banque.

Monte Paschi : Draghi était au courant du scandale

Monte Paschi : Draghi était au courant du scandale

Mario Draghi, avait été informé des doutes des inspecteurs de la Banque d’Italie (BoI) sur Monte dei Paschi di Siena alors qu’il dirigeait la banque centrale italienne, a déclaré à Reuters l’un de ses responsables. Mario Draghi n’avait qu’un contrôle limité sur le processus de supervision de l’établissement actuellement au coeur d’un scandale politico-financier dont les origines remontent à l’époque où Mario Draghi dirigeait la Banque d’Italie, soit de 2006 à 2011, a ajouté cette source qui a requis l’anonymat. La Banque d’Italie a dit avoir fait tout ce qui était en son pouvoir dans le cadre de la surveillance de Monte Paschi, en la contraignant notamment à lever de l’argent frais et en exerçant des pressions pour obtenir le départ de ses dirigeants, partis depuis lors. Elle a approuvé le mois dernier un prêt de 3,9 milliards d’euros d’argent public destiné à consolider le bilan de la banque de Sienne. L’attitude de la banque centrale est toutefois remise en question, accusée de n’être pas intervenue plus rapidement pour sanctionner les dirigeants de Monte Paschi pendant le mandat de Mario Draghi alors que ses inspecteurs avaient identifié les contrats de dérivés, objets du scandale, dès la mi-2010. Les enquêteurs ont convoqué lundi l’ancien président de Monte Paschi, Giuseppe Mussari, qui avait démissionné en avril alors que la banque était confrontée à des problèmes croissants. Un de ses avocats a précisé que tous ses défenseurs n’étaient pas présents et Mussari a en conséquence demandé un nouveau rendez-vous jeudi. L’un des témoins-clés dans l’affaire, Antonio Rizzo, ancien employé de la Dresdner Bank, a répété devant la police financière les propos tenus lors de son premier interrogatoire: un groupe d’ex-dirigeants de la banque était connu sous le nom de « club des 5% » en raison des commissions touchées sur chaque transaction

 

Scandale Apollonia : les banques blanchies, comme d’habitude

Scandale Apollonia : les banques blanchies, comme d’habitude

 

 Depuis la crise de 2009, hormis le bouc émissaire kerviel, personne n’a été inquiété dans les banques françaises ; C’est encore le cas avec le scandale Apollonia. Là encore on rire sur un quasi cadavre, la CIF, filiale du crédit immobilier de France, lui même en décomposition financière. La mise en examen de la holding du groupe, CIFD, et celle de sa filiale Cifraa en Rhône-Alpes-Auvergne, ont été annulées, tout comme celles de la fédération régionale du Crédit Mutuel Méditerranéen et de sa caisse locale de l’Etang de Berre. La cour d’appel a en outre annulé les mesures de contrôle judiciaire imposées à ces banques, qui consistaient en des cautionnements de 55 millions d’euros pour le CIF et de 8 millions d’euros pour le Crédit Mutuel. Ces établissements restent automatiquement placés sous le statut de témoin assisté. Le parquet général avait requis en novembre la confirmation des mises en examen, sauf pour Cifraa. Ces banques avaient été mises en examen en juillet en tant que personne morale, après une trentaine de personnes physiques, dont une dizaine de cadres bancaires, dans ce vaste dossier instruit depuis 2008 à Marseille et qui doit son nom à une société immobilière d’Aix-en-Provence, Apollonia. Celle-ci est soupçonnée d’avoir escroqué, avec le concours financier de plusieurs banques, quelque 700 foyers de l’Hexagone entre 2003 et 2007, en leur vendant pour un milliard d’euros d’appartements surévalués. Le magistrat instructeur reprochait aux banques, dans les prêts qu’elles ont accordés aux clients d’Apollonia, d’avoir violé certaines règles du crédit, comme la loi Scrivener qui prévoit un délai de rétractation de 11 jours pour l’emprunteur, ainsi que des dysfonctionnements dans le contrôle interne de leurs opérations. Mais la cour d’appel a estimé que seule la BPI pouvait avoir une connaissance suffisante, au moment des faits, des pratiques frauduleuses imputées aujourd’hui à Apollonia, selon la même source. « C’est une décision qu’on attendait car une des évidences du dossier, c’est que le Crédit Mutuel est une victime de la société Apollonia », a commenté l’avocat de ce groupe bancaire, Me Guy Alias. En rélité qulle était la combine ? assaurer un complément de retraite via un investissement dans l’immobilier locatif, sans débourser un centime. Apollonia proposait à ses clients -des cadres ou professions libérales, notamment beaucoup de médecins-d’acheter à crédit de nombreux biens destinés à la location meublée. Le soutien des banques (pour qui Apollonia était un important apporteur d’affaires) et l’aval des notaires leur donnaient confiance. Un couple d’Isère a ainsi acquis 17 appartements pour 3,3 millions d’euros aux quatre coins du pays, rapporte l’AFP. Les revenus locatifs et avantages fiscaux liés à ce type d’investissement devaient autofinancer l’opération. Mais les investisseurs se sont rapidement retrouvés surendettés et dans l’impossibilité de rembourser leur emprunt et les banques ont fait saisir leurs biens. Pis, il est apparu que les biens étaient surpayés, de 2,5 à 6 fois leur prix, les loyers prévisionnels surévalués, et que les taux de prêts accordés par les banques étaient dans certains cas majorés de 0,4% pour « service rendu » par les établissements

Fraude fiscale : scandale en Grèce, pas en France ?

Fraude fiscale : scandale en  Grèce, pas en France ?

Il est de bon ton de critiquer la fraude fiscale en Grèce. La dénonciation de cette fraude est par ailleurs assez pertinente. En France, on en parle mais peu ; la fraude est pourtant réelle même si elle n’atteint  pas les mêmes proportions qu’en  Grèce ;  pourtant c’est sans doute environ 30 milliards qui sont concernés dans l’hexagone (l’équivalent du plan d’austérité du budget 2013). Affaire grecque : après douze heures de procès et sous les applaudissements de l’audience, la justice grecque a acquitté le journaliste et éditeur Kostas Vaxevanis, accusé de violation de données personnelles, pour avoir publié la «liste Lagarde» dans son magazine Hot Doc. Il risquait trois ans de prison. Le document, comprenant 2059 noms de Grecs présumés avoir des comptes en Suisse, dans la banque HSBC, est pourtant largement remis en cause aujourd’hui. Pour Giorgos Tzogopoulos, analyste au think-tank Eliamep, la liste publiée par Kostas Vaxevanis montre l’hypocrisie de la classe politique grecque mais surtout son incompétence à lutter contre la fraude fiscale qui est le fléau du pays. «Il est tout de même étrange que ce document, transmis en 2010 par Christine Lagarde, ministre des Finances de la France, à son homologue grec, ait été égaré par ce dernier et son successeur. Le pire est que personne n’ait recherché l’identité fiscale des personnes citées. Le manque de compétence des personnes attachées aux postes clés nuit sérieusement au bon fonctionnement de l’État», estime t- il. La fraude fiscale représente un manque à gagner annuel de plus de 30 milliards d’euros. Et en France ?  La fraude fiscale en France représente entre 20,5 et 25,6 milliards d’euros avec : 7,3 à 12,4 milliards d’euros de TVA, 4,6 milliards d’euros d’impôts sur les sociétés, 4,3 milliards d’euros d’impôts sur le revenu 1,9 milliards d’euros d’impôts locaux, 2,4 milliards d’euros sur les autres impôts. La Fraude aux cotisations sociales représente 8,4 à 14,6 milliards d’euros soit 6,2 à 2,4 milliards d’euros de manque à gagner avec le travail au noir,  2, 2 milliards d’euros sur la reste des cotisations. Ensuite il y a un autre type de fraude c’est la fraude aux prestations sociales. Assedic, RMI, Allocations familiales et sécurité sociale représente 2 à 3 milliards d’euros de fraude fiscale. Enfin il semblerait que ces estimations parlent de 80, 4 milliards d’euros d’avoirs français en Suisse non déclarés. Cette étude étant ancienne, la fraude actualisée atteint sans doute aujourd’hui de l’ordre de 30 milliards. C’est l’équivalent du plan d’austérité du budget de 2013.

LIBOR : le scandale va coûter cher aux banques

LIBOR : le scandale va coûter cher aux banques

Depuis juin dernier, les banques susceptibles d’avoir trafiqué les taux entre 2005 et 2009, soit en les baissant pour «sauver» un système bancaire fragilisé, soit en les augmentant pour gonfler leurs profits, répètent qu’elles «coopèrent» avec les différentes autorités (américaines, européenne, britannique, suisse, allemande, singapourienne, etc.). Elles se sont également lancées dans des enquêtes internes pour faire la lumière sur les pratiques de certains traders. Des démarches qui constistent à éplucher des milliers d’e-mails et de conversations téléphoniques. Ici et là, des têtes sautent. La presse révèle régulièrement des licenciements ou suspensions de traders, notamment chez UBS, Deutsche Telekom, ou encore RBS.  Toutes veulent éviter à tout prix d’être condamnées à la décapitation – ce qui est arrivé en juin dernier à la banque britannique Barclays dont les têtes dirigeantes ont été poussées vers la sortie après avoir accepté de régler à l’amiable 360 millions de dollars pour stopper les enquêtes à son encontre sur le Libor. Malgré tout, certaines se préparent à devoir payer cher, à en croire les propos de Stephen Hester, le PDG de RBS: «RBS est une des banques empêtrées dans le scandale. Nous aurons aussi de mauvais jours à passer sous les feux des projecteurs», a-t-il concédé, s’attendant à devoir «payer beaucoup d’argent

 

 

Scandale Libor : les banques assignées à comparaître

Scandale Libor : les banques assignées à comparaître

 

Dans l’affaire du Libor dite «Liborgate», l’enquête des autorités américaines avance. Plusieurs des établissements soupçonnés de s’être entendus pour manipuler des taux d’intérêts interbancaires ont été assignés à comparaître par les États de New York et du Connecticut, selon une source proche du dossier citée par les agences de presse. Parmi elles, JPMorgan, Barclays, Citigroup, UBS, HSBC, RBS. La banque allemande Deutsche Bank, qui avait reconnu fin juillet que quelques-uns de ses employés avaient contribué aux manipulations du Libor en agissant «de leur propre chef», fait également partie de la liste.  Les enquêtes internationales cherchent à comprendre dans quelle mesure les banques étaient au courant des pratiques frauduleuses de leurs traders et se sont organisées en cartel. Leur part de responsabilités se ressentira dans les pénalités financières dont elles devront s’acquitter. Pour les banques citées précédemment, entre les amendes, les dommages et intérêts que pourraient exiger les clients lésés, et l’impact négatif en termes d’image pour les banques, la facture pourrait s’élever à 10 voire 20 milliards de dollars. Quant à Bank of America, qui contribue aussi à la fixation du taux interbancaire et n’avait jusqu’alors pas communiqué sur l’affaire, a pour sa part reconnu dans son dernier rapport trimestriel à la SEC le 2 août qu’elle avait reçu des demandes de documents de la part des autorités américaines et européennes, mais n’a pas été assignée à comparaître.  Les assignations à comparaître du ministre de la Justice de l’Etat de New York ont été envoyées en mai pour la banque américaine Citigroup et la suisse UBS, en juillet et août pour les cinq autres. Citibank et JPMorgan Chase ont déjà indiqué dans des rapports trimestriels remis à l’autorité boursière américaine (SEC) qu’elles avaient fait l’objet de demandes de documents aux Etats-Unis dans le cadre d’enquêtes sur le Libor et qu’elles coopéraient avec les autorités.  Quoiqu’il en soit, il s’agit d’une étape supplémentaire dans cette affaire qui concerne également des banques françaises comme la Société générale et le Crédit agricole et déclenchée par Barclays, dont l’ex-directeur général Bod Diamond, au cœur de la tricherie, a dû démissionner. En effet, les autorités ont demandé jusqu’à présent à recevoir des documents mais pas à auditionner des dirigeants des banques concernées. Le Connecticut et New York sont, pour le moment, les deux seuls Etats américains à enquêter sur le sujet, outre les régulateurs fédéraux et internationaux. La banque britannique a été la première, fin juin, à conclure avec les autorités un accord amiable, moyennant 453 millions de dollars. D’autres seraient également prêtes à négocier.

 

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