Archive pour le Tag 'sauver'

« Sauver “Science & Vie !” »

« Sauver “Science & Vie !” »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de près de trois cents universitaires et scientifiques, parmi lesquels Philippe Descola, Julie Battilana, Françoise Combes, Annie Ernaux, Gabriel Zucman ou Julia Cagé, dénonce les pratiques du groupe Reworld qui contrôle Science et Vie

Tribune. 

 

Saviez-vous que la découverte de nouveaux corps venait remettre en cause la date de l’éruption du Vésuve ? Nous non plus. Et pour cause : il s’agit d’une fausse information. Un article publié en ligne le 2 décembre sur le site de Science & Vie par une apprentie en formation au « media content manager » Bachelor de Reworld Media Campus (pardonnez le franglais) contre l’avis – et malgré les protestations – de la rédaction du journal, qui n’a plus accès aujourd’hui aux contenus publiés sur son propre site.

Petit rappel des faits : en juillet 2019, le groupe Reworld Media, groupe créé en 2012 par Pascal Chevalier, figure de la « French tech », et qui se présente comme « un groupe d’entrepreneurs français avec une culture start-up », a fait l’acquisition de Mondadori France, mettant ainsi la main sur une trentaine de titres, dont BibaGrazia et Science & Vie et devenant au passage le premier groupe magazine français.

En 2019 déjà, ce rachat avait suscité les protestations des salariés du groupe inquiets pour leur avenir. Car les méthodes de Reworld sont en contradiction même avec l’éthique journalistique : produire du contenu sans rédaction. Et de fait, au cours des derniers mois, Reworld a fait partir petit à petit les journalistes de ses titres nouvellement acquis : d’une part, 60 % d’entre eux ont fait jouer leur clause de cession au moment du changement d’actionnariat sans être remplacés ; pour les autres, Reworld s’est prévalu de « l’équation économique » pour finir d’externaliser leur fabrication, mettant ainsi fin à la parution en kiosque de l’hebdomadaire Grazia, et supprimant au passage une trentaine d’emplois.

Pas d’information sans journalistes

Nous soutenons aujourd’hui les salariés de Science & Vie – ainsi que ceux des autres titres du groupe Reworld Media – car nous pensons qu’on ne peut pas faire d’information sans journalistes. Faut-il rappeler qu’en ces temps de controverses scientifiques et de désinformation galopante, par exemple autour de la question du vaccin contre la Covid-19, nous n’avons jamais autant eu besoin d’une information scientifique indépendante et de qualité ?

Nous les soutenons car nous pensons que les médias ne sont pas des entreprises comme les autres : l’information est un bien public ; l’actionnaire d’un média ne devrait pas être libre de le vider de sa rédaction, d’externaliser la production de contenus – puisque sans journalistes il ne peut plus s’agir d’informations – dans le seul but de faire fructifier la marque à moindres frais et de maximiser ainsi sa rentabilité.

 

La technologie pour sauver la publicité?

La technologie pour sauver la publicité?

 

 Guillaume Hervet, Professeur associé au département Marketing, Grenoble École de Management, (GEM). ? Estime dans une chronique à la Tribune que le digital peut sauver une publicité actuellement malmenée.

 

Opinion

 

Face au ciblage personnalisé que permet la publicité en ligne, son achat en temps réel et la mesure quasi instantanée de ses résultats, la publicité TV pâtit d’une image vieillotte auprès des annonceurs. En effet, les procédures d’achat de spots, qui peuvent coûter plusieurs milliers d’euros, restent longues (souvent plusieurs semaines), le ciblage quasiment inexistant et les résultats d’impacts très incertains.

Ainsi, en France depuis 2016, année durant laquelle les dépenses en publicité digitale ont dépassé celles de la télévision, la croissance des investissements TV est restée amorphe quand celle de la publicité digitale continuait à augmenter rapidement. La crise a en outre aggravé la situation : sur les 9 premiers mois de l’année 2020, les investissements en publicité TV ont connu une baisse de 17,5 % par rapport à 2019.

Dans ce contexte, le décret sur la publicité télévisée paru au Journal officiel le 5 août 2020 suscite beaucoup d’espoir car le texte autorise désormais la publicité segmentée. Ainsi les régies publicitaires peuvent proposer des options de ciblage plus avancées : elles peuvent par exemple diffuser des publicités différentes durant une émission en fonction des téléspectateurs et de leur zone géographique.

Un mois après la parution du décret, France Télévision lançait son offre de télévision segmentée sous le nom « adressable.tv ». Ce lancement démontre l’enthousiasme des acteurs du secteur qui semblent prêts à développer les technologies nécessaires pour tenter de rivaliser avec les acteurs du digital.

Prendre en compte la concurrence

Mais l’utilisation de ces technologies en télévision présente-t-elle de réels gains en termes d’efficacité ? Pour répondre à cette question, nous avons mené, avec deux collègues professeurs en marketing, une recherche qui visait à tester la possibilité de prendre en compte la concurrence dans la stratégie d’achat, ce qui reste aujourd’hui impossible sur le marché de la télévision et pourrait l’être avec les technologies digitales. Pour cela, nous avons mesuré, sur trois ans et demi, l’impact de quelques 43 000 spots d’une marque donnée et de 45 000 d’un de ses concurrents, à travers l’étude du trafic sur son site web juste après la diffusion.

Il ressort notamment de nos travaux qu’une marque a tout intérêt à adopter une stratégie d’évitement de son concurrent et acheter des spots sur des chaînes où il n’est pas présent. On observe en effet des gains d’efficacité en termes d’impacts dans cette situation. A contrario, cette efficacité se dégrade lorsque les deux concurrents se trouvent sur la même chaîne.

Ces résultats montrent donc que la performance d’une campagne TV est due en partie aux actions de la concurrence. Celles-ci devraient donc être prises en considération lors d’achat de temps d’antenne.

Challenge technologique

Toutefois, la mise en place d’outils pour établir de telles mesures ne va pas de soi pour le média TV. Il nécessite une analyse en temps réel des contenus publicitaires TV diffusés (une technologie déjà existante) mais aussi la possibilité d’acheter en temps réel du temps d’antenne auprès des régies publicitaires.

Si cette dernière technologie existe depuis plusieurs années pour la publicité digitale sous le nom de publicité programmatique, le saut technologique reste à réaliser pour la télévision. L’apparition récente de plates-formes d’achat automatisées de temps d’antenne (sans passer par des agences) constitue cependant une première étape.

Par ailleurs, les collaborations entre les acteurs de la télévision et d’internet se multiplient et la question ne semble plus être « est-ce que l’achat en temps réel sera un jour possible ? » pour la publicité TV mais plutôt « quand sera-t-il disponible ? ».

Une question cruciale. En effet, face aux géants du digital qui offrent toujours plus d’options pour acheter des espaces publicitaires ciblés et pour analyser la performance, il semble indispensable que les acteurs du secteur de la télévision accélèrent à présent leur développement technologique.

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Par Guillaume Hervet, Professeur associé au département Marketing, Grenoble École de Management (GEM).

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Une indemnisation encore trop faible pour sauver les entreprises

Une indemnisation encore trop faible pour sauver les entreprises

Le soutien aux entreprises comprend deux dimensions d’une part une subvention forfaitaire calculée sur le chiffre d’affaires d’autre part une garantie d’État sur les prêts auprès des banques. C’est ce dernier soutien qui en valeur absolue  est nettement le plus important.

 

Le seul problème est celui de la future fiabilité des entreprises à rembourser ses prêts venant à maturité. Il est probable que nombre d’entreprises condamnées à la faillite ne pourront pas faire face à leurs obligations financières. Le deuxième volet constitue une indemnisation à hauteur de 20 % du Sud affaire, ce qui n’est pas négligeable mais n’est même pas suffisant pour couvrir les charges fixes des commerces qui ont été fermés.

Certes la réouverture des commerces non essentiels vient d’être autorisée mais il paraît difficile que les chiffres  d’affaires perdus puissent être compensés par les ventes de fin d’année d’autant que la demande se révèle relativement molle. En outre ,certaines activités vont encore demeurer interdites.

Le gouvernement avait annoncé mercredi ce nouveau dispositif de soutien aux entreprises fermées, qui comprend une indemnisation à hauteur de 20% de leur chiffre d’affaire par rapport à celui engrangé l’an dernier durant le même mois. Ce soutien, initialement plafonné à 100.000 euros, va donc être doublé.

Conçu en mars pour soutenir les plus petites entreprises et les travailleurs indépendants, le fonds de solidarité prévoit le versement d’une indemnité mensuelle pour compenser une partie de leur perte d’activité liée aux restrictions d’activité.

Depuis le 30 octobre, il compense la perte de chiffre d’affaires jusqu’à 10.000 euros pour les entreprises fermées de moins de 50 salariés, ou pour celles des secteurs du tourisme et activités connexes (restauration, événementiel, culture) dont le chiffre d’affaires baisse d’au moins 50% par rapport à la même période de 2019.

A partir de décembre, cette aide devient accessible aux entreprises fermées quelle que soit leur taille, et les plus grandes pourront choisir une aide représentant 20% de leur chiffre d’affaires réalisé sur la même période l’an passé, qui sera donc plafonnée à 200.000 euros.

Cette mesure «permettra de couvrir les restaurateurs qui ont deux, trois restaurants, les chaînes de restauration, des hôtels qui ont plusieurs dizaines ou centaines de salariés qui n’étaient pas couverts jusqu’à présent», s’est félicité Bruno Le Maire. «C’est une indemnisation massive, immédiate à partir du début du mois de décembre et qui permet d’accompagner tout le secteur de l’hôtellerie, les cafés, la restauration mais aussi les salles de sports, tous ceux qui sont les premières victimes de cette crise sanitaire et économique», a-t-il encore souligné.

Parisot, Arthuis, Touraine… et une nouvelle commission pour sauver les finances publiques !

Parisot, Arthuis, Touraine… et une nouvelle commission pour sauver les finances publiques !

 

Comme à chaque problème, le gouvernement complètement empêtré dans sa gestion approximative convoque une commission. Cette fois sur le sujet particulièrement complexe et stratégique de l’endettement. On sait que cet endettement devait initialement atteindre 100 % du PIB fin 2020. Compte tenu du soutien économique et social lié à la crise sanitaire la dette va enfler pour atteindre 120 % du PIB en 2020.

Une vraie dérive qui peut s’expliquer voir se comprendre mais qui ne change rien aux fait  qu’une dette;  et une dette et qu’il conviendra un jour de l’amortir d’une manière ou d’une autre. La France ne manque pas d’organismes très spécialisés et très pointus pour gérer les finances par exemple à Bercy ou encore à la Cour des Comptes. Pourtant, le gouvernement convoque une mission qui comprendra notamment Laurence Parisot, Marizol le Touraine, ou encore Jean Arthuis. Une commission composée de « profils expérimentés » considèrent le gouvernement. Plutôt une commission assez composite avec d’ailleurs une mission très vague type ENA qui consiste à : « reconstruire une trajectoire des finances publiques en sortie de crise, notamment la gestion de la dette Covid. »

 

On peut d’ores et déjà prévoir les recommandations qui viseront à amortir la dette sur 20 ou 30 ans à moins évidemment que le système financier ne vienne à éclater sous la pression des actifs pourris, d’une montée brutale de l’inflation, d’une flambée des taux d’intérêt et d’une dévaluation de fait.

Annoncée début novembre par le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt, cette commission sera composée d’une dizaine de personnes, « aux profils variés et très expérimentés », a indiqué mardi le ministère des Comptes publics à l’AFP.

Si sa composition n’est pas encore finalisée, en feront notamment partie Laurence Parisot, l’ancienne présidente du Medef, la socialiste Marisol Touraine, ancienne ministre des Affaires sociales et de la santé sous François Hollande ou encore le centriste Jean Arthuis, ex-ministre de l’Économie sous Jacques Chirac.

Ont également été choisis le PDG d’Aéroport de Paris Augustin de Romanet, le directeur général de l’Insee Jean-Luc Tavernier et l’économiste italo-suisse Beatrice Weder di Mauro, qui a notamment conseillé les chanceliers allemands Gerhard Schroeder et Angela Merkel.

L’idée du gouvernement est de cantonner la dette Coronavirus pour la distinguer de la dette plus structurelle afin de faire mieux passer la pilule auprès de la soupçonneuse union économique. Pas sûr que la pilule passe auprès des rigoureux pays du nord de l’Europe.

 

Taxer Amazon pour sauver les commerces ( collectif)

Taxer Amazon pour sauver les commerces ( collectif)

un collectif de Responsables politiques, syndicaux, mais aussi libraires ou éditeurs appellent lundi à imposer une taxe exceptionnelle sur les ventes d’Amazon et « les autres profiteurs de la crise » sanitaire, soulignant « l’urgence de stopper l’expansion du géant du e-commerce ».( Tribune France Info)

 

Tribune

« La fronde qui monte partout en France doit encore s’amplifier, car le monde rêvé par Amazon est en totale contradiction avec la profonde aspiration à des vies décentes sur une planète vivable », écrivent les 120 signataires de ce texte publié par franceinfo.

 

Ils entendent se mobiliser  »d’ici au 27 novembre prochain, date du Black Friday, pour montrer l’urgence de stopper l’expansion du géant du e-commerce avant qu’il ne soit trop tard ».

La tribune est portée par Attac, dont les porte-parole Aurélie Trouvé, Raphaël Pradeau et Maxime Combes sont signataires. Également signataires: des éditeurs, des économistes, des syndicalistes (dont le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez et celui de la FSU Benoît Teste), des responsables d’ONG (dont le directeur général de Greenpeace France Jean-François Julliard et le président des Amis de la Terre Khaled Gaïji) ou encore le porte-parole de la Confédération paysanne Nicolas Girod.

Mais aussi des députés et responsables de partis politiques (dont le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire national du PCF Fabien Roussel, le patron d’EELV Julien Bayou), ainsi que des conseillers municipaux et des maires, notamment ceux, EELV, de Grenoble et Besançon Éric Piolle et Anne Vignot.

 

 

« La crise du Covid devrait nous servir à repenser en profondeur nos modes de consommation et de vie sociale, pas à nous enfoncer dans un monde de surconsommation prédateur », considèrent-ils.

Dénonçant les dégâts sociaux et environnementaux de l’entreprise américaine, ils estiment que « pour faire face à l’urgence, une taxe exceptionnelle sur le chiffre d’affaires d’Amazon et des autres profiteurs de la crise est (…) indispensable ».

Celle-ci « permettrait dans l’immédiat de financer les mesures de préservation de l’emploi et le fonds de solidarité pour les commerces de proximité. »

Si Amazon est le « grand gagnant de la crise », « ce développement accéléré se fait aux dépens des engagements climatiques de notre pays », mais aussi des « revendications salariales » qui  »sont balayées d’un revers de main », et « de la destruction de milliers d’emplois dans les commerces de proximité ».

Ils accusent le président Macron de « dérouler le tapis rouge » à l’entreprise, en « interdi(sant) à tout le monde de vendre des produits non essentiels sauf… aux géants de la vente en ligne ! ».

« En faisant ce choix, le président dessine un monde d’après pire qu’avant. Celui d’un capitalisme sécuritaire dominé par les Gafa (Google, Apple, Facebook et Amazon, Ndlr) », accusent-ils.

Outre la taxe exceptionnelle, les signataires défendent le moratoire sur la construction de nouvelles surfaces commerciales proposé par la Convention citoyenne sur le climat et dénoncent la volonté du gouvernement d’en exclure les entrepôts des sociétés de e-commerce.

 

De son coté,  Laurent Berger, considère parallèlement  cet appel qu’il faut  « contraindre Amazon à payer sa part de fiscalité au bien commun »…

 

Le leader de la CFDT Laurent Berger a souhaité lundi un « Noël avec le moins d’Amazon possible » mais a appelé à ne pas « mépriser » ceux qui y font leurs achats, soulignant que le plus important était de contraindre le géant de la distribution en ligne à payer davantage d’impôts.

Il faut « expliquer au citoyen » que « derrière Amazon, il y a, non pas forcément des conditions de travail plus dégradées que dans d’autres entrepôts mais des gens qui se font du fric sans payer leur fiscalité », a relevé M. Berger sur France Inter.

Il faut donc « contraindre Amazon à payer sa part de fiscalité au bien commun », de préférence via une imposition de ses bénéfices « sur le long terme », plutôt que par une taxe spéciale, selon lui.

Interrogé sur différents appels à boycotter le distributeur en ligne, le responsable syndical a estimé qu’il fallait « au minimum réduire sa consommation à travers Amazon » et « essayer d’aller plutôt dans les commerces de proximité ou en présentiel ».

« Je ne commande pas sur Amazon, mais je n’ai pas de mépris pour ceux qui le font », car « il y a aussi des citoyens qui n’ont pas d’autres solutions que de faire appel à ces plateformes » pour se procurer certains articles, a-t-il toutefois ajouté.

 

« C’est comme le débat sur les librairies: je fréquente les librairies, mais s’il n’y avait pas eu de livres dans les grandes surfaces, je n’aurais pas lu quand j’étais enfant », a encore expliqué M. Berger, qui a également appelé à « ne pas oublier non plus qu’Amazon ce sont des travailleurs ».

« Il n’est pas question de leur jeter l’opprobre, ce sont des milliers de salariés en France, dont il faut tenir compte, c’est aussi leur travail ».

 

 

Bridgestone : un plan pour sauver la moitié des emplois

Bridgestone : un plan pour sauver la moitié des emplois

Ce projet industriel, basé sur une expertise du cabinet Accenture, prévoit une production sur place de 3 millions de pneus de qualité supérieure et éviterait la moitié des 843 licenciements annoncés.

 

Il suppose une restructuration et un investissement de 100 millions d’euros;  le gouvernement tente de persuader Bridgestone d’accepter un plan qui permettrait de sauver la moitié des emplois c’est-à-dire autour de 400 sur les 860.

L’État serait prêt à investir dans ce projet qui nécessiterait un investissement d’environ 100 millions pour repositionner le site sur la production de pneus de haute qualité. Pour l’instant, Bridgestone qui avait envisagé la fermeture totale n’a pas répondu favorablement à la sollicitation du gouvernement. Son argumentation se fonde sur la crise automobile et notamment celle du pneu qui affiche une surcapacité en Europe surtout face aux pneus asiatiques très compétitifs.

Normalement la fermeture est prévue le 2 mai, reste à savoir Bridgestone est vraiment décidé à saisir la perche qui lui est tendue par le gouvernement français. Rien n’est sûr car la stratégie de la firme est à la fois européenne et mondiale pour recentrer ses sites de production.

Commandes de Rafale pour sauver Dassault ?

Commandes de Rafale pour sauver Dassault ?

 

Conséquence peut-être inattendue de la crise sanitaire, la baisse des commandes de matériel militaire dans la plupart des pays qui consacrent leurs moyens de manière prioritaire à la lutte contre le virus et au soutien de l’économie interne. L’aéronautique subit une grave crise au plan civil et peut-être encore davantage au plan militaire. Le gouvernement s’apprête à anticiper éventuellement certaines commandes françaises à Dassault pour maintenir le plan de charge.

La France discute donc avec Dassault Aviation d’un éventuel ajustement du calendrier de la commande de 30 nouveaux avions Rafale alors que l’avionneur doit faire face aux conséquences de l’épidémie de coronavirus sur son activité.

L’armée française a prévu de commander 30 nouveaux Rafale à l’horizon 2023 pour des livraisons devant s’étaler entre 2027 et 2030.

“Ces 30 rafale nous allons les commander et nous allons voir comment nous pouvons adapter le mieux possible le calendrier de ces commandes afin que les chaînes de production de Dassault Aviation soient préservées, qu’il n’y ait pas d’interruption (…)”, a déclaré la ministre des Armées Florence Parly sur Europe 1.

“Nous sommes en train d’étudier le meilleur moment pour lancer ces commandes pour assurer non seulement la continuité des activités de l’entreprise Dassault mais aussi de tous ses sous-traitants (…)”, a-t-elle ajouté.

«Sauver d’urgence nos forêts».

«Sauver d’urgence nos forêts».

David Caillouel président du Syndicat des exploitants de la filière bois (SEFB) attire l’attention sur le danger de mort d’une partie de la forêt française menacée par un coléoptère xylophage.

« Alors que la France se trouve confrontée à la pandémie du Covid, les forêts françaises voient se propager de manière galopante, sous l’effet du réchauffement climatique, une épidémie de scolytes, un coléoptère xylophage qui, en s’attaquant à l’écorce des épicéas, empêche la circulation de la sève et entraîne leur mort. Dévastant, de manière alarmante, nos massifs sylvestres et entraînant la disparition de pans entiers. Commencé, il y a deux ans, dans le Grand Est et la Bourgogne-Franche Comté, ce drame sanitaire touchait fin juin 25 000 hectares et faisait passer, en six mois, les bois contaminés de 5 millions à 9 millions de m3.

En l’absence de traitement prophylactique efficace, l’abattage des bois dévorés par ces insectes mortifères puis leur évacuation des sous-bois constituent la seule façon de préserver les bois encore sains et de freiner la contamination. La capacité d’absorption par les transformateurs français (fabricants de panneaux agglomérés ou de pellets, papetiers, etc.) des résineux malades se limitant actuellement à 6 500 000 m3, l’exportation hors d’Europe en container du surplus d’épicéas scolytés reste le seul débouché. Avant tout pragmatiques, les Allemands ont, avec l’aide financière de leur gouvernement, expédié, depuis le 1er janvier, 2 258 000 m3 en Asie (contre 155 000 pour la France).

Pour avoir contribué, après les tempêtes Lothar et Martin en 1999 et Klaus en 2009, au renouvellement de nos forêts en évacuant et en exportant hors d’Europe les chablis, les exploitants forestiers sont aujourd’hui les mieux placés pour agir.

« L’Anses a autorisé depuis décembre 2019 une solution chimique pour laquelle le Ministère de l’Agriculture refuse toujours la délivrance de certificats phytosanitaires, sans donner d’explications crédibles »

Sens des responsabilités. Alors que les autorités chinoises acceptent un traitement phytosanitaire chimique, les autorités françaises imposent pour l’export un traitement thermique au prix exorbitant de 15 euros le m3, le plus souvent supérieur au coût d’achat des épicéas abattus. Pourtant, l’Anses, l’autorité en charge de l’évaluation des produits phytosanitaires, a autorisé depuis décembre 2019 une solution chimique (le Forester par brumisation en container et en zone portuaire protégée) pour laquelle le Ministère de l’Agriculture refuse toujours la délivrance de certificats phytosanitaires, sans donner d’explications crédibles. En divisant par cinq les frais phytosanitaires (de 3 euros par m3), le recours à ce traitement non-CMR (cancérogène, mutagène, reprotoxique) et non-toxique rendrait pourtant l’exportation de nos épicéas malades compétitive, endiguerait la progression géométrique galopante des scolytes et assurerait aux propriétaires privés les revenus nécessaires au reboisement, tout en permettant de réduire d’autant les aides étatiques.

Plus grave, alors que les exploitants forestiers sont le principal rempart contre la propagation du scolyte, le SEFB, leur syndicat majoritaire, est actuellement écarté par le Ministère de l’Agriculture de la cellule de crise chargée de gérer cette pandémie, dont il a pourtant été le premier a demandé la création.

On ne peut à la fois vouloir s’opposer à un fléau sanitaire dramatique et refuser de se donner les moyens d’y mettre fin. A l’instar de la mobilisation générale contre le Covid et du sens des responsabilités prôné par le Président de la République, l’avenir de nos forêts et de la filière bois nécessite de faire appel au bon sens et à la raison et, pour ce faire, d’intégrer d’urgence tous les acteurs de l’amont de la filière bois dans une cellule de crise interministérielle (à commencer par les exploitants forestiers et les experts forestiers qui en sont exclus) et de mettre en œuvre toutes les réponses (y compris phytosanitaires) susceptibles d’endiguer cette épidémie dévastatrice. Au nouveau Ministre de l’Agriculture, M. Julien Denormandie, qui a été saisi de ces graves dysfonctionnements, de prendre ses responsabilités.

4,2 milliards d’euros pour sauver les bijoux économiques… et les autres?

4,2 milliards d’euros pour sauver les bijoux économiques… et les autres?

La BPI affirme avoir réuni un peu plus de 4 milliards pour sauver les bijoux économiques de la France. Reste à savoir si cette somme sera suffisante car nombreux de société sont à l’agonie. Ainsi Renault qui valait il n’y a pas si longtemps environ 30 milliards et n’en vaut plus que cinq. On pourrait multiplier les exemples d’entreprises de dimension nationale qui ne valent plus qu’une bouchée de pain si l’on se réfère aux critères financiers. Le risque c’est que des fonds spéculatifs rachètent nombre d’entreprises, pas forcément les plus grandes pour rapidement ensuite les revendre quitte à les dépecer. Avec le fonds mis en place par la BPI on va peut-être sauver des pépites mais pas forcément des entreprises de taille intermédiaire ou des PME pourtant stratégiques pour la souveraineté économique. Notons par exemple que l’Allemagne compte investir 9 milliards pour le seul sauvetage de la Lufthansa.

Ce nouvel outil de la BPI doit renforcer l’arsenal de la France pour protéger ses pépites face à l’appétit de fonds internationaux aux moyens financiers colossaux et à la montée en puissance des fonds activistes.

“Dans la période actuelle, un grand nombre de sociétés performantes, internationalisées et innovantes souhaitent stabiliser leur capital en s’appuyant sur des investisseurs de long terme prêts à accompagner leur transformation (…)”, déclare Nicolas Dufourcq, directeur général de bpiFrance, cité dans un communiqué.

Aux côtés de Mubadala, le fonds souverain d’Abou Dhabi, qui a investi un milliard d’euros, le fonds a collecté des fonds auprès d’assureurs institutionnels français et internationaux dont Covea, Axa, CNP Assurances, Crédit Agricole Assurances, BNP Paribas Cardif, Groupe VYV, Société Générale Assurances, le groupe Caisse des Dépôts, Natixis, Aviva France, Scor, Groupama, AG2R La Mondiale, Generali et CCR.

Lac 1 a également rallié de grands groupes ainsi que des “family office” parmi lesquels Orange, Unibel et Financière Dassault.

Le fonds, qui a pour ambition d’atteindre à terme une capacité d’investissement de 10 milliards d’euros,( là où il en faudrait 5 ou 10 fois plus) cible les entreprises françaises cotées avec le double objectif de stabiliser leur capital tout en dégageant des rendements attractifs.

L’UE : comment sauver l’activité touristique ?

L’UE : comment sauver l’activité touristique ?

 

Pour plusieurs pays, le tourisme constitue un élément énorme de l’activité économique. C’est le cas pour la France le pays le plus visité mais aussi pour d’autres comme l’Italie, l’Espagne la Grèce ou  le Portugal; en moyenne, l’activité touristique représente 10 % du PIB européen ; pour certains  pays cela peut atteindre 25 %.

L’union européenne commence donc à s’interroger pour voir comment elle pourrait relancer une activité actuellement en état de mort clinique. Pour l’instant la réflexion de l’union européenne apparaît bien maigre;  elle se concentre uniquement sur les conditions de remboursement de prestations touristiques déjà payées mais non effectuées en raison du Coronavirus.

La problématique est évidemment plus large. La première urgence , c’est   de limiter les dégâts de l’immense vague de défaillances d’entreprises et d’organisations qui  se prépare. La seconde est d’ imaginer des labels qualité qui garantissent  le respect de normes d’hygiène.

Pour la France en particulier cela supposerait que les vacances ne soient pas toutes concentrées sur seulement deux mois. De toute façon, cette réflexion ne peut être utile que si elle est menée avec les acteurs économiques sinon on risque de déboucher sur des dispositions de nature technocratique inopérantes  tant sur le plan économique que  sanitaire.

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En attendant ,l ’Allemagne et 11 autres pays de l’UE ont demandé à la Commission de suspendre le règlement européen disant que les compagnies aériennes et l’industrie hôtelière sont tenues de rembourser intégralement les vols et les voyages.

Ces pays proposent à la place de ce remboursement un bon d’achat.

En réponse à cette suggestion, l’exécutif européen va dire aux Etats membres de l’UE qu’ils doivent garantir ces bons, afin de convaincre les clients de les accepter, selon le document vu par Reuters.

“Pour encourager les passagers et les voyageurs à accepter ces bons d’achat plutôt qu’un remboursement, ils devraient être mis à l’abri de la faillite de leurs émetteurs et rester remboursables, lors de l’expiration de leur validité, s’ils n’ont pas été utilisés”, lit-on dans le texte.

Le tourisme génère normalement quelque 150 milliards d’euros de recettes sur la période juin-août à la faveur notamment de 360 millions d’arrivées internationales, précise la Commission.

Cette dernière a dit vendredi souhaiter que les frontières extérieures de l’Union restent fermées jusqu’à la mi-juin pour les déplacements non-essentiels, dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.

“Notre industrie touristique est en grave danger”, poursuit la Commission dans son document, disant que 6,4 millions d’emplois pourraient disparaître dans le secteur, où les restaurants et hôtels ont fait état d’une chute de 50% de leurs chiffre d’affaires et les compagnie aériennes et les croisiéristes d’un plongeon des revenus pouvant atteindre 90%. Un bon constat, mais on attend autre chose de l’union européenne.

Sauver l’industrie française

 

Sauver  l’industrie française

L’organisation professionnelle de l’industrie se saisit du coronavirus pour reposer la problématique du sauvetage de l’industrie ou ce ce qu’il en reste. France Industrie, l’organisation professionnelle représentative de l’industrie en France, tente d’anticiper au mieux l’après-crise pour l’industrie française en partenariat avec l’État, notamment avec la direction générale des entreprises (DGE). Elle réfléchit évidemment sur au moins trois étages de la fusée : l’un sur les enjeux de très court terme liés à la survie même des entreprises, l’autre sur les enjeux de moyen et long terme pour relancer l’industrie. Il serait temps tellement cette industrie est dans un état de délabrement comme en témoigne Sébastien Laye, entrepreneur dans le domaine des services financiers qui  souligne le sérieux retard que la France accuse sur le plan industriel. Un retard qui n’est pas lié au Coronavirus.

 

«La politique la plus ruineuse, la plus coûteuse, c’est celle d’être petit». Nous avons tous en mémoire cet adage gaullien alors que l’annonce de licenciements sur l’ancien site d’Alstom devenu General Electric – à la faveur d’un rachat controversé de la branche énergie par un géant américain lui-même en difficulté désormais – s’ajoute à la litanie de mauvaises nouvelles industrielles ce printemps: Ascoval avec un repreneur British Steel lui-même en difficulté, Whirlpool….

Car pour comprendre le désastre industriel français, il convient de revenir sur les erreurs stratégiques des pouvoirs publics français et de nos grands patrons, eux-mêmes issus du moule techno-politique via les grands corps. Nous devons à Serge Tchuruk dans les années 90, le patron de ce qui était alors Alcatel (depuis démantelé en de nombreuses entités), d’avoir théorisé chez nous le concept d’industrie sans usines, sans actifs, «asset-light»: une hérésie stratégique vite abandonnée par les Américains mais qui a perduré en France jusque dans les années 2000. Or notre monde économique actuel, loin d’avoir vu la disparition de la vieille industrie au profit d’une économie purement tertiaire et de services, est beaucoup plus complexe. En réalité nos économies sont devenues hyper industrielles, avec le logiciel ou les services à valeur ajoutée qui sont venus transformer l’usine d’antan. Les smart factories embarquent des compétences en informatique, robotique et automatisation en brouillant la frontière avec l’univers de la technologie et des GAFA. Ainsi, d’une certaine manière, l’industrie n’existe peut-être plus en tant que secteur autonome mais paradoxalement elle est omniprésente: même les acteurs des nouvelles technologies doivent déployer des plateformes industrielles et logistiques colossales, que ce soit Amazon ou Google avec ses data centers.

Alors que la puissance économique est avant tout une puissance industrielle, la France et victime d’un vrai décrochage industriel.

Les États-Unis ont compris depuis une dizaine d’années qu’un modèle économique uniquement orienté vers la consommation domestique est voué à l’échec: ce mouvement s’est accéléré sous le mandat Trump, qui a vu la création de 400 000 emplois manufacturiers. Par un subtil équilibre de baisses massives d’impôts (alors que les impôts sur la production obèrent toute rentabilité de nos usines.) et de menaces, Trump a obtenu de Softbank/Sprint, de GoPro ou encore d’Apple une relocalisation aux États-Unis de leur base manufacturière. Pfizer, Comcast, Boeing, notamment en rapatriant les profits offshores, investissent à nouveau dans leurs usines américaines. Les Américains ont supprimé en deux ans la moitié du code des réglementations pour créer de nouvelles usines ; les Chinois, avec un modèle moins libéral mais un État visionnaire, développent non seulement leur base industrielle mais sont aussi en train de réindustrialiser toute l’Asie par leur projet de nouvelle route de la soie, qui se traduit par de colossales infrastructures de transport.

Alors que la puissance économique est avant tout une puissance industrielle, comme en attestent la réindustrialisation de l’Amérique de Donald Trump ou les grandes réalisations chinoises, la France est victime d’un vrai décrochage industriel. Or développer la seule économie de services (petits boulots en chaîne) ou des start-up (peu intense en capital humain) ne permettra pas à la France de juguler le fléau du chômage et de la croissance molle. On ne peut qu’être sidéré par le manque de volontarisme des pouvoirs publics français en la matière, alors que notre génie industriel était la marque de fabrique de la France encore dans les années 1990 (il suffit de noter le rayonnement des produits de Schneider, Airbus, Alstom, Dassault, à cette époque) et que le complexe militaire, comme aux États-Unis, fournissait un excellent levier public pour le développement de l’industrie privée.

En 2018, la part de l’industrie dans la richesse nationale en France n’était plus que de 11 %, contre 17 % à la fin des années 1990, ce qui est le niveau actuel de la plupart des autres économies développées. À l’origine du déclin de l’industrie, on peut noter la détérioration générale de la compétitivité des entreprises françaises. Face à la concurrence mondiale, l’industrie française ne fait plus le poids dans certains secteurs. D’autre part, en quinze ans, alors que les ventes de biens ont augmenté de plus de 50 % sur nos territoires, notre production manufacturière… est restée au même niveau. Sans compter qu’au-delà des ventes de biens, les services à haute valeur ajoutée ont accru leur part dans notre PIB, et à ce niveau la domination des GAFA et autres entreprises technologiques étrangères a signifié d’irrémédiables pertes de marché: elles sont visibles dans les chiffres du déficit du commerce international, qui se creuse depuis notre plus haut point en 2004 ; non seulement nos entreprises ne produisent plus ce que les Français consomment, mais elles ne disposent pas des compétences et technologies clefs dont nos concitoyens ont besoin. Enfin, l’absence de fonds de pension entrave le développement de nos entreprises, empêchant le financement de l’innovation de long terme et poussant les plus grandes d’entre elles à abandonner leur base hexagonale.

Les conséquences de ces défaillances sont visibles: notre industrie est l’une des moins robotisées (126 robots pour 10 000 salariés contre 270 en Allemagne), les investissements dans les NTIC sont deux fois moins nombreux que dans le reste de la zone euro et trois fois moins nombreux qu’aux USA. Le très poussif basculement du CICE en baisse de charges, l’hypothétique baisse de l’IS promise à l’horizon 2022 et l’absence de baisse des impôts sur la production ne laissent pas augurer un redressement rapide de l’investissement privé. Il faut donc rapidement changer de braquet et promouvoir des partenariats publics-privés ancrés sur des dépenses d’investissement public (que Bruxelles doit mieux distinguer des dépenses de fonctionnement).

On est en droit de douter de la volonté du gouvernement actuel de redresser notre industrie.

Il convient en premier lieu de favoriser la montée en gamme de nos industries informatique, robotique et d’intelligence artificielle: cela passe par le redéploiement des interventions de la BPI trop centrées sur l’internet grand public, et par plus de précisions sur le plan d’investissement promis par Macron sur le quinquennat, qui pour l’instant inclut essentiellement des dépenses de fonctionnement dans l’éducation. La robotisation est aussi une opportunité pour notre industrie et souvenons-nous que les pays les plus robotisés sont aussi ceux où le chômage est le plus faible. Elle doit être couplée par un plan massif d’équipement 5G sur notre territoire, car ces nouveaux robots et objets doivent pouvoir communiquer, seul moyen de révéler le vrai potentiel de nos territoires.

On est en droit de douter de la volonté du gouvernement actuel de redresser notre industrie: clientélisme à l’égard d’autres secteurs, manichéisme économique simpliste (l’industrie c’est l’ancien monde, la start-up le nouveau qui doit aller de l’avant.), remise aux calendes grecques des mesures pour favoriser l’investissement et la modernisation: la survie politique plus que la vision stratégique semble servir de cap aux décisions économiques. À Bercy, nous avions déjà testé le manque de détermination, voire l’ambiguïté d’Emmanuel Macron sur ces sujets, lorsqu’il avait écarté hâtivement toutes les alternatives, notamment françaises, au rachat par General Electric. L’amateurisme actuel est si évident que Bercy version Lemaire n’a jamais lu les comptes du repreneur d’Ascoval, British Steel, en état de faillite théorique dès le rachat du site français….

Il est plus qu’urgent de rééquiper notre secteur industriel, afin de monter en gamme, de produire à nouveau sur notre territoire, de redevenir une machine à exporter et à créer des emplois. À défaut, toutes les réformes lancées par le pouvoir actuel, ne viendront jamais à bout de notre chômage structurel.

20 milliards pour sauver les grandes entreprises stratégiques

 20 milliards pour sauver les grandes entreprises stratégiques

Le gouvernement met sur la table 20 milliards d’euros pour des prises de participation ou des nationalisations d’entreprises mises en difficulté par la crise du coronavirus. En tout, cela porte le plan d’urgence de 45 à 100 milliards d’euros. Avec de tels montants, le déficit public devrait atteindre cette année un niveau jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Ces prévisions se basent sur l’hypothèse d’un confinement de six semaines.

Le « quoi qu’il en coûte » lancé le 12 mars par Emmanuel Macron prend chaque semaine des aspects plus hors normes. Désormais, le gouvernement estime que la facture de son plan d’urgence lancé pour répondre à la crise économique provoquée par le coronavirus s’établit à 100 milliards d’euros, plus du double de ce qu’il avait annoncé le 17 mars (45 milliards).

Le coronavirus pour sauver Macron ?

Le coronavirus pour sauver Macron ?

 

On aura sans doute noté le discours relativement mal structuré et plein d’hésitations  de Macron qui a considéré que le pays était en situation de guerre. Bien sûr, une guerre contre la pandémie mais aussi une stratégie pour sauver le soldat Macron qui au passage vient d’abandonner sa réforme de l’indemnisation du chômage, sa réforme de l’APL,  sa réforme des retraites et à reporté le second tour des élections municipales en raison de la catastrophe politique subie par le parti la république en marche.

 

À travers les élections municipales, véritable thermomètre politique, Macron vient sans doute de découvrir à quel point sa politique et sa personnalité étaient contestées. Il y a toujours environ 70 % de l’opinion qui condamnent sa politique économique et sociale. une majorité  qui condamne ses dernières réformes et notamment la réforme des retraites. Quant à la popularité de Macron,  elle est au plus bas. Non seulement il génère un rejet mais aussi parfois de la haine tellement sa condescendance et son mépris deviennent insupportables .

 

Macron abandonne tout ou presque. Certes l’intéressé n’a pas fait un véritable acte de contrition, ce n’est pas le genre du personnage, mais il a reconnu qu’après le Coronavirus beaucoup de choses devront changer y compris pour lui-même. Il y a bien sûr la situation politique, la situation sanitaire mais aussi la catastrophe économique qui se prépare. Macron se représentera dès l’année prochaine, quand va commencer la campagne électorale,  avec un bilan catastrophique sur le plan économique et social. La croissance sur l’ensemble du mandat aura été insignifiante, la dérive du budget et l’endettement particulièrement dangereux enfin des inégalités sociales se seront développées.

 

Bref ce candidat et ses courtisans sortis de nulle part pourraient bien y retourner. Pour preuve, la quasi-totalité des députés de la république en marche qui se sont présentés aux municipales n’ont réussi à obtenir que quelques pour cent, renvoyés souvent en quatrième ou cinquième position. La preuve que ce parti n’a jamais existé et qu’on ne peut créer une force politique sans expérience sociale et sans compétence. Un constat qui pour autant ne dédouane pas les insuffisances des autres forces.

 

Macron doit maintenant contribuer à sauver le pays de la catastrophe sanitaire. Pour la catastrophe économique, il est déjà trop tard. Il va tenter de sauver sa peau en abandonnant toutes ses réformes contestées, sans doute en écartant ce premier ministre version « cool » de Juppé mais tout aussi entêté et finalement incompétent;  témoin sa dernière grande prestation où il a invité dans le même discours la population à un confinement généralisé et à se rendre cependant dans les bureaux de vote. Une position incompréhensible tout autant qu’ irresponsable. Pour sauver sa peau,  Macron devra changer son équipe, prendre de vrais politiques et pas des amateurs sortis frais émoulus de leur institut d’études politiques ou de leur entreprise sans jamais avoir la moindre expérience militante associative, sociale ou politique.

 

Guerre sanitaire: pour sauver la France ou Macron ?

Guerre sanitaire: pour sauver la France ou Macron ?

On aura sans doute noté le discours relativement mal structuré et plein d’hésitations  de Macron qui a considéré que le pays était en situation de guerre. Bien sûr une guerre contre la pandémie mais aussi une stratégie pour sauver le soldat Macron qui au passage vient d’abandonner sa réforme de l’indemnisation du chômage, sa réforme des retraites et à reporté le second tour des élections municipales en raison de la catastrophe politique subie par le parti la république en marche. À travers les élections municipales, véritable thermomètre politique, Macron vient sans doute de découvrir à quel point sa politique et sa personnalité étaient contestées. Il y a toujours environ 70 % de l’opinion qui condamnent sa politique économique et sociale. une majorité  qui condamne ses dernières réformes et notamment la réforme des retraites. Quant à la popularité de Macron,  elle est au plus bas. Non seulement il génère un rejet mais aussi parfois de la haine tellement sa condescendance et son mépris deviennent insupportables . Macron abandonne tout ou presque. Certes l’intéressé n’a pas fait un véritable acte de contrition, ce n’est pas le genre du personnage, mais il a reconnu qu’après le Coronavirus beaucoup de choses devront changer y compris pour lui-même. Il y a bien sûr la situation politique, la situation sanitaire mais aussi la catastrophe économique qui se prépare. Macon se représentera dès l’année prochaine, quand va commencer la campagne électorale,  avec un bilan catastrophique sur le plan économique et social. La croissance sur l’ensemble du mandat aura été insignifiante, la dérive du budget et l’endettement particulièrement dangereux enfin des inégalités sociales se seront développés. Bref ce candidat et ses courtisans sortis de nulle part pourraient bien y retourner. Pour preuve, la quasi-totalité des députés de la république en marche qui se sont présentées aux municipales n’ont réussi à obtenir que quelques pour cent, renvoyés souvent en quatrième ou cinquième position. La preuve que ce parti n’a jamais existé et qu’on ne peut créer une force politique sans expérience sociale et sans compétence. Un constat qui pour autant ne dédouane pas les insuffisances des autres forces. Macron doit maintenant contribuer à sauver le pays de la catastrophe sanitaire. Pour la catastrophe économique, il est déjà trop tard. Il va tenter de sauver sa peau en abandonnant toutes ses réformes contestées, sans doute en écartant ce premier ministre version « cool » de Juppé mais tout aussi entêté et finalement incompétent;  témoin sa dernière grande prestation où il a invité dans le même discours la population à un confinement généralisé et à se rendre cependant dans les bureaux de vote. Une position incompréhensible tout autant qu’ irresponsable. Pour sauver sa peau ,  Macron devra changer son équipe, prendre de vrais politiques et pas des amateurs sortis frais émoulus de leur institut d’études politiques ou de leur entreprise sans jamais avoir la moindre expérience militante associative, sociale ou politique.

 

« Il faut sauver les CCI rurales  » (Françoise Cayre)

« Il faut sauver les CCI  rurales   »  (Françoise Cayre)

Françoise Cayre  présidente de la chambre de commerce de Corrèze attire l’attention du risque de disparition des  structure à caractère rural avec la diminution drastique des moyens. Certes le relais pourrait être pris par les structures politiques élues mais il n’est pas certain que l’action soit plus efficace que celle des CCi en matière d’animation économique. En outre l’idée de faire payer des prestations des CCi au bénéficiaire paraît assez illusoire dans des territoires composés très petites entreprises.

 

Quelle est la situation financière de la Chambre de commerce et d’industrie de Corrèze en ce début d’année 2020 ?

FRANÇOISE CAYRE -  On est au fond de la piscine et on doit mettre un coup de talon pour espérer remonter à la surface. Immanquablement, pour se sortir d’une telle situation, il faut avoir la foi dans notre institution et dans l’utilité de ses services auprès des entreprises du territoire ! En 2012, plus de 60 % de notre budget annuel provenait de la ressource fiscale, soit environ 5,8 M€. En 2018, la ressource fiscale est tombé à 3,3 M€ et en 2022, ce montant ne sera plus que de 1,5 M€, soit une réduction de l’ordre de 75 % en dix ans ! Le retournement de notre activité est donc particulièrement compliqué à gérer.

Quelles sont les conséquences sur les moyens matériels et humains de la CCI ?

Elles sont très importantes ! Le gouvernement nous impose un régime strict qui a entraîné la vente de plusieurs actifs immobiliers à Tulle, Brive et Ussel. Nous nous sommes désengagés des syndicats mixtes pour le développement économique (Syma) et des aéroports locaux qui étaient déficitaires et nous avons recherché des économies tous azimuts sur nos dépenses de fonctionnement. En ce qui concerne l’effectif de la CCI, nous sommes 46 personnes aujourd’hui contre 75 en 2012 avant la fusion entre les deux chambres qui existaient dans le département. On a joué sur cette fusion et sur les départs en retraite mais, aujourd’hui, on arrive au bout de la logique de réduction des effectifs si on veut pouvoir proposer des prestations premium payantes. Il faut quand même que nous conservions les compétences qui doivent nous permettre de vivre demain !

Votre objectif est désormais d’engager la chambre dans cette direction ?

Oui parce que c’est ce qu’on nous demande : facturer des prestations à nos clients. Mais ce n’est pas du tout évident pour nous sachant que plus de 90 % des entreprises que nous accompagnons sont des TPE de moins de dix salariés. Facturer des prestations en zone rurale c’est très très compliqué. On se positionne désormais sur un marché quasi-concurrentiel et cela suppose une évolution importante à la fois de nos collaborateurs et de nos interlocuteurs : collectivités locales et entreprises. Il faut aussi résorber le déficit d’image et de visibilité des CCI et de leurs offres de services.

Vous ne semble pas convaincue par cette logique de prestations payantes…

D’une part, elle est complexe à mettre en œuvre dans notre territoire et, d’autre part, il y a une certaine perversité dans ce système puisque ce sont précisément les plus petites entreprises et celles qui sont en difficultés ou en transmission qui ont le plus besoin de notre accompagnement ! Aujourd’hui, on ne leur facture pas le coût réel de notre prestation mais demain, si on leur demande de payer le vrai prix, beaucoup d’entre elles vont renoncer faute de moyens. Et si des TPE renoncent à être accompagnées pour des raisons financières, le résultat sera parfaitement contreproductif pour tout le monde !

Etes-vous inquiète pour la pérennité de la CCI de Corrèze dans les années qui viennent ?

Honnêtement, la CCI ne pourra pas rester bien longtemps dans cette situation. Je mets tout en œuvre pour sortir de l’ornière mais je n’ai pas de certitudes sur la réussite de ma démarche ni sur la survie de la chambre. Mais si ça ne fonctionne pas et que la CCI de Corrèze disparaît, quelle sera l’alternative ? Les collectivités chercheront à se saisir de nos missions et à réinventer ce que nous faisons déjà très bien ! Quel est le gain dans cette démarche ?

Il faut donc absolument convaincre le gouvernement de débloquer des ressources supplémentaires pour les CCI les plus en difficultés qui ne pourront pas s’en sortir seules.  Il faut sauver les 17 CCI hyper-rurales !

Les CCI de Nouvelle-Aquitaine affichent un discours de solidarité avec les chambres qui seraient en grande difficulté. Est-ce que cela est de nature à vous rassurer ?

Oui, les CCI de la région ont décidé de jouer solidaire même si ce n’est pas allé de soi, ce qui est parfaitement compréhensible puisque chaque chambre a ses propres engagements et a besoin de ses propres ressources. Contrairement à la CCI de Bordeaux Gironde, en Corrèze nous n’avons ni un aéroport dynamique, ni Vinexpo, ni l’attractivité naturelle de la métropole bordelaise et du littoral, c’est une réalité ! Donc la solidarité est une piste, la mutualisation en est une autre et nous partageons déjà des compétences avec la CCI de Dordogne par exemple, jusqu’à des postes de directeurs d’appui opérationnel. Mais cette logique de mutualisation touche aussi ses limites notamment parce que nous menons des missions de proximité. Et la CCI de Corrèze entend perdurer sans être dépendante de Bordeaux, de la Rochelle !

Envisagez-vous, en dernier ressort, une fusion avec une CCI voisine ?

Très profondément et très sincèrement : non ! La vie d’une CCI et de son territoire ce sont ses élus et ses équipes de proximité. Et je ne suis pas certaine qu’une fusion entre deux structures départementales entraînerait des économies ou serait plus efficace ! Le passage devant nous est très ténu mais il ne faut pas baisser les bras et il faut absolument convaincre le gouvernement d’agir. La péréquation financière doit être beaucoup plus forte entre les grosses CCI et celles qui sont moins bien dotées. Et je ne défends pas ma chambre mais bien les missions qu’elle mène auprès des entreprises corréziennes !

Réduire la consommation de viande d’ici 2030 pour sauver le climat

Réduire  la consommation de viande d’ici 2030  pour sauver le climat

52 scientifiques proposent dans une lettre de diminuer la consommation de viande d’ici 2030  pour ne pas aggraver la crise climatique.

Ils indiquent que, la production d’origine animale (viande, produits laitiers et œufs) est passée de 758 millions de tonnes en 1990 à 1247 millions de tonnes en 2017.

« Si le secteur de l’élevage continue de produire autant, il représentera à lui seul d’ici 2030 49% du quota d’émissions acceptables pour ne pas dépasser les 1,5 °C de réchauffement de la planète », détaille la lettre.

 

En cinquante ans, la consommation de viande a déjà doublé, passant de 23 à 43 kilos par personne. « La grande préoccupation est que si la consommation de viande augmente encore, elle le sera massivement », explique au Guardian Tim Key, co-auteur d’une étude sur le sujet, publiée dans la revue Science. « Il est difficile d’imaginer comment le monde pourrait fournir à une population de 10 milliards de personnes ou plus la quantité de viande actuellement consommée dans la plupart des pays à revenu élevé sans effets négatifs sur l’environnement.

Les Nations Unies estiment que la consommation de viande va encore augmenter de 76 % d’ici 2050 avec une multiplication par deux de la consommation de volaille, une augmentation de 69 % de la consommation de bœuf, et une hausse de 42 % pour le porc. D’ici la moitié du siècle, le secteur représentera 45 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, contre 15 % actuellement.

Ces émissions sont le fait d’un petit nombre d’acteurs. Selon une autre étude actualisée récemment par l’ONG Grain et de l’IATP (Institute for agricultural and trade policy), les cinq principaux producteurs de viande et de lait émettent, ensemble, plus de gaz à effet de serre que les plus gros producteurs pétroliers que sont Exxon, BP ou Shell. Plus préoccupant encore, les 20 premiers producteurs de viande émettent autant de gaz à effet de serre qu’un pays comme l’Allemagne et doublent presque celles de la France !


Pour remplacer ces aliments, les  scientifiques  proposent de favoriser la production de haricots, de céréales, de noix, et fruits et de légumes pour « réduire l’impact environnemental et améliorer la santé ». Une transition à nuancer selon le degré de développement des pays.

« La transition devra être gérée de manière équitable pour permettre aux citoyens de changer de régime alimentaire et pour les agriculteurs, les producteurs et les chaînes agroalimentaires de se diversifier », selon Pete Smith, coauteur de la lettre, interrogé par le Guardian.

La COP25, qui s’est achevée, n’a pas annoncé d’accords allant dans ce sens.

« Sauver le service civique » et enterrer le pseudo service universel !

 « Sauver le service civique » et enterrer le pseudo  service universel !

A juste titre un collectif emmené par des élus en charge de politiques de la vie associative et de la jeunesse estime que le service civique est aujourd’hui directement menacé par le pseudo service national universel. Ils seront 150 000 à s’y engager en 2019 tandis que le service dit universel n’en rassemble que quelques milliers. Autre différence de taille , le service civique est autrement structuré et il porte sur des durées qui varient de six mois à 2 ans alors que le service dit universel est limité un petit mois.

 

Tribune.

 

« Petit miracle républicain » voté à l’unanimité en 2010, le service civique était alors plein de promesses : sécuriser l’engagement des jeunes, le développer, le valoriser.

« Le service civique, c’est un engagement volontaire au service de l’intérêt général ouvert aux 16-25 ans. Accessible sans condition de diplôme, le service civique est indemnisé », écrit sur son site l’Agence du service civique.

« Le service civique a pour objet de renforcer la cohésion nationale et la mixité sociale et offre à toute personne volontaire l’opportunité de servir les valeurs de la République et de s’engager en faveur d’un projet collectif en effectuant une mission d’intérêt général », selon le code du service national.

Aujourd’hui, le service civique est devenu un marqueur générationnel phare pour les jeunes Français, résultat d’une politique du chiffre assumée. Ils seront ainsi presque 145 000 jeunes à s’y être engagés en 2019. Un remarquable succès quantitatif, gagné à la force d’un branle-bas de combat ministériel et associatif, qui mobilise aujourd’hui une très large frange d’acteurs autour de l’engagement de la jeunesse.

Le service civique est fondé sur le volontariat, sur la progression personnelle dans le cadre d’un projet au moins en partie défini par le jeune lui-même, sur la montée en compétences dans le cadre d’une citoyenneté exercée librement. S’il est vrai que beaucoup de jeunes ne s’y engagent pas par fibre militante a priori, tous découvrent au cours de leur mission les notions d’intérêt général et de citoyenneté. Le service civique est une belle école de l’engagement, tout comme une formidable opportunité de renouvellement pour les associations et institutions publiques qui accueillent les volontaires.

Pour sauver sa peau, l’OMC se couche devant Washington

Pour sauver sa peau, l’OMC se couche devant  Washington

 

 

Comme l’OMC et d’autres organisations multilatérales sont clairement menacées par le président américain, l’organisation mondiale du commerce s’est couchée devant Washington pour sauver sa peau. Il paraît pour le moins curieux que l’organisation mondiale du commerce (OMC) ait autorisé les États-Unis à taxer les avions européens à hauteur de 10 % et d’autres bien industriels ou agricoles à 25 %. En effet précédemment l’OMC avait reconnu que Boeing comme Airbus avait bénéficié des soutiens  publics qu’il est d’ailleurs bien difficile d’évaluer. Des grandes entreprises américaines, comme européennes bénéficient de leur collaboration réciproque. Dernier exemple en date  Google et Nasa ont décidé de s’associer. Les deux colosses ont ainsi conclu un accord pour mettre au point un centre de recherche commun qui se situera dans la Silicon Valley, sur 100 000 mètres carrés. On parle notamment de nanotechnologies, des technologies de l’information et de celles liées aux calculs et aux données informatiques. Dans sa politique d’équilibrisme entre l’Europe et les Etats-Unis, cette fois, l’OMC a donné tort à l’Europe.

La raison est assez simple, l’OMC et très largement menacé dans son existence du fait  de la contestation par le président américain de toute organisation multilatérale. En clair, l’OMC a dû donner des gages à Trump pour pérenniser son existence. Une attitude en réalité assez lamentable qui vit surtout à légitimer l’OMC.  Les Etats-Unis vont donc imposer dès la mi-octobre des droits de douane de 10% sur les avions et de 25% sur d’autres produits industriels et agricoles importés de l’Union européenne, dont le vin français, le fromage italien ou le whisky écossais, dans le dossier des subventions européennes à Airbus, a annoncé mercredi un responsable du bureau du Représentant américain au Commerce. /

Washington a pour cela reçu mercredi le feu vert de l’Organisation mondiale du commerce pour appliquer des droits de douane sur 7,5 milliards de dollars d’importations de l’Union européenne dans le cadre de ce litige vieux de quinze ans.

Le vin français, les olives en provenance de France, d’Allemagne et d’Espagne, les saucisses de porc produites dans toute l’UE, le café allemand, les vêtements en laine fabriqués au Royaume-Uni figurent parmi les biens ciblés par l’administration américaine. Le vin italien, lui, est épargné. Les taxes sur l’aéronautique ne s’appliqueront pas aux pièces détachées, a déclaré le responsable à des journalistes lors d’une conférence téléphonique. Cela permettra à Airbus de continuer à produire au même coût dans son usine d’Alabama mais profitera aussi à Boeing, qui utilise des pièces détachées européennes.

«Quitter la zone euro pour sauver l’Europe ! (Stefan Kawalec)

 «Quitter la zone euro pour sauver l’Europe !  (Stefan Kawalec)

 

L’ancien leader polonais qui a imposé un régime de cheval à la Pologne propose a peu près la même chose pour la France (sortie de la zone euro, diminution des salaires, abandon des régions attardées, dévaluation etc.). Une contribution intéressante qui témoigne du désarroi de certaines élites face à la crise (y compris dans le journal l’Opinion). En fait Kawalec oublie que le plan qu’il a imposé à la Pologne et dont il propose un copier coller pour la F rance était une stratégie pour rompre avec le régime communiste polonais. La France d’aujourd’hui en dépit de se lourdeurs n’a pas grand-chose à voir avec un régime communiste. (Tribune dans l’Opinion)

 

Tribune

 

La victoire de Marine Le Pen aux élections européennes est un signal que le Président Emmanuel Macron, s’il ne veut pas partager le sort de son prédécesseur, doit changer sa stratégie pour la France. La France a besoin de réformes. Or, les nécessaires réformes pro-marché se traduisent tout d’abord par une limitation de la demande intérieure, premier pas au ralentissement de l’économie. Si la France possédait sa propre monnaie, cet effet récessif serait compensé par un affaiblissement de la monnaie, naturel dans une telle situation. Dans la plupart des cas à travers le monde, de tels programmes d’adaptation ne réussissaient que lorsqu’ils étaient accompagnés d’une dévaluation de la monnaie rendant l’économie donnée plus compétitive et atténuant les coûts sociaux et économiques des réformes.

Au début de son mandat, Emmanuel Macron s’est engagé à effectuer les réformes que François Hollande n’avait pas réussi à mettre en œuvre. Jusque-là, ces plans n’ont été réalisés qu’en partie, ce qui a comme résultat une baisse de popularité du Président et de son parti. Si la ligne économique actuelle ne change pas, le Président risque de voir sa cote baisser.

Pour retrouver la compétitivité au niveau mondial, la France devrait réduire le coût du travail dans sa relation avec celui chez ses partenaires commerciaux. Le pays dans la zone euro qui y est parvenu, c’est l’Allemagne, grâce aux réformes du marché du travail menées dans les années 2003-2005 par le gouvernement du chancelier Schröder. Ce succès allemand n’aurait pas été possible sans une très rapide hausse des salaires dans les autres pays de la zone euro. Grâce à cette dynamique des salaires dans les autres pays, le ralentissement de la croissance des salaires en Allemagne a eu comme résultat une baisse relative des coûts du travail par rapport à ses partenaires commerciaux européens. Cependant, dans la situation dans laquelle se trouve la France depuis quelques années, quand chez ses partenaires commerciaux les salaires augmentent très lentement, l’amélioration de la compétitivité à l’échelle mondiale nécessiterait une baisse des salaires nominaux, ce qui est une tâche très risquée.

Une autre proposition d’Emmanuel Macron est le budget commun de la zone euro et l’allocation de fonds aux investissements ayant pour but de ranimer les économies battant de l’aile. Mais c’est une voie qui ne mène nulle part. Le prouvent les expériences de l’Allemagne et de l’Italie qui depuis des années tentent, à travers la politique structurelle, d’augmenter la compétitivité de leurs régions attardées. Durant des années, les transferts fiscaux provenant d’Allemagne de l’Ouest avoisinaient 25 % du PIB de l’Allemagne de l’Est. Dans le sud italien, les transferts des autres régions du pays constituent 16 % du PIB local. Et malgré tout cet argent, dans les deux cas, le processus de convergence s’est arrêté car les régions attardées ne sont pas en mesure d’améliorer leur compétitivité.

 

Taux de change. Les plans du Président Macron de réformer l’euro ne sont pas à même de réparer la situation dans la zone ni de rétablir la prospérité française. Mais si la France revenait au franc, elle pourrait améliorer sa compétitivité à l’échelle mondiale en adaptant le taux de change de sa monnaie. Ainsi, il lui serait plus facile de mettre en œuvre les nécessaires réformes structurelles qui dans le cadre de la zone euro sont pratiquement impossibles.

L’attachement du président Macron au projet européen mérite le respect et le soutien. Mais la monnaie unique peut plomber non seulement le second mandat de Macron mais aussi le projet européen dans son ensemble.

Il y a beaucoup de craintes justifiées liées à l’éclatement de l’euro, mais il existe une stratégie présentée par un groupe d’économistes de plusieurs pays de l’UE qui ont signé un Manifeste pour la Solidarité européenne dans lequel ils plaident pour une segmentation contrôlée de la zone euro et pour le retour aux monnaies nationales afin de sauver les plus importants acquis de l’intégration européenne, à savoir l’Union en tant que telle et le marché commun. La première étape devrait être la sortie de la zone des pays les plus concurrentiels, avant tout de l’Allemagne. Une séquence qui devrait prévenir la panique bancaire possible dans les pays qui le sont moins, s’ils étaient parmi les premiers à quitter la zone. Cette stratégie a été développée entre autres dans le livre The Economic Consequences of the Euro and the Safest Escape Plan de S. Kawalec, E. Pytlarczyk, K. Kamiński, à paraître bientôt) où sont développées des solutions précises pouvant limiter le risque et créer la confiance dans le processus de segmentation de la zone euro.

La France a un droit particulier de demander à l’Allemagne de revenir en premier à sa monnaie pour sauver le projet européen car, compte tenu des fautes historiques, les élites allemandes auraient beaucoup de mal à lancer une telle action en solitaire. Emmanuel Macron a la crédibilité pour proposer une nouvelle grande stratégie européenne qui engloberait le désendettement de certains Etats membres. Cela serait une victoire des forces proeuropéennes. Mais il ne s’agit pas pour autant de limiter le marché commun. Il y a beaucoup de domaines où une coopération européenne plus étroite est souhaitable, comme la politique de défense ou celle des migrations.

Le Président Macron a aujourd’hui besoin du courage de son grand prédécesseur Charles de Gaulle qui, il y a 60 ans, a dit à ses compatriotes que l’avenir de la France exigeait la sortie d’Algérie. Il est grand temps que Macron dise aux Français, aux Allemands et à tous les Européens que l’avenir du projet européen exige la sortie de l’euro.

Stefan Kawalec, vice-ministre des Finances entre 1991 et 1994, co-créateur du plan Balcerowicz. Ancien conseiller économique de la Plate-forme civique (PO).

 

Nucléaire Iran : l’Europe pour sauver l’accord ?

Nucléaire Iran : l’Europe pour sauver l’accord

 

D’une certaine, l’Europe  est prise au piège de son immobilisme. En effet, l’Iran met en quelque sorte l’Europe en demeure de faire respecter l’accord du texte de vienne sur le nucléaire iranien. On sait que les Européens sont très réticents à s’aligner sur la position des États-Unis pour participer au blocus total de l’économie iranienne. Mais dans le même temps l’Europe  est aussi hésitante pour se mettre en travers de la volonté des États-Unis. Le plus cruel dans cette affaire, c’est que cette décision des États-Unis va surtout affecter le développement économique de l’Iran bien sûr mais aussi de l’Europe. On  souvient que Macon s’était posé en médiateur et avait demandé du temps à Téhéran avant que l’Iran ne s’engage dans un nouveau processus d’enrichissement de son uranium qui ferait voler en éclats l’accord de Vienne. Téhéran, qui se défend de vouloir sortir de l’accord, renvoie donc la balle dans le camp des pays européens signataires du texte de Vienne, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, mais aussi et surtout la France, Emmanuel Macron ayant eu samedi soir plus d’une heure d’entretien téléphonique avec son homologue Hassan Rohani. En annonçant ce dépassement, les responsables iraniens ont affirmé en effet que Téhéran continuerait à réduire ses engagements tous les 60 jours à moins que les signataires du pacte ne le protègent des sanctions américaines, qui menacent l’économie d’asphyxie. L’Iran menace notamment de reprendre son projet initial de construction d’un réacteur nucléaire à Arak mis en sommeil en vertu de l’accord de Vienne. La question est maintenant de savoir si l’Union européenne saura  montrer  son indépendance et sa détermination pour sauver l’accord de 2015 concernant le nucléaire iranien. En clair, si l’union européenne aura le courage de s’opposer au États-Unis. Rien n’est certain car l’Allemagne en particulier craint d’éventuelles sanctions concernant ses exportations vers les États-Unis !

 

 

 

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