Archive pour le Tag 'Sanction'

Sanction des chômeurs: une erreur stratégique

Sanction des chômeurs: une erreur stratégique

 

 

Il est pour le moins curieux et même particulièrement maladroit d’avoir pris des mesures de contrôle et de sanction vis-à-vis des chômeurs alors que la négociation concernant l’UNEDIC n’a pas encore abouti. Une sorte de maladresse récurrente de ce gouvernement qui fait tout pour passer par-dessus les organisations intermédiaires et qui du coup se retrouvent dans un face-à-face particulièrement irresponsable avec certains Français en colère. C’est le paradoxe, alors que l’économie se tasse sérieusement au point même de se contracter  en fin d’année 2018, le gouvernement a décidé de sanctionner les chômeurs. En clair alors que l’emploi stagne voir même se rétracte, le gouvernement choisit la pédagogie du bâton pour taper ceux  qui sont à la recherche d’un emploi. Avec évidemment toujours le même faux argument : à savoir qu’il existerait 300 000 emplois vacants. En fait une vacance provisoire et structurelle qui correspond à des mises à la retraite, à des démissions ou à des problèmes de santé. Pas de quoi évidemment offrir une perspective au plus de 5 millions de chômeurs. Certes il existe certains abus qui ont été chiffrés entre 0,4 et 0,8 % mais les autres chômeurs sont déjà suffisamment punis d’être privés d’emploi sans qu’il soit nécessaire de renforcer l’arsenal de répressions et d’humiliations.  En attendant les résultats de la négociation relative à l’Unedic et surtout une éventuelle reprise économique, le pouvoir vient de sortir un décret qui durcit les contrôles et les sanctions des chômeurs. Ce décret est plus dur que le barème présenté initialement par le ministère du Travail en mars 2018. Jusqu’à aujourd’hui, ne pas se rendre à un entretien à Pôle emploi pouvait entraîner deux mois de suspension des allocations-chômage quand ne pas justifier d’actes positifs de recherche d’emploi était sanctionné par deux semaines de radiation. Désormais, la non-présentation à un entretien peut être sanctionnée par un mois de suspension. Tout autre manquement important – essentiellement l’incapacité à justifier une recherche d’emploi mais aussi le refus d’une offre raisonnable d’emploi entraîne la suppression pure et simple des allocations pendant un mois au premier manquement, pendant deux mois au deuxième et quatre mois au troisième. Ce décret est plus dur que le barème présenté initialement par le ministère du Travail en mars 2018 (qui limitait à 15 jours la suspension pour non-présentation à un entretien), ce qui a agacé les syndicats. La réforme va même plus loin: le pouvoir de diminuer les allocations revient à Pôle emploi alors que l’agence ne pouvait auparavant que suspendre des droits, leur réduction étant aux mains des préfets. En outre, le gouvernement Philippe renforce une mesure lancée sous la précédente mandature: la création d’équipes dédiées au contrôle des demandeurs d’emploi, qui dépendaient auparavant de leurs conseillers eux-mêmes. Ces équipes dédiées passeront de 200 à 600 personnes d’ici à mi-2019, puis à 1000 d’ici à 2020. Selon une étude de Pôle emploi publiée fin août, 12 % des chômeurs montraient une «insuffisance de recherche d’emploi».

Affaire Benalla : sanction à prévoir de l’opinion publique

Affaire  Benalla : sanction à prévoir de l’opinion publique

 

 

Il ya aura bien les suites judicaires de l’affaire Benalla avec  5 personnes inculpées pour l’instant. Aussi des suites politiques car le pouvoir va se trouver affaibli pour un temps. Ainsi par exemple, il y a peu de chance pour qu’on termine avant la fin de l’été le débat sur l’évolution de la constitution qui précisément renforce le pouvoir du président au détriment du parlement.  Pour la dimension judicaire, le parquet de Paris a annoncé dimanche l’ouverture d’une information judiciaire sur les violences qu’Alexandre Benalla, ex-collaborateur d’Emmanuel Macron, est accusé d’avoir commises lors des manifestations du 1er-Mai. Le parquet précise qu’Alexandre Benalla et les quatre autres personnes déférées dans le cadre de cette affaire, un employé de La République en Marche et trois policiers, ont été placés sous contrôle judiciaire.   L’affaire plonge l’exécutif dans une tourmente politique sans précédent depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, qui a fait de l’exemplarité et de la transparence les maîtres-mots de son mandat. En fait c’est la dérive du pouvoir jupitérien qui est en cause car Benalla a forcément bénéficié de la bienveillance de Macron qui souhaitait enterrer l’affaire. La conséquence la plus néfaste sera la réaction de l’opinion publique. Cette affaire tombe mal car depuis plusieurs mois la popularité de Macron ne cesse de diminuer et la coupe du monde n’a eu aucun effet bénéfique de ce point de vue. Macron devrait perdre encore plusieurs points d’ici la rentrée qui s’annonce déjà difficile avec des dossiers explosifs comme la reforme de l’Etat, l’indemnisation du chômage et surtout les retraites.

Etats-Unis: Sanction contre l’Iran mais aussi contre les européens

Etats-Unis:  Sanction contre l’Iran mais aussi contre les européens

Des sanctions américaines vont bien sûr toucher L’Iran mais finalement autant les européens. Comme c’était prévisible,  les entreprises européennes qui commercent avec l’Iran seront aussi lourdement punies notamment lors de leurs échanges avec les Etats-Unis. Du coup comme le commerce des européens avec les Etats-Unis est notoirement plus essentiel que celui avec l’Iran, beaucoup comme Total par exemple vont préférer se retirer de l’Iran. En outre compte tenu de l’imbrication des processus de production, nombre de production européennes qui contiennent des éléments américains seront touchés (les AIRBUS par exemple).  Ceux qui continuent de commercer avec l’Iran seront sanctionnés, a donc averti le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo. Ces menaces interviennent alors que les signataires européens de l’accord, Allemagne, France et Grande-Bretagne, s’efforcent de maintenir l’accord en vie et de trouver des solutions pour conserver leur accès au marché iranien en dépit du retrait américain. S’adressant directement aux dirigeants iraniens, le chef de la diplomatie américaine a dressé une liste de 12 conditions que la République islamique devra remplir si elle veut bénéficier d’un allègement du régime de sanctions qui la visent. Parmi ces conditions figure son retrait intégral du champ de bataille syrien. Les sanctions qui seront instaurées contre le régime iranien seront “les plus dures de l’Histoire”, a-t-il promis, prophétisant qu’une fois adoptées, l’Iran devra “se battre pour maintenir son économie en vie”. Quant aux Iraniens, ils subiront les représailles américaines s’ils s’aventurent à reprendre leur programme nucléaire, prévenu Mike Pompeo. “Nos demandes à l’Iran ne sont pas déraisonnables: renoncez à votre programme (…). S’ils venaient à décider de revenir en arrière, de reprendre l’enrichissement, nous serions parfaitement prêts à y répondre”, a-t-il dit sans plus de détails. “L’Amérique veut faire plier l’Iran et le contraindre à accepter leurs exigences illégales (…). Ses propos montrent que l’Amérique cherche certainement à ce que le régime change en Iran”, a dit un haut responsable iranien. .

Corée du Nord: «La politique de sanction de l’ONU est un échec»

Corée du Nord: «La politique de sanction de l’ONU est un échec»

Pour Dorian Malovic, spécialiste du régime de Pyongyang et auteur de La Corée du Nord en 100 questions (éd. Tallandier), la politique de sanction de l’ONU est un échec . Interview de 20 Minutes

Viser le Japon pour une démonstration de force, éviter Guam pour ne pas trop « fâcher » les Américains : Kim Jong-Un semble être un fin stratège non ?

Ce feuilleton nord-coréen est très loin d’être terminé. Les tirs nord-coréens attestent de la considérable amélioration technologique de Pyongyang sur le plan militaire et nucléaire et à laquelle si peu de monde s’attendait.

Quant à ce dernier tir, il est assez « bien mené » de la part de Kim Jong-Un. On sort de la crise de début août avec un bras de fer par déclarations interposées avec d’un côtéDonald Trump qui promet le « feu et la colère » et de l’autre Kim Jong-Un qui répond qu’il envisage de viser la base militaire américaine de Guam. Une crise soldée par un apaisement entre les deux parties, et un Donald Trump qui estime que la Corée du Nord « commence à nous respecter (Les Etats-Unis) ». Le tir de ce missile, qui a parcouru 2.700 km, survolé l’archipel nippon avant de s’abîmer dans le Pacifique, est une « provocation habile » de Pyongyang. Il montre les capacités nord-coréennes sans menacer directement le territoire américain.

Le Japon a annoncé par le passé qu’il détruirait en vol tout engin qui menacerait de frapper son territoire. Pourtant, Tokyo n’a rien fait ce mardi, pourquoi ?

Des explications techniques ont été données pour justifier cette absence de réaction. Tokyo a indiqué avoir étudié la hauteur et la trajectoire du missile, et a considéré que l’engin ne risquait pas de tomber sur son territoire. Toutefois, depuis 1998, c’est le cinquième engin militaire nord-coréen qui survole le territoire japonais.

La menace est-elle réelle ?

Le Japon perçoit la Corée du Nord comme son premier danger. Et la Corée du Nord cherche à piquer les Etats-Unis en s’en prenant au fidèle allié japonais. Pour l’heure, il n’y a pas d’intention de la Corée du Nord d’attaquer le territoire japonais et encore moins les Américains. Mais un incident technique pourrait tout à fait se produire durant l’un de ces tirs, ce qui rend la menace bien réelle.

A la demande de Washington et Tokyo, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence et devrait probablement appeler à un renforcement des sanctions à l’encontre de Pyongyang, mais est-ce vraiment une politique utile et efficace ?

On peut effectivement se poser la question de l’efficacité des sanctions, qui à ce jour ne se sont pas révélées très dissuasives. Pour un certain nombre de raisons : si l’on remonte au premier essai nucléaire nord-coréen, en 2006, on peut voir qu’à chaque test militaire de Pyongyang, l’ONU tient le même discours, les mêmes déclarations, et adopte les mêmes sanctions, ce qui n’a rien d’intimidant pour le leader nord-coréen. Car si les sanctions économiques adoptées par l’ONU visent à taper la Corée du Nord au porte-monnaie, le fait est qu’en pratique, les dernières sanctions décidées n’ont pour ainsi dire pas été appliquées. D’abord parce que les contrôleurs de l’ONU n’ont pas les moyens effectifs de vérifier l’application de ces sanctions. Ensuite, parce qu’il existe tout un arsenal de règles juridiques internationales qui permettent de contourner assez facilement ces sanctions, sur les exportations nord-coréennes par exemple. La Chine, partenaire économique et allié de la Corée du Nord, n’a ainsi aucun problème pour importer du charbon et des fruits de mer chinois, ce qui peut sembler anecdotique mais représente une manne importante pour Pyongyang. Et aujourd’hui encore, il y a des échanges économiques aussi avec la Russie mais, plus surprenant, également avec le Japon. Par ailleurs, la Corée du Nord vit depuis quarante ans dans une économie relativement fermée, donc ces sanctions n’ont que peu d’impact économique sur le pays. C’est un affichage diplomatique qui fait écran de fumée, mais en réalité, tous les acteurs régionaux parviennent à trouver leur compte. C’est un fait, la politique de la sanction et de la pression menée par l’ONU et toute la communauté internationale est un échec. La Chine estime aujourd’hui que le dossier nord-coréen est à un tournant. Ce qui est vrai, c’est que la communauté internationale doit comprendre et prendre acte que la Corée du Nord est désormais une puissance nucléaire nouvelle qui ne fera pas marche arrière. Il faut changer de logiciel et abandonner la position catégorique de la dénucléarisation de la Corée du Nord : cela n’arrivera pas.

 

Sanction de la Chine contre la Corée du Nord

Sanction de la Chine contre la Corée du Nord

 

La Chine ne fait pas comme Trump,  elle ne se manifeste pas par des déclarations tonitruantes contre le développement nucléaire de la Corée  du Nord. Elle a cependant décidé de prendre des sanctions économiques sévères contre un pays dans l’économie dépend en majorité de la Chine ; elle  a annoncé lundi la suspension de ses importations de fer, de minerais et de fruits de mer, après avoir approuvé le 5 août une septième vague de restrictions économiques contre la Corée du Nord dans le cadre de l’ONU. «Toutes les importations de fer, minerai de fer, plomb, minerai de plomb, et d’animaux aquatiques et produits de la mer seront interdites», a indiqué ce lundi le ministère chinois du Commerce, et ce dès mardi. La Chine applique ainsi les nouvelles sanctions de l’ONU approuvées le 5 août dernier. Pékin interdit en outre l’établissement de nouvelles coentreprises avec la Corée du Nord ou l’apport de nouveaux financements à des coentreprises existantes. Un coup dur pour le régime de Kim Jong-Un qui dépend tant économiquement que financièrement de l Chine. : 92% pour ses  exportations nord-coréennes

Crimée : les États-Unis maintiennent la sanction contre la Russie

Crimée : les États-Unis maintiennent la sanction contre la Russie

« Les Etats-Unis se tiennent aux côtés du peuple ukrainien qui souffre depuis presque trois ans sous l’occupation et l’intervention militaire russe », a lancé, Nikki Haley, nouvelle ambassadrice américaine aux Nations-unies, ancienne gouverneure de Caroline du Sud. « Tant que la Russie et les séparatistes qu’elle soutient ne respecteront pas la souveraineté et le territoire de l’Ukraine, cette crise va se poursuive », a-t-elle souligné. D’une certaine manière la l’administration américaine avait pourtant fait un geste d’apaisement de la part du Trésor américain, quand ce dernier a amendé certaines sanctions portant sur la vente en Russie d’équipements de technologies de l’information comme des téléphones cellulaires et des tablettes, selon un avis publié par l’OFAC, l’agence de l’administration qui impose des sanctions financières.  La nouvelle disposition vise en réalité à corriger des effets inattendus des précédentes sanctions, a expliqué jeudi une haute responsable du Trésor. Elle permet aux entreprises américaines d’obtenir des licences d’exportation vers la Russie pour des articles liés aux technologies de l’information comme des téléphones portables et des tablettes électroniques. Si Donald Trump a plusieurs fois évoqué un rapprochement possible avec la Russie, celui-ci risque toutefois d’être retardé par le dossier ukrainien. En effet, jeudi toujours, l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, a condamné les «actions agressives» de la Russie en Ukraine, lors de ses premières déclarations publiques au Conseil de sécurité. Elle a également affirmé que les sanctions resteront en place «jusqu’à ce que la Russie redonne le contrôle de la péninsule (de Crimée) à l’Ukraine». L’ambassadrice, qui n’a présenté ses lettres de créances que la semaine dernière, a jugé «malheureux» que pour sa première prise de parole devant le Conseil de sécurité elle ait dû «condamner les actions agressives de la Russie». «Nous voulons de meilleures relations avec la Russie. Cependant la situation critique dans l’est de l’Ukraine appelle une condamnation forte et claire des agissements russes», a-t-elle lancé. «Tant que la Russie et les séparatistes qu’elle soutient ne respecteront pas la souveraineté et le territoire de l’Ukraine, cette crise va se poursuive».

 

Pas de sanction financière pour l’Espagne et le Portugal (Moscovici)

Pas de sanction financière pour l’Espagne et le Portugal (Moscovici)

 

 

Changement de discours à la commission européenne qui il y a encore quelques semaines menaçait  l’Espagne et le Portugal de lourdes sanctions financières pour dépassement budgétaire. Depuis le brexit est passé par là et la commission européenne commence enfin à s’inquiéter du sentiment anti européen qui monte un peu partout dans l’union. En outre ces sanctions auraient été particulièrement discriminatoires à l’égard de ces deux pays puisque lorsque cela les arrangeait la France comme l’Allemagne ne se sont pas privés de dépasser les critères européens. Depuis l’Allemagne est rentré dans le rang mais pas la France. Du coup sanctionner l’Espagne et le Portugal aurait sans doute conduit à envisager aussi des pénalités financières pour la France. Du coup la Commission européenne a renoncé à infliger une amende pour déficit excessif à l’Espagne et au Portugal pour éviter « un sentiment d’humiliation », affirme dimanche dans le quotidien espagnol El Pais le commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici. « Imposer des amendes aurait généré un sentiment anti-européen et une perception d’humiliation dans un pays comme l’Espagne, qui a fait énormément de sacrifices ces derniers temps », affirme le Français Pierre Moscovici, après que la Commission a renoncé à sanctionner l’Espagne et le Portugal pour dérapage budgétaire. En 2015, le déficit public espagnol avait atteint 5,1% du PIB, un chiffre bien au-dessus du plafond de 3% fixé par le pacte de stabilité et des objectifs de la Commission, de 4,2%. « Les Espagnols ont fait des efforts considérables », souligne Pierre Moscovici, après des années de crise économique et d’austérité budgétaire, ajoutant que « l’approche corrective n’est pas la plus adéquate, alors que nous voyons comment les citoyens doutent de l’UE ». En février, il avait exhorté les Espagnols à « respecter les recommandations » et à « être très rigoureux ». Les promesses faites par le ministre espagnol de l’Economie, Luis de Guindos,« devront être respectées », avertit le commissaire européen, agitant la menace du gel de fonds structurels européens. M. Moscovici demande dès cette année des « mesures fiscales structurelles qui apportent cinq milliards d’euros » au budget espagnol, pour atteindre l’objectif de déficit exigé par la Commission de 4,6% du PIB en 2016 et 3,1% en 2017, ce qui supposerait de nouvelles mesures d’économies. Luis de Guindos a annoncé en juillet une hausse de l’impôt sur les sociétés, qui devrait selon Madrid rapporter environ sept milliards d’euros. Le gouvernement sortant du conservateur Mariano Rajoy, qui expédie les affaires courantes depuis les législatives de décembre 2015 après lesquelles son parti, sans majorité absolue, n’est pas parvenu à trouver d’alliés pour gouverner, ne peut pas approuver de nouveau budget. L’Espagne connaît une croissance économique parmi les plus fortes de la zone euro, de 3,2% en 2015, et selon ses prévisions, de 2,9% en 2016, mais son taux de chômage reste très élevé, à 20%. (AFP)

Après le Brexit démission des leaders politiques britanniques : la sanction de l’irresponsabilité

Après le Brexit démission des leaders politiques britanniques : la sanction de l’irresponsabilité

 

Après Cameron qui a va démissionner de son poste de Premier ministre, après Boris  Johnson qui renonce à le remplacer, c’est au tour de Nigel Farage, le chef de file de l’UKIP, Nigel Farage, de quitter ses fonctions de président du mouvement britannique eurosceptique.  Jeremy Corbyn leader des travaillistes qui a fait l’objet d’une motion de défiance de son parti pourrait bien les rejoindre. Tous à des degrés divers sont responsables de cette catastrophe que représente le brexit  pour le Royaume-Uni ; une catastrophe qui devrait se traduire selon le FMI une perte de croissance comprise entre 1,5 % et 4,5 % d’ici 2019. En clair le Royaume-Uni risque de tomber en récession pendant plusieurs années. Directement ou indirectement les élites politiques du Royaume uni ont influencé le vote d’une part sans en évaluer les effets  d’autre part sans prévoir le moindre plan B. Jugeant « avoir fait sa part » après le succès des partisans du « Brexit » au référendum du 23 juin. Il est évident que ces personnalités trop vivantes ne peuvent évidemment demeurer à la tête de leurs organisations respectives pour négocier avec l’union européenne un accord tentera de minimiser les conséquences désastreuses pour la Grande-Bretagne mais aussi pour l’Europe. Pour l’instant beaucoup de responsables politiques s’accordent à dire qu’un retour en arrière n’est pas envisageable, mais beaucoup de membres de la classe politique et d’électeurs opposés au Brexit ne s’attendaient pas à ce résultat. Mishcon de Reya, un cabinet d’avocats londonien, a annoncé lundi avoir lancé une procédure exigeant que le Parlement, en majorité opposé au Brexit, se prononce sur la sortie britannique de l’Union européenne avant que ne soit formellement enclenché le mécanisme de sortie. Il est probable que pour sortir de la crise et du piège du référendum les Britanniques seront contraints de passer par la case élection qui sera susceptible de donner une vraie légitimité aux futurs négociateurs du Royaume-Uni.

(Avec Reuters)

 » Brexit : un vote-sanction contre la classe politique »

 » Brexit : un vote-sanction contre la classe politique »

Pour Sarah Pickard, maîtresse de conférences au CREW (Center for Research on the English-Speaking World), le vote du Brexit est aussi et surtout un désaveu des élites par le peuple. Elle revient dans une interview au JDD sur l’enchaînement d’événements qui ont transformé le référendum sur la sortie de l’UE en une désapprobation de la classe politique.

 

Le référendum du Brexit a montré que la société était divisée par plusieurs clivages : âge, classe, géographie… Mais surtout le peuple contre les élites.
Ce vote a été un vote contre l’UE et les technocrates qui prennent des décisions sans devoir rendre des comptes, mais aussi un vote-sanction contre les politiques et le Premier ministre David Cameron. Ce qui est frappant, c’est que pour la première fois, les membres de tous les partis ont voté à l’opposé des suggestions faites par leur groupe politique. C’est sans précédent et le gouvernement en a perdu sa crédibilité. C’est étonnant car d’habitude, dans ce pays, on vote pour garder les choses comme elles sont. Alors que là, on a voté en nombre pour le changement. Ce vote du Brexit est le signe d’une débâcle des partis traditionnels. Des partis qui restent plus authentiques, comme le Scottish National Party, ont choisi d’agir autrement. Ils auraient pu être cyniques et voter contre le Brexit, pour s’assurer un référendum concernant l’indépendance de l’Ecosse. Mais ils ont encouragé le camp du Remain car ils y croyaient pour de vrai.

 

« La classe ouvrière a beaucoup souffert de la politique d’austérité »

Pourquoi ce clivage est-il aussi marqué?
Les électeurs constatent qu’il y a une distance entre eux et l’élite, la classe politique, qui ne les écoute pas et ne comprend pas leurs souffrances, notamment économiques, depuis plusieurs années. Il y a quand même eu un programme d’austérité soutenue, dont la classe ouvrière a beaucoup souffert. «D’habitude, dans ce pays, on vote pour garder les choses comme elles sont »D’autre part, l’équation ‘immigration = problèmes’ a été largement instrumentalisée pour créer une ambiance désagréable et violente. C’est un sujet neuf en Angleterre, on n’en parlait pas avant comme une source de problème. C’était une richesse. Nigel Farage et Boris Johnson ont montré du doigt les immigrés au lieu de considérer les problèmes structuraux de la société liés au manque de financements et à la politique d’austérité.

Cette défiance face aux élites peut-elle changer avec le départ de David Cameron? 
Je ne suis pas certaine que la personne qui remplace Cameron soit plus à même de réunir le pays. Boris Johnson [son potentiel successeur, NDLR], par exemple, a mené une campagne très désagréable qui a créé de la haine et des clivages anti-immigration. Cela va à l’encontre de ce qu’il incarnait avant. J’ai conservé des entretiens de Boris Johnson, que j’avais pris l’habitude de montrer en classe, où il s’exprimait en français – qu’il parle très bien – et où il se disait pour l’UE. C’est un homme très intelligent. Mais il illustre un certain cynisme en politique. Il a attendu jusqu’à la dernière minute avant de se ranger à la majorité.

Lire aussi : Au Royaume-Uni, « qu’est-ce que l’UE? » est la deuxième question la plus posée sur Google

« David Cameron ne pensait tout simplement pas en arriver là »

Il a mis le feu aux poudres en proposant ce référendum en 2013?
A l’époque, il voulait surtout calmer les députés du parti anti-européen UKIP, mais – et on a tendance à l’oublier en France – il ne pensait pas gagner les élections derrière. Il a dû être horrifié le jour où il a gagné les élections! Il avait d’ailleurs voulu négocier beaucoup plus avec l’UE en novembre, et n’avait réussi qu’à montrer son impuissance. Cela montrait à quel point on ne pouvait pas négocier avec l’UE : malgré ses demandes, faibles aux dires de certains, et le fait que l’UE voulait retenir le Royaume-Uni, rien n’a été conclu. On le pense souvent fou, ou très cavalier, alors qu’il ne pensait tout simplement pas en arriver là.

Les travaillistes ont aussi leur part de responsabilité…
Oui, et cela se voit dans le clivage géographique. Toutes les villes désindustrialisées, dans le nord est, ont voté Leave. Elles souffrent depuis les années Thatcher, et le parti travailliste n’a pas su répondre à leurs problèmes. Le parti est pour les normes européennes, dans le sens où elles fournissaient des droits sociaux qui n’existent pas autrement et qu’on risque de perdre. C’est justement la classe moyenne qui va souffrir le plus du Brexit : le salaire minimum, la semaine de travail de cinq jours… Toutes ces normes viennent de l’UE, et elles pourraient très bien être retirées. «On pense souvent Cameron fou, ou très cavalier, alors qu’il ne pensait tout simplement pas en arriver la.» Le parti travailliste n’a pas su – voir n’a pas voulu, pour le chef de parti – expliquer tout cela pour éviter le vote du Leave. Ils ont été trop mous, et c’est très grave. Beaucoup veulent d’ailleurs la tête de Jérémy Corbyn, le leader travailliste [deux députés du parti travailliste ont déposé vendredi une motion de défiance face à leur chef de file, lui reprochant sa gestion de la campagne du Brexit, NDLR]. Mais c’est aussi une manoeuvre politique, car beaucoup de députés sont modérés alors que Corbyn est radical et impopulaire parmi certains.

Refonte Europe : encore de belles déclarations de Hollande !

 

 

Suite au brexit François Hollande a encore fait de belles déclarations sur la nécessaire évolution de l’Europe. Ce n’est pas la première fois puisque 2012 il avait promis de réorienter l’union européenne déclarant qu’il il n’accepterait la rigueur budgétaire que contre un plan de croissance et de développement de l’emploi qui n’a jamais vu le jour. Un souhait réitéré que n’a jamais entendu Angela Merkel. Sur la forme Hollande à raison de souhaiter que l’Europe se recentre sur l’essentiel, qu’elle relance l’investissement au service de la croissance de l’emploi, qu’elle relance aussi l’harmonisation fiscale et sociale. Hollande a encore raison de demander un contrôle plus démocratique de la gouvernance de l’union économique. La question est de savoir s’il sera cette fois entendu surtout par l’Allemagne toujours droite dans ses bottes en matière d’orthodoxie financière et qui se refuse à toute relance économique. Il est clair que François Hollande se réveille bien tard car le brexit est le résultat de toutes les insuffisances qu’il souligne et qu’il a été incapable de régler tout simplement parce que la France ne pèse plus rien en Europe. Tout se décide en Allemagne. On peut évidemment critiquer l’attitude des Britanniques pour avoir voté en faveur du brexit mais si un référendum devait avoir lieu dans tous les pays composant l’union économique on obtiendrait dans la plupart des pays le même résultat. Un résultat qui provient de l’incompréhension et citoyen vis-à-vis d’une bureaucratie inefficace, d’un manque de courage des responsables politiques qui nourrit le populisme et le repli général sur sot C’est le type d’allocution solennelle que tient François Hollande depuis l’Elysée lors des événements décisifs pour le pays. Vendredi, pendant quelques minutes, le chef de l’Etat a évoqué le « choix douloureux » des Britanniques qui ont décidé par référendum de. Il dit regretter « profondément » cette situation qui met « gravement l’Europe à l’épreuve ».   »L’Europe ne peut plus faire comme avant », a prévenu le Président, qui l’appelle désormais à « se concentrer sur l’essentiel », une feuille de route dont les têtes de chapitre seraient « l’investissement pour la croissance et pour l’emploi », l’ »harmonisation fiscale et sociale » ainsi que « le renforcement de la zone euro et de sa gouvernance démocratique ». L’UE, a-t-il insisté, doit « porter les projets et non pas se perdre en procédures » et « être comprise et contrôlée par ses citoyens ». « . Ferme à l’égard de Londres, il a prévenu que « les procédures prévues par les traités » pour la sortie de l’UE seraient « rapidement appliquées » comme « c’est la règle et la conséquence » même si la France continuera de « travailler avec ce grand pays ami« . »Aujourd’hui, c’est l’Histoire qui frappe à notre porte. Ce qui se joue, c’est la dilution de l’Europe au risque du repli, ou la réaffirmation de son existence au prix de changements profonds. Je ferai tout pour que ce soit le changement profond plutôt que le repli », a encore promis François Hollande.

(Avec le JDD)

Volkswagen faux cul : « pas de sanction contre les salariés » !

Volkswagen  faux cul : « pas de sanction contre les salariés » !

 

 

A peine faux cul Volkswagen qui promet de ne pas sanctionner des salariés qui donneraient des informations aux enquêteurs de la tricherie. Mais la direction, elle, est exonérée de cette « largesse ». En réalité la direction veut faire porter le chapeau à quelques cadres (elle en a viré 4 et 5) et faire croire qu’elle ignorait totalement ‘l’installation du logiciel truqueur. La preuve elle a embauché un cabinet d’audit pour connaitre les responsables ! Vraiment de quoi rire sil ne fait pas en pleurer. /Volkswagen va donc proposer d’exonérer de toute sanction les salariés du groupe qui dévoileront aux enquêteurs ce qu’ils savent sur le système de trucage des tests anti-pollution, rapporte le journal allemand Süddeutsche Zeitung. VW a pris cette décision en raison de la pression qu’il subit pour fournir des résultats aux autorités américaines, précise le journal, qui a travaillé avec les radios allemandes NRD et WDR. Le groupe a fait savoir qu’il avait embauché la société de conseil Deloitte et le cabinet d’avocats américain Jones Day pour enquêter sur les circonstances dans lesquelles la société a installé des logiciels sur ses voitures diesel permettant de réduire les émissions de gaz polluants en période de tests. Le groupe va promettre à ses salariés qu’ils pourront conserver leur emploi et qu’ils ne devront pas verser de dommages s’ils apportent des éclaircissements sur le scandale, mais les membres du directoire et les responsables « à hauts salaires » seront exclus du programme, précise le Süddeutsche Zeitung, qui cite des hauts dirigeants du groupe non identifiés. Un porte-parole de Volkswagen a dit que l’enquête avançait rapidement tout en refusant tout autre commentaire. On trouvera bien deux ou trois nouveaux boucs emissaires pour exonérer la direction de toue responsabilité.

Sondage Départementales : « une sanction » pour Hollande pour 64% des Français

Sondage Départementales : « une sanction » pour Hollande pour  64% des Français

Un sondage qui confirme le vote sanction vis-à-vis de Hollande  pour la majorité des français mais qui contrairement à ce qu’ont affairé par les grands médias toute la semaine n’est pas une victoire personnelle pour  Sarkozy . Il faudrait que les experts politiques sortent un peu de leurs salons. Le vote visait surtout à dire non à la politique du gouvernement et sûrement pas à soutenir le programme de l’opposition( qui n’en a pas !)  Interrogés sur les résultats du premier tour des élections départementales, deux-tiers des Français estiment qu’ils constituent une victoire pour l’UMP-UDI. Les sympathisants de gauche partagent cette opinion à 62%, opinion qui fait presque l’unanimité à droite et chez les sympathisants UMP (respectivement 74% et 93%). En revanche, seul un Français sur quatre considère qu’il s’agit là d’une victoire personnelle pour Nicolas Sarkozy. S’ils sont 57% à partager cette opinion chez les sympathisants du parti, ils ne sont plus que 40% lorsque l’on élargit le spectre à la droite dans son ensemble. Pour deux-tiers des Français, le résultat du Parti socialiste dimanche dernier est assimilé à une sanction pour François Hollande (64%), alors qu’ils ne sont que 13% à y voir une sanction pour le Premier ministre Manuel Valls et 22% à n’y voir une sanction ni pour l’un ni pour l’autre. Le score du PS est considéré comme un échec considérable par 63% des Français : les sympathisants de gauche et du PS sont les seuls à considérer que le parti a plutôt bien résisté (respectivement 56% et 60%). Les Français interrogés estiment plus largement que le score du Front national est un succès pour le parti. Parmi les sondés, ils sont en effet 77% à faire ce constat, et cette opinion semble être partagée à gauche (70%) comme à droite (82%).

Allocations familiales : sanction du Conseil constitutionnel ?

Allocations familiales : sanction du Conseil constitutionnel ?

En  termes de droit le plafonnement d’allocations familiales à partir du certain revenu devrait être illégal car cela rompt le principe d’égalité. On ne peut pas par ailleurs demander à ces  salariés de payer plus de cotisations et de toucher moins. Si la solidarité doit se faire elle doit être effectuée via l’impôt et non sur la retenue d’allocations.  Le projet gouvernemental voté par le Parlement prévoit qu’à partir de 6.000 euros de revenus mensuels pour un foyer avec deux enfants, les allocations seraient divisées par deux. Et par quatre à partir de 8.000 euros.  Selon l’UMP, ce plafonnement « ne respecte pas le principe d’égalité devant la loi en ce qu’il ne prévoit pas de moduler le montant des allocations familiales selon qu’un seul membre du couple exerce une activité professionnelle effective, ou selon qu’il s’agit d’une personne seule ou d’un couple dont les deux membres exercent une telle activité ».   »A partir du moment où une modulation des allocations familiales en fonction des ressources est introduite, il faut aussi introduire une modulation en fonction du nombre de personnes dans le couple qui exerce une activité », estime l’UMP. Sera-t-elle suivie par les Sages?  Fin 2013, ces derniers n’avaient cependant rien trouvé à redire au plafonnement (à 1.500 euros) de l’avantage en nature procuré par l’attribution de demi-parts supplémentaires par personne à charge, contenu dans le budget 2013.  Ce vendredi, l’opposition devrait également saisir le Conseil constitutionnel du projet de budget rectificatif 2014 et du projet de loi de finances pour 2015 qui seront votés définitivement jeudi. Le Conseil devrait rendre sa décision le 29 ou 30 décembre. Fin 2012, il avait censuré la création de la taxe à 75% sur les très hauts revenus, une promesse de campagne présidentielle du candidat Hollande. Et en décembre dernier, il avait rejeté pas moins de 24 dispositions du budget 2014 dont le calcul du plafonnement de l’ISF et la taxation des plus-values immobilières sur les terrains à bâtir. Il avait aussi censuré la notion d’abus de droit, élargie par la majorité contre l’avis du gouvernement

 

Sénat nouvelle sanction contre le gouvernement

Sénat nouvelle sanction contre le gouvernement

 

C’est évidemment une sanction contre le gouvernement puisque le sénat passe à droite. La conséquence des résultats des récentes municipales mais aussi la grogne des élus locaux (95% des grands électeurs dont la plupart de petites communes) ) qui ne se reconnaissent dans une politique sans résultat économique,  qui abandonne les territoires ruraux et privilégient les urbains bobos. .  L’opposition de droite a donc reconquis dimanche le Sénat, après une parenthèse de trois ans à gauche inédite sous la Ve République, tandis que le Front national fait son entrée à la haute assemblée pour la première fois de son histoire avec deux élus. Les 158.159 grands électeurs (dont 95% de conseillers municipaux) étaient convoqués pour élire 178 des 348 sénateurs. La large victoire de l’UMP et des centristes de l’UDI aux élections municipales a eu les effets mécaniques attendus sur la composition de la chambre haute, mais la « vague bleue » espérée à droite n’est pas advenue. Selon des décomptes partiels portant sur 333 sièges, l’UMP, l’UDI et les divers droite détiennent désormais au moins 180 sièges, soit cinq de mieux que le seuil de la majorité absolue (175), la gauche 151 et le FN deux. « Il y a un rejet complet de la politique socialiste », notamment s’agissant de la réforme territoriale, a dit le sénateur UMP des Hauts-de-Seine, Roger Karoutchi. Le secrétaire général de l’UMP, Luc Chatel, s’est réjoui d’ »une défaite cinglante pour François Hollande », d’ »un nouveau vote sanction pour le gouvernement ». L’ancien ministre UMP François Baroin (76,58%), qui soutient Nicolas Sarkozy, fait son entrée à la haute assemblée après cinq mandats de député dans le département de l’Aube. Les centristes de l’UDI réalisent une percée, un résultat confortant leur volonté d’indépendance à l’égard du grand rassemblement qu’appelle de ses vœux Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l’UMP.  

 

Sondage européennes : le vote sanction confirmé

Sondage européennes : le vote sanction confirmé

 

Les élections européennes seront en France l’occasion d’un vote sanction contre Hollande et sa politique. Le FN sera le réceptacle de tous les mécontentements (et en même temps de toues les contradictions). De son coté le PS va recevoir une fessée historique (en tenant compte que les écolos sont aussi en baisse). Dun certain point de vue cette élection est détournée de son objet car cette Europe est illisible. Il est clair que ce ne sont pas les députés européens qui décident de la politique européenne mais les chefs d’Etat, de la même manière qu’i est clair que c’est la commission des technocrates qui oriente et non le parlement européen. Au point qu’on se demande à quoi sert vraiment une élection spécifique pour ces députés ? Certes les parlementaires peuvent ici ou là infléchir la politique mais c’est vraimenet à la marge. Le dernier sondage confirme avec 24% d’intentions de vote, le Front national devance toujours l’UMP à 21% et le PS est en recul d’un point à 16,5%, selon le baromètre quotidien Ipsos/Steria publié vendredi soir. Selon la dernière vague de cette enquête réalisée pour Le Monde, le Cevipof et Terra Nova, l’alliance UDI-MoDem est créditée de 9,5%, EELV de 8,5% (-1) et le Front de gauche de 7,5% (-1). Debout la France (droite souverainiste) est donné à 3%, Nouvelle Donne (centre gauche) serait à 2,5%. Le reste se répartit entre les autres listes. La participation est évaluée à 42% (+0,5) avec une fourchette comprise entre 40 et 44%. L’enquête Ipsos a été réalisée du 22 au 23 mai auprès d’un échantillon représentatif de 1.547 personnes âgées de 18 ans et plus et inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas.

Sondage- Municipales : 35% d’abstention et un vote sanction

Sondage- Municipales : 35% d’abstention et un vote sanction

Deux éléments majeurs pour les municipales d’abord l’abstention, très forte dans l’électorat de gauche et aussi le vote sanction à l’égard du gouvernement.   Un Français sur quatre veut sanctionner François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Selon un sondage Ifop/JDD, 35% des Français seraient tentés par l’abstention. Dans le détail, le résultat est encore plus inquiétant. Ce sont les jeunes et les classes populaires – plutôt acquises à la gauche – qui sont les moins mobilisés. 41% des sympathisants de gauche penchent aussi pour l’abstention, contre seulement 29% à droite et même 22% pour le Front national.Autre enseignement de ce sondage : le spectre d’un vote sanction. Un Français sur quatre déclare vouloir aller voter pour sanctionner la politique du gouvernement. Certes, 64% d’entre eux disent se déterminer principalement en fonction de considérations locales. Mais globalement, le contexte national devrait peser sur ce premier rendez-vous électoral de cette année. Il y a six ans, presqu’à la même époque, seuls 16% des Français déclaraient vouloir sanctionner la politique de Nicolas Sarkozy. Deux mois et demi plus tard, la droite perdait 29 villes de plus de 30.000 habitants.

 

Municipales et européennes : le vote sanction inévitable

Municipales et européennes : le vote sanction inévitable

 

Fiscalité, emploi, sécurité les trois principales priorités du moment ; or sur ces sujets c’est un échec total en raison de la crise bien sûr mais aussi d’une gouvernance flottante qui navigue entre des objectifs contradictoires ; et souvent publiquement en plus. Exemple : Florange avec Montebourg, Les prison avec Taubira et Valls, la sécurité avec Valls. . Pour les municipales, il y aura sanction mais un simple avertissement car pour les européennes dont l’enjeu est davantage politique, la défaite risque de paralyser complètement le gouvernement jusqu’à la fin du mandat de Hollande (s’il va à son terme !). Pour les Municipales 2014 : les Français voteront d’abord pour des enjeux locaux Les enjeux nationaux sont loin d’être les motivations principales du vote aux prochaines municipales, plus de six électeurs sur dix votant d’abord pour des considérations locales, si l’on en croit un sondage Ifop pour le Journal du dimanche. Mais les 26% de vote sanction risquent de faire basculer nombre de majorités municipales actuelles .  Selon une  enquête d’opinion parue dimanche, 61% des personnes interrogées voteront « principalement en fonction de considérations locales. La volonté de « sanctionner la politique du président de la République et du gouvernement » est exprimée par 26% des sondés, seulement 10% comptant au contraire la soutenir et 3% ne se prononçant pas.  Lors du précédent scrutin municipal, une enquête de l’Ifop de mars 2008 montrait là encore la priorité donnée aux enjeux locaux (66%), devant la volonté de sanctionner (21%) ou soutenir (10%) le pouvoir en place.  Quatre enjeux se détachent parmi ceux qui vont compter le plus dans l’isoloir : la fiscalité (32%), la sécurité et l’emploi (30% tous les deux) et enfin l’éducation (26%). Viennent ensuite le cadre de vie et l’environnement (19%), l’action sociale (17%), le logement (15%), l’animation et la propreté (9% chacun) et enfin les conditions de circulation (8%).

 

Sondage Municipales : vote sanction pour 26%

Sondage Municipales : vote sanction pour 26%

Si le sondage est confirmé, nombre de municipalités pourraient basculer ; en effet  à six mois des élections municipales, le spectre d’un vote-sanction plane sur François Hollande et son gouvernement. Les résultats de l’enquête Ifop pour le Jdd sonnent déjà comme un avertissement pour l’exécutif. Si 61% des Français se prononceront les 23 et 30 mars prochains principalement en fonction des enjeux locaux, 26% annoncent qu’ils iront voter pour sanctionner la politique du chef de l’Etat. Seuls 10% iront voter pour le soutenir. Un Français sur quatre qui envisagent un vote-sanction à six mois du scrutin, c’est dix points de plus qu’en janvier 2008. La suite est connue. Nicolas Sarkozy et sa majorité subirent à l’époque une déculottée en perdant une trentaine de villes de plus de 30.000 habitants. Six ans plus tard, la situation politique est différente et rien ne dit que l’UMP réussira son pari de « vague bleue ». La progression du Front national constatée dans plusieurs sondages indiquent que les listes des représentants de Marine Le Pen auront sans doute  les moyens de se maintenir au second tour et de provoquer des triangulaires dans de nombreuses villes. En attendant, un autre indice risque de plonger l’exécutif et les candidats socialistes aux municipales dans le doute. Quand on demande aux Français quels sont les thèmes qui vont motiver leur vote, ils répondent dans l’ordre la fiscalité, la sécurité et l’emploi. Trois des sujets de la rentrée politique du gouvernement en proie notamment au « ras-le-bol fiscal ». Les préoccupations locales arrivent beaucoup plus loin.

Sanctions pour les vélos pourquoi pas les piétons ?

Sanctions pour les vélos pourquoi pas les piétons ?

 

Réglementer, contrôler, sanctionner, il n’y a que cela de vrai, la vraie régulation à la française. Certes les vélos prennent  parfois des libertés mais les accidents graves sont rarissimes ; Pourquoi pas aussi les piétons et grâce à des radars spécifiques, précédés évidemment parfois de radars pédagogiques ; On va désormais donc sanctionner les cyclistes ; on commence à Strasbourg qui fait figure de modèle en France. Mais les cyclistes y ont tellement pris leurs aises que les plaintes s’accumulent. La ville a donc décidé de multiplier les contrôles et verbalise depuis deux jours plus systématiquement les infractions, tout en les faisant payer moins cher.  Cette initiative témoigne des tensions accrues sur la chaussée depuis la multiplication en France des voiries aménagées et des systèmes de vélos en libre-service. « On voit à Paris des parents griller des feux rouges à vélo avec leur enfant derrière, déplore Joël Sick, responsable de l’association Animation, insertion et culture vélo. S’arrêter au stop, faire attention aux piétons, certains ne respectent même pas ces règles de base. » Véronique Michaud, du Club des villes cyclables, estime pourtant que réprimer davantage les fous du guidon n’est pas la solution. « Il y a parfois des aménagements à revoir pour éviter de mettre des piétons dans les pattes des cyclistes. » Au Centre d’études sur les réseaux, les transports et l’urbanisme (Certu), on souligne que ces « frictions » donnent rarement lieu à des accidents graves. « Il y a peut-être 10% de farfelus qui font n’importe quoi à vélo, mais il y en a autant chez les piétons et les automobilistes, estime un chercheur. Furieux de devoir partager la voirie, beaucoup de conducteurs voient les cyclistes comme des intrus sur leur territoire. » Reste que l’expérience de Strasbourg servira peut-être à terme de référence. « C’est une bonne idée d’adapter ainsi les sanctions : punir un conducteur de camion et un vélo de la même façon, cela n’a pas de sens, car le premier est beaucoup plus dangereux pour les autres », explique le ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, ravi que l’essor des deux-roues « change le visage de nos villes ». « Cela dit, ajoute-t-il, les cyclistes sont tenus, comme tout le monde, de respecter le Code de la route. Je serai vigilant là-dessus. »




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