Archive pour le Tag 'Santé'

Page 10 sur 14

« Santé : la fin de la technostructure ? »

« Santé : la fin  de la technostructure ?  »

Les présidents de fédérations d’élus locaux et membres du parti LR François Baroin, Dominique Bussereau et Renaud Muselier plaident, dans une tribune au « Monde », pour une refondation du système de santé comprenant un moratoire sur les fermetures de lits.

Tribune. La crise sanitaire actuelle démontre que les solutions les plus efficaces sont toujours locales. La preuve est flagrante : les acteurs de terrain ont su se coordonner efficacement et travailler main dans la main. Face à l’urgence de la situation, ils ont dû souvent faire fi des procédures bureaucratiques qui freinent leur action. Qu’ils soient professionnels de santé, personnels sociaux et médico-sociaux, agents administratifs, techniques ou logistiques, tous ont su faire preuve de réalisme et de pragmatisme.

Sans cette capacité d’innovation locale, il est probable que la digue de notre système de santé aurait cédé face à la première vague du Covid-19. C’est un enseignement majeur dont le « Ségur de la santé », annoncé par le gouvernement, doit absolument tenir compte. Prévoir pour ne plus subir : nous pensons que notre système de santé réclame une refondation complète de son mode de gouvernance, de son organisation locale et de sa philosophie d’intervention.

 

Aussi, nous plaidons pour une réflexion qui associe les trois volets complémentaires d’une même politique publique : le sanitaire (ceux qui soignent), le médico-social (ceux qui « prennent soin »), le social (ceux qui accompagnent). Il nous faut donc également mesurer les attentes respectives de ces personnels, en termes de reconnaissance, de conditions de travail et de rémunération. 

Enfin, il faudra s’interroger sur le rôle des agences régionales de la santé (ARS), leur rapport aux collectivités locales et aux préfets, et sur leurs modes de gouvernance trop contraints par le carcan bureaucratique et budgétaire.

Nous devons absolument éviter l’écueil d’une énième réforme comptable ou d’ajustement et demandons un moratoire sur la fermeture des lits de médecine afin de favoriser un aménagement équilibré du territoire. Pour cela, faisons davantage confiance aux territoires, aux hommes et aux femmes qui l’incarnent ! Abandonnons cette vision descendante qui consiste à penser que Paris décide quand les acteurs locaux exécutent !

En effet, la santé de nos concitoyens est un enjeu territorial. Nous observons d’ailleurs que des pratiques locales très innovantes se développent : une expérimentation menée depuis deux ans par la Fédération hospitalière de France (FHF) sur cinq territoires porte ses fruits. Des actions transversales sont conduites par des acteurs de la santé, du social, de l’associatif, des collectivités locales. Ils coopèrent pour améliorer l’état de santé des populations, ce qui vaut bien mieux qu’un pilotage hors sol. »

Travailleurs de la santé:  » pas des décorations mais des salaires décents »

Travailleurs de la santé:    » pas des décorations mais des salaires décents »

Dans une interview du JDD, Hugo Huon, président du collectif Inter Urgences, estime que les décorations et les cérémonies officielles sont un contre-feu pour « masquer le fait que des moyens ne sont pas débloqués », un fâcheux symbole. Il réclame un plan massif d’investissement pour les hôpitaux.

Comment réagissez-vous à l’annonce de l’organisation d’un hommage aux soignants le 14 juillet?

Quelle idée hors sol! Comme la population soutient les soignants, le gouvernement cherche à accéder à une forme de reconnaissance en les honorant. C’est un geste qui ne coûte rien… La majorité des infirmiers et des aides-soignants se fichent de ces honneurs. Ce que nous réclamons depuis plus d’un an, ce ne sont pas des décorations ni des primes mais des salaires décents et des moyens, en lits notamment, pour les hôpitaux.

La confirmation faite par le gouvernement du versement d’une prime aux soignants fin mai ou juin, n’est-ce pas tout de même un bon début?

Nous ne demandons pas une prime mais une évolution des traitements pour que les équipes à l’hôpital deviennent plus stables, que la qualité des soins s’améliore. Le système de prime ne résout rien. Le 25 mars, à Mulhouse, Emmanuel Macron a promis « un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières ». Olivier Véran a lui aussi promis, dans un communiqué daté du 15 avril, une revalorisation des métiers et des rémunérations. Or les discussions n’ont toujours pas été ouvertes sur ce sujet-là. Les deux collectifs Inter Urgences et Inter Hôpitaux n’en ont toujours pas discuté avec le ministre de la Santé ou son cabinet.

En pleine crise du coronavirus, le temps est sans doute compté…

Le gouvernement continue à faire passer les dépenses publiques avant la santé des patients. Ce silence sur les rémunérations nous semble tellement absurde, ça nous met dans une telle colère froide que nous nous apprêtons à relancer la mobilisation à partir de la semaine prochaine. Il faut un cap pour les soignants, sinon ils vont finir par perdre le sens. Pourquoi pas organiser une grande manif à Paris le 14 juillet? Ça, ça serait un beau symbole…

Après le Conseil des ministres mercredi, la porte-parole Sibeth Ndiaye a déclaré qu’une « médaille de l’engagement face aux épidémies » serait « réactivée », afin de « récompenser les personnes qui se sont dévouées pendant la crise du Covid-19″, notamment le personnel soignant. « Elle pourra être décernée à titre individuel ou collectif et fera l’objet prochainement d’un décret qui la réactualisera », a-t-elle expliqué.

Cette médaille avait été créée suite à l’épidémie de choléra de 1884. Le décret, signé le 31 mars 1885 par le président de la République de l’époque, Jules Grévy, avait été publié au Journal officiel en date du 8 avril de la même année (disponible ici sur le site de la BNF). « Des médailles d’honneur peuvent être décernées par le ministre du commerce aux personnes qui se sont particulièrement signalées par leur dévouement pendant des maladies épidémiques », peut-on y lire dans son article premier. Initialement distribuée par le ministère du Commerce, cette médaille sera ensuite attribuée par d’autres comme l’Intérieur, l’Hygiène ou la Guerre, via de nouveaux décrets dans les années qui ont suivi. Cette récompense avait disparu au début des années 1960.

 

Secteur santé  » pas des décorations mais des salaires décents »

Secteur santé  » pas des décorations mais des salaires décents »

Dans une interview du JDD, Hugo Huon, président du collectif Inter Urgences, estime que les décorations et les cérémonies officielles sont un contre-feu pour « masquer le fait que des moyens ne sont pas débloqués », un fâcheux symbole. Il réclame un plan massif d’investissement pour les hôpitaux.

Comment réagissez-vous à l’annonce de l’organisation d’un hommage aux soignants le 14 juillet?

Quelle idée hors sol! Comme la population soutient les soignants, le gouvernement cherche à accéder à une forme de reconnaissance en les honorant. C’est un geste qui ne coûte rien… La majorité des infirmiers et des aides-soignants se fichent de ces honneurs. Ce que nous réclamons depuis plus d’un an, ce ne sont pas des décorations ni des primes mais des salaires décents et des moyens, en lits notamment, pour les hôpitaux.

La confirmation faite par le gouvernement du versement d’une prime aux soignants fin mai ou juin, n’est-ce pas tout de même un bon début?

Nous ne demandons pas une prime mais une évolution des traitements pour que les équipes à l’hôpital deviennent plus stables, que la qualité des soins s’améliore. Le système de prime ne résout rien. Le 25 mars, à Mulhouse, Emmanuel Macron a promis « un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières ». Olivier Véran a lui aussi promis, dans un communiqué daté du 15 avril, une revalorisation des métiers et des rémunérations. Or les discussions n’ont toujours pas été ouvertes sur ce sujet-là. Les deux collectifs Inter Urgences et Inter Hôpitaux n’en ont toujours pas discuté avec le ministre de la Santé ou son cabinet.

En pleine crise du coronavirus, le temps est sans doute compté…

Le gouvernement continue à faire passer les dépenses publiques avant la santé des patients. Ce silence sur les rémunérations nous semble tellement absurde, ça nous met dans une telle colère froide que nous nous apprêtons à relancer la mobilisation à partir de la semaine prochaine. Il faut un cap pour les soignants, sinon ils vont finir par perdre le sens. Pourquoi pas organiser une grande manif à Paris le 14 juillet? Ça, ça serait un beau symbole…

Après le Conseil des ministres mercredi, la porte-parole Sibeth Ndiaye a déclaré qu’une « médaille de l’engagement face aux épidémies » serait « réactivée », afin de « récompenser les personnes qui se sont dévouées pendant la crise du Covid-19″, notamment le personnel soignant. « Elle pourra être décernée à titre individuel ou collectif et fera l’objet prochainement d’un décret qui la réactualisera », a-t-elle expliqué.

Cette médaille avait été créée suite à l’épidémie de choléra de 1884. Le décret, signé le 31 mars 1885 par le président de la République de l’époque, Jules Grévy, avait été publié au Journal officiel en date du 8 avril de la même année (disponible ici sur le site de la BNF). « Des médailles d’honneur peuvent être décernées par le ministre du commerce aux personnes qui se sont particulièrement signalées par leur dévouement pendant des maladies épidémiques », peut-on y lire dans son article premier. Initialement distribuée par le ministère du Commerce, cette médaille sera ensuite attribuée par d’autres comme l’Intérieur, l’Hygiène ou la Guerre, via de nouveaux décrets dans les années qui ont suivi. Cette récompense avait disparu au début des années 1960.

158 députés se réveillent LREM réclament « une réforme de la santé au travail » !

158 députés LREM réclament « une réforme de la santé au travail »!

 

Après avoir soutenu le dégraissage du système sanitaire global, par parenthèse qui ne date cependant pas d’hier, les députés de la république en marche se réveillent. Non pas pour remettre sur la table l’organisation et le financement du système sanitaire mais pour se pencher sur le créneau partiel de la santé au travail. La réflexion n’est pas  inutile mais ce n’est sans doute pas la priorité des priorités. On se demande même si ce n’est pas une mesure de diversion. Ci-dessous la pétition des 158 députés de la république en marche. À noter que les propositions sont suffisamment générales pour ne pas hypothéquer les éventuelles mesures que pourrait prendre le gouvernement.. Tout cela sent un peu la précipitation et le flou, sans doute aussi une tentative de réconciliation avec une opinion publique de plus en plus critique.

« La crise sanitaire que nous traversons place les enjeux de santé au travail au premier plan. Personnels soignants, travailleurs sociaux, chauffeurs routiers, logisticiens, caissières, agriculteurs, éboueurs, personnels d’entretien, et bien d’autres encore, ont forcé notre admiration en étant sur le terrain durant l’épidémie. Les protéger est alors apparu comme une priorité. Dans cette nouvelle étape qu’est le déconfinement, protéger les travailleurs est un préalable à tout espoir de poursuite d’activité, et par répercussion, de relance économique.

Avec une difficulté néanmoins, celle de parvenir à rassurer les salariés quant à leur exposition au risque et les employeurs inquiets de voir leur responsabilité pénale engagée, sur un risque nouveau complexe à prévenir. Malgré un réseau de professionnels publics et privés de qualité pour accompagner les entreprises, force est de constater que le manque de coordination, de lisibilité et la complexité du système les fait perdre en efficacité. La crise sanitaire du covid-19 n’a fait que mettre en exergue ces dysfonctionnements observés de longue date. Ainsi, les entreprises se sont trouvées seules et désemparées durant plusieurs jours, ce qui dans un climat anxiogène, a contribué à pénaliser le maintien de l’activité économique dans certains secteurs.

Nous, députés de la majorité, estimons que le temps est venu de faire de la France l’un des pays les plus performants et innovants en Europe en matière de prévention dans le domaine de la santé au travail. C’est un véritable contrat de transformation que nous devons proposer aux partenaires sociaux. Nous sommes prêts à porter une grande réforme de la santé au travail, à laquelle nous souhaitons attribuer 3 ambitions :

La première, est de faire de la santé au travail une priorité de la stratégie nationale de santé. Nous voulons que l’entreprise devienne un lieu de prévention dans la vie quotidienne, par des actions concrètes telles que des campagnes de vaccination sur le lieu de travail pour en faciliter l’accès aux salariés ou agents qui le souhaitent, et le développement de la pratique sportive au travail.

La seconde ambition est de doter la France d’un système d’acteurs de santé au travail plus efficace et tourné vers la prévention. La pénurie de médecins du travail doit être compensée par la montée en puissance d’équipes pluridisciplinaires, la création d’un diplôme d’infirmier en santé au travail en pratiques avancées, et le déploiement de la télémédecine. La nouvelle instance qu’est le comité social et économique (CSE) doit être garante d’une démarche de prévention intégrée à la stratégie de l’entreprise, et du suivi de sa mise en œuvre.

La troisième ambition que nous attribuons à cette réforme de santé au travail, est de prévenir l’usure professionnelle en faisant un lien étroit entre l’exposition aux risques et les parcours professionnels proposés aux travailleurs. Et au-delà, nous appelons à ce que le travail soit véritablement accessible aux plus vulnérables d’entre-nous : personnes en situation de handicap ou porteuses de maladie chronique. Personne ne doit rester au bord de la route parce qu’il a subi un cancer, une pathologie chronique ou un accident grave. Le travail doit s’adapter et offrir des perspectives à chacun d’entre nous, quels que soient les accidents de la vie qu’il a rencontrés.

A l’aube d’une nouvelle ère dans laquelle l’humain doit être au cœur des politiques publiques, nous croyons dans l’entreprise tournée vers la performance globale, équilibrant les enjeux humains, économiques et environnementaux, une entreprise porteuse de sens et d’avenir dans laquelle le travail émancipe et protège. »

« Coronavirus: un scandale judiciaire de santé publique »

« Coronavirus: un scandale judiciaire de santé publique »

les familles des personnes âgées contaminées dans les Ehpad solliciteront la justice, assure, dans une tribune au « Monde », l’avocat Bernard Fau, qui regrette, par ailleurs, que celle-ci soit restée timide lors de précédents scandales sanitaires.

Tribune. Après le temps de la sidération, pourrait venir le temps de la justice. Des demi-vérités assénées pour couvrir la gestion d’une impréparation et d’une pénurie tardivement avouées… Des morts par milliers de personnes âgées dans des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), ceux-là mêmes qui devaient être leurs abris protecteurs et se sont avérés autant de pièges fatals… Dans l’actuelle crise sanitaire du Covid-19, tous les éléments d’un scandale judiciaire de santé publique sont réunis. On y retrouve le mensonge, la gestion publique et la mort.

Notre résilience ira-t-elle jusqu’à admettre sans mot dire cette contamination en masse de nos personnes âgées ?

Chaque fois, devant les défaillances des institutions publiques qui provoquent des drames intimes par milliers, c’est vers la justice que se tournent nos concitoyens, faute de trouver ailleurs un exutoire à leur douleur. Sang contaminé, hormone de croissance, Tchernobyl et plus récemment Médiator : on peut multiplier à l’envi les scandales sanitaires qui ont conduit en masse des familles de victimes dans les prétoires, pour que « cela » ne se reproduise plus. Pourquoi en irait-il autrement à présent ? La justice elle-même, aujourd’hui confinée, se présentera le moment venu comme l’instrument crédible du deuil de chacun en promettant la vérité puisque c’est là sa vocation, à défaut d’apaiser les chagrins des familles.

 

Cette recherche légitime des victimes est pourtant paradoxale car la réponse judiciaire a toujours été d’une grande timidité et cette incapacité même, cet échec parfois, n’a peut-être pas médiocrement contribué dans les dernières décennies à une déresponsabilisation des gestionnaires de la santé publique, à une défiance croissante de nos concitoyens. La réponse des pouvoirs publics est toujours la même : éviter à tout prix le prétoire pénal qui jette en pâture à l’opinion des responsables sinon des coupables, contester la causalité des drames, établir des systèmes juridiques de responsabilité sans faute. Enfin, si rien n’y fait, proposer aux victimes la prise en charge par la solidarité nationale de leur préjudice tarifé, aboutissement ultime d’une socialisation du prix des larmes.

Mais aujourd’hui, alors que la protection des personnes vulnérables est établie comme un dogme social et comme une créance collective sur l’Etat, notre résilience ira-t-elle jusqu’à admettre sans mot dire cette contamination en masse de nos personnes âgées et leur mort, prisonnières, dans les circonstances que l’on devine ? Est-ce une conséquence supportable de l’épidémie ? Combien, pour un vieux père ou une grand-mère ? Soyons-en sûrs, puissante ou impuissante, de gré ou de force, la justice passera et elle aussi à son tour, elle y jouera peut-être sa peau.

La bonne santé des banques françaises : pourquoi ?

Une analyse Xerfi canal sur les facteurs explicatifs de la bonne santé des banques françaises.

 

Sur le papier, l’année s’annonçait sombre. Les taux à 10 ans sur les obligations d’État se sont affaissés tout au long de l’année. Et dans leur sillage, les taux accordés sur le crédit à l’immobilier ou aux entreprises n’ont pas pu inaugurer le mouvement de normalisation tant espéré par le secteur en 2018. A l’inverse, la BCE a contribué à compliquer l’équation des banques en abaissant encore un peu plus les taux déjà nettement négatifs sur les dépôts bancaires auprès de la banque centrale, de -0,4 à -0,5%.

Sur leur cœur de métier, qui consiste à produire une marge d’intérêt entre ressources liquides et prêts, les banques semblaient donc prises toujours plus en étau. Si l’on ajoute à cela la sortie graduelle et inexorable du stock de prêts ou d’actifs anciens, plus rémunérateurs, on pouvait en effet s’inquiéter de la profitabilité du secteur pour 2019 et 2020. Et faisant écho à cette inquiétude, les acteurs européens phares du secteur ont multiplié les annonces de réduction de leurs effectifs et la fermeture de certaines activités au cours de l’année : Société Générale, BNP Paribas, Barclays, HSBC, Deutsch Bank et Commerzbank, Santander, etc. Indiquant que les conditions financières et de concurrence des fintech mettaient toujours plus sous pression les coûts d’exploitation.

Même s’il est toujours délicat de tenir un propos transversal sur l’ensemble des acteurs bancaires, la clé d’explication de la résilience de la profitabilité bancaire réside 1) dans les volumes et 2) dans la diversification des métiers de la banque. Dans le contexte très particulier des taux zéro, les intermédiaires financiers sont à la recherche de rendements.

Ils les trouvent aujourd’hui : sur les activités de conseil, d’intermédiation, d’exécution concernant les opérations de haut de bilan (émissions de dette, fusions/acquisitions notamment), autrement dit sur leurs activités de banque d’investissement et sur les commissions ayant trait à la gestion de patrimoine.

Cela est manifeste pour les deux premiers groupes bancaires français. Prenons par exemple le cas du groupe Crédit Agricole :

  • La première source de revenus du groupe aujourd’hui, ce sont les activités de gestion de l’épargne et l’assurance. C’est Amundi, le 9e gestionnaire d’actifs au monde, c’est Indosuez Wealth Management, c’est Crédit Agricole Assurances.
  • La seconde source de revenus, c’est ce que la banque dénomme l’activité « grande clientèle », autrement dit de banque d’investissement, banque conseil.
  • Ce sont ensuite les activités de banque stricto sensu en France et à l’international, puis les activités spécialisées de leasing, de financement de la consommation.

Et les principales sources de progression du profit sont sur la composante gestion d’actifs et assurance, la banque d’investissement et les activités spécialisées, notamment le leasing… Bref, la banque vit de commissions, de réalisations de plus-values latentes, de remontées de dividendes de ses activités de marché… Et cela la sauve. Idem pour la BNP qui voit sa performance tirée par sa banque d’investissement en 2019.

Ce constat conforte le modèle français de banque universelle en première analyse. Mais il ne faut pas se leurrer. Faire du volume, créer et susciter des besoins du côté des acteurs privés en matière de gestion d’actifs, en matière d’opérations en capital — notamment d’acquisitions, de levées de dettes, etc. — c’est aussi cela qui crée les déséquilibres et qui transforme les acteurs financiers en pousse-au-crime, au détriment de ceux qui endossent véritablement les risques, c’est-à-dire les ménages et les entreprises.

 

Chloroquine -Coronavirus: une pétition de l’ex ministre de la santé Philippe Douste-Blazy avec déjà 200.000 signatures

Chloroquine-Coronavirus: une pétition de l’ex ministre de la santé Philippe Douste-Blazy avec déjà  200.000 signatures

Une pétition lancée par l’ex-ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy, demandant à assouplir les possibilités de prescription de la chloroquine, ce traitement dont l’usage contre le coronavirus provoque de vifs débats, a dépassé les 200.000 signatures dimanche soir, tandis qu’un trio de médecins éminents apportaient leur soutien au Pr Didier Raoult.

La pétition baptisée «#NePerdonsPlusDeTemps», lancée vendredi sur la plateforme Change.org, vise à élargir les traitements à l’hydroxychloroquine des patients atteints du Covid-19, en autorisant leur prescription sans attendre qu’ils soient atteints d’un stade aggravé de la maladie.

Par ailleurs, trois éminents médecins ont recommandé, dans une tribune publiée dimanche soir dans notre édition du Figaro datée lundi, d’appliquer le traitement élaboré par le très médiatisé Pr Didier Raoult, qui prône l’usage de l’hydroxychloroquine dès l’apparition des premiers symptômes du coronavirus.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a quant à lui de nouveau appelé samedi à ne pas brûler les étapes, dans un entretien au média en ligne Brut, et a souligné qu’on connaitrait dans les prochains jours les premiers résultats intermédiaires d’études cliniques, qui visent à déterminer si la chloroquine mais aussi «d’autres médicaments prometteurs» sont efficaces quand ils sont pris dès le début de la maladie.

 

L’exécutif écartelé entre santé, économie et liberté

 L’exécutif écartelé entre santé, économie et liberté

 

Depuis le début de la crise, le gouvernement semble écartelé entre les problématiques de santé, de croissance et de liberté. Du coup, le message est assez incompréhensible. D’un côté, le gouvernement semble s’orienter vers des formes de confinement massives mais il ne prend pas les moyens pour réguler la mobilité. Résultat, en quelques jours quelques 20 % de parisiens ont rejoint des résidences secondaires ou familiales, contaminant au passage les populations locales , là où les systèmes de santé ne sont pas adaptés à l’ampleur de la crise. La Bretagne par exemple en a fait la triste expérience et ce sera sans doute bientôt la Loire-Atlantique ou 150 000 à 200 000 personnes ont rejoint la côte et la région.

On comprend évidemment qu’il ne soit pas facile pour certains d’être confiné dans un espace moyen de 20 m² par personne à Paris. Mais c’est malheureusement le résultat d’un urbanisme et d’un aménagement du territoire dont le caractère démentiel est exacerbé par la crise.

En difficulté dans les sondages, le gouvernement prend des mesures assez floues et finalement pas tellement contraignantes concernant le confinement. Il craint les conséquences d’une politique plus stricte d’atteinte aux libertés individuelles. Par ailleurs, le gouvernement veut aussi à juste titre tenter de sauver ce qui peut l’être en matière économique. Du coup on recommande de travailler et de se déplacer sans d’ailleurs préciser les secteurs autorisés à le faire. Du coup ,c’est un peu la grande pagaille et les entreprises susceptibles de travailler ne peuvent souvent le faire faute de rupture d’approvisionnement.

Il y a aussi ce droit de retrait, concept dont l’application est très vague dont on ne sait pas avec précision dans quelles conditions on  peut s’exercer. Même sur le plan sanitaire, les consignes sont particulièrement contradictoires et la politique incompréhensible. Le manque de masques, le manque de matériel respiratoire, le manque de lits en général, le manque de traitement, la politique anachronique par rapport à la chloroquine, surtout le manque de personnel soignant montre que l’État a grandement failli dépit des discours.  Face au Covid-19, le gouvernement a progressivement pris des mesures de plus en plus restrictives, passant d’une interdiction initiale des rassemblements de plus de 1.000 personnes – puis de 100 – à la fermeture des établissements scolaires et des commerces non indispensables.

La semaine dernière, un confinement obligatoire de deux semaines, avec amendes à la clef, a été décrété et pourrait être prolongé si le gouvernement suit les recommandations du conseil scientifique qui a préconisé mardi une durée totale d’”au moins six semaines”. Pourtant devant la montée des demandes d’indemnisation de chômage partiel, le pouvoir a fait savoir qu’il allait contrôler sérieusement et en faites réduire le nombre de bénéficiaires. Le chômage partiel qui se développe massivement mettant évidemment en cause la santé économique du pays.

Crise coronavirus : L’exécutif écartelé entre santé, économie et liberté

Crise coronavirus : L’exécutif écartelé entre santé, économie et liberté

 

Depuis le début de la crise, le gouvernement semble écartelé entre les problématiques de santé, de croissance et de liberté. Du coup, le message est assez incompréhensible. D’un côté, le gouvernement semble s’orienter vers des formes de confinement massives mais il ne prend pas les moyens pour réguler la mobilité. Résultat, en quelques jours quelques 20 % de parisiens ont rejoint des résidences secondaires ou familiales, contaminant au passage les populations locales , là où les systèmes de santé ne sont pas adaptés à l’ampleur de la crise. La Bretagne par exemple en a fait la triste expérience et ce sera sans doute bientôt la Loire-Atlantique ou 150 000 à 200 000 personnes ont rejoint la côte et la région.

On comprend évidemment qu’il ne soit pas facile pour certains d’être confinés dans un espace moyen de 20 m² par personne à Paris. Mais c’est malheureusement le résultat d’un urbanisme et d’un aménagement du territoire dont le caractère démentiel est exacerbé par la crise.

En difficulté dans les sondages, le gouvernement prend des mesures assez floues et finalement pas tellement contraignantes concernant le confinement. Il craint les conséquences d’une politique plus stricte d’atteinte aux libertés individuelles. Par ailleurs, le gouvernement veut aussi à juste titre tenter de sauver ce qui peut l’être en matière économique. On  recommande donc de travailler et de se déplacer sans d’ailleurs préciser les secteurs autorisés à le faire. Du coup ,c’est un peu la grande pagaille et les entreprises susceptibles de travailler ne peuvent souvent le faire faute de rupture d’approvisionnement.

Il y a aussi ce droit de retrait, concept dont l’application est très vague dont on ne sait pas avec précision dans quelles conditions on  peut s’exercer. Même sur le plan sanitaire, les consignes sont particulièrement contradictoires et la politique incompréhensible. Le manque de masques, le manque de matériel respiratoire, le manque de lits en général, le manque de traitement, la politique anachronique par rapport à la chloroquine, surtout le manque de personnel soignant montrent que l’État a grandement failli en  dépit des discours.  Face au Covid-19, le gouvernement a progressivement pris des mesures de plus en plus restrictives, passant d’une interdiction initiale des rassemblements de plus de 1.000 personnes – puis de 100 – à la fermeture des établissements scolaires et des commerces non indispensables.

La semaine dernière, un confinement obligatoire de deux semaines, avec amendes à la clef, a été décrété , il est prolongé jusqu’au 15 avril après  les recommandations du conseil scientifique qui a préconisé mardi une durée totale d’”au moins six semaines”. Pourtant devant la montée des demandes d’indemnisation de chômage partiel, le pouvoir a fait savoir qu’il allait contrôler sérieusement et en fait réduire le nombre de bénéficiaires. Le chômage partiel qui se développe massivement mettant évidemment en cause la santé économique du pays.

 

Coronavirus : L’exécutif écartelé entre santé, économie et liberté

Coronavirus : L’exécutif écartelé entre santé, économie et liberté

 

Depuis le début de la crise, le gouvernement semble écartelé entre les problématiques de santé, de croissance et de liberté. Du coup, le message est assez incompréhensible. D’un côté, le gouvernement semble s’orienter vers des formes de confinement massives mais il ne prend pas les moyens pour réguler la mobilité. Résultat, en quelques jours quelques 20 % de parisiens ont rejoint des résidences secondaires ou familiales, contaminant au passage les populations locales , là où les systèmes de santé ne sont pas adaptés à l’ampleur de la crise. La Bretagne par exemple en a fait la triste expérience et ce sera sans doute bientôt la Loire-Atlantique ou 150 000 à 200 000 personnes ont rejoint la côte et la région.

On comprend évidemment qu’il ne soit pas facile pour certains d’être confiné dans un espace moyen de 20 m² par personne à Paris. Mais c’est malheureusement le résultat d’un urbanisme et d’un aménagement du territoire dont le caractère démentiel est exacerbé par la crise.

En difficulté dans les sondages, le gouvernement prend des mesures assez floues et finalement pas tellement contraignantes concernant le confinement. Il craint les conséquences d’une politique plus stricte d’atteinte aux libertés individuelles. Par ailleurs, le gouvernement veut aussi à juste titre tenter de sauver ce qui peut l’être en matière économique. Du coup on recommande de travailler et de se déplacer sans d’ailleurs préciser les secteurs autorisés à le faire. Du coup ,c’est un peu la grande pagaille et les entreprises susceptibles de travailler ne peuvent souvent le faire faute de rupture d’approvisionnement.

Il y a aussi ce droit de retrait, concept dont l’application est très vague dont on ne sait pas avec précision dans quelles conditions on  peut s’exercer. Même sur le plan sanitaire, les consignes sont particulièrement contradictoires et la politique incompréhensible. Le manque de masques, le manque de matériel respiratoire, le manque de lits en général, le manque de traitement, la politique anachronique par rapport à la chloroquine, surtout le manque de personnel soignant montre que l’État a grandement failli dépit des discours.  Face au Covid-19, le gouvernement a progressivement pris des mesures de plus en plus restrictives, passant d’une interdiction initiale des rassemblements de plus de 1.000 personnes – puis de 100 – à la fermeture des établissements scolaires et des commerces non indispensables.

La semaine dernière, un confinement obligatoire de deux semaines, avec amendes à la clef, a été décrété et pourrait être prolongé si le gouvernement suit les recommandations du conseil scientifique qui a préconisé mardi une durée totale d’”au moins six semaines”. Pourtant devant la montée des demandes d’indemnisation de chômage partiel, le pouvoir a fait savoir qu’il allait contrôler sérieusement et en faites réduire le nombre de bénéficiaires. Le chômage partiel qui se développe massivement mettant évidemment en cause la santé économique du pays.

France: L’exécutif écartelé entre santé, économie et liberté

France: L’exécutif écartelé entre santé, économie et liberté

 

Depuis le début de la crise, le gouvernement semble écartelé entre les problématiques de santé, de croissance et de liberté. Du coup, le message est assez incompréhensible. D’un côté, le gouvernement semble s’orienter vers des formes de confinement massives mais il ne prend pas les moyens pour réguler la mobilité. Résultat, en quelques jours quelques 20 % de parisiens ont rejoint des résidences secondaires ou familiales, contaminant au passage les populations locales , là où les systèmes de santé ne sont pas adaptés à l’ampleur de la crise. La Bretagne par exemple en a fait la triste expérience et ce sera sans doute bientôt la Loire-Atlantique ou 150 000 à 200 000 personnes ont rejoint la côte et la région.

On comprend évidemment qu’il ne soit pas facile pour certains d’être confiné dans un espace moyen de 20 m² par personne à Paris. Mais c’est malheureusement le résultat d’un urbanisme et d’un aménagement du territoire dont le caractère démentiel est exacerbé par la crise.

En difficulté dans les sondages, le gouvernement prend des mesures assez floues et finalement pas tellement contraignantes concernant le confinement. Il craint les conséquences d’une politique plus stricte d’atteinte aux libertés individuelles. Par ailleurs, le gouvernement veut aussi à juste titre tenter de sauver ce qui peut l’être en matière économique. Du coup on recommande de travailler et de se déplacer sans d’ailleurs préciser les secteurs autorisés à le faire. Du coup ,c’est un peu la grande pagaille et les entreprises susceptibles de travailler ne peuvent souvent le faire faute de rupture d’approvisionnement.

Il y a aussi ce droit de retrait, concept dont l’application est très vague dont on ne sait pas avec précision dans quelles conditions on  peut s’exercer. Même sur le plan sanitaire, les consignes sont particulièrement contradictoires et la politique incompréhensible. Le manque de masques, le manque de matériel respiratoire, le manque de lits en général, le manque de traitement, la politique anachronique par rapport à la chloroquine, surtout le manque de personnel soignant montre que l’État a grandement failli dépit des discours.  Face au Covid-19, le gouvernement a progressivement pris des mesures de plus en plus restrictives, passant d’une interdiction initiale des rassemblements de plus de 1.000 personnes – puis de 100 – à la fermeture des établissements scolaires et des commerces non indispensables.

La semaine dernière, un confinement obligatoire de deux semaines, avec amendes à la clef, a été décrété et pourrait être prolongé si le gouvernement suit les recommandations du conseil scientifique qui a préconisé mardi une durée totale d’”au moins six semaines”. Pourtant devant la montée des demandes d’indemnisation de chômage partiel, le pouvoir a fait savoir qu’il allait contrôler sérieusement et en faites réduire le nombre de bénéficiaires. Le chômage partiel qui se développe massivement mettant évidemment en cause la santé économique du pays.

Coronavirus : « la protection de la santé publique doit être prioritaire »

Coronavirus : « la protection de la santé publique doit être prioritaire »

La politiste Mélanie Heard estime, dans une tribune au « Monde » que l’ordonnance du Conseil d’Etat montre la voie à suivre : assurer la prééminence de la protection de la santé

Tribune

 

L’ordonnance rendue par le Conseil d’Etat le 22 mars 2020 marque un tournant. Ces derniers jours, les décisions publiques sont apparues comme guidées par des alternatives stratégiques issues des modélisations statistiques, autour de notions comme la distanciation sociale, l’immunité de groupe, ou le fameux aplatissement de la courbe.

Notions nouvelles dans le débat public, aux contours trop flous pour qu’on saisisse clairement de quelle façon elles pouvaient réellement guider le raisonnement décisionnel dans le choix de telle ou telle mesure.

Inversement, le raisonnement de mise en balance, sur des critères de proportionnalité, de la protection de la santé publique avec la défense des libertés individuelles – raisonnement classique de la décision en santé publique – semblait jusqu’ici très discret. Le conflit entre ces deux biens dont la protection est une prérogative constitutionnelle de l’Etat faisait l’objet, certes, d’une saisine le 24 février du ministre de la santé au Comité consultatif national d’éthique.

Mais, depuis cette date, force est de constater que l’équilibre à rechercher entre ces biens concurrents n’apparaît pas comme un problème structurel autour duquel articuler les discours publics de justification des mesures qui sont prises.

A chaque étape, les mesures sont justifiées d’abord par le fait que les précédentes n’ont pas été suffisamment appliquées par les Français. Les avis rendus publics du Conseil scientifique questionnent alors l’« acceptabilité sociale » des mesures, mentionnent des arbitrages entre considérations sanitaires, économiques et sociales, invoquent la nécessaire hiérarchisation qui reviendrait au politique. Mais le Conseil scientifique n’analyse pas les mesures qu’il étudie du point de vue du conflit entre santé publique et libertés individuelles.

De même, si l’exposé des motifs de la loi d’urgence adoptée le 22 mars évoque bien des « restrictions apportées aux libertés fondamentales », sa teneur générale est bien davantage centrée sur la nécessité d’« assurer la continuité de notre tissu social, culturel, industriel et commercial » face à une « crise sanitaire et économique ». Ce qui apparaît aussi problématique dans les mesures d’exception envisagées, c’est bien davantage leur soutenabilité, en termes d’impact sur la société et l’économie, que l’atteinte aux libertés qu’elles représentent.

 

 

Pour une vraie gouvernance mondiale de la santé publique

Pour une vraie gouvernance mondiale de la santé publique

Du fait  sans doute les grandes insuffisances de l’OMS, Il faut une vraie gouvernance mondiale de la santé d’après Irina Bokova, ancienne directrice générale de l’UNESCO, Hakima el Haite, ministre de l’environnement du Maroc lors de la COP22 et présidente de l’internationale libérale, George Papandreou, ancien premier ministre grec et président de l’internationale socialiste, Joël Ruet président du The Bridge Tank, membre actif du groupe d’engagement du G20 avec les think tank.( Opinion dans la Tribune)

 

 

« Le coronavirus, ou l’histoire d’une pandémie annoncée ? Après les coups de semonce du SARS de 2003, du « H1N1 » ou grippe porcine de 2009 et d’Ebola en 2015, des travaux étayés de la Fondation Gates de 2017 et de l’OMS à l’automne 2019 prédisaient une pandémie majeure « d’ici à 15 ans ». Ils auront eu raison très tôt. Si les épidémies ne sont pas nouvelles, la pression démographique et écologique sur les écosystèmes, les flux humains de la mondialisation, renforcent leur probabilité et leur diffusion. Pour autant l’humanité n’est pas démunie et c’est le moment de doter la sécurité sanitaire des meilleurs outils de la gouvernance mondiale.

Les nations mettent en place une gouvernance commune dotée d’objectifs, de procédures et de moyens pour la stabilité financière ou pour le climat. La sécurité sanitaire mérite également un traitement collectif ambitieux, permanent, en amont des crises.

La stabilité financière a été renforcée dans ses moyens depuis la crise de 2007-2008 : politiques d’assouplissement quantitatif, prise de conscience de la nécessité d’un débat sur la re-règlementation bancaire, relèvement d’un cran hiérarchique pour le G20 des argentiers qui maintenant réunit les chefs d’Etats. Le climat, lui, dispose de son panel d’experts (le GIEC), de fonds dédiés (le Fonds Vert Mondial), de plans nationaux pour rester sous les 2 degrés. Dispositifs améliorables mais nécessaires. La sécurité sanitaire mérite des outils similaires.

close

volume_off

 

Nous appelons à une mise en réseau permanente de centres de recherches (pour Ebola, nombre d’entre eux ne se sont jamais mobilisés, pour le coronavirus il a fallu attendre mi-février), un réseau mondial de capacités industrielles de médicaments et d’équipements médicaux immédiatement ré-orientables à la demande de l’OMS, une « Académie de l’OMS », projet déjà en discussion, mais qui adjoigne au corps médical un panel permanent d’expertises multiples (de gestion de crise, d’expertise de données, de compétences des organisations philanthropiques et urgentistes), un fonds dédié pour financer toute accélération de crise, un rapport annuel des risques et bonnes pratiques. Enfin, la réflexion doit lier biodiversité et pandémies.

Comment contenir durablement la contagion ?

Ces outils sont réalistes et nécessaires pour que la santé dispose d’une véritable gouvernance mondiale, dont le principe le plus communément admis repose sur le concept de bien public mondial : ce qui est utile pour tous n’est organisable que par tous. La sécurité sanitaire globale est clairement un bien public mondial : la diffusion du COVID-19 démontre que chaque pays bénéficiera de la bonne santé des autres ; pour contenir durablement la contagion le seul endiguement local est illusoire quand tout maillon faible menace d’un possible regain pandémique. Seul un vaccin enrayera définitivement le virus et la course nationale ou privée au sésame serait une erreur : ne pas mutualiser la recherche décale pour chacun sa mise en oeuvre. Dès aujourd’hui engageons-nous envers un futur stock mondial de vaccins dédié aux plus démunis au Sud comme au Nord.

Si le monde a tardé c’est que le concept de bien public mondial (BPM) revoie à un débat progressiste large : faut-il inclure à la liste des BPM la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté, voire les inégalités, la préservation des cultures et des identités ? Faut-il les durcir en droits fondamentaux, tel un droit à la souveraineté alimentaire ? Le concert dissonant des nations n’est pas prêt de s’entendre sur la liste. Mais la question est aujourd’hui selon nous tranchée pour la santé : la crainte légitime des populations, la science, font basculer la sécurité sanitaire du côté du bien public mondial.

Si la définition concrète de séries de mesures de confinement et de traitement questionne aujourd’hui chaque pays, toutes organisations politique et sociale confondues, il est essentiel d’échanger, de mutualiser un jeu de réponses solidairement mises en oeuvre dès les premiers foyers. Le temps est la clé : instaurons un niveau d’alerte intermédiaire à la déclaration d’une « urgence de santé publique de portée internationale » de l’OMS. Le multilatéralisme reste plus que jamais de mise.

L’urgence est de reprendre du champ sur une base scientifique et par une communauté de moyens, en évitant le double-jeu politique à inévitable effet boomerang. La lutte contre le coronavirus sera âpre, suivie d’autres ; il n’est pas trop tôt pour en tirer ensemble les premières leçons en organisant la gouvernance mondiale de la santé.

__

Irina Bokova est ancienne directrice générale de l’UNESCO

Hakima el Haite, ministre de l’environnement du Maroc lors de la COP22, préside l’Internationale Libérale

George Papandreou,  ancien premier ministre grec, préside l’internationale socialiste

Joël Ruet préside The Bridge Tank, membre actif du groupe d’engagement du  G20 avec les think tank.

Les vues des auteurs sont personnelles et n’engagent pas leurs organisations d’appartenance

Santé Tomates: Un nouveau virus

Santé Tomates:  Un nouveau virus

 

Un  virus, le tomato brown rugose fruit virus (ToBREV) touche actuellement des pays proches de la France et grands producteurs de tomates comme l’Espagne ou l’Italie, mais aussi les Pays-Bas, la Grèce ou le Royaume-Uni.

 

S’il ne présente aucun danger pour la santé humaine, le virus ToBRFV inquiète les producteurs pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il affecte les tomates et les poivrons de manière très visible : des mosaïques apparaissent sur les feuilles, qui rétrécissent, des tâches jaunes peuvent apparaître sur les fruits. le  ToBRFV se transmet d’un plant à l’autre extrêmement facilement. Il suffit en effet d’un contact, direct ou indirect, pour que la maladie se propage. Le virus peut également subsister pendant des mois dans les sols, les vêtements ou les outils sans perdre son pouvoir infectieux. «Le virus peut infecter jusqu’à 100% des plantes sur un site de production, ce qui le rend redoutable pour les cultures à haute densité comme les cultures sous serres», prévient ainsi l’Anses.

 

 

Santé 5G : danger pour des associations

Santé 5G : danger pour des associations

Les  associations Agir pour l’environnement et PRIARTEM estiment qu’il existe des incertitudes en matière de santé  et demandent l’application du principe de précaution.

« On sait que ces ondes ont un impact sur notre cerveau, que des personnes manifestent des troubles d’électro-sensibilité », a déclaré Sophie Pelletier, la présidente de PRIARTEM-Electro-sensible de France.

 

Des  articles intéressant de scienceetavenir et du Cerfi font  le point sur la question. (Extraits)

 

« La 5G doit arriver en France début 2020 et permettre de nouveaux usages dans bien des domaines. Médias, santé, transports, entre autres, profiteront des débits jusqu’à 10 fois supérieurs à la 4G. Mais beaucoup de questions se posent quant au rayonnement magnétique que cette nouvelle technologie devrait entraîner.

Un champ magnétique apparaît lorsqu’un courant électrique circule. Son intensité varie selon la consommation d’électricité. Il existe des champs électromagnétiques partout autour de nous. Certains naissent de façon naturelle, comme lors d’un orage. D’autres sont le fruit de l’activité humaine. C’est par exemple grâce au champ électromagnétique que l’on peut observer des fractures avec les rayons X à l’hôpital.

Pour le mesurer, il faut observer sa fréquence ou sa longueur d’ondes. « On peut se représenter le rayonnement électromagnétique comme une série d’ondes très régulières qui progressent à une vitesse extrêmement élevée et plus précisément à la vitesse de la lumière. La fréquence traduit simplement le nombre d’oscillations ou de cycles par seconde, tandis que la longueur d’onde est égale à la distance entre un point d’une onde et son homologue sur l’onde suivante. Fréquence et longueur d’onde sont donc totalement indissociables : plus la fréquence est élevée, plus la longueur d’onde est courte« , explique l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’intensité d’un champ électrique se mesure en volts par mètre ( V/m) et l’intensité d’un champ magnétique se mesure en ampères par mètre (A/m) ou encore en microteslas (μT). (Sciencesetavenir)

 

La 5G représente donc la cinquième génération de standards pour la téléphonie mobile, et promet la transmission de données par seconde de l’ordre du gigabit et l’entrée définitive dans le monde de l’IoT (Internet of Things, Internet des Objets). Plus de 80 pays s’activent déjà à mettre en place l’infrastructure pour la généraliser.

 

Depuis que l’humain est conscient d’être entouré d’ondes, la crainte des conséquences néfastes d’une surexposition existe. La généralisation de la téléphonie mobile au niveau mondial a augmenté la dimension de la crainte, tandis que le tsunami de Wi-Fi de l’ère du Web n’a fait que l’accroître encore et encore.

Le problème, c’est le manque de recul.

Les conséquences sur la santé ne seront peut-être effectives qu’après 5 ou 10 ans, voire plus tard au niveau d’une éventuelle réduction de l’espérance de vie.

Faut-il avoir une confiance aveugle dans les opérateurs de téléphonie mobile et dans les acteurs du Web, dont les intérêts sont avant tout commerciaux? Faut-il se réfugier sur une île déserte loin de tout réseau de télécommunications?

Il faut plutôt faire confiance aux régulateurs (entités gouvernementales) et avoir l’œil ouvert sur les recherches scientifiques en la matière.

 

Le Wi-Fi nuit-il gravement à la santé, comme le tabac? Rien n’est moins sûr en l’état des recherches actuelles. Mais rien n’est à exclure non plus…

Côté 5G, avec une transmission de données annoncée 100 fois plus rapide qu’avec la 4G actuelle, qui mise sur des fréquences de transmissions plus hautes (3-30 GHz), c’est peu dire que nous serons submergés de données, et donc d’ondes.

Le problème majeur vient de la portée plus courte de ces nouvelles ondes. Et qui dit portée plus courte, dit besoin accru d’antennes de transmission. Selon le reportage de Nouvo (RTS), qui cite l’OFCOM (Office fédéral de la communication), ce sont plusieurs milliers d’antennes qui vont devoir être rajoutées en Suisse à l’infrastructure actuelle pour permettre la mise en place de la 5G, dont bon nombre de petites antennes-relai.

Cette prolifération d’antennes a provoqué une levée de boucliers de la part de nombreux scientifiques.

Plus de 200 scientifiques et médecins ont d’ailleurs demandé un moratoire sur la 5G. Risques élevés de cancers, dommages génétiques et désordres neurologiques sont notamment mis en avant par ces savants.

L’association Robin des Toits considère même que nous allons tous devenir des rats de laboratoire, étant donné que l’impact de la 5G n’aura pas été mesuré et que celui-ci ne peut vraiment l’être qu’au bout de plusieurs années (mesure de l’augmentation des cancers dans un environnement 5G, par exemple).

Coronavirus: menace d’épidémie en France d’après le ministre de la santé

Coronavirus: menace  d’épidémie en France d’après le ministre de la santé

 

Le risque d’épidémie n’est pas à exclure maintenant en Europe si l’on tient compte que notamment le virus atteint maintenant l’Italie où des personnes potentiellement infectées ont été mises en confinement dans certaines villes. D’après le ministre français, le risque est « sérieux » y compris en France et le gouvernement se met « en situation » d’y faire face.. « J’ai réuni mardi une soixantaine de décideurs en matière de santé car le partage d’informations et le retour d’expérience sont essentiels », dit-il.

 Le nouveau  ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran dans le Parisien affirme que d’autres cas de contraction du coronavirus en France sont à craindre. « C’est très probable. Une épidémie? Nous nous y préparons », entame le député de l’Isère. 

Le successeur d’Agnès Buzyn affirme que l’exécutif multiplie le nombre de laboratoires équipés en tests de diagnostic pour atteindre une capacité de plusieurs milliers d’analyses par jour.. Au cours d’une longue interview accordée au Parisien ce samedi, le successeur d’Agnès Buzyn affirme que d’autres cas de contraction du coronavirus en France sont à craindre. « C’est très probable. Une épidémie? Nous nous y préparons », entame le député de l’Isère. 

Affirmant qu’il ne restait aujourd’hui « plus qu’un seul malade en France, hospitalisé à Lyon » et dont l’état de santé « n’est pas préoccupant », le ministre a rappelé son choix « de mettre en quarantaine tous les Français rapatriés vendredi en provenance d’une zone rouge en Chine« . « Nous restons en alerte maximale », insiste-t-il. 

« Nous multiplions le nombre de laboratoires équipés en tests de diagnostic pour atteindre une capacité de plusieurs milliers d’analyses par jour et sur tout le territoire, contre 400 aujourd’hui. Nous poursuivons également l’équipement en masques », énumère par ailleurs Olivier Véran.

  »Si l’épidémie atteint l’Europe, je veux que nous soyons pleinement opérationnels », précise le successeur d’Agnès Buzyn, ajoutant être « particulièrement attentif à la situation en Iran, en Corée du Sud où le nombre de cas augmente, ou encore au Japon, et plus près de nous en Italie ». 

 Rappelons que les lieux publics ont été fermés vendredi dans onze villes italiennes après la découverte de nouveaux porteurs du coronavirus tandis que l’Organisation mondiale de la santé s’est inquiétée de l’absence de « lien épidémiologique clair » dans des cas apparus en dehors de la Chine. D’où l’inquiétude de plus en plus visible de l’OMS, dont le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré vendredi que la « fenêtre de tir » pour enrayer l’épidémie « se rétrécit ».

Santé: Un nouveau virus sur les tomates

Santé: Un nouveau virus sur les tomates

Un  virus, le tomato brown rugose fruit virus (ToBREV) touche actuellement des pays proches de la France et grands producteurs de tomates comme l’Espagne ou l’Italie, mais aussi les Pays-Bas, la Grèce ou le Royaume-Uni.

 

S’il ne présente aucun danger pour la santé humaine, le virus ToBRFV inquiète les producteurs pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il affecte les tomates et les poivrons de manière très visible : des mosaïques apparaissent sur les feuilles, qui rétrécissent, des tâches jaunes peuvent apparaître sur les fruits. le  ToBRFV se transmet d’un plant à l’autre extrêmement facilement. Il suffit en effet d’un contact, direct ou indirect, pour que la maladie se propage. Le virus peut également subsister pendant des mois dans les sols, les vêtements ou les outils sans perdre son pouvoir infectieux. «Le virus peut infecter jusqu’à 100% des plantes sur un site de production, ce qui le rend redoutable pour les cultures à haute densité comme les cultures sous serres», prévient ainsi l’Anses.

OMS: organisation mondiale du business ou de la santé ?

OMS: organisation mondiale du business  ou de la santé ?

 Il est de plus en plus clair que la Chine exerce d’énormes pressions sur l’organisation mondiale de la santé (OMS)  afin d’éviter que des mesures draconiennes soient prises pour limiter l’extension du virus. En cause évidemment, des considérations économiques de la Chine mais pas seulement. La Chine dans la croissance s’inscrit dans une tendance baissière particulièrement dangereuse. La crise sanitaire actuelle pourrait lui coûter de l’ordre d’un pour cent de croissance. Or la Chine par ailleurs affectée par une crise de l’endettement qui menace réellement l’économie.

Officiellement environ 7000 personnes seraient affectées et 170 personnes déjà décédées . La vérité est sans doute tout autre car tous les chiffres économiques, sociaux, sanitaires prennent des dimensions très politiques en Chine. Personne ne peut dire exactement le nombre de personnes concernées par le virus peut être 10 fois plus que les chiffres annoncés. La maladie s’ étend dans toute la Chine qui reconnaît quand même que le virus a d’ores et déjà fait plus de malades que le SRAS . Après avoir déjà tergiversé l’OMS se borne à lancer un appel demandant à tous les pays d’agir. Ce qui ne signifie pas  grand-chose. Tout dépend ce qu’on entend par action.

Le mode le plus efficace serait évidemment la mise en quarantaine du pays avec l’interdiction de tous les vols en provenance ou à destination de la Chine. Justement ce qui risque de contribuer à un affaiblissement supplémentaire d’une croissance chinoise malade du ralentissement international et de l’endettement. D’autres pays n’ont pas trop intérêt à des mesures trop draconiennes comme les États-Unis comte tenu des interactions dans les processus de production en particulier dans l’informatique et le  numérique mais pas seulement. Bref, on va sans doute attendre que la maladie s’étende encore sur le plan géographique pour prendre des mesures réellement adaptées à l’enjeu.

Comme nombre de structures internationales, l’OMS est soumise aux pressions d’abord du business. Pourtant ce virus est transmissible de l’homme à l’homme. Un virus par ailleurs difficilement détectable en raison des délais d’incubation. Le pire évidemment serait de constater la contamination de l’Afrique dans les structures sanitaires serait incapables de contrôler la pandémie. la Chine a de nombreux intérêts en Afrique et ‘elle est à même détaché de nombreux Chinois y compris effectuer des tâches relativement simples( par  des prisonniers politiques). L’organisation mondiale de la santé est surtout travaillée  par les enjeux financiers

Pour l’organisation, lancer une alerte à portée mondiale a de lourdes conséquences, notamment économiques – l’épidémie de SRAS en 2003 aurait coûté 30 milliards de dollars. Elle requiert en outre pour chaque Etat le déclenchement d’une action de restriction du commerce et de la circulation. Par ailleurs, la notion d’alerte répond à une situation « soudaine », toujours selon l’OMS. A ce titre, l’organisme a décidé de la donner à cinq reprises en près de dix ans : en 2009 pour la grippe porcine H1N1 (plus de 18 000 morts recensés par l’OMS et 214 pays touchés), en 2014 pour la poliomyélite et la fièvre Ebola (11 300 décès), en 2016 pour Zika, et en 2019 à nouveau pour Ebola (2 230 morts). L’état d’urgence mondiale aurait dû être déclaré par l’organisation mondiale de la santé dans la mesure il est impossible de mettre au point un vaccin avant des mois. Malheureusement les préoccupations économiques prennent le dessus sur les dimensions sanitaires

Au-delà du secteur aérien, l’épidémie actuelle de pneumonies virales crée des incertitudes pour l’ensemble des perspectives économiques mondiales, a souligné mercredi le président de la Fed, la banque centrale américaine, Jerome Powell.

Santé- Le changement climatique développe les maladies, en France y compris

Santé- Le changement climatique développe les maladies, en France y compris 

 

Le changement climatique impacte la santé dans la plupart des régions du monde  avec des effets catastrophiques dans certaines zones mais de toute manière des conséquences non négligeables un peu partout. Ce que rapporte notamment le site global change.

Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a confirmé qu’il existait des preuves écrasantes que l’activité humaine agissait sur le climat de la planète et a souligné que cela avait de multiples incidences sur la santé humaine. La variabilité et la modification du climat sont cause de décès et de maladies à travers les catastrophes naturelles qu’elles entraînent – telles que les vagues de chaleur, les inondations et les sécheresses.

En outre, de nombreuses maladies importantes sont hautement sensibles au changement des températures et du régime des précipitations. Ce sont par exemple des maladies à transmission vectorielle courantes comme le paludisme et la dengue ainsi que d’autres grandes tueuses comme la malnutrition et les maladies diarrhéiques. Le changement climatique contribue déjà à alourdir la charge mondiale de morbidité et ce phénomène devrait s’accentuer à l’avenir.

Les effets du climat sur la santé humaine ne seront pas également ressentis sur toute la planète. Les populations des pays en développement, notamment celles des petits états insulaires, des zones arides ou de haute montagne, et des zones côtières densément peuplées sont considérées comme particulièrement vulnérables.

Selon  le Groupe régional d’experts sur le climat (Grec) le changement climatique des pays comme la France sont aussi affectés. Selon les prévisions de ces experts, la sécheresse et la chaleur estivale augmenteront en durée et en intensité, les eaux souterraines et de surface diminueront de 20%, et les épisodes de pluies intenses se multiplieront dans les années à venir.

Ces épisodes « méditerranéens », caractérisés par des précipitations extrêmes, s’accompagnent de pertes humaines. A l’automne 2019, ces pluies torrentielles causant souvent des inondations ont causé la mort de 13 personnes lors de deux épisodes distincts en deux semaines dans le sud-est de la France.

Les experts redoutent que ces catastrophes à répétition ne provoquent « un stress post-traumatique » chez les Méridionaux. Ce trouble apparaît chez la moitié des personnes exposées à des désastres naturels, et peuvent durer dans le temps: des symptômes de ce stress ont été observés chez des habitants de Vaison-la-Romaine (Vaucluse) plusieurs années après l’inondation qui avait fait 37 morts en 1992. La survenue de graves intempéries peut aussi activer ou réactiver d’autres maladies: troubles anxieux, dépressifs, ou addictifs.

Autre conséquence inattendue du changement climatique: l’augmentation des allergies. Car les pollens, auxquels 20% des adultes sont allergiques (presque deux fois plus qu’il y a vingt ans), profiteront aussi du réchauffement: la durée de la saison pollinique des graminées progresse déjà de 4,5% par an à Nice depuis 1989.

Les urticacées aussi voient leur saison pollinique s’éterniser, à tel point, prédisent les experts, que l’allergie à la pariétaire, une plante vivace souvent accrochée à des rochers ou à de vieux murs, pourrait sévir toute l’année.

Les allergies aux acariens devraient elles aussi gagner du terrain: avec l’augmentation des températures, les moisissures proliféreront à l’extérieur comme à l’intérieur des logements. Des études ont montré une densité des acariens et allergènes acariens plus forte dans les villes où la température moyenne est la plus élevée.

La chaleur pourrait aussi provoquer, prédit le Grec, la prolifération de bactéries dans les canalisations avant la distribution de l’eau au robinet. D’autres bactéries envahiront la mer, comme E.Coli, qui provoque des gastro-entérites et autres infections, en raison de l’augmentation de la température de l’eau.

Enfin, le réchauffement permet le développement d’ »agents pathogènes », comme le moustique tigre, qui colonise déjà toute la région Paca à l’exception des zones montagneuses, et pourrait augmenter sa période d’activité au cours de l’année. En 2019, pour la première fois en France, un foyer du virus tropical Zika, transmis par ce moustique, a été confirmé dans le Var, avec 3 cas de maladie « autochtones ».

En région Paca, 80% de la population vit en ville, où la température est plus élevée qu’à la campagne, et l’air plus pollué, des facteurs aggravants pour la santé, note le Grec. Les experts redoutent une surmortalité mais aussi une augmentation des maladies cardiovasculaires, respiratoires et même des troubles mentaux liés à ces fortes chaleurs.

La menace chinoise sur un système de santé national numériquement intégré

M

Par Jean-Dominique Séval Directeur fondateur du cabinet de conseil Soon Consulting,  Le Monde)

L’Etat chinois laissera-t-il les mastodontes privés, déjà détenteurs de montages de données utilisateurs, en récolter davantage, parmi les plus personnelles ? La confidentialité des échanges entre médecins et patients pourra-t-elle encore rester confidentielle, s’interroge l’expert en stratégie numérique Jean-Dominique Séval dans une tribune au « Monde ».

Tribune. Au moment où aux Etats-Unis, Google a été pris la main dans le sac pour avoir aspiré les données cliniques de millions de patientes et de patients, et qu’en France, la ministre de la santé semble avoir pris conscience des enjeux de l’intelligence artificielle pour la santé, la Chine est déjà en train de bâtir à marche forcée un nouveau système de santé national numériquement intégré.

En quelques décennies, la Chine a réalisé d’énormes progrès pour moderniser son système de santé. Il est loin le temps où une partie de l’Occident s’extasiait devant le système des médecins aux pieds nus, lancé en 1965 par Mao Zedong pour parer au plus pressé : des agriculteurs formés en six mois aux rudiments des soins médicaux sur fond de médecine traditionnelle. Il reste de cette époque un sentiment d’urgence dont témoigne la formidable capacité d’accélération de l’économie chinoise appliquée à la transformation du système de santé à l’heure du numérique.

Depuis les temps héroïques, l’espérance de vie de ses citoyens s’est sensiblement améliorée, la mortalité infantile fortement réduite… Toutefois, avec une population vieillissante, les dépenses nationales de santé augmentent 5 % à 10 % plus vite que le PIB depuis 2008. Et le système est victime de fortes disparités régionales, avec des hôpitaux submergés dans les villes, alors que les campagnes manquent cruellement de praticiens. Résoudre ces problèmes est une des priorités du plan décennal « Healthy China 2030 ».

Pour y parvenir, l’Etat a mis en place depuis 2008 une cohabitation structurée entre un secteur public dont le but est d’assurer l’accès aux soins basiques pour tous, et un secteur privé devant accélérer la mise en place d’un système de santé au niveau des standards internationaux. Cela nécessite une coopération étroite entre des acteurs aussi différents que les autorités locales et centrales, les assureurs privés, et les trois géants Baidu, Alibaba et Tencent (BAT). Ces trois géants du Net, en recherche de nouveaux relais de croissance alors que l’économie marque le pas, espèrent changer la donne sur le marché chinois de la santé.

C’est le cas de Tencent Trusted Doctor (TTD), créé en 2018, suite au rachat par Tencent de Trusted Doctor, une start-up de la e-santé fondée à Shanghaï par Martin Shen. Cet Australien d’origine chinoise, ancien lieutenant-chirurgien de la Royal Australian Navy et passé par l’industries IT (Isoft, Siemens Healthcare), décide de revenir en Chine pour créer sa propre entreprise. Martin Shen, devenu président de la nouvelle entité, est enthousiaste : « Désormais épaulé par Tencent, et avec une levée de fonds de 250 millions de dollars [227 millions d’euros] réalisée en avril 2019, nous voulons proposer une santé universelle, grâce à la plus grande transformation d’un système de santé jamais entreprise au niveau mondial ».

 

1...89101112...14



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol