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Les risques d’une hausse des taux sans inflation (FED)

Les risques d’une hausse des taux sans inflation (FED)

 

A juste dit que la banque centrale américaine s’inquiète des effets des d’un relèvement des taux alors que l’inflation demeure très faible. En effet on est encore loin de l’objectif d’une inflation à 2 % et du coup des interrogations naissent  sur la politique de relèvement des taux. Des taux qui seraient trop déconnectés de l’inflation et qui pourraient peser sur la croissance. Une problématique qui concerne aussi d’autres zones économiques notamment l’Europe qui elle se montre beaucoup plus prudente quand à une perspective de relèvement du coût de l’argent.   “L‘inflation (…) est trop basse et l‘est depuis un certain temps”, a déclaré vendredi le président de l‘antenne de la Fed de Chicago, Charles Evans, dans un communiqué publié vendredi. Ce débat va probablement perdurer pendant les premiers mois du mandat de Jerome Powell à la présidence de la Fed. Il sera difficile pour la Fed de justifier de nouvelles hausses de taux à moins que l‘inflation ne se rapproche de son objectif. La Fed table sur une inflation de 1,7% cette année, de 1,9% en 2018 et de 2% en 2019, un palier auquel elle devrait rester.

L’enseignement supérieur : une reforme sans sélection mais au mérite !

L’enseignement supérieur : une reforme sans sélection mais au mérite !

 

Du côté de certains enseignants, on  ensemble plutôt satisfait de la réforme universitaire  et surtout de l’affectation d’une enveloppe d’un milliard d’euros sur cinq ans. Une réforme qui a soigneusement évité le piège du mot sélection qui constituait un chiffon rouge pour les lycéens et les étudiants. Officiellement il n’y aura donc pas de sélection, les étudiants pourront toujours choisir leur filière mais l’acceptation de la candidature sera soumise à leur capacité. Autant dire qu’il y aura quand même une sélection mais au mérite. Cependant si les bacheliers pourront toujours choisir librement leur filière,  l‘accès pourra être conditionné au suivi d‘enseignements de rattrapage. Si la filière est saturée, un examen individuel des dossiers remplacera le tirage au sort. Les formations sélectives comme les classes préparatoires aux grandes écoles ou les BTS le resteront. “C’est une victoire culturelle idéologique d‘une réforme qui n‘ira pas dans le sens de la sélection”, s’est félicité le président de la Fage, premier syndicat étudiant, Jimmy Losfeld, sur BFMTV. “Il y aura des parcours d‘accompagnement mais, au final, le bachelier ira dans le parcours de son choix”, a-t-il ajouté. Le président de la Conférence des présidents d‘université (CPU), Gilles Roussel, abonde dans le même sens. “Au lieu d‘avoir un tirage au sort, qui est à notre sens complètement injuste, il va y avoir une sorte de choix qui va être plus au mérite. On va expliquer aux jeunes pourquoi ils ont été acceptés en filières en tension et pourquoi ils ne l‘ont pas été”, a-t-il dit sur RTL. En réalité la sélection se fera de manière individuelle sur dossier. En cause le fait que seuls 30% des étudiants obtiennent leur licence en trois ans et seulement 10% de plus en quatre ans, a souligné le chef du gouvernement en présentant le plan étudiants aux journalistes. Pour l‘UNEF, deuxième plus important syndicat étudiant, le gouvernement compte “sans l’assumer, imposer une filière aux lycéens”. Selon l‘UNEF, les parcours d‘accompagnement pourraient se traduire par “une année de remise à niveau, un rallongement de cursus universitaire, l’inscription dans un parcours spécifique”. Il aurait sans doute été plus simple mais aussi plus dangereux politiquement de décider que le choix des filières n’appartient pas aux étudiants mais à l’université seule capable de vérifier les aptitudes des candidats. Le risque c’est évidemment de multiplier des diplômes peu qualifiants sans déboucher professionnel. Cette réforme aurait dû par ailleurs être liée avec l’évolution du bac dont chacun s’accorde à constater que le niveau a considérablement baissé dans beaucoup de filières. Un bac qui pour ces filières ne peut plus constituer un droit d’entrée automatique dans l’université.

Brexit sans accord ? Les britanniques radins ou inconscients ?

Brexit sans accord ? Les britanniques radins ou inconscients ?

 

Décidément les Britanniques n’en finissent pas de surprendre en menaçant maintenant d’une rupture brutale et non négociée avec l’union européenne. La vérité c’est que les Britanniques sont très divisés sur cette question. Il y a ceux qui pensent que le Brexit  constitue une idiotie économique et qu’il n’aurait jamais fallu organiser un référendum cette question. C’est l’avis  de la plupart des milieux d’affaires et des experts. Il y a les radicaux comme Boris Johnson surtout préoccupé de leur avenir politique et qui veulent faire un coup en s’éloignant rapidement et définitivement de l’union européenne. Il y a enfin ceux  qui sont conscients que le Brexit  va coûter cher à l’économie du Royaume-Uni et qu’il convient de négocier au mieux des intérêts britanniques les futures relations commerciales entre les deux parties. Mais ceux-là  sont aussi divisés sur la question de savoir s’il faut parler séparément du futur traité commercial et de la facture à payer à l’Europe. En fait ils contestent  le montant de la facture estimant autour de 20 milliards tandis que Bruxelles l’évalue entre 60 et 80 milliards. Du coup certains veulent lier les deux questions, c’est-à-dire négocier le contenu des futurs accords commerciaux et ne payer qu’en fonction de la nature de ces futurs traités. Consciente du piège Bruxelles refuse la méthode. L’  Union économique veut d’abord que la facture soit réglée ensuite discuter du contenu d’un éventuel traité pour s’opposer à la stratégie de Bruxelles.  Le ministre du commerce britannique menace tout simplement de quitter l’union européenne sans rien payer !  Le ministre du Commerce a réaffirmé que si les négociations engagées avec Bruxelles devaient échouer et si la Grande-Bretagne, une fois sortie de l‘UE fin mars 2019, se retrouvait dans le cadre des règles fixées par l‘Organisation mondiale du commerce, ce ne serait “pas exactement un scénario cauchemar”. “Mais je préférerais avoir un accord”, a-t-il ajouté. Quatre mois après le début des négociations formelles entre Britanniques et Européens, et à dix-sept mois de la date prévue du divorce, les discussions bloquent sur le montant des obligations financières dont Londres devra s‘acquitter avant de sortir de l‘UE. “Je ne sais pas quel est le montant mais il est très clair que nous ne pourrons avoir ce chiffre définitif que dans le cadre d‘un accord final, nous aimerions savoir ce que sera l’état final”, a souligné Liam Fox.

 

Manif 12 septembre : FO dit non

Manif  12 septembre : FO dit non  

FO ne veut sans doute pas une nouvelle fois se laisser entraîner par la CGT dans le tourbillon de la contestation qui ne mène à rien et qui finalement ne fait que renforcer le caractère réformiste de son concurrent : la CFDT. Du coup Force ouvrière s’est très largement impliquée dans le processus de discussion en cours concernant la réforme du code du travail. FO et les syndicats réformistes ont d’ailleurs obtenu un certain nombre de résultats positifs sur des revendications précises. À l’inverse,  la CGT avant même que les négociations ne soient commencées a manifesté une op position totale à toute modification du code du travail. La CGT a même annoncé puis longtemps cette manifestation qui se déroulera le 12 septembre mais sans FO.  Par ailleurs, une surenchère s’installe entre la CGT et Mélenchon qui voudrait  bien prendre la tête de la contestation syndicale. Mélenchon prévoit en effet, lui une manifestation pour le 23 septembre la réplique contestataire à la réforme du code du travail paraît donc particulièrement chaotique d’autant plus que l’opinion bien que réservée sur la réforme du gouvernement n’est sans doute pas prête à rejoindre dans la rue les frondeurs. “Le bureau confédéral de FO a dit que nous n’irons pas” et donc Force ouvrière n’ira pas, a expliqué Jean-Claude Mailly, tout en admettant implicitement que, localement, des militants de son syndicat pourraient en juger différemment. Le gouvernement doit remettre jeudi matin aux partenaires sociaux les ordonnances sur le Code du travail, avant leur présentation officielle par le Premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. “Nous avons fait notre travail de syndicalistes pragmatiques qui est de discuter point par point et nous nous positionnerons à la fin sur ce qui va et ne va pas. Je suis sûr qu’il y aura les deux”, a ajouté Jean-Claude Mailly. Force ouvrière est notamment satisfaite que le gouvernement ait accepté de conserver à la branche un rôle important dans le dialogue social et la négociation d’accords. “La branche est remise en selle sur toute une série de points et peut-être même sur des points nouveaux comme la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) «

Renault-premier constructeur mondial…sans bonus supplémentaire

Renault-premier constructeur mondial…sans bonus supplémentaire

 

Recul du patron de Renault sur le dispositif très spécial  envisagé pour augmenter encore les bonus de la direction. La press a révélé mardi que des banquiers de l’alliance entre le constructeur automobile français et son partenaire japonais avaient élaboré un projet préliminaire permettant de verser des millions d’euros de bonus annuels supplémentaires à Carlos Ghosn et à d’autres dirigeants via une société de service créée spécialement pour l’occasion aux Pays-Bas. Du coup, les actionnaires ont voté la rémunération du PDG. Un  PDG par ailleurs  confortée par les résultats du groupe Renault qui deviendra à partir du second semestre le premier constructeur mondial  Selon le classement de Jato Dynamics, l’alliance Renault-Nissan a dépassé le géant allemand lors du 1er trimestre 2017 et talonne Toyota. Carlos Ghosn est bien parti pour gagner son pari d’entrer dans le Top 3 des constructeurs. L’Alliance Renault-Nissan, qui a vendu 8,53 millions de véhicules l’an dernier (+1%), pèsera avec MMC autour de 9,5 millions, se rapproche ainsi des ténors Toyota et Volkswagen (autour de 10 millions chacun) qui se disputent la première place mondiale et de l’américain GM. Lors du premier trimestre 2017, Renault-Nissan a réussi une remontée impressionnante en doublant à la fois General Motors et Volkswagen et en s’approchant très près du leader mondial qu’est Toyota. C’est ce que révèle D’après un classement de Jato Dynamics publié par Forbes jeudi 27 avril, Renault pourrait devenir premier constructeur mondial.  Sur les trois premiers mois de l’année, le consortium dirigé par Carlos Ghosn a produit 2.658.019 voitures, soit une croissance de 13,1% alors que le géant allemand affiche 2.495.100 véhicules avec une baisse de 0,5%. Toyota reste en tête avec 2.707.251 véhicules, mais sa progression de 7.5% est très inférieure à celle de Renault-Nissan. Comme le note Forbes, l’alliance est le seul constructeur à afficher une progression à deux chiffres. L’alliance Renault, Nissan Mitsubishi pourrait bien devenir numéro un mondial en tout cas talonner sérieusement Toyota. C’est donc une nouvelle opportunité qu’a saisie Carlos Ghosn de renforcer l’Alliance Renault-Nissan, laquelle contrôle également le premier constructeur auto russe Avtovaz (Lada). Renault détient 43,4% de Nissan, qui détient à son tour 15% (sans droits de vote) de son actionnaire tricolore.

Pétrole : accord de réduction de la production sans doute prolongé

Pétrole : accord de réduction de la production sans doute prolongé

 

 L’accord de réduction de la production de pétrole pourrait être prolongé de neuf mois par les pays producteurs. Un accord jugé indispensable pour tenter de faire remonter les cours. Un accord qui jusque-là a produit peu d’effet sur les prix d’une part parce que la croissance mondiale est insuffisante pour peser de manière significative sur le volume de demande d’autre part parce que cet accord est peu respecté par certains pays producteurs en crise économique et qui ont absolument besoin des ressources financières du pétrole. C’est le cas par exemple du petit pays producteurs comme  la Côte d’Ivoire.  Le ministre saoudien de l’Energie, Khalid al Falih, a cependant déclaré qu’une telle prolongation de neuf mois, conjuguée à la participation d’un ou deux petits producteurs supplémentaires, devrait suffire à ramener les stocks mondiaux de pétrole à leur moyenne sur cinq ans, un indicateur essentiel pour l’OPEP. L’OPEP et des pays extérieurs au cartel, dont la Russie, se sont entendus pour réduire depuis le 1er janvier leur production globale de 1,8 million de barils par jour. L’ancien accord, censé expirer fin juin, n’a pas suffi à contracter les stocks ni à redresser durablement les cours du pétrole en raison notamment de la hausse de production de pays ne participant pas à cet effort, en particulier les Etats-Unis. L’Arabie saoudite et la Russie, soit les deux premiers producteurs de pétrole dans le monde, sont convenus de la nécessité de prolonger cet accord de neuf mois, jusqu’en mars 2018. Certains pays paraissent toutefois réticents. Les ministres du Pétrole de l’OPEP et de pays extérieurs à l’OPEP doivent se réunir jeudi pour discuter de l’avenir de cet accord. Parmi les pistes étudiées par le comité technique chargé de préparer cette réunion figure une prolongation et une amplification de la réduction de la production globale, via la participation de nouveaux producteurs à cet effort concerté. Le Turkménistan, l’Egypte et la Côte d’Ivoire devraient ainsi participer à la réunion de jeudi, ont dit des sources.

 

Fillon : une déroute sans précédent grave pour la droite

Fillon : une déroute sans précédent grave pour la droite

 

Fillon est sans doute le principal responsable de la défaite du camp des républicains. Normalement cette élection était imperdable. Malheureusement les républicains du fait des primaires et des rivalités internes se sont trompés de candidats (comme les socialistes). Juppé aurait dû remporter haut la main le premier tour des élections présidentielles et devenir président. Au lieu de cela,  les républicains de Sarkozy ont saboté la candidature de Juppé au profit de Fillon. Seconde erreur,  la nature même de la campagne de Fillon qui au lieu de rassembler s’est ancré sur les soutiens partisans les plus sectaires comme par exemple les cathos  fachos de sens commun dans le vrai visage se révèle aujourd’hui puisqu’ils refusent de voter contre Marine Le Pen. Troisième erreur évidemment les affaires de Fillon qui ont fini de le couler ;  lui,  qui voulait incarner la rigueur et la morale. C’est l’histoire d’un naufrage sans précédent pour la droite sous la Ve République. L’amorce d’un aggiornamento douloureux pour un parti, Les Républicains, déchiré par ses ambiguïtés idéologiques et ses querelles d’egos face au Front national. Favori pour l’Elysée jusqu’à un fatidique 25 janvier qui vit la révélation, par Le Canard enchaîné, des emplois présumés fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, François Fillon incarnera dans les annales historiques, qu’il aime à invoquer, l’élimination de la droite républicaine au premier tour d’une élection présidentielle depuis la réélection au suffrage universel direct du général de Gaulle en 1965. »Ce n’est pas la droite et le centre qui ont perdu, c’est François Fillon », a déclaré sur Europe 1 Eric Woerth, qui avait soutenu Nicolas Sarkozy durant la primaire et contribué bon an mal an à la nouvelle mouture du programme de la droite. Ceux qui avaient poussé pour son retrait au plus fort de la crise, en mars, et plébiscité Alain Juppé, finaliste malheureux de la primaire, pour le remplacer, étaient sans indulgence. « Après le choc et la déception, les Français, comme je m’y attendais, ont tranché. Comme François Fillon lui-même l’avait dit, on ne peut pas être poursuivi par la justice et être candidat à la magistrature suprême », a déclaré le député Pierre Lellouche dans un communiqué. Le député LR George Fenech, qui avait tenté sans succès de prendre la tête d’une fronde anti-Fillon, a dénoncé dans un communiqué « l’obstination de François Fillon et de tous ceux qui lui ont apporté un soutien aveugle ». « C’est une défaite globale », a réagi sur RTL Brice Hortefeux, lieutenant de Nicolas Sarkozy. « C’était une élection imperdable qui s’est transformée en une élection ingagnable ».

 

Des yaourts aux fruits… sans fruit

Des  yaourts aux fruits… sans fruit

l’ONG Foodwatch  dénonce l’arnaque de  l’étiquetage concernant le yaourt phare de Danone: les petits-suisses Danonino qui comportent des illustrations de fruits entiers: pêche, abricot, framboise, fraise et banane. Ses pots colorés laissent croire à leur présence mais il s’agit pour l’ONG d’une nouvelle arnaque sur l’étiquette: «ce produit ne contient pas la moindre trace de fruits, pas même sous forme d’arômes», explique l’ONG dans un communiqué. La réglementation européenne sur l’information du consommateur (INCO) et le Code de la consommation interdisent pourtant à un fabricant de faire apparaître, sur un emballage, un ingrédient qui n’entrerait pas dans la composition du produit. Dans une lettre, le groupe Danone affirme être en conformité avec la norme AFNOR relative à certains produits laitiers frais: «Danonino ne contient pas aujourd’hui de fruits, c’est pour cela que l’information véhiculée par une représentation graphique et stylisée est pertinente et loyale, puisqu’elle informe le consommateur au sujet du goût des produits présents dans chaque emballage.» Le groupe agroalimentaire avance par ailleurs que cette image s’accompagne d’une «précision parfaitement visible» sur l’emballage indiquant qu’il s’agit d’un «fromage blanc sucré aromatisé» ainsi que de la mention «saveur…», en «caractères très apparents». Danone argumente également que la liste des ingrédients présente sur l’emballage fournit une «information détaillée au sujet de l’ensemble des ingrédients utilisés dans le produit», et donc de l’absence de fruits. Une «excuse qui ne tient pas la route», répond Food Watch, qui rappelle que «la Cour de justice de l’Union européenne, dans son arrêt Teekanne, a jugé qu’une liste d’ingrédients, même exacte et exhaustive, ne suffit pas à corriger l’impression erronée ou équivoque qui résulte de l’étiquetage».

 

Hollande : intelligent mais sans courage (Aquilino Morelle)

Hollande : intelligent mais sans courage (Aquilino Morelle)

 

Deux qualificatifs pour décrire François Hollande : intelligent mis sans courage (et sans grande conviction). « La vérité est simple et cruelle : François Hollande ne voulait pas exercer le pouvoir ; il voulait seulement être président de la République », estime l’ex-conseiller, Aquilino Morelle « Ce qui m’a frappé très vite (…) c’est son incapacité à comprendre et à respecter les règles de l’exercice de l’Etat. Il est toujours resté comme extérieur à la fonction présidentielle, qu’il n’a jamais su, ou peut-être voulu, incarner. » « Toutes les qualités de l’homme, celles qui lui ont permis de conquérir le pouvoir, se sont retournées contre lui, une fois à l’Elysée », ajoute-t-il. « Son intelligence ? A force de tout comprendre, il lui est arrivé trop souvent de ne rien décider. Son habileté ? La ruse ne sert plus au pouvoir, il faut alors la force, celle de s’imposer aux autres et aux événements. Son art de ‘la synthèse’ ? Vain et illusoire quand on est aux commandes, et qu’il faut trancher. » L’ancien conseiller politique de François Hollande Aquilino Morelle étrille, dans une interview au Monde publiée samedi, le chef de l’Etat, un « faux gentil et vrai méchant » qui ne voulait pas exercer le pouvoir mais être « seulement » président de la République. Aquilino Morelle, qui soutient Arnaud Montebourg dans la course à l’élection présidentielle, profite de la parution prochaine de son livre – « L’Abdication » – pour revenir sur son expérience du pouvoir, trois ans après sa démission sur fond de soupçons de conflits d’intérêts et d’affaire de « cireur de chaussures ». François Hollande a fait dès 2012 « le choix de la résignation », estime l’énarque de 54 ans dans les colonnes du Monde. « Il n’a jamais voulu devenir ce leader d’une nouvelle Europe (…) Il a enterré tout espoir de changement en se résignant à l’austérité, en acceptant, sans véritable renégociation, le pacte budgétaire européen imposé par Merkel et signé par Sarkozy. Ce renoncement inaugural a précédé et déterminé tous les autres. »Plume de Lionel Jospin à Matignon de 1997 à 2002, Aquilino Morelle, fils d’immigrés espagnols à l’ascension sociale et politique fulgurante, fut l’auteur des discours de François Hollande durant la campagne présidentielle de 2012.Deux ans après la victoire de ce dernier, il est contraint à la démission en avril 2014 sur fond de soupçons de conflit d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique – finalement classés sans suite par la justice – et de révélations sur son train de vie – notamment sur l’entretien de ses chaussures – par Mediapart. »Ce que je regrette surtout, c’est que le président, que j’ai toujours servi loyalement, se soit abaissé à utiliser cette faute pour se débarrasser de moi », explique Aquilino Morelle au Monde. »Que pendant un an, alors qu’il avait été mis au courant de ce faux pas, il ne m’ait jamais parlé, jamais tancé. Que pendant un an, il m’ait menti, trahi méthodiquement, me souriant dans le même temps où il organisait mon éviction. »"J’ai commis une faute ? Certainement. Qui n’en commet pas ? Lui a consenti à un coup bas. François Hollande est un faux gentil et un vrai méchant », ajoute-t-il. A moins de quatre mois de l’élection présidentielle, Aquilino Morelle réaffirme son soutien à l’ex-ministre de l’Economie et candidat à la primaire de la gauche de fin janvier, Arnaud Montebourg, car, « comme des millions de Français de gauche, je suis resté fidèle à l’esprit et aux engagements du discours du Bourget ».

Redécouverte de l’eau: le vin sans alcool !

Redécouverte de l’eau:  le  vin sans alcool !

Il y a avait déjà la bière sans alcool, maintenant c’est  le vin, bref la redécouverte de l’eau ou au mieux du jus de raisin.  Sans gluten, sans sucre, sans sel, sans graisse et sans calories et maintenant sans alcool, l’industrie alimentaire et viticole progresse à pas de géant. On va bientôt redécouvrir le pain sans mie (la galette du Sahel), la confiture sans sucre (la compote)  et peut-être même le fil à couper le beurre. Du vin sans sucre sans alcool est donc la nouvelle découverte, sans doute demain le vin sans vigne. Certes il faut évidemment condamner les excès dans tous les domaines mais tout est question d’équilibre et à force d’inventer des  ersatz de produits alimentaires on va finir par tuer le plaisir gastronomique. Aujourd’hui, Les Domaines Pierre Charvin ont  osé produire du vin sans alcool et le vendre en France. La start-up a vu le jour dans l’Hérault en 2010 à l’initiative de Mathilde Boulachin et Fabien Gross, deux entrepreneurs qui ne sont pas issus du sérail de la viticulture. En quelques années, cette marque s’est fait une belle place sur le marché du vin avec des produits innovants et originaux.  « Ces produits existent depuis longtemps, mais nous avons fait en sorte de les rendre plus accessibles aux consommateurs en créant un design et des gammes plus tendance », a expliqué Mathilde Boulachin à BFM Business.

Primaire à gauche: des Pieds Nickelés sans programme

Primaire à gauche: des Pieds Nickelés  sans programme

 

 

De toute évidence tous les candidats à la primaire de la gauche ont été surpris par le renoncement tardif de François Hollande pour 2017. Du coup ils ont rédigé à la va-vite un programme ou n’ont rien rédigé du tout. D’une certaine manière, les candidats de la primaire à gauche ressemblent aux Pieds Nickelés, cette ancienne bande dessinée humoristique très célèbre avec Manuel Valls en Croquignol (avec son long nez), Montebourg en Ribouldingue (avec la barbe) et  Hamon en Filochard (avec un seul œil). Valls n’a pas publié de programme on ne le connaîtra qu’en janvier, ce qu’il avance est assez croquignolesque il annonce à peu près le contraire de ce qu’il avait réalisé comme Premier ministre. Montebourg, c’est le marchand de vent (qui vient d’ailleurs de faire faillite avec sa start-up écolo qui proposait  de vendre des arbres à vent !). Hamon, c’est Filochard  avec un œil social mais aucun œil économique ce qui lui permet de promettre tout et n’importe quoi. Il y a aussi Vincent Peillon dernier candidat déclaré mais lui ce serait plutôt le Professeur Nimbus intelligent mais complètement hors sol. Une belle bande de Pieds Nickelés car tous ces candidats ne sont guère ni très sexy, ni très crédibles. Il faudrait ajouter à ces Pieds Nickelés quelque figurants  comme François de Rugy, Sylvia Pinel ou encore Jean-Luc Bellamy qui ont sans doute l’envergure d’un président de conseil départemental. Tous vont profiter de la trêve  pour peaufiner leur projet et leur calendrier de campagne. Trois candidats n’ont pas encore dévoilé leurs propositions et ne comptent pas le faire avant la rentrée de janvier, soit à peine trois semaines avant le scrutin et une semaine avant le premier débat télévisé. Il y a ceux qui ont mis en ligne leurs propositions, comme Jean-Luc Bennahmias(dans une rubrique sobrement intitulée « Programme » sur son site), Benoît Hamonici), Arnaud Montebourg ( ici) et François de Rugy (dans un document de 73 pages, dix chapitres et 66 propositions). Mais pour connaître les projets de Vincent PeillonManuel Valls et Sylvia Pinel, il faudra attendre la première semaine de janvier. Pour l’heure, les sites manuelsvalls.fr et vp-2017.fr ne comportent aucune proposition. Vincent Peillon a néanmoins mis en ligne sa « lettre aux Français »ainsi qu’une compilation de ses déclarations dans les médias. Sur le site de Manuel Valls, on retrouve uniquement des formules extraites du discours de candidature prononcé à Evry. Quant à Sylvia Pinel, elle n’a tout simplement pas de site dédié.

Valls : Macron trop jeune et sans expérience

Valls : Macron trop jeune et sans expérience

Le moins que l’on puisse dire c’est que Manuel Valls a accueilli la candidature de Macon avec une certaine condescendance méprisante considérant que Macron était trop jeune et sans expérience. Évidemment pour donner une vraie légitimité à son éventuel candidature pour le cas où Hollande ne se représenterait pas. On peut se demander à quelle expérience se réfère Valls tellement la gestion du gouvernement a été chaotique et les résultats lamentables notamment dans le domaine économique mais aussi sur le plan sociétal (sécurité, éducation etc.). La vérité c’est que Valls a toujours pensé être l’héritier naturel de François Hollande mais il est concurrencé maintenant par Emmanuel Macon sur son propre terrain, celui de la social- démocratie on peut comprendre l’amertume des Manuel Valls dans la mesure où l’émergence de Macron et le fait de François Hollande qui précisément agacé par l’autoritarisme de Manuel Valls a lancé Macron  dans les jambes de Valls.  La coexistence de Valls et de Macon au gouvernement a d’ailleurs toujours été conflictuelle. Rapidement Macron à affirmé  sa personnalité et dépassé  en popularité le premier ministre. Un premier ministre qui n’a pas hésité pour tuer cette popularité de retirer la gestion de la loi travail à Emmanuel Macon. Le chef du gouvernement, qui entretient d’exécrables relations avec son ex-ministre de l’Économie, a profité d’un déplacement à Cergy pour réagir à l’entrée en campagne du leader d’En Marche!  «Il faut de l’expérience (pour gouverner), une expérience qui a été éprouvée par le temps», a-t-il lancé, sans nommer sa cible. En louant cette «expérience» comme étant le fruit d’un «processus laborieux qui fonde la confiance», Manuel Valls fustige très explicitement le jeune âge d’Emmanuel Macron (il n’a pas encore 40 ans), et son côté novice en politique (il n’a jamais été élu nulle part).

2017 : la gauche est cuite sans Hollande (Le Roux)

2017 : la gauche est cuite sans Hollande  (Le Roux)

Réponse de Bruno Leroux à Ségolène Royal : le candidat du PS c’est Hollande. Le patron des députés PS répondait à la ministre de l’Environnement Ségolène Royal, qui a estimé jeudi soir que « personne n’est candidat naturel » du Parti socialiste pour la présidentielle. « Il y a une primaire et là, il y a des règles. Respectons les règles. En démocratie, souvent, c’est faute de respecter les règles que ça a tourné mal », a-t-elle déclaré lors de L’Émission politique de France 2. « Il faut respecter les échéances qui ont été données et c’est à lui de s’expliquer devant les Français », a indiqué la ministre à propos de François Hollande. « Personne n’est candidat naturel. Il y a des primaires qui désigneront le candidat ou la candidate. » Mais le président du groupe socialiste a réfuté la position de la ministre de l’environnement.  « Pour moi, les choses sont claires. Si le président de la République n’était pas candidat demain, cela veut dire que la gauche aurait fait le constat qu’elle a échoué, qu’elle est dans l’impossibilité à continuer, qu’elle est dans l’impossibilité à proposer », a-t-il dit sur RTL. En substance Leroux considère que la gauche est cuite sans Hollande comme candidat.  « Le premier sentiment qui sera celui de nos concitoyens si le président de la République n’est pas candidat à continuer son action, c’est qu’il ne l’aura pas réussi », a ajouté Bruno Le Roux en déplorant que la gauche au pouvoir ait « du mal à assumer ce qu’elle a fait, à revendiquer ce qu’elle fait et à le poser dans le débat avec toute la force que cela demanderait ».

CDG Express : feu vert mais sans financement

CDG Express : feu vert mais sans financement

 

 

Il est clair qu’une liaison ferroviaire rapide était indispensable depuis longtemps entre l’aéroport de Roissy et le centre de Paris. Il aura fallu des dizaines d’années pour s’en apercevoir. La décision de construire la liaison ferroviaire CDG expresse d’ici 2023 comble enfin cette lacune. Ceci étant pour cette infrastructure comme pour les autres, on demeure dans le plus grand flou quant à son financement. Ce que par parenthèses la Cour des Comptes ne cesse  de dénoncer. C’est d’abord le flou quant à l’évaluation du montant des dépenses chiffrées aujourd’hui à moins de 2 milliards d’euros mais qui pourrait bien être largement dépassé. Second point d’interrogation qui finance ? La commission chargée de l’enquête publique conclue que les réponses à ces questions essentielles sont « « lacunaires. Le chantier CDG Express doit permettre à partir de 2023 de rallier le deuxième aéroport européen le plus fréquenté depuis la gare de l’Est. (Crédits : Décideurs en région) La commission chargée de l’enquête publique sur la liaison ferroviaire CDG Express a émis un avis favorable sur le projet. Les enquêteurs ont toutefois exprimé deux réserves qui devront être prises en compte. La commission chargée de l’enquête publique sur la liaison ferroviaire CDG Express, qui doit relier l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle au centre de Paris en vingt minutes, a émis un avis favorable sur le projet, selon des documents consultés dimanche par l’AFP. Les enquêteurs ont toutefois exprimé deux réserves qui devront être prises en compte, sur le financement et sur l’impact du nouveau train sur le fonctionnement des lignes existantes, selon leurs conclusions mises en ligne par la préfecture de la région Île-de-France. Contrairement à la plupart des aéroports des grandes capitales, Roissy-Charles-de-Gaulle ne bénéficie pas actuellement d’une desserte dédiée et ses accès sont congestionnés. CDG Express, dont le chantier a été confié à SNCF Réseau et Aéroports de Paris, doit permettre à partir de 2023 de rallier le deuxième aéroport européen le plus fréquenté depuis la gare de l’Est, plus rapidement que par les autoroutes (A1 ou A3), parmi les axes les plus chargés d’Ile-de-France, ou le RER B (entre 30 et 50 minutes depuis gare du Nord), moyennant 24 euros. En rappelant que le coût global du projet (32 kilomètres de long, dont 8 de voies nouvelle) est estimé à 1,69 milliard d’euros (1,41 milliard d’euros en investissement d’infrastructure et 284 millions d’euros en investissement pour l’exploitation), la commission d’enquête souligne « qu’il est, pour elle, difficile d’apprécier le bien fondé des dépenses« . Parallèlement, le dossier « apparaît comme lacunaire » sur le financement. La commission regrette notamment le manque de précision sur le recours aux fonds propres ou à l’emprunt, aux subventions publiques ou européennes, ou à l’éventualité d’une taxe aéroportuaire. Les enquêteurs estiment par ailleurs qu’il est « nécessaire de consolider la rentabilité socio-économique en garantissant une étanchéité de fonctionnement entre les lignes existantes et le CDG Express« . Aussi la commission d’enquête, dans ses conclusions rendues le 29 septembre, enjoint le maître d’ouvrage à « établir un plan de financement avec répartition chiffrée selon les modalités prévues (acteurs, nature et montants)« .  (Avec AFP)

 

Sarkozy « un tueur sans foi ni loi »,(Juppé)

Sarkozy « un tueur sans foi ni loi »,(Juppé)

 

À moins d’un mois du premier tour de la primaire de la droite et du centre, les révélations sur les candidats et leurs relations se multiplient. Après François Hollande, qui critique Nicolas Sarkozy et l’appât de l’argent, Alain Juppé juge l’ancien président de la République comme « un tueur sans foi, ni loi ».  D’après des extraits dévoilés par Les Inrocks, du livre Un fantasme nommé Juppé, d’Anna Cabana, Alain Juppé « suspecte » Nicolas Sarkozy d’être « responsable de ses ennuis judiciaires. « Qu’on ne me prenne pas pour un con ou un naïf (…) Je n’ai pas mené d’enquête, je n’ai pas de preuves, mais il suffit de se poser la question : à qui profite le crime ? », aurait dit l’ancien premier ministre. L’ex-chef de l’État serait ainsi « capable de tout pour se débarrasser » d’Alain Juppé. Le magazine souligne d’ailleurs que le 1er décembre 2004, Alain Juppé est condamné à 14 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. « Le lendemain, Nicolas Sarkozy prenait la présidence de l’UMP ».

( avecvRTL)

Débat primaire droite : ennuyeux et sans souffle

Débat primaire droite : ennuyeux et sans souffle

Certains s’attendaient sans doute à un pugilat et c’était une hypothèse possible compte tenu des animosités personnelles entre certains candidats de la droite. On a évité le combat de rue et c’est temps mieux. Mais on a assisté à un débat ennuyeux et sans souffle. Ennuyeux parce que la discussion est pratiquement impossible à 7 et qu’elle a été complètement cadenassée par le format imposé à la télé. Ennuyeux aussi parce que les candidats se sont embourbés dans des détails de leur politique macro économique difficilement compréhensible sans lien avec les aspects micro économiques et leurs conséquences concrètes pour le citoyen. Sans parler du flou relatif à la question centrale de la compétitivité notamment des 35 heures. Aucun n’a voulu dire clairement que le retour aux 39 heures se ferait sur une base de 35 heures. Même chose ou plutôt encore davantage de confusion sur la fiscalité des ménages. Paradoxalement ce sont des petits candidats qui ont été les plus clairs mais qui sont apparus un peu hors sol compte  tenue de l’impossibilité qu’il y avait d’approfondir la réflexion. Même chose aussi sur les retraites. Au terme du débat économique le sommeil a dû saisir nombre de téléspectateurs. Pas de grandes visions non plus sur les questions sociétales. Au total ce débat a souligné le manque de vision globale , le manque de souffle ; Un  débat terne peut-être lié au fait que les deux principaux candidats à savoir Juppé et Sarkozy ont tenté de ne pas trop déplaire aux deux autres candidats pour récupérer leurs voix  au second tour de la primaire ; Au terme de ce débat les électeurs  lecteurs ont confirmé la préférence déjà exprimée dans les sondages précédents cette prestation télévisée.  Selon deux enquêtes des instituts Elabe et Opinionway réalisées en fin d’émission, les téléspectateurs ont jugé le maire de Bordeaux le plus convaincant, devant Nicolas Sarkozy, Bruno le Maire et François Fillon.

Le divorce sans juge adopté par le parlement

Le divorce sans juge adopté par le parlement

 

 

Le Parlement a adopté définitivement un projet de loi réformant le fonctionnement de la Justice qui prévoit notamment le divorce par consentement mutuel sans passage devant le juge. Les députés, qui ont le dernier mot, ont rétabli, après quelques retouches, le texte qu’ils avaient adopté en nouvelle lecture en juillet et que le Sénat avait profondément modifié en supprimant la plupart des dispositions phares du texte. Les groupes PS et des radicaux de gauche ainsi que celui du Front de gauche et plusieurs écologistes ont voté la réforme tandis que celui de l’UDI (centriste) s’est abstenu. Seul le groupe des Républicains (LR), opposé aux mesures phares du texte, a voté contre cette réforme. Jean-Jacques Urvoas a élargi le champ de la réforme et obtenu 107 millions d’euros de crédits supplémentaires pour assurer le financement de juridictions proches de l’asphyxie. Le ministre de la Justice a expliqué que l’objectif de la réforme était de désengorger les tribunaux, notamment par la possibilité de divorcer sans jugement en faisant enregistrer une convention chez un notaire, le divorce étant effectif après un délai de 15 jours de rétractation. « Le juge tranche des désaccords. Partout où il n’y a pas de désaccord, il n’y a nul besoin d’un juge », a-t-il dit en faisant référence à la réforme du divorce. Les petits délits routiers ne passeront plus non plus devant les tribunaux correctionnels. La conduite sans assurance sera sanctionnée d’une amende forfaitaire de 500 euros et le défaut de permis d’une amende de 800 euros. La réforme prévoit la suppression des tribunaux correctionnels des mineurs mis en place par Nicolas Sarkozy. Les actions de groupe dans plusieurs domaines comme la santé ou l’environnement feront l’objet d’une procédure unique de jugement en responsabilité et de réparation du préjudice. Sauf si le client ou la banque le demandent, les plans de d’échelonnement de dette ne passeront plus devant un juge. De plus, le juge des libertés et de la détention sera nommé par décret en conseil des ministres.

(Reuters)

Baisse du chômage en juillet : sans croissance ?

Baisse du  chômage en juillet : sans croissance ?

 

Sans doute un miracle cette baisse du chômage en juillet alors que la croissance est pratiquement nulle. Au second trimestre la France a enregistré une croissance zéro et en juillet l’activité a sans doute été stable d’après les indicateurs Markit. – L’activité du secteur privé en France s’est en effet stabilisée en juillet, après avoir connu un recul en juin, selon l’indice PMI publié par le cabinet Markit. L’indice flash composite de l’ensemble de l’activité s’établit à 50,0 points, contre 49,6 points en juin, indique Markit dans un communiqué. L’activité est considérée en expansion lorsque l’indice se situe au-dessus de la barre des 50 points, et en contraction lorsqu’il est en dessous.  L’enquête de Markit auprès des acheteurs fait état d’une croissance de l’activité dans le secteur des services, avec un indice qui se redresse à 50,3 points contre 49,9 points le mois précédent. En revanche, la production recule pour le quatrième mois consécutif. L’indice de l’industrie manufacturière est toujours sous la barre des 50 points, même s’il se redresse à 48,6 points contre 48,3 en juin. Pour markit L’emploi reste de son côté stable. Pourtant officiellement  le chômage s’est retourné à la baisse en juillet en France après deux mois de progression, un recul qui concerne toutes les tranches d’âge mais s’accompagne d’une hausse du nombre de chômeurs exerçant une activité réduite, selon les chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail. Ce qui n’empêche pas le ministère du travail d’annoncer une petite baisse du chômage en catégorie A en juillet. Deux facteurs explicatifs majeurs d’abord le transfert de certains chômeurs en catégorie D notamment pour cause de formation ou stage, ensuite le faite que traditionnellement les demandeurs d’emploi s’inscrivent moins en juillet. Pour le ministère Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) aurait  reculé de 0,5% le mois dernier pour s’établir à 3.506.600, soit 19.100 de moins que fin juin. Il diminue de 1,2% sur un an. Ce recul intervient après deux mois de hausse, de 0,3% en mai et de 0,2% en juin, au sein d’une catégorie qui a atteint un nombre record d’inscrits en février, à 3.591.000. Parallèlement au repli dans la catégorie A, le nombre d’inscrits à Pôle Emploi a en revanche augmenté de 0,1% si on ajoute les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), soit 7.500 personnes supplémentaires en un mois. Le nombre de demandeurs d’emploi relevant de la catégorie D, c’est-à-dire pas tenus de chercher un emploi parce que malade ou en formation, par exemple, est en hausse à 308.900, sous l’effet notamment du plan de 500.000 formations supplémentaires pour les demandeurs d’emploi annoncé par le chef de l’Etat mi-janvier. Dans cette catégorie, la hausse s’élève à 1,6% sur un mois et atteint 10,7% sur un an. (Avec Reuters)

 

Beaucoup de banques sans avenir » (Nicolas Véron)

Beaucoup de banques sans avenir » (Nicolas Véron)

Après les tests effectués par la BCE des inquiétudes se font jour quant à l’avenir de certaines banques ; pas forcément en France où le secteur est relativement solide. Nicolas Véron, économiste auprès du think tank Bruegel et du Peterson Institute à Washington, la santé des banques européennes, italiennes en tête, n’est pas encore au beau fixe.

 

Comment interprétez-vous les stress tests bancaires publiés vendredi par l’Autorité bancaire européenne ?
Les précédents, réalisés en 2014, portaient sur plus de cent grandes banques de l’Union ­européenne, contre 51 aujourd’hui. C’est un choix plus pragmatique, vu la lourdeur de l’exercice, et plus politique. La Banque centrale ­européenne (BCE) a stressé en parallèle des dizaines de banques plus petites et plus fragiles dont les résultats ne seront pas dévoilés. Les résultats de d vendredi ne contiennent pas d’éléments de couperet sur les seuils. Ils n’indiquent donc pas le niveau de capital nécessaire pour un établissement. C’est un signal d’inconfort et d’ambiguïté de la part des autorités de surveillance européennes. Nous sommes dans une séquence encore très politique. À la BCE de convaincre les marchés que les banques saines le sont vraiment.

 

 

Ces résultats risquent-ils de semer la panique sur les marchés lundi?
Je ne le crois pas. Pas plus que je ne pense qu’ils vont frapper les valeurs bancaires déjà déprimées. Il n’y a pas beaucoup de surprises. Le cas de Banca Monte dei Paschi di Siena, plus mauvais élève de ce classement, était largement anticipé. En outre, juste avant la publication des tests, la banque a annoncé un plan de sauvetage qui doit encore être approuvé par les autorités européennes. On a remis un jeton dans la machine. Le moment de vérité viendra après le référendum italien sur la révision constitutionnelle, qui sera crucial pour la carrière de Matteo Renzi. S’agissant de la douzaine d’autres banques révélant une certaine faiblesse, la plus grande surprise est venue de la britannique Royal Bank of Scotland et des deux grandes banques irlandaises, Allied et Bank of Ireland. Toutes ont été nationalisées après la crise de 2008. Cela indique qu’elles ont encore besoin d’être réparées et que leur privatisation n’est pas pour demain.

Les banques italiennes lestées de créances douteuses peuvent-elles engendrer un risque systémique?
Le problème est circonscrit. C’est le dernier problème bancaire national de la zone euro. La BCE a déjà fait beaucoup depuis six mois pour pousser les banques à nettoyer leur bilan et à reconstituer leurs fonds propres. Elle se heurte néanmoins à des blocages politico-administratifs. Recréer une zone de confiance va prendre du temps.

À quoi sont liés les problèmes des banques européennes dans leur globalité?
Il reste des questions de solvabilité au Portugal et dans certaines banques publiques allemandes. Et il y a un problème beaucoup plus diffus et général de rentabilité. Il est lié aux taux bas de la BCE, qui compriment les marges du secteur, et au fait que les acteurs bancaires européens ont des coûts très élevés et n’ont pas encore tiré toutes les leçons de la crise en matière de modèle économique et de restructuration. Beaucoup de banques sont viables mais n’ont plus d’avenir. On peut s’attendre à des mouvements de consolidation, mais même pour cela la confiance entre acteurs doit revenir.

 

Comment protéger les épargnants face aux cas de défaillance des banques?
Jusqu’à 100.000 euros de dépôt, les petits déposants sont protégés par l’État. Mais pour les autres produits d’épargne, comme les obligations ou actions, les cas de figure varient d’un État à un autre en fonction de sa législation. C’est une des leçons qu’il faut tirer de l’épisode italien, un scandale où des milliers d’épargnants ont acheté des produits à risques proposés comme sûrs par leurs banques. Nous devons faire évoluer nos habitudes d’épargne vers plus de clarté pour savoir.

Beaucoup de banques sans avenir » (Nicolas Véron)

Beaucoup de banques sans avenir » (Nicolas Véron)

Après les tests effectués par la BCE des inquiétudes se font jour quant à l’avenir de certaines banques ; pas forcément en France où le secteur est relativement solide. Nicolas Véron, économiste auprès du think tank Bruegel et du Peterson Institute à Washington, la santé des banques européennes, italiennes en tête, n’est pas encore au beau fixe.

 

Comment interprétez-vous les stress tests bancaires publiés vendredi par l’Autorité bancaire européenne ?
Les précédents, réalisés en 2014, portaient sur plus de cent grandes banques de l’Union ­européenne, contre 51 aujourd’hui. C’est un choix plus pragmatique, vu la lourdeur de l’exercice, et plus politique. La Banque centrale ­européenne (BCE) a stressé en parallèle des dizaines de banques plus petites et plus fragiles dont les résultats ne seront pas dévoilés. Les résultats de d vendredi ne contiennent pas d’éléments de couperet sur les seuils. Ils n’indiquent donc pas le niveau de capital nécessaire pour un établissement. C’est un signal d’inconfort et d’ambiguïté de la part des autorités de surveillance européennes. Nous sommes dans une séquence encore très politique. À la BCE de convaincre les marchés que les banques saines le sont vraiment.

 

 

Ces résultats risquent-ils de semer la panique sur les marchés lundi?
Je ne le crois pas. Pas plus que je ne pense qu’ils vont frapper les valeurs bancaires déjà déprimées. Il n’y a pas beaucoup de surprises. Le cas de Banca Monte dei Paschi di Siena, plus mauvais élève de ce classement, était largement anticipé. En outre, juste avant la publication des tests, la banque a annoncé un plan de sauvetage qui doit encore être approuvé par les autorités européennes. On a remis un jeton dans la machine. Le moment de vérité viendra après le référendum italien sur la révision constitutionnelle, qui sera crucial pour la carrière de Matteo Renzi. S’agissant de la douzaine d’autres banques révélant une certaine faiblesse, la plus grande surprise est venue de la britannique Royal Bank of Scotland et des deux grandes banques irlandaises, Allied et Bank of Ireland. Toutes ont été nationalisées après la crise de 2008. Cela indique qu’elles ont encore besoin d’être réparées et que leur privatisation n’est pas pour demain.

Les banques italiennes lestées de créances douteuses peuvent-elles engendrer un risque systémique?
Le problème est circonscrit. C’est le dernier problème bancaire national de la zone euro. La BCE a déjà fait beaucoup depuis six mois pour pousser les banques à nettoyer leur bilan et à reconstituer leurs fonds propres. Elle se heurte néanmoins à des blocages politico-administratifs. Recréer une zone de confiance va prendre du temps.

À quoi sont liés les problèmes des banques européennes dans leur globalité?
Il reste des questions de solvabilité au Portugal et dans certaines banques publiques allemandes. Et il y a un problème beaucoup plus diffus et général de rentabilité. Il est lié aux taux bas de la BCE, qui compriment les marges du secteur, et au fait que les acteurs bancaires européens ont des coûts très élevés et n’ont pas encore tiré toutes les leçons de la crise en matière de modèle économique et de restructuration. Beaucoup de banques sont viables mais n’ont plus d’avenir. On peut s’attendre à des mouvements de consolidation, mais même pour cela la confiance entre acteurs doit revenir.

 

Comment protéger les épargnants face aux cas de défaillance des banques?
Jusqu’à 100.000 euros de dépôt, les petits déposants sont protégés par l’État. Mais pour les autres produits d’épargne, comme les obligations ou actions, les cas de figure varient d’un État à un autre en fonction de sa législation. C’est une des leçons qu’il faut tirer de l’épisode italien, un scandale où des milliers d’épargnants ont acheté des produits à risques proposés comme sûrs par leurs banques. Nous devons faire évoluer nos habitudes d’épargne vers plus de clarté pour savoir.

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