Archive pour le Tag 'Santé'

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Santé téléconsultation: une future économie d’un milliard ?

Santé téléconsultation: une future économie d’un milliard ?

Une étude de l’institut économique Molinari explique que le recours plus généralisé à la téléconsultation permettrait de générer une économie d’un milliard par an.

Aujourd’hui l’assurance-maladie  limite à à 20 % maximum la part de la téléconsultation dans l’activité des médecins. Pourquoi ? Personne ne le sait exactement. Peut-être pour des motifs médicaux  (nature des liens avec le patient) ou pour des motifs économiques.

Toujours est-il que cette évaluation est sans doute très approximative car il faudrait prendre en compte de façon plus massive le recours aux moyens de télé expertise qui vont se développer conjointement chez les médecins et chez les patients ( par le biais par exemple des applications de la 5G).. Aujourd’hui par exemple ,  des patients doivent presque systématiquement se rendre dans des cabinets de radiologie ou d’analyse qui se révèlent  très coûteux pour la sécurité sociale, pour les intéressés et pour l’ensemble de l’économie.

Ce sont sans doute des milliards qui sont en jeu bien avantagent que ce qu’indique l’institut économique Molinari d’autant que de nouvelles technologies utilisables à distance dont beaucoup aujourd’hui inconnu vont rendre possible les diagnostics.

Ainsi notamment le recours aux spécialistes pourrait être réduit d’autant si les généralistes pouvaient accéder à certains outils utilisables en télé consultation.

Rappelons que le budget de la Sécu tourne autour de 500 milliards, le plus gros budget de l’État. Une mine pour réaliser des économies et surtout pour permettre des diagnostics encore plus rapides et plus pertinents. De ce point de l’institut économique Molinari a raison de réclamer le déplafonnement du nombre de télés consultation.

«Plafonner les téléconsultations à 20 % de l’activité globale d’un médecin n’a pas de rationalité économique puisque la téléconsultation est un moyen qualitatif et économique de fournir des soins de santé», défend Cécile Philippe, présidente de l’Institut économique Molinari.

Croissance Chine : tassement

Croissance Chine : tassement

 

la Chine a enregistré une croissance de 4 % en rythme annuel au quatrième trimestre (+1,6 % par rapport au trimestre précédent), son rythme le plus faible depuis longtemps

. La baisse de la croissance pourrait se poursuivre en 2022 pour les raisons suivantes : contraction de la demande, choc d’offre, affaiblissement des attentes .

La Chine avait été l’une des rares économies à afficher une croissance positive en 2020 (+2,2 %), au moment où le Covid-19 terrassait le reste du monde. L’activité a rebondi de 8,1 % l’an dernier, mais cette moyenne masque un ralentissement continu tout au long de l’année, particulièrement marqué à partir de l’été.

Si les exportations chinoises ont encore atteint des records, la situation économique intérieure s’est crispée au fil des derniers mois. La politique du « zéro Covid » impose l’instauration de confinements ponctuels, de villes et d’usines, comme à Xi’an ou Tianjin actuellement, pesant sur l’activité..

Du côté de la demande, la consommation privée est toujours à la peine. Le secteur des services (loisirs, tourisme, hôtellerie-restauration, transports…) n’a toujours pas retrouvé son niveau pré-pandémie. Les ventes de détail, principal indicateur de la consommation, ont ainsi signé en décembre leur plus mauvaise performance (+1,7 %) depuis septembre 20220. Les difficultés de l’immobilier pèsent sur la demande de biens de consommation mais aussi sur le marché du travail.

55 organisations pour un grand débat sur la santé

55 organisations pour un grand débat sur la santé

 Frédéric Valletoux, le président de la FHF, résume l’objectif des 55 organisations: « Notre combat, c’est que les politiques se réveillent et prennent la mesure de l’urgence. »

 tribune : 

« Faisons du 17 mars l’occasion d’un débat public sur l’avenir de notre système de santé »

« C’est désormais une certitude : le 17 mars 2022, deux ans après le choc historique du 1er confinement, la bataille du Covid ne sera toujours pas gagnée. 730 jours et six vagues plus tard, l’ensemble des acteurs du soin seront encore sur le pont, pleinement mobilisés pour prendre en charge les Français et continuer de faire bouclier contre l’épidémie.

La crise sanitaire a mis en exergue la souffrance globale de notre système de santé, qui connaît depuis une vingtaine d’année des problèmes chroniques. Le dévouement des soignants dans leur ensemble a permis de faire face à la pandémie malgré des conditions d’exercice très difficiles. Ces deux années ont été particulièrement éprouvantes. Après des mois passés à gérer l’immédiat comme à composer avec les difficultés et les soubresauts de la crise, il devient vital que nous prenions, collectivement, le temps de réfléchir et de débattre pour le futur de notre système de santé.

 

Parce que les crises sont des moments de mise à l’épreuve collective qui appellent à nous remettre en question, et qu’un événement de l’ampleur de celui qui nous frappe nous oblige à combattre le fatalisme d’un système de santé à la croisée des chemins, à le repenser pour aujourd’hui et les générations à venir ;

Parce que la santé demeure l’une des préoccupations majeures des Français, mais que le sujet reste insuffisamment traité puisqu’il n’est jamais parvenu, jusqu’à présent, à trouver une volonté politique suffisante ;

Il est indispensable de faire de la santé une thématique prioritaire du débat politique. C’est pourquoi la Fédération hospitalière de France et l’Institut Covid-19 Ad Memoriam ont proposé d’organiser, à cette date symbolique du 17 mars, une journée d’hommage aux soignants et de réflexion sur notre système de santé, en partenariat avec Sciences Po Lille et l’École Supérieure de journalisme de Lille.

Après une matinée d’hommage et de débats, l’après-midi, portée par la FHF avec Sciences Po Lille, sera consacrée aux auditions des candidats à la présidentielle.

L’initiative se veut collective et inédite en rassemblant les institutions appartenant au secteur sanitaire et médico-social, hospitalier et ambulatoire, public et privé et les associations représentant les malades et les usagers.

L’accessibilité aux soins, les conditions de travail des soignants comme condition sine qua non de la qualité des soins, le grand âge, la prévention et le financement sont autant d’enjeux qu’il s’agira de porter à discussion. Le constat des difficultés auxquelles notre système de santé fait face et de son essoufflement, aussi bien en ville qu’à l’hôpital, est partagé par tous. Il s’agit désormais de débattre des solutions pour parvenir à relever les défis actuels et à venir.

A l’approche des échéances électorales de 2022, il est fondamental que les candidats à la présidentielle mesurent la nécessité de la refonte du système de santé et qu’ils s’expriment sur les réponses qu’ils comptent apporter. Ainsi, nous, patients, hospitaliers, professionnels de ville, des établissements et services à domicile du médico-social, élus, étudiants, citoyens ; nous, acteurs et bénéficiaires du système du santé dans son ensemble, demandons aux candidats déclarés à l’élection présidentielle de venir débattre avec nous le 17 mars prochain. »

Les premiers signataires :

  • Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France
  • Pierre Mathiot, directeur de Sciences Po Lille
  • Catherine Duchêne, enseignante en politiques de santé à Sciences Po Lille et l’ESJ

Les autres signataires :

  • Jean-Christophe Amarantinis, Président du SYNERPA
  • Florence Arnaiz-Maumé, Déléguée générale du SYNERPA
  • Romain Aulanier, Président du CoD3S
  • Michel Benard, Président de la Fédération Nationale Avenir et Qualité de Vie des Personnes Agées (FNAQPA)
  • Pr Jean-Yves Blay, Président d’Unicancer
  • Dr Rachel Bocher, Présidente de l’Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers (INPH)

  • Dr Patrick Bouet, Président de l’Ordre des médecins
  • Christophe Bouillon, Président de l »Association des Petites Villes de France
  • Dr François Braun, Président de Samu Urgences de France
  • Caroline Cayeux, Présidente de Villes de France
  • Patrick Chamboredon, Président de l’Ordre des infirmiers
  • Philippe Chêne, Président du SNITEM (Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales)
  • Dr Jean-François Cibien, Président d’Action praticiens hospitaliers (APH)
  • Dr Hélène Colombani, Présidente de la Fédération Nationale des Centres de Santé (FNCS)
  • Anne-Marie Curat, présidente de l’Ordre des Sages-femmes
  • Carole Delga, Présidente des Régions de France
  • Marie-Sophie Desaulle, Présidente de la Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne privés solidaires
  • Pr Patrick Doutreligne, Président de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (UNIOPSS)
  • Dr Gael Durel, Président de l’Association nationale des médecins coordonateurs et du secteur médico-social
  • Marie-Noëlle Gérain-Breuzard Présidente de la Conférence DG CHU
  • Lamine Gharbi, Président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée Président
  • Dr Thierry Godeau, Président de la Conférence des présidents de commissions médicales d’établissement CH
  • Jérôme Goeminne, Président du Syndicat des Managers Publics de Sant (SMPS)
  • Sophie Guinoiseau, Présidente de la Fédération Nationale des Etablissements de Santé de Proximité
  • Tatiana Henriot, Présidente de l’Union nationale des infirmiers en pratique avancée (Unipa)
  • Elisabeth Hubert, Présidente de la Fédération Nationale des Etablissements d’Hospitalisation à Domicile
  • Claude Jeandel, Président du CNP DE GERIATRIE (Conseil National Professionnel de gériatrie)
  • Pr Claude Leicher  Président de la Fédération des Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (FCPTS)
  • David Lisnard, Président de l’Association des maires de France
  • Nicolas Lunel, Président Association Nationale des Étudiants en Médecine de France (ANEMF)
  • Pascal Mariotti, Président de l’ADESM Association des établissements du service public de santé mentale
  • Pascale Mathieu, Président de l’Ordre des masseurs kinésithérapeutes
  • Anne Meunier Secrétaire générale du Syncass-CFDT
  • Gerard Mick, Président de la Fédération Nationale des Dispositifs de Ressources et d’Appui à la Coordination des Parcours de Santé
  • Dr Christian Muller , Président Conférence des présidents de commissions médicales d’établissement CHS
  • Gilles Noël, Président de la commission nationale santé de l’Association des maires ruraux de France
  • Mathilde Padilla, Présidente de la Fédération Nationale des Étudiant.e.s en Soins Infirmiers (FNESI)
  • Dr Philippe Pommarede Président de l’Ordre des chirurgiens-dentistes
  • François Randazzo, Président d’Alizé Kiné
  • Dr Gérard Raymond, Président de France Assos Santé
  • Mathilde Renker, Présidente de l’InterSyndicale Nationale Autonome Représentative des Internes de Médecine Générale (ISNAR IMG)
  • Jean-Pierre Riso, Président de la FNADEPA
  • Johanna Rolland, Présidente de France Urbaine
  • Francis Saint-Hubert, Président de la Conférence DG CH
  • Nathalie Salles, Présidente de la Société Française de Gériatrie et Gérontologie
  • Pr Rémi Salomon, Président de la Conférence des présidents de commissions médicales d’établissement CHU
  • François Sauvadet, Président de l’Assemblée des départements de France
  • Emmanuel Sys, Président de la CNDEPAH
  • Pr Brigitte Tarkowski, Présidente de l’Ordre des pédicures podologues
  • Karim Tazarourte, Président de la Société française de médecine d’urgence
  • Marie-Reine Tillon, Présidente de l’Union Nationale de l’Aide, des Soins et des Services aux Domiciles (UNA)
  • Philippe Vermesch, Président du Syndicat des Médecins Libéraux

Système de santé : Une crise encore plus grave dans les territoires

Système de santé : Une crise encore plus grave dans les territoires 

Conseillers municipaux en Bretagne, Tugdual Le Lay et Arnaud Platel, respectivement de Génération.s et du PS, dénoncent dans une tribune au « Monde » les inégalités territoriales en matière de santé. Des mesures doivent être prises, les usagers et les soignants le réclament.

 

Tribune.

 

En France, la crise sanitaire est une réalité plus ancienne que le Covid-19. En effet, si cette pandémie met à rude épreuve notre système de santé, celui-ci ne l’a toutefois pas attendue pour connaître ses premières difficultés. Dans nos territoires, nous le constatons depuis un certain temps, l’abnégation des acteurs du soin permet à notre système de santé de tenir, voire de survivre.

D’abord, si nous sommes parvenus à tenir jusque-là et notamment en pleine épidémie, c’est grâce à l’engagement exceptionnel de milliers de femmes et d’hommes, soignants, agents du service public de la santé et de l’ensemble des personnels médicaux. Elles et ils se sont investis sans compter pour contenir, freiner, répondre aux situations les plus urgentes.

Dans nos hôpitaux, les applaudissements de 20 heures n’ont été que de peu d’aide face à la fermeture de lits et la réduction progressive des effectifs, sur fond de dégradation des conditions de travail et de crise des vocations. Au centre hospitalier de Quimper (Finistère), un salarié sur dix (11 % selon les syndicats, 8,9 % pour la direction) est en arrêt maladie quand, toujours selon les syndicats, un à deux postes par service ne sont pas occupés.

Ensuite, c’est grâce à l’action de collectivités territoriales qui résistent encore et toujours à la désertification médicale. Phénomène ancien puisque en France, le nombre de personnes vivant dans une commune avec accès limité à un médecin généraliste est passé de 1 % en 2007, à 7,6 % en 2012 pour atteindre 11,1 %, soit près de 7,5 millions de personnes en 2018Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, cette situation représente une injustice sociale qui frappe d’abord les plus précaires, qui ont « jusqu’à huit fois plus de risques de renoncer à des soins dans les zones très sous-dotées en médecins généralistes ».

Ainsi, en zone rurale, l’espérance de vie des hommes est inférieure de 2,2 années par rapport à ceux vivant en zones urbaines. À Guingamp (Côtes-d’Armor), l’hôpital, sa maternité, ses services d’urgence et ses plateaux techniques relèvent d’une importance stratégique vitale pour un territoire qui dépasse les quelque 3 kmde sa frontière municipale et où l’indice de vieillissement est 63 % supérieur à la moyenne nationale – révélant ainsi un besoin absolu de soins en proximité.

Combien d’entre nous pourraient connaître la situation de cette femme de Laval, transportée à plus de 200 km de chez elle, à Vannes (Morbihan), faute d’avoir pu être admise dans les cinq autres maternités sur sa route ? Enfin, si le système de santé tient encore – en Bretagne singulièrement – c’est parce qu’il participe à l’attractivité de bassins de vie entiers.

 

Complémentaires santé : une augmentation « en douce » de 3, 4 %

Complémentaires santé : une augmentation « en douce » de 3, 4 %

 

Récemment les assurés ont reçu leur nouvelle carte de leur mutuelle ainsi qu’une petite note signalant l’augmentation des tarifs. Une augmentation qui n’est pas marginale puisqu’elle atteint de l’ordre de 3,4 % en moyenne . Signalons que sur l’année la hausse des prix se rapproche de 3 %. Par contre les revenus du travail et de l’épargne ne seront pas relevées d’autant. Pour l’instant on annonce simplement des augmentations de leur de 1 %. Le phénomène de l’augmentation des mutuelles rejoints l’inflation constatée pour les prix dans nombre de services. En raison de ce phénomène, la structure de consommation ce déforme dans les ménages ou les dépenses contraintes ne cessent de progresser au détriment des dépenses ajustables. À noter cependant que. l es disparités sont cependant importantes d’une mutuelle à l’autre et 20 % d’entre elles, notamment la Matmut, vont geler leurs tarifs.

On notera que cette augmentation pourtant significative n’a guère fait l’objet d’éclairage et encore moins de prise en compte par les autorités et même par les médias. Une augmentation  » en douce » ou à bas bruit comme on dit maintenant !

Santé : Les vrais sujets d’une réforme

Santé :  Les vrais sujets d’une réforme

 

Dix organisations mutualistes et syndicales disent redouter, dans une tribune au « Monde », la politisation du débat sur l’articulation entre Sécurité sociale et complémentaires santé et invitent les parties prenantes à s’emparer des vrais sujets : poids excessif du coût de la santé dans le budget de certains foyers, déserts médicaux, etc.

 

Tribune.

 

Depuis 2019, le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie (HCAAM) mène des réflexions sur la question de l’articulation entre la Sécurité sociale et les complémentaires santé.

Cette instance, qui réunit plus d’une soixantaine d’acteurs du monde de la protection sociale et qui produit des analyses et des avis préalables au travail législatif, est soumise, dans un contexte préélectoral, à une politisation de ses débats peu propice à leur bon achèvement.

Pourtant, le HCAAM est un lieu d’intelligence collective où les acteurs ne sont pas dans le conflit mais dans la recherche de solutions communes au bénéfice de l’intérêt général. Les signataires réaffirment l’intérêt d’une telle instance, nécessaire pour la démocratie sanitaire de notre pays, et condamnent fermement les instrumentalisations. Ils souhaitent que les prochains travaux retrouvent la sérénité nécessaire à la qualité des avis.

Alors que le reste à charge des Français est le plus bas d’Europe, une polémique nourrie enfle sur l’un des scénarios que cette instance documente, celui d’une étatisation de la complémentaire de santé, dite « grande Sécu ». Pour ne pas nous égarer dans une vaine polémique, nous souhaitons réaffirmer les enjeux auxquels les Français et notre système de santé sont confrontés.

Le débat sur l’articulation entre la Sécurité sociale et les complémentaires santé est pertinent dès lors qu’il réclame des réponses à de vraies interrogations, comme celles, par exemple, du poids excessif du coût de la santé dans le budget de certains foyers.

Mais ce débat et certaines solutions trop simplistes ne répondent pas, loin s’en faut, aux difficultés quotidiennes que vivent les Français. Déserts médicaux, allongement des délais pour obtenir un rendez-vous chez un médecin généraliste ou spécialiste, crise profonde de l’hôpital soumis à de dramatiques difficultés de recrutement, prise en charge insuffisante de la perte d’autonomie : voilà les principaux enjeux, immédiats, prioritaires, auxquels ils sont confrontés pour accéder aux soins.

Il faut, par ailleurs, sortir notre système de santé des ornières dont il ne peut se dégager depuis trop longtemps : complémentarité insuffisante entre les soins de ville et l’hôpital, excessivement sollicité, système exagérément organisé autour des soins au détriment de la prévention, autour de la croyance dans la toute-puissance d’un Etat central au détriment du formidable potentiel des acteurs de terrain : collectivités locales, associations de patients, professionnels de santé, partenaires sociaux, complémentaires santé… Un Etat central qui, face à la hausse des dépenses de santé sous le poids du vieillissement de la population, du développement des maladies chroniques et du progrès technique, ne trouve que des solutions comptables – ou le recours à la dette sociale – pour masquer temporairement les déficits qu’il génère structurellement.

Santé-Vaccin obligatoire, ceinture de sécurité, même combat ?

Santé-Vaccin obligatoire, ceinture de sécurité, même combat ?

L’obligation de s’attacher en voiture a mis du temps avant d’être acceptée en Allemagne. Pour l’hebdomadaire Der Spiegel, les discussions des années 1970 sur le sujet sont comparables aux débats actuels concernant l’obligation vaccinale.

Notons que l’obligation vaccinale et l’interdiction d’alcool au volant constituent une comparaison encore plus pertinente car dans les deux cas c’est aussi la vie des autres qui est en danger .NDLR

 

Doit-on sacrifier sa liberté individuelle au profit de la sécurité de tous ? En Allemagne, cette question est au cœur des débats publics, depuis la prise de position du chancelier Olaf Scholz, début décembre, en faveur d’une obligation vaccinale contre le Covid-19. Partisans d’une telle mesure, le ministre-président de Bavière conservateur Markus Söder et le ministre des Finances libéral Christian Lindner l’ont, entre autres, comparée au port de la ceinture de sécurité, devenue obligatoire à l’ouest du pays en 1976.

“Le combat culturel sur l’obligation de la ceinture de sécurité rappelle fortement les débats actuels sur la vaccination obligatoire”, approuve Der Spiegel. À la fin des années 1970, l’utilisation de la ceinture en voiture n’allait pas de soi outre-Rhin, mais la modernisation des voitures et la multiplication des accidents a poussé les autorités à agir. À l’époque – “et c’est toute l’ironie de l’histoire” –, la vaccination contre la variole était imposée.

« Une injection passait encore, mais donner des consignes aux automobilistes était considéré comme trop intrusif.”

 

Santé-Stratégie Covid : l’erreur du tout vaccinal

Santé-Stratégie Covid : l’erreur du tout vaccinal

 

 

 Le médecin urgentiste Gérald Kierzek   estime ( comme beaucoup d’autres experts médicaux)  que les nouvelles restrictions décidées par le gouvernement ne permettront pas de sortir de la crise. (intreview Le Figaro)

Gérald Kierzek est médecin urgentiste et chroniqueur santé, directeur médical de Doctissimo, et auteur notamment de Coronavirus, comment se protéger? (Éditions de l’Archipel, mars 2020).

Le gouvernement vient de franchir le cap du passe vaccinal. Cette mesure, selon vous, permettra-t-elle d’accélérer la troisième dose et endiguer la propagation du variant Omicron?

Gérald KIERZEK. - Le passe vaccinal n’a qu’un seul objectif, comme l’avait le passe sanitaire : pousser les Français à la vaccination, et force est de constater que cela a fonctionné. Il est donc probable qu’il va accélérer la troisième dose car les gens n’ont pas le choix. En revanche, le passe vaccinal, pas plus que la troisième (ni la quatrième ni les autres boosters) ne vont enrayer la « vague » Omicron. Il s’agit d’une vague de contaminations qui évolue pour son propre compte. Il est illusoire de vouloir arrêter les transmissions et aucune mesure décidée par l’Homme ne pourra éradiquer ce coronavirus. Le discours consistant à dire «vaccinez-vous et grâce à votre passe vivez normalement» ne tient pas sur le plan médical.

Covid-19 : le risque d’un écroulement du système de santé (OMS)

Covid-19 : le risque d’un écroulement du système de santé (OMS)

le risque d’écroulement du système de santé est d’autant plus grand que l’envolée des statistiques de contaminés sont aujourd’hui surtout imputables aux variants Delta dans la plupart des cas.

 

Le variant omicron beaucoup plus contagieux va rapidement prendre le dessus sur Delta et faire exploser les statistiques au point que les hôpitaux pourraient être dans l’incapacité de traiter les malades atteints. C’est y compris le cas de la France déjà proche de la saturation. Pour preuve nombreux d’opérations de pathologies autres que Covid sont décalées dans le temps.

 

Le «tsunami» des cas dus aux variants Omicron et Delta de Covid-19 va conduire les systèmes de santé au bord de l’«effondrement», a mis en garde mercredi l’Organisation mondiale de la santé. «Je suis très préoccupé par le fait qu’Omicron, plus transmissible, circulant en même temps que Delta, entraîne un tsunami de cas. Cela exerce et continuera d’exercer une immense pression sur un personnel de santé épuisé et des systèmes de santé au bord de l’effondrement», a déclaré le chef de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse.

Covid- Scénario noir santé- 200 000 cas dès janvier et la paralysie économique ?

Covid- Scénario noir santé-  200 000 cas dès janvier et la paralysie économique ?

On pourrait enregistrer des statistiques de contaminés de l’ordre de 200 000 par jour, a estimé vendredi sur CNews l’infectiologue Benjamin Davido. Un chiffre tellement impressionnant qu’on pourrait perdre le contrôle total de la pandémie avec en plus.  Ce risque d’absentéisme et de paralysie économique a déjà été évoqué par le conseil scientifique. Un pronostic qui n’a d’ailleurs guère été apprécié par le gouvernement qui reproche au président du conseil scientifique d’être trop bavard et sans doute trop pertinent.le risque d’une paralysie de la vie économique et sociale du fait en particulier de l’absentéisme.Pourtant la réalité des chiffres est, À Noël on a déjà franchi le record absolu de 100 000 contaminés, ainsi qui pourrait doubler début 2022 sans nouvelles mesures restrictives.

« Il va falloir qu’on réfléchisse à un plan de secours » pour l’hôpital, a  souligné Benjamin Davido.

« Si vous mettez en éviction (tous les cas positifs et les cas contacts) dans le système scolaire, la police, l’hôpital, (la société) va être à l’arrêt », a prévenu vendredi Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Tenon sur BFMTV.

Le plus grand danger risque d’être économique avec une paralysie en tout cas un grand ralentissement des activités y comprises essentielles.  La liste est longue des secteurs risquant de subir les absences au travail liées aux « centaines de milliers » de cas par jour redoutés en début d’année, selon Olivier Guérin, membre du Conseil scientifique français, citant « la distribution alimentaire, la sécurité, l’énergie, les transports, les communications, et la santé ».

Le président de l’institution, Jean-François Delfraissy, a de son côté soulevé la « désorganisation possible d’un certain nombre de services essentiels ». Encore minoritaire dans l’Hexagone, le variant Omicron n’a pas causé d’isolements forcés massifs en raison de cas positifs ou de cas contacts. Mais quelques signaux d’alerte s’affichent et les projecteurs sont braqués sur la sixième vague en janvier.

Perspectives économiques 2022 : Priorité à la santé, à l’éducation et au climat (OCDE)

Perspectives économiques 2022  : Priorité à la santé, à l’éducation et au climat (OCDE)

 

Laurence Boone, économiste en chef de l’OCDE affirme estime « qu’il y a une réforme en profondeur des finances publiques à faire en faveur de la santé, de l’éducation et du climat. »  dès l’année 2022 ( intreview dans la Tribune)

Comment se caractérise la reprise économique heurtée par le variant Omicron à l’échelle mondiale ? A quoi faut-il s’attendre en 2022 ?

LAURENCE BOONE - La reprise continue mais il y a beaucoup de déséquilibres partout dans le monde, que ce soit entre les pays et à l’intérieur des pays. Ces déséquilibres peuvent se manifester dans les chaînes de production et dans l’inflation. Cette année 2022 va être un exercice d’équilibre. En 2021, le rebond du PIB a été très fort au niveau mondial à 5,6%. La croissance devrait passer à 4,5% en 2022 et 3,2% en 2023. Si des déséquilibres existent entre les différentes régions du monde, la dynamique est globalement la même à cet horizon.

La croissance rapide du variant Omicron nous rappelle qu’on est loin d’être sortis de la crise sanitaire. Néanmoins, avec la vaccination qui progresse, le soutien de la politique monétaire et budgétaire dans le monde, la reprise se poursuit et devrait atteindre un pic au tournant de 2021, puis revenir de manière assez graduelle au type de croissance d’avant crise. D’ici fin 2023, le monde devrait être revenu sur le sentier de croissance que l’on connaissait avant cette crise sanitaire. On est prudemment optimistes.

Quelles sont les principales divergences entre les Etats-Unis et la zone euro dans cette reprise ?

Il y a un certain nombre de déséquilibres à commencer par la façon dont les pays ont reconquis la croissance. La reprise est contrastée entre les Etats-Unis et la zone euro. En zone euro, beaucoup d’efforts ont été faits pour maintenir les personnes dans l’emploi et pour soutenir l’emploi. Cela se traduit par une situation sur l’emploi qui est revenue à son niveau d’avant-crise. Elle devrait continuer de s’améliorer dans les mois à venir.

Aux Etats-Unis, le taux d’emploi est à la traîne et ne devrait pas retrouver avant fin 2023 son niveau d’avant-crise. Le recul du PIB a été un peu plus limité en 2020 aux Etats-Unis par rapport à l’Europe. Et le rebond a été fort outre-Atlantique. Ce qui signifie qu’en cas de choc, l’emploi risquerait de souffrir aux Etats-Unis alors qu’en Europe, c’est plutôt la croissance.

Vous êtes particulièrement vigilante sur la reprise dans les économies émergentes.

La pandémie a encore ralenti le processus de rattrapage des économies de marché émergentes. Depuis 2014, ce rattrapage avait commencé à stagner. Avec la pandémie, l’écart de niveau de vie entre les pays avancés et les pays émergents a tendance à s’accroître. Ce déséquilibre mondial se forme car il y a moins de vaccins, moins de soutiens monétaires et budgétaires dans les pays émergents. Cela n’est pas très favorable pour leur niveau de vie et pour la demande qu’ils adressent aux pays avancés.

Que devrait-on faire pour limiter ces déséquilibres ?

La première chose à faire pour réduire ces déséquilibres économiques est la vaccination. Il

La menace des plates-formes sur la santé mentale des enfants

La menace des plates-formes sur la santé mentale des enfants 

Dans une lettre ouverte à Mark Zuckerberg publiée dans « Le Monde », des psychologues, des spécialistes de la santé et du numérique s’inquiètent de l’opacité des recherches menées par Meta sur l’effet des plates-formes et demandent à l’entreprise de coopérer.

 

Tribune

 

Cher Mark Zuckerberg, nous sommes une coalition mondiale de chercheurs dont l’expertise se situe à la croisée de la psychologie, de la technologie du numérique et de la santé. Récemment, nous avons eu accès à des articles de presse relatant des recherches menées au sein de vos entreprises sur la santé mentale des enfants et adolescents, utilisateurs de Facebook, Instagram et WhatsApp.

Malheureusement, ces recherches se déroulent à huis clos et sans aucune supervision indépendante. Par conséquent, nous n’avons qu’une vision parcellaire des études menées par vos entreprises. Nous pensons que les méthodologies employées jusqu’à présent ne répondent pas aux standards scientifiques élevés qui sont requis pour étudier de manière responsable la santé mentale des enfants et des adolescents.

Lire aussi  Article réservé à nos abonnés « Facebook Files » : pour le réseau social, deux mois de tourmente médiatique et politique

Bien que rien dans vos fuites ne permette de dire que les réseaux sociaux provoquent des suicides, de l’automutilation ou des maladies mentales, ce sont des sujets de recherche sérieux. Ce travail, ainsi que les outils que vous utilisez ne devraient pas être développés sans une supervision indépendante. Il faut disposer de données scientifiques solides avant de tirer des conclusions définitives ou de lancer de nouveaux outils.

Vous et vos organisations avez l’obligation morale et éthique d’aligner vos recherches internes sur des standards scientifiques rigoureux privilégiant le souci de la preuve en science de la santé mentale, a fortiori si cela concerne les enfants et les adolescents. Avec 3 milliards de personnes utilisant les plates-formes Meta pour leurs activités sociales, leurs loisirs et leurs affaires, il est tout à fait possible que ces environnements virtuels aient des effets considérables sur la santé mentale des jeunes utilisateurs, que ce soit de manière positive ou négative.

Le fait que vous meniez les recherches révélées dans de récents articles de presse montre clairement que vous concevez que de tels effets sont possibles. Bien que nous saluions vos tentatives de comprendre dans quelle mesure vos plates-formes peuvent avoir un impact sur la santé mentale des jeunes, nous pensons que la manière dont vos équipes conduisent cet important travail de recherche (en secret et avec une méthodologie critiquable) est discutable et, dans son état actuel, vouée à l’échec.

Au lieu de produire des résultats scientifiques fiables, le travail a – de manière prévisible – suscité un grand scepticisme de la part des scientifiques et une inquiétude généralisée de la part des législateurs, des journalistes, des parents et des jeunes. C’est frustrant, car si les bons outils scientifiques et éthiques étaient mis en place, les données collectées par Meta pourraient éclairer, de manière inédite, notre compréhension de l’usage des technologies numériques et leur influence sur la santé mentale.

 

Santé publique: Revoir la gouvernance mondiale

Santé publique: Revoir la gouvernance mondiale

 

Jean-François Alesandrini, ancien directeur des affaires publiques à la DNDi,  Benjamin Coriat, économiste Fabienne Orsi, économisteEstiment qu’il faut penser la santé publique mondiale comme un bien commun.

 

 

Tribune. 

Salués par les grands médias et de nombreux experts en santé publique, des accords ont récemment été conclus entre les groupes pharmaceutiques Pfizer et Merck et le Medicines Patent Pool (MPP) [une initiative lancée par l’organisation Unitaid pour encourager la levée des brevets installée à Genève] pour accélérer la production de médicaments et leur diffusion dans des pays à revenu faible et intermédiaire.

Que deux grands laboratoires pharmaceutiques annoncent ainsi la mise à disposition imminente de deux nouveaux médicaments contre le Covid-19, avec de surcroît la possibilité offerte de les produire sous forme générique pour nombre de pays pauvres ne peut en première approximation qu’être salué comme une excellente nouvelle. Comment ne pas se réjouir de voir l’arsenal thérapeutique contre le Covid-19 s’élargir au-delà des vaccins et l’être, de plus, avec un relâchement de la propriété intellectuelle sur de nouveaux traitements ?

Ici, il faut, comme souvent, aller au-delà des apparences et tâcher de mieux comprendre ce qui est en jeu.

Pour qui se soucie d’aller au-delà de la surface des choses et des effets d’annonce (au demeurant soigneusement orchestrés par les agences de communication des grandes compagnies pharmaceutiques), cette séquence inédite offre un terrain d’analyse incomparable. On y perçoit la réalité des rapports de forces, des enjeux et des tensions qui se jouent depuis le début de la pandémie entre les géants de l’industrie, les gouvernements et la société civile, avec en toile de fond le contrôle de l’innovation thérapeutique et les conditions de son accès aux patients et aux citoyens de l’ensemble de la planète. L’enjeu financier se chiffre en centaines de milliards d’euros, avec en balance la question de l’accès pour tous, condition qui dicte celle du contrôle de la pandémie.

Selon ces accords, le Lagevrio (Merck) et le Paxlovid (Pfizer), conçus pour traiter les formes légères et modérées du Covid-19, seront accessibles sans contrainte de brevets dans une centaine de pays à bas et moyens revenus. Grâce à des licences volontaires qui pourront, par l’intermédiaire du MPP, être octroyées à des génériqueurs [les laboratoires qui fabriquent et commercialisent les médicaments génériques] intéressés à les produire partout dans le monde, ces nouveaux médicaments pourront être accessibles à moindre coût dans les pays en question. Cela permettra en principe aux patients qui en bénéficieront d’éviter les formes graves et en même temps de prévenir la saturation des hôpitaux dont on connaît partout la fragilité, une fragilité plus marquée encore dans les pays pauvres.

Obligation vaccinale : on attend quoi ? Qu’il y ait 100 000 morts supplémentaires ?

Obligation vaccinale : on attend quoi ? Qu’il y ait 100 000 morts supplémentaires ?

 

Alors que le nouveau variant, sinon plus dangereux au moins nettement plus contaminant n’a pas encore eu d’effet significatif, la pandémie Covid  progresse de manière exponentielle par exemple avec 50 000 cas hier 1er décembre 2021 en France . Dès lors,  on se demande ce qu’attendent les 

On peut se demander en quoi serait liberticide l’obligation vaccinale dans la mesure déjà 11 vaccins sont obligatoires en France. ;

La liste des vaccins obligatoires a été élargie en juillet 2017 par le Ministère de la Santé, du fait des circonstances et du manque en termes de vaccination constaté : la loi du 30 décembre 2017 rend obligatoires 8 vaccins supplémentaires pour les moins de 2 ans (nés après le 1er janvier 2018).

Au total, la liste compte 11 vaccins obligatoires : 

  • le vaccin contre la coqueluche est devenu obligatoire ;
  • le vaccin contre l’haemophilus influenza b est devenu obligatoire ;
  • le vaccin contre l’hépatite B est devenu obligatoire ;
  • le vaccin contre la méningocoque C est devenu obligatoire ;
  • le vaccin contre le pneumocoque est devenu obligatoire ;
  • le vaccin contre la rougeole est devenu obligatoire ;
  • le vaccin contre les oreillons est devenu obligatoire ;
  • le vaccin contre la rubéole est devenu obligatoire.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) redoute ainsi 700.000 morts supplémentaires sur le continent d’ici au printemps. La situation est d’autant plus préoccupante que le variant Omicron a été détecté dans plusieurs pays.

De ce fait, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé ce mercredi être favorable à une « discussion » sur la vaccination obligatoire.

Olaf Schölz, le nouveau chancelier qui succèdera prohainement à Angela Merkel, a annoncé que l’obligation vaccinale allait faire l’objet d’une proposition de loi devant le parlement avant la fin de l’année.

Dans l’Hexagone, l’idée d’une obligation vaccinale gagne également du terrain. « J’ai du mal à voir le problème pour être honnête quand on sait qu’on fait des vaccinations obligatoires pour chaque enfant qui naît », a par exemple avancé François Bayrou ce mercredi matin au micro de BFMTV.

Santé-Covid 19 : le laxisme européen responsable de la pandémie (OMS)

santé-Covid 19 : le laxisme européen responsable de la pandémie (OMS)

Avec plus de 2,5 millions de cas et près de 30.000 morts enregistrés depuis une semaine, le vieux Continent est de loin la région du monde la plus touchée par la pandémie, selon les données officielles collectées par l’AFP. Et la tendance reste à la hausse. Sans parler de l’incidence du variant omicron récemment débarqué en Europe

L’Organisation mondiale de la santé tire la sonnette d’alarme sur la situation sanitaire dans le Vieux continent. L’OMS s’est inquiétée dans un communiqué publié mardi 23 novembre de l’ »emprise » de la pandémie de Covid-19 en Europe, estimant qu’elle pourrait être à l’origine de 700 000 morts de plus dans le continent, d’ici le printemps 2022. Si ce scénario se confirmait, il y porterait le nombre total de décès à 2,2 millions.

« On peut s’attendre à ce que les lits d’hôpitaux soient soumis à une pression élevée ou extrême dans 25 pays et à une pression élevée ou extrême dans les unités de soins intensifs dans 49 des 53 pays d’ici au 1er mars 2022. Les décès cumulés signalés devraient atteindre plus de 2,2 millions d’ici le printemps prochain, sur la base des tendances actuelles », a expliqué l’organisation dans un communiqué.

Actuellement, plus de 1,5 million de personnes sont mortes du Covid-19 dans la région.

Pour l’OMS, l’augmentation des cas s’explique par la combinaison de la prévalence du variant Delta hautement contagieux, d’une couverture vaccinale insuffisante et de l’assouplissement prématuré des mesures anti-Covid-19.

Selon ses données, les décès liés à la pandémie ont plus que doublé depuis fin septembre, passant de 2 100 par jour à près de 4 200 quotidiens.

Santé-5ème vague Covid: Un attentisme criminel du gouvernement

Santé-5ème vague Covid: Un attentisme criminel du gouvernement

 

Une nouvelle fois à l’occasion d’une vague Covid, le gouvernement choisit l’attentisme. Il va Sans doute réagir mais avec un mois de retard. Certes les chiffres de la pandémie sont pour l’instant moins dramatiques en France. Notons cependant qu’il y a environ un mois la moyenne de contaminés était de l’ordre de 5000. Samedi dernier elle a atteint 15 000 pour passer à plus de 22 000 ce samedi 20 novembre. À ce rythme on atteindra environ 50 000 à 70 000 contaminés d’ici un mois.

Alors que l’alerte est quasi générale en Europe, le gouvernement tergiverse et n’entend prendre aucune nouvelle mesure contraignante pour stopper l’ampleur de la cinquième vague actuellement en cours. Un attentisme qui pourrait se révéler dramatique. Les raisons de cet immobilisme sont expliquées par le ministre de l’économie qui ne veut pas porter atteinte à l’activité. Pourtant le professeur Elie Azoulay, réanimateur, chef du service de réanimation à l’hôpital Saint-Louis, après que Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement a affirmé que « la cinquième vague est là, elle arrive mais nous avons de bonnes raisons de penser qu’elle n’emportera pas tout sur son passage ». Le problème c’est qu’il y a autant de raisons de penser qu’elle pourrait être encore dramatique d’autant qu’on constate nettement que les cas graves concernent surtout les non vaccinés principaux propagateurs du virus. Parmi les mesures d’urgence, il faudrait notamment décréter le confinement pour les non vaccinés qui sont des principaux vecteurs de la pandémie ; ce qu’ont décidé déjà un certain nombre de pays

 

Cette cinquième vague est-elle arrivée à l’hôpital Saint-Louis ?

Elie Azoulay : Elle est là.  Nous ne sommes jamais redescendus à zéro tous ces derniers temps.

Est-ce que ces malades qui arrivent ont été vaccinés ?

Pour l’essentiel, non. Pour la grande majorité des patients que nous avons, ce sont des malades qui n’ont pas été vaccinés. Nous avons aussi un groupe de malades qui sont des malades immunodéprimés et qui n’ont pas les défenses immunitaires nécessaires pour développer des anticorps suite à la vaccination. Donc ce sont des malades pour lesquels l’absence d’immunisation est attendue. Il y a tout un ensemble de protocoles qui sont faits pour limiter la gravité chez ces malades là, mais ils peuvent être en réanimation. Et puis nous avons des malades qui ont été vaccinés, qui ont reçu deux injections de vaccin et qui ont perdu leur immunité avec le temps et qui sont donc éligibles maintenant à la troisième injection.

Vue la situation, faut-il, selon vous, renforcer les mesures sanitaires, comme c’est le cas chez nos voisins ? La Belgique a décidé par exemple de généraliser à nouveau le port du masque et de rendre obligatoire le télétravail. Faut-il faire la même chose ?

Ce sont des décisions qui sont éminemment politiques. Nous sommes dans un pays où le taux de vaccination est quand même très impressionnant. Le problème est surtout auprès des populations non vaccinées pour des raisons différentes. Chez ces personnes-là, la vulnérabilité est immense. Et le risque de faire une forme grave est majeur.

Pour les personnes vaccinées, est-ce que c’est important de faire la troisième dose ?

Oui, surtout si l’injection date de six mois. Avec le temps, la protection contre une PCR positive, mais aussi contre une hospitalisation, diminue. Et donc, quand on est à six mois, il faut se refaire revacciner. Ce « booster », cette troisième injection, permettra à nouveau l’efficacité qu’on attendait des vaccins précédents. Avec la troisième injection, on revient à une efficacité contre la positivité, l’hospitalisation et l’hospitalisation en réanimation.

Est-ce que cette troisième dose est efficace très rapidement, contrairement aux deux premières doses ?

Absolument. Elle est efficace en quelques jours. Et il est recommandé, y compris pour les gens qui ont entre 50 et 65 ans, quand la deuxième injection date de cinq à six mois, de prendre son rendez-vous et d’organiser des choses pour que ce soit fait, en particulier avant les fêtes de fin d’année ou les regroupements familiaux vont à nouveau exposer les uns et des autres à de nouvelles contaminations.

Santé-Covid 19 alerte en Europe : 300 000 contaminés par jour

Santé-Covid 19  alerte en Europe :  300 000 contaminés par jour

Nouveau record en Europe ; Avec près de 300.000 cas détectés mercredi, le continent européen a dépassé le pic de la seconde vague.  Depuis plusieurs semaines, une nouvelle vague de Covid-19 semble submerger la France, mais plus encore ses voisins européens. Certains d’entre eux sont d’ailleurs revenus à des restrictions drastiques : un confinement pour les personnes non vaccinées en Autriche, une preuve de vaccination obligatoire en Allemagne pour entrer dans les restaurants, les bars ou les salles de sport, un couvre-feu aux Pays-Bas

 D’après les statistiques d’ Our World in Data, l’Europe a  atteint son record de contaminations quotidiennes mercredi 17 novembre. Avec 299.582 personnes testées positives en moyenne sur sept jours à cette date, le continent a dépassé son dernier pic le plus élevé, atteint le 8 novembre 2020. En pleine seconde vague à l’époque, 287.103 cas positifs avaient été détectés, toujours en moyenne sur sept jours. À l’échelle plus restreinte de l’Union européenne, en revanche, le pic n’a pas encore été dépassé, même si la courbe progresse en flèche depuis le 1er novembre. À ce jour, 188.467 cas positifs ont été détectés en moyenne sur sept jours, contre 218.732 le 8 novembre.

 

Santé-Covid : passe et troisième dose anticonstitutionnels ?

  • Santé-Covid : passe et troisième dose anticonstitutionnels ? 
  •  Il se pourrait bien que l’orientation gouvernementale qui vise à rendre obligatoire pratiquement la troisième dose pour les plus de 65 ans ne soit pas considérée comme conforme à la constitution. En effet, on introduit la charte de discrimination par l’âge alors qu’aucune étude précise et fiable ne permet de démontrer le taux et le temps de couverture des vaccins. Tout dépend en fait beaucoup de l’état de santé des intéressés. Pour preuve actuellement même avec seulement deux doses, nombre de personnes de moins de 60 ans sont de plus en plus nerveuse nombreuse à fréquenter les services de réanimation. Il ne s’agit donc pas de la seule question de l’âge mais de l’état pathologique des malades. La troisième dose ne sera pas théoriquement obligatoire mais le deviendra de fait pour  obtenir un passe sanitaire en règle
  • «Une campagne (de rappel) a été lancée depuis la fin de l’été pour tous les plus de 65 ans et les plus fragiles, il nous faut aujourd’hui l’accélérer», a rappelé le chef de l’État lors d’une allocution télévisée. «À partir du 15 décembre, il vous faudra justifier d’un rappel pour prolonger la validité de votre passe sanitaire», a-t-il poursuivi.

Macron., qui se transforme en infirmière chefs’avance sur des terres inconnues pour lui qui par ailleurs ne sauraient relever de la responsabilité d’un chef d’État.

Santé: revaloriser les emplois féminisés

Santé:  revaloriser les emplois féminisés 

 

Face à la dégradation continue des services publics et du système de santé, un collectif d’universitaires, de représentants syndicaux et associatifs appelle, dans une tribune pour « Le Monde », à la création d’un plan d’investissement annuel d’au moins 2 % du PIB afin de recruter, former et créer les structures d’accueil suffisantes.

 

Tribune. 

 

La crise sanitaire a mis en évidence l’utilité de notre modèle social qui, pour protéger la population, a joué son rôle capital d’amortisseur social. Mais elle a également révélé la dégradation des services publics et du système de santé résultant de trente ans d’austérité budgétaire. Pour preuve, les fermetures de lits dans les hôpitaux continuent et les personnels sont sommés de faire des économies sur tout, avec un souci de rentabilité mortifère.

Autre secteur en difficulté, la petite enfance : seule la moitié des enfants de moins de 3 ans bénéficie de places d’accueil, en majorité par des assistantes maternelles. Pour les autres, c’est la débrouille, qui repose essentiellement sur les mères et grands-mères. Au lieu de développer des accueils collectifs sur l’ensemble du territoire, le gouvernement augmente le nombre d’enfants confiés à chaque professionnel dans les crèches et déréglemente le secteur pour le plus grand bonheur des acteurs du secteur lucratif !

 

De même, l’aide sociale à l’enfance, chargée de protéger les enfants en difficulté sociale ou familiale, est exsangue : ce sont des dizaines de milliers de jeunes qui sont en danger. Plus largement, les inégalités sociales explosent (accès aux loisirs, aux vacances et à la culture, réussite à l’école…).

Enfin, question ô combien cruciale, l’accompagnement de la perte d’autonomie est identifié comme un secteur de rentabilité par la finance et de nombreux groupes privés lucratifs et spéculatifs misent sur la prise en charge de nos proches, tout en bénéficiant du financement de la Sécurité sociale.

Résultat : le coût devient inaccessible pour de nombreuses familles, la qualité de service et les conditions de travail des salariés se dégradent avec une véritable maltraitance institutionnelle qui se généralise.

Il faut changer de paradigme. Le secteur du soin et du lien aux autres n’est pas un coût mais, au contraire, un investissement indispensable pour l’avenir et le bien-être de notre société !

Partout dans le monde, la crise sanitaire a mis en lumière l’utilité sociale des métiers du soin et du lien aux autres. Mais ces professions essentielles, hier applaudies à nos balcons, sont toujours dévalorisées et sous-payées.

Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’emplois très féminisés (entre 80 % et 99 % de femmes les occupent) et que l’on considère qu’ils font appel à des compétences « naturelles » pour les femmes, celles qu’elles mettent en œuvre au sein de leur famille.

De fait, les qualifications ne sont pas reconnues, la technicité et les responsabilités sont niées et la pénibilité invisibilisée. Par ailleurs, bon nombre de ces professions subissent un temps partiel imposé, des horaires hachés et n’ont pas de véritable déroulement de carrière.

Santé et justice: le professeur Raoult devant les médecins de Molière

Santé et justice: le professeur Raoult devant les médecins de Molière

 

 

La convocation du professeur Raoult devant la chambre disciplinaire du conseil de l’ordre obéit à des considérations d’ego de certains mandarins jaloux de l’autorité internationale de l’expert marseillais. Certes l’intéressé  a sans doute usé largement  voire abusé des médias, il a pu aussi se tromper. Mais quel expert au cours de la récente pandémie ne s’est pas complètement contredit ? Quel expert n’a pas été en contradiction avec un autre ?

 

En outre le motif de la convocation à savoir entorses à la déontologie couvre des divergences d’appréciation au plan scientifique mais aussi la dénonciation de nombre de mandarins dont certains règnent dans les circuits administratifs et autres institutions et sont ainsi coupés des malades depuis longtemps. Évidemment, cette dénonciation par le professeur Raoult n’a guère été appréciée.

D’une façon générale, l’ordre des médecins créations de Vichy impose dans le milieu une curieuse déontologie : celle du silence un peu comme dans l’armée avec la grande muette mais la discipline en moins si  l’on en juge par le grand bavardage contradictoire de tous les experts ou déclarés comme tels qui se sont exprimés pendant la pandémie. On suppose que Didier Raoult va rester dans le champ privilégié qu’il maîtrise bien à savoir le champ scientifique quand son tribunal lui ressemblera surtout aux médecins de Molière lui reprochant surtout d’avoir critiqué la pensée dominante. Ce qui ne confère pas forcément la pertinence mais ne mérite pas ce règlement de comptes.

L’avocat de Didier Raoult, Fabrice Di Vizio, a dénoncé face à la juridiction ordinale « une tempête dans un verre d’eau ».

« Le professeur veut être jugé ici par les armes du droit, il n’est pas au-dessus ni au-dessous, et c’est bien le drame de cette affaire », a lancé le conseil. « Tout cela n’est qu’un problème de personne, quelle que soit la décision que vous allez prendre, elle sera mauvaise », a admonesté l’avocat.

« Emmanuel Macron appelle le professeur régulièrement. Il écoute mais il entend pas forcément », a affirmé Fabrice Di Vizio. « Ce qu’on lui reproche, c’est d’avoir jeté un pavé dans la mare, que nous avions un problème dans la gestion de cette crise », a-t-il incriminé.

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