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Une centaine de Molenbeek : « beaucoup de responsables n’ont pas compris ce qui se passe dans les quartiers » (maire de Sarcelles)

Une centaine de Molenbeek : « beaucoup de responsables n’ont pas compris ce qui se passe dans les quartiers » (maire de Sarcelles)

 

 

 

Interview dans challenges du Député socialiste, maire de Sarcelles et président de l’Agence Nationale pour la rénovation Urbaine,

Patrick Kanner, le ministre de la ville, a déclaré qu’une centaine de quartiers présentaient des similitudes avec Molenbeek. A-t-il raison?

Oui, surtout quand je vois les réactions que cela suscite. Beaucoup de responsables politiques n’ont pas compris ce qui se passe dans ces quartiers. Ils sont incapables de conceptualiser la ghettoïsation. Dans ces cités déstructurées, il y des individus qui peuvent basculer de la délinquance au terrorisme. C’est ce qui s’est passé pour la quasi-totalité des terroristes en France.

En tant que maire de Sarcelles, comment vivez-vous cette radicalisation. Et comment réagir?

Notre plus grande difficulté, c’est que les islamistes ont identifié nos quartiers difficiles comme un terreau pour y recruter de potentiels terroristes. Nous sommes confrontés à une véritable entreprise de déstabilisation. L’Etat doit réagir mais il ne doit pas le faire seul. Il faut créer une task force associant les administrations centrales et les élus locaux afin d’échanger les informations de façon systématique. Par exemple, à Sarcelles, deux écoles coraniques viennent d’ouvrir, en toute légalité. Il faut que toutes les informations sur ces écoles, que certains soupçonnent d’abriter des réseaux salafistes, soient partagées. Les échanges existent mais ils sont liés aux relations amicales entre élus et responsables d’administrations. Il faut les systématiser.

Manuel Valls avait dénoncé l’apartheid « territorial, social et ethnique », il y a plus d’un an. Depuis, qu’est ce qui a changé?

Le premier ministre a défini une stratégie très offensive pour lutter contre les cités ghettos. Mais elle tarde à se mettre en place. Le Premier ministre a bien compris qu’il faut arrêter de concentrer les ménages les plus pauvres dans les villes en difficulté. Mais les préfets appliquent encore le Dalo, le droit au logement, et ils affectent les ménages les plus modestes dans les cités qui ont le plus de logements sociaux. La politique de peuplement, qui visait à casser les ghettos, n’est pas encore visible. On ne change pas des habitudes prises pendant 30 à 40 ans aussi vite.

Manuel Valls voulait aussi obliger les communes riches à construire des logements sociaux…

Oui, la pression est montée. Les préfets ont même réquisitionnés 70 terrains dans les communes qui refusaient d’appliquer la loi qui leur impose 25% de logements sociaux. Mais il faut faire très attention au type de logement social que vont construire les communes riches. Si ce sont des logements pour classes moyennes, cela risque de siphonner ces populations qui restent encore dans nos banlieues difficiles. Il faut imposer aux villes riches d’accueillir les ménages les plus en difficulté.

Emeutes à Sarcelles : le retour de la barbarie

Emeutes à Sarcelles : le retour de la barbarie

C’est à juste titre que le ministre de l’intérieur a condamné avec fermeté les violences à Sarcelles après une manifestation pour Gaza. Pour autant ces déclarations montrent leurs limites et on attend des mesures beaucoup plus concrètes pour éradiquer une violence qui n’a pas sa place en France. Ces débordements sont heureusement le fait d’une minorité qui revendique son radicalisme islamique  et qui tente d’importer en France des tensions étrangères au pays. Derrière c’est une remise en cause des valeurs républicaines ; une situation qui ne peut être tolérée et qui doit appeler rapidement des mesures très fermes vis-à-vis de ces casseurs manipulés par des extrémistes et certaines organisations irresponsables. C’est connu nombre de banlieues sont des poudrières qui attendent n’importe quelle événement pour s’enflammer. Le chômage y est pour beaucoup, le manque de culture et d’éducation mais auusi la propagation de thèse religieuse radicales et violentes (témoin le nombre de volontaires pour le Djihad). Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est rendu tôt ce lundi matin, à Sarcelles (Val-d’Oise), au lendemain des violentes émeutes qui ont secoué la ville en marge d’une manifestation contre l’intervention israélienne à Gaza. Sur place, le ministre a dénoncé des «événements graves» et «intolérables». «On peut dans la République exprimer de son indignation. On peut dire son souhait de voir la paix l’emporter face à la guerre» et que «les enfants de Gaza» soient «protégés face à la mort», a-t-il rappelé. «Mais il est intolérable qu’on s’en prenne à des synagogues où à des commerces parce qu’ils sont tenus par des juifs», a poursuivi Bernard Cazeneuve, pointant des actes «antisémites».  Les violences ont éclaté dimanche après que les manifestants se sont séparés dans le calme. Des cocktails Molotov et des fumigènes ont été lancés en direction de la synagogue de l’avenue Paul-Valery, protégée par les policiers. Une pharmacie et une épicerie casher (déjà visée en 2012) ont brûlé, des véhicules ont été incendiés. Dix-neuf personnes ont été interpellées, selon le préfet du Val-d’Oise, qui affirmait dimanche qu’il n’y avait eu aucun affrontement intercommunautaire. Sarcelles est surnommée «la petite Jérusalem», car elle compte une importante communauté juive sépharade. «Rien ne peut justifier ces formes de violence», a martelé Bernard Cazeneuve. Ces actes «seront combattus et punis», a prévenu le ministre, «venu dire aux forces de police (s)es remerciements pour leur travail». Il a également rencontré des membres de la communauté de Sarcelles à la synagogue ainsi que le grand rabbin de France, Haïm Korsia.

 

Sarcelles : « violences intolérables » (Cazeneuve)

Sarcelles : « violences intolérables » (Cazeneuve)

 

Il a raison le ministre le l’intérieur,  ces violences et cet antisémitisme sont intolérables ; D’une certaine manière c’est l’importation en France de violence étrangère., de l’intolérance et de la barbarie Il ne s’agit pas seulement du droit de manifester ou non mais du respecte des règles républicaines. Or ce sont ces règles qui sont mises en questions par ces intégristes qui profitent du conflit de Gaz pour semer désordre et panique en France. »Quand on s’approche d’une synagogue, qu’on brûle une épicerie parce qu’elle est tenue par un juif, on commet un acte antisémite » a déclaré ce lundi matin Bernard Cazeneuve.   »  Les organisateurs avaient décidé de passer à 20 mètres de la synagogue. Et lorsqu’ils n’ont pas pu accéder à la synagogue, ils se sont dirigés vers des commerces appartenant à la communauté juive. C’est l’expression d’antisémitisme primaire » a estimé sur France Info François Pupponi, le maire socialiste de Sarcelles. Et lui est favorable à l’interdiction des manifestations, « lorsqu’il y a risque grave de troubles de l’ordre public. Le préfet a eu raison de le faire ».  Car le débat porte toujours sur la position du gouvernement vis à vis de ces manifestations pro-palestiniennes. Chacun le dit avec ses mots, mais le message est identique. Pour François Hollande, il ne faut « pas se laisser entraîner par des querelles qui sont trop loin d’ici pour être importées« . Pour Manuel Valls, « la France ne laissera pas les esprits provocateurs alimenter je ne sais quel conflit entre les communautés », « ce qui s’est passé à Paris justifie d’autant plus le choix d’interdire ces manifestations ». Mais pour le député UDI Yves Jégo, il s’agit là d’une fermeté de façade : « Le gouvernement a tout faux. Il aurait dû anticiper. Il a fait exactement le contraire de ce qu’il fallait » De son côté, le Parti de gauche dénonce une « manipulation« , et fustige un gouvernement « aligné » sur Israël. Pour sa co-présidente Martine Billard, « on a cette situation invraisemblable d’un gouvernement français complètement aligné sur le gouvernement israélien ce qui est une rupture ». Une « rupture » déjà dénoncée il y a 10 jours, suite à un communiqué de l’Elysée jugé trop favorable à l’Etat hébreu. Enfin, Roger Cukierman, le président du CRIF, tire une fois de plus la sonnette d’alarme : « On est en train d’importer le djihad contre les juifs de France. C’est la république qui est visée. On importe la guerre de Gaza en France. Ces centaines de jeunes doivent être mis hors d’état de nuire ».

 




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