Archive pour le Tag 'Sarkozy'

Et encore une nouvelle gamelle pour Sarkozy

 Et encore une nouvelle gamelle pour Sarkozy

  •  On venait à peine il y a quelques jours d’apprendre que l’ancienne épouse de Nicolas Sarkozy avait été indûment rémunérée par l’Assemblée nationale quand  Sarkozy était député. Cette fois, il s’agit d’une autre affaire qui constitue une sorte de trafic d’influence où Sarkozy était rémunéré par des milliardaires russes.
  • Deux affaires récentes qui s’ajoutent à la collection imposante de gamelles de l’ancien président qui pourrait ouvrir une boutique de quincaillier.
  • Une manière aussi peut-être pour Macron de tenir en laisse celui qui pourrait lui faire concurrence au nom de la droite en 2022
  • Le PNF a confirmé à l’AFP avoir ouvert une enquête des chefs de «trafic d’influence» mais aussi de «blanchiment de crime ou délit». Il n’a pas souhaité confirmer la date d’ouverture d’enquête. Une source proche du dossier a également confirmé à l’AFP ces informations.
  • Selon Mediapart, la justice anticorruption enquête depuis l’été 2020, suite à un signalement du service de renseignement financier Tracfin, sur les raisons pour lesquelles Nicolas Sarkozy est rémunéré par une société d’assurances russe, Reso Garantia, contrôlée par deux milliardaires russes d’origine arménienne, Sergueï et Nikolaï Sarkisov.

Encore une gamelle pour Sarkozy : comme Fillon, le salaire de son épouse

Encore une gamelle pour Sarkozy : comme Fillon, le salaire de son épouse

 

Nicolas Sarkozy pourrait facilement ouvrir une boutique de quincaillier tellement il accumule les gamelles. Cette fois il s’agit de la mise en cause du salaire de son ancienne épouse alors  que Sarkozy était député entre 2002 et 2003.

 

Le Canard Enchaîné explique que pour 75,84 heures de travail par mois, Cécilia Sarkozy aurait touché 3088 euros net.

 

Selon l’hebdomadaire, «pas un article, pas le moindre reportage, pas un seul des multiples ouvrages consacrés à l’ex-première dame ne mentionne son boulot d’attachée parlementaire auprès de la députée de Puteaux». À l’époque, comme l’affirme le journal, Cécilia Attias jouait le rôle de conseillère au ministère de l’Intérieur. Elle disposait d’un bureau place Beauvau, même si elle affirmait auprès de l’émission Envoyé spécial travailler «de façon bénévole».

 

Contacté par Le Canard, Cécilia Attias n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Le cabinet de Nicolas Sarkozy a reconnu auprès de RTL l’existence de ce contrat. Il aurait permis à Cécilia Attias «d’assurer un suivi des dossiers» de la circonscription, une mission dans laquelle elle était «très impliquée». Selon le journal satirique, elle ne disposait pas d’un bureau à la «mairie de Neuilly-sur-Seine», mentionné comme son lieu de travail sur son contrat. Les faits concernant l’ex-épouse de Nicolas Sarkozy sont prescrits, et ne devraient pas déclencher d’enquête.

« Affaire des Écoutes » Sarkozy: 4 ans de prison, requis

« Affaire des Écoutes » Sarkozy: 4 ans de prison, requis

 

Selon le réquisitoire, Gilbert Azibert, premier avocat général à la Cour de cassation, est allé pêcher des informations sur le pourvoi formé par M. Sarkozy après son non-lieu dans l’affaire Bettencourt, dans le but de récupérer ses agendas présidentiels saisis par des juges bordelais., M. Sarkozy aurait promis à M. Azibert un « coup de pouce » pour qu’il obtienne un poste honorifique à Monaco, poste qu’il n’a pas décroché.

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À noter que sur les 150 conversations interceptées, seules 20 ont donné lieu à des retranscriptions partielles. « Pourquoi faire l’acquisition de lignes occultes, puisque MM. Herzog et Sarkozy savent que les propos entre un avocat et son client ne peuvent pas être retranscrits [sauf suspicion d'un délit] ? ». Le PNF, pour qui tous les délits sont constitués, requiert 4 ans de prison, dont deux avec sursis, à l’encontre de Gilbert Azibert ; 4 ans de prison dont 2 avec sursis, assortis de 5 années d’interdiction professionnelle, à l’encontre de Thierry Herzog ; 4 ans de prison dont 2 avec sursis à l’encontre de Nicolas Sarkozy.

Affaire libyenne : après Sarkozy, Brice Hortefeux mis en examen

Affaire libyenne : après Sarkozy, Brice Hortefeux mis en examen

L’ancien ministre Brice Hortefeux a été mis en examen, mardi 8 décembre, pour « financement illégal de campagne électorale » et « association de malfaiteurs » par les juges chargés de l’enquête sur un possible financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, a indiqué à l’AFP son avocat, Me Jean-Yves Dupeux. Dans un communiqué, le député européen, qui avait jusqu’alors le statut de témoin assisté dans ce dossier, a exprimé  »sa totale surprise » et souligné qu’« une mise en examen ne présage en rien d’une culpabilité »« Aujourd’hui, tout démontre qu’il n’y a eu aucun financement libyen à l’occasion de la campagne présidentielle de 2007″, a-t-il estimé.

 

Cette décision des juges d’instruction était attendue depuis la mise en examen pour « association de malfaiteurs » en janvier d’un ancien collaborateur de l’ancien président, Thierry Gaubert, en octobre de Nicolas Sarkozy lui-même, et début décembre de son ancien bras droit Claude Guéant.

SARKOZY, encore victime d’une injustice !

SARKOZY, encore victime d’une injustice  !

Ce sera sans doute l’argument central de la défense de Nicolas Sarkozy dans la nouvelle affaire dite des écoutes. Il faut dire que Nicolas Sarkozy multiplie les casseroles et les procédures judiciaires correspondantes. Récemment, il y avait l’histoire du financement de sa campagne par Kadhafi, une affaire qui évidemment est loin d’être terminée. Il y a aussi l’affaire Bygmalion du dépassement ( le double) des frais de campagne et des fausses factures sans parler de quelques autres bricoles.  Certains, comme hier Dupont Saint-Aignan, considèrent que Sarkozy est victime d’inquisition judiciaire.

 

Sans doute faudrait-il passer l’éponge ? Il n’est pas impossible effectivement que certains juges ne pardonnent pas à Sarkozy ses critiques acerbes contre la justice. Mais il n’est pas impossible non plus que le pouvoir actuel ne soit pas mécontent de cette espèce de neutralisation politique de Sarkozy. Un Sarkozy qui s’il était débarrassé des affaires serait un candidat sérieux contre Macron. Heureusement dans le cas procès en cours ce n’est pas Sarkozy qui est au centre de l’accusation mais Monsieur Bismuth, un pseudonyme qu’avait pris Sarkozy pour s’entretenir avec ses avocats !

 

L’affaire trouve son origine dans des conversations téléphoniques interceptées dans le cadre de l’enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne victorieuse en 2007. Ce placement sur écoute, spectaculaire pour un ex-président, a débuté en septembre 2013.

 

Les policiers découvrent que Nicolas Sarkozy utilise un téléphone secret, ouvert en janvier 2014 sous l’identité de « Paul Bismuth », pour communiquer avec un unique interlocuteur, son avocat Thierry Herzog. Les deux hommes s’entretiennent notamment d’une procédure devant être examinée le 11 février par la Cour de cassation, que Nicolas Sarkozy a saisie pour faire annuler la saisie de ses agendas présidentiels dans l’affaire Bettencourt.

Un contact de Thierry Herzog au sein de la haute juridiction, « Gilbert », plus tard identifié comme le magistrat Gilbert Azibert, revient dans une dizaine d’échanges sur environ 150 conversations en six semaines. L’ex-président est soupçonné d’avoir promis d’aider Gilbert Azibert à obtenir un poste de prestige à Monaco, en échange d’informations sur la décision à venir de la Cour, par l’intermédiaire de son avocat. Et on devine par avance l’argumentation de Sarkozy dodelinant plus que jamais de la tête : » vous me voyez moi promettant un poste à Monsieur; franchement ? La preuve c’est que cette nomination n’est jamais intervenue »

Fermez le ban(c)…..  de la défense!

2022: Après Macron, Le Pen , Mélenchon, le retour aussi de Sarkozy, Hollande….. et pourquoi pas Giscard !

2022: Après Macron, Le Pen , Mélenchon, le retour aussi de Sarkozy, Hollande….. et pourquoi pas Giscard  !

Il ne s’agit sans doute pas de glorifier la jeunesse comme facteur essentiel de crédibilité et de pertinence politique mais force est de constater que la classe politique française est toujours composée de vieilles barbes qu’on retrouve régulièrement lors des grandes rencontres électorales.

 

Ainsi il est probable 2022 on aura encore Macron, Marine Le Pen , Mélenchon mais peut-être aussi Hollande qui se réveille comme futur sauveur de la gauche socialiste, Sarkozy peut-être quand il sera débarrassé de ses casseroles juridiques et pourquoi pas pendant qu’on y est Giscard d’Estaing ?

 

Encore une fois le propos n’est pas de militer pour un personnage ou un courant politique sorti  de nulle part type Macron ou gilets jaunes mais simplement de constater qu’il y a les pires difficultés à renouveler le tissu politique. Pas étonnant en France en particulier, la fonction d’élu a été appropriée par certaines couches sociologiques, la plupart qui sorte des inutiles instituts de politique, qui s’approprient  le pouvoir dans toutes les organisations de la droite comme de la gauche.

 

La politique est devenue un métier qu’on commence à la sortie des les études universitaires et qu’on continue bien au-delà de la normale de la retraite le plus souvent par une confortable fauteuil  au Sénat avec les avantages matériels y afférant.

 

Cette fois encore en France risque d’être particulièrement ambiguë aux élections présidentielles. Une fois encore la question ne sera pas de voter pour quelqu’un mais contre l’autre, celui qu’on ne veut pas. Du coup, l’élu va croire qu’il est mandaté pour appliquer les orientations qu’il a proposées alors qu’il est vainqueur uniquement sur un refus des propositions adverses.

 

L’exemple typique est évidemment celui de Macon élu avec nombre de voix socialistes et qui pratique une politique opportuniste au service d’un libéralisme mal maîtrisé. Rarement dans la vie politique un président de la république aura été aussi impopulaire. Le résultat d’un bais démocratique qui nourrit une ambiguïté fondamentale quant à la légitimité des orientations.

Sarkozy : la nouvelle Jeanne d’Arc ou Edmond Dantès ?

  • Sarkozy : la nouvelle Jeanne d’Arc ou Edmond Dantès ?

 

  • Il est clair que l’ancien avocat Sarkozy a choisi un système de défense victimaire pour faire valoir sa cause. En fait, il serait la cible d’une sorte de pouvoir occulte et de toute la superstructure judiciaire qui veut porter atteinte à son honneur. Le nouveau procès qui lui est intenté à propos du financement Libyen est une ignominie et Sarkozy est évidemment l’agneau blanc qu’on sacrifie sur l’autel d’une justice manipulée. Bref ,Sarkozy serait une sorte de nouvelle Jeanne d’Arc qu’on voudrait brûler en place de Grèves ou un  nouveaux Edmond Dantès lancé dans un processus de réhabilitation contre le déni de justice à son égard- Pour le spécialiste en communication Arnaud Benedetti, tel Edmond Dantès, le célèbre personnage d’Alexandre Dumas, il a réussi sa contre-offensive en transformant son procès en celui des juges.
  • Arnaud Benedetti est professeur associé à l’Université Paris-Sorbonne. Il est rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire. Il a publié Le coup de com’ permanent (éd. du Cerf, 2018) dans lequel il détaille les stratégies de communication d’Emmanuel Macron, ainsi que La Fin de la com’ (éd. du Cerf, 2017).(Chronique du Figaro)
  • Sarkozy était de retour. Et chacun sait qu’il existe des retours qui viennent de loin: des retours dont on mesure qu’ils portent la charge de blessures profondes, qu’ils disent une revanche qui a peut-être côtoyé les arêtes du découragement, qu’ils sont nourris par la force de l’indignation de celui qui s’est senti assigné au statut de l’indignité.
  • «Que l’on m’aime ou que l’on ne m’aime pas» a répété à plusieurs reprises l’ancien Président, comme si en appelant à l’impartialité des Français, il créditait celle-ci d’une transcendance bien supérieure à celle de juges subitement pris à revers par les déclarations de leur pièce maîtresse, le principal accusateur Ziad Takieddine.
  • C’est un homme scarifié par le soupçon qui s’est ainsi présenté à la télévision et dont la performance in fine ne doit rien à la communication mais tout à l’implacable énergie de celui qui se bat pour réparer ce qu’il vit comme une injustice. La plaidoirie n’a de chances de convaincre que si elle repose sur la matérialité des preuves et sur la sincérité du plaideur. Pour la circonstance la première a nécessairement généré la seconde, insufflant une détermination qui renverse le sort à l’image d’un Edmond Dantès, sans doute trop vite «enterré» dans le cachot d’une mise en examen infamante. C’est à l’aune de cette dernière, d’une exceptionnelle gravité pour un ex-chef de l’État, qu’a réagi Nicolas Sarkozy.
  • L’ancien Président a ainsi instruit le procès d’un État qui aurait oublié les principes fondamentaux de son bon fonctionnement.
  • Tour à tour en colère, bouillonnant, argumentant, toujours révulsé, ce dernier a déployé une défense totale. Au gré d’une «punchline» en continu, il a détricoté une fake news qui ne doit rien, elle, aux réseaux sociaux mais tout à l’alignement de suspicions aussi friables que délétères. La contre-offensive a pointé d’abord les entrepreneurs de la dénonciation: le fantôme du khadafisme, Mediapart et le juge Tournaire, triangle des Bermudes d’une accusation qui semble s’être subitement auto-dissoute par manque de combustibles. Le storytelling médiatico-judiciaire fracassé, l’ex-président a reconverti sa défense en réquisitoire, portraiturant un parquet national financier surmobilisé à traquer des preuves impossibles dans l’incessante poursuite d’une sorte de scandale fantasmé. Ce faisant, il a implicitement incité chacun d’entre nous à s’interroger sur les mobiles d’une mécanique qui abonde l’idée d’une justice plus soucieuse de ses névroses institutionnelles ou idéologiques que de l’administration du juste et de la recherche de la vérité.
  • Par delà la forme qui réactive le mythe sarkozyste et qui comme tous les mythes a pour fonctionnalité de se perpétuer, l’ancien Président a ainsi instruit le procès d’un État qui aurait oublié les principes fondamentaux de son bon fonctionnement. C’est aussi au dévoilement de cette mutation du scandale qu’a opéré non sans succès Nicolas Sarkozy, renversant le paradigme accusateur pour en souligner la logique intrinsèquement inquisitoriale. Dès lors, c’est une toute autre affaire qui paraît commencer…
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Il n’y a pas que le témoignage de Takieddine dans l’affaire Sarkozy (PNF)

Il n’y a pas que le témoignage de Takieddine dans l’affaire Sarkozy (PNF)

 

La bataille est sans doute autant médiatique que judiciaire. Pour preuve Sarkozy a immédiatement sauté sur l’occasion de la dernière déclaration de Takieddine  pour considérer qu’il était donc innocenté.  En même temps il a fait usage d’une curieuse demande juridique de démise en examen. Une pratique qui pourrait être utilisée par tous les inculpés dont  la plupart se considèrent  injustement mis en examen.

En fait, ce que demande Sarkozy c’est que les juges remettent en question leur inculpation. Du coup le parquet national financier se lance aussi dans la bataille médiatique en indiquant que le dossier du financement libyen ne comprend pas seulement les déclarations de Takieddine. Il y a aussi d’autres témoignages et notamment un transfert financier de 440 000 € sur le compte d’un proche de Sarkozy. Sans parler des nombreux voyages effectués par les très proches de Sarkozy en Libye. Des voyages que Sarkozy juge maintenant inopportuns ! Bref fait le porter le chapeau à son entourage.

Dans un communiqué publié jeudi, le procureur de la République financier, Jean-François Bohnert, souligne cependant que “les mises en examen intervenues dans ce dossier s’appuient (…) sur des indices graves ou concordants qui ne se limitent pas aux déclarations d’une seule personne”.

Face aux “accusations” de Ziad Takieddine, qui affirme que le juge Serge Tournaire lui “a fait dire des propos qui sont contraires” à ses déclarations, le procureur rappelle que l’intermédiaire a formulé ses accusations contre Nicolas Sarkozy devant plusieurs juges, en présence de son avocat et sans formuler le moindre commentaire au moment de signer les procès-verbaux.

“les accusations portées à l’encontre de M. Serge Tournaire , ayant procédé à des interrogatoires de M. Ziad Takieddine, sont dépourvues de tout fondement”, déclare Jean-François Bohnert.

Notons que l’affaire n’est pas seulement juridique et médiatique, elle est aussi très politique dans la mesure où ce jour à travers Sarkozy l’avenir du parti républicain qui attend avec impatience que Sarkozy se débarrasse de cette casserole enfin désignait son candidat, se rallier à Macon ou disparaître. En attendant Sarkozy reste mis en examen pour cette affaire mais d’autres encore.

Ziad Takieddine : l’ accusateur qui protège maintenant Sarkozy

Ziad Takieddine : l’ accusateur qui protège maintenant Sarkozy

Pour le moins curieux ce changement complet de position du très sulfureux Ziad Takieddine qui accusait Sarkozy depuis maintenant huit ans pour des financements de campagne électorale par Kadhafi. Ziad Takieddine  cherche à protéger Nicolas Sarkozy », déplore l’avocat de l’association Sherpa. Le pire, c’est que l’accusateur affirme désormais que les accusations contre Sarkozy lui ont été dictées par un magistrat en échange d’une certaine clémence vis-à-vis de ses propres infractions. Des infractions qui d’ailleurs ont fait l’objet d’une condamnation de cinq ans de prison ferme et qui explique sa fuite à l’étranger. Une fuite dont on se demande si elle n’a pas été protégée .

Il y a déjà des semaines et des semaines que le JDD dans le patron Lagardère est très proche du pouvoir (hier de Sarkozy aujourd’hui de Macron) ne cesse de sortir des articles disculpant Sarkozy. L’affaire prend certainement une tournure de plus en plus politique.

On peut se demander si Ziad Takieddine   condamné à 5 ans de  prison et dont la fortune a été confisquée ne cherche pas maintenant à s’attirer certaines faveurs politiques et juridiques pour sauver ce qui peut l’être encore.

Dernier élément d’interrogation, la très grande modération pour ne pas dire plus de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de Macron, peut-être pour ne pas s’attirer les foudres d’un pouvoir qui pourrait lui compliquer la vie compte tenu de ses différentes casseroles.

Sur BFMTV, l’association sherpa s’étonne de ce revirement soudain de la part du sulfureux homme d’affaire franco-libanais, qui accusait depuis plusieurs années Nicolas Sarkozy d’avoir bénéficié de li quidités du régime libyen de Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne.

« Subitement vous avez des déclarations qui l’innocentent complètement, et ce alors même que sa position était tout autre depuis le début de l’information judiciaire », pointe l’avocat, soulignant aussi: « Ce qui a changé, c’est sa situation économique. Le dossier est dans une dynamique qu’il ne connaissait pas forcément il y a encore quelques semaines, quelques mois ».

 

Sarkozy : des mouvements de fonds…… mais aucune preuve !

Sarkozy : des mouvements de fonds…… mais aucune preuve !

 

 

Il est pour le moins curieux de constater la manière trouble dans la plupart des médias traitent l’affaire Sarkozy en affirmant qu’aucune preuve matérielle n’a été fournie de sa culpabilité tout en reconnaissant l’existence de mouvements de fonds pour le moins suspects.

 

Or  ce sont ces mouvements de fonds qui ont donné une nouvelle légitimité à la mise en examendeNicolas Sarkozy. Évidemment Nicolas Sarkozy n’était pas le destinataire officiel de ces transferts de fonds mais les bénéficiaires réels lui étaient très proches. Peut-être va-t-on utiliser le même style de défense que Guéant accusé de détournement de fonds et qui les a justifiées par les ventes d’un tableau fantôme.

 

On se demande pour quelle raison l’entourage de Nicolas Sarkozy était légitime à recevoir des fonds notamment étrangers. Ce n’est donc pas par hasard si le parquet national financier retient le chef d’accusation d »association de malfaiteurs ».

 

Le collaborateur de Sarkozy, Thierry Gaubert, , a été mis en examen parce que soupçonné d’avoir servi intermédiaire entre le régime de Kadhafi et Sarkozy pour la financement de la campagne de ce dernier. Selon Mediapart, M. Gaubert aurait reçu en 2006 un virement de 440 000 euros provenant du régime libyen de Kadhafi. La somme aurait été reçue sur un compte ouvert aux Bahamas par un virement de la société Rossfield, qui serait la propriété de l’intermédiaire Ziad Takieddine. Or, Rossfield n’aurait été « alimentée que par de l’argent du régime de Kadhafi », selon Mediapart, à hauteur de 6 millions d’euros en 2006.

 

Après six ans de travail des juges d’instruction, une somme d’indices troublants a donné corps à la thèse d’un financement de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime de Kadhafi. En novembre 2016, Ziad Takieddine, mis en examen, avait affirmé avoir remis entre la fin de 2006 et le début de 2007  5 millions d’euros à M. Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, et à son directeur de cabinet, Claude Guéant. Mais aucune preuve matérielle n’a été retrouvée, même si des mouvements de fonds suspects ont conduit à huit mises en examen à ce jour. On se demande bien pourquoi les médias ne considèrent pas les mouvements de fonds très suspect comme des preuves matérielles.

 

L’ancien chef de l’Etat est ainsi mis en examen depuis le 21 mars 2018 pour « corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens ». Avec plusieurs proches, il conteste la validité de cette enquête judiciaire. L’examen de leurs requêtes en nullité doit avoir lieu le 19 mars devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

 

Autre protagoniste de cette affaire, Alexandre Djouhri, a été mis en examen notamment pour « corruption active » et « blanchiment« . Cet homme d’affaires de 60 ans avait été arrêté en janvier 2018 à Londres, en vertu de mandats d’arrêt européens émis par la justice française. La justice britannique a autorisé son extradition. L’extradition d’Alexandre Djouhri était très attendue par les juges d’instruction français, les investigations ayant mis au jour plusieurs flux financiers suspects l’impliquant dans cette affaire.

 

Les juges enquêtent depuis avril 2013 sur des accusations formulées par l’intermédiaire de Ziad Takieddine et d’ex-dignitaires libyens. Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy a été mis en examen le 21 mars 2018 pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de fonds publics libyens ».

Ce n’est donc pas par hasard si le parquet national financier retient le chef d’accusation d’association de malfaiteurs. Dans ce dossier, Nicolas Sarkozy était déjà mis en examen depuis mars 2018 pour « corruption », « recel de détournements de fonds publics » et « financement illicite de campagne », rappelle Mediapart (article payant), qui a révélé l’information.

 

 

Jamais un ancien président de la République n’avait été mis en cause pour un tel chef d’accusation. Selon l’article article 450-1 du Code pénal, une association de malfaiteurs est constituée par « tout groupement formé ou entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’un ou plusieurs crimes ou d’un ou plusieurs délits punis d’au moins cinq ans d’emprisonnement ».

 

L’ancien chef de l’Etat, qui sera bientôt jugé dans d’autres affaires, notamment celle dite de Bygmalion (à la mi-mars 2021), estime que son « innocence est à nouveau bafouée par une décision qui ne rapporte pas la moindre preuve d’un quelconque financement illicite ».  D’après lui, il est accusé à cause du crédit « invraisemblable » donné « aux déclarations d’assassins, d’escrocs notoires et de faux témoins ».

Affaire Sarkozy : le financement libyen retenu par la cour d’appel

Affaire Sarkozy : le financement libyen retenu par la cour d’appel

Le recours à la cour d’appel par Sarkozy visait à rendre illégale l’enquête sur des soupçons de financement de sa campagne électorale de la part de Kadhafi et de la Libye. La cour d’appel a considéré que cette enquête était valable. Les investigations ont été lancées il y a huit ans, après la publication par Mediapart en 2012, dans l’entre-deux tours de la présidentielle, d’un document censé prouver un financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime de Kadhafi.

En novembre 2016, l’homme d’affaires Ziad Takieddine a affirmé avoir remis, entre fin 2006 et début 2007, cinq millions d’euros à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et à son directeur de cabinet Claude Guéant.

Toutefois, aucune preuve matérielle n’avait été retrouvée, même si des mouvements de fonds suspects ont conduit à neuf mises en examen à ce jour.

Politique – Hollande, Jospin, Sarkozy : le retour pourquoi ?

Politique – Hollande, Jospin, Sarkozy : le retour pourquoi ?

 

 

 

Il y a quelque chose de très spécifique en France avec la renaissance régulière des vieux chevaux de retour de la politique. Dans les pays anglo-saxons notamment lorsqu’un responsable est battu, il disparaît purement et simplement de la scène. En France, les battus résistent, n’hésitent  pas parfois à se représenter en tout cas font tout pour continuer d’exister politiquement. C’est le cas avec la sortie des livres et les interviews des vieilles barbes de la politique à droite comme à gauche.

 

La question est de savoir si cela préfigure vraiment une transformation de cette présence médiatique en candidature potentielle pour 2022. Rien n’est sûr dans ce domaine car les intéressés n’ont pas laissé une trace positive et  historique lors de leur passage au plus haut niveau de la gestion des affaires publiques. Jospin aujourd’hui avec le temps apparaît comme la figure pure et dure du socialisme alors qu’il est sans doute un de ceux qui a le plus liquidé les entreprises nationales et montrer des rapports presque aristocratiques et sectaires avec le peuple: La raison principale de son échec aux présidentielles.

 Hollande évidemment n’a guère convaincu quant à l’efficacité de sa gestion et pas davantage Sarkozy fort en gueule mais faible en action. La remontée des intéressés sur la scène médiatique correspond peut-être au grand vide que connaît la politique française. Bien peu de responsables actuels présentent une stature de chef d’État et on se raccroche sans doute à des personnages dont on peut contester l’action mais qui d’une part avait une certaine épaisseur, d’autre part pour la plupart ne manquaient pas de culture.

Aujourd’hui on peine à trouver des personnalités d’une certaine dimension. Sans doute un phénomène général lié à la perte d’attraction de parti politique en pleine déliquescence et qui n’attirent souvent que des médiocres. En plus le rejet est tellement fort pour les partis politiques classiques que les électeurs se livrent parfois à des aventures dangereuses en acceptant d’élire n’importent qui surtout pour empêcher l’élection des caciques. D’où sans doute le succès de certains écolos, de Macron lui-même et de ses députés. Certains de ces derniers donnent vraiment l’impression de sortir de maternelle d’où cette nostalgie à l’égard des anciens pas toujours efficaces mais toutefois quand même d’une autre stature.

 

 

Hollande, Jospin, Sarkozy : le retour pourquoi ?

Hollande, Jospin, Sarkozy : le retour pourquoi

 

 

 

Il y a quelque chose de très spécifique en France avec la renaissance régulière des vieux chevaux de retour de la politique. Dans les pays anglo-saxons notamment lorsqu’un responsable est battu, il disparaît purement et simplement de la scène. En France, les battus résistent, n’hésitent  pas parfois à se représenter en tout cas font tout pour continuer d’exister politiquement. C’est le cas avec la sortie des livres et les interviews des vieilles barbes de la politique à droite comme à gauche.

La question est de savoir si cela préfigure vraiment une transformation de cette présence médiatique en candidature potentielle pour 2022. Rien n’est sûr dans ce domaine car les intéressés n’ont pas laissé une trace positive et  historique lors de leur passage au plus haut niveau de la gestion des affaires publiques. Jospin aujourd’hui avec le temps apparaît comme la figure pure et dure du socialisme alors qu’il est sans doute un de ceux qui a le plus liquidé les entreprises nationales et montrer des rapports presque aristocratiques et sectaires avec le peuple: La raison principale de son échec aux présidentielles.

 Hollande évidemment n’a guère convaincu quant à l’efficacité de sa gestion et pas davantage Sarkozy fort en gueule mais faible en action. La remontée des intéressés sur la scène médiatique correspond peut-être au grand vide que connaît la politique française. Bien peu de responsables actuels présentent une stature de chef d’État et on se raccroche sans doute à des personnages dont on peut contester l’action mais qui d’une part avait une certaine épaisseur, d’autre part pour la plupart ne manquaient pas de culture.

Aujourd’hui on peine à trouver des personnalités d’une certaine dimension. Sans doute un phénomène général lié à la perte d’attraction de parti politique en pleine déliquescence et qui n’attirent souvent que des médiocres. En plus le rejet est tellement fort pour les partis politiques classiques que les électeurs se livrent parfois à des aventures dangereuses en acceptant d’élire n’importent qui surtout pour empêcher l’élection des caciques. D’où sans doute le succès de certains écolos, de Macron lui-même et de ses députés. Certains de ces derniers donnent vraiment l’impression de sortir de maternelle d’où cette nostalgie à l’égard des anciens pas toujours efficaces mais toutefois quand même d’une autre stature.

 

Sarkozy défend le professeur Raoult

Sarkozy défend le professeur Raoult

 

Une cabale sans précédent est organisée contre le professeur Raoult qui a eu  l’imprudence de dire qu’elle est la réalité du monde médical. Certes des progrès extraordinaires y sont effectués mais on ne peut cacher que le système repose encore sur un mandarinat et des superstructures qui ont grandement hypothéqué l’efficacité du traitement du virus. Les attaques contre le professeur sont à la fois de nature corporatiste et financière. Corporatistes, parce que l’establishment surtout parisien ne tolère pas la moindre voix différente, une sorte d’Omerta dans un milieu très hiérarchisé et convenu. Le procès fait à Raoult est aussi de nature financière car la plupart des infectiologue qui ont porté plainte auprès de la des médecins entretiennent des liens sulfureux avec le grand industrie pharmaceutique. Certains touchant des rémunérations substantielles. Enfin il y a la détestation du monde parisien vis-à-vis de tout ce qui peut venir de la province. À juste titre, l’ancien président de la République estime donc « déplacées » les attaques contre le professeur marseillais car il a « fait ce qu’il a pu ».

Quelques jours après qu’une plainte ait été déposée à son encontre auprès de l’Ordre des Médecins, Didier Raoult vient de recevoir un soutien de choix. Ce mercredi, en marge du forum des entrepreneurs qui se tient à Marseille, Nicolas Sarkozy a volé au secours du directeur général de l’IHU Méditerranée Infection, estimant que ce dernier a « fait ce qu’il a pu. »

« Pour moi l’adversaire c’est le Covid, ce n’est pas tel ou tel médecin, je pense au professeur Raoult, je ne comprends pas pourquoi il y a tant de violence à son endroit », a commencé l’ancien président de la République.

Dans la suite de son argumentaire, il s’en est pris aux personnes qui ont critiqué le spécialiste des maladies infectieuses, fervent défenseur de l’hydroxychloroquine comme traitement du coronavirus.

« Il a sûrement fait des erreurs, mais j’observe qu’en période de crise il y a les pseudo-spécialistes qui se précipitent et qui disent du mal de quelqu’un, il faut un coupable et c’est celui-là. Franchement ça m’a paru déplacé, je n’ai aucune compétence pour dire qui a raison, en tout cas ce n’était pas le sujet, chacun a fait ce qu’il a pu et lui le premier », a-t-il assuré.

 

Présidentielles: Sarkozy, candidat en 2022

Présidentielles: Sarkozy, candidat en 2022

 

 

La question peut paraître décalée en tout cas prématurée  mais elle commence à se poser notamment chez les républicains dont l’électorat est désormais le principal soutien de Macron.

Après avoir fait un hold-up sur le parti socialiste, Macron a mit la main sur les républicains . Dans ce but ,il a nommé aux  principaux postes ministériels des membres des républicains a commencer par les premiers ministres Édouard Philippe et Jean Castex. Ensuite Macron a largement picoré dans les orientations politiques du parti républicain de sorte que les membres de ce parti ont  bien du mal à se positionner entre opposition et soutien. Pour mettre fin à cette ambiguïté et à ce détournement de légitimité politique, nombre de responsables des républicains souhaiteraient que leurs idées soient incarnées par un des leurs. Or pour l’instant aucune personnalité républicaine ne parvient réellement à présenter une alternative à Macron. Certains responsables du parti souhaitent une primaire pour se contraindre à désigner un leader pour 2022. Beaucoup pensent, avec ou sans primaire, au retour de Sarkozy qui dispose encore d’un fort potentiel de soutien politique dans l’opinion et qui ferait l’unanimité chez  républicains

Pour l’instant Sarkozy lui-même écarte cette hypothèse. Pourtant il n’a jamais lâché la politique; pour  preuve il est toujours largement présent et alimente régulièrement l’opinion avec des livres à très fort tirage qui en outre lui donnent  l’occasion de mobiliser les médias en particulier lors des séances de signature.

Officiellement Sarkozy évite toute critique vis-à-vis de Macron et se répand même en louanges par rapport à certaines de ses orientations mais fort habilement il ne manque pas de rappeler que dans des situations critiques comme en ce moment l’expérience et l’autorité constitue un atout pour diriger le pays.

 

Les Républicains,  ont  « pour l’instant une difficulté à trouver une incarnation », comme l’a admis Eric Ciotti, président de la commission d’investiture LR, vendredi sur France Inter. Et si Nicolas Sarkozy parvenait à s’imposer comme un « recours » pour sa famille politique ?

Très attentif à tout ce qui pourrait l’empêcher de se qualifier pour le second tour de la présidentielle, Emmanuel Macron suit de près les faits et gestes de son prédécesseur. « Il faut prendre Sarkozy au sérieux », affirme l’un de ses proches, venu de la droite. Ainsi le récit qui a été fait du remaniement par les amis de l’ancien Président n’a-t-il pas échappé à l’Elysée. Camille Pascal par exemple, haut fonctionnaire qui fut la plume de Sarkozy à l’Elysée, y a vu la confirmation que l’ancien chef de l’Etat était « revenu »…

Sarkozy: candidat au Goncourt ?

Sarkozy: candidat au Goncourt ?

 

Comme à chaque fois, Nicolas Sarkozy fait un vrai tabac avec son dernier livre pourtant tiré à 250 000 exemplaires et qui est réimprimé. Un véritable succès comme l’ouvrage précédent qui laisse la porte ouverte soit à une candidature aux présidentielles,  soit au Goncourt !

 

L’ouvrage de Nicolas Sarkozy, Le temps des tempêtes (aux éditions L’Observatoire) caracole en effet en tête des ventes de livres pour la troisième semaine consécutive, selon le classement hebdomadaire GfK/Livres Hebdo à paraître vendredi 14 août.

 

Un succès sans doute lié à la personnalité de l’ancien président qui ne laisse personne indifférent. Un livre qui mêle  habilement les événements politiques et l’épopée personnelle de Sarkozy. Notons aussi sans doute une sorte de demande du côté de certains lecteurs en attente de l’incarnation d’un leader à droite qui se fait attendre. Toutes les enquêtes d’opinion montrent d’ailleurs que cette attente pourrait être comblée par une candidature de Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles.

 

Le livre de l’ancien président est en tête du Top 20, loin devant les best-sellers de l’été emmenés par Joël Dicker (L’énigme de la chambre 622) et Guillaume Musso (La vie secrète des écrivains).

Le livre (528 pages, 23 euros) fait suite à Passions, best-seller de l’été 2019 (11 semaines en première place des ventes essai), dans lequel l’ancien locataire de l’Élysée se livrait sur son parcours, de son enfance jusqu’à son accession à la magistrature suprême. Les versions grand format et poche (aux éditions J’ai lu) confondues de Passions se sont écoulées à plus de 200 000 exemplaires.

Sarkozy, candidat en 2022 ?

Sarkozy, candidat en 2022

 

 

La question peut paraître décalée en tout cas prématurée  mais elle commence à se poser notamment chez les républicains dont l’électorat est désormais le principal soutien de Macron.

Après avoir fait un hold-up sur le parti socialiste, Macron a mit la main sur les républicains . Dans ce but ,il a nommé aux  principaux postes ministériels des membres des républicains a commencer par les premiers ministres Édouard Philippe et Jean Castex. Ensuite Macron a largement picoré dans les orientations politiques du parti républicain de sorte que les membres de ce parti ont  bien du mal à se positionner entre opposition et soutien. Pour mettre fin à cette ambiguïté et à ce détournement de légitimité politique, nombre de responsables des républicains souhaiteraient que leurs idées soient incarnées par un des leurs. Or pour l’instant aucune personnalité républicaine ne parvient réellement à présenter une alternative à Macron. Certains responsables du parti souhaitent une primaire pour se contraindre à désigner un leader pour 2022. Beaucoup pensent, avec ou sans primaire, au retour de Sarkozy qui dispose encore d’un fort potentiel de soutien politique dans l’opinion et qui ferait l’unanimité chez  républicains

Pour l’instant Sarkozy lui-même écarte cette hypothèse. Pourtant il n’a jamais lâché la politique; pour  preuve il est toujours largement présent et alimente régulièrement l’opinion avec des livres à très fort tirage qui en outre lui donnent  l’occasion de mobiliser les médias en particulier lors des séances de signature.

Officiellement Sarkozy évite toute critique vis-à-vis de Macron et se répand même en louanges par rapport à certaines de ses orientations mais fort habilement il ne manque pas de rappeler que dans des situations critiques comme en ce moment l’expérience et l’autorité constitue un atout pour diriger le pays.

 

Les Républicains,  ont  « pour l’instant une difficulté à trouver une incarnation », comme l’a admis Eric Ciotti, président de la commission d’investiture LR, vendredi sur France Inter. Et si Nicolas Sarkozy parvenait à s’imposer comme un « recours » pour sa famille politique ?

Très attentif à tout ce qui pourrait l’empêcher de se qualifier pour le second tour de la présidentielle, Emmanuel Macron suit de près les faits et gestes de son prédécesseur. « Il faut prendre Sarkozy au sérieux », affirme l’un de ses proches, venu de la droite. Ainsi le récit qui a été fait du remaniement par les amis de l’ancien Président n’a-t-il pas échappé à l’Elysée. Camille Pascal par exemple, haut fonctionnaire qui fut la plume de Sarkozy à l’Elysée, y a vu la confirmation que l’ancien chef de l’Etat était « revenu »…

Les confidences de Nicolas Sarkozy , le nouvel Alfred de Musset

Les confidences de Nicolas Sarkozy , le nouvel Alfred de Musset

 

 

Curieux cette manie des anciens responsables en particulier ex présidents  de la république de se livrer de plus en plus à l’exercice intimiste pour faire le bilan de leur action et étaler leurs états d’âmes. C’est le cas avec le nouveau bouquin de Sarkozy qui- comme -Hollande se reconvertit dans le roman politique de gare. Un style littéraire plus  proche de la collection Arlequin que des confidences d’un enfant du siècle d’Alfred de Musset. Pourtant Sarkozy étale largement ses sentiments d’amoureux déçus de la république et même d’amoureux tout court. On sait que la plupart de ces bouquins  ne sont pas écrits par les intéressés qui se contentent de livrer quelques notes et quelques réflexions aux auteurs réels. Ces derniers se chargent d’embellir la forme mais aussi le fond.

L’objectif bien entendu n’est pas de viser un lectorat très large mais surtout de justifier un tour de France des grandes librairies sous l’œil des caméras et des médias. Une sorte de exercice à vocation surtout politique sans objectif très précis mais pour signifier qu’on est toujours là pour le cas où la conjoncture rendrait possible un retour.  Nombre  de présidents de la république tentent  la reconversion dans le littéraire. Le plus prolixe est sans doute Giscard d’Estaing qui va jusqu’à écrire des romans, les siens évidemment, d’autres à vocation historique ou des amourettes tout simplement. Ce qui lui vaut d’ailleurs d’entrer à l’académie française. L’intéressé le mérite autant que d’autres car il n’est pas sans culture. Pour Sarkozy, l’éventualité sera plus difficile car son bagage littéraire n’est pas très encombrant. Ceci dit, le livre sera quand même certainement lu par des partisans encore nombreux de ce Rastignac qui n’a pas hésité à dire à un citoyen mécontent : casse-toi pauvre con!

Sarkozy : les révélations du parquet financier vont encore enfumer les dossiers Sarkozy

Sarkozy: les révélations du parquet financier vont encore enfumer les dossiers Sarkozy

Il est clair que la révélation d’enquête menée auprès d’avocats par le parquet national financier va complexifier le dossiers Sarkozy. En droit en effet,  l’institution juridique, parquet national financier ou non, ne peut en effet faire des investigations dans le dossier des avocats. Du coup, cette affaire va plutôt arranger Sarkozy qui pourra se prévaloir d’un délit d’illégalité dans  des affaires dans lesquelles il est impliqué. Les avocats ne vont pas manquer médiatiquement d’étouffer le fond par cette erreur d’investigation judiciaire.

Du coup le parquet financier national pourrait même mais être mis en cause avoir échappé aux règles de droit concernant la défense Un péché originel que le parquet national financier (PNF) n’a pas fini d’expier. Il en est finalement du parquet national financier comme de la cour de justice de la république réservée aux membres du gouvernement. Ces institutions judiciaires n’échappent pas en faite aux pressions politiques au financières qu’elles sont pourtant en charge de juger. Six ans après sa création, le voici englué par les deux affaires politico-financières qui ont fait sa gloire médiatique et désormais le marquent au fer rouge : celles des écoutes de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy et des emplois fictifs concernant son ancien premier ministre François Fillon. L’une, à quelques mois de son procès, l’autre à quelques jours d’un verdict très attendu.

Après les déclarations de son ex-dirigeante, Éliane Houlette, sur des pressions de sa hiérarchie lors de la dernière présidentielle, Le Point révèle que lors de l’affaire Sarkozy, le PNF a exploité les fadettes des ­cabinets des plus grands pénalistes, à savoir Hervé Temime, Éric Dupond-Moretti - qui annonce porter plainte -, Jean Veil, Pierre Haïk, Jacqueline Laffont.

Sarkozy( et Pépy) chez Lagardère, pourquoi ?

Sarkozy( et Pépy) chez Lagardère, pourquoi ? 

 

On comprend mieux pourquoi un journal comme le JDD, propriété de Lagardère, soutient avec un tel enthousiasme le pouvoir en général et Sarkozy en particulier dans ses affaires politico-financières. Ainsi dans l’affaire du financement libyen de la campagne de Sarkozy, le JDD a sans doute été le seul média à prendre l’initiative d’une contre-enquête qui innocente complètement Nicolas Sarkozy. Le problème est que la maîtrise du groupe Lagardère est menacés par  le fonds activiste Amber Capital. Arnaud Lagardère pourrait même en perdre la maîtrise au profit de ce fonds. Dans cette bataille financière dantesque, Lagardère sollicite donc  l’ancien président de la république pour rejoindre  le conseil de surveillance du groupe Lagardère. C’est en mai, à l’occasion de l’assemblée générale, qu’interviendrait cette nomination. Nicolas Sarkozy pourrait faire jouer son carnet d’adresse internationale pour aider le camp Lagardère a conservé la direction du groupe.

Le fonds britannique Amber, qui fustige tout à la fois la stratégie et la gouvernance de Lagardère, a renforcé ses positions. Depuis la mi-février, avec 10,58 % du capital, il est devenu le deuxième actionnaire du groupe, derrière le fonds souverain du Qatar (13 %), mais devant Arnaud Lagardère (7,3 %), même si ce dernier conserve encore davantage de droits de vote. Fort de sa position, Amber Capital compte bien passer à l’attaque. Il souhaite demander la nomination d’un ou plusieurs membres du conseil de surveillance et, surtout, faire chavirer la gouvernance du groupe. Le fond milite en effet pour la suppression du statut de commandite, qui rend actuellement le dirigeant de l’entreprise, Arnaud Lagardère, inamovible.

C’est pour parer le coup que celui-ci appelle à la rescousse l’ex-locataire de l’Élysée. Les deux hommes se connaissent de longue date. Surtout, Nicolas Sarkozy a toujours entretenu des relations très étroites avec le Qatar, premier actionnaire de Lagardère et pièce maîtresse dans l’affrontement attendu en mai. Face à Amber Capital, Arnaud Lagardère tente, grâce à Nicolas Sarkozy de consolider ses alliances. Ces enjeux financiers permettent de mieux comprendre certains liens sulfureux entre la politique et la finance. Notons que le JDD es aussi un soutien inconditionnel de Macron et même un soutien militant qui pourrait être utile dans cette bataille. “Monsieur Nicolas Sarkozy, ancien Président de la République Française, et Monsieur Guillaume Pepy, ancien Président de la SNCF, rejoignent donc  le Conseil de Surveillance en qualité de membres indépendants et siègeront tous deux au sein du Comité Stratégique que le Conseil a décidé de créer en son sein”, dit le groupe dans un communiqué.

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