Archive pour le Tag 'Sarkosy'

Sarkosy : un livre à objet existentiel ou politique ?

Sarkosy : un livre à objet existentiel ou politique ?

 

 

Quand un politique sort un bouquin c’est rarement par hasard et sans intention. Le dernier livre de Sarkozy « passions », qui sort aujourd’hui et retrace 30 ans de sa vie politique n’est pas seulement un livre de mémoires mais comme son titre l’indique un livre de passion de Sarkozy pour la politique. Officiellement Sarkozy affirme qu’il n’est plus intéressé par les combats électoraux même il porte toujours une attention à la chose publique. Sarkozy, comme les autres, sait mieux que quiconque qu’il vaut mieux tester l’opinion  sur sa personnalité que sur une candidature officiellement déclarée. Aujourd’hui à droite Sarkozy occupe et de loin  le palmarès. Dans l’éventualité–bien improbable évidemment d’après lui – d’une candidature aux présidentielles un test de l’opinion publique à partir de ce bouquin peut être riche d’enseignements vis-à-vis du soutien dont il peut encore bénéficier politiquement. Dans une période aussi mouvante qu’actuellement ou le dégagisme permet à une personnalité d’émerger en quelques mois, il convient sans doute d’être prudent vis-à-vis du calendrier. Dans son livre Sarkozy en profite pour égratigner quelques personnages comme de Villepin dont il considère qu’il vit dans le virtuel sur Ségolène Royal qui ment comme elle respire ou sur Bayrou qui n’a cessé de trahir.  Il faut observer qu’il adresse des compliments à la femme de l’actuel président, Brigitte Macron, pour sa sincérité et sa simplicité. À l’inverse, il s’interroge sérieusement « Macron, est une énigme, qui est-il exactement ? » Visiblement celui qui considérait il y a encore quelques mois que Macron » c’était lui, en mieux » semble avoir changé d’opinion. Il ne serait pas impossible qu’il veuille peser sur Macron pour que cesse enfin les poursuites judiciaires suite à ses différentes casseroles. On peut aussi imaginer que Sarkozy veuille négocier son éventuel appui à Macron en laissant entendre qu’il pourrait éventuellement se représenter le moment venu si les circonstances s’y prêtaient

Communication : Macron entre Sarkosy et De gaulle

Communication : Macron entre Sarkosy et De gaulle

Dans une interview au JDD, Damon Mayaffre, docteur en histoire et spécialiste du discours politique, analyse le grand écart de la communication  d’Emmanuel Macron.

 

 

Comment analysez-vous l’utilisation du mot « bordel » par le Président?
Ce qui est certain, c’est qu’Emmanuel Macron n’a pas encore trouvé sa voix. Il a une idée précise du chemin politique. Mais pour ce qui est de la communication, il reste partagé entre, d’un côté, un ­discours très policé et très contrôlé, très politique, assez gaullien ; et, de l’autre, un discours nettement plus vulgaire, au sens étymologique. Donc un discours non plus gaullien, mais presque sarkozyste dans sa forme. Avec « feignants » et « foutent le bordel », on n’est plus très loin du « casse-toi pauv’ con » et de la « racaille ».

Ces deux registres de discours peuvent-ils se compléter?
Non, ils s’annulent l’un l’autre. Ses prises de parole à la tribune, qui sont très littéraires ou très technocratiques, lui font perdre une première fois l’oreille des classes populaires. Et son discours plus vulgaire désoblige également les gens, qui apprécient peu le ton employé à l’égard de personnes menacées de licenciement. Résultat, il rate la cible du plus grand nombre.

En matière de ce que vous appelez le « discours vulgaire », Emmanuel Macron est un récidiviste…
Exact. Un mot seul ne fait pas sens. C’est l’accumulation qui contribue à forger une identité de discours. Si le mot « bordel » choque, c’est qu’il fait directement écho aux précédents : les « illettrés », le « costard », les « fainéants », « ceux qui ne sont rien »… Il commence à y avoir un faisceau de marques lexicales qui semblent attester du mépris des travailleurs ou des classes populaires. Et cela risque de marquer l’identité discursive de Macron.

 

Y voyez-vous la preuve par les mots qu’il est le « président des riches »?
Sa dernière phrase, qui réclame avec des mots crus la remise au travail de gens en phase de ­licenciement, fait sens car elle résonne avec les ordonnances travail et la disparition de l’Impôt sur la fortune. Le ­discours et la réalité convergent : c’est un président des élites qui peut employer des mots ­insultants à l’égard des plus modestes. La séquence médiatique était conçue pour prouver au contraire qu’il n’est pas le président des élites et des riches ; mais ce ­lapsus vient à point nommé pour le ­démentir. Une seule phrase a produit l’effet inverse de ce que voulaient les conseillers en ­communication du chef de l’Etat. Entre de Gaulle et Sarkozy, le ­Président n’a pas encore choisi son camp.

Contre la « pensée molle »Sarkosy propose la pensée vide

Contre la « pensée molle »Sarkosy propose la pensée vide

 

 

 

Un nouveau concept pour Sarkozy : la pensée molle qu’il dénonce évidemment en pensant peut-être encore davantage à Juppé qu’à Hollande. La conceptualisation est devenue rare chez l’ancien président de la république depuis qu’il a perdu sa plume : Henri Guaino ; du coup maintenant sa de communication se rapproche de plus en plus des méthodes des marchands de cravates ou des vendeurs d’enclume à la sauvette. Bref de la pub avec à chaque meeting une formule choc  pour cacher le vide sidéral de sa pensée. Il reproche en particulier à Juppé de rechercher les voies des électeurs du centre et de gauche. Comme si électeurs étaient marqués à vie par  leurs votes précédents. Il n’est pas illogique que certains anciens sélecteurs ayant voté pour Hollande se déclarent  maintenant en faveur de candidats de la droite et pour cause la gauche va perdre la moitié de ses électeurs. Le futur président de la république sera nécessairement élu par des voies dites de droite et des voies dites de gauche surtout pour battre Marine Le Pen. Du coup la charge de Sarkozy est non seulement ridicule mais aussi contre-productive  l’ex-chef de l’Etat accuse son principal adversaire de préparer une « alternance molle » pour avoir invité les « déçus du hollandisme » et les électeurs du centre à voter. « La primaire de la droite et du centre, ce n’est pas la primaire de la droite, du centre et de la gauche », a lancé samedi l’ancien chef de l’État lors d’une réunion publique aux Sables d’Olonne (Vendée) devant près de 800 militants et sympathisants. L’ancien président de la République estime par ailleurs qu’un élargissement aux idées de gauche pose un problème de « loyauté », dans la mesure où les électeurs de la primaire seront appelés à signer une charte où ils disent adhérer aux valeurs de la droite et du centre. « Quand on cherche à se faire élire avec les voix de la gauche, il faut se préparer à donner une politique qui donnera des gages à la gauche, à faire des petits arrangements », a insisté Nicolas Sarkozy.

(Avec Reuters)

Sarkosy financé par Khadafi (MEDIAPART)

Sarkosy financé par Khadafi (MEDIAPART)

Mediapart révèle de nouvelles informations concernant les soupçons de financement illégal, par la Libye, de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy. Selon le site d’investigation, le juge d’instruction parisien Serge Tournaire et les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption (OCLCIFF) ont récupéré, des mains de la justice norvégienne, une copie du carnet noir d’un ancien ministre de Mouammar Kadhafi, où il est consigné une série de versements au profit de l’ancien chef de l’Etat, dont le montant avoisinerait 6,5 millions d’euros. Choukri Ghanem, ancien chef du gouvernement (2003-2006) et ancien ministre du pétrole libyen (2006-2011), a rédigé en arabe, le 29 avril 2007, une semaine avant le premier tour de l’élection présidentielle, le compte-rendu d’une réunion avec plusieurs autres personnalités du pouvoir libyen. L’un deux, Bachir Saleh, directeur de cabinet de Kadhafi et patron de l’un des fonds souverains du pays, y affirme avoir transféré 1,5 millions d’euros à Nicolas Sarkozy.

Contacts de Sarkosy avec Le Pen d’après l’agence Reuters

Contacts de Sarkosy avec Le Pen d’après l’agence Reuters

Règlement de compte sur le mode  O.K. Corral entre Buisson et Sarkozy. D’après l’agence Reuters Nicolas Sarkozy a eu des contacts avec Jean-Marie Le Pen entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2007 par l’entremise de Patrick Buisson et disait partager des valeurs communes avec le Front national, en se fondant sur un livre à paraître jeudi. Patrick Buisson a été condamné en 2014 à verser 10.000 euros de dommages et intérêts provisionnels à Nicolas Sarkozy et à son épouse Carla Bruni pour les avoir enregistrés à leur insu. L’ancien chef de l’Etat, voyant la victoire se profiler en 2007 face à la socialiste Ségolène Royal, aurait dit à son expert en analyse de l’opinion : « Appelle Le Pen. Demande-lui ce qu’il veut. Faut-il que je le reçoive ? S’il faut le recevoir maintenant, tu sais, je le recevrai. Je ne suis pas comme les autres. Je sais prendre mes responsabilités, moi. » Un premier contact aurait été pris le 23 avril, écrit Patrick Buisson dans son livre à charge contre l’ancien président « La Cause du peuple », selon des extraits publiés par L’Express. Le samedi suivant, le conseiller aurait porté à l’ancien président du FN, arrivé en quatrième position au premier tour avec 10,44% des suffrages, le message selon lequel Nicolas Sarkozy, s’il devenait président, s’engagerait à « assurer une représentation équitable des minorités dans les deux assemblées ». Quelques jours plus tard, Jean-Marie Le Pen aurait rappelé Patrick Buisson pour lui lire des extraits du discours qu’il devait prononcer le 1er mai. Déjà, pendant la campagne, le candidat UMP se serait montré très prévenant quand une note de son conseiller l’avait alerté sur les risques d’une absence du leader du FN au premier tour, faute d’avoir obtenu les 500 parrainages nécessaires à une candidature élyséenne, ajoute Patrick Buisson. Selon lui, le candidat UMP aurait donné pour instruction à Alain Marleix, le spécialiste des élections de son parti, de « faire remonter une cinquantaine de signatures d’élus au candidat Le Pen et à lui seul ». Toujours selon Patrick Buisson, Nicolas Sarkozy aurait affirmé en décembre 2005 lors d’une réunion avec des proches : « Les valeurs du Front national sont celles de tous les Français. C’est la manière dont le FN les exprime qui est choquante. Les Français n’aiment pas les plats trop pimentés qui emportent la gueule. » De même, l’ancien chef de l’Etat se serait emporté quand, entre les deux tours de la présidentielle de 2012, son Premier ministre François Fillon avait relevé, dans Les Echos, « l’incompatibilité des valeurs » entre le FN et la droite républicaine. « Qu’est-ce qu’il raconte, Fillon ? Bien sûr que nous avons des valeurs communes avec le FN », aurait-il dit. En revanche, Nicolas Sarkozy, qui parle en connaisseur,  aurait du mépris envers Marine Le Pen, qui succédera à son père en 2011, percevant chez elle des faiblesses stratégiques et se disant sidéré par son manque de culture.

Nouvelle affaire Bygmalion-Copé-Sarkosy

Nouvelle affaire Bygmalion-Copé-Sarkosy

 

 

Patrick de Carolis, est renvoyé en correctionnelle pour favoritisme dans l’enquête sur des marchés publics octroyés à la société de communication Bygmalion, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. En clair ces proches se sont sucrés sur le dos de France télévision.  Camille Pascal, ex-secrétaire général du groupe audiovisuel public et ancienne plume de Nicolas Sarkozy, est également renvoyé de ce chef, a-t-on précisé. Quant à Bygmalion, et son ancien dirigeant Bastien Millot, ils sont renvoyés en correctionnelle du chef de recel de favoritisme. L’ex-agence de communication Bygmalion est décidément au cœur de l’actu. Après la mise en examen de Nicolas Sarkozy lundi pour « financement illégal de campagne électorale » – certains de ses meetings organisés par Bygmalion en 2012 ayant fait l’objet d’un vaste système de fausses factures - la Cour de Cassation vient de rendre public un arrêt décisif dans l’autre volet de l’affaire : les contrats passés entre cette boite de com’ et France Télévisions. Suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée en janvier 2013 par le syndicat CFE-CGC de l’audiovisuel public, le juge Renaud Van Ruymbeke avait été chargé de faire la lumière sur les nébuleuses prestations de services passés entre Bastien Millot, l’un des fondateurs de Bygmalion, proche de Jean-François Copé, et France Télévisions, groupe que le même Millot avait quitté pour fonder précisément… Bygmalion. On n’est jamais si bien servi que par son ancien employeur. Entre 2008 et 2011, France Télévisions et son président, Patrick de Carolis, nommé par le CSA sous Jacques Chirac, avaient signé pour plus d’un million d’euros de contrats à Bygmalion (accompagnement stratégique, veille internet, réponses au courrier des téléspectateurs…) Un joli pactole pour la toute jeune société de Bastien Millot. Premier problème : Millot, avant de se lancer dans ce lucratif business, était directeur délégué auprès de Patrick de Carolis, en charge de la stratégie, de l’innovation et de la communication. Autant dire qu’il avait quelques entrées auprès du patron. Deuxième problème : ces mirifiques contrats n’avaient donné lieu à aucun appel d’offres, aucune consultation d’autres prestataires ni aucune publicité. Mis en examen par le juge Van Ruymbeke pour, respectivement, « favoritisme » et « recel de favoritisme », Patrick de Carolis et Bastien Millot contestaient être soumis au Code des marchés publics. En juillet 2015, la chambre de l’instruction de la Cour d’Appel de Paris les avait renvoyés dans les cordes en validant la base légale sur laquelle le juge Van Ruymbeke avait procédé à leurs mises en examen. Dans un arrêt mis en ligne le 17 février 2016, la Cour de Cassation enfonce le clou, et clôt le débat. Elle reconnaît que les marchés litigieux ont été conclus par « France télévisions, société de droit privé, régie par le droit des personnes privées », avant d’ajouter aussitôt que « cette société est investie d’une mission de service public, que l’Etat détient l’intégralité de son capital, que ses ressources financières essentielles proviennent de la redevance audiovisuelle, que France télévisions est soumise au contrôle économique et financier de l’Etat » et « qu’il est, dès lors, impossible de soutenir que les marchés de prestation de services, notamment, comme en l’espèce, ceux passés par France télévisions avec un partenaire de droit privé, la société Bygmalion, sont des contrats de droit privé, soumis exclusivement au droit privé. »

 

(Avec Reuters et Marianne)

Le Goncourt à Sarkosy ?

 

Le Goncourt à Sarkosy ?

 

Les livres des politiques républicains candidats à la primaire de droite pleuvent comme à Gravelotte. Pas moins d’une dizaine d’ouvrages sortis et-où annoncés. Une sorte de fièvre littéraire qui paraît contagieuse. Un phénomène plutôt rassurant car c’est au moins la preuve que certains politiques savent écrire, en tout cas lire (au moins on l’espère)  les ouvrages qu’ils signent. Ouvrages le plus souvent réalisés par des nègres qui actuellement ne connaissent pas la crise du chômage. Du coup, certains critiques, (un peu partiaux quand même) se demandent si le prix Goncourt ne sera pas attribué la prochaine fois à l’un des leaders  de la droite. Le prix pourrait même revenir à Sarkozy (ou Paul Bismuth, on ne sait plus !) qui récemment a comparé les mauvaises critiques de son livre à celles dont avait fait l’objet Racine pour la sortie de Phèdre. Roland Barthes nous manque, lui, qui après sa critique « Sur Racine » aurait pu critiquer  Paul Bismuth sans doute à peu près dans les mêmes termes qu’évoque René Pommier « Racine, une pensée dont le principal caractère est que tous les mécanismes de contrôle semblent totalement abolis et qui va continuellement de contradiction en contradiction et d’absurdité en absurdité, sans jamais s’en apercevoir ». Nadine Morano qui n’est pas en reste en matière de provocation intellectuelle aurait l’intention de convoquer Madame Bovary de Flaubert pour expliquer les difficultés de diffusion d’un ouvrage pourtant encore virtuel et aux pages blanches comme la race qu’elle préconise pour la France. Après Alain Juppé, François Fillon et Nicolas Sarkozy, les autres candidats à la primaire de droite, déclarés ou non, vont aussi publier un livre dans les mois à venir. Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Hervé Mariton, Nadine Morano, Jean-Frédéric Poisson et de nouveau Alain Juppé s’inviteront ainsi en librairies. 

 » Nadine Morano : l’absence de reconnaissance » de Nadine Morano (Sarkosy)

 » Nadine Morano : l’absence de reconnaissance » de Nadine Morano (Sarkosy)

. « La reconnaissance est une maladie du chien non transmissible à l’homme (Sarkozy). En privé, l’ancien président de la république n’est pas tendre vis-à-vis de Nadine Morano. Il faut dire que cette dernière ne cesse de multiplier les provocations réitérant ses propos racistes et ses critiques à l’égard de Sarkozy. Le président du parti les républicains n’a pas complètement tort  de critiquer Nadine Morano pour ses propos approximatifs sur le plan philosophique et complètement infondées scientifiquement. Il a encore raison quand il considère que Morano oublie la manière dont elle a pu accéder à des responsabilités nationales y compris ministérielles. Morano est en effet un pur produit de l’oligarchie. Elle n’a pratiquement jamais travaillé, doté d’un vague diplôme de vente elle n’a du son ascension qu’à la protection de Sarkozy. Sa légitimité est donc largement discutable d’autant que ses compétences sont plus que douteuses. Son seul mérite est de s’être montrée comme une supportrice  ultra démago de Sarkozy. Aujourd’hui dépitée  d’avoir était écarté de l’organigramme de la direction du parti républicain elle en rajoute encore en matière de populisme autant par idéologie simpliste que par dépit. L’ancien président de la République n’a pas de mots assez forts pour critiquer son ancienne ministre dont les déclarations sur la France, pays de « race blanche », ont parasité pendant près de deux semaines son agenda politique et médiatique. « La reconnaissance est une maladie du chien non transmissible à l’homme », a-t-il confié à un proche à son propos, reprenant à son compte une phrase du banquier d’affaire, aujourd’hui décédé, Antoine Berheim. En privé, Nicolas Sarkozy est beaucoup plus sévère que dans ses interviews. Nadine Morano « n’est pas une proche, c’est une fidèle », a-t-il récemment lancé. En répondant à L’Est Républicain dimanche 11 octobre, Nicolas Sarkozy espérait clore la polémique. Sauf que l’après-midi même l’eurodéputée tenait un meeting dans son fief au cours duquel elle s’est à nouveau insurgée contre le sort que lui fait subir le président des Républicains. Lundi matin, lors d’une réunion avec les secrétaires départementaux du parti, Nicolas Sarkozy a de nouveau justifié sa décision de la priver de la tête de liste en Meurthe-et-Moselle pour les élections régionales. Quant à la participation de Nadine Morano à la primaire, il s’en est moqué : « Ils sont beaucoup à faire un petit tour de piste. Mais à la fin de la fête foraine, les lampions s’éteignent ».

Morano veut « dézinguer Sarkosy » !

Morano veut  « dézinguer Sarkosy » !

Nadine Morano évincée par Sarkozy des instances  dirigeante du nouveau parti les républicains en veut beaucoup à l’ancien président de la république. En outre Sarkozy a condamné les propos de Morano sur la race blanche. Du coup Morano veut tout faire pour empêcher Sarkozy de gagner les primaires et elle promet même de «  le dézinguer ». Après avoir maintenu ses propos sur la « race blanche », prononcés sur France 2 dans On n’est pas couché, Nadine Morano est pratiquement évincée de la tête de liste départementale en Meurthe-et-Moselle. La liste n’avait pas encore été validée en Commission nationale d’investiture (CNI) dont elle est, par ailleurs, la vice-présidente. Or, Philippe Richert, la tête de liste régionale de la région Grand Est, ne souhaitait plus que la députée européenne figure sur sa liste.Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, était, de son côté, tenu par son accord avec l’UDI aux régionales. Difficile de maintenir Morano sans déclencher une crise majeure avec l’UDI dont le président, Jean-Christophe Lagarde, avait qualifié Nadine Morano de « porte-parole du Ku Klux Klan ». Contactée par Le Point, la députée européenne sort la boîte à gifles : « C’est un procès en sorcellerie. Sur quel fondement veut-on m’évincer ? Aucune plainte n’a été déposée contre moi. On veut me dézinguer parce que je suis candidate à la primaire. Je reçois des milliers de messages de soutien, y compris d’élus locaux dans ma circonscription, car je n’ai rien dit qui soit raciste. J’ai cité les propos du général de Gaulle et j’admets parfaitement que la France d’aujourd’hui soit multiculturelle. ». Pour Nadine Morano, la condamnation de ses propos par Bruno Le Maire est « hypocrite ». « J’ai été très bonne chez Ruquier, samedi soir. Ils ont peur, affirme la candidate à la primaire de la droite et du centre. Alors chacun envoie ses sbires pour me dégommer. Franck Riester agit pour le compte de Le Maire, Darmanin travaille pour Xavier Bertrand. Ciotti pour on ne sait plus qui. Il n’y a que Fillon qui a été parfaitement correct avec moi dans cette affaire. » Nadine Morano dit ne pas être impressionnée par la pression subie. « M. Richert, c’est un nul qui ne sait pas conduire sa campagne régionale. Il n’est pas mon patron. Il n’est qu’un chef de file. Quant à Nicolas Sarkozy, ce n’est même pas la peine qu’il songe à se présenter à la présidentielle, je le dézinguerai ! » « C’est la meilleure chose qui puisse nous arriver », répond un proche de Nicolas Sarkozy.

Les casseroles de Sarkosy

Les casseroles de  Sarkosy 

Si Sarkozy veut redevenir président de la république, il ya plusieurs raisons à cela. La première c’est qu’il n’a pas accepté sa défaite face à Hollande et qu’il veut prendre sa revanche. La seconde, qui n’est pas la moindre, c’est qu’il  es empêtré dans de nombreuses affaires et que seule son élection en 2017 lui permettait de les enterrer définitivement. On sait que notre justice « indépendante » saura trouver des arguments pour exonérer Sarkozy de sa responsabilité . D’autant que dans nombre d’affaires, c’et le tribunal d’exception, la  cour de justice de la république, qui tranchera ( une cour spéciale pour responsables politiques et composées de politiques !!). C’est d’ailleurs ce qui a été fait dans l’affaire Bettencourt où il est prouvé que de valises de billets ont circulé notamment au profit du trésorier de l‘UMP pour la campagne de Sarkozy. Sarkozy s’en tire avec un non-lieu alors que le lampiste  Erice Woerth demeure accusé. Curieuse justice !

L’affaire des écoutes

La cour d’appel vient de confirmer que la justice pouvait utiliser ces écoutes mais Sarkozy a demandé le renvoi en cour de cassation pour gagner du temps. Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue début juillet – une première pour un ex-président – puis mis en examen pour corruption active, trafic d’influence actif et recel de violation du secret professionnel. Ce jeudi, la cour d’appel a validé les écoutes de ses conversations qui ont conduit à sa mise en examen. Les juges le soupçonnent d’avoir tenté, avec son avocat Thierry Herzog, d’obtenir des informations couvertes par le secret en marge de l’affaire Bettencourt auprès d’un haut magistrat. En échange, Nicolas Sarkozy aurait promis d’intervenir pour que ce dernier obtienne un poste à Monaco. Les juges s’interrogent aussi sur les conditions dans lesquelles l’ex-président a été informé de son placement sur écoutes dans l’enquête sur des accusations de financement de sa campagne 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi.

La question du financement libyen

Des juges enquêtent depuis avril 2013 sur ces accusations de financement de la campagne 2007, formulées, sans preuve, par l’intermédiaire Ziad Takieddine et d’ex-dignitaires libyens. D’autres ont démenti. Dans le cadre de cette enquête, l’ex-secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, a été mis en examen début mars pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée. En cause : la vente alléguée de deux tableaux flamands pour expliquer un virement de 500.000 euros sur son compte.

L’affaire Bygmalion

L’affaire Bygmalion porte sur un système de double comptabilité et de fausses factures destiné à imputer à l’UMP des dépenses de la présidentielle 2012 pour éviter le dépassement du plafond autorisé, soit 22,5 millions d’euros. Au cœur de ce système, la société prestataire Bygmalion, dont trois cadres ont reconnu les faits. Dix personnes sont mises en examen, dont Éric Cesari, ancien relais de Nicolas Sarkozy à l’UMP, et son ancien directeur de campagne, Guillaume Lambert. Aucun des protagonistes n’a mis en cause Nicolas Sarkozy. Guillaume Lambert a toutefois dit aux enquêteurs que l’ancien président avait été informé, vers la mi-mars 2012, des « contraintes budgétaires » auxquelles était soumise sa campagne après une alerte d’un expert-comptable.

Les pénalités réglées par l’UMP

Placé début avril sous le statut de témoin assisté, l’ex-président a échappé à la mise en examen dans l’enquête sur le paiement par l’UMP de pénalités d’environ 500.000 euros qui lui avaient été infligées après le rejet de ses comptes de campagne de la présidentielle 2012. Les juges d’instruction ont mis fin à leurs investigations. Le parquet de Paris doit désormais prendre ses réquisitions en demandant un non-lieu ou un renvoi en procès.

Primes en liquide

Claude Guéant et un des proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy, Michel Gaudin, ont été placés en garde à vue en décembre 2013 dans l’affaire de primes en liquide au ministère de l’Intérieur. Quelque 10.000 euros mensuels non déclarés auraient été perçus par Claude Guéant entre 2002 et 2004, lorsqu’il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau. Michel Gaudin était alors patron de la police nationale. Le parquet national financier doit décider s’il classe l’affaire, désigne des juges ou cite directement les protagonistes en correctionnelle.

Voyages tous frais payés

Des juges enquêtent depuis décembre sur trois vols en jet privé de Nicolas Sarkozy en 2012-2013 facturés à la société Lov Group de son ami Stéphane Courbit.

L’arbitrage Adidas/Tapie

Les juges soupçonnent que cet arbitrage ayant accordé, en 2008, 403 millions d’euros à Bernard Tapie pour régler son litige avec le Crédit lyonnais sur la revente d’Adidas, ne soit le fruit d’un « simulacre » pour favoriser l’homme d’affaires, avec un aval politique. L’ex-ministre de l’Économie de Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde, a été mise en examen par la Cour de justice de la République (CJR) pour négligence. La justice a annulé l’arbitrage en février. Bernard Tapie a quant à lui été de nouveau mis en examen mercredi pour détournement de fonds publics, dans le cadre de cette affaire.

Sondages de l’Élysée

Un juge enquête sur la régularité des contrats conclus, sans appel d’offres, entre l’Élysée et neuf instituts de sondage sous le quinquennat Sarkozy, notamment avec la société Publifact de Patrick Buisson.

 

RSA : « 7h de travail obligatoire (Sarkosy) »

RSA : « 7h de travail obligatoire  (Sarkosy) »

Le président de l’UMP a encouragé les nouveaux élus des départements à combattre « l’assistanat » en imposant sept heures de travail hebdomadaires obligatoires, au service de la collectivité, pour les allocataires du RSA (Revenu de solidarité active). « Des sujets aussi importants que l’expérimentation que nous avions faite sur le nouveau contrat d’insertion de 7 heures hebdomadaires obligatoires pour les bénéficiaires du RSA-socle, qui avait été refusé par tous les élus de gauche, moi je ne verrais que des avantages à ce que vous puissiez le reprendre », a-t-il expliqué. Fin 2011, alors qu’il était à l’Elysée, Nicolas Sarkozy avait effectivement annoncé l’expérimentation d’une obligation de travail de sept heures pour les bénéficiaires du RSA. Il reprenait ainsi une proposition du député Marc-Philippe Daubresse, issue d’un rapport sur l’amélioration du RSA. L’initiative avait été relayée dans une quinzaine de départements. Il entend aujourd’hui la remettre au goût du jour. « Pensez-vous qu’il y a beaucoup de gens qui vont vous le reprocher? Moi je pense qu’il y a une immense majorité, bien au-delà de ceux qui ont voté pour vous, qui vous applaudiront si vous avez le courage de mettre cela en place », a-t-il insisté. Mais « faites le tout de suite! », a ajouté Nicolas Sarkozy. Parce que « ce que vous ne faites pas tout de suite vous ne le ferez jamais. » « Bien sûr, ça créera des polémiques ; bien sûr ça créera des débats. Et alors? (…) S’il n’y a pas de débat, s’il n’y a pas de polémique sur ce que vous faites, c’est que vous ne faites rien et à l’arrivée ceux qui ne font rien sont balayés! Personne ne s’en souvient et personne ne les défend. » Nicolas Sarkozy entend capitaliser sur la conquête de 68 départements par la droite et le centre pour s’y démarquer immédiatement de la politique du gouvernement en place et ainsi s’appuyer sur ces exemples d’alternances locales lors des régionales puis plus tard, à la présidentielle de 2017. Outre la lutte contre « l’assistanat », il a donc appelé les nouveaux patrons de conseils départementaux à « maîtriser les dépenses » en luttant contre « la gabegie » et à créer des emplois « par le développement économique ».

Sondage Sarkozy : chute libre

Sondage Sarkozy : chute libre

 

Sarkozy plonge, en cause l’absence de ligne à l’MUP et d’idéologie, la guerre des écuries présidentielles, l’affaire de la législative du Doubs et cerise sur le gâteau  la conférence rémunérée de Sarko. Alain Juppé devance très nettement Nicolas Sarkozy comme candidat UMP préféré des Français pour l’élection présidentielle de 2017, selon un sondage BVA pour Orange et iTELE diffusé samedi. L’ancien Premier ministre obtient 43%, soit une hausse de 3 points par rapport à septembre, alors que l’ancien chef de l’Etat perd 14 points, à 13%, soit le même score que Bruno Le Maire qui gagne lui 3 points.  L’écart entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, actuellement de 30 points, n’était que de 13 points en septembre, souligne BVA qui parle d’une « chute libre » du président de l’UMP. « Pire encore, il s’effondre de 26 points parmi les sympathisants de l’UMP (de 65% à 39%) et même de 27 points parmi les sympathisants de la droite (de 52% à 25%) », déclare Eric Bonnet, directeur des études politiques de BVA Opinion.   »Conséquence, alors qu’en septembre dernier, parmi les sympathisants de la droite, Nicolas Sarkozy devançait encore Alain Juppé de 27 points comme ‘candidat UMP préféré pour 2017′ (52%, contre 25%), aujourd’hui, c’est au contraire Alain Juppé qui devance Nicolas Sarkozy de 2 points (27%, contre 25%)« , ajoute-t-il.

 

Hollande n’a pas autre chose à faire qu’à commenter le foot ? ( Sarkosy)

 Hollande  n’a pas autre chose à faire qu’à commenter le foot ? ( Sarkosy)

 

 

Incorrigible Sarko (qui veut changer le changement)  mais qui a justement critiqué Hollande (qui s’intéresse beaucoup au foot n ce moment pour faire oublier le reste) Nicolas Sarkozy a reçu le prix de l’Appel du 18 juin, décerné à une personnalité politique qui incarne les valeurs du gaullisme. Au cours d’une cérémonie à huis clos, l’ancien chef de l’État a envoyé de nombreux signes aux quelques journalistes présents dans la salle. Évoquant l’histoire, Nicolas Sarkozy a parlé de « ceux qui sont capables de la comprendre et ceux qui, au contraire, la traversent sans s’en rendre compte », dans une allusion à peine masquée à François Hollande. Plus appuyé sera le tacle lorsqu’il lâche en privé :  »Est-ce que vous croyez que les Français attendent des politiques qu’ils commentent des matches de football ? »  Dans un discours sous forme de programme, Nicolas Sarkozy a évoqué le besoin de « changer notre façon d’agir et de réfléchir ». Et de conclure par un aveu concernant ses intentions : il ne décidera pas de son avenir avant la fin du mois d’août.  »Vous pouvez partir en vacances tranquilles », a-t-il lancé aux journalistes.

 

Les affaires de Sarkosy

Les affaires de Sarkosy

 

 

Accusations de financement libyen

Des juges du pôle financier enquêtent depuis avril 2013 sur des accusations de financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy par le régime libyen de Mouammar Kadhafi, portées par Ziad Takieddine, lui-même mis en examen pour son rôle d’intermédiaire dans des ventes d’armes dans le volet financier de l’affaire Karachi. L’homme d’affaires n’a pas apporté de preuves. Plusieurs anciens dignitaires libyens ont affirmé que ce financement avait existé, sans fournir d’élément matériel, alors que d’autres anciens hommes forts du régime ont démenti. Nicolas Sarkozy a lui-même déposé plainte pour faux contre Mediapart, qui avait publié une note censée accréditer ce financement dans l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2012. Une autre enquête est ouverte à ce sujet.

 

Trafic d’influence présumé

Dans le cadre de l’enquête sur ce possible financement libyen, l’enregistrement d’une conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy, placé sur écoutes , et son avocat, Thierry Herzog, a provoqué l’ouverture d’une information judiciaire le 26 février pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction. Dans leur conversation, les deux hommes évoquent un haut magistrat du parquet général de la Cour de cassation, Gilbert Azibert. Selon une source proche du dossier, il est question de le solliciter pour se renseigner sur une procédure en cours devant la Cour de cassation, qui vise à contester la saisie par des juges des agendas de l’ancien président dans l’affaire Bettencourt. Agendas qui intéressent aussi les juges chargés de l’enquête sur l’arbitrage Tapie.

Arbitrage Tapie

Trois juges du pôle financier enquêtent sur cet arbitrage qui a accordé 403 millions d’euros à Bernard Tapie en juillet 2008 pour régler son vieux litige avec le Crédit Lyonnais sur la vente d’Adidas. Les magistrats soupçonnent une entente illicite, un «simulacre d’arbitrage» pour favoriser l’homme d’affaires, avec l’aval de l’exécutif de l’époque. Cinq personnes ont été mises en examen pour «escroquerie en bande organisée», dont Bernard Tapie, un des juges arbitres, Pierre Estoup, et l’ancien directeur de cabinet du ministère de l’Economie, aujourd’hui patron d’Orange, Stéphane Richard. L’enquête démontre que Bernard Tapie s’est rendu plusieurs fois à l’Elysée avant la sentence litigieuse.

Affaire Buisson

« Le Canard Enchaîné » et le site Atlantico ont diffusé cette semaine des enregistrements clandestins réalisés par Patrick Buisson lorsqu’il conseillait Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Certains à droite craignent un grand déballage. La justice examinera dès lundi une demande urgente de l’ancien chef de l’Etat et de son épouse afin d’obtenir le retrait des enregistrements diffusés. Quant à Patrick Buisson, l’influent conseiller issu de l’extrême droite, il a annoncé une plainte pour vol et recel.

Primes en liquide

Claude Guéant et Michel Gaudin, aujourd’hui directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, ont été placés en garde à vue en décembre 2013 dans l’affaire de primes en liquide ayant circulé au ministère de l’Intérieur. Au centre des investigations, les quelque 10.000 euros mensuels de primes non déclarées que Claude Guéant aurait perçues entre 2002 et 2004, lorsqu’il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau. Michel Gaudin était alors directeur général de la police nationale (DGPN).

Sondages de l’Elysée

Un juge enquête, depuis début 2013, sur la régularité des contrats conclus, sans appel d’offres, entre l’Elysée et neuf instituts de sondage sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, notamment avec la société Publifact de son conseiller Patrick Buisson.

Une nomination contestée

L’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée, François Pérol, a été mis en examen le 6 février pour prise illégale d’intérêts, quatre ans après sa nomination controversée à la tête du groupe bancaire BPCE. Il est soupçonné d’avoir profité de sa position alors qu’il avait suivi à la présidence de la République la fusion entre la Banque populaire et la Caisse d’Epargne.

Le meeting de Toulon

Une enquête a été ouverte en octobre 2013 par le parquet de Paris sur le financement d’un des meetings présidentiels de Nicolas Sarkozy, à Toulon fin 2011. Ce meeting n’avait pas été inscrit dans les dépenses de campagne, ce qu’avait épinglé le Conseil constitutionnel. Du coup, un militant écologiste a dénoncé de possibles faits de « détournement de fonds publics ».

Violation du secret professionnel

Des juges d’instruction enquêtent pour déterminer si Nicolas Sarkozy a pu se rendre complice d’une violation du secret de l’instruction en marge de l’affaire Karachi.

 

Copé soupçonné de détounements des fonds de Sarkosy

Sarkozy volé par Copé ?

Sarkozy a-t-il été volé ? », titre de manière très spectaculaire le magazine Le Point dans les kiosques ce matin. Notre confrère affirme, enquête détaillée à l’appui, que Jean-François Copé aurait sponsorisé avec l’argent de l’UMP, une  société de communication fondée par deux de ses fidèles amis, société qui a largement participé à la campagne présidentielle perdue de Nicolas Sarkozy en 2012. Tout y est sur le papier, tous les ingrédients sont réunis : des hommes et des femmes politiques de premier plan, des jeux de pouvoir, beaucoup d’argent, des magouilles supposées, un monde sans pitié. Les prochaines heures seront décisives : Jean-François Copé, qui était en meeting à Nantes hier soir, réfute ces accusations et va occuper les prochaines heures de cette journée qui s’annonce longue à porter plainte contre le magazine, les auteurs de l’enquête, et à organiser sa riposte. La particularité est que nous sommes à 24 jours du premier tour des municipales. Quelle que soit l’issue de cette histoire, avec une telle publicité, le coup est rude pour le principal parti d’opposition.  Ce sont ses proches qui s’expriment. Que disent-ils ? Qu’il ne s’agit que d’infos vraies et fausses, mises bout à bout, d’amalgames. Que ça sort de nulle part, avant un scrutin majeur. Jérôme Lavrilleux, le bras droit de Copé, son directeur de cabinet – la technique est classique – cible Franz-Olivier Giesbert, figure emblématique du Point, et dénonce un acharnement. « Deux ans qu’on s’en prend plein la gueule dans les médias », se désole ce matin un collaborateur du président de l’UMP. « La charge contre  Michèle Tabarot, les rumeurs autour de Buisson, les écoutes, les confidentiels dégueulasses, on a eu droit à tout et ça ne va pas s’arrêter », ajoute ce proche copéiste.  En fait, le feu couve depuis de longs mois au sein d’un parti qui ne s’est jamais vraiment remis de la guerre fratricide de l’après Sarkozy, celle qui a opposé fin 2012 Copé à Fillon pour la présidence de l’UMP. « A qui profite le crime », s’interroge ce matin encore l’entourage de Jean-François Copé, sans en dire plus, mais avec une pensée certaine en direction de ceux de l’autre bord, qui en interne n’ont jamais digéré la défaite.  Les militants UMP qui ont cotisé pour le Sarkothon devraient l’avoir mauvaise. Avoir donné 11 millions d’euros pour rembourser les frais de la campagne présidentielle invalidés de Nicolas Sarkozy alors que la somme incriminée dans l’enquête du Point s’élèverait à 8 millions d’euros, ça va faire réfléchir. L’entourage de JF Copé répond du tac au tac : « Une campagne, ça coûte cher, les locations de Zéniths aussi. Le Conseil Constitutionnel, même s’il en a rejeté une partie, a épluché et validé les comptes en question ». Qui aura le dernier mot ? L’UMP va vivre des heures, des jours difficiles, au moment où Jean-François Copé joue son avenir à la tête du parti. « Si nous gagnons ces municipales, cela remettra de l’essence dans les voitures », prévient l’un de ses soutiens. La partie de bras de fer ne fait que commencer.

 

Sondages Elysée : l’ex-conseiller de Sarkosy Patrick Buisson condamné

Sondages Elysée : l’ex-conseiller de Sarkosy  Patrick Buisson condamné

Alors qu’une nouvelle plainte vise Nicolas Sarkozy dans l’affaire des sondages de l’Elysée, la cour d’appel de Paris a débouté mercredi l’un de ses anciens conseillers. Patrick Buisson, le patron de Publifact, à qui la présidence de la République a commandé des enquêtes d’opinion entre 2007 et 2012, poursuivait en diffamation l’universitaire Alain Garrigou et le journal «Libération».  Le 6 novembre 2009, dans le cadre de cette controverse, le quotidien avait publié une interview de l’agrégé d’histoire titrée «Les sondeurs violent tous les principes déontologiques qu’ils défendent». Le chercheur y déclarait que Buisson était «soit (…) un escroc, soit (…) un petit soldat qui constitue un trésor de guerre pour payer des sondages durant la prochaine campagne électorale sans que ce soit visible dans les comptes de campagne du futur candidat Sarkozy». En première instance, la 17e chambre civile du tribunal de grande instance de Paris avait estimé que ces propos étaient bien «diffamatoires», mais elle avait octroyé à Alain Garrigou le bénéfice de la bonne foi. Pour le tribunal, les propos attaqués n’avaient «pas excédé les limites de la liberté d’opinion volontairement polémique». La cour a ainsi confirmé ce jugement rendu le 16 février 2011, et a condamné M. Buisson à verser 3 588 euros à M. Garrigou et 5 000 euros à «Libération» pour les frais de justice.

 

Sarkozy : « Dans un an, les gens m’adoreront »

Sarkozy : « Dans un an, les gens m’adoreront »

Curieuse prédiction mais pas impossible dans l’hypothèse où la crise pourrait s’approfondir d’autant qu’à droite aucun leader charismatique n’émerge. Six français sur dix ne croient pas à un départ définitif. .Sarkozy a d’ailleurs surpris par sa dignité dans la défaite après une campagne aussi acharnée et parfois si violente. « On est grand dans l’échec. Soyons dignes, soyons patriotes, soyons français », a-t-il lancé, à la Mutualité, après avoir souhaité « bonne chance » à François Hollande. En bon sportif, le bientôt ex-Président connaît les règles du jeu et il a compris qu’il devait être beau joueur. Devant des supporters en larmes, l’homme a paru touché et bouleversé par les témoignages de sympathie qu’il a reçus ce dimanche 6 mai et après. « C’est très dommage, mais on l’impression qu’il a fendu l’armure depuis sa défaite. Il se laisse envahir par ses émotions », constate avec une pointe de regret une de ses ministres. Vendredi devant les membres de son cabinet, il a voulu positiver : « La tristesse, elle est autorisée ; c’est un sentiment qui peut être créatif et c’est un sentiment qui a une fin. » À défaut de gagner, Nicolas Sarkozy aura, en tout cas, atteint les trois objectifs qu’il s’était secrètement assignés en cas de défaite. D’abord, ne pas subir un score humiliant ; ensuite, ne pas déstabiliser sa famille politique comme l’avait fait Lionel Jospin en 2002, en annonçant aussitôt qu’il quittait définitivement la vie politique ; enfin, s’épargner une sortie ridicule pleine d’aigreur et de rancœur. « Il avait intégré secrètement la possibilité de la défaite sans jamais l’exprimer. Il ne s’est donc pas effondré au moment on lui a annoncé dimanche dernier, à 18 h 40″, révèle un membre de son cercle rapproché. Depuis lundi, il a reçu moult appels téléphoniques de ses pairs étrangers : d’Obama (qui l’a invité en séjour privé à Washington) à Merkel, en passant par l’Israélien Netanyahou. Son attitude pendant le 6 mai puis le 8 a désarmé beaucoup de ses adversaires. Le Président sortant est en train de réussir sa sortie. Lui qui avait raté son entrée – Fouquet’s, croisière sur le yacht… – met en scène avec soin et sobriété les dernières heures de son quinquennat. Un de ses amis résume le paradoxe de la situation : « Nicolas Sarkozy, qui n’a jamais reçu d’éducation, fait une sortie de prince alors que l’aristocrate Giscard avait fait une sortie de palefrenier! » L’ancien candidat à la présidentielle étonne jusqu’à ses ministres et dirigeants de la droite. Parfois les mêmes qui critiquaient hier son style. Les Français plébiscitent son attitude : selon un sondage Sofres/i > Télé, 81% jugent sa sortie réussie, mais 6 sur 10 ne croient pas à l’arrêt de sa vie politique de Sarkozy. Peu d’élus à droite croient à son retrait définitif de la vie politique, malgré les mots définitifs qu’il a prononcés devant certains. Mais il s’est bien gardé de les répéter publiquement. Preuve qu’il ne veut pas injurier l’avenir. Sarkozy s’amuse déjà de voir sa cote de popularité remonter. « Dans un an, les gens m’adoreront. En France, on aime les présidents quand ils sont partis », a-t-il confié vendredi soir à Édouard Balladur, qu’il a reçu une heure. Dans l’immédiat, Sarkozy ira se reposer en famille après la passation de pouvoir. « Je vais m’occuper de ma fille », dit-il. Selon un ami, il va prendre « trois mois de vacances » et préparer sa nouvelle vie professionnelle. « Je ne le vois pas faire des conférences aux quatre coins du monde comme Tony Blair, confie un proche. Il va bosser pour être dans l’action. » Inscrit au barreau de Paris, il peut redevenir avocat. Le futur ex-Président s’est trouvé des bureaux pas très loin de l’Élysée (rue de Miromesnil) et de son étude (boulevard Malesherbes). Il a prévu enfin de siéger au Conseil constitutionnel, qu’il pourrait très vite transformer en contre-pouvoir. A un fidèle qui le taquinait sur le thème « tu vas te marrer au Conseil constitutionnel? », il a répliqué : « Parce que tu trouves que c’est marrant d’être assis chaque semaine à côté de Jean-Louis Debré? » En privé, Nicolas Sarkozy a confirmé, au grand dam de ses proches, qu’il ne serait plus candidat à une élection présidentielle. Des mots qu’il s’est bien gardé de répéter publiquement. Mardi, il tirera sa révérence. Et devrait quitter le palais de l’Elysée, à l’issue de son entretien avec François Hollande, sans un mot. Il descendra les marches du perron. Montera dans sa voiture et quittera les lieux.

 

A Besançon, Sarkozy se reconvertit en comique troupier (une reconversion nécessaire pour éviter l’incontournable chômage)

A Besançon, Sarkozy se reconvertit en comique troupier (une reconversion nécessaire pour éviter l’incontournable chômage)

« Lorsque je suis rentré en campagne, on m’a expliqué +mais pourquoi vous allez en campagne ? C’est fini, vous avez perdu+ », a-t-il lancé, « +vous avez vu les observateurs, vous avez vu les sondeurs, vous avez vu les pronostiqueurs, c’est pas la peine d’y aller, M. Sarkozy, c’est pas la peine, c’est fait+ ».   »Le lendemain où on m’a dit ça, j’ai vu un journal, il y avait M. Hollande qui disait: +je suis le prochain président+. Ah! Je me suis dit +il y a quelque chose qui a changé dans la Constitution de la Ve république, c’est plus les Français qui décident ? », a poursuivi le chef de l’Etat.  Je suis rentré en campagne avec la passion dont je suis capable. Et tout d’un coup je vois que les choses commencent à changer. Tout d’un coup je vois que les mines commencent à s’allonger. Et tout d’un coup je m’aperçois que certains qui étaient tout contents de faire campagne quand ils étaient tout seuls, ils trouvent que c’est plus compliqué quand je suis là », s’est amusé Nicolas Sarkozy, « oui, mais je suis là ! »   »Pendant des mois, ils ont fait campagne ensemble. C’est Ségolène qui voulait pas de François qui voulait pas de Martine et qui était pas soutenu par Laurent », a moqué le président en référence à la primaire socialiste. « Ils m’avaient oublié, c’était fini, ils étaient tranquilles, ils avaient fait un petit club, le petit club des socialistes heureux, heureux de se regarder le nombril, heureux de se contenter, heureux de se féliciter », a-t-il ajouté.   »Imaginez la migraine. Tous les matins ils doivent se dire +mon Dieu, il est encore en campagne+ », a encore ironisé M. Sarkozy. Avant de conclure en promettant une belle surprise à ses adversaires.

 




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