Archive pour le Tag 'Santé'

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 » Système de santé : à bout de souffle »(Patrick Bouet)

 » Système de santé : à bout de souffle »(Patrick Bouet)

Patrick Bouet, généraliste et président de l’ordre des médecins dresse un tableau très critique de la situation de la santé en France dans uen interview au JDD. En fait comme le craint le président de l’ordre des médecins, on risque de s’attaquer davantage aux questions de couts qu’aux questions de qualité des soins. Sans surprise, la réforme du financement des hôpitaux sera sur la table, après une dégradation des comptes sans précédent en 2017: le déficit est estimé à 1,5 milliard d’euros pour les seuls établissements publics. Le gouvernement s’en tient sur ce sujet à la promesse d’Emmanuel Macron de « plafonner à 50% » la tarification à l’activité des hôpitaux, qui « pousse à une activité sans qualité », selon la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Un constat unanimement partagé, y compris par le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui a qualifié mardi d’ »impasse » cette tarification à l’activité qui a conduit « l’hôpital au bord du burn-out ». Mais ce changement prendra du temps: une équipe d’experts devra proposer d’ici fin 2019 plusieurs nouveaux modèles de financement. Leurs travaux devront aussi tenir compte d’indicateurs de qualité commandés à la Haute autorité de santé (HAS) et englober les médecins et paramédicaux libéraux.  En parallèle, le gouvernement veut ouvrir la chasse aux actes « inutiles », qui représentent, selon Agnès Buzyn, 30% des dépenses de l’Assurance maladie. Les différentes spécialités médicales devront soumettre des propositions en ce sens d’ici l’été. Dans l’immédiat, toutefois, les tarifs des hôpitaux « seront en baisse » à nouveau cette année, a annoncé le Premier ministre. « Les bonnes intentions ne sont pas suivies d’effet », a regretté le président de la fédération des établissements privés (FHP), Lamine Gharbi, dont « l’inquiétude reste très forte ». Sur ce point comme sur d’autres, le gouvernement s’inscrit dans les pas de ses prédécesseurs. Ainsi, les regroupements d’hôpitaux vont être « approfondis » et le « virage ambulatoire » (soins sans hospitalisation) sera élargi à d’autres activités que la chirurgie. Autre cap maintenu, le « virage numérique » doit s’ »accélérer », soutenu par cinq milliards d’euros issus du Grand plan d’investissement annoncé en octobre. Le gouvernement y intègre également la généralisation du dossier médical partagé (DMP) et l’essor de la télémédecine. Par ailleurs, la formation des futurs soignants sera remaniée: en plus du « service sanitaire » obligatoire dès la rentrée de septembre, Edouard Philippe a promis « une réflexion sans tabou sur le numerus clausus », qui fait office de quota d’étudiants admis en deuxième année. Agnès Buzyn et sa collègue de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal devront aussi se pencher « sur l’avenir des épreuves classantes nationales qui précèdent l’internat » des étudiants et décident de leur spécialisation. Ces deux sujets feront l’objet de « mesures législatives dès le début de l’année 2019″, a assuré le Premier ministre.

Ne cédez-vous pas au catastrophisme en parlant d’une « explosion programmée » du système de santé?
Ce n’est pas un énième cri d’alarme mais l’aboutissement d’une réflexion de cinq ans. Une réflexion basée sur une connaissance du terrain – l’institution que je préside est présente dans chaque département – et aussi sur ma propre expérience : je suis généraliste en Seine-Saint-Denis depuis quarante ans. Dans mon cabinet, j’ai vécu toutes les évolutions, toutes les réformes successives qui ont conduit notre système, un bien commun, à l’impasse actuelle : il est à bout de souffle! Nous sommes vraiment arrivés à la fin d’un cycle. Si la machine continue de tourner, c’est grâce à l’engagement des aides-soignantes, des infirmiers, des kinés et des médecins, étudiants, libéraux ou salariés du public et du privé. C’est miraculeux qu’ils continuent de croire en leur mission!

Pourquoi sortir du bois avant les annonces du gouvernement, qui prépare justement une réforme?
Emmanuel Macron s’était engagé à réformer les retraites, mais il n’avait pas prévu de s’attaquer au système de santé. Aussi nous craignons que le projet en préparation au ministère de la Santé soit plus un cataplasme que la réforme globale attendue par l’ensemble de la population. Nous disons au président de la République que nous ne pouvons pas croire que la santé puisse être l’oubliée de sa volonté réformatrice.

 

Plan prévention santé : un inventaire à la Prévert

Plan prévention santé : un inventaire à la Prévert

 

Un petit plan prévention de 80 millions annuels pendant 5 ans dont des mesures qui sont loin d’être inutiles mais il y en aurait bien d’autres à prendre. Ce plan donc une impression d’auberge espagnole assez peu structuré et finalement d’assez vite fait. Exemple cet ajout sans doute de dernière minutes pour la prévention dans les Ehpad qui ne réponde pas à la double question du finalement et des effectifs (on aurait pu aborder la question du maintien de la santé des personnes âgées à domicile). A noter qu’on prudemment éviter d’aborder la question de l’alcool, question toujours un peu taboue en France. !.

Les  25 mesures

. Recommander la prise systématique de vitamine B9 (acide folique) aux femmes enceintes durant au moins les deux premiers mois de grossesse. Le but: éviter l’une des malformations néonatales les plus fréquentes, les anomalies de fermeture du tube neural (1 naissance pour 1.000), à l’origine de malformations de la moelle épinière.

. Augmenter « significativement » la taille du pictogramme « interdit aux femmes enceintes » sur les bouteilles d’alcool (vin compris), « en concertation avec l’ensemble des acteurs ». Mise en œuvre espérée en 2019.

. Créer d’ici fin 2018, un site internet d’information du public sur les produits chimiques contenus dans les produits de consommation courante.

. Etaler de 0 à 18 ans les vingt examens de santé de l’enfant pris en charge à 100%, aujourd’hui prévus entre 0 et 6 ans. But affiché: « prendre en compte les problématiques spécifiques de l’enfant puis de l’adolescent », notamment les risques auditifs liés à l’écoute de musique.
Egalement au programme, des actions de promotion de l’activité physique pour « réduire le surpoids et l’obésité chez les enfants ».

. Expérimenter « dans quelques régions à forte incidence d’infections sexuellement transmissibles (dont une région d’outre-mer) » un programme de prévention en santé sexuelle pour les moins de 25 ans. Il inclura la mise en place d’une carte donnant un accès gratuit à des préservatifs.

. Financer les « consultations jeunes consommateurs » pour les moins de 25 ans aux conduites addictives (tabac, alcool, cannabis, voire écrans) par la future amende pour usage de stupéfiants.

. Former 80% de la population aux gestes de premiers secours, selon des modalités à définir d’ici la fin de l’année.

. Rembourser progressivement les traitements anti-tabac comme n’importe quel médicament, à la place du forfait de 150 euros par an qui existe actuellement.

. Eliminer l’hépatite C à l’horizon 2025. Certains traitements vont bientôt être disponibles dans les pharmacies de ville, en plus des hôpitaux.

. Introduire un troisième programme national de dépistage organisé, celui du cancer du col de l’utérus, après le cancer du sein et le cancer colorectal.

. Permettre à davantage de professionnels de santé de vacciner, en plus des médecins, avec l’objectif de « généraliser dès 2019″ la vaccination en pharmacie contre la grippe.

. Etendre le logo Nutriscore aux cantines (y compris scolaires) à partir de 2020. Cet étiquetage à cinq couleurs est destiné à informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des aliments.

. Réaliser, au moins une fois par an, un bilan de santé pour les personnes handicapées, pour « repérer les besoins de soins courants dont ceux en santé bucco-dentaires ».

. Mettre en place dès 2018 un plan de 15 millions d’euros annuels pour financer des programmes de prévention en Ehpad (Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes).

 

 

Changement d’heure : un rituel idiot et nuisible à la santé

Changement d’heure : un  rituel idiot et nuisible à la santé

 

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  54 % Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une  réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

 

Huile de palme : danger pour la sante, la faune et la flore

Huile de palme : danger pour la sante, la faune et la flore

 

 

Par  Alain Rival, correspondant pour la filière palmier à huile au Cirad.

 

Quelles sont les conséquences de sa consommation sur la santé humaine ?

A. R. : L’huile de palme est naturellement riche en acides gras saturés, c’est ce qui lui donne sa consistance solide sous nos températures tempérées. Le beurre, les produits laitiers, la charcuterie, qui participent aux 60 kg de corps gras que nous consommons annuellement par personne en France, contiennent eux aussi une forte proportion d’acides gras saturés. Pour offrir une consistance plastique intéressante lors de la transformation, une huile naturellement fluide sous nos latitudes – tournesol, colza, soja – doit être hydrogénée industriellement. Or, cette hydrogénation peut accidentellement mener à la production d’acides gras trans (AGT), qui sont extrêmement mauvais pour la santé (Morin, 2013). Quant aux acides gras saturés, l’huile de palme en contient environ 50 %. A titre de comparaison, le beurre de cacao en contient 60 % et l’huile d’olive, 15 %. On les retrouve principalement dans les produits laitiers et la charcuterie. Ces acides gras sont soupçonnés d’être la cause de maladies cardio-vasculaires, bien que les différentes études menées chez l’homme ne soient pas toutes concordantes et qu’il soit difficile de dissocier l’effet de ces seuls produits de ceux de notre régime alimentaire général et de notre style de vie (Lecerf, 2013). Les spécialistes en nutrition lipidique s’accordent à dire que tous les acides gras sont des composés naturels (on les trouve dans le lait maternel) qui ont une fonction biologique utile. Il n’y a pas de « bonne » ou « mauvaise » huile, car aucune n’est naturellement capable de fournir tout le spectre des acides gras essentiels. Cependant, c’est la dose qui fait le poison. Le consommateur doit donc veiller, quand il le peut, à varier les types d’huile végétale dans son alimentation (FFAS, 2012). En outre, les relations entre acides gras et obésité ou acides gras et maladies cardio-vasculaires sont complexes. Les résultats publiés sont souvent antagonistes et très difficilement transférables d’une espèce animale à l’autre.

Le principal défaut de l’huile de palme reste son côté un peu monolithique, car elle apporte un acide gras saturé majoritaire : l’acide palmitique. L’acide palmitique est la forme de stockage de l’énergie la plus élaborée, il a constitué un avantage évolutif considérable pour bon nombre d’espèces animales, mais c’est aussi une molécule-carrefour qui va s’accumuler dès que l’alimentation est déséquilibrée, y compris en sucres. Et l’homme moderne du Nord a conservé, malgré son mode de vie sédentaire et son alimentation trop riche, sa capacité à stocker l’énergie en prévision des mauvais jours, héritage de ses ancêtres chasseurs-cueilleurs.

La position des acides gras sur le glycérol semble aussi jouer un rôle dans leur digestibilité, même si ces résultats demandent à être confirmés chez l’homme adulte : dans l’huile de palme, les acides gras saturés ne se trouveraient pas en position digestible. Rappelons pour finir que l’huile de palme brute est le produit le plus riche que l’on connaisse en carotènes (précurseurs de la vitamine A) et en tocophérols, un antioxydant, d’où notamment l’intérêt de son utilisation en Afrique comme source naturelle de Vitamine A.

 

 

Les coupes de forêt primaire sont-elles directement liées aux plantations de palmiers à huile ?

 

Alain Rival : En Indonésie, ce sont les plantations d’essences forestières à croissance rapide (fast wood) qui sont les premiers moteurs de la déforestation, l’exploitation minière joue également un rôle considérable (Abood et al, 2015). Sur les 21 millions d’hectares de forêt primaire qui ont disparu en Indonésie entre 1990 et 2005, seulement 3 millions correspondent à la création de palmeraies. Lorsqu’elles ne sont pas replantées, les surfaces déforestées sont laissées en friche jusqu’à ce qu’elles deviennent des savanes dégradées qui seront, ou non, reconverties pour des activités agricoles. Au cours des dernières années, la déforestation s’est accélérée et concentrée sur des foyers de biodiversité comme Bornéo, l’Amazonie ou le bassin du Congo, qui demandent aujourd’hui une vigilance accrue des gouvernements, des ONG et des sociétés de plantation.

 

Comment éviter de détruire de précieux réservoirs de biodiversité ?

A. R. : Si une forêt primaire est transformée en palmeraie, la perte de biodiversité s’élève à 85 %, comme pour toute monoculture intensive, sous les tropiques comme ailleurs. Pour éviter les extensions de palmeraies dans les zones limitrophes de forêt primaire, dites à haut stock de carbone ou à haute valeur de conservation, il convient de fournir un revenu équivalent à celui issu de la coupe du bois et de déplacer le projet de création de palmeraie vers une savane dégradée ou une zone agricole à reconvertir. Des projets existent, mais ils se heurtent le plus souvent à des problèmes de droit foncier : absence de cadastre, de droits de propriété, antagonismes entre droit coutumier et droit civil, etc. D’après R.H.V. Corley (2009), si on mettait en culture toutes les terres dégradées recensées à ce jour, uniquement en Indonésie, on pourrait satisfaire les besoins en corps gras de la totalité de la population mondiale jusqu’en 2050. Il n’est donc pas inéluctable de couper de la forêt primaire pour répondre aux besoins croissants en corps gras de la population mondiale.

Il existe en outre des initiatives comme la Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO) qui visent la certification des plantations durables de palmier à huile. Il s’agit d’une démarche consensuelle liant les principaux acteurs de la filière décidés volontairement à s’entendre sur un socle de principes et critères partagés, régulièrement redéfinis en fonction des demandes des membres de la Table ronde. Au-delà de la RSPO, plusieurs groupes d’acteurs (ONG, plantations, institutions de recherche) s’associent désormais pour protéger ces forêts. Plusieurs compagnies de plantation se sont d’ailleurs engagées dans une démarche « zéro déforestation ». La filière réagit et s’organise, même si ces efforts peuvent être jugés insuffisants et trop lents par rapport à l’urgence à protéger les dernières forêts tropicales. Les gouvernements impliqués doivent eux aussi prendre leur part de responsabilité, notamment dans l’établissement d’un cadastre à jour et indiscuté et dans l’application sévère des lois (Rival & Levang, 2013).

 

Quelles sont les solutions concrètes pour concilier la préservation de la biodiversité et un développement agricole indispensable aux populations du Sud ?

 

A. R. : Tout d’abord, la planification du paysage qui consiste à identifier des forêts à « haute valeur de conservation » ou à stock élevé de carbone et à les entourer de zones tampons. Dans ces zones, des agroforêts, installées à côté des plantations, permettent une activité humaine raisonnée : cultures vivrières, fruitiers, caoutchouc, plantes médicinales ou même écotourisme. Cette pratique permet d’éviter une réduction drastique de la biodiversité consécutive à l’ouverture d’espaces agricoles en limite directe de forêt primaire. La culture du palmier à huile est alors intégrée à une planification du paysage en concertation avec les populations locales (Koh et al, 2009).

Par ailleurs, dans les zones dédiées à la monoculture du palmier à huile, il s’agit aujourd’hui de produire plus et mieux sur la base des caractéristiques naturelles exceptionnelles du palmier à huile, tout en limitant les recours aux intrants et aux pratiques non durables. Cette intensification écologique passe par la mise à disposition de tous les planteurs, familiaux ou industriels, de matériel végétal amélioré issu des programmes de sélection, par l’optimisation de l’utilisation des engrais par la valorisation de la biomasse et le recyclage des effluents d’huileries et de plantation (Rival, 2013).

Enfin, dans chaque pays producteur, les petits planteurs constituent une mosaïque hétérogène d’acteurs plus ou moins organisés. Il convient de comprendre puis d’anticiper leurs trajectoires et de les associer aux efforts en cours de certification de la durabilité de la filière. Pour cela, il s’agit de mieux connaître les systèmes de production qu’ils adoptent, leurs relations avec les pouvoirs publics, les plantations industrielles avoisinantes et les usiniers.

 

Le palmier à huile apparaît comme une culture à 100 % industrielle qui profite aux multinationales occidentales. Quelle place occupent les petits planteurs ?

A. R. : Les multinationales agroalimentaires du Nord ne contrôlent pas directement le secteur des plantations. Ce dernier est occupé soit par des sociétés nationales ou transnationales, publiques ou privées, soit par des petits planteurs, groupés ou non en coopératives. Ceux-ci fournissent près de la moitié de la production mondiale.

Les petits planteurs représentent aujourd’hui plus de 40 % de la production mondiale d’huile de palme. Ils vendent leurs fruits à des usiniers qui assurent l’extraction de l’huile. Suite aux privatisations de la filière palmier décidées dans les années 1980-1990, notamment en Afrique de l’Ouest, les petits planteurs ne sont plus encadrés par de grands programmes nationaux et les rapports entre usiniers et producteurs se sont modifiés. Le secteur villageois exploite aujourd’hui une multiplicité étonnante d’agro systèmes à base de palmier à huile.

En Indonésie, ce sont 1 000 à 2 000 dollars par an et par hectare qui sont générés par la culture du palmier à huile, un revenu qui a contribué significativement, selon McCarthy (2010) à la régression de la pauvreté et à l’émergence d’une classe moyenne rurale. Aujourd’hui, plus de 5 millions de personnes en Indonésie dépendent directement de la culture du palmier à huile.

 

Quelles sont les conséquences de la culture du palmier à huile sur l’environnement ?

A. R. : Le palmier à huile est la plante oléagineuse la plus productrice, avec des rendements moyens de l’ordre de 6 tonnes d’huile/hectare/an dans de bonnes conditions écologiques (jusqu’à 12 T/ha dans les meilleurs essais génétiques actuels). La productivité moyenne mondiale d’huile de palme est de 3,8 T/an. Pour que s’exprime le potentiel des meilleures semences, l’utilisation de fertilisants est indispensable. Il y a donc un risque réel de pollution, notamment des nappes phréatiques, lorsque ces intrants sont utilisés en excès et/ou au mauvais moment. Les engrais constituent aujourd’hui 60 % des coûts d’exploitation d’une plantation et sont de plus en plus remplacés par des apports de compost issu du recyclage des effluents, qui permettent d’économiser jusqu’à 15% de la facture globale de fertilisants.

Le Cirad et ses partenaires travaillent sur la fertilisation raisonnée des palmeraies depuis plus de 50 ans. Il s’agit d’optimiser les apports d’engrais afin qu’ils profitent au mieux à la plante au travers d’applications fractionnées et raisonnées, évitant ainsi que les résidus se retrouvent dans les nappes ou les eaux de surface. Ces besoins sont évalués au travers de prélèvements réguliers de sols et de feuilles dans les plantations. Leur analyse permet de donner des limites à l’utilisation d’engrais en fonction de la saison, de la physiologie de la plante, de la nature du sol ou de l’âge de la plantation. Cette gestion raisonnée n’est pas un concept nouveau, mais elle prend de l’ampleur depuis quelques années avec la prise de conscience que les hauts rendements doivent aller de pair avec la protection de l’environnement. De même, très tôt, le Cirad a travaillé sur le compostage des résidus d’usine afin de recycler les effluents solides et liquides issus des huileries.

Côté pesticides, en revanche, le palmier à l’huile joue la carte de la chance : il n’y a, à ce jour, pas de parasite ou ravageur majeur du palmier qui n’ait pas de solution biologique. La fusariose en Afrique a été éradiquée grâce à des semences résistantes issues de programmes de sélection variétale classique. Les recherches concernant les attaques de Ganoderma en Asie du Sud-Est suivent la même voie, avec la mise à disposition récente de semences tolérantes. Des expérimentations sont également en cours pour identifier les agents responsables de la Pourriture du Cœur en Amérique latine, en utilisant les résistances génétiques naturelles apportées par l’espèce amazonienne Elaeis oleifera. Trois continents, trois maladies qui pour l’instant restent confinées dans leur contexte d’origine. La mondialisation des échanges de semences, de pollen, appelle à la plus haute vigilance. Il ne faut pas oublier que près de 90 % de l’huile de palme mondiale est produite dans la même région du monde : l’Asie du Sud-Est.

Enfin, l’extraction de l’huile de palme à partir des fruits s’effectue en outre par pression, sans ajout d’adjuvant chimique ou de solvant, de même que pour l’huile d’olive.

Santé : espérance de vie supérieure en France

Santé : espérance de vie supérieure  en France

La sécu représente le premier budget de la France. La sécu est souvent critiquée pour ses déficits et son endettement. Des citriques justifiées du fait des gaspillages de la branche santé  en particulier concernant les médicaments aussi le fonctionnement des hôpitaux publics. Pour autant, le très haut niveau des dépenses santé sont à mettre en relation avec l’efficacité du système. Or la France dispose d’un des dispositifs les plus performants en France.  Une étude de l’OCDE parue le 10 novembre la France est l’un  des pays où l’on vit le plus vieux. La moyenne de l’OCDE et de 80,6 ans pour 8 2,4 ans en France.  Le système de santé français considéré comme souvent coûteux se montre cependant efficace même si des économies sont possibles voire nécessaires. L’OCDE souligne le caractère social qui permet un accès très démocratique aux soins. En effet seulement 7 % des dépenses totales de santé sont à la charge des patients. L’OCDE critique cependant l’importance des dépenses par habitant.  La France débourse 15% de plus pour la santé de ses citoyens que la moyenne des autres pays cités dans le rapport. En proportion du PIB, la France se classe 5e derrière les États-Unis, la Suisse, l’Allemagne et la Suède. Le nombre d’infirmiers ou de médecins se situe autour de la moyenne des 35 pays, mais il y a bien plus de lits d’hôpital en France : « 6,1 lits pour 1000 habitants contre 4,7 lits en moyenne », chiffre l’OCDE. En cause l’insuffisance de recours à l’hospitalisation ambulatoire. L’unité de chirurgie ambulatoire est surtout un concept d’organisation, un circuit de prise en charge d’une catégorie d’interventions : celles ne nécessitant pas d’hospitalisation supérieure à 12 heures et qui peuvent être programmées.  Cette organisation libère ainsi des lits dans les services pour les personnes nécessitant une hospitalisation conventionnelle. L’objectif est ainsi d’utiliser en priorité le rôle médical et la technologie de pointe de l’hôpital et de réduire au minimum le rôle d’hébergement. De 2003 à 2014, la durée moyenne de séjour dans un hôpital  français est passée de 11,7 à 10,1 jours. Une baisse « plus timide que dans les autres pays de l’OCDE », observe l’institution. Cette durée est la troisième plus élevée dans les 35 pays étudiés, derrière le Japon et la Corée du Sud. La « pertinence des soins » pourrait toutefois être améliorée à l’avenir par « la forte croissance de la chirurgie ambulatoire sur certains soins et la volonté affichée par la France de prolonger cet effort dans le nouveau projet de loi de financement de la Sécurité sociale », conclut l’OCDE. Autre reproche de l’OCDE la surconsommation d’antibiotiques en France. « En France, l’utilisation des antibiotiques est supérieure de près de 50% à la moyenne des pays de l’OCDE », est-il écrit. La consommation de la France se monte à 30 « doses quotidiennes définies » (une unité de mesure statistique) pour 1.000 habitants, contre 20 en moyenne dans les pays de l’OCDE. A titre d’exemple, le pays qui en consomme le moins, les Pays-Bas, affiche un score trois fois inférieur à celui de l’Hexagone. L’OCDE constate aussi qu’il y a entre encore trop de fumeurs en France. Tous les jours en France, contre 18,4% de moyenne dans les pays de l’OCDE. « La prévalence du tabagisme chez les jeunes âgés de 15 ans est également inquiétante», écrit l’OCDE. 19% des adolescents de cet âge fument au moins une fois par semaine, soit 7% de plus que la moyenne de l’OCDE. Avec ce taux, la France figure à une peu enviable troisième position dans ce classement.  Comme pour la cigarette, les Français font pire que les autres membres de l’OCDE en ce qui concerne l’alcool. La consommation de boissons alcoolisées a pourtant diminué de 14% au cours des 30 dernières années dans le pays. Mais elle demeure « parmi les plus élevées dans les pays de l’OCDE ». Un Français consomme en moyenne 11,9 litres d’alcool pur par an, contre 9 dans les pays de l’OCDE. A noter que

« Le nombre d’adultes en surpoids ou obèses en France est toujours plus faible que dans la plupart des autres pays de l’OCDE », rassure dans un premier temps le rapport de l’organisation. Cependant, ce nombre a crû de 2002 à 2014. L’augmentation la plus visible se situe chez les garçons de 15 ans : plus 16% en douze ans ! Dernier reproche de l’OCDE, le cout de la santé en France.  . Si l’on prend en compte la dépense par habitant, la France débourse 15% de plus pour la santé de ses citoyens que la moyenne des autres pays cités dans le rapport. En proportion du PIB, la France se classe 5e derrière les États-Unis, la Suisse, l’Allemagne et la Suède.  Si indéniablement des économies sont réalisables il n’emp^che que le système de santé français est relativement efficace et qu’il conviendra d’être prudent pour modifier son fonctionnement.

Santé : espérance de vie supérieure en France.

Santé : espérance de vie supérieure  en France

Une étude de l’OCDE parue le 10 novembre la France serait l’un des pays où l’on vit le plus vieux. La moyenne de l’OCDE et de 80,6 ans pour 8 2,4 ans en France.  Le système de santé français considéré comme souvent coûteux se montre cependant efficace même si des économies sont possibles voire nécessaires. L’OCDE souligne le caractère social qui permet un accès très démocratique aux soins. En effet seulement 7 % des dépenses totales de santé sont à la charge des patients. L’OCDE critique cependant l’importance des dépenses par habitant.  La France débourse 15% de plus pour la santé de ses citoyens que la moyenne des autres pays cités dans le rapport. En proportion du PIB, la France se classe 5e derrière les États-Unis, la Suisse, l’Allemagne et la Suède. Le nombre d’infirmiers ou de médecins se situe autour de la moyenne des 35 pays, mais il y a bien plus de lits d’hôpital en France : « 6,1 lits pour 1000 habitants contre 4,7 lits en moyenne », chiffre l’OCDE. En cause l’insuffisance de recours à l’hospitalisation ambulatoire. L’unité de chirurgie ambulatoire est surtout un concept d’organisation, un circuit de prise en charge d’une catégorie d’interventions : celles ne nécessitant pas d’hospitalisation supérieure à 12 heures et qui peuvent être programmées.  Cette organisation libère ainsi des lits dans les services pour les personnes nécessitant une hospitalisation conventionnelle. L’objectif est ainsi d’utiliser en priorité le rôle médical et la technologie de pointe de l’hôpital et de réduire au minimum le rôle d’hébergement. De 2003 à 2014, la durée moyenne de séjour dans un hôpital  français est passée de 11,7 à 10,1 jours. Une baisse « plus timide que dans les autres pays de l’OCDE », observe l’institution. Cette durée est la troisième plus élevée dans les 35 pays étudiés, derrière le Japon et la Corée du Sud. La « pertinence des soins » pourrait toutefois être améliorée à l’avenir par « la forte croissance de la chirurgie ambulatoire sur certains soins et la volonté affichée par la France de prolonger cet effort dans le nouveau projet de loi de financement de la Sécurité sociale », conclut l’OCDE. Autre reproche de l’OCDE la surconsommation d’antibiotiques en France. « En France, l’utilisation des antibiotiques est supérieure de près de 50% à la moyenne des pays de l’OCDE », est-il écrit. La consommation de la France se monte à 30 « doses quotidiennes définies » (une unité de mesure statistique) pour 1.000 habitants, contre 20 en moyenne dans les pays de l’OCDE. A titre d’exemple, le pays qui en consomme le moins, les Pays-Bas, affiche un score trois fois inférieur à celui de l’Hexagone. L’OCDE constate aussi qu’il y a entre encore trop de fumeurs en France. Tous les jours en France, contre 18,4% de moyenne dans les pays de l’OCDE. « La prévalence du tabagisme chez les jeunes âgés de 15 ans est également inquiétante», écrit l’OCDE. 19% des adolescents de cet âge fument au moins une fois par semaine, soit 7% de plus que la moyenne de l’OCDE. Avec ce taux, la France figure à une peu enviable troisième position dans ce classement.  Comme pour la cigarette, les Français font pire que les autres membres de l’OCDE en ce qui concerne l’alcool. La consommation de boissons alcoolisées a pourtant diminué de 14% au cours des 30 dernières années dans le pays. Mais elle demeure « parmi les plus élevées dans les pays de l’OCDE ». Un Français consomme en moyenne 11,9 litres d’alcool pur par an, contre 9 dans les pays de l’OCDE. A noter que

« Le nombre d’adultes en surpoids ou obèses en France est toujours plus faible que dans la plupart des autres pays de l’OCDE », rassure dans un premier temps le rapport de l’organisation. Cependant, ce nombre a crû de 2002 à 2014. L’augmentation la plus visible se situe chez les garçons de 15 ans : plus 16% en douze ans ! Dernier reproche de l’OCDE, le cout de la santé en France.  . Si l’on prend en compte la dépense par habitant, la France débourse 15% de plus pour la santé de ses citoyens que la moyenne des autres pays cités dans le rapport. En proportion du PIB, la France se classe 5e derrière les États-Unis, la Suisse, l’Allemagne et la Suède.  Si indéniablement des économies sont réalisables il n’emp^che que le système de santé français est relativement efficace et qu’il conviendra d’être prudent pour modifier son fonctionnement.

Déserts médicaux : des maisons de la santé qui ne changent rien

Déserts médicaux : des maisons de la santé qui ne changent rien

 

Les maisons de la santé seraient la solution pour répondre aux problèmes des déserts médicaux. Certes dans certains cas ces maisons peuvent être utiles mais dans la plupart des cas elles  ne répondent pas à la question récurrente de l’insuffisance voire de l’absence de personnel médicaux. Un exemple très récent dans une petite localité du Maine-et-Loire : il faut attendre environ 10 mois pour obtenir un rendez-vous chez un cardiologue et 4mois chez un ophtalmologue. Le médecin généraliste proche de la retraite, lui, sait qu’il ne sera pas remplacé. On a construit dans deux localités voisines des maisons de santé mais les effectifs des personnels du médicaux n’ont pas changé pour autant. Du coup pour se faire soigner,  il faut le plus souvent se rendre dans un petit hôpital situé à 30 km qui manque aussi  cruellement de spécialistes ou qui n’en dispose pas du tout dans certains domaines. Du coup il faut se résoudre à aller à l’hôpital ou  les cliniques du chef-lieu de département. En cause évidemment l’idiotie du numerus clausus insuffisamment  compensée par l’arrivée de médecins diplômés à l’étranger. Aussi les conditions de rémunération et de travail des généralistes globalement sous-payés. Des généralistes dont la rémunération moyenne nette mensuelle est de l’ordre de 7000 € pour souvent 12 heures de travail. Des conditions de travail qui ne sont plus acceptés par les jeunes praticiens et leurs familles. Au-delà de la question des déserts médicaux se posent le problème de l’aménagement du territoire dans tous les domaines car l’insuffisance de services publics ou privés se combine avec la désertification économique. Comme la mode est aux grandes métropoles il y a fort à parier que les petites villes et les zones rurales continueront pour longtemps à demeurer des déserts en particulier dans le domaine médical et la construction de maisons de santé n’y changera pas grand-chose.

 

Santé: Les candidats promettent la lune

Santé: Les candidats promettent la lune

 

En réaction au programme radical de Fillon qui proposait pratiquement de privatiser la sécurité sociale au profit des les assurances (seul les maladies dites graves auraient été prises en charge par la sécu), chaque candidat s’efforce désormais d’en rajouter pour améliorer le système de santé et en même temps augmenter les dépenses. Englué dans des affaires politico financières, Fillon lui-même a abandonné son programme radical et promet aussi des prises en charge nouvelles. Parmi les propositions des candidats, on notera surtout une meilleure couverture des frais dentaires et de l’optique, il est vrai très mal remboursés. Évidemment aucun des candidats ne livre avec précision les conséquences financières de ces nouvelles orientations. Fillon, comme d’autres d’ailleurs, évoque des économies en luttant contre les abus et les recours excessifs à l’hôpital. La question est de savoir ce qu’on appelle un abus. Il y en a c’est évident mais la difficulté est de les repérer même si on peut ici ou là citer quelques exemples comme le recours aux cures thermales ou le gâchis des médicaments. Par contre on peut se demander ce que Fillon appelle le recours excessif à l’hôpital. Ce n’est sans doute pas par plaisir que les patients se rendent dans un établissement hospitalier même si effectivement il y aurait du ménage à faire du côté des services d’urgence devenus de véritables dépotoirs de toutes les misères humaines et qui devraient t relever de services sociaux. Certains des experts avancent un chiffre de 30 % de gaspillage, un chiffre sans doute approximatif qui ne repose pas sur des fondements scientifiques et de toute façon difficile à préciser.  Une réorganisation des services de santé serait évidemment nécessaire mais heurtera à l’opposition de nombreux lobbys médicaux et pharmaceutiques.  En attendant, les principaux candidats à l’élection présidentielle rivalisent de propositions pour améliorer les remboursements de soins et comptent sur la prévention et une rationalisation du système de santé français pour réduire le déficit de la Sécurité sociale. Une convergence qui colle aux souhaits des Français révélés par un sondage publié à l’occasion d’une audition de cinq candidats organisée mardi par la Mutualité Française. Selon cette enquête, les Français font de l’accès aux soins pour tous et du financement de la protection sociale deux enjeux majeurs de la campagne présidentielle. Plus de huit sur dix jugent que la réduction du déficit de la Sécurité sociale passe d’abord par l’amélioration du système de santé (89%), le contrôle des abus (88%) et la prévention (83%), non par des restrictions de remboursement (25% à 37%). Le candidat de la droite, François Fillon, a définitivement enterré lundi l’idée, décriée jusque dans son camp, de centrer l’assurance maladie sur les affections graves et de laisser mutuelles et assurances privées couvrir « les petits risques ». « J’ai voulu placer la santé au coeur de mon projet. Ça m’a valu d’être caricaturé, d’être dénoncé comme le chantre de la privatisation de la Sécurité sociale et le faux nez des assureurs privés », s’est-il encore plaint lors de son audition. Son projet révisé, également exposé dans Le Parisien, ressemble désormais sur nombre de points à celui d’Emmanuel Macron et sur d’autres aux propositions de la présidente du Front national, Marine Le Pen. L’ex-ministre de l’Economie de François Hollande n’a d’ailleurs pas manqué d’ironiser : « Parfois on dit que vous n’avez pas de programme, mais on peut le recopier. » François Fillon veut ramener l’assurance maladie à l’équilibre d’ici à 2022 en faisant 20 milliards d’euros d’économies en cinq ans et en maintenant l’objectif annuel d’évolution des dépenses (Ondam) sous 2%. Il mise notamment sur la chasse aux soins inutiles, au « recours excessif à l’hôpital », aux fraudes et abus, à la « bureaucratie excessive », notamment dans les établissements hospitaliers, ainsi que sur le développement du numérique. Comme Marine Le Pen, il promet de supprimer l’aide médicale d’Etat (AME) « pour mettre fin à la pression de l’immigration irrégulière » sur le système de santé. Il propose en revanche que l’Assurance maladie rembourse à 100% le coût de « lunettes de qualité » pour les enfants. Il vise un remboursement le « plus proche possible » de 100% d’ici 2022 pour les dépenses les plus coûteuses, dont l’optique, les prothèses dentaires et audio, les dépassements d’honoraire. Cela suppose, a-t-il précisé, « un nouveau partenariat entre la Sécurité sociale et les complémentaires », sous la houlette d’une « Agence de garantie de la couverture solidaire », qui contrôlera l’évolution des cotisations des mutuelles.

François Fillon : changement de programme sur la santé !

François Fillon : changement de programme sur la santé !

Exit le programme radical de privatisation de la sécurité sociale. Fillon change son fusil d’épaule et promet même d’améliorer encore les remboursements. Du coup, l’ancien programme tombe à l’eau pour cause d’écroulement dans les sondages. C’est aujourd’hui que François Fillon va présenter ses nouvelles orientations dans ce domaine. Il va même presque s’excuser d’avoir envisagé une santé à deux vitesses en indiquant que son interrogation était légitime. Mais depuis très critiqué à l’intérieur de sa propre majorité notamment par Sarkozy et Juppé, Fillon a dû avaler son chapeau. D’autant plus que les affaires qu’il trimbale ne le mette pas en position d’imposer des mesures radicales aux Français. Du coup, fini la perspective de limiter les remboursements de la sécurité sociale aux maladies graves. Fillon promettra même un meilleur remboursement. Il promettra aussi de mieux articuler le rôle de la sécurité sociale et des mutuelles. Bref il promettra, comme d’autres, mais sans s’avancer sur les conséquences financières qui seraient susceptibles de contribuer à sa disqualification pour le deuxième tour de 2017. Comme le dit le monde : « c’est donc un programme nettement plus consensuel et attrayant que celui qu’il avait défendu en novembre 2016 à la primaire de la droite que François Fillon doit présenter mardi 21 février, à la tribune du palais Brongniart, à Paris, lors d’une rencontre organisée par la Mutualité française sur cette thématique. Après deux semaines de polémiques sur les emplois présumés fictifs de son épouse et de ses enfants, il s’agit pour le candidat de la droite de revenir sur le terrain des idées, tout en mettant fin aux accusations de privatisation de la Sécu qui avaient suscité le trouble jusque dans son propre camp. »

Conséquences pollution : risques pour la santé

  • Pollution : les risques pour la santé
  • Les pics de pollution ont remis sous les phares de l’actualité les conséquences graves pour la Sante, notamment les particules fines émises en particulier par le diesel. Les risques n’existent cependant pas seulement pendant les pics, ils sont permanents même s’ils sont de moindre intensité. Ces derniers jours en France mais aussi dans plusieurs régions de province une alerte aux particules fines a été lancée, particules fines qui ont déjà fait 20 à 40 000 victimes en Europe. L’agence de surveillance de la qualité de l’air ATMO   précise que « cet épisode conjugue une pollution locale avec un épisode de pollution plus global touchant les deux tiers nord de la France. » En cause les émissions polluantes notamment d’oxydes d’azote favorisé par les conditions climatiques actuelles. Principale responsable, l’automobile (et plus généralement la circulation routière). Selon le communiqué, ces particules « sont principalement formées par réaction chimique entre des polluants gazeux (oxydes d’azote, ammoniac…) issus notamment des déplacements routiers et des travaux agricoles. Les personnes souffrant d’asthme, d’une maladie cardiovasculaire, d’une maladie respiratoire comme une broncho pneumopathie chronique, ainsi que les enfants et les personnes âgées sont les plus sensibles aux effets néfastes sur la santé des particules fines. On a établi que l’exposition au PM2,5 pouvait être néfaste à la fois lors d’une exposition sur journée ou sur une exposition se déroulant sur une longue période comme par exemple sur une année. Les particules fines sont classées dans la catégorie des « cancérogènes probables » (Groupe 2A) et des liens sont clairement identifiés entre la pollution atmosphérique et la survenue de problèmes respiratoires et cardiaques. Les particules fines ont été reconnues responsables de cancers du poumon par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2012. Elles sont aussi à l’origine d’autres pathologies pulmonaires, comme l’asthme et la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). En effet, plus elles sont fines, plus les particules en suspension dans l’air sont agressives et rentrent loin dans les bronches, créant une inflammation. Les bronches s’épaississent alors et sécrètent des glaires qui rendent difficile la circulation de l’air et provoquent l’essoufflement. Il existe également des risques cardio-vasculaires (angine de poitrine, infarctus, troubles du rythme cardiaque), qui s’expliquent par le passage des particules très fines à travers la paroi des bronches jusque dans la circulation sanguine. Cela épaissit le sang, qui a alors plus de risques de coaguler. Les personnes les plus à risques sont les enfants, parce qu’ils respirent plus vite, se trouvent plus près du sol et ont des alvéoles pulmonaires encore en développement, et les personnes âgées, qui ont une capacité ventilatoire diminuée. Certaines professions (chauffeurs routiers, employés de péage, mineurs de charbon) sont également surexposées. Les statistiques dont nous disposons actuellement sont des projections basées sur les effets sanitaires connus des particules fines et leur concentration atmosphérique. En revanche, elles ne distinguent pas la mortalité causée par la pollution des véhicules diesel (12% du total des particules émises en 2010, selon le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique) des autres sources de pollution (chauffage au fioul ou au bois, activité industrielle). Le Programme Air pur pour l’Europe évalue ainsi entre 19.000 et 42.000 les décès attribuables aux particules fines, sur la base des données de l’année 2000. Une autre étude baptisée Aphekom estimait que l’on pourrait sauver 2900 vies si l’on abaissait les concentrations en particules fines de 9 grandes villes françaises (soit 12 millions d’habitants) aux niveaux recommandés par l’OMS, inférieurs à ceux pratiqués en Union européenne.

Pollution : les risques pour la santé

Pollution : les risques pour la santé

 

Les pics de pollution ont remis sous les phares de l’actualité les conséquences graves pour la Sante, notamment les particules fines émises en particulier par le diesel. Les risques n’existent cependant pas seulement pendant les pics, ils sont permanents même s’ils sont de moindre intensité. Ces derniers jours en France mais aussi dans plusieurs régions de province une alerte aux particules fines a été lancée, particules fines qui ont déjà fait 20 à 40 000 victimes en Europe. L’agence de surveillance de la qualité de l’air ATMO   précise que « cet épisode conjugue une pollution locale avec un épisode de pollution plus global touchant les deux tiers nord de la France. » En cause les émissions polluantes notamment d’oxydes d’azote favorisé par les conditions climatiques actuelles. Principale responsable, l’automobile (et plus généralement la circulation routière). Selon le communiqué, ces particules « sont principalement formées par réaction chimique entre des polluants gazeux (oxydes d’azote, ammoniac…) issus notamment des déplacements routiers et des travaux agricoles. Les personnes souffrant d’asthme, d’une maladie cardiovasculaire, d’une maladie respiratoire comme une broncho pneumopathie chronique, ainsi que les enfants et les personnes âgées sont les plus sensibles aux effets néfastes sur la santé des particules fines. On a établi que l’exposition au PM2,5 pouvait être néfaste à la fois lors d’une exposition sur journée ou sur une exposition se déroulant sur une longue période comme par exemple sur une année. Les particules fines sont classées dans la catégorie des « cancérogènes probables » (Groupe 2A) et des liens sont clairement identifiés entre la pollution atmosphérique et la survenue de problèmes respiratoires et cardiaques. Les particules fines ont été reconnues responsables de cancers du poumon par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2012. Elles sont aussi à l’origine d’autres pathologies pulmonaires, comme l’asthme et la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). En effet, plus elles sont fines, plus les particules en suspension dans l’air sont agressives et rentrent loin dans les bronches, créant une inflammation. Les bronches s’épaississent alors et sécrètent des glaires qui rendent difficile la circulation de l’air et provoquent l’essoufflement. Il existe également des risques cardio-vasculaires (angine de poitrine, infarctus, troubles du rythme cardiaque), qui s’expliquent par le passage des particules très fines à travers la paroi des bronches jusque dans la circulation sanguine. Cela épaissit le sang, qui a alors plus de risques de coaguler. Les personnes les plus à risques sont les enfants, parce qu’ils respirent plus vite, se trouvent plus près du sol et ont des alvéoles pulmonaires encore en développement, et les personnes âgées, qui ont une capacité ventilatoire diminuée. Certaines professions (chauffeurs routiers, employés de péage, mineurs de charbon) sont également surexposées. Les statistiques dont nous disposons actuellement sont des projections basées sur les effets sanitaires connus des particules fines et leur concentration atmosphérique. En revanche, elles ne distinguent pas la mortalité causée par la pollution des véhicules diesel (12% du total des particules émises en 2010, selon le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique) des autres sources de pollution (chauffage au fioul ou au bois, activité industrielle). Le Programme Air pur pour l’Europe évalue ainsi entre 19.000 et 42.000 les décès attribuables aux particules fines, sur la base des données de l’année 2000. Une autre étude baptisée Aphekom estimait que l’on pourrait sauver 2900 vies si l’on abaissait les concentrations en particules fines de 9 grandes villes françaises (soit 12 millions d’habitants) aux niveaux recommandés par l’OMS, inférieurs à ceux pratiqués en Union européenne.

 

Bilan de santé de François Hollande : un président normal

Bilan de santé de François Hollande : un président normal

On est rassuré, le bilan de santé du président de la république confirme sa normalité. Bref une santé normale pour un président normal. Normal, c’est-à-dire représentatif d’une classe politique incompétente et impuissante. C’est vrai qu’au regard des autres Hollande a du mal à se distinguer. En gros il suit le cours des décisions contradictoires des technocrates, un coup on augmente la fiscalité, un coup on la diminue par exemple (même si globalement le taux de prélèvement obligatoire progresse encore). La France n’a pas besoin d’un président normal encore moins sans doute d’un président anormal du type de celui qui a précédé Hollande. Le pays a besoin d’un président compétent et déterminé. La normalité de François Hollande ne constitue pas une tare médicale mais bien une maladie sur le plan politique. Cette normalité aurait mieux été adaptée pour un poste de sous-préfet en province ou de curé de campagne. François Hollande a donc subi à sa demande une série d’examens médicaux dont le résultat s’est révélé « normal », a fait savoir vendredi l’Elysée dans un communiqué. Un examen clinique et paraclinique ainsi qu’une analyse biologique ont été pratiqués par le service médical de l’Elysée et un bilan cardiologique a été réalisé à l’hôpital d’instruction des armées de Percy, près de Paris, précise la présidence. « L’ensemble des résultats de ces différents examens s’est révélé normal », peut-on lire dans le communiqué signé par le médecin-chef de l’Elysée. Depuis 2012, les services de François Hollande publient régulièrement ce type de bulletins. Le précédent remontait au mois de septembre 2015.

Dépenses santé : près de 200 milliards et 3000 € par Français

Dépenses santé : près de 200 milliards et 3000 € par Français

Les Français ont freiné leur consommation médicale l’année dernière. En 2015, ils ont dépensé près de 195 millions d’euros indique le Figaro. En réalité il doit s’agir plus vraisemblablement de  milliards mais tout le monde peut ce tromper ! En consultations ou analyses médicales d’une part et en achats de médicaments et autres biens médicaux (optique, prothèses, pansements…), selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), organisme qui dépend des ministères sociaux (affaires sociales, santé, travail) publiée lundi. Ce chiffre, en hausse de 1,8% par rapport en 2014, traduit toutefois un ralentissement de ces dépenses puisque le rythme de croissance avoisinait les 3% entre 2013 et 2014. La ministre de la Santé se réjouit de cette évolution maîtrisée. «La progression, historiquement basse de la consommation de soins et de biens médicaux en 2015, en est la traduction», déclare Marisol Touraine, la ministre de la Santé. Les Français se sont montrés moins gourmands aussi bien en matière de soins hospitaliers qu’ambulatoires (ou soins de ville): +1,9% par rapport à 2014 pour l’un (contre +2,76% en 2014) et +1,7% pour l’autre (contre +2,7%). Il est intéressant également de noter que la consommation de soins dans le secteur privé hospitalier a progressé moins vite en 2015 (+1,1%) que dans le public (+2,2%). «Le CICE (mécanisme fiscal de réduction du coût du travail introduit en 2013, ndlr) a permis aux cliniques privées de réduire leurs charges, explique la Drees. Considérant que ces dernières sont en concurrence avec des établissements publics non éligibles au CICE, les pouvoirs publics ont atténué l’écart de compétitivité induit par le CICE en 2013 et en 2014, puis l’ont totalement neutralisé en 2015». Autre enseignement de l’étude: la dépense d’optique médicale, qui progressait fortement dans les années 2000, a nettement ralenti depuis 2013 et même reculé en 2015 (-0,3%). Une première depuis 2001. Entrée en vigueur le 1er avril 2015, la réforme des contrats «responsables» (qui impose le plafonnement des remboursements des dépassements d’honoraires, ndlr) y est pour beaucoup. Certains organismes complémentaires ont limité leurs garanties effectives ces dernières années du fait de la mise en place de critères plus stricts pour bénéficier des aides fiscales et sociales prévues par la réforme.

(Avec le Figaro)

Un tiers-payant bancal !

Un  tiers-payant bancal !

 

 

 

Une  victoire pour le gouvernement et une  défaite puisque le principe du tiers payant n’a été accepté par le Conseil constitutionnel que pour la partie payée par la sécu. Pour l’autre partie, payée  par les complémentaires, le Conseil constitutionnel a dit non. Conclusion, le projet devra revenir devant le Parlement et il est vraisemblable que l’application de ce tiers payant ne sera pas possible avant le 30 novembre 2017, date d’application prévue. Le retard sera aussi alimenté par les réticences des complémentaires à être de plus en plus sollicitées pour suppléer la réduction de remboursement de la sécu. Du coup,  avec l’élection présidentielle de 2017 le projet pourrait bien être remis totalement en cause. Dans cette affaire c’est moins le tiers –payant qui est en cause que l’étatisation de la médecine libérale. Le Conseil constitutionnel a donc effet validé partiellement jeudi la généralisation du tiers-payant, l’une des mesures phares de la loi sur la modernisation du système de santé, et a jugé conforme à la constitution la mise en place du paquet neutre de cigarettes. Les groupes d’opposition de l’Assemblée et du Sénat avaient saisi le 21 décembre le Conseil constitutionnel sur ce projet de loi présenté par la ministre de la Santé Marisol Touraine, et adopté définitivement le 17 décembre par le Parlement. Le Conseil constitutionnel juge conforme l’article qui « généralise, par étapes, le tiers payant pour le rendre obligatoire s’agissant de la prise en charge des frais relevant des organismes d’assurance maladie de base », peut-on lire dans un communiqué.  Les « Sages » invalident toutefois l’article rendant obligatoire à compter du 1er janvier 2017 le dispositif du tiers payant pour les organismes d’assurance maladie complémentaires, « au motif que le législateur n’a pas suffisamment encadré ce dispositif et a ainsi méconnu l’étendue de sa propre compétence ». La généralisation du tiers payant, principale mesure de texte, était vivement dénoncée par les professionnels de la santé et l’opposition de droite qui ont manifesté et mené des grèves à diverses reprises. Cette mesure, qui était qualifiée de mesure sociale par la ministre, devait permettre aux patients à partir du 30 novembre 2017 de ne plus avancer les frais de consultation.

Sécu santé : un discours technocratique pour masquer la baisse des remboursements

Sécu  santé : un discours technocratique pour masquer la baisse des remboursements

On tourne autour du pot au conseil d’analyse économique (CAE) pour diminuer les remboursements de dépenses de santé. Du coup on cherche à faire payer davantage les mutuelles ou encore à reporter sur l’Etat  certaines dépenses. Du bricolage qui ne peut résoudre l’énorme déficit de la protection sociale et de la Sécu en particulier. En 2015 le déficit de la Sécu a tourné autour de 13 milliards par ailleurs on ne sait pas comment amortir la dette sociale qui représente plus de 150 milliards. Une paille ! Sécu, retraite, chômage, budget de l’État et des collectivités locales : tout est dans le rouge. Le conseil d’analyse économique aurait gagné en clarté s’il avait indiqué qu’il convenait de réduire les prestations et de faire payer davantage le consommateur et le contribuable. Du coup le conseil d’analyse économique opte pour un discours très ésotérique qui n’éclaire guère la question. Au-delà d’un certain plafond, les frais de santé restant à la charge des patients devraient être couverts à 100% par l’Etat, estime mercredi 20 janvier le Conseil d’analyse économique (CAE), organisme rattaché au Premier ministre. « Nous ne souhaitons pas supprimer le reste à charge, mais qu’il soit limité à un certain seuil pour les patients nécessitant des soins répétés sur un temps limité (hors maladie chronique) comme le font certains pays voisins », explique à l’AFP le coauteur de l’analyse, Antoine Bozio. En cas de problème de santé exceptionnel, les personnes « dont le reste à charge annuel cumulé dépasse une somme donnée seraient couvertes à 100% par la couverture publique », dans le périmètre des tarifs de la Sécurité sociale. Souhaitant une réforme « ambitieuse » qui « refonde l’architecture » de la protection sociale, les économistes du CAE proposent également de revoir les rôles des organismes complémentaires. Ils estiment ainsi nécessaire que les complémentaires santé séparent leur activité de remboursement de soins en complément de l’Assurance maladie, de celle dite « supplémentaire » couvrant des soins hors panier comme le confort à l’hôpital ou les dépassements d’honoraires. « Des mécanismes de solidarité devraient être appliqués pour la partie complémentaire de la couverture, tandis qu’ils n’ont pas lieu d’être pour la partie supplémentaire », écrivent les analystes. Ils préconisent également d’unifier la couverture du risque santé vers un « panier solidaire », comprenant des « soins essentiels », avec des « enjeux vitaux », « accessibles à tous sans barrière financière ». Les assurances facultatives seraient ainsi « recentrées sur la couverture des soins hors de ce panier ». « Contrairement à la CMU, le panier de soins solidaire serait remboursé entièrement par la Sécurité sociale avec un mécanisme de plafond, sans conditions de ressources », précise M. Bozio. Autre piste de réforme: distinguer les prestations contributives (chômage, retraite, accident du travail, indemnités journalières) de celles délivrées aux citoyens en fonction de leurs besoins (assurance maladie, aides sociales, famille). Le CAE préconise de revenir sur la délimitation actuelle entre ce qui est du ressort de l’État et ce qui incombe à la Sécurité sociale. Une piste qui ne changera pas grand-chose pour la sécurité sociale soit pour l’État. En creux, très creux même, c’est la conclusion du CAE -qui aurait dû figurer à en introduction–. « Le débat autour de la dépense sociale est incontournable, elle représente 50 % de la dépense publique », conclut M. Bozio.

(Avec AFP)

antioxydants : danger

antioxydants : danger

.Une récente étude menée par les chercheurs de l’Université Southwestern Medical Center, au Texas, témoigne du danger qu’ils pourraient représenter.

Les chercheurs de l’Université du Texas Southwestern Medical Center viennent de révéler que les antioxydants ont pour effet d’augmenter le processus de prolifération des cellules cancéreuses.

Roland Moreau : Le titre du Washinghton Post qui relate la publication de ces chercheurs dans la revue Nature est particulièrement édifiant : « La dernière étude sur les antioxydants est terrifiante ». Les antioxydants sont connus du public depuis les années 1990 à la suite de publications scientifiques qui démontraient leur utilité dans la lutte contre le stress oxydatif qui intervient dans la formation des cancers. Dans l’article de Nature, Morrison a comparé un groupe de souris atteintes de mélanomes non traité et un groupe traité par un antioxydant (le NAC). Les résultats sont alarmants : les souris sous antioxydant ont un nombre beaucoup plus important de cellules, de tumeurs et de métastases que le groupe non traité. Des études similaires ont montré que les antioxydants favorisent également les cancers de la prostate. Pour le cancer du poumon, plusieurs études ont établi que des compléments à base de vitamine E ou d’acétyle cystéine entrainaient une augmentation importante du nombre des tumeurs. Morrison conclut : « Personnellement, si j’avais un cancer, je ne prendrais pas d’antioxydants ».

Le « stress oxydatif » est avancé comme explication de ce phénomène. Pouvez-vous nous expliquer cette notion ?

Le stress oxydatif résulte de l’action de molécules très réactives appelées « radicaux libres » qui agressent et détruisent des composants des cellules et en particulier l’ADN. En l’absence de tabagisme, d’excès d’alcool, de soleil, de sucre ou de sédentarité, ces radicaux libres sont neutralisés dans l’organisme par des antioxydants naturels fournis par l’alimentation (vitamines C et E, carotène, oligo-éléments divers, etc). Mais dès que les radicaux libres envahissent massivement les cellules, le combat devient inégal. Les antioxydants naturels de l’organisme sont débordés. Les radicaux libres font alors des ravages sur l’ADN en provoquant des mutations sur les gènes qui entraînent l’apparition de cancers. Au cours des années 1980-1990, des médecins se sont dit qu’il suffisait de fournir des suppléments alimentaires à base de vitamines A, C, E, de sélénium et de folates puisque les antioxydants étaient débordés. Mais ils n’avaient pas prévu que l’effet bénéfique des antioxydants sur les cellules saines était aussi bénéfique sur les cellules cancéreuses. Résultat : les antioxydants favorisent les cellules cancéreuses qui ont la propriété de se développer plus rapidement que les cellules saines. Le bilan est globalement négatif. Les suppléments alimentaires à base d’antioxydants favorisent donc l’apparition des cancers et augmentent leur dissémination et cela explique les résultats des travaux de Morrison.

 

( article Atlantico)

Santé : le tiers payant supprimé par le sénat

Santé : le tiers payant supprimé par le sénat

La loi sur la santé d’être risque d’être sérieusement bousculée au Sénat avec notamment la proposition de supprimer le tiers payant envisagé. On sait que l’assemblée nationale aura vers la fin de l’année,  du coup le sénat ne va pas se priver de se faire l’écho des inquiétudes de la profession et de remodeler sérieusement le texte. La question du tiers payant sera en effet au centre des discussions compte tenu des charges administratives que ce tiers payant va imposer à nombre de généralistes qui ne disposent pas de superstructures. Au-delà ce qui est en cause c’est  la tendance à l’étatisation de la santé.  Le Sénat français a donc  engagé lundi l’examen du projet de loi sur la modernisation du système de santé, qu’il devrait profondément modifier par rapport au texte de l’Assemblée, notamment en supprimant la généralisation du tiers payant. La commission des Affaires sociales du Sénat, où la droite est majoritaire, a supprimé en juillet une cinquantaine d’articles du texte tel que l’Assemblée l’avait adopté majorité contre opposition, le Front de gauche votant aussi contre. La généralisation du tiers payant, qui dispense le patient d’avancer les frais d’une consultation médicale, devrait ainsi sauter, comme le veulent les professionnels du secteur. Ces critiques sont rejetées par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui affirme que l’extension du tiers payant « n’entraînera pas de charge nouvelle pour les médecins ». La mise en place en mai 2016 des « paquets neutres » de cigarettes, sur lesquels apparaîtront des photos d’organes endommagés par le tabac, la marque étant écrite en petits caractères, devrait également être supprimée par le Sénat, qui épousera ainsi les thèses des buralistes et cigarettiers. En revanche, la création à titre expérimental, pour une durée de six ans, de « salles de consommation de drogue à moindre risque », dites « salles de shoots », a survécu à l’examen de la commission sénatoriale malgré les nombreuses critiques. Le projet de loi tel qu’adopté en avril par les députés comporte une multitude de mesures comme celles visant à renforcer la lutte contre l’anorexie, notamment chez les mannequins, le « doit à l’oubli » pour les personnes ayant eu un cancer afin de permettre à ces anciens malades de souscrire un prêt bancaire ou un contrat d’assurance sans subir de pénalités. La possibilité pour les victimes de médicaments de se joindre à une action collective introduite par une association agréée, une procédure pour l’instant permise uniquement en matière de consommation, devrait également être votée.

Les pommes : toxiques pour la santé

Les pommes : toxiques pour la santé

 

Les pommes vendues en supermarché sont pour la plupart très toxiques. Beaucoup de  pommes consommées par les Français  font l’objet d’ une quinzaine de traitements insecticides ,  fongicides, sans parler des herbicides. Avec le vin c’est la production agricole la plus traitée. Surtout en France où nombre d’espèces ne sont pas adaptées au climat. D’ailleurs Avec des ventes comprises entre 80 000 et 100 000 tonnes par an depuis une trentaine d’années, la France est l’un des premiers pays dans le monde pour l’utilisation de pesticides, rapporte une étude de l’Inserm de 2013. Les conséquences pour l’homme de ces épandages de produits sont une source d’inquiétude. Ils sont notamment soupçonnés d’augmenter les risques de développer un cancer. Dans un rapport publié ce mardi, l’ONG Greenpeace dénonce l’utilisation de « dangereux cocktails de pesticides » utilisés pour la production des pommes vendues en supermarchés. 75% des fruits contiendraient des produits « toxiques pour la santé humaine ».  Dans les rayons des grandes surfaces, les pommes sont parfaitement calibrées, rondes et brillantes, mais elles sont aussi chargées en pesticides. C’est ce que révèle une enquête menée par Greenpeace et publiée ce mardi. L’association a réalisé des analyses sur 85 échantillons (d’eau et de sol d’exploitations agricoles), provenant des plus gros producteurs de pommes de douze pays européens. En moyenne, les trois quarts des prélèvements contiennent au moins un des 53 types de pesticides identifiés. Le rapport de Greenpeace souligne que 70% de ses  produits présentent « une toxicité globale élevée pour la santé humaine et la faune sauvage ». Plusieurs pays producteurs semblent faire un usage particulièrement important des traitements agrochimiques : la France, l’Italie, la Belgique, la Pologne et la Slovaquie. Greenpeace demande donc à l’Union européenne de « mettre progressivement fin à l’utilisation des pesticides chimiques de synthèse dans l’agriculture ». Mais l’ONG veut aussi sensibiliser les grandes surfaces et notamment six enseignes françaises (Auchan, Carrefour, Casino, Leclerc, Intermarché et Magasins U), pour quelles soutiennent à l’avenir les agriculteurs produisant sans produits chimiques.  Cela fait parti de la grande campagne « zéro pesticide » lancée en France par Greenpeace.

Une loi santé fourre-tout et insuffisante

Une loi santé fourre-tout et insuffisante

La loi santé de Touraine adoptée en première lecture à assemblée   cache ses insuffisances par son caractère fourre-tout. En effet la loi ne permettra de remettre à flot les finances de la sécu et le trou va continuer de s’agrandir. Le déficit du régime général de la Sécurité sociale en France s’aggraverait à 14,7 milliards d’euros en 2015 et  l’objectif d’un retour à l’équilibre est repoussé au-delà de 2017. En prenant en compte le déficit du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) qui atteindrait 4,3 milliards d’euros, le solde prévisionnel serait de – 19 milliards d’euros, contre – 15,3 en 2014,   En outre le tiers payant ouvre la porte à des gaspillages alors que des dispositifs existaient déjà pour que les plus défavorisés n’aient pas à régler le coût de la consultation La mesure phare du texte est la généralisation à partir du 30 novembre 2017 du tiers payant qui dispense le patient d’avancer les frais d’une consultation médicale. Elle est vivement combattue par l’opposition qui dénonce une « bureaucratisation » de la profession et par les représentants des médecins, qui ont renouvelé mardi leur volonté de faire reculer le gouvernement en programmant de nouvelles grèves, cette fois sans permanences ni réquisitions. Ces critiques ont été rejetées par la ministre de la Santé. « L’extension du tiers payant (…) n’entraînera pas de charge nouvelle pour les médecins », a déclaré Marisol Touraine, selon laquelle sa généralisation permettra de lutter contre le renoncement aux soins. En outre, le texte ne mentionne pas de sanction contre les médecins qui refuseraient de l’appliquer. Ce texte, qui comptait à l’origine une soixantaine d’articles, en regroupe désormais une centaine. En plus de la généralisation du tiers payant, voici les principales mesures de ce texte à l’issue de son examen par les députés.

 

* LUTTE CONTRE TABAGISME, l’OBÉSITÉ ET L’ALCOOLISME

Mise en place en mai 2016 des « paquets neutres » de cigarettes, sur lesquels apparaîtront des photos d’organes endommagés par le tabac, la marque étant écrite en petits caractères. Il sera interdit de fumer en voiture en présence d’un mineur de moins de 18 ans, ainsi que de vapoter dans les transports publics ou dans un bureau collectif.

Les fontaines à soda en libre-service seront interdites et une répression accrue est prévue pour toute incitation à la consommation excessive d’alcool avec, par exemple, l’interdiction de vente d’objets incitant à l’ivresse (tee-shirts, coques de smartphone, etc.).

* LUTTE CONTRE L’ANOREXIE

Le texte prévoit une peine d’emprisonnement d’un an et une amende de 10.000 euros pour les sites internet qui encouragent une personne à une maigreur extrême et interdit le recours à des mannequins maigres et dénutris.

Les agences ne respectant pas cette interdiction s’exposent à une peine de prison de six mois et une amende de 75.000 euros. La motion « photographie retouchée » sera obligatoire sur les photos de mannequins dont l’apparence a été modifiée par un logiciel afin « d’affiner ou d’épaissir » leur silhouette.

* « DROIT A L’OUBLI »

Les personnes ayant eu un cancer obtiennent un « droit à l’oubli » afin de permettre à ces anciens malades de souscrire un prêt bancaire ou un contrat d’assurance sans subir de pénalités.

* ACTION COLLECTIVE

Les victimes de médicaments pourront se joindre à une action collective introduite par une association agréée, une procédure pour l’instant permise uniquement en matière de consommation.

* SALLES DE SHOOT

Le texte autorise une expérimentation pour une durée de six ans de « salle de shoots », des salles de « consommation à moindre risque » pour les toxicomanes, une mesure vivement dénoncée par l’opposition.

* IVG

Suppression du délai de réflexion obligatoire de sept jours entre la première et la deuxième visite médicale pour les femmes demandant une interruption volontaire de grossesse (IVG). Possibilité pour les sages-femmes de pratiquer des IVG.

* DONS D’ORGANES

Le médecin devra informer les proches du défunt de la nature du prélèvement envisagé ainsi que de sa finalité. Le prélèvement pourra être pratiqué sur une personne majeure « dès lors qu’elle n’a pas fait connaître, de son vivant, son refus d’un tel prélèvement principalement par l’inscription sur un registre national automatisé prévu à cet effet ».

* DONNÉES DE SANTÉ

Définition d’un nouveau cadre d’accès aux données à caractère personnel figurant dans les bases dites « médico-administratives », celles de la caisse d’assurance maladie. Les organismes de presse ont accès à ces données de santé afin de faciliter les études de santé publique.

Réchauffement climatique : la santé en danger

Réchauffement climatique : la santé en danger

 

 

C’est bine connu en France il n’ya pas eu de véritable hiver depuis une trentaine d’années. Pour preuve les stations de sport d’hiver de 1000 à 15000 m ne sont pratiquement plus skiable faute de neige. Quand il gèle ( sauf pour  certaines régions) , c’est seulement quelques jours . par ailleurs les étés sont de plus en plus secs et chaud. Une évolution de la température très néfaste à la santé largement due à la pollution.  Le Haut conseil de la santé publique, organe consultatif du ministère de la Santé, a mené une étude  depuis 2013 sur les impacts sanitaires liés au réchauffement du climat (dont les résultats sont diffusés par le Figaro). Les résultats, présentés lundi en conférence de presse par le professeur Jean-François Toussaint, sont alarmants: selon le rapport, c’est tout l’environnement sanitaire humain qui sera modifié par le changement climatique. Les premiers bouleversement sont déjà visibles et pourraient vite s’amplifier, estiment les experts. Le réchauffement climatique a tout d’abord un impact direct sur les populations vulnérables: les personnes âgées, les jeunes enfants et les individus en situation précaire. Selon le rapport, le nombre de morts augmente dès que la température moyenne dépasse les 25°C. Le réchauffement favoriserait aussi l’apparition de phénomènes extrêmes, en particulier des canicules, et ferait des ravages dans une population toujours plus vieillissante. Enfin le rayonnement solaire provoquerait aussi, par sa composante UV, l’apparition de cancers ou de mélanomes cutanés: ceux-ci ont augmenté de 45 % chez les hommes et de 19% chez les femmes entre 1990 et 2010. Les maladies infectieuses pourraient avoir des dynamiques inédites et atteindre de nouvelles régions. En effet, «les changements climatiques peuvent modifier et rendre imprévisibles les évolutions d’espèces microbiennes» et ainsi avoir «des effets directs et immédiats sur le paysage infectieux auquel est confrontée notre espèce», prévient l’étude. Le moustique vecteur de la dengue Aedes albopictus est par exemple présent dans le sud-est de la France depuis 2010. Si son implantation est le fruit de l’intensification des échanges internationaux et de l’usage massif d’antibactériens induisant des résistances accrues, le réchauffement climatique y a aussi contribué, estime le Haut conseil de la santé publique. Mais certains dangers sanitaires sont aussi imprévisibles. Le rapport recommande de ne pas «réduire les conséquences du changement climatique à des relations simples de cause à effet». En effet, le réchauffement augmente les risques d’incendie et de submersion/inondation des littoraux très concentrés en population, et selon le rapport, il faudrait «dès à présent envisager certaines relocalisations». Les effets sur la biodiversité pourraient se répercuter sur l’économie et la production agricole, posant de sérieux problèmes de nutrition. Si le Haut conseil de la santé publique recommande d’intégrer ces notions de complexité et de vision à long terme dans les réflexions politiques, il préconise surtout d’agir en amont afin d’éviter un tel scénario. Cela nécessite de réduire drastiquement les émissions de gaz carbonique, en renonçant totalement aux énergies fossiles d’ici 2100. Quand on lui demande quelles sont les chances que l’humanité suive ces directives, le président du Haut conseil de la santé publique Roger Salamon affirme, fataliste: «infimes, entre 3 et 5%».

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