Archive pour le Tag 'salariés'

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Défilés du 1er mai : moins de 1 % des salariés dans la rue

Défilés du 1er mai : moins de 1 % des salariés dans la rue

Comme d’habitude difficile de donner un chiffre précis pour évaluer le nombre de salariés qui ont défilé l’heure du 1er mai. En tout état de cause les marcheurs du 1er mai ne représentaient pas 1 % des travailleurs, peut-être 0, 5 %,  et encore. Le signe sans doute du caractère obsolète quant à la manière de commémorer la fête du travail. Aussi l’illustration de la perte de crédibilité des syndicats contestataires qui appelaient  aux manifestations. Le ministère de l’Intérieur annonce 84 000 manifestants partout en France qui ont défilé contre la loi Travail. Dix-huit personnes ont été interpellées, il y a deux blessés légers. A Paris, la place de la Nation a été dispersée après quelques affrontements. Dimanche soir, des incidents ont éclaté à la Nuit debout. Le défilé parisien, parti à 15h de la place de la Bastille, est arrivé clairsemé place de la Nation après une marche émaillée d’incidents. La manifestation a rassemblé près de 17 000 manifestants selon la police, 70 000 selon la CGT. Au bout d’une heure, des affrontements ont éclaté dans le 12e arrondissement de Paris, mettant le cortège à l’arrêt. La police, visée par des jets de projectiles, a fait usage de gaz lacrymogène. La préfecture de Paris a fait état de la présence d’un groupe de « 300 individus violents ». A l’arrivée, place de la Nation, des affrontements ont aussi éclaté avec la police, qui a dispersé la manifestation en début de soirée.  Pour la première fois depuis sept ans, la CGT et FO ont défilé côte à côte. Les deux syndicats affichent leur solidarité et leur détermination afin d’obtenir le retrait de la loi Travail.

Bientôt un syndicat pour les salariés de l’État islamique ?

Bientôt un syndicat pour les salariés de l’État islamique ?

Privé de sa ressource principale à savoir le pétrole, l’État islamique aurait été contraint de réduire de moitié le salaire de ses combattants salariés. De là à penser qu’un syndicat va s’implanter dans le califat, il y a un pas qu’on ne peut pas franchir. Pourtant il y aurait moyen de lutter encore plus efficacement contre l’État islamique en implantant notamment un syndicat gauchiste par exemple comme Sud pour défendre les avantages acquis des travailleurs terroristes. Des syndicats gauchistes qui ont fait la preuve en France de leur efficacité en torpillant la compétitivité de l’économie (responsabilité partagée avec la technocratie). En effet, en raison des difficultés économiques probablement provoquées par les frappes qu’il subit, l’État islamique aurait décidé de réduire de moitié les salaires de ses combattants.  « Personne ne sera exempté de cette décision, quelle que soit sa position, mais la distribution alimentaire se poursuivra deux fois par mois comme d’habitude », précise toutefois le communiqué de l’EI. Selon l’OSDH, un combattant étranger percevrait quelque 400 dollars dans les rangs de l’EI tandis qu’un combattant syrien serait rémunéré la moitié moins, soit 200 dollars.

Prison ferme pour des salariés de Goodyear

Prison ferme pour des salariés de Goodyear

 

Neuf militants CGT hier condamnés à deux ans mois fermes séquestration. Jugement qui risque de faire jurisprudence et de porter un coup d’arrêt aux séquestrations de patrons. Il est clair que la justice a voulu faire un exemple pour permettre de punir  désormais très sévèrement certaines formes d’action syndicale très violente comme à Air France par exemple.   »Le jugement inacceptable condamnant les militants CGT de Goodyear à 9 mois de prison ferme est l’arme avec laquelle Hollande, Valls, Taubira et l’ensemble du gouvernement ont décidé d’intimider tous les salariés qui se battent pour leur droit et leurs emplois », déclare la CGT. Emmanuel Macron a précisé que deux tiers d’entre eux avaient trouvé des solutions, « plus de 200 ont retrouvé des contrats longs, plus de 250 sont aujourd’hui en formation pour la reconversion, 130 sont partis à la retraite et 80 ont créé leur entreprise ». « Pour le tiers des salariés qui n’ont pas trouvé une solution, un délai de trois mois a été décidé pour prolonger la convention de reclassement », a-t-il ajouté. Le directeur des ressources humaines et le directeur de la production avaient été retenus entre le 6 et le 7 janvier 2014 dans l’usine de pneumatiques occupée par plusieurs dizaines de salariés. Les prévenus avaient invoqué lors de l’audience « un coup de colère » consécutif à la « détresse sociale » dans laquelle se trouvaient les employés de l’entreprise de 1.143 salariés, fermée quelques jours après, et réfuté toute préméditation. Ils avaient également mis en avant le fait que les anciens cadres retenus avaient retiré leur plainte.

APL : pas de modification pour les jeunes salariés

APL : pas de modification pour les jeunes salariés

Les ministères de l’Économie et du Logement souhaitaient modifier les règles du calcul du montant de l’APL pour les moins de 25 ans ayant un emploi précaire.  L’idée: ne plus se baser sur la situation financière du jeune au moment où il constitue son dossier, mais en regardant la situation fiscale deux ans auparavant. Cette dérogation actuelle vise à aider l’insertion des jeunes travailleurs en leur permettant de bénéficier du montant maximal d’aide au logement les deux premières années où ils bénéficient d’un salaire. Sa suppression aurait permis, selon le ministère du Logement, de faire 109 millions d’euros d’économies, et avait été présentée à l’occasion du projet de loi de finances 2016 en novembre dernier.  Mais le débat parlementaire qui s’était alors tenu « n’a pas donné l’accord au gouvernement pour modifier le mode de calcul des APL », selon l’entourage de la ministre du Logement, Sylvia Pinel. « On aurait pu passer outre, mais cela n’aurait pas été dans l’esprit du débat parlementaire. »  Selon Libération, qui a dévoilé jeudi l’information, la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem est aussi intervenue dans le dossier en estimant dans une lettre adressée au Premier ministre que le projet de décret était « préjudiciable à la lisibilité de notre action » et risquait « de compromettre le bénéfice politique de notre engagement en faveur de la jeunesse ».

Des salariés de VW : choisis comme boucs emissaires

Des salariés de VW : choisis comme  boucs-emissaires

 

Incroyable mais vrai, on va choisir quelques lampistes pour faire porter le chapeau de la tricherie chez Volkswagen ; le scénario est le suivant : la direction n’était au courant de rien et ce sont quelques salariés isolés qui de leur propre initiative ont magouillé consommation et pollution. Comme en France avec la Société générale où seul kerviel a payé pour la spéculation généralisée dans la banque.  « Des salariés ont déclaré lors d’une enquête interne qu’il y avait eu des irrégularités dans la détermination des données de consommation de carburant. La manière dont cela s’est produit fait l’objet de procédures encore en cours », a déclaré un porte-parole de Volkswagen.  Mardi, Volkswagen a avoué avoir sous-estimé la consommation de carburant et les émissions de CO2 de modèles dont environ 800.000 exemplaires au total ont été vendus en Europe. Le groupe a précisé par la suite qu’il s’engageait à prendre à sa charge les éventuelles conséquences fiscales dont pourraient avoir à souffrir les propriétaires de ces véhicules. Cet aveu a aggravé la crise dans laquelle est plongé le groupe allemand depuis la mi-septembre après la révélation par les autorités américaines du scandale de la manipulation des tests d’émissions d’oxydes d’azote (NOx).  Des analystes financiers ont déclaré que la facture totale de ces affaires pour le constructeur, en incluant les amendes, les procédures judiciaires et le coût des rappels, pourrait atteindre 35 milliards d’euros.  En Bourse, la valeur du groupe a fondu de 40% depuis la mi-septembre pour tomber à 54 milliards d’euros.

Volkswagen faux cul : « pas de sanction contre les salariés » !

Volkswagen  faux cul : « pas de sanction contre les salariés » !

 

 

A peine faux cul Volkswagen qui promet de ne pas sanctionner des salariés qui donneraient des informations aux enquêteurs de la tricherie. Mais la direction, elle, est exonérée de cette « largesse ». En réalité la direction veut faire porter le chapeau à quelques cadres (elle en a viré 4 et 5) et faire croire qu’elle ignorait totalement ‘l’installation du logiciel truqueur. La preuve elle a embauché un cabinet d’audit pour connaitre les responsables ! Vraiment de quoi rire sil ne fait pas en pleurer. /Volkswagen va donc proposer d’exonérer de toute sanction les salariés du groupe qui dévoileront aux enquêteurs ce qu’ils savent sur le système de trucage des tests anti-pollution, rapporte le journal allemand Süddeutsche Zeitung. VW a pris cette décision en raison de la pression qu’il subit pour fournir des résultats aux autorités américaines, précise le journal, qui a travaillé avec les radios allemandes NRD et WDR. Le groupe a fait savoir qu’il avait embauché la société de conseil Deloitte et le cabinet d’avocats américain Jones Day pour enquêter sur les circonstances dans lesquelles la société a installé des logiciels sur ses voitures diesel permettant de réduire les émissions de gaz polluants en période de tests. Le groupe va promettre à ses salariés qu’ils pourront conserver leur emploi et qu’ils ne devront pas verser de dommages s’ils apportent des éclaircissements sur le scandale, mais les membres du directoire et les responsables « à hauts salaires » seront exclus du programme, précise le Süddeutsche Zeitung, qui cite des hauts dirigeants du groupe non identifiés. Un porte-parole de Volkswagen a dit que l’enquête avançait rapidement tout en refusant tout autre commentaire. On trouvera bien deux ou trois nouveaux boucs emissaires pour exonérer la direction de toue responsabilité.

39 heures chez Smart à Hambach: accord des salariés mais pas des syndicats

39 heures chez Smart à Hambach: accord des salariés mais pas des syndicats

 

Pas de quoi redorer le blason des syndicats : deux des quatre syndicats de l’usine automobile Smart France à Hambach, la CFE-CGC et la CFTC, ont signé, mercredi 28 octobre, l’accord sur le retour aux 39 heures, mais celui-ci a peu de chances d’être appliqué car la CFDT et la CGT, majoritaires à eux deux, n’ont pas signé.  »Les organisations syndicales CFE-CGC et CFTC ont signé ce jour l’accord d’entreprise portant sur la négociation annuelle obligatoire (NAO) 2015-2016 intégrant le Pacte 2020 mettant ainsi un terme à la négociation », selon le communiqué de la direction qui se « félicite » de ces signatures. Mais les deux autres syndicats de l’usine, la CFDT et la CGT, qui représentent 53% des salariés, n’ayant pas signé, « l’accord est réputé comme non écrit, et donc pas applicable », a déclaré à l’AFP Didier Getrey, de la CFDT. « C’est terminé, le bébé est mort-né », a-t-il ajouté, précisant que les deux syndicats, qui se sont toujours opposés au projet, feraient valoir dès demain leur droit d’opposition. Le « pacte 2020″ prévoit notamment un retour aux 39 heures, payées 37, et une diminution des jours de RTT pour les cadres, en échange d’un maintien de l’emploi jusqu’en 2020. Smart France produit quelque 100.000 véhicules biplaces dans cette usine située aux confins de la Lorraine, de l’Alsace et de l’Allemagne. Lors d’un référendum interne – purement consultatif – le 11 septembre, 56% des 800 salariés votants s’étaient prononcés pour le « Pacte 2020″. Mais si les cadres, employés, techniciens et agents de maîtrise ont approuvé l’accord à 74%, il a été rejeté à 61% par les ouvriers. La CFTC a pour sa part expliqué qu’elle avait décidé de ratifier le « pacte 2020″ en arguant notamment que la direction avait accepté la mise en place « d’un avenant individuel pour tous » et le principe d’un retour « aux 37 heures puis aux 35 heures en fin de période (2021) », entre autres choses. « Dans la version 1 du projet, il y avait la garantie de l’emploi. Dans la version 2, que l’on nous a donnée la semaine dernière, il est inscrit une mobilité de 150 km », a balayé Didier Getrey.

 

Salariés d’Air France en garde à vue : une arrestation musclée qui ne s’imposait pas

Salariés d’Air France en garde à vue : une arrestation musclée qui ne s’imposait pas

Cette  arrestation très musclée et très médiatisée ne s’imposait certainement pas dans la forme ; certes la violence Air France est inadmissible, elle doit être condamnée. Pour autant il n’était pas nécessaire pour le gouvernement comme pour la justice de sur-réagir. Cela d’autant plus qu’on dispose de l’enregistrement vidéo et de témoignages qui permettent d’identifier les auteurs. Au-delà des actes de débordement se pose surtout la question de la stratégie des acteurs. Une stratégie de la direction parfaitement maîtrisée lorsque Spinetta était aux commandes, au moins en ce qui concerne la négociation. Pour le reste on peut largement discuter des orientations économiques de la compagnie. Côté syndical on s’est sans doute trop habitué à la protection dont a longtemps bénéficié Air France par parenthèse qui a largement contribué à tuer toutes les compagnies concurrentes françaises. Aujourd’hui concurrencée par des acteurs étrangers Air France a du mal à s’adapter à cette à ce nouvel environnement. Du coup la radicalité fait office de stratégie syndicale, une stratégie syndicale en outre nourri de corporatisme. Ce qui saurait  justifier les violences mêmes si effectivement certains à gauche ont  raison de noter que certains patrons voyous sont traités avec beaucoup plus d’égards. Cinq salariés d’Air France soupçonnés d’avoir molesté des cadres de la compagnie le 5 octobre ont donc été interpellés tôt lundi matin à leur domicile et placés en garde à vue, une procédure dénoncée par la CGT et l’extrême gauche. Un sixième salarié qui était recherché s’est présenté dans la matinée aux autorités après avoir été contacté, et a également été placé en garde à vue, a-t-on appris de sources policières et judiciaires. Ces six individus ont été identifiés grâce aux images vidéo des violences, dont ils sont considérés comme les principaux auteurs. Le directeur des ressources humaines d’Air France, Xavier Broseta, et un responsable de l’activité long-courrier, Pierre Plissonnier, avaient été pris à partie par des salariés furieux après l’annonce de 2.900 suppressions de postes.  Les images montrant ces dirigeants fuyant les manifestants, chemise arrachée et costume déchiré, ont fait le tour du monde. Trois autres cadres ont été molestés et deux vigiles blessés, dont l’un a sombré brièvement dans le coma. Le parquet de Bobigny a ouvert le 6 octobre une enquête pour dégradations, entrave au fonctionnement du comité central d’entreprise (CCE) et violences en réunion. Des faits passibles en théorie d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison.

Air France : des salariés de KLM demandent l’arrêt des grèves

Air France : des salariés de KLM demandent l’arrêt des grèves

 

De toute évidence il n’y a pas la même culture du dialogue social en France et en Hollande. Le responsable du syndicat néerlandais CNV se dit ,lui ,prèts à faire de nouveaux sacrifices pour améliorer la compétitivité de KLM ( filiale de Air France) et alors que l’entreprise a déjà mis en œuvre de plan de restructuration. Du coup des salariés néerlandais du groupe Air France-KLM ont lancé mercredi une pétition pour demander à leurs collègues français de ne pas déclencher de nouvelles grèves dans le groupe.  La pétition, qui réunit déjà plus d’un millier de signatures, illustre le mécontentement de la branche néerlandaise du groupe de transport aérien face à la montée des tensions sociales au sein de la branche française.  Joost Ruempol, porte-parole de KLM, a déclaré que la pétition des personnels de cabine de la compagnie n’était pas encouragée par l’entreprise et qu’elle appelait les salariés d’Air France à s’engager dans un dialogue « constructif » avec la direction plutôt que de s’aliéner l’opinion publique.   »Dégrader davantage notre situation de trésorerie n’est pas une solution et ne fera qu’accroître les difficultés », dit le texte de la pétition.  Dolf Polders, représentant des personnels de cabine et des personnels au sol de KLM au sein du syndicat CNV, a déclaré que la compagnie néerlandaise, qui a déjà subi un plan de restructuration ces deux dernières années, était prête à « faire de nouveaux sacrifices ». « Mais alors que le personnel de KLM se conduit de manière responsable, des salariés d’Air France se comportent comme des enfants gâtés », a-t-il ajouté à propos des incidents de lundi à Roissy, lors desquels deux cadres de la compagnie française ont été agressés.  Si KLM et Air France appartiennent au même groupe depuis 2004, chacune des deux compagnies a conservé sa propre structure et son identité nationale.  L’an dernier, après une grève des pilotes français qui avaient amputé de 330 millions d’euros le bénéfice d’exploitation d’Air France, les dirigeants de la branche néerlandaise avaient sèchement refusé de renflouer la trésorerie de la branche française.

 

Les salariés aiment moins leurs entreprises

Les salariés aiment moins leurs entreprises

La part des salariés disant « aimer leur boîte » a chuté de 4 points en un an pour atteindre 66% en 2015. Après un pic à 79% atteint dans les années 2000, la proportion de salariés aimant leur entreprise était tombée au plus bas en 2011 (64%) avant de remonter en 2013 (73%). Les salariés se disent d’abord motivés par l’intérêt du travail (44%). Arrivent ensuite le sentiment d’autonomie et l’ambiance (28%), la rémunération et le respect de l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle (27%) ou encore les perspectives de carrière (13%). Petite ombre au tableau: seuls 42% des salariés français estiment que leur entreprise prend en compte et valorise leurs initiatives.  Pour être « efficaces au travail », 72% des salariés disent avoir besoin de se sentir aimés de leur patron et davantage encore (76%) de leurs collègues, selon un sondage OpinionWay pour « J’aime ma boîte, Le Parisien Economie, RTL » à l’occasion de la 13e édition de la fête des entreprises. En revanche, la moitié seulement (51%) affirme « aimer son boss ».

Smart : les salariés veulent le retour aux 39 heures

Smart : les salariés veulent  le retour aux 39 heures

Un vote qui risque de bouleverser la donne sociale. En majorité les travailleurs de Smart préfèrent privilégier l’emploi au détriment de la réduction du temps de travail. Une orientation que refuse la plupart des syndicats qui d’une certaine manière sont désavoués. Ce vote risque de faire réfléchir sérieusement les syndicats dans d’autres entreprises qui risquent de s’engager dans la même voie que Smart pour améliorer la compétitivité et sauver l’emploi. Ce vote met  en tout cas en évidence le décalage qu’il peut y avoir entre des syndicats aux conceptions un peu dogmatiques et des salariés surtout préoccupés par l’emploi et le pouvoir d’achat. Certains pourront objecter que l’emploi n’est jamais totalement  garanti pendant  car tout dépendra de l’environnement économique et notamment du carnet de commandes. Mais ce qui est certain c’est que les menaces sur l’emploi seront nettement plus importantes si l’entreprise n’améliore pas des maintenant  compétitivité Les 800 salariés ont ainsi désavoué lors de ce vote indicatif trois des quatre syndicats de l’usine, qui sont opposés à cette proposition de la direction. La participation s’est élevée à plus de 93%, a dit Philippe Streyer. « Sur les 93%, 56% se sont prononcés en faveur du pacte 2020″, a-t-il ajouté. « La direction de Smart France se félicite de ces résultats. » Ce vote n’a toutefois qu’une valeur indicative, seuls les syndicats étant susceptibles de signer un accord, sous réserve que les signataires représentent au moins 30% des salariés aux élections professionnelles. La filiale du groupe allemand Daimler propose aux salariés une augmentation de 12% de la durée du travail, qui passerait de 35 à 39 heures hebdomadaires jusqu’en 2020, en échange d’une augmentation du salaire de base de 6%, soit 120 euros brut par mois, et d’une prime de 1.000 euros versée en deux fois. La direction s’engage, en contrepartie, à ne procéder à aucune suppression d’emploi durant la durée de l’accord. Un éventuel accord chez Smart concernerait inévitablement les 800 salariés des équipementiers installés sur le site. Trois syndicats sur quatre, la CGT, la CFDT et la CFTC se sont exprimés contre la proposition de la direction. Seule la CFE-CGC, le syndicat de l’encadrement, se disait prête à un sacrifice au nom de la pérennité des emplois et le personnel qui n’est pas attaché à la production a d’ailleurs voté vendredi à 74% en faveur de l’accord, contre 39% à peine pour les salariés qui sont sur les chaînes de montage. Selon la CFTC, les syndicats réfractaires à un accord ne devraient faire connaître leur position que la semaine prochaine.  Alors que Smart a lancé fin 2014 la troisième version de son véhicule urbain, conçue en partenariat avec Renault, l’entreprise invoque la nécessité d’améliorer la compétitivité pour garantir l’obtention d’un nouveau projet après 2020. Les syndicats dénoncent un « chantage à l’emploi », la direction laissant entendre, selon eux, que la production de la Smart deux places pourrait, dans le futur, partir vers l’usine Renault de Novo Mesto, en Slovénie, qui assemble la version quatre places.

Les grèves soumises au vote des salariés…en Grande-Bretagne

Les grèves soumises au vote des salariés…en Grande-Bretagne

Une bonne idée qui pourrait être reprise en France pour éviter la « gréviculture » et aussi la déconsidération des syndicats. Actuellement  en Grande Bretagne, un vote est déjà obligatoire mais sans aucun quorum, ce qui signifie qu’une grève peut avoir lieu même si une minorité seulement de salariés a participé au vote – à partir du moment où la majorité des votants opte pour la grève. Dans le projet de loi, les conditions préalables à la grève sont encore plus durcies dans certains « secteurs publics essentiels », a précisé le ministère des Entreprises. Pour ces secteurs, qui comprennent la santé, l’éducation, les sapeurs-pompiers, les transports, la sécurité aux frontières et l’énergie, au moins 40% de l’ensemble des salariés devront se prononcer en faveur de la grève -contre 25% au minimum dans les autres secteurs.  Les conservateurs, qui gouvernaient jusqu’en mai dernier au sein d’une coalition avec les centristes du Parti Libéral-Démocrate, ont les coudées franches depuis les élections législatives du 7 mai, au cours desquelles les Britanniques leur ont confié une majorité parlementaire absolue à eux seuls. Le durcissement des conditions d’exercice du droit de grève faisait partie des promesses de campagne du Premier ministre David Cameron. « Les syndicats ont un rôle constructif à jouer en représentant les intérêts de leurs membres, mais notre gouvernement va équilibrer leurs droits avec ceux du peuple qui travaille et ceux des entreprises », a expliqué le ministre des Entreprises, Sajid Javid. « Avec ces changements, les grèves n’interviendront que lorsqu’une majorité claire de ceux qui peuvent voter à ce sujet l’auront fait et que toutes les autres possibilités auront été explorées », a-t-il ajouté.

 

Fin des 35 heures : des patrons et des salariés pour

Fin des 35 heures : des patrons et des salariés pour

 

 

Pas la peine d’être économiste pour comprendre le drame économique français : pas assez de travail et trop de fiscalité. Du coup l’heure de travail est la plus chère du monde. Les Français sont  ceux qui travaillent le moins et cela met en péril de nombreuses entreprises. Nombre de patrons et de salariés sont prêts à remettre en cause cette loi suicidaire des 35 heures.  Par ailleurs  le gouvernement disposera ce jeudi d‘un rapport franco-allemand, déjà polémique, qui préconise des réformes du marché du travail. Selon le magazine allemand Der Spiegel, ses deux auteurs, le Français Jean Pisani-Ferry et l’Allemand Henrik Enderlein, prônent un assouplissement des 35 heures et un gel des salaires Un contexte qui éclaire le thème du partenariat Capital-RTL du mois de décembre : Va-t-il falloir travailler plus ? Avec une durée annuelle moyenne du travail, dans le public comme dans le privé, de 1.661 heures par an pour un plein temps, les Français sont les -champions d’Europe du farniente, juste devant les Finlandais (1648 heures).  Selon Eurostat, un institut dépendant de la Commission européenne, la réduction du temps de travail a fait bondir le coût du travail. En France, il est passé de 24,32 euros en moyenne en 2000, à 35,36 euros aujourd’hui dans l’industrie et les services. En Allemagne, l’heure de travail coûtait plus cher qu’en France en 2000 (26,34 euros). Le coût moyen est aujourd’hui moins élevé qu’en France outre-Rhin (32,84 euros).  Conséquence, dans certains corps de métier, patrons et salariés souhaiteraient travailler plus. Illustration à la menuiserie G. Dubois, à Sepmes, en Indre-et-Loire, où employeur et employés estiment que les 35 heures ont été très néfastes à l’entreprise, avec un surcoût de 100.000 euros à payer par an. Dans l’immense atelier aux couleurs de bois, les hommes poncent, coupent et taille près de huit heures par jour. Mais quand leur patron passe les voir, ils sont tous d’accord sur l’idée de travailleur davantage pour gagner plus. « Ça nous permettrait de payer plus de loisirs et plus de choses pour la famille », explique Michel, 28 ans d’entreprise. Les 150 salariés travaillent déjà 39 heures par semaine, quatre heures de plus que les 35 heures de la loi Aubry. Un temps de travail nécessaire pour le gérant mais aussi très coûteux. « Pour nous, les 35 heures c’est un coût annuel d’environ 100.000 euros, explique-t-il. Pouvoir partager le travail c’est une belle idée mais en réalité, les 35 heures n’ont permis d’embaucher personne en raison des surcoûts et du manque de flexibilité que ça entraîne ». Pour se développer davantage, il souhaiterait pouvoir faire travailler ses employés jusqu’à 42 heures les semaines où les chantiers se bousculent et pourquoi pas 32 heures lors des périodes creuses.

 

Caddie : deux tiers des salariés licenciés

Caddie : deux tiers des salariés licenciés

 

 

Caddie, zncore uen usine qui en France qui dégraisse faute de compétitivité et dinnovation ( la plupart des autres concurrents font frabriquer dans des pays low-cost).  Le plan de reprise proposé par l’ancien directeur général de Caddie prévoit la suppression de 250 emplois. Les salariés sont amers. Une équipe de France 2 s’est rendue sur le site historique du groupe à Drusenheim en Alsace. Le tribunal du commerce a validé le plan de reprise de Caddie par Stéphane Dedieu, l’ancien directeur général, mais 250 emplois seront supprimés à Drusenheim en Alsace, soit les deux tiers des ouvriers. Les salariés sont partagés entre la joie d’être sauvés et le désespoir de perdre de nombreux collègues. « Quand je pense qu’il y a 250 salariés qui vont rester sur le carreau pour peu de repris, on peut dire que c’est une catastrophe » déplore Thierry Carl, élu CFTC au CE.  Caddie est né 1954 avec l’invention du chariot, devenu symbole de la société de consommation. Dans les années 60, il envahit les supermarchés. Son nom rentre presque aussitôt dans le dictionnaire et s’impose dans le langage courant. À la fin des années 90, Caddie peine à se moderniser et n’innove plus. Alors qu’un concurrent direct passe au plastique, Caddie continue de fabriquer des chariots en métal. Depuis 2011, l’entreprise essaie de rattraper son retard et passe à son tour au plastique. Son chiffre d’affaires baisse constamment depuis 2006. Le défi de Stéphane Dedieu, le nouveau patron, sera de redresser les ventes.

 

Des salariés menacent de faire sauter l’usine dans la Marne

Des salariés menacent de faire sauter l’usine dans la Marne

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La situation est très tendue ce jeudi 27 mars à l’usine Bosal de Bennes-Nauroy dans la Marne. Les ouvriers menacent de mettre le feu au site.  Les 58 employés de ce sous-traitant automobile occupent le site depuis l’annonce de la liquidation judiciaire en février dernier. Ils voulaient relancer l’entreprise au moyen d’une coopérative ouvrière, mais l’actionnaire a subtilement refusé. « Ils voulaient nous louer les locaux à 10 euros le mètre carré et ils ont changé d’avis. Ils veulent nous les vendre 5 millions d’euros », dénonce un responsable CGT sur RTL. Conséquence de ce revirement : les salariés réclament une surprime de licenciement de 40.000 euros par personne.  A l’intérieur de l’usine, les salariés ont fabriqué un immense bûcher à partir d’une montagne de palettes. Sous l’entassement de bois, on devine également une voiture. « Cela 5 semaines que l’on occupe l’usine, on ne voit personne. Cela prouve bien qu’ils n’en n’ont rien à foutre de nous. Alors nous, on n’en n’a rien à foutre de leurs locaux. On va les brûler », prévient un syndicaliste. Des bouteilles de gaz ont été placées sur les grilles d’entrée. Le tout relié à un détonateur électrique bricolé. Les salariés se relaient depuis 3 jours pour surveiller les lieux. Ils veulent obtenir les même indemnités que celles qui avaient été accordées lors du dernier plan social en 2012, soit entre 25.000 et 30.000 euros. On ne leur en propose actuellement que 8.000. Et pour le moment la situation est bloquée.   »Si on voit le moindre flic qui déboule, on allume le machin et tout est terminéLe secrétaire du comité d’entreprise de Bosal Les salariés ont déclaré qu’à la vue du moindre képi, ils n’hésiteront pas à allumer le feu. « Si on voit le moindre flic qui déboule, explique le secrétaire du comité d’entreprise, on allume le machin et tout est terminé. »Aux dernières nouvelles une rencontre pourrait avoir lieu avec la direction.

 

La Redoute: des salariés demandent le soutien des Français contre l’avis des syndicats

La Redoute: des salariés demandent le soutien des Français contre l’avis des syndicats

 

Les salariés de la Redoute ne veulent pas voir leur entreprise disparaître. Plusieurs centaines d’entre-eux viennent de créer le collectif « Signez pour la Redoute », favorable à la signature du protocole d’accord sur le plan social. Ils appellent au soutien des Français.   Une « lettre ouverte aux Français qui se sentent concernés par La Redoute » a été publiée samedi 22 mars sur le compte Twitter @AvenirLaRedoute, pour recevoir des témoignages de soutien. « Aujourd’hui l’existence de La Redoute est menacée », explique le collectif, qui affirme représenter « la majorité des salariés de La Redoute tous statuts confondus, sites de Roubaix, Tourcoing et Wattrelos, en faveur d’une signature en l’état ».  Vendredi « a été une journée émouvante pour tout le monde. On a été vraiment sous le choc à la constatation qu’à 14H00 la signature n’avait pas eu lieu », explique un porte-parole. La direction de La Redoute a remis vendredi le sort de l’entreprise entre les mains du tribunal de commerce après un nouveau refus de la CGT, de SUD et de la CFDT de signer le protocole d’accord sur le plan social. Selon le collectif, le tribunal de commerce informé devrait réagir d’ici lundi soir. D’ici là, les salariés sont mobilisés. « On va essayer d’actionner un maximum de leviers pour dire que ce n’est pas possible, d’essayer de comprendre pourquoi il n’y a pas eu de signature et pourquoi il y a 3.400 personnes qui sont sans doute, même s’il reste un infime espoir, sur le carreau », a ajouté ce salarié. La décision divise les salariés. Depuis plusieurs semaines, des manifestations de soutien aux syndicats contre la signature du protocole ont réuni plusieurs centaines de personnes. Le groupe Kering (ex-PPR) a engagé la cession de La Redoute à Nathalie Balla et Eric Courteille, respectivement PDG de La Redoute et secrétaire général de sa maison mère Redcats, pour se recentrer sur le luxe. Ces derniers ont annoncé le 9 janvier la suppression de 1.178 des 3.437 postes de La Redoute.

 

Ascométal : 1.900 salariés menacés

Ascométal :  1.900 salariés menacés

 

Le sort de ce fleuron sidérurgique français, plombé par une dette de 360 millions d’euros, était depuis plusieurs semaines suspendu à de dures négociations entre son actionnaire, le fonds américain Apollo, et les banques Morgan Stanley et Bank of America, qui n’ont pas abouti.  Pendant cette période destinée à trouver un repreneur ou un accord sur la dette permettant à l’entreprise de continuer son activité, l’entreprise sera pilotée par un administrateur.  L’entreprise, qui s’était déclarée mardi en état de cessation des paiements, a été reconnue en dépôt de bilan depuis le 25 février par le tribunal. Celui-ci souligne dans sa décision qu’Ascométal dispose de 7 semaines de trésorerie.  Leader des aciers spéciaux pour l’automobile et l’industrie pétrolière, Ascométal compte trois grosses usines en France: Dunkerque (Nord), Hagondange (Moselle) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Le groupe a aussi des sites à Custines (Meurthe-et-Moselle), Le Marais (Loire) et Le Cheylas (Isère).

Mory Ducros : 2.150 emplois « sauvés » sur 5000 salariés et 2000 sous-traitants

Mory Ducros : 2.150 emplois « sauvés » sur 5000 salariés et 2000 sous-traitants

250 emplois sauvés en plus des 1900 déjà prévus, c’est mieux et c’est bien pour les futurs bénéficiaires mais évidemment encore insuffisant pour éviter une grande casse sociale. On parle en effet des salariés de Mory Ducros mais on oublie –comme souvent- les sous-traitants (2000°). En outre la reprise par l’ancien actionnaire n’est pas nécessaire une garantie absolue compte tenu de sa relative inexpérience en matière de messagerie. Un  secteur déjà dévasté par la surcapacité de l’offre, le dumping et la dégradation des marges. Reste à savoir su Mory en difficulté depuis de nombreuses  d’années parviendra un jour à relever de manière définitive la tête. Pas sûr en l’état actuel du marché, de la conjoncture bien sûr mais surtout de la concurrence sauvage à laquelle se livrent les messagers  et les routiers en général.  Le principal actionnaire de Mory Ducros, Arcole Industries, a donc présenté une offre prévoyant de garder 2.150 salariés.  La surprise est plutôt bonne pour les employés de Mory Ducros. Arcole Industries, principal actionnaire, a présenté une offre améliorée de reprise, prévoyant de garder 2.150 salariés contre 1.900 auparavant. Il prévoit aussi de verser 7.000 euros d’indemnités supra légales par salarié non repris, ont indiqué plusieurs syndicats, à l’issue de plus de 8 heures de négociation à Bercy.   Entamée à 18h00, la réunion s’est achevée à 02h30. Le contenu précis de l’offre de reprise doit être présenté jeudi matin au comité central d’entreprise du groupe, qui emploie 5.000 salariés.

Goodyear – Dirigeants séquestrés : « Les salariés sont mabouls », « Maurice Taylor »

Goodyear – Dirigeants séquestrés : « Les salariés sont mabouls », « Maurice Taylor »

Un drame social cette situation de Goodyear avec ses 1100 salariés. On doit  comprendre cette désespérance d’autant que les promesses de reprise de Montebourg paraissent bien virtuelles. Pas sûr cependant que cette séquestration puisse vraiment favoriser l’émergence d’un éventuel repreneur comme Maurice Taylor, un temps intéressé par la reprise de 333 salariés et qui traitent les salariés de « mabouls ». Pour protester contre la menace de fermeture de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord (Somme), des salariés séquestrent deux dirigeants de l’entreprise depuis  lundi 6 janvier. « C’est vraiment stupide. Ils prennent les gens en otage », s’indigne Maurice Taylor au micro de RTL.  « Aux États-Unis, c’est du kidnapping. S’ils faisaient ça là-bas, ils iraient en prison. Pourquoi ne vont-ils pas masqués, faire un hold-up dans une série de banques françaises ? Ainsi, ils pourraient racheter Goodyear », lâche le président du groupe américain Titan, qui avait proposé, début novembre, de réembaucher « 333 salariés » du site. On devrait faire arrêter ces pirates, mais ils ne vont pas le faire parce que c’est comme ça en France Maurice Taylor « S’ils pensent qu’ils sont si intelligents, c’est fou. Les retenir en otage ? Mais enfin, soyez sérieux ! Il n’y a aucune raison de faire cela, ça ne va rien changer », s’exclame Maurice Taylor. « Ce ne sont pas les grands patrons, ils ne peuvent rien faire. Vous savez ce que ça montre au reste du monde ? Mon dieu, ils sont mabouls. On devrait rentrer et faire arrêter ces pirates. Mais ils ne vont pas le faire, parce que c’est comme ça en France », conclut-il.  Le 1er novembre dernier, Maurice Taylor s’était dit prêt à sauver l’usine, à condition de commencer par licencier tous les salariés pour redémarrer sur de nouvelles bases. Surnommé « le Grizzly » par les analystes économiques, Maurice Taylor ne rate jamais une occasion de revendiquer ses idées ultra-libérales et a déjà eu des mots très durs pour les ouvriers, dans une lettre acerbe adressée au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.

 

Kem One: blocage des sites par les salariés

Kem One: blocage des sites par les salariés  

 

« Au cours des assemblées générales sur les sites de Kem One en Paca et Rhône-Alpes, il a été décidé d’appeler à la grève dès mercredi matin, avec occupation et blocage des usines, jusqu’à ce que les conditions suspensives (aux projets de reprise, ndlr) soient levées », a déclaré à l’AFP Jérôme Guillemin, secrétaire CGT du comité d’entreprise du site de Saint-Fons (Rhône).  Franck Zarbo, délégué FO sur le site de Lavera (Bouches-du-Rhône), a confirmé la décision des salariés, qui concerne aussi les sites de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), Balan (Ain) et Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence), où une AG était encore en cours mardi après-midi.  Lundi matin, l’administrateur judiciaire avait informé les représentants du personnel réunis au siège de l’entreprise à Lyon que certaines conditions suspensives, indispensables à l’aboutissement des plans de reprise, n’étaient toujours pas levées.  Elles concernent d’une part l’apurement des dettes de Kem One à l’égard de ses fournisseurs (Total, Arkema, EDF principalement), mais aussi les contrats commerciaux – et les ristournes – passés avec eux; d’autre part les engagements financiers, notamment des pouvoirs publics, escomptés par les repreneurs potentiels.  Faute de levée de ces conditions, le CCE au cours duquel les deux repreneurs restant en lice devaient présenter leurs offres complètes – et sur lesquelles le CCE devait donner son avis – n’a donc pas eu lieu mardi, a précisé M. Guillemin.   »Au vu de l’indigence des dossiers que l’administrateur nous a présentés hier, nous avons décidé de bloquer les portails demain à 08h00: on s’enferme dans nos usines, on les occupe, même si on poursuit la fabrication. Personne ne rentre ni ne sort tant que nous n’obtenons pas des éléments tangibles », a déclaré à l’AFP Philippe Lemarchand, coordinateur CGT pour le groupe Kem One, basé à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).  Il dénonce « ceux qui nous manquent de respect » – Total, repreneurs, représentants de l’Etat, etc. – et évoque une « situation d’insurrection ». Selon lui, l’AG à Fos-sur-Mer a réuni mardi 130 personnes sur quelque 300 salariés.  Après le retrait de celui de la CGT la semaine dernière, ne restent plus que les projets du fonds américain Opengate Capital et de l’industriel français Alain de Krassny, un ancien de Rhône-Poulenc qui dirige le groupe chimique autrichien Donau Chemie.  Le tribunal de commerce de Lyon doit en principe mettre fin, jeudi, à l’attente des 1.300 salariés de Kem One concernés par la procédure de redressement judiciaire – ceux de la branche amont (chlorochimie et production de PVC) – en choisissant – ou non – un repreneur.  Mais le préfet du Rhône Jean-François Carenco a laissé entendre lundi que le tribunal pourrait reporter sa décision d’une semaine, rappelant l’engagement du gouvernement « à ce qu’une décision définitive intervienne avant Noël ».   »Si le tribunal de commerce n’a pas assez d’éléments en main jeudi, comme des promesses de signature de contrat, pour prononcer le report d’une semaine de sa décision, on peut s’attendre à une liquidation », a rétorqué M. Guillemin.

 

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