Archive pour le Tag 'Santé'

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Business–santé: Doctolib vend des données au privé

Business–santé: Doctolib vend des données au privé

Incapable de mettre au point un logiciel permettant de prendre rendez-vous pour la vaccination, l’administration française en particulier a notamment sous-traité à doctolib cette tâche très rémunératrice .  Sur les énormes effectifs de la sécu y compris dans le domaine numérique.  Doctolib en profite pour revendre à des Allemands une partie de ces informations ( l’Allemagne possède un fort secteur pharmaceutique très intéressé par ces données)

Selon une étude publiée le 21 juin par le site allemand Mobilsicher, spécialiste des questions de confidentialité des données numériques, Doctolib a transmis des informations sur les activités de ses utilisateurs à Facebook et la firme de e-marketing Outbrain.

Ces informations, transmises sous forme d’URL, contenaient notamment la retranscription des recherches effectuées par les utilisateurs allemands sur la plateforme. Pouvaient apparaître la spécialité médicale recherchée (neurologue, psychologue, etc.), mais aussi l’adresse IP – le numéro d’identification unique – de l’appareil utilisé.

« Les informations transmises peuvent donc difficilement être considérées comme anonymes », estime Mobilsicher, qui souligne que « les informations sur les rendez-vous effectivement pris n’étaient pas enregistrées ».

Santé–Covid Variant Delta : vers une quatrième vague

Santé–Covid Variant Delta : vers une quatrième vague

 

Le ministre de la santé commence à alerter sur la possibilité d’une quatrième vague à la rentrée. Selon le Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique.  »Je crois qu’on aura une quatrième vague mais qu’elle va être beaucoup plus nuancée que les trois premières, car il y a un niveau de vaccination qui n’est pas du tout le même », a-t-il indiqué mercredi sur la radio France Inter.

Et d’ajouter même sur l’efficacité des vaccins : « le fond de ma pensée, c’est qu’il faudra une troisième dose pour stimuler un système immunitaire qui est un peu défaillant quand on a un certain âge, pour les personnes au-dessus de 60 ou 70 ans », a-t-il dit. « Une troisième dose sera probablement envisagée à partir de l’automne », selon lui.

Pour le freiner, le gouvernement mise plus que jamais sur la vaccination. Or le vaccin est efficace « quand on a eu deux injections » (pour les vaccins qui nécessitent deux injections) et il ne l’est pas « quand on a eu une seule injection », souligne Jean-François Delfraissy.

Et c’est là où le bât blesse, la France – tout comme l’ensemble de l’Union européenne – accuse un sévère retard sur le nombre de personnes entièrement vaccinées. Au 28 juin, moins de 30% des Français avaient reçu deux doses de vaccins contre près de la moitié des Britanniques et des Américains, selon Our World in Data.

Or, pour un variant ayant une transmissibilité similaire au variant britannique, l’Institut Pasteur estime qu’il faudrait vacciner 90% des adultes dans l’hypothèse où seule cette population est ciblée, pour atteindre l’immunité collective.

Santé-Hôpital : pour la démocratie à tous les étages …et la gestion ?

Hôpital : pour  la démocratie à tous les étages …et la gestion ?

 

 

Comme la gauche bien pensante, la sociologue Dominique Méda invite Dans le Monde à se libérer des contraintes quantitatives en les remplaçant par la démocratie. Pas sûr que la gestion y trouve son compte. En effet si certains services sont particulièrement tendus d’autres en revanche mériteraient un sérieux audit. Ce qui manque à l’hôpital c’est surtout la cohérence de gestion. Les hôpitaux qui ont fait d’extraordinaires progrès scientifiques demeurent cependant aujourd’hui des sortes d’usines ingérables précisément du fait de l’autonomie des services

Chronique.

 

Jeudi 3 juin, l’association Notre hôpital, c’est vous a donné le coup d’envoi d’un projet de référendum d’initiative partagée (RIP) sur l’hôpital public. Si 185 parlementaires et 4,7 millions de nos concitoyens soutiennent celui-ci, une proposition de loi « garantissant l’égalité d’accès aux soins sur tout le territoire » serait soumise au vote des Français.

 

Son idée maîtresse est que « le fonctionnement des hôpitaux doit prioritairement être tourné vers la réponse aux besoins en santé ». La formulation est surprenante. N’est-il pas évident que l’hôpital est une institution entièrement organisée pour apporter une réponse adaptée aux besoins de santé de la population ? N’est-ce pas d’ailleurs l’objet des discussions qui ont lieu chaque année depuis 1996 au Parlement, lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le PLFSS ? Et l’Objectif national des dépenses d’assurance-maladie, l’Ondam – le total des sommes consacrées à la prise en charge collective des dépenses de santé, fixé au terme de ces débats –, n’est-il pas censé être le résultat d’une discussion bien informée ? N’est-ce pas au terme de celle-ci que les moyens nécessaires sont affectés aux différents volets de la politique de santé française ?

Alors que les hospitaliers se plaignent depuis plusieurs années de la crise qui affecte l’hôpital et maltraite soignants et patients, plusieurs publications confirment qu’il n’en est rien. Issues tant du monde de la recherche que de hauts fonctionnaires, pourtant d’habitude réticents à s’exprimer, elles dévoilent les logiques à l’œuvre depuis deux décennies.

Dans un article publié par Les Tribunes de la santé juste avant l’irruption de la crise sanitaire, Pierre-Louis Bras, ancien directeur de la Sécurité sociale et membre de l’inspection générale des affaires sociales, décortique le processus qui a conduit au malaise des soignants et au risque de submersion de l’hôpital. Il ouvre la boîte noire de la fabrique de ce chiffre fétiche. « L’Ondam constitue un élément majeur de la régulation des finances publiques, plus que le résultat d’une délibération sur la politique de santé. La démarche est fondamentalement descendante, la politique des finances publiques (objectif visé pour le niveau du déficit public, objectif visé pour le niveau des prélèvements obligatoires…) dicte le niveau de l’Ondam et les hôpitaux publics doivent s’y adapter », écrit-il.

Fixée hors d’une réelle prise en considération des besoins de santé et de l’activité des hôpitaux, imposée à ces derniers, mais aussi à la majorité parlementaire, systématiquement trop faible pour couvrir l’augmentation de l’activité, l’évolution de l’Ondam s’est traduite depuis des années par un rationnement du nombre de lits, des effectifs et des salaires et par un fort accroissement de la productivité des soignants dont l’aggravation des conditions de travail est parfaitement visible dans les enquêtes… et dans la rue.

Covid-19 : le ministre de la Santé démissionne en raison d’une liaison ….. en Grande-Bretagne !

Covid-19 : le ministre de la Santé démissionne en raison d’une liaison ….. en Grande-Bretagne !

 

 

On voit mal en France pourquoi responsable politique aurait à démissionner de sa responsabilité en raison d’une liaison y compris avec une secrétaire. Ce qui est pourtant intervenu en Grande-Bretagne où le ministre de la santé a été contraint d’abandonner son portefeuille pour eux cette question morale.

 

En France , le président de la république lui-même n’a jamais été mis en cause politiquement pour des questions de morale privée. Mitterrand étant le parfait exemple d’une liaison connue de tous les milieux officiels mais jamais utilisée à des fins politiques.

 

C’est ce qui sépare de la conception humaniste française du puritanisme anglo-saxon qui s’effarouche de la moindre égratignure aux principes moraux mais tolère par ailleurs les pires entraves parfois aux valeurs démocratiques et éthiques. Matt Hancock, le ministre de la santé a donc fait l’objet d’un scandale après les révélations dans les tabloïds d’une liaison avec une conseillère avec qui il a enfreint les règles sanitaires.

La mainmise des géants du numérique sur la santé

 

A la recherche de nouveaux marchés à rendre plus efficients, les géants de la tech, comme Apple, voit dans la santé un nouvel eldorado.

 

Un article du Wall Street Journal

 

 

Tim Cook, le directeur général d’Apple, a dit un jour que la plus grande contribution de la marque à la pomme à l’humanité serait la santé. Pourtant, d’après les indiscrétions de sources proches du dossier et des documents que le Wall Street Journal a pu consulter, une partie des initiatives lancées par le groupe pour révolutionner le secteur ont toujours du mal à s’imposer.

Selon ces sources et documents, Apple a imaginé un ambitieux projet comprenant des centres de santé détenus par le groupe, où des médecins salariés recevraient des patients. Pour tester la faisabilité de ce projet et d’autres idées novatrices, la firme de Cupertino a racheté les établissements qui s’occupaient de ses collaborateurs et monté une équipe composée de médecins, d’ingénieurs, de designers produits et autres.

Ces ambitions, qui ne sont pas forcément bien connues du grand public, ont été reléguées au second plan après un changement de cap en faveur de ce qu’Apple connaît le mieux : vendre des produits, en l’espèce l’Apple Watch, ont expliqué de fins connaisseurs de la stratégie du groupe.

L’activité de médecine générale n’a pas décollé, résument des personnes qui en sont proches. Selon certaines sources et des documents consultés par le Wall Street Journal, l’application de santé lancée en toute discrétion cette année peine à séduire les utilisateurs. Par ailleurs, en interne, certains salariés se sont interrogés sur l’intégrité des données issues des centres de santé détenus par Apple et utilisées pour la conception des produits, selon des proches de ces salariés et des documents.

Dans le domaine de la santé, l’une de ses idées les plus ambitieuses était de proposer des services de médecine générale, un projet né en 2016. Pendant des mois, une équipe d’Apple s’est demandé comment utiliser l’immense quantité de données sur la santé et le bien-être des propriétaires d’Apple Watch

Le porte-parole d’Apple a affirmé que l’intégrité des données était la base de toutes les innovations du groupe. Rappelant les succès engrangés par l’équipe spécialisée dans la santé, il a précisé que le groupe n’en était qu’à ses débuts dans ce domaine et que les nouvelles technologies, par exemple le suivi de la fréquence cardiaque par l’Apple Watch, avaient un impact positif sur la santé des utilisateurs. Selon lui, les données recueillies par les appareils Apple permettent d’approfondir des travaux de recherche qui pourraient améliorer la prise en charge médicale.

« Ce document comporte beaucoup d’informations partielles, anciennes et imprécises », a-t-il déclaré.

A la recherche de nouveaux marchés à rendre plus efficients (et en quête de croissance commerciale), le secteur technologique voit dans la santé un nouvel eldorado. Certains efforts ont échoué, à commencer par Haven, le partenariat d’envergure qu’Amazon avait conclu avec d’autres entreprises pour tenter de réduire le coût des soins médicaux. Aujourd’hui, le géant du commerce électronique s’intéresse à la vente de médicaments sur ordonnance et envisage de lancer un service de consultation virtuelle dans les 50 Etats américains.

Sous la houlette de Tim Cook, Apple a multiplié par huit son budget de recherche-développement ; selon des documents publics, il atteint 20 milliards de dollars par an. Outre sa montre connectée, le groupe a aussi lancé des écouteurs sans fil et de nouveaux services. Il a également investi massivement dans la santé, la conduite autonome et la réalité augmentée, des domaines à forts enjeux et grande complexité technique : la prochaine révolution d’Apple n’est donc pas pour demain (si elle se produit un jour).

Le groupe peut étudier le marché pendant des années avant de lancer son propre produit et, parfois, il se plonge avec ferveur dans des projets ou des technologies qu’il ne commercialise finalement pas.

Dans le domaine de la santé, l’une de ses idées les plus ambitieuses était de proposer des services de médecine générale, un projet né en 2016, selon les documents et des sources. Pendant des mois, une équipe d’Apple s’est demandé comment utiliser l’immense quantité de données sur la santé et le bien-être des propriétaires d’Apple Watch (sa montre intelligente lancée en 2015) pour améliorer les soins médicaux, ont expliqué des sources.

Jeff Williams, directeur des opérations du groupe et responsable de l’équipe santé, a exhorté ses équipes à voir les choses en grand. Son objectif : mettre fin à ce qu’il avait baptisé le « 363 » et le modèle du « cassé-réparé », c’est-à-dire le fait que les Américains ne vont pas voir leur médecin 363 jours par an et attendent d’avoir un problème pour le contacter, ont raconté de fins connaisseurs des projets du dirigeant.

Si la marque à la pomme parvenait à prouver qu’associer capteurs, logiciels et services permet d’améliorer la santé des Américains et de faire baisser les coûts, elle pourrait revendre son modèle aux systèmes de santé locaux, voire à l’étranger

L’équipe a estimé que l’une des meilleures façons d’y arriver était de proposer directement un service médical, toujours selon les sources, en liant les données produites par les appareils Apple à des soins en distanciel ou en présentiel par des médecins Apple. Le groupe pourrait proposer de la médecine générale, mais aussi du suivi régulier dans le cadre de programme de santé prescrit par les médecins, d’après des sources et des documents.

Si la marque à la pomme parvenait à prouver qu’associer capteurs, logiciels et services permet d’améliorer la santé des Américains et de faire baisser les coûts, elle pourrait revendre son modèle aux systèmes de santé locaux, voire à l’étranger, ont révélé des documents.

Pour commencer, Apple a choisi d’expérimenter son service sur ses salariés. Le groupe a racheté les centres de santé installés près de son siège californien (qui étaient gérés par une start-up) et les a utilisés pour tester son projet, ont raconté des sources proches de ces décisions. En 2017, il a recruté Sumbul Desai, une ancienne de Stanford, pour diriger l’initiative, dont le nom de code est Casper, ont précisé des sources.

Les travaux se poursuivent aujourd’hui encore, mais Casper peine à dépasser le stade préliminaire, toujours selon ces personnes.

L’unité dirigée par la docteure Desai a subi plusieurs départs de salariés affirmant que la culture de l’équipe décourageait l’esprit critique, ce qui peut être problématique pour un service axé sur les produits et les services liés à la santé, d’après des sources proches de l’équipe et des documents. Certains salariés s’étaient par exemple inquiétés du fait que les données internes relatives à la performance des centres de santé (des données récemment utilisées pour appuyer le lancement de la nouvelle application de santé) étaient imprécises ou avaient été mal compilées, toujours selon des sources et des documents.

Ces craintes ont régulièrement été transmises à Tim Cook et Jeff Williams, révèlent des documents et des personnes au fait de ces doutes.

Pour le porte-parole d’Apple, ces critiques sont infondées.

Les salariés préoccupés par la culture de l’équipe évoquent une réunion organisée en 2019, lors de laquelle une responsable avait soulevé des questions sur les données, selon des personnes ayant eu vent de la réunion et des documents. La docteure Desai lui avait alors répondu sèchement, ce qui avait poussé certaines personnes à conclure que les critiques n’étaient pas les bienvenues, toujours selon des sources et des documents. La responsable en question a quitté Apple quelques semaines plus tard, en partie à cause de cet épisode, montrent les documents.

Le porte-parole d’Apple a indiqué que la docteure Desai avait souligné l’importance de l’intégrité des données lors de cette réunion. « Ce point a été minutieusement étudié et les accusations n’ont pas pu être confirmées », a-t-il souligné. Apple n’a pas souhaité commenter les circonstances du départ de la responsable.

Le porte-parole du groupe a précisé qu’Apple était fier du travail accompli par la docteure Desai et qu’elle avait joué un rôle déterminant dans ses projets dans le domaine médical.

Jeff Williams et Sumbul Desai n’ont pas répondu aux demandes de commentaires et Apple n’a pas souhaité qu’ils s’expriment.

Outre la supervision des centres de santé AC Wellness, l’équipe de la docteure Desai est chargée des relations avec les régulateurs, des collaborations avec des chercheurs et de l’expertise médicale apportée aux autres produits Apple liés à la santé.

Elle a lancé une application médicale baptisée HealthHabit, qui est testée en ce moment auprès des salariés californiens d’Apple. Mais, six mois après ses débuts, l’application ne rencontre qu’un succès limité auprès des collaborateurs, selon des documents et des sources.

HealthHabit se propose de mettre en relation (par tchat) des patients et des médecins et encourage ses utilisateurs à se lancer des défis, par exemple « je ferai plus de sport cette semaine ». Les personnes souffrant d’hypertension peuvent aussi se rapprocher de coachs santé qui leur envoient un tensiomètre et une balance et leur donnent des conseils pour vivre de façon plus saine.

Fin mai, la moitié des personnes qui avaient téléchargé l’application ne l’utilisait pas et l’engagement de celles qui l’utilisaient était faible, révèlent des documents et des sources.

Les données utilisées pour le programme de suivi de l’hypertension ont relancé le débat sur l’intégrité des données et leur analyse, ont ajouté des sources.

Lors d’une présentation devant les salariés de l’activité santé d’Apple en mars dernier, Jeff Williams a salué les résultats obtenus par les centres médicaux en matière de traitement de l’hypertension, estimant qu’ils démontraient le potentiel de l’application HealthHabit, ont raconté des personnes ayant assisté à l’événement. Il a également sous-entendu qu’en cas de succès, Apple pourrait avoir de plus grandes ambitions pour HealthHabit, ont précisé ces sources.

Lors de la réunion, Jeff Williams a montré des données indiquant que 91 % des patients des centres de santé Apple atteints d’une hypertension de stade 2 étaient revenus à un niveau moins élevé ou normal, révèlent des documents consultés par le Wall Street Journal, un chiffre qui, pour certains salariés, pourrait exagérer le succès des centres médicaux, selon des sources présentes à la réunion et des documents.

Des concurrents qui proposent aussi des applications de suivi de l’hypertension ont publié des taux de réussite moins élevés. Hello Heart, par exemple, a indiqué que 23 % des patients de stade 2 avaient constaté une amélioration de leur tension au bout de six semaines. Livongo affirme de son côté qu’un tiers des patients souffrant d’une hypertension de stade 1 ou plus étaient revenus à une tension élevée ou normale en six semaines. Les données de Jeff Williams ne comportent pas de précisions temporelles, selon les documents.

Le porte-parole d’Apple a déclaré que les autres entreprises n’analysaient pas leurs données comme Apple et que les données évoquées par Jeff Williams lors de la réunion provenaient d’un projet-pilote interne et non d’un produit.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

L’enjeu des données de santé

L’enjeu des données de santé

 

« Il faut remettre l’hôpital au centre du jeu car il rassemble les informations médicales les plus cruciales ainsi qu’une expertise de pointe », jugent Corneliu Malciu, Théo Ryffel et Emeric Lemaire, cofondateurs d’Arkhn, start-up spécialisée dans l’interopérabilité des données de santé ( Tribune dans l’Opinion)

( Les conditions d’ouverture et d’accès à ces données stratégiques méritent cependant une réflexion peut être plus approfondie NDLR )

 

 

La crise de la Covid-19 a mis en évidence l’importance des données de santé pour la résilience du système de soin. La souveraineté des établissements sur les données qu’ils collectent et administrent est un prérequis pour fluidifier le parcours de soin, soulager le quotidien des professionnels ou encore mener des analyses cliniques. Bref, pour améliorer la prise en charge des patients et faciliter la recherche clinique.

La problématique n’est pas nouvelle, elle s’est simplement accélérée. De nombreux projets, comme les plateformes régionales de suivi des patients, le dossier médical partagé, les ambitions affichées par « Ma Santé 2022 » [lancé par l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn], se sont heurtés à la difficulté d’accès aux données hospitalières. Pour y répondre, il sera indispensable de transformer la gestion des données au sein des hôpitaux en les dotant d’infrastructures data locales, s’appuyant sur les outils déjà en place, et gérées par les hôpitaux eux-mêmes.

Pour cela, il convient de s’attaquer aux sources du problème. Les dizaines de logiciels utilisés au sein des différents services d’un même hôpital génèrent des données complètement cloisonnées. Les données existent mais restent inexploitables car stockées sur des infrastructures séparées, incapables de communiquer entre elles. Ce manque d’interopérabilité rend leur accès difficile, long et coûteux.

Si les fondations de cette Tour de Babel sont purement informatiques et structurelles, les dysfonctionnements qu’elle engendre ont des conséquences concrètes et multiples. Economiques d’abord, puisque 10% des dépenses de santé dans les pays de l’OCDE sont superflues — actes inutiles, dupliqués ou résultant d’erreurs évitables —, selon une étude de l’OMS.

Humaines, ensuite, avec des médecins qui passent trois fois plus de temps derrière leur écran qu’avec leurs patients. Médicales, enfin, avec une prise en charge des patients plus difficile et une recherche clinique ralentie dans les CHU. En France, 10 000 à 30 000 décès sont causés chaque année par des accidents médicamenteux évitables, dont la cause première est un mauvais partage de l’information.

Pourtant, les choses bougent. La création d’un espace numérique de santé, les propositions du numérique en santé, les accords du Ségur de la santé, la généralisation de l’identité nationale de santé vont dans le sens d’une meilleure gestion des données. Aujourd’hui, il est nécessaire d’aller au-delà d’un « cloud médical centralisé », en redonnant aux hôpitaux et aux patients la souveraineté sur leurs données de santé et les usages qui en sont faits.

L’hôpital est le plus à même d’utiliser les données, de les rendre accessibles aux patients et aux acteurs institutionnels, et de les valoriser dans le cadre de la recherche

Pour cela, il faut remettre l’hôpital au centre du jeu car il rassemble les informations médicales les plus cruciales, ainsi qu’une expertise de pointe. Il est le plus à même de les utiliser, de les rendre accessibles aux patients et aux acteurs institutionnels, et de les valoriser dans le cadre de la recherche. Enfin, il est le meilleur garant de la sécurité et de la confidentialité des données patients. C’est un tiers de confiance reconnu, à l’interface du soin, de la recherche et l’innovation de pointe.

L’interopérabilité est la clef pour replacer l’hôpital au centre de l’échiquier du soin et elle passe notamment par l’utilisation de standards ouverts, comme le FHIR (un langage commun, transparent qui fait référence sur la scène internationale). La santé de demain doit être pensée comme ouverte et collaborative, grâce à un cadre politique imposant des standards d’interopérabilité et un cadre juridique clarifié.

L’hôpital a connu sa numérisation dans les deux décennies précédentes et l’heure est à l’adoption d’architectures data standard. C’est le système de santé dans son ensemble qui en sortira gagnant avec une meilleure qualité des soins, une meilleure coordination des acteurs territoriaux, une meilleure collaboration avec la recherche clinique et de meilleurs outils et innovations en santé.

Corneliu Malciu, Théo Ryffel et Emeric Lemaire sont cofondateurs d’Arkhn.

Covid : des ennuis de santé persistants pour un quart des malades

  • Covid : des ennuis de santé persistants pour un quart des malades 

Près d’un quart des personnes ayant contracté le Covid-19 font face, un mois après ou plus, à des problèmes de santé qu’ils n’avaient pas expérimentés avant leur infection, selon une vaste étude de Fair Health, une organisation indépendante, ayant analysé les données médicales de près de deux millions d’Américains touchés par le virus.

Les principaux problèmes étaient des douleurs (névralgie, douleurs musculaires…) pour 5% des personnes, et des difficultés à respirer, dans 3,5% des cas, suivis d’une hypertension, d’une indisposition ou grande fatigue, d’anxiété, puis de problèmes intestinaux.

Quelle stratégie industrielle de santé ?

Quelle  stratégie industrielle de santé ?

Nicolas Bouzou, économiste, auteur de Homo Sanitas (XO) et Olivier Bogillot, président de la Fédération française des industries de santé é voquent les perspectives d’une stratégie industrielle de santé innovante dans l’Opinion. (Une contribution intéressante mais avec un certain parfum de corporatisme assez contradictoire quand les labos Française ux-mêmes ont externalisé la plus grande partie de leur production l’étranger NDLR)) 

En France, le débat public sur la santé se focalise beaucoup sur la prise en charge des patients et peu sur la production des innovations en santé. Au début des années 2000, la France était le premier producteur de médicaments en Europe. Elle est aujourd’hui en 4e position. Ce déclassement est d’autant plus surprenant que la France pourrait, si elle s’en donnait les moyens, être à nouveau une terre d’innovation et de production enviée en matière de médicaments et de dispositifs médicaux.

Il faudrait pour cela définir ce que serait une politique industrielle volontariste et se donner les moyens de la faire appliquer. Le prochain Conseil stratégique pour les industries de santé (CSIS) qui rendra ses conclusions au gouvernement à la fin du mois, doit porter cette ambition. Evidemment, la prise de conscience sur la nécessité de muscler nos capacités d’innovation et de production en santé s’est largement faite à la faveur de la crise de la Covid-19. A ce titre, l’initiative portée par la France, l’Allemagne et l’Union européenne intitulée « Résilience de l’industrie médicale et pharmaceutique » annoncée le 31 mai dernier est une formidable opportunité.

Développer le secteur productif de la santé en France et en Europe est justifié car nous détenons au moins deux avantages compétitifs majeurs dans ces domaines. En amont, le capital humain européen en la matière est tout à fait exceptionnel, tant dans la recherche fondamentale qu’appliquée. Nous avons des chercheurs de très haut niveau en médecine, biologie, génétique, mais aussi en intelligence artificielle, informatique, mathématiques, qui sont les nouveaux outils pour développer des plus rapidement les innovations en santé.

Un grand nombre des chercheurs les plus demandés dans le monde ont été formés sur notre continent, y compris sur l’ARN messager révélé par la Covid-19, malheureusement, ils le quittent souvent, et nous devons tout faire pour les retenir. En aval, notre marché est attractif. Les pays européens accueillent des Etats providence dont le contrat social propose à chaque ressortissant les soins les plus adaptés, y compris quand ils sont innovants. Dans ce domaine, la France possède des atouts comme son système d’ATU (autorisations temporaires d’utilisation) qui permet à des patients souffrant de pathologies graves d’avoir accès à des traitements avant leur AMM (autorisation de mise sur le marché).

Qualité de la recherche, taille du marché, essais cliniques et autorisations temporaires d’utilisation sont autant d’actifs à valoriser

Avantages compétitifs. Malheureusement, nous n’exploitons pas suffisamment ces avantages compétitifs, comme en témoigne la désindustrialisation française en matière de santé mais aussi la relative faiblesse de l’implantation de grosses sociétés de biotechnologies. L’Allemagne possède 6 licornes en biotechnologie, dont 2 déca-cornes, la France aucune. Cette situation n’est pas inéluctable car notre pays possède deux domaines d’expertise exceptionnels dans lesquels elle peut développer des sociétés de biotech et acquérir des parts de marché significatives : la cancérologie et les thérapies géniques.

Nos centres de lutte contre le cancer, comme l’Institut Gustave Roussy ou l’Institut Curie, qui sont des structures privées (à but non lucratif), échappent en partie aux rigidités du public tout en se positionnant en pointe dans l’innovation. Ce sont dans leur discipline des pôles de référence mondiaux en matière de recherche et de soins. Dans les thérapies géniques, nos équipes de recherche sont réputées et une vingtaine d’entreprises françaises sont actives dans ce secteur.

Qualité de la recherche, taille du marché, essais cliniques et ATU sont autant d’actifs à valoriser. Dans ce domaine particulièrement innovant, l’excellence des soins découle de la localisation d’une chaîne de valeur (recherche, développement, production, commercialisation, parcours de soin, suivi des patients à long terme…) colocalisée à proximité des hôpitaux.

Co-investissement. Pour valoriser ces atouts, nous proposons trois solutions. Premièrement, les co-investissements entre secteur privé et pouvoirs publics doivent être généralisés avec des moyens conséquents, exactement comme les Etats-Unis l’ont fait il y a un an avec les vaccins. Les thérapies géniques ou les nouveaux médicaments en cancérologie, qui s’adressent à des cohortes de patient peu nombreux, se prêtent particulièrement bien à ce type de coopérations.

La France doit clairement revendiquer que c’est chez nous que les innovations sont lancées en premier au niveau international à un prix satisfaisant

Deuxièmement, la France doit s’appuyer sur le système des ATU, et clairement revendiquer que c’est chez nous que les innovations sont lancées en premier au niveau international à un prix satisfaisant. Un accès au marché rapide et une croissance attira les industriels du monde entier.

Troisièmement, la fixation des prix des innovations doit intégrer des incitations économiques à localiser recherche et production sur le sol français. Si la France redevient un marché en croissance pour les industriels, notre économie doit en tirer des contreparties en termes d’investissements et d’emplois. Après ce traumatisme collectif que fut cette crise, il serait formidable de faire de la France un phare pour l’innovation et la production en santé. Les avantages seraient économiques et symboliques. Et c’est possible !

Nicolas Bouzou, économiste, auteur de Homo Sanitas (XO) et Olivier Bogillot, président de la Fédération française des industries de santé.

Santé-Don de sang : une baisse inquiétante

santé-Don de sang : une baisse inquiétante

François Toujas, président de l’EFS depuis 2012, explique au Monde en quoi « le renouvellement des donneurs est essentiel pour la continuité de la transfusion en France ».

Ces dernières années, qu’est-ce qui fait que vous êtes souvent à la limite de la rupture de stock au début du mois de juin ? Pourquoi atteignez-vous à nouveau ce seuil d’alerte aujourd’hui ?

François Toujas : Nous sommes en permanence conduits à renouveler les stocks afin de pouvoir disposer de produits sanguins convenables car ils ont une durée de vie limitée. Concernant le concentré de globules rouges (qui peut être conservé jusqu’à quarante-deux jours) et le plasma thérapeutique (qui peut être congelé jusqu’à un an), le temps est déjà compté. Mais les plaquettes sanguines ne se gardent que sept jours, il n’y a donc pas de notion de stock, c’est du flux tendu.

 

Chaque année, il y a moins de mobilisation pendant le mois de mai, à cause des jours fériés et des ponts, et les grandes vacances sont des périodes généralement moins favorables pour le don. Il faut ajouter à cela l’ensemble des conséquences liées à l’épidémie de Covid-19 et aux confinements. Avec les fermetures des entreprises, des universités, des écoles, et l’émergence du télétravail pendant les confinements, l’offre de dons n’a pas pu se faire pendant plusieurs mois dans ces lieux. Cette « offre mobile » représente 25 à 30 % de l’offre de collecte globale au printemps. C’est dire son importance pour nous lorsqu’elle est perturbée.

Système de santé: Revoir le financement

Système de santé: Revoir le financement

Le Haut conseil pour l’avenir de l’Assurance-maladie a rendu public vendredi un rapport sur la régulation du système de santé.

Un article de l’opinion rend compte d’un rapport très critique du Haut conseil pour l’avenir de l’Assurance-maladie (Hcaam), publié vendredi un rapport sur le sujet.( extrait)

Ce rapport note d’abord la dérive. De 205 milliards d’euros en 2020 (avant les rallonges dues à la crise), l’Ondam augmente en moyenne de 2 % à 2,5 % par an (contre 10 % l’an passé). A sa création, il représentait 7 % du PIB. Il pourrait atteindre 9 % en 2022.

L’autre critique concerne le déficit des établissements publics de santé (569 millions d’euros en 2018), qui n’est pas comptabilisé dans l’Ondam, est régulièrement présenté comme un point de fuite de la régulation.

D’après ce rapportE, on estime qu’un acte de soins sur quatre est non pertinent. Chaque année, l’Assurance-maladie espère 500 à 700 millions d’euros d’économies en améliorant les pratiques médicales. Outre la refonte de l’architecture financière du système de santé, le Hcaam plaide donc pour une amélioration de l’efficience des soins. Comment ? En investissant massivement dans le recours au numérique et en misant davantage sur le partage des données de santé d’une part ; en structurant mieux les soins de ville pour éviter le recours aux urgences hospitalières et l’émergence de nouveaux déserts médicaux d’autre part.

Enfin, le Hcaam recommande de redécouper l’Ondam par destination des soins (premier recours, hospitaliers aigus, soins de réadaptation, grand âge, handicap, etc.) et non par producteurs de soins (hôpitaux, ville, médico-social). té financière.

L’avenir du secteur de la santé via les assurances ?

L’avenir du secteur de la santé via les assurances ?

 

Une interview intéressante d’un assureur qui voit l’avenir de la santé passer par les assurances privées notamment dans les pays pauvres. Pas sûr cependant que cela serve la cause de ce qui en ont le plus dramatiquement besoin.

 

Farid Chedid, président-fondateur de Chedid Capital, a pris la présidence d’Ascoma, groupe international de courtage en assurance en février à la suite de l’acquisition de 80 % du capital à la famille Husson, qui en conserve 20 %. Cette acquisition fait du groupe le leader du courtage en assurance et réassurance en Afrique et au Moyen-Orient. A l’occasion du soixantième anniversaire d’Ascoma en Côte d’Ivoire, le 10 juin, Farid Chedid confie ses ambitions de développement en Afrique.

La première filiale d’Ascoma a été lancée à Madagascar en 1952. Soixante-dix ans plus tard, le groupe est présent dans vingt-et-un pays en Afrique et cinq au Moyen-Orient. Ses dirigeants devraient annoncer, le 10 juin, le lancement d’une académie panafricaine à Abidjan pour la formation et la gestion des risques. Le siège ivoirien du groupe, qui compte 160 employés, sert de hub pour l’essor des activités de courtage et d’assurance au sud du Sahara.

Quelle est la croissance du marché de l’assurance en Afrique ?

La croissance annuelle du marché africain de l’assurance est comprise entre 7 % à 8 %. Elle est portée par le secteur de l’assurance santé. Ces dix dernières années, tout l’enjeu est de passer de l’assurance médicale publique à une assurance davantage tournée vers le privé. Le développement de l’assurance va permettre d’améliorer l’espérance de vie. Celle-ci est d’un peu plus de 57 ans sur le continent. Elle a besoin de progresser. Nos principaux clients sont des entreprises publiques et des sociétés privées. Nous avons développé en interne des logiciels de gestion dans le domaine de la santé. Le contrôle des frais de santé est essentiel pour les entreprises. Au-delà du marché de l’assurance, nous proposons des services en matière d’administration et de paiement des factures, ainsi que de gestion de l’absentéisme au travail afin d’améliorer la productivité des entreprises.

Le marché de la clientèle privée est-il un segment d’avenir ?

L’essentiel de l’activité est encore porté par les entreprises. Mais nous misons sur l’essor de la clientèle privée. Nous avons ouvert des agences dans les grands centres commerciaux pour toucher un public plus large en matière d’assurances santé et vie, accident, automobile, immobilier… L’Afrique est un marché très dynamique. Prenons l’exemple de la Côte d’Ivoire qui a connu une décennie de croissance à environ 8 % par an. Cela a permis de faire passer le taux de pauvreté de 50 % à 40 %. Une classe moyenne émerge et le pouvoir d’achat des ménages augmente. L’assurance santé et l’assurance vie sont importantes pour les ménages. Les chefs de famille préfèrent aujourd’hui contracter des assurances plutôt que de mettre de l’argent de côté pour pouvoir remédier aux imprévus en matière de santé. De plus en plus de familles épargnent, notamment en contractant des assurances vie. Cela donne au groupe Ascoma des ressources de long terme pour investir dans les infrastructures. En définitive, le secteur de l’assurance croit parallèlement à celui de l’économie africaine.

« Il faut encourager le développement des hôpitaux et des cliniques privées et favoriser l’accès à l’assurance santé »

Quel est l’impact de la crise sanitaire dans les politiques de santé en Afrique ?

Le secteur de la santé a besoin d’investissements massifs. Paradoxalement, le continent a été moins affecté par la Covid 19 que le reste du monde. Sa population est jeune (40 % de moins de quinze ans), elle est plus résistante au virus. Toutefois, l’espérance de vie reste encore faible, notamment en raison du sous-investissement dans le domaine de la santé. Il faut encourager le développement des hôpitaux et des cliniques privées et favoriser l’accès à l’assurance santé. Les bailleurs de fonds ont tendance à négliger ce secteur. La crise sanitaire devrait permettre d’y réorienter une partie des flux financiers.

La stabilité du franc CFA est-il un atout pour investir dans le domaine des assurances ?

La zone monétaire du franc CFA permet d’avoir une stabilité de change et de juguler l’inflation. Les conditions sont donc favorables au développement des activités d’assurance. Pour les groupes financiers, il est plus facile de fonctionner dans un environnement où il y a de la stabilité et de la prévisibilité. Cela nous permet aussi de proposer des services d’assurance à moindre coût, les risques étant moindres.

L’essor du numérique est-il l’occasion d’investir dans de nouveaux services ?

Nous avons beaucoup investi dans le domaine digital. Nous avons mis au point une plateforme de ressources humaines en ligne qui permet à nos clients de mieux gérer leurs équipes et leur système de santé. L’avenir des produits financiers individuels se fera sur le digital. Mais on ne peut pas aller plus vite que l’essor des infrastructures technologiques sur le continent.

« D’ici à dix ans, l’Afrique devrait représenter 50 % de nos activités. Nous sommes très présents dans l’espace francophone, mais nous attaquons aussi le marché anglophone »

Comment vous refinancez vous ?

Nous le faisons exclusivement à partir de nos fonds propres et des bénéfices générés chaque année. L’avenir du groupe s’inscrit en Afrique même si le Moyen-Orient représente encore 65 % de notre chiffre d’affaires avec nos filiales en Arabie Saoudite, au Qatar, au Liban, aux Emirats arabes unis et nos plateformes digitales aux Emirats. Notre expérience au Moyen-Orient nous permet d’appréhender les crises et les phénomènes de disruption. Nous avons appris à gérer les crises sécuritaires et politiques. L’expertise en gestion des risques et en résilience organisationnelle est même devenue une de nos spécialités. D’ici à dix ans, l’Afrique devrait représenter 50 % de nos activités. Nous sommes très présents dans l’espace francophone, mais nous attaquons aussi le marché anglophone. Après le Ghana, nous comptons nous implanter au Nigeria, au Kenya, en Ethiopie et en Tanzanie. En Afrique du nord, le marché marocain est assez mature. Il est concurrentiel. Nous aidons actuellement les groupes marocains d’assurance santé à se développer en Afrique subsaharienne. Nous projetons de nous implanter rapidement en Egypte. Le Soudan sera une extension naturelle. Les bailleurs de fonds prévoient d’y investir 50 milliards de dollars dans les prochaines années. Et, si la Libye se stabilise, il y aura aussi des opportunités à saisir.

En dehors de l’assurance santé, quelles sont vos autres sources de croissance ?

La moitié de nos activités concernent l’assurance santé. Le reste est réparti entre l’assurance dommages, les responsabilités civiles et professionnelles, les risques politiques, les risques de crédit, les polices d’assurance dans le transport comme l’aérien, la couverture des activités d’extraction minière, gazière et pétrolière. Les activités d’assurance se développent aussi dans le domaine industriel (agroalimentaire, raffinage…) et les énergies renouvelables.

Santé : pour un conseil mondial de sécurité

Santé : pour un conseil mondial de sécurité

Un appel pour la création d’un conseil mondial de sécurité sanitaire. Un appel qui pourrait d’ailleurs être élargi à l’ensemble des catastrophes naturelles ou pas au lieu d’improviser à chaque fois en comptant sur la bonne volonté des uns et des autres. Dans une tribune au « Monde », Helen Clark et Michel Kazatchkine, membres du panel indépendant d’évaluation de la préparation et de la réponse aux pandémies mandaté par l’OMS, constatent des « défaillances », à l’échelle mondiale, dans la coordination pour la lutte contre le Covid-19.

 

Tribune. 

 

Dans une tribune publiée dans Le Monde, le président Macron a récemment appelé avec d’autres grands dirigeants à plus de solidarité et de multilatéralisme face à la menace persistante du Covid-19. Le multilatéralismeexplique cette tribune, « façonne un ordre mondial (…), qui s’appuie sur la coopération, l’état de droit, l’action collective et des principes communs ».

Nous ne saurions être plus d’accord, d’autant que la réalité de la pandémie n’aura montré qu’une désolante absence de dialogue et d’action à l’échelle multilatérale. L’acquisition par les pays riches de deux fois plus de vaccins que ce dont ils avaient besoin est un exemple parlant de cet échec. Alors même que la capacité globale de production de vaccins est proche de la saturation, seule une très faible quantité de vaccins reste accessible aux pays à ressources limitées.

Un autre exemple, plus inattendu, est le spectacle donné par l’Union européenne, multilatérale par définition, d’une véritable cacophonie tout au long de la pandémie, caractérisée par des stratégies de santé nationales divergentes sur les mesures de confinement, la fermeture des frontières, les fermetures d’écoles ou les mesures de distanciation sociale.


Dans le même temps, la pandémie fait rage, avec plus 12 000 morts par jour et un nombre de décès cumulés et d’infections dans le monde atteignant 3,5 millions, et 168 millions. Les images choquantes provenant d’Inde doivent nous rappeler que la crise est globale : le taux de mortalité s’accroît à une vitesse alarmante dans d’autres pays d’Asie du Sud, en Amérique latine et en Afrique. Alors que les pays européens semblent sortir de leur troisième vague d’infection et vaccinent leurs populations, la plupart des pays du monde sont sur une trajectoire tout autre.

Nous redoutons qu’une forme malvenue de complaisance s’instille chez les dirigeants des pays occidentaux, qui, sortis d’affaire ou presque, oublieraient leur devoir de solidarité envers les pays moins dotés. La sévérité autant que la globalité de la crise et l’interdépendance évidente des problématiques de santé publique devraient au contraire les pousser à adopter des solutions multilatérales à l’échelle mondiale.

Dans les huit derniers mois, nous avons eu le privilège de faire partie du panel indépendant d’évaluation de la préparation et de la réponse aux pandémies, qui a rendu ses conclusions le 12 mai. Ce panel avait été mandaté par l’Assemblée mondiale de la santé pour analyser les réponses nationales, régionales et mondiales à la crise due au Covid-19, et émettre des recommandations à la communauté internationale afin de prévenir de futures pandémies et d’en limiter les conséquences socio-économiques.

Temps de travail : plus de 55 heures par semaine menace la santé

Temps de travail : plus de 55 heures par semaine menace la santé

 

 «Travailler 55 heures ou plus par semaine représente un grave danger pour la santé», déclare Dr Maria Neira, directrice du Département environnement, changement climatique et santé à l’OMS et selon une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation internationale du travail (OIT) publiée lundi 17 mai.

Notons qu’en France la durée légale est de 35 heures et la durée moyenne de 36,4. Le temps de travail des professions libérales, des commerçants notamment est plus proche des 60 heures.

L’étude conclut que le fait de travailler 55 heures ou plus par semaine est associé à une hausse estimée de 35% du risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) et de 17% du risque de mourir d’une cardiopathie ischémique par rapport à des horaires de 35 à 40 heures de travail par semaine.

L’OMS et l’OIT estiment qu’en 2016, 398.000 personnes sont mortes d’un AVC et 347.000 d’une maladie cardiaque pour avoir travaillé au moins 55 heures par semaine. Entre 2000 et 2016, le nombre de décès dus à des cardiopathies liées aux longues heures de travail a ainsi augmenté de 42%, un chiffre qui s’établit à 19 % pour les AVC. La plupart des décès enregistrés concernaient des personnes âgées de 60 à 79 ans, qui avaient travaillé pendant 55 heures ou plus par semaine lorsqu’elles avaient entre 45 et 74 ans.

Le  nombre de personnes travaillant de longues heures est en augmentation. Il représente actuellement 9% du total de la population mondiale.

Santé: l’intelligence artificielle pour voir l’invisible ?

Santé: l’intelligence artificielle pour voir l’invisible ?

 

« Une équipe de scientifiques a élaboré un nouveau type d’algorithme capable d’identifier un cancer au stade initial de son développement », imagine Aurélie Jean, docteure en Sciences et Entrepreneure, CAIO et co-fondatrice de DpeeX, CEO et fondatrice de In Silico Veritas ( dans l’Opinion)

  Une innovation à l’intersection entre la médecine et la modélisation numérique ouvre des perspectives thérapeutiques uniques en oncologie, raconte Aurélie Jean qui, avec 50 autres personnalités, a imaginé à quoi ressemblerait l’actualité du n° 3000 de l’Opinion, en avril 2025.

Depuis plusieurs décennies, l’intelligence artificielle (IA) est utilisée pour confirmer la présence de tumeurs sur des scanners cérébraux, des radiographies pulmonaires ou des mammographies. Depuis quelques années, l’IA est utilisée dans la médecine dite prédictive dont l’objectif est d’anticiper et d’évaluer les risques de survenue d’une maladie ou la probabilité de succès d’un traitement. Durant la pandémie de Covid-19, lointain souvenir aujourd’hui, le grand public a eu l’occasion de découvrir les capacités de l’IA à contribuer à l’élaboration d’un vaccin en identifiant par simulation numérique la protéine capable de l’activer. Ce même public découvre à présent sa capacité à voir l’invisible…

Une équipe de scientifiques et de médecins a élaboré un nouveau type d’algorithme capable d’identifier un cancer au stade initial de son développement, bien avant qu’on ne puisse visualiser la tumeur à l’œil nu sur une image radiologique. En pratique, cet algorithme détecte et localise le cancer au début de sa phase de croissance, en capturant les signaux faibles de sa signature tumorale, plus de deux ans avant le stade du diagnostic radiologique.

Détection. Pour la première fois en cancérologie, voir et traiter l’invisible devient possible. La détection précoce d’un cancer augmente significativement les chances de survie et permet l’utilisation de traitements ciblés moins agressifs, cette innovation à l’intersection entre la médecine et la modélisation numérique ouvre des perspectives thérapeutiques uniques en oncologie.

La technologie est aujourd’hui utilisée dans le diagnostic et le traitement de nombreux cancers tels que le cancer du sein et du poumon, parmi les plus fréquents. Les acteurs de cette invention comptent bien en élargir les applications pour un jour « éradiquer les traitements lourds et coûteux tant financièrement qu’émotionnellement, pour offrir à chaque être humain de ce monde les mêmes chances de survie face au cancer ».

La malbouffe et la santé

 

 

La médecin Lamia Kerdjana plaide, dans une tribune au « Monde », pour que les hôpitaux français prennent au sérieux la question de la malbouffe et que l’option végétarienne soit mise au centre des débats.

 

Tribune.

Dans le cadre du projet de loi Climat et résilience, l’option végétarienne hebdomadaire pour l’ensemble de la restauration collective sous la responsabilité de l’Etat et servant déjà plusieurs choix de menus a été votée. Ce texte va passer au Sénat en juin avant son adoption définitive.

En tant que médecins, nous devons nous aussi nous saisir du sujet, en dehors de tout lobby, en nous fondant sur les données acquises de la science. En effet, l’alimentation est un élément majeur de santé et de guérison, un enjeu majeur de santé publique.

La dénutrition concerne un patient sur deux à l’hôpital, de 15 % à 30 % des enfants malades, 40 % des malades atteints de cancer, et plus de 65 % des personnes âgées hospitalisées en long séjour. Or, la dénutrition en milieu hospitalier influe sur l’évolution de la maladie, la rapidité de cicatrisation, la tolérance aux médicaments, la survenue de complications infectieuses, et la mortalité. Par ailleurs, la dénutrition majore le coût de l’hospitalisation de plus de 1 000 euros.

Jusqu’à 40 % des patients ne finissent pas leur assiette, avec un gaspillage alimentaire important. En effet, lorsque les plats ne sont pas savoureux, les personnes hospitalisées, qui ne mangent pas de viande pour des raisons philosophiques, confessionnelles ou de goût, sont parfois contraintes de ne rien manger du tout.

Favoriser la cuisine sur place

Par conséquent, leurs apports protéiques sont inadaptés. La production des repas dans le secteur médico-social étant centralisée, avec des contraintes liées à la remise en température des plats, la qualité gustative n’est pas au rendez-vous.

Le constat de gaspillage alimentaire est omniprésent dans la restauration collective. A l’instar de la restauration dans les hôpitaux, les services de restauration collective du service public souffrent de la malbouffe, que ce soit dans les cantines scolaires ou dans les prisons. Il est donc urgent de favoriser la cuisine sur place, avec des circuits courts et des produits de qualité.

 

En France métropolitaine, le manque de fruits et de légumes frais, de fibres, et la surconsommation de viandes rouges constituent l’un des principaux facteurs de risque en matière d’apparition de cancers. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé la consommation de viandes transformées, dont la charcuterie, comme cancérogène pour l’homme et la consommation de viandes rouges (correspondant à l’ensemble des viandes de boucherie, hors volaille) comme probablement cancérogène.

Profiter de l’après Covid pour faire évoluer le système de santé

Profiter de l’après Covid pour faire évoluer le système de santé

 

Prévention des conduites à risque, fin de l’hospitalo-centrisme, régionalisation, levée des freins à la recherche… Pour le médecin spécialisé en santé publique, ces pistes permettront de répondre aux besoins des Français d’après  le Dr Martin Blachier, médecin spécialiste de santé publique, CEO de Public Health Expertise.

 

 

Les crises sont des révélateurs puissants. Elles accélèrent les transformations et poussent les systèmes à évoluer. Oui, nous allons sortir de la crise de la Covid : les personnes vulnérables vont être vaccinées, les stratégies de dépistage vont permettre de mieux maîtriser la circulation virale, sans doute certaines pistes thérapeutiques prometteuses permettront-elles d’améliorer le pronostic des patients sévères.

Notre devoir collectif sera alors de faire évoluer le système à l’aune des enseignements de la crise. Cette crise rappelle que la santé est la priorité numéro 1 des Français. Nous sommes capables de nous passer de quasiment tout si notre santé est en jeu, le « quoi qu’il en coûte » en est le symbole.

On a vu apparaître, dans le langage courant, le terme « comorbidités » qui nous signifie que la santé est un concept plus large que la distinction malade et bien-portant. Il existe en effet une phase de pré-maladie qui nous expose à un risque très augmenté de maladie réelle et de ses complications. Ces comorbidités sont-elles évitables ? Oui, il s’agit principalement d’agir contre six facteurs de risques majeurs : la sédentarité, la mauvaise alimentation, la consommation d’alcool et de tabac, la pollution de l’air, les violences psychologiques, la pauvreté.

«Les déterminants sociaux contribuent fondamentalement à l’état de santé. Dotons-nous d’une réelle assistance publique qui accueillera toute personne en difficulté sociale avec un cadre adapté qui n’est ni l’hôpital, ni le cabinet du médecin de ville»

Comment ? D’abord en changeant d’approche. Lutter contre la pauvreté, limiter les conduites à risques, prévenir la mauvaise hygiène de vie et protéger les plus faibles n’est pas le rôle du médecin ou du soignant. C’est le rôle du travailleur social ! Les travaux de Sir Michael Marmot, confirmés depuis, ont montré que les déterminants sociaux contribuent fondamentalement à l’état de santé. Dotons-nous d’une réelle assistance publique qui accueillera toute personne en difficulté sociale parce qu’elle a faim, qu’elle est menacée, qu’elle est à la rue ou tout simplement qu’elle est perdue. Soyons en mesure d’aider ces personnes dans le besoin avec un cadre adapté qui n’est ni l’hôpital, ni le cabinet du médecin de ville.

Ensuite, en cessant d’aborder les sujets écologiques, sociaux et sanitaires de façon dissociée. Les décisions dans ces trois domaines doivent être prises conjointement… et pourquoi pas au sein d’un grand ministère commun ?

Nous avons aussi découvert le goulot d’étranglement du système de santé : l’hôpital. Quand l’hôpital s’arrête, tout s’arrête. Pourquoi ? Parce que tout le système de santé français est hospitalo-centré. C’est une spécificité gauloise qui va contre le sens de l’évolution de la prise en charge des patients. L’essentiel des innovations thérapeutiques et organisationnelles est destiné à sortir de l’hôpital. Ce n’est même plus une organisation qui satisfait les soignants et encore moins les aidants. Les difficultés d’attractivité de l’hôpital public montrent que les soignants préféraient une activité plus mixte dans laquelle ils se sentent acteurs et responsables.

Filières et régions. Il nous paraît par ailleurs crucial de travailler sur la structuration des activités. Tout d’abord, organiser la santé en filières (cancer, diabète, maladies rares…) plutôt qu’autour des centres hospitaliers ; ensuite, régionaliser les décisions. La région est probablement la bonne échelle de gestion de la santé. Les contextes géographiques, sociaux-économiques et même culturels sont trop différents de l’une à l’autre pour que la santé soit bien gérée à l’échelle nationale. Les disparités d’évolution de l’épidémie de Covid-19 à l’échelle régionale ont mis en difficulté les décisions nationales. Les agences régionales de santé ne répondent pas à la régionalisation car ce sont des émanations du pouvoir central. Comment y remédier alors ? En positionnant l’agence à travers son directeur nommé par le président de région, lui conférant ainsi la légitimité pour administrer la santé localement.

Pour finir, la France a été absente de la course aux vaccins ou aux traitements. Sans doute, nous nous rendrons compte que les idées étaient bien là mais qu’elles ont trop souvent été bloquées ou étouffées pour de mauvaises raisons. Lors de la première vague, le Dr Nicolas Hoertel, psychiatre à l’hôpital Corentin-Celton, s’étonne de voir les unités « Covid-19 psychiatries » presque vides. En fouillant les bases de données de l’AP-HP, il découvre l’effet potentiel d’un antidépresseur sur l’évolution de la Covid-19. Il publie son premier article le 14 juillet 2020. Il est contacté dès septembre 2020 par un Californien qui lui propose 1 million de dollars pour financer un essai clinique. En France, on le bloque ; « les cimetières sont remplis de bonnes idées », se voit-il répondre. Son essai n’a toujours pas pu démarrer.

Ce qui ne se voit pas par temps calme saute aux yeux lors de la tempête. Profitons du fait que tout paraisse plus clair aujourd’hui pour préparer l’action une fois les beaux jours revenus.

Martin Blachier est médecin en santé publique, associé de la société de conseil Public health expertise (PHE).

Santé–Vaccins covid: Des prix Nobel et des dirigeants pour une dérogation à la propriété intellectuelle

Santé–Vaccins covid: Des prix Nobel et des dirigeants pour une dérogation à la propriété intellectuelle

Au rythme actuel n’a population mondiale ne pourra pas être vaccinée totalement avant 2025 en particulier dans les pays pauvres. Du coup, des intellectuels et des politiques demandent que soit faite une entorse à la propriété intellectuelle des vaccins. Plus de 60 anciens chefs d’État plus de 100 lauréats du prix Nobel demandent donc à Joe Biden une dérogation.

Une dérogation stimulerait la fabrication de vaccins et accélérerait la réponse à la pandémie dans les pays plus pauvres qui, autrement, pourraient devoir attendre des années, ont-ils déclaré dans une lettre conjointe à Biden envoyée aux agences de presse mercredi.

« Le président Biden a déclaré que personne n’est en sécurité tant que tout le monde n’est pas en sécurité, et maintenant avec le G7 à venir, il y a une occasion sans précédent de fournir le leadership que seuls les États-Unis peuvent fournir », a déclaré l’ancien Premier ministre britannique Gordon Brown, faisant référence à un prochain réunion des pays les plus riches du monde.

La lettre demandait à Biden de soutenir une proposition de l’Afrique du Sud et de l’Inde à l’Organisation mondiale du commerce de déroger temporairement aux règles de propriété intellectuelle liées aux vaccins et aux traitements COVID-19.

Il a déclaré que, sur la base du rythme actuel de production de vaccins, la plupart des pays pauvres devront attendre au moins 2024 pour parvenir à une vaccination de masse contre le COVID-19.

Santé : revalorisation des salaires du personnel soignant

Santé : revalorisation des salaires du personnel soignant

 

 

Plus d’un demi-million d’infirmiers, aides-soignants et autres personnels paramédicaux des hôpitaux publics bénéficieront d’une revalorisation de leurs grilles de salaires à compter du 1er octobre, a annoncé lundi 12 avril le ministère de la Santé.

Prévue par le « Ségur de la santé » signé en juillet 2020 avec une majorité de syndicats hospitaliers (FO, CFDT, Unsa), cette mesure coûtera  »un peu plus de 200 millions d’euros » au quatrième trimestre, puis  »740 millions en année pleine dès 2022″, selon le cabinet d’Olivier Véran.

Cette somme s’ajoutera aux 7,6 milliards déjà accordés aux 1,5 millions de salariés des hôpitaux et des Ehpad, du public comme du privé, via une augmentation générale de 183 euros net par mois (160 euros dans le secteur privé à but lucratif).

Les nouvelles grilles de salaires profiteront en premier lieu aux 200 000 aides-soignants titulaires de la fonction publique hospitalière, qui toucheront 45 euros net de plus par mois après un an de carrière et jusqu’à 468 euros en fin de carrière, selon le ministère. Idem pour les 153 000 infirmiers en soins généraux, qui gagneront 107 euros net de plus avec un an d’ancienneté et jusqu’à 353 euros au dernier échelon.

La revalorisation concernera aussi les infirmiers spécialisés (Iade, Ibode, IPA), les cadres de santé, les auxiliaires de puériculture, ainsi que les professions médico-techniques (manipulateurs radio) et de rééducation (masseurs-kinés).

« Pas de pandémie »: le ministre de la santé ment

« Pas de pandémie »: le ministre de la santé ment

 

 

 

Une nouvelle fois le ministre de la santé a accumulé les contrevérités par rapport à l’ampleur de la crise sanitaire ainsi a-t-il affirmé que « Nous ne sommes pas dans une vague épidémique ». Or en quelques jours nous sommes passés de 25 à 30 000 contaminés à 45 000 hier sans parler des hôpitaux à 80 % mobilisés pour les services de réanimation par le CoronavirusLe mensonge de Véran est contredit par les affirmations mêmes de l’intéressé mais le virus circule beaucoup et un peu plus chaque semaine, « Nous sommes sur un plateau montant, qui augmente de 10% par semaine », a-t-il déclaré, faisant état d’une augmentation de la « tension sanitaire et de la pression hospitalière » au cours des deux dernières semaines.

 

« Nous ne sommes pas dans une vague épidémique mais le virus circule à un niveau élevé », explique Olivier Véran, ministre de la Santé

Le ministre a comparé la situation actuelle à celle ayant précédé le deuxième confinement à l’automne, avec 3 100 malades du Covid en réanimation aujourd’hui, contre  »3 300 ou 3 400″ en octobre. « On est presque aujourd’hui au niveau des réanimations du mois d’octobre. La grande différence aujourd’hui est que la dynamique n’est pas exponentielle c’est vrai, mais à nouveau le nombre de réanimations augmente, c’est factuel », a-t-il insisté, notant que les hôpitaux sont « presque à 60% d’occupation » des lits de réanimation par des patients Covid.

« Pas de pandémie »: le ministre de la santé ment

« Pas de pandémie »: le ministre de la santé ment

 

 

 

Une nouvelle fois le ministre de la santé a accumulé les contrevérités par rapport à l’ampleur de la crise sanitaire ainsi a-t-il affirmé que « Nous ne sommes pas dans une vague épidémique ». Or en quelques jours nous sommes passés de 25 à 30 000 contaminés à 45 000 hier sans parler des hôpitaux à 80 % mobilisés pour les services de réanimation par le Coronavirus. Le mensonge de Véran est contredit par les affirmations mêmes de l’intéressé mais le virus circule beaucoup et un peu plus chaque semaine, « Nous sommes sur un plateau montant, qui augmente de 10% par semaine », a-t-il déclaré, faisant état d’une augmentation de la « tension sanitaire et de la pression hospitalière » au cours des deux dernières semaines.

 

« Nous ne sommes pas dans une vague épidémique mais le virus circule à un niveau élevé », explique Olivier Véran, ministre de la Santé

Le ministre a comparé la situation actuelle à celle ayant précédé le deuxième confinement à l’automne, avec 3 100 malades du Covid en réanimation aujourd’hui, contre  »3 300 ou 3 400″ en octobre. « On est presque aujourd’hui au niveau des réanimations du mois d’octobre. La grande différence aujourd’hui est que la dynamique n’est pas exponentielle c’est vrai, mais à nouveau le nombre de réanimations augmente, c’est factuel », a-t-il insisté, notant que les hôpitaux sont « presque à 60% d’occupation » des lits de réanimation par des patients Covid.

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