Archive pour le Tag 'Sarkozy'

Politique- Des Médicis à Nicolas Sarkozy….. et Macron ?

 Politique- Des Médicis à Nicolas Sarkozy…..  et Macron ?

OPINION. Les réseaux d’influence sont clefs en politique: des techniques nées à la Renaissance et amplement maîtrisées par nos contemporains. Par Luca Cortinovis, Université de Lille.

 

Un papier intéressant à lire mais qui fait sans doute une comparaison excessive entre l’influence des Médicis et de Sarkozy. Par contre,  on aurait pu aussi parler de l’influence des réseaux financiers vis-à-vis de Macron et réciproquement NDLR

 

Le 1er mars 2021, le tribunal correctionnel de Paris condamnait Nicolas Sarkozy à une peine de prison de trois ans, dont un an ferme, pour corruption et trafic d’influence dans le cadre de l’affaire Bismuth (dite aussi « des écoutes »). Si l’ancien président de la République a immédiatement interjeté appel de la décision, ce verdict a tout de même engendré un véritable tremblement de terre pour les supporters de celui qui fut le parangon de la droite jusqu’à ses échecs à la présidentielle de 2012, puis lors de la primaire de la droite et du centre en 2016.

Cette condamnation a entraîné une litanie de réactions de la part de la classe politique, entre déclarations de soutien à droite – agrémentés d’attaques contre « l’acharnement d’un pouvoir judiciaire aux ordres » – et tweets satisfaits – voire moqueurs – à gauche.

Mais elle a également soulevé de nombreuses questions sur le devenir politique de l’ex-leader des Républicains. En effet, le politologue Jérôme Jaffré, invité le 2 mars sur le plateau du Figaro Live, s’interrogeait sur « la capacité » de Nicolas Sarkozy à influer sur l’avenir politique du pays. Lui qui s’imaginait encore jusqu’à peu comme le véritable « maître du jeu de la présidentielle de 2022 », ne devait-il pas perdre tout son pouvoir d’influence ?

Il est vrai que depuis presque dix ans, l’ancien président, malgré son absence de mandats et ses défaites électorales successives, est parvenu à conserver un pouvoir considérable sur sa famille politique. La recherche de son soutien semble être devenu un sésame inestimable pour qui veut briguer le titre de champion de la droite. Pour ceux qui furent ses compagnons de route, Nicolas Sarkozy a au fur et à mesure du temps endossé le costume de parrain - analogie que n’aurait pas renié feu Charles Pasqua, une de ses figures tutélaires.

Loin de l’image du ministre – puis du président – tape-à-l’œil qui lui collait tant à la peau lors des années 2000, Nicolas Sarkozy a peu à peu mué pour se fondre dans une autre forme d’action politique.

Si sa fonction passée et ses différentes affaires l’ont évidemment obligées à ne pas disparaître totalement de la scène médiatique, c’est finalement dans les coulisses qu’il a œuvré principalement pour peser sur la chose publique et préparer un hypothétique retour. Les relations forgées lors de sa première carrière politique – avant la fin de la présidence – lui ont permis de brasser un large panel d’hommes et de femmes (ministres, parlementaires, élus locaux, capitaines d’industrie etc.) qui lui assurent par leur amitié ou leur loyauté – l’aspect mentoral des politiques en France n’est pas à négliger – une capacité d’influence substantielle.

Certains ont pu comparer la stratégie sarkozyste post-2012 au clientélisme politique ou encore à la réseaucratie. Ces concepts ont une connotation négative aujourd’hui puisqu’on les a assimilés à la corruption, au recours à des moyens illicites – ou peu honorables – pour s’arroger du pouvoir. Historiquement pourtant, la construction et l’usage d’un réseau important a souvent permis à des hommes, parfois dans l’ombre, de gouverner de manière effective, sans se retrouver dans l’illégalité.

L’ascension des Médicis à Florence au XVe siècle en est un exemple intéressant et peut amener à une comparaison avec les méthodes d’influence d’hommes politiques contemporains comme Nicolas Sarkozy.

Entre le XIVe et le XVIIe siècle, le pouvoir en Italie est réparti entre différentes puissances. Cités-états, républiques, duchés et royaumes cohabitent dans une zone géographique assez restreinte. Cette période, la Renaissance, recèle en son sein une grande part des forces qui vont façonner nos sociétés modernes.

L’approche de la politique et de l’histoire change. On se détache peu à peu des carcans médiévaux pour entrer dans une nouvelle ère, où l’ambition et la quête de gloire deviennent – à nouveau – des fins en soi. Le mouvement humaniste, par son approche novatrice des savoirs et des actions des Anciens – les hommes de l’Antiquité -, va amorcer ce phénomène.

L’historien Jacob Burckhardt a écrit en ce sens que « c’est l’alliance intime entre l’Antiquité et le génie italien » qui a permis la régénération du monde occidental.

La République de Florence est l’un des foyers les plus importants de l’humanisme. Une grande part des érudits de la Renaissance – comme Coluccio SalutatiLeonardo Bruni ou Machiavel - vont s’y faire connaître.

C’est également dans cette ville qu’émerge l’idée selon laquelle les intellectuels doivent prendre une part active dans les affaires publiques, en s’impliquant politiquement pour permettre aux citoyens de jouir de leurs lumières. On souhaite combattre la tyrannie (les principautés du Nord, en particulier Milan, sont visées) et préserver la république coûte que coûte ; c’est ce que Hans Baron a appelé « l’humanisme civique ». Au début du XVe siècle, Florence est donc tributaire d’une tradition politique complexe où démocratie, oligarchie, corporationnisme et factionnisme se sont mélangés pour aboutir à un régime évoluant au gré des fluctuations du temps. C’est dans ce contexte particulier que se distingue de plus en plus la famille des Médicis.

Le premier membre d’importance de cette famille est Jean de Médicis (1360-1429). Travaillant au côté de son oncle Vieri, il prend la tête des affaires de sa famille en 1393, avant de fonder sa propre banque à Florence en 1397. La fameuse Banque des Médicis devient progressivement l’une des plus puissantes banques d’Italie et d’Europe. En bons Florentins, les Médicis prennent, comme de coutume, part à la chose publique. Marqués par le souvenir de leurs ancêtres – lors de la révolte des Ciompi de 1378, Salvestro de Médicis, un des leaders du Popolo (en somme, ceux qui ne sont pas nobles), a oeuvré en vain à établir un régime populaire par la force, jetant le déshonneur sur son nom – et sous l’impulsion de Jean, la famille va prudemment placer ses pions pour gagner de plus en plus de pouvoir.

À cette époque, Florence est gouvernée de manière quasi oligarchique : une élite sociale, composée des anciennes lignées nobles et des familles ayant fait fortune, se partage hégémoniquement les charges publiques. Celles-ci sont fort nombreuses et chacune à un mode d’acquisition particulier (tirage au sort, vote, cooptation). Les rapports de pouvoir se font essentiellement via les relations nouées entre familles. Des partis informels se créent au gré des aspirations et des avantages promis. Le clan qui saura se constituer le plus grand « réseau d’amis » aura le plus de chance d’influer sur la République. Cette manière d’agir, loin de la flamboyance des révoltes ou des entreprises audacieuses, constitue un des particularismes de la politique florentine. L’influence devient le levier principal permettant l’accomplissement de son ambition. Et à ce jeu, les Médicis n’auront – presque – pas d’équivalent. Cosme de Médicis (1389-1464), le fils de Jean, poussera la méthode à son plus haut degré.

Suivant la voie tracée par son père, Cosme s’est évertué à consolider l’assise de sa famille auprès de la population de Florence, élargissant par ses libéralités son « cercle d’amis ». Intelligent, tempéré, prévenant auprès de tous ceux qui viennent requérir son aide, celui qui va devenir « le Père de la Patrie » use de la fortune de sa famille pour asseoir méthodiquement son emprise sur les institutions. Il devient par exemple l’un des plus grands mécènes d’art de son temps, faisant venir à Florence les plus prodigieux artistes ; il fait des dons à de nombreuses institutions (couvents, prieurés, académies) ou financent les études d’enfants de « ses amis » ; il organise défilés et spectacles pour ravir le peuple. En somme, il se sert de sa richesse pour gagner la reconnaissance du plus grand nombre.

Il sait pertinemment que le meilleur moyen d’échouer politiquement à Florence est d’exposer son ambition. Il se cache en conséquence derrière ses alliés, pesant de son poids pour que les organes de pouvoir soient toujours composés d’une majorité de ses partisans, choisissant tel prieur ou tel gonfalonier – qui détiennent le pouvoir exécutif de la ville.

En 1433, une cabale orchestrée par des grandes familles nobles – réticentes à voir les Médicis devenir si puissants – va presque abattre Cosme. Il parvient in extremis à être condamné à l’exil. Néanmoins, dès l’année suivante, grâce à ses soutiens politiques et à sa manne financière, le chef des Médicis revient à Florence sous les hourras d’une foule qu’il a su conquérir. Toujours officiellement simple citoyen, il ne cessera jusqu’à sa mort, en 1464, d’être le dirigeant effectif de la puissante république de Toscane. Son influence est telle que le futur pape Pie II – alors archevêque de Sienne – déclare que Cosme « [« a »] toutes les attributions d’un roi, sans en avoir le nom ».

Les deux situations sont évidemment distantes, temporellement et dans l’effectivité de la chose. Les Médicis – Cosme à fortiori, mais ses descendants Pierre et Laurent également – ont usé de leur influence comme un moyen concret de prendre le pouvoir puis de le conserver. Nicolas Sarkozy s’efforce quant à lui de ne pas disparaître complètement de la scène politique.

L’ancien président a placé ses pions pour garder prise sur un jeu politique qu’il a longtemps dominé.

Il suffit de voir les membres du gouvernement d’Emmanuel Macron pour s’en rendre compte. Le ministère de l’Intérieur, service ô combien symbolique, n’est-il pas occupé par Gérald Darmanin, celui que Nicolas Sarkozy considère comme un « fils spirituel » ? Celui-là même qui lui a apporté tout son soutien malgré sa condamnation en première instance ? Quid du premier ministre Jean Castex, ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée de 2011 à 2012 ? Pour qui s’intéresse un peu à l’histoire de la Renaissance, l’accusation de népotisme qui toucha l’ancien Président en 2009, avec la proposition de nomination de son fils à la tête de l’EPAD, a de quoi faire sourire. N’était-ce pas là le moyen privilégié des Grands pour s’assurer une gouvernance paisible ?

Dans tous les cas, Médicis et Sarkozy ont eu recours à ces méthodes pour ne pas être mis au ban des jeux de pouvoir. Une agglomération de talents a pu de cette manière se constituer autour d’eux, se révélant des liens solides pour ne jamais dépendre uniquement de leur seule fortune. L’influence semble sous cet angle demeurer une des clés de la vie politique, aussi importante que peut-être – surtout aujourd’hui – la captation des projecteurs. Les époques comme les régimes changent ; les hommes et leurs méthodes un peu moins.

______

Par Luca Cortinovis, Doctorant, Université de Lille.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Montée de l’extrême droite : Sarkozy, Hollande et Macron responsables

Montée de l’extrême droite : Sarkozy, Hollande et Macron responsables

 

« Par vos actions et vos manquements, vous avez contribué à la montée en puissance de l’extrême-droite et de ses idées », accuse Olivier Brunel  dans Le Monde en s’adressant à Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron et en adjurant les responsables politiques « républicains » de « combattre efficacement l’extrême-droite ».

 

J’accuse ! Je n’ai ni la légitimité ni la puissance d’Emile Zola pour reprendre ses mots forts et symboliques. Affichés il y a plus d’un siècle, ils sont devenus synonymes de justice. Devant la gravité de la situation, je me permets de les emprunter.

En 2002, j’ai pu voter à l’élection présidentielle pour la première fois. J’étais étudiant à Strasbourg, ville que j’ai choisie pour son rôle de capitale européenne. Je me souviens encore de l’incompréhension, de l’horreur et de la colère que nous avons ressenties au soir du premier tour de ces élections. Jean-Marie Le Pen, ses théories racistes, son négationnisme affirmé et son humour daté étaient qualifiés pour le second tour…

Vingt ans plus tard, ce qui était exceptionnel est malheureusement devenu la norme… Le Front national est devenu le Rassemblement national, les gros bras ont laissé la place aux costumes cintrés et la fille a remplacé le père. Les thèses populistes, les idées nauséabondes et les boucs émissaires faciles, eux, sont restés profondément les mêmes. Ce qui a changé, c’est que les candidats défendant des idées d’extrême-droite récoltent de plus en plus de voix. Ce qui a changé, c’est la normalisation de ces candidats et de leurs idées, il n’est plus
honteux aujourd’hui de s’en revendiquer. Ce qui a changé, c’est l’audience, le crédit et la place qui leur sont accordés par et dans les médias.

Qu’est-il arrivé à notre pays ? J’accuse Nicolas Sarkozy d’avoir utilisé et légitimé un langage outrancier et indigne d’un chef d’Etat. Les multiples affaires auxquelles le président a été et est encore mêlé, les conseillers polémiques et l’absence de front républicain lors du second tour des élections cantonales de 2011, entre autres, ont brisé un tabou et durablement affaibli un parti qui ne s’en remet pas et qui pense aujourd’hui que son salut est vers une droite plus dure et moins républicaine. L’influence d’Éric Ciotti dans la campagne désastreuse de Valérie Pécresse en témoigne.

J’accuse François Hollande d’avoir oublié qu’il était un président de gauche. Elu aussi pour redonner une stature au chef de l’Etat français et porteur de nombreux espoirs, il s’est contenté du mariage pour tous, belle avancée au demeurant, comme unique signature de son mandat. Le progrès social, l’humanisme et l’écologie ont été oubliés pendant cinq ans.

J’accuse Emmanuel Macron de mener depuis cinq ans une politique arrogante et déconnectée des réalités. Les réformes des retraites, de l’assurance chômage ou de l’éducation nationale sont hautement impopulaires, menées par un gouvernement de technocrates et accentuent encore la défiance des Français vis-à-vis de leurs représentants. Le mépris et l’absence de dialogue sont des marqueurs de ce gouvernement, le refus de débattre avec les autres candidats avant le premier tour de l’élection présidentielle en témoigne, tout comme le filtrage et l’évacuation systématique de toute voix discordante lors du meeting de Strasbourg entre les deux tours.

Par vos actions et vos manquements, vous avez contribué à la montée en puissance de l’extrême-droite et de ses idées. Aujourd’hui, le paysage politique est en ruines, les partis traditionnels n’existent plus. Le parti présidentiel est réduit à sa tête d’affiche, à ce jour aucune succession n’est envisagée ou envisageable. Les idées ont été remplacées par des punchlines sans profondeur ni réflexion, le débat enrichissant et constructif a disparu. Les équipes, les collectifs, ont laissé la place au culte de la personnalité, à droite comme à gauche. On supporte ou on déteste, en politique comme au foot.

Que se passera-t-il dans cinq ans ? Messieurs les anciens présidents Sarkozy et Hollande, à l’heure où l’on parle de l’un comme ayant « refusé d’adouber la candidate de son parti » et de l’autre comme « participant à un dîner secret en vue de recomposer sa famille politique », il serait bon que vous compreniez et acceptiez que vous êtes des personnages du passé. Laissez vos partis respectifs se reconstruire avec des idées d’avenir, et contentez-vous d’observer cela de loin, avec bienveillance si possible, mais sans entraves.

Monsieur le président, l’autosatisfaction et la joie dont vous avez fait preuve lors des résultats du premier tour sont tristes et dangereuses. On ne peut pas se réjouir du résultat d’une élection qui voit l’extrême-droite être au second tour. Le débat et la République en sont les victimes. La faiblesse de votre score et le taux d’abstention sont des camouflets. Vous n’avez pas été réélu sur votre programme, votre personnalité ou votre équipe, vous avez été réélu car le front républicain, bien que de plus en plus fragile, a tenu encore une fois.

Mais pour combien de temps ? Votre responsabilité directe est engagée. Vous avez semble-t-il découvert l’écologie et les problèmes économiques des Français entre les deux tours et vous faites aujourd’hui de grandes promesses alors que les avancées de ces cinq dernières années sur ces sujets sont très faibles. Je ne demande qu’à voir, mais je doute.

En tant que chef de l’Etat, vous avez cinq ans pour construire et développer une politique sociale et environnementale ambitieuse, partagée, progressiste et transparente. Vous avez cinq ans pour donner les moyens nécessaires aux hôpitaux, aux écoles et aux services publics, institutions auxquelles les Français sont attachés, pour que ces structures puissent remplir leurs fonctions, et notamment leur rôle de ciment républicain, et répondre aux attentes des citoyens.

Vous avez cinq ans pour donner un statut et un salaire dignes de leur fonction essentielle dans la société à ceux qui s’occupent de nos enfants, de nos aînés, de nos malades ou de nos concitoyens en situation de précarité. Vous avez cinq ans pour mettre l’environnement et la qualité de vie comme valeurs cardinales et incontournables des processus de prise de décision. Vous avez cinq ans pour rétablir une justice fiscale, proportionnelle et incitative, sans oublier la mise en œuvre de sanctions dissuasives contre ceux qui cherchent à éviter de participer à la construction du bien commun.

Vous avez cinq ans pour améliorer la liberté de la presse dans notre pays, garantir l’indépendance des médias et exiger une rigueur et une solidité des informations diffusées. Vous avez cinq ans pour reconstruire un service audiovisuel public fort, doté de moyens pérennes lui permettant de reprendre une place prépondérante dans la construction du débat public. Vous avez cinq ans pour défendre et raviver les valeurs européennes : égalité, démocratie, solidarité, droits de l’homme, tolérance… et stopper les compromis avec les adversaires de ces valeurs, qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Union européenne.

Mesdames et messieurs les responsables de partis politiques républicains, vous avez cinq ans pour assumer vos responsabilités, pour proposer une alternative politique crédible, étayée et solide ainsi que pour désigner les leaders qui incarneront ce renouveau. Vous devez relever ce défi. C’est uniquement comme cela que vous combattrez efficacement l’extrême-droite.

Olivier Brunel, Strasbourg

« Les Républicains » : mettre fin à la dérive identitaire entamée par Nicolas Sarkozy ?

« Les Républicains » : mettre fin à la dérive identitaire entamée par Nicolas Sarkozy ? 

 

En acceptant de faire sien le terreau idéologique de l’extrême droite, comme en atteste le discours prononcé par Valérie Pécresse en février au Zénith de Paris, la droite de Jacques Chirac a moralement sombré, estime, dans une tribune au « Monde », Gaël Perdriau, maire (Les Républicains) de Saint-Etienne.

 

Tribune

. Le 11 mars 2007, au moment où il s’apprête à quitter l’Elysée, Jacques Chirac s’adresse une dernière fois à la nation. Ses mots résonnent, aujourd’hui, tel un avertissement : « Ne composez jamais avec l’extrémisme, le racisme, l’antisémitisme, ou le rejet de l’autre. » « Composer » reviendrait à accepter ce poison pervers qui conduit à la fois à la division de la France, donc des Français, et au reniement de l’héritage républicain que tant d’hommes et de femmes, au travers des siècles, ont défendu au prix de leur vie.

Au cours de cette campagne présidentielle, il y a eu un avant et un après 13 février 2022. Ce jour-là, au cours de son premier grand meeting, au Zénith de Paris, Valérie Pécresse a parlé des « Français de papier », expression née dans les colonnes du quotidien antisémite d’Edouard Drumont (1844-1917), La Libre Parole. En affirmant dans le même discours qu’il n’y a de « fatalité ni au grand déclassement ni au grand remplacement », elle s’est également référée à la fumeuse théorie du « grand remplacement » de l’écrivain Renaud Camus, figure de l’extrême droite identitaire.

La candidate à l’élection présidentielle cautionnait ainsi, explicitement, cette théorie absurde dont le racisme est le seul fondement. Tout l’héritage, transmis par Jacques Chirac en 2007, s’effondrait sur un simple effet de communication. La course à l’Elysée valait-elle de brader toutes les valeurs républicaines ? Ce 13 février, la droite républicaine, alliée aux centristes, a sombré moralement en acceptant de faire sien le terreau idéologique de l’extrême droite.

Hypnotisés par un discours identitaire qui hante, depuis 2007, une frange de la droite, tombée sous la coupe de Patrick Buisson [ancien conseiller de Nicolas Sarkozy], les responsables de la campagne de Valérie Pécresse se sont montrés incapables de répondre aux attentes authentiques de Français sur le pouvoir d’achat, le développement durable, la sécurité, la sauvegarde de notre modèle social ou le rétablissement des valeurs de la République. Ils ont préféré courir derrière les délires d’un ancien polémiste issu des plateaux de télévision.

Le naufrage du premier tour n’a donc rien d’étonnant, puisque la candidate, d’une part, a tourné le dos à notre culture politique et, d’autre part, s’est montrée incapable de porter un programme cohérent pour la France. Désormais, il ne restait plus qu’à parachever ce « triomphe » en refusant d’appeler à voter clairement pour Emmanuel Macron afin de faire barrage à Marine Le Pen [Valérie Pécresse, au soir du 10 avril, a déclaré qu’elle « voterait en conscience Emmanuel Macron » tout en précisant qu’elle n’était pas « propriétaire » de ses voix].

Ralliement à Macron : après le boulet Sarkozy, le boulet Hollande

Ralliement à Macron : après le boulet Sarkozy, le boulet Hollande

 

 

D’une certaine manière il y a une logique dans le ralliement de François Hollande à Macron. En effet Macron était chargé des questions économiques quand Hollande était président est déjà c’est la politique de Macron qui s’était imposée par exemple dans le sulfureux dossier d’Alstom et de General Electric.

 

Hollande qui n’a cessé de critiquer avec une grande force la politique de Macron annonce maintenant qu’il se rallie à son ancien ennemi, cette vipère élevée en son sein. Et comme d’habitude les propos de Hollande sont particulièrement ambigus. Invité du 20h de TF1 jeudi soir, l’ancien président de la République a donc «appelé les Français, compte tenu de l’enjeu, à voter pour Emmanuel Macron». «Je ne suis pas devant vous pour faire une leçon de morale ou pour dire aux Français ce qu’ils ont à faire. (…). Dans une élection de cette importance, l’essentiel, c’est la France, sa cohésion, son avenir européen et son indépendance», pointe-t-il.

 

Bref après cette déclaration on comprend encore moins qu’avant la position d’un Hollande toujours aussi brouillon et approximatif.

 

Ce soutien de l’ancien président de la république constitue sans doute davantage un boulet qu’un réel appui à Macron. Un peu comme celui de Sarkozy, lui empêtré  dans les affaires judiciaires et qui espère tellement l’indulgence du pouvoir pour enterrer  un passé douteux notamment celui du financement de sa campagne par Kadhafi.

Ralliement de Sarkozy à Macron : Un soutien en forme de boulet

Ralliement de Sarkozy à Macron : Un soutien en forme de boulet

 

 

 

Sarkozy qui a tout fait pour éviter d’avoir à se prononcer en faveur de la candidate de son parti les républicains annonce son  soutien à Macron. La question est de savoir si cela est susceptible d’alimenter la dynamique Macron ou plutôt de la plomber.

Nombre d’électeurs en effet ne gardent  pas en mémoire un excellent souvenir du passage de Sarkozy comme président beaucoup plus prolixe en déclarations intempestives qu’en actions réelles. Pour preuve,  il n’a pas été réélu. En outre et surtout Sarkozy traîne un sulfureux passé. Il a en effet été impliqué dans une dizaine d’affaires. Il a été condamné dans certaines et  est toujours concerné par des affaires en cours notamment par la question centrale du financement de sa campagne électorale par Kadhafi.

Sarkozy n’a pas renoncé à toute action politique et à adapter une posture de parrain qui correspond bien à sa situation.Il espère sans doute que ce ralliement pourra aussi contribuer à alimenter la bienveillance des tribunaux qui vont traiter plusieurs de ses affaires actuellement en cours.Il n’est pas du tout certain que ce ralliement soit de nature à encourager les électeurs de Mélenchon, aujourd’hui en position de faiseur de rois, à voter  en faveur de Macron.

Présidentielle : les gamelles de Sarkozy l’empêchent de soutenir Pécresse

Présidentielle : les gamelles de Sarkozy l’empêchent de soutenir Pécresse

 

Les observateurs sondent l’âme de Sarkozy pour savoir s’il va soutenir Macron ou Pécresse celle qui représente son propre parti. Il est vraisemblable que Sarkozy ne soutiendra pas Pécresse. Empêtré en effet dans ses gamelles judiciaires, Sarkozy ne peut s’aliéner le pouvoir. La question étant de savoir s’il va se taire ou aller dans le sens de ses intérêts à savoir voter pour Macron espérant ainsi un peu de bienveillance des autorités judiciaires !

. En  2017, il s’était prononcé en faveur de François Fillon, seize jours avant le premier tour. La guerre en Ukraine « pourrait être un prétexte pour dire qu’Emmanuel Macron s’en tire bien », imagine un ex-ministre de droite. « Il ne va rien dire, parie un autre sarkozyste. Il ne soutiendra pas Pécresse, mais il ne soutiendra pas Macron. » À ses visiteurs, Sarkozy ne cache pas son agacement à l’égard de la candidate LR : « Elle n’écoute rien ! ». Mais « il ne peut pas – et n’a jamais – trahi sa famille politique », souligne un conseiller gouvernemental, qui ajoute : « Déjà, son manque de soutien à Pécresse est un signe suffisamment fort. »

Mercato politique : Macron, Royal, Sarkozy: les champions de la trahison

Mercato politique : Macron, Royal, Sarkozy: les champions de la trahison

Le dernier acte de trahison pitoyable est évidemment celui de Ségolène Royal qui n’a jamais accepté de n’être pas préférée à Anne Hidalgo pour les élections de 2022. Mais d’autres sont coutumiers des trahisons. Pour des raisons parfois politiques crédibles mais le plus souvent pour de bas intérêt personnels et pour satisfaire leur ego surdimensionné.

 

C’est le cas sans doute le plus important avec Macron. Discrètement introduit comme techno dans le cabinet de Hollande et qui finalement a pris sa place. Le pire c’est que rien ne le prédestinait à devenir politique. Il n’a jamais milité. Il n’a aucun passé social, aucune expérience et sans doute aussi aucune conviction hormis celle de servir les grands intérêts financiers. Son ego est aussi tellement surdimensionné qu’il tutoie le dérèglement mental. -À peine élu, il a témoigné de sa quasi démence avec sa descente à pied vers le Louvre, à la fois pathétique et ridicule.

 

Il y a aussi un autre champion de la trahison qui lui continue d’opérer sur le long terme. Il s’agit de Sarkozy qui a lâché Chirac alors que ce dernier était en difficulté pour se faire réélire. Ce qui n’a pas empêché Sarkozy de revenir au bercail afin de récupérer l’onction du parti pour devenir à son tour président. Celui-là est vraiment un spécialiste des coups fourrés. Ne parlons pas des gamelles financières tellement nombreuses qu’elles en ont éclaboussé tout son entourage. Dans la coulisse Sarkozy participe à la démolition de la candidature de Valérie Pécresse en envoyant ses anciens lieutenants démolir celle qui été choisie par le parti républicain pour 2022. Ainsi Éric Woerth, lui aussi impliqué dans les affaires financières de Sarkozy, Estrosi, Rachida Dati, Nadine Moreno qui ne cessent  de pilonner la candidate républicaine.

Mais  ce courant de de trahison semble contaminer à peu près toutes les organisations politiques à gauche, à droite et aux extrêmes.

Il est clair que les convictions peuvent évoluer mais pas de manière aussi brutale et aussi soudaine. Pendant des années, ces responsables ont vanté les mérites de leur parti et de leurs dirigeants et c’est soudain à la veille des élections qu’ils se mettent à dire tout le mal qu’il pense de ce qu’ils ont défendu pendant des années.

Une attitude lamentable qui confirme que la plupart des politiques font prévaloir leur intérêt personnel voir leurs pulsions sur tout concept d’intérêt collectif. De quoi déconsidérer encore davantage des organisations politiques déjà largement discréditées.

Macron, Royal, Sarkozy: les champions de la trahison politique …

Macron, Royal, Sarkozy: les champions de la trahison politique …

Le dernier acte de trahison pitoyable est évidemment celui de Ségolène Royal qui n’a jamais accepté de n’être pas préférée à Anne Hidalgo pour les élections de 2022. Mais d’autres sont coutumiers des trahisons. Pour des raisons parfois politiques crédibles mais le plus souvent pour de bas intérêt personnels et pour satisfaire leur ego surdimensionné.

 

C’est le cas sans doute le plus important avec MacroN. Discrètement introduit comme techno dans le cabinet de Hollande et qui finalement a pris sa place. Le pire c’est que rien ne le prédestinait à devenir politique. Il n’a jamais milité. Il n’a aucun passé social, aucune expérience et sans doute aussi aucune conviction hormis celle de servir les grands intérêts financiers. Son ego est aussi tellement surdimensionné qu’il tutoie le dérèglement mental. -À peine élu, il a témoigné de sa quasi démence avec sa descente à pied vers le Louvre, à la fois pathétique et ridicule.

 

Il y a aussi un autre champion de la trahison qui lui continue d’opérer sur le long terme. Il s’agit de Sarkozy qui a lâché Chirac alors que ce dernier était en difficulté pour se faire réélire. Ce qui n’a pas empêché Sarkozy de revenir au bercail afin de récupérer l’onction du parti pour devenir à son tour président. Celui-là est vraiment un spécialiste des coups fourrés. Ne parlons pas des gamelles financières tellement nombreuses qu’elles en ont éclaboussé tout son entourage. Dans la coulisse Sarkozy participe à la démolition de la candidature de Valérie Pécresse en envoyant ses anciens lieutenants démolir celle qui été choisie par le parti républicain pour 2022. Ainsi Éric Woerth, lui aussi impliqué dans les affaires financières de Sarkozy, Estrosi, Rachida Dati, Nadine Moreno qui ne cessent  de pilonner la candidate républicaine.

Mais  ce courant de de trahison semble contaminer à peu près toutes les organisations politiques à gauche, à droite et aux extrêmes.

Il est clair que les convictions peuvent évoluer mais pas de manière aussi brutale et aussi soudaine. Pendant des années, ces responsables ont vanté les mérites de leur parti et de leurs dirigeants et c’est soudain à la veille des élections qu’ils se mettent à dire tout le mal qu’il pense de ce qu’ils ont défendu pendant des années.

Une attitude lamentable qui confirme que la plupart des politiques font prévaloir leur intérêt personnel voir leurs pulsions sur tout concept d’intérêt collectif. De quoi déconsidérer encore davantage des organisations politiques déjà largement discréditées.

2022 : Sarkozy savonne la planche à Pécresse

2022 : Sarkozy savonne la planche à Pécresse

 

Il est de plus en plus évident que Sarkozy risque de se prononcer en faveur de Macron. Il y a des raisons objectives liées sans doute au contenu politique mais aussi l’intérêt de Sarkozy de ne pas se fâcher avec le chef de l’État et de ne pas empirer les gamelles judiciaires qui ne cessent de le poursuivre.

En attendant de se prononcer officiellement, Sarkozy discrètement pousse des pions vers le pouvoir en place. Ainsi on a constaté plusieurs défections qui traduisent des intérêts personnels, d’autres politiques. Ainsi en est-il notamment de voir l’un des plus durs  critiques de Macron , Eric Woerth qui quitte le navire des « républicains » d’autant que lui aussi traîne des gamelles judiciaires. Tout en poussant ses pions, Sarkozy aussi ne cesse de savonner la planche à Pécresse avec des propos pour le moins assez minables

Rachida Dati se retrouve évidemment dans ces coups fourrés comme d’habitude. Sarkozy qui qualifie Pécresse de mal élevée  laisse songeur de la part d’un spécialiste de la provocation verbale. Par médias interposés, Rachida Dati et son directeur de campagne Patrick Stefanini règlent leurs comptes. L’une trouve la représentante des LR « trop technique » et rappelle la condamnation pour emplois fictifs de son principal lieutenant qu’elle voit comme « un loser ». L’autre renvoie la maire du 7ème arrondissement de Paris à son échec aux municipales en 2020. Il pourrait aussi rappeler à Rachida Dati les rémunérations non justifiées reçus de Renault . Bref vraiment des règlements de comptes qui ne grandissent pas les républicains.  Nicolas Sarkozy, resté proche d’Éric Woerth, ne soutient toujours pas officiellement la candidate de la droite. Pire, il utilise à son endroit des mots très durs. « Maladroite, « mal élevée »: en privé, l’ancien président ne mâche pas ses mots pour la qualifier.

Il faut dire que Nicolas Sarkozy n’a que peu goûté la reprise par Valérie Pécresse de la métaphore du Kärcher. « Elle est tellement maladroite! C’est tout ce qu’elle a retenu sur les cinq ans, le Kärcher? », s’interroge-t-il.

Il est d’autant plus facile d’enfoncer Valérie Pécresse ne parvient pas a vraiment percé dans les sondages

Elle ne récolte plus que 15% des intentions de vote au premier tour, coincée entre Marine Le Pen (15,5%), et Eric Zemmour (13%) dans le dernier sondage Elabe pour BFMTV et L’Express. Parmi ses proches, on se veut rassurant.

Le proche de Sarkozy et de Macron ,Thierry Solère, encore mis en examen

Le proche de Sarkozy et de Macron ,Thierry Solère, encore mis en examen

 

Le député LREM des Hauts-de-Seine , Thierry Solère , conseiller d’Emmanuel Macron, après avoir été celui de Sarkozy (notamment comme président du comité d’organisation de la campagne électorale en 2016 ) a encore été mis en examen lundi pour cinq nouvelles infractions, soupçonné notamment d’avoir utilisé à des fins personnelles une partie de ses frais de mandat entre 2012 et 2019, a indiqué jeudi le parquet de Nanterre, sollicité par l’AFP.

Thierry Solère, a d’abord été mis en examen pour «trafic d’influence passif», soupçonné d’avoir «usé de son influence en vue de faire obtenir des marchés» à des sociétés immobilières entre 2007 et 2017 et à une société de conseil entre 2011 et 2012. Ce dossier remonte à 2016, quand une plainte de Bercy avait été déposée pour «fraude fiscale» puis une enquête préliminaire ouverte. M. Solère était alors porte-parole du candidat LR à la présidentielle François Fillon.

 

Les juges le soupçonnent maintenant d’avoir puisé dans ses frais de mandat pour régler des amendes, des frais courants ou encore des abonnements à des organismes. Ils s’intéressent également à l’emploi de sa belle-mère comme collaboratrice à l’Assemblée, de 2016 à 2017. En revanche, pour l’emploi de son épouse comme collaboratrice parlementaire entre 2012 et 2017, M. Solère a été placé sous le statut moins incriminant de témoin assisté.

Entourage de Sarkozy : nouvelles condamnations notamment de Guéant

Entourage de Sarkozy : nouvelles condamnations notamment de Guéant

 

Un vent juridique mauvais souffle toujours autour de Sarkozy et de son entourage. Sarkozy doit toujours rendre compte de plusieurs inculpations dans différentes affaires. Son entourage est lui aussi visé par la justice en particulier l’ancien ministre de l’intérieur Claude Guéant actuellement en prison.

Un  tribunal a encore condamné Claude Guéant à un an d’emprisonnement dont quatre mois avec sursis, assorti d’un mandat de dépôt, dans le procès des sondages de l’Élysée. Dans cette affaire, le tribunal a jugé que les millions d’euros en conseil politique et sondages facturés à l’Élysée entre 2007 et 2012 par les sociétés de Patrick Buisson et Pierre Giacometti, ainsi que par l’Institut Ipsos, avaient bien fait l’objet de favoritisme. Deux contrats signés par Patrick Buisson constituent en outre bien un détournement de fonds publics à hauteur de 1,4 million d’euros, a expliqué le président Benjamin Blanchet.

Quatre autres anciens conseillers ou collaborateurs de Nicolas Sarkozy, soupçonnés de favoritisme, recel de favoritisme et détournement de fonds publics, comparaissaient à ce procès. Le tribunal a décidé de condamner Patrick Buisson, absent également pour le rendu du verdict, à deux ans d’emprisonnement avec sursis, ainsi qu’à une amende de 150.000 €. Patrick Buisson a été condamné pour détournement de fonds publics et abus de biens sociaux au préjudice de ses sociétés. Sa peine est assortie d’une interdiction de diriger ou de gérer une entreprise commerciale pendant dix ans.

L’ex-sondeur Pierre Giacometti a quant à lui été condamné à six mois de prison avec sursis ainsi qu’à 70.000 € d’amende. Enfin, l’ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, Emmanuelle Mignon, a été condamnée à six mois de prison avec sursis, une peine bien plus lourde que les 10.000 euros d’amende requis

Sarkozy pourrait soutenir Macron

Sarkozy pourrait soutenir Macron

La journaliste Nathalie Schuck publie avec son confrère Olivier Beaumont Chérie, j’ai rétréci la droite ! (Robert Laffont), un livre qui s’intéresse aux relations entre Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron. « Une relation totalement utilitariste dans les deux sens, explique-t-elle. Nicolas Sarkozy a très vite compris qu’il pouvait se servir d’Emmanuel Macron pour continuer à peser dans les affaires publiques. Sous François Hollande, il est passé dans une trappe. Là, avec le nouveau chef de l’Etat, il s’est retrouvé à représenter la France comme au Japon, avec des missions un peu secrètes comme celle qui consistait à rencontrer Carlos Ghosn, avec l’accord de l’Elysée. Puis il pouvait aussi donner quelques conseils, peser sur les remaniements et placer ses hommes. A l’inverse, pour Emmanuel Macron, s’afficher aux côtés de Nicolas Sarkozy lui permet de dire “regardez, le président de droite, c’est moi”. » (dans l‘Opinion)

 

Opinion 

Beaucoup de ressemblances, des fâcheries aussi, notamment au moment des affaires judiciaires de Nicolas Sarkozy, mais aussi pendant la crise sanitaire. Quel est le regard de l’ancien Président sur la gestion de la crise économique par l’exécutif ? « Il aurait fait exactement la même chose, c’est d’ailleurs précisément ce qu’il a fait lors de la grande crise financière en 2007-2008, en faisant jouer les stabilisateurs automatiques. Il a déversé tous les milliards qui étaient nécessaires, lui aussi. Là où il a été critique, en revanche, c’est avant la séquence de la pandémie. Lorsqu’il a vu qu’Emmanuel Macron s’engageait dans une giga-réforme des retraites, on a eu les premières dissonances. Nicolas Sarkozy ne comprend pas pourquoi le chef de l’Etat s’embarrasse à faire une espèce de réforme-cathédrale comme cela. Ils ont en commun de ne pas être des libéraux. On les croque souvent comme tels, alors qu’ils sont interventionnistes, ils considèrent que l’Etat doit intervenir massivement dans l’économie lorsque c’est nécessaire. »

Sur le rapport à l’autorité d’Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy n’y va pas par quatre chemins. En petit comité, par exemple, l’ex-chef de l’Etat dit de l’actuel « qu’il ne sait pas trancher, qu’il est inutile de dire qu’on est Jupiter lorsqu’on ne sait pas faire tomber la foudre. » A ce propos, il a d’ailleurs une théorie politiquement incorrecte, explique Nathalie Schuck : « Si Macron ne sait pas trancher, c’est qu’il a un problème de rapport à l’autorité parce qu’il n’a pas d’enfants. »

Nicolas Sarkozy va-t-il se positionner pendant la campagne présidentielle ? « Il a dit qu’il se prononcerait. On peut imaginer un soutien gradué selon la personnalité LR désignée (…). Il y a toutefois un scénario dans lequel l’ancien Président pourrait soutenir l’actuel pendant la campagne présidentielle : si le candidat LR s’effondrait dans les sondages et qu’il y avait une menace de l’extrême droite, Marine Le Pen ou Eric Zemmour. Dans ce cas, il n’hésitera pas à appeler à voter pour Emmanuel Macron. »

En effet, Nicolas Sarkozy « n’aime pas du tout Eric Zemmour », assure Nathalie Schuck. « Ces jours-ci, en petit comité, il répète constamment qu’il a commis une faute morale lorsqu’il a critiqué le choix des familles qui ont choisi d’enterrer en Israël leurs enfants, assassinés par Mohamed Merah. Il dit qu’il le combattra jusqu’au bout. »

Enfin, sur la primaire de la droite, la journaliste conclut : « Pour Nicolas Sarkozy, c’est la primaire des N-1, ce sont tous des nains. »

Financement libyen : recours de Sarkozy rejetés

Financement libyen : recours de Sarkozy rejetés

La Cour de cassation a écarté tous les recours procéduraux déposés par l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy et ses proches contre l’enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007, selon un arrêt rendu public, mercredi 1er décembre.

La Cour de cassation valide ainsi, au moins temporairement, les investigations dans cette affaire aux multiples ramifications.

Ces arrêts tuent  les espoirs de M. Sarkozy de voir s’écrouler cette enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007. Cette affaire vaut à l’ancien chef de l’Etat une mise en examen pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale », « recel de fonds publics libyens » et « association de malfaiteurs ». Parmi les motifs de nullité invoqués, M. Sarkozy avait avancé l’immunité présidentielle.

Sarkozy pour les « Républicains » ou pour Macron ?

Sarkozy pour les « Républicains » ou pour Macron ?

D’une certaine manière , Sarkozy prépare l’opinion un soutien de sa part pour Macron. Pas étonnant qu’il n’ait  pas participé au processus de primaire de son parti, les Républicains, Nicolas Sarkozy  ne fait d’ailleurs guère mystère de son choix: soit un candidat LR « fait la maille » — c’est sa formule — et il le soutiendra. Soit ce n’est pas le cas et il faudra songer à soutenir Emmanuel Macron pour éviter la victoire de l’extrême droite, en échange d’un accord politique bâti sur trois axes (un projet et un Premier ministre compatibles, l’existence autonome d’un groupe à l’Assemblée nationale), qu’il négocierait.  Une manière aussi pour Nicolas Sarkozy de se réintroduire comme l’homme-clé de la politique française. Accessoirement de faire pression pour qu’on le libère de ses gamelles politico-judiciaires

Après avoir déjeuné ensemble le 9 septembre à l’Elysée, Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron ont de nouveau fait table commune à la mi-octobre. L’actuel président continue de traiter lui-même, avec beaucoup d’attention, son prédécesseur. Ce jeudi, les deux hommes s’afficheront à Strasbourg. Nicolas Sarkozy participera à la cérémonie organisée au Parlement européen, à l’occasion du premier anniversaire du décès de Valéry Giscard d’Estaing. Emmanuel Macron y prononcera un discours.

Justice politique -Affaire Tapie : Stéphane Richard, le PDG d’Orange paye pour Sarkozy et Lagarde

Justice politique -Affaire Tapie : Stéphane Richard, le PDG d’Orange paye pour Sarkozy et Lagarde

 

C’est le paradoxe des affaires politico- financières. Les principaux bénéficiaires des scandales sont épargnés et en général on trouve un bouc émissaire pour faire semblant de rendre justice. C’est encore le cas avec cette éternelle affaire Tapie et les 400 à 500 millions versés indûment sur l’insistance de Tapie bien sûr mais aussi de Sarkozy. Christine Lagarde à l’époque ministre des finances a juste fait l’objet d’un rappel à l’ordre. Quant à Sarkozy il a été exempté de responsabilité ! Conclusion c’est le directeur de cabinet de Christine Lagarde qui paye l’addition. Le pire c’est que l’intéressé s’est montré plutôt performant au ministère des finances et surtout à la direction d’Orange.

En 2019, Bernard Tapie et ses cinq coprévenus, dont Stéphane Richard, actuel PDG d’Orange, avaient bénéficié d’une relaxe du tribunal de Paris. Mais le parquet a fait appel. L’affaire a été rejugée. La cour d’appel de Paris devait, initialement, rendre sa décision le 6 octobre dernier. Mais après le décès de Bernard Tapie, trois jours plus tôt, elle a décidé de la repousser de plusieurs semaines.

Comme il n’est pas question d’ impliquer Sarkozy exempté de responsabilité, ni même de s’attaquer à Christine Lagarde, c’est donc l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde qui va porter le chapeau. Pas question en effet de déstabiliser Christine Lagarde actuellement présidente de la banque centrale européenne et qui protège la politique budgétaire laxiste de la France. Pour sublimer le ridicule, on se demande pourquoi la justice n’a pas condamné le concierge du ministère des finances ?

 

 

Justice-Affaire Tapie : Stéphane Richard, le PDG d’Orange paye pour Sarkozy et Lagarde

Justice-Affaire Tapie : Stéphane Richard, le PDG d’Orange paye pour Sarkozy et Lagarde

 

C’est le paradoxe des affaires politico- financières. Les principaux bénéficiaires des scandales sont épargnés et en général on trouve un bouc émissaire pour faire semblant de rendre justice. C’est encore le cas avec cette éternelle affaire Tapie et les 400 à 500 millions versés indûment sur l’insistance de Tapie bien sûr mais aussi de Sarkozy. Christine Lagarde à l’époque ministre des finances a juste fait l’objet d’un rappel à l’ordre. Quant à Sarkozy il a été exempté de responsabilité ! Conclusion c’est le directeur de cabinet de Christine Lagarde qui paye l’addition. Le pire c’est que l’intéressé s’est montré plutôt performant au ministère des finances et surtout à la direction d’Orange.

En 2019, Bernard Tapie et ses cinq coprévenus, dont Stéphane Richard, actuel PDG d’Orange, avaient bénéficié d’une relaxe du tribunal de Paris. Mais le parquet a fait appel. L’affaire a été rejugée. La cour d’appel de Paris devait, initialement, rendre sa décision le 6 octobre dernier. Mais après le décès de Bernard Tapie, trois jours plus tôt, elle a décidé de la repousser de plusieurs semaines.

Comme il n’est pas question d’ impliquer Sarkozy exempté de responsabilité, ni même de s’attaquer à Christine Lagarde, c’est donc l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde qui va porter le chapeau. Pas question en effet de déstabiliser Christine Lagarde actuellement présidente de la banque centrale européenne et qui protège la politique budgétaire laxiste de la France. Pour sublimer le ridicule, on se demande pourquoi la justice n’a pas condamné le concierge du ministère des finances ?

 

 

Affaire Tapie : Stéphane Richard, le PDG d’Orange paye pour Sarkozy et Lagarde

Affaire Tapie : Stéphane Richard, le PDG d’Orange paye pour Sarkozy et Lagarde

 

C’est le paradoxe des affaires politico- financières. Les principaux bénéficiaires des scandales sont épargnés et en général on trouve un bouc émissaire pour faire semblant de rendre justice. C’est encore le cas avec cette éternelle affaire Tapie et les 400 à 500 millions versés indûment sur l’insistance de Tapie bien sûr mais aussi de Sarkozy. Christine Lagarde à l’époque ministre des finances a juste fait l’objet d’un rappel à l’ordre. Quant à Sarkozy il a été exempté de responsabilité ! Conclusion c’est le directeur de cabinet de Christine Lagarde qui paye l’addition. Le pire c’est que l’intéressé s’est montré plutôt performant au ministère des finances et surtout à la direction d’Orange.

En 2019, Bernard Tapie et ses cinq coprévenus, dont Stéphane Richard, actuel PDG d’Orange, avaient bénéficié d’une relaxe du tribunal de Paris. Mais le parquet a fait appel. L’affaire a été rejugée. La cour d’appel de Paris devait, initialement, rendre sa décision le 6 octobre dernier. Mais après le décès de Bernard Tapie, trois jours plus tôt, elle a décidé de la repousser de plusieurs semaines.

Comme il n’est pas question d’ impliquer Sarkozy exempté de responsabilité, ni même de s’attaquer à Christine Lagarde, c’est donc l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde qui va porter le chapeau. Pas question en effet de déstabiliser Christine Lagarde actuellement présidente de la banque centrale européenne et qui protège la politique budgétaire laxiste de la France. Pour sublimer le ridicule, on se demande pourquoi la justice n’a pas condamné le concierge du ministère des finances ?

 

 

Affaire Tapie : Stéphane Richard, le PDG d’Orange va-t-il payer pour Sarkozy et Lagarde ?

Affaire Tapie : Stéphane Richard, le PDG d’Orange va-t-il payer pour Sarkozy et Lagarde ?

 

C’est le paradoxe des affaires politico- financières. Les principaux bénéficiaires des scandales sont épargnés et en général on trouve un bouc émissaire pour faire semblant de rendre justice. C’est encore le cas avec cette éternelle affaire tapie et les 400 à 500 millions versés indûment sur l’insistance de Tapie bien sûr mais aussi de Sarkozy. Christine Lagarde à l’époque ministre des finances a juste fait l’objet d’un rappel à l’ordre. Quant à Sarkozy il a été exempté de responsabilité !. Conclusion c’est le directeur de cabinet de Christine Lagarde qui risquede payer l’addition. Le pire c’est que l’intéressé s’est montré plutôt performant au ministère des finances et surtout à la direction d’Orange.

C’est demain que la justice rendra sa décision dans l’affaire de l’arbitrage très controversé du Crédit Lyonnais de 2008. En 2019, Bernard Tapie et ses cinq coprévenus, dont Stéphane Richard, actuel PDG d’Orange, avaient bénéficié d’une relaxe du tribunal de Paris. Mais le parquet a fait appel. L’affaire a été rejugée. La cour d’appel de Paris devait, initialement, rendre sa décision le 6 octobre dernier. Mais après le décès de Bernard Tapie, trois jours plus tôt, elle a décidé de la repousser de plusieurs semaines.

Stéphane Richard joue gros. Lui qui était directeur de cabinet de la ministre de l’Economie

Sarkozy–sondages de l’Élysée : Guéant encore reconnu coupable

Sarkozy–sondages de l’Élysée : Guéant encore reconnu coupable

 

Nouvelle proposition de condamnation pour Guéant dans l’affaire des sondages de l’Élysée qui se sont affranchis de toutes les règles des marchés publics. Notons que Sarkozy principal bénéficiaire de l’affaire à seulement été convoqué ( mais pas entendu puisqu’il a refusé de répondre considérant qu’il était protégé par son statut d’ancien président!).

Le parquet a réclamé un an d’emprisonnement dont six mois ferme à l’encontre de l’ancien secrétaire général de la présidence Claude Guéant, jugé pour favoritisme et détournement de fonds publics par négligence. Le ministère public a par ailleurs demandé une peine de deux ans d’emprisonnement dont un an ferme et 100.000 euros d’amende contre l’ex-conseiller Patrick Buisson, ainsi que 550.000 euros d’amende pour ses deux sociétés.Mis en cause dans de nombreuses affaires, il est condamné en 2017 à deux ans de prison, dont un an ferme pour complicité de détournement de fonds publics et recel dans l’affaire des primes en liquide. Il est mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale en bande organisée », « faux et usage de faux », « financement illégal de campagne électorale », « recel de détournement de fonds publics » et « corruption passive », puis pour association de malfaiteurs avec Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux et Thierry Gaubert en 2020, dans le cadre de l’enquête sur l’affaire Sarkozy-Kadhafi. Une enquête pour l’instant complètement enterrée.

À l’issue de près de trois heures de réquisitoire, les procureurs financiers ont demandé que la peine de Claude Guéant, «grand manitou de l’Élysée» au «rôle central dans les infractions», soit assortie de 10.000 euros d’amende. Le ministère public a par ailleurs requis deux ans d’emprisonnement dont un an ferme et 100.000 euros d’amende contre l’ex-conseiller Patrick Buisson, ainsi que 550.000 euros d’amende contre ses deux sociétés Publifact et Publi-Opinion. Ce dernier a «généré des profits en s’affranchissant de la réglementation en vigueur, ou pire, en détournant des fonds publics», ont estimé les magistrats.

 

Justice- affaire des sondages de l’Élysée : Sarkozy refuse de répondre

Justice- affaire des sondages de l’Élysée : Sarkozy refuse de répondre

 

 

 

Une situation un peu ubuesque concernant l’affaire du très grand nombre de sondages réalisés par l’Élysée durant le mandat de Nicolas Sarkozy. Les différents collaborateurs de l’ancien président sont mis en examen mais pas le président , lui, est couvert par la constitution. Du coup, la justice a le droit de le convoquer mais l’intéressé a le droit de ne pas répondre aux questions. Dans ce genre de circonstances, ni la justice ni l’intéressé ne sortent grandis de cette espèce de grand-guignol judiciaire qui peut-être repose la question de l’urgence d’une réforme de la justice .

Nicolas Sarkozy a déclaré anti constitutionnelle sa mise en cause. « La  séparation des pouvoirs n’est pas à géométrie variable! Je n’ai pas le droit de venir m’expliquer sur la façon dont j’ai organisé mon cabinet. Je n’ai pas le droit de le faire et j’ai bien l’intention d’appliquer la Constitution », s’est prévalu Nicolas Sarkozy.

Interrogé par le magistrat Benjamin Blanchet en dépit de sa déclaration, Nicolas Sarkozy a opposé qu’il était de son « devoir » de ne pas répondre:

« Je n’ai pas dû être très clair. Ce n’est pas un choix, c’est un devoir. Ce n’est ni rébellion ni manque de respect », a défendu l’ancien ministre de l’Intérieur. « Si je répondais à vos questions, la séparation des pouvoirs n’existerait plus ».

Si Nicolas Sarkozy a le droit de garder le silence, il n’y est pas tenu, analyse sur BFMTV Evelyne Sire-Marin, magistrate honoraire et ancienne présidente du Syndicat de la magistrature.

« Nicolas Sarkozy a tout à fait le droit de dire qu’il ne veut pas s’expliquer, étant couvert par l’immunité présidentielle. (…) C’est lié à l’exercice de ses fonctions de Président, comme l’a dit le juge d’instruction dans son ordonnance de renvoi dans le tribunal, il n’a pas à s’expliquer là-dessus. Maintenant, il aurait pu le faire », nuance Evelyne Sire-Marin.

12345...26



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol