Archive pour le Tag 'Salaires'

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Alitalia : baisse des salaires

Alitalia : baisse des salaires

les syndicats d’Alitalia ont accepté une baisse du temps de travail et des salaires dans le cadre d’un accord qui ouvre la voie à un nouveau plan stratégique, a annoncé jeudi la compagnie aérienne italienne. L’administrateur délégué Gabriele Del Torchio et les membres du comité exécutif vont voir leurs salaires réduits de 20% tandis que 2.200 employés au sol travailleront cinq jours de moins par mois, avec des feuilles de paie ajustées en conséquence. « Chacun a renoncé à quelque chose d’important, mais de cette manière nous avons pu sauvegarder des emplois », a déclaré Gabriele Del Torchio dans un communiqué. La prochaine étape consistera à lancer un nouveau plan stratégique pour Alitalia, a-t-il ajouté. La compagnie italienne, détenue à 25% par Air France-KLM, compte sur cet accord pour atteindre ses objectifs de réduction de coûts. Alitalia, sauvée de la faillite en 2008, a accusé une perte de 280 millions d’euros en 2012.

 

Gouvernement : Plus de limitation pour les salaires des patrons

Gouvernement : Plus de limitation pour les salaires des patrons

« J’imposerai aux dirigeants des entreprises publiques un écart maximal de rémunérations de 1 à 20″, assurait le candidat François Hollande dans son programme lors de la campagne présidentielle. Cette promesse est enterrée, selon le ministre de l’Economie Pierre Moscovici. Dans un entretien aux Echos daté de vendredi, le ministre annonce qu’ »il n’y aura pas de projet de loi spécifique sur la gouvernance des entreprises ». Exit donc la fourchette de 1 à 20 entre les salaires d’une même entreprise : le gouvernement mise désormais sur « une autorégulation exigeante ». Pierre Moscovici explique ainsi avoir rencontré la semaine dernière la présidente du Medef, Laurence Parisot, et le président de l’Association française des entreprises privées (Afep), Pierre Pringuet. Les deux représentants « se sont engagés à présenter rapidement un renforcement ambitieux de leur code de gouvernance ». Ils se disent ainsi prêts à « recommander le ‘Say on Pay’, qui permettra à l’assemblée des actionnaires de se prononcer sur la rémunération des dirigeants », souligne Pierre Moscovici. Mais le ministre insiste : « attention : si les décisions annoncées ne sont pas à la hauteur, nous nous réservons la possibilité de légiférer ».Reste donc, l’autre projet du gouvernement pour mettre fin aux rémunérations abusives. « J’ai décidé de concentrer l’action législative sur la contribution de 75% sur la part des rémunérations dépassant un million d’euros, qui sera acquittée par l’employeur », souligne le ministre. Le dispositif a été modifié pour éviter une nouvelle sanction du Conseil constitutionnel : ce ne seront plus aux salariés payés plus d’un million d’euros par an de s’acquitter cette taxe mais aux entreprises qui les paient. La taxe, qui doit s’appliquer durant deux ans, « sera soumise au Parlement dans le cadre du budget 2014″, rappelle Pierre Moscovici.

Allemagne: hausse de salaires

 

Allemagne:  hausse de salaires

 

Le syndicat allemand IG Metall et le patronat des secteurs de la métallurgie et de l’électricité ont conclu mercredi un accord salarial en deux temps prévoyant une augmentation de 3,4% en juillet et une autre de 2,2% en mai 2014. L’accord porte sur une durée de 20 mois.  IG Metall réclamait une hausse de 5,5% des salaires pour les quelque 3,7 millions de personnes concernées et avait menacé d’engager des grèves en série. Le syndicat avait rejeté une offre initial du patronat d’une augmentation de 2,3% à partir de juillet.  . La fédération patronale Gesamtmetall avait signalé en début de semaine qu’étendre l’accord dans le temps pourrait constituer une base de compromis.   »Avec un tel accord, les salariés sont traités de façon juste et appropriée, en harmonie avec la situation économique », a dit le président d’IG Metall, Bertold Huber, cité dans un communiqué.   »Je me réjouis de l’accord-pilote atteint en Bavière », a dit le président du patronat de la métallurgie, Gesamtmetall, Rainer Dulger.  Cet accord obtenu dans l’Etat régional de Bavière (sud) a une fonction pilote pour toute l’Allemagne et il permet ainsi d’éviter une grève dure dans la métallurgie, un secteur qui représente au total 3,7 millions de salariés allemands.  Trouvé au quatrième tour de table en Bavière, le compromis va ensuite devoir être approuvé par les autres sections régionales d’IG Metall pour valoir dans tout le pays, mais ceci est une formalité.  Ces dernières semaines, le syndicat IG Metall avait fait monter la pression avec des grèves d’avertissement répétées.  Rien qu’entre le 1er et le 8 mai, 400.000 salariés avaient cessé le travail ponctuellement, par exemple chez Daimler, Bombardier ou encore le fabricant de câbles Nexans. Les deux parties avaient à coeur de trouver un accord avant la Pentecôte, et surtout avant le passage à la grève dure. Les métallos allemands ne se sont pas mis en grève dure depuis 11 ans.  L’accord salarial dans la métallurgie sert en général d’étalon pour d’autres pans de l’industrie en Allemagne. Cette année il prend aussi une dimension européenne, dans un contexte où les salaires allemands sont scrutés avec attention par ses partenaires.  La première économie européenne est largement épargnée par le marasme économique qui touche ses voisins, et beaucoup d’espoirs reposent d’une part sur une hausse du pouvoir d’achat des Allemands pour tirer l’économie de ses partenaires commerciaux, et d’autre part sur une hausse du coût du travail qui nivellerait quelque peu l’avantage compétitif des entreprises allemandes vis-à-vis de leurs concurrentes.  Le printemps social est chargé en Allemagne cette année. Les salariés de Lufthansa ont paralysé le trafic de la première compagnie aérienne lors de deux grèves en mars puis en avril. Deutsche Post a été touchée aussi, cette semaine ce sont les salariés d’Amazon qui ont cessé le travail sur deux sites pour revendiquer un rattachement du géant de la distribution en ligne à la convention collective du commerce de détail.

 

Grèves en Allemagne sur les salaires

Grèves en Allemagne sur les salaires

 

Comme le rappelait le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, dans un entretien aux Echos du 6 mai dernier, « en Allemagne, les employeurs et les syndicats décident des salaires en toute indépendance (..) Comparé avec la France, ce modèle réduit la confrontation sociale et facilite l’ajustement économique ». Ce qui n’empêche pas la tension de monter: le pays négocie actuellement les augmentations de salaires, branche par branche, pour juillet 2013. Cette semaine, le puissant syndicat de la métallurgie, IG Metall, qui regroupe pas moins de 2,4 millions d’adhérents, rencontre ainsi pour la quatrième fois le patronat afin de se mettre d’accord sur les futures hausses de salaires. Si, d’ici le 21 mai prochain, les négociations n’aboutissent à aucun compromis satisfaisant, le numéro deux du syndicat, Detlef Wetzel, a menacé, dans un entretien à Bild, dimanche 12 mai, de lancer un mouvement de grève de grande ampleur.  Pour accentuer la pression, des « warnstreik », des « grèves d’avertissement », ont eu lieu la semaine dernière, touchant des entreprises comme BMW, Siemens ou Bosch. D’autres sont encore prévus ce lundi. Le différend entre les deux parties provient du montant des augmentations de salaires à négocier. IG Metall réclame des augmentations de 5,5% pour les 3,7 millions de salariés issus des différents secteurs couverts par le syndicat : métallurgie, automobile, électroménager, semi-conducteurs, électronique. Une exigence irrecevable pour les employeurs qui eux n’ont proposé jusque-là qu’une hausse de 2,3% étalée sur treize mois. Les désaccords entre patronat et syndicat sur les hausses de salaires avaient déjà mené à des grèves chez la compagnie aérienne allemande Lufthansa. La direction aurait proposé des hausses de salaires très loin des 5,2% réclamés par le syndicat des services Verdi. Au final, les deux parties ont signé, le 1er mai, un accord prévoyant entre 3 et 5,2% d’augmentation de salaires. Les salaires en Allemagne, ont augmenté en moyenne de 1% de 2007 à 2011, contre une progression de 2,7% dans l’ensemble de la zone euro.

Allemagne : Grève pour les salaires

Allemagne : Grève pour les salaires

 

Près de 100.000 employés de la métallurgie se sont mis en grève mardi à travers l’Allemagne pour exiger des augmentations de salaires, a annoncé le syndicat IG Metall. Ce dernier réclame des revalorisations salariales dès le mois de mai allant jusqu’à 5,5% pour quelque 3,7 millions d’employés. Il rejette l’offre du patronat, qui propose d’augmenter les salaires de 2,3% en juillet. Les négociations se déroulent région par région. Si un accord est conclu dans un Land, il est ensuite généralement adopté dans les autres Etats du pays. IG Metall envisage de faire voter à ses adhérents le principe d’une grève illimitée si aucun accord n’est conclu d’ici la Pentecôte, les 19 et 20 mai. De nouvelles grèves sont d’ores et déjà prévues mercredi dans le Bade-Wurtemberg, siège des constructeurs automobiles Daimler et Porsche, en Bavière et en Rhénanie du Nord-Westphalie. Après une décennie de modération salariale, les syndicats allemands exigent des revalorisations avec l’espoir d’être soutenus par les responsables politiques du pays à l’approche des élections législatives du mois de septembre.

 

Un projet de loi sur les salaires des patrons du privé

Un projet de loi sur les salaires des patrons du privé

 

Après le fiasco de la taxe 75%, le gouvernement s’attaque (à juste titre) aux salaires des grands patrons du privé. Ceci étant, sur le plan juridique, l’affaire n’est pas aussi simple ; en effet pour les entreprises du public, l’Etat peut décider de limitations, c’est autrement plus difficile pour le privé. A moins d’instaurer une fiscalité supplémentaire, encore faudrait-il qu’elle ne soit pas considérée comme confiscatoire par le conseil constitutionnel. L’intention, est sans doute bonne mais elle vise aussi à dissimuler les hausses de fiscalité qui pèsent  sur l’ensemble des contribuables ; En outre l’impréparation caractérise ce gouvernement qui prend des mesures précipitées pour tenter de limiter l’effondrement de son impopularité. Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, a indiqué jeudi qu’il y aurait « avant l’été » un projet de loi pour encadrer les salaires des grands patrons du privé. Sur LCI, la ministre a annoncé « le dépôt d’un texte de loi avant l’été dans lequel il s’agira de mettre fin à un certain nombre de pratiques et d’introduire de la transparence dans la rémunération » des dirigeants des grandes entreprises.

Salaires des grands patrons

Salaires des grands patrons

 

L’année dernière, la rémunération globale (le salaire fixe, les bonus, les actions gratuites, les options et les indemnités de départ, hors régime de retraites supplémentaires) des patrons exécutifs des 40 sociétés-phares de la place parisienne a atteint en moyenne 4 246 000 euros, en hausse de 4 % par rapport à l’année précédente, selon les données recueillies dans les rapports annuels de chaque société.  Certes, une fois déduites les indemnités de départ de certains d’entre eux (auxquelles a été intégré des bonus différés de Maurice Lévy), la hausse se transforme en une légère baisse de 3 %. Mais il ne faut pas oublier qu’il intervient après une hausse de 34 % en 2010. Le repli reste donc très modeste, surtout quand on le compare aux résultats des sociétés concernées : en 2011, le CAC 40 a chuté de 17 %, et le bénéfice net cumulé a reculé de 10 %.  Alors, bien sûr, la crise n’a pas été sans effet sur la paie des grands patrons. La rémunération moyenne d’un patron du CAC 40 reste loin de son niveau de 2006 (5,7 millions d’euros). Et si l’on élargit la photographie aux patrons du SBF 120, les rémunérations n’atteignent pas le même niveau. Les patrons du SBF 120, hors CAC 40, ont gagné en moyenne 2,1 millions d’euros en 2011. Au final, par rapport au reste de l’Europe, les grands patrons français ne sont pas les mieux lotis. Ils arrivent largement derrière les Anglais, mais aussi derrière les Allemands, les Italiens, les Espagnols et les Suisses.  Mais leur rémunération semble toutefois moins sensible à la crise que celle de leurs voisins. Proxinvest s’inquiète en effet de la hausse de la part fixe, c’est-à-dire la part indépendante des résultats de l’entreprise. Pour la première fois, la rémunération fixe moyenne excède 1 million d’euros pour les patrons du CAC 40. « C’est une somme colossale pour éventuellement rémunérer l’échec », s’indigne Loïc Dessaint, directeur associé de Proxinvest. Depuis 2006, la hausse atteint plus de 9 %, soit plus que l’inflation. Mais ce chiffre en dissimule un autre encore plus impressionnant. Si l’on considère uniquement les patrons qui sont restés en place sur la période, la rémunération fixe a bondi de 25 %. Les autres patrons du SBF 120 sont eux aussi concernés par cette augmentation de la rémunération fixe. Pour eux, elle a atteint 18,6 % en un an ! Pratique, en période de crise…

Salaires patrons : plafonnement…. en Allemagne

Salaires patrons : plafonnement…. en Allemagne

En France, on a beaucoup parlé des écarts de salaires entre patrons et salariés pendant la campagne électorale mais peu été fait depuis. Tout juste si on a abordé le salaire de Carlos Ghosn (plus de 12MF par an), une affaire vite enterrée puisqu’on a demandé aux salariés de Renault doublier et de souscrire au plan de compétitivité souhaité par Renault. En Allemagne, on parle moins mais on se prépare à agir. Le gouvernement allemand planche sur un projet de plafonnement de la rémunération des dirigeants de grandes entreprises allemandes, afin notamment d’éviter des écarts trop importants avec leurs salariés. Une commission, composée de fonctionnaires, d’experts et de chercheurs, a présenté une proposition de refonte du mode de gouvernance des sociétés cotées en Bourse. Elle propose en particulier que «les rémunérations individuelles soient plafonnées dans leur montant total, ainsi que dans leurs diverses composantes». Les conseils de surveillance devront contrôler plus strictement l’évolution de ces rémunérations afin d’éviter que l’écart de salaire entre dirigeants et salariés ne soit trop important, selon le document.  En outre, ces experts appellent les conseils de surveillance à publier un rapport détaillé de la rémunération des dirigeants, afin de faciliter, pour les actionnaires, la comparaison avec les autres entreprises. «La transparence et la durée doivent jouer un rôle plus grand dans les décisions du conseil de surveillance», plaide la commission. Les parties intéressées ont jusqu’au 15 mars pour apporter leurs modifications à cette proposition, dont la mouture finale sera présentée le 24 mai. Depuis 2006, chaque groupe du Dax publie dans son rapport annuel les rémunérations individuelles des membres de son directoire pour l’exercice écoulé. Mais il n’est jamais précisé combien ils ont effectivement touché les années précédentes grâce à la part variable de long terme, suscitant régulièrement de vives critiques. En 2011, la rémunération moyenne des patrons des 30 groupes allemands cotés sur l’indice vedette Dax s’était élevée à 5,04 millions d’euros (+ 8,7 % sur un an).

 

L’Allemagne dénonce aussi les salaires des fonctionnaires européens

L’Allemagne dénonce aussi les salaires des fonctionnaires européens

 «4.365 fonctionnaires européens gagnent plus d’argent que la chancelière », Cette révélation publiée lundi par le quotidien allemand Die Welt  a blessé les fonctionnaires européens. Habitués à être vilipendés par la presse tabloid britannique, ils se demandent pourquoi le coup part cette fois de Berlin. Et d’un quotidien réputé sérieux et conservateur. Piqué au vif, le porte-parole du Commissaire en charge de l’Administration, Maros Sefcovic a ainsi répliqué qu’aucun fonctionnaire ne gagnait davantage qu’Angela Merkel, dont le revenu mensuel est évalué à 21.000 euros. Seuls les Commissaires européens perçoivent un salaire équivalent, et même supérieur (plus de 23.000 euros) pour les présidents de la Commission, du Conseil, du Parlement et la haute représentante aux affaires extérieures.  Accusés par le premier ministre britannique David Cameron de vivre « dans un monde parallèle », les fonctionnaires européens ont pourtant consentis des efforts pour se mettre au diapason de l’austérité avec une chute de leur pouvoir d’achat de 7,6 % entre 2004 et 2011. En outre, depuis une réforme menée en 2004, avec une baisse de quelque 20% des salaires de début et de fin de carrière, la carrière européenne a perdu du lustre. La Commission européenne propose de la compléter par d’importantes mesures d’économies sur les cinq prochaines années : diminution de 5% du personnel, augmentation de la durée du travail de 37 à 40 heures hebdomadaire sans compensation salariale, relèvement de l’âge de la retraite de 63 à 65 ans, baisse sensible des salaires pour certaines fonctions. Toutes ces propositions représentent un milliard d’économies sur sept ans. Mais les gouvernements des Vingt-Sept réclament encore davantage de sacrifices. David Cameron en a fait son cheval de bataille.  Reste que les salaires de l’administration représentent à peine 3 % du budget de l’Union. Aussi hors démagogie, les seules possibilités de réellement diminuer les frais de fonctionnement européens portent sur l’élimination du double siège du Parlement européen (Bruxelles et Strasbourg) ou un abandon des frais de traduction dans les 23 langues officielles de l’Union ; toujours est-il que le nombre de fonctionnaires (55 000) donnent des armes à Londres et à Berlin pour dénoncer les gâchis financiers

 

Nouveau blocage des salaires des fonctionnaires

Nouveau blocage des salaires des fonctionnaires

Mots clés : Fonctionnaires, Fonction publique, Grève, Salaires, Marylise Lebranchu

Le relèvement des salaires de la fonction publique n’est pas prévu dans le budget 2013 (point d’indice) d’après Cahuzac. Conclusion, sans doute la poursuite du gel du salaire entamé en 2011. Une revalorisation peut-être en 2014, en fonction de la croissance mais rien n’est certain.  Trois syndicats – CGT, FSU et Solidaires – appellent les agents à une journée de grève le 31 janvier. Le but? Mettre la pression sur l’exécutif avant la réunion du 7 février où la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, lancera avec les partenaires sociaux la négociation sur les rémunérations. Un enjeu crucial, alors que le point d’indice – qui sert de base à la rémunération des fonctionnaires – est gelé depuis début 2011. «Nous n’accepterons pas que 2013 soit une nouvelle année blanche, prévient Jean-Marc Canon, le secrétaire général des fonctionnaires CGT. Trois ans de gel, c’est du jamais vu depuis la Libération! Il faut qu’avant la réunion, la ministre sente que la mobilisation se crée.» Sans appeler à la grève, FO est tout aussi remontée mais y va crescendo. «Nous préférons laisser le dialogue social aller à son terme», assure Christian Grolier, son homologue de FO. Non sans prévenir de sa réaction en cas d’échec: «S’il n’y a pas de perspective de hausse du point d’indice à l’issue de la rencontre, nous sonnerons la mobilisation générale.» À la CFDT, on se dit aussi vigilant. «Sur l’égalité hommes-femmes ou la santé au travail, les choses avancent, reconnaît Brigitte Jumel, la patronne des fonctionnaires CFDT. Mais cela ne peut faire oublier le pouvoir d’achat.» Il n’empêche, un geste dès 2013 semble improbable. «La revalorisation du point d’indice n’est pas prévue dans le budget 2013», a déjà prévenu à plusieurs reprises Jérôme Cahuzac, le ministre délégué au Budget. Non sans raison. Une hausse de 1 % du point d’indice coûte 1,8 milliard par an aux budgets de l’État, de la Sécu et des collectivités locales réunis. Un choc impossible à encaisser, surtout en 2013 où le gouvernement doit réaliser 10 milliards d’économies dans les dépenses publiques pour ramener le déficit dans les clous maastrichtiens. Le gouvernement peut toutefois dégainer d’autres propositions. Le jour de carence (non-remboursement du premier jour d’arrêt maladie) apparait comme une probable monnaie d’échange. Unanimement rejeté par les syndicats depuis son instauration en 2012, il pourrait être supprimé ou amendé. Problème: les directeurs d’administration réclament son maintien car il aurait diminué l’absentéisme… Autre porte de sortie, proposer une augmentation du point d’indice à partir de 2014, mais uniquement si la croissance est au rendez-vous.

 

Les salaires des comédiens les mieux payés

Les salaires des comédiens les mieux payés

On comprend mieux les réactions de certains comédiens quand on connaît leurs salaires : . de l’ordre de 1 million par an. Chiffre à mettre en face du salaire moyen net (INSEE) 4 500 euros nets pour 21 000 recensés. A noter qu’il s’agit d’une moyenne avec beaucoup de dispersion, une majorité gagne moins de 2000 euros par mois.

2012
1. Dany Boon : 7,5 millions d’euros
2. François Cluzet : 3,14 millions d’euros
3. Vincent Cassel : 2,51 millions d’euros
4. Benoît Poelvoorde : 2,375 millions d’euros
5. Omar Sy : 2,29 millions d’euros
6. Kad Merad : 1,82 million d’euros
7. Daniel Auteuil : 1,323 million d’euros
8. Franck Dubosc : 1,2 million d’euros
9. Valérie Lemercier : 1,08 million d’euros
10. Vincent Lindon : 1,021 million d’euros
11. Mélanie Laurent : 1,005 million d’euros
12. Jamel Debbouze et Florence Foresti ex-aequo : 1 million d’euros
13. Fabrice Luchini : 967 000 euros
14. Guillaume Canet : 908 000 euros
15. Christian Clavier : 880 000 euros
16. Karin Viard : 830 000 euros
17. Isabelle Huppert : 829 000 euros
18. Tomer Sisley : 790 000 euros
19. Audrey Tautou : 768 410 euros
20. Gilles Lellouche : 760 000 euros

2010

1: Jean Dujardin : 4,4 millions d’euros

2 – Dany Boon : 3 millions d’euros

3 – Sophie Marceau : 2,9 millions d’euros

4 – Kad Merad : 2,75 millions d’euros

5 – Guillaume Canet : 2,5 millions d’euros

6 – Mathilde Seigner : 2,1 millions d’euros

7 – Jean Reno : 2,09 millions d’euros

8 – Gad Elmaleh : 1,93 million d’euros

9 – Gérard Lanvin : 1,7 million d’euros

10 – Audrey Tautou : 1,5 million d’euros

 

2007

Gérard Depardieu vaut 1 million d’euros brut par film.

Daniel Auteuil les a dépassés pour le film de Patrice Leconte « Mon meilleur ami », empochant 1,2 million d’euros.

Jamel Debbouze se situe au même niveau que ses aînés. S’il demande un cachet inférieur au leur, il s’adjuge un pourcentage sur les recettes en salles. Une stratégie largement payante pour « Astérix » 2 et « Indigènes ».

Jean Dujardin a rejoint ce club très fermé depuis les cartons de « Brice de Nice » et d’« OSS 117 ». Il a négocié 800 000 € pour « Contre-enquête » et plus de 1 million pour « 99 Francs » (sortie cet automne).

Gérard Jugnot, Michel Blanc, Thierry Lhermitte et Christian Clavier ont émargé à plus de 1 million d’euros chacun pour « les Bronzés 3 ».

José Garcia et Gad Elmaleh se hissent également dans cette catégorie pouvant osciller entre 700 000 € et 1 million d’euros. Idem pour Alain Chabat 

Benoît Poolvoerde, depuis « Podium », il peut exiger entre 1 et 1,5 million d’euros

Fabrice Luchini a gagné 700 000 € pour « Molière », tout comme Romain Duris pour le même film.

Deux actrices atteignent le million d’euros par film : Sophie Marceau et Audrey Tautou.

Marion Cotillard a touché 450 000 € brut pour « la Môme ».

  Mathilde Seigner a gagné 533 000 € pour « Danse avec lui ».

Nathalie Baye s’est contentée de 343 000 € pour « Michou d’Auber ». Surprenant, vu son énorme popularité ! Selon un producteur, elle fait partie de ces stars qui ne sont pas obsédées par leur cachet.

Clovis Cornillac a touché 409 500 € brut.

Yvan Attal a perçu 400 000 € pour « le Serpent »

Dany Boon 500 000 € pour « Mon meilleur ami ».

De 150 000 à 600 000 € par film: Guillaume Canet, François Berléand, Kad Merad, Cécile de France, Benoît Magimel, François Cluzet, Juliette Binoche, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart, Valérie Lemercier…

 

 

 

Salaires : croissance négative dans les pays développés

Salaires : croissance négative dans les pays développés

 

Crise financière, crise économique et par conséquence crise sociale avec la baisse des salaires (et bien entendu le chômage). La croissance des salaires réels est en effet restée dans le monde l’an passé nettement en deçà des niveaux d’avant-crise et est même devenue négative dans les pays développés, selon un rapport publié vendredi par l’Organisation internationale du travail (OIT) Au niveau mondial, elle s’est élevée à 1,2% en 2011, dit l’OIT qui se fonde sur les salaires moyens réels (ajustés de l’inflation). Hors la Chine, elle n’aurait été que de 0,2% et l’Asie a affiché globalement une progression de 5%.Les salaires des pays développés ont reculé pendant ce temps de 0,5% l’an passé et devraient avoir stagné cette année. Les évolutions de 2011 marquent un ralentissement par rapport au rebond de 2010, année où les salaires avaient progressé de 2,1% dans le monde (1,3% hors Chine), de 0,6%, dans les économies développées et de 6,3% en Asie, selon les chiffres de l’OIT. »Ce rapport montre clairement que, dans de nombreux pays, la crise a eu un impact fort sur les salaires et partant, sur les salariés », déclare dans le rapport Guy Ryder, directeur général de l’OIT. « Mais cet impact n’est pas uniforme », ajoute-t-il. Des régions comme l’Asie mais aussi l’Amérique latine et l’Afrique sont ainsi parvenues à maintenir des taux de croissance positifs des salaires sur la période 2007-2011, malgré la rechute des économies enregistrée depuis 2010. Les différences de rythme entre régions sont encore plus marquantes si l’on considère la période 2000-2011: la hausse au niveau mondial y a été d’un peu moins de 25%, alors que les salaires asiatiques ont quasiment doublé pendant que ceux d’Europe de l’Est et d’Asie centrale étaient tout près de tripler. Pendant ce temps, ils ont progressé de tout juste 5% dans les pays développés. L’OIT s’inquiète par ailleurs que la croissance des salaires ait été inférieure à celle de la productivité du travail -la valeur des biens et services produit par employé- dans la plupart des pays au cours de la dernière décennie.

 

Cameron veut baisser les salaires des fonctionnaires européens de 10%

Cameron veut baisser les salaires des fonctionnaires européens de 10%

 

David Cameron a demandé au président de l’UE, Herman Van Rompuy, «au moins» 6 milliards d’euros de baisse sur les salaires et les retraites des eurocrates sur la période 2014-2020. C’est le prix de son ralliement à un compromis sur le budget européen, en plus du maintien du «chèque britannique», une ristourne sur la contribution de 3,6 milliards d’euros en 2011.  Touchant une corde sensible des Britanniques, et de la presse tabloïd, hostiles aux institutions européennes, David Cameron a proposé une baisse de 10% sur les salaires des 55.000 fonctionnaires, soit 3 milliards d’euros d’économie ; une augmentation de l’âge de la retraite à 68 ans contre 62 ans aujourd’hui – soit 1,5 milliard d’euros d’économie -, et une baisse du montant des retraites des eurocrates, chiffrée à 1,5 milliard d’euros. Le président de l’UE a opposé une fin de non recevoir à cette requête, explosive à Bruxelles. Dans sa deuxième proposition de budget, Herman Van Rompuy, limite la baisse des frais administratifs à 536 millions d’euros sur 7 ans, une réduction «très modeste» convient-on, à Bruxelles. «C’est un élément clé de la négociation» reconnait un diplomate. «Si Herman Van Rompuy accepte plus de coupes sur les salaires, c’est qu’il voit poindre un accord» commente un négociateur. La Grande-Bretagne n’est pas la seule à exiger une baisse de vie des institutions, en ces temps de crise. La France, les Pays-Bas, l’Autriche, le Danemark et la Finlande plaident pour une vraie cure d’austérité à Bruxelles. Mais François Hollande juge les demandes de Cameron excessives. «C’est une proposition radicale» estime le président français. «Nous ne sommes pas hostiles au principe d’une baisse des dépenses de fonctionnement» ajoute le chef de l’Etat, «mais il faut que l’Europe puisse continuer à fonctionner».

 

Fonctionnaires : mal payés parce que trop nombreux

Fonctionnaires : mal payés parce que trop nombreux

1800 euros pour un agent de la fonction publique locale, c’est peu puisqu’il s’agit d’une moyenne. En cause, le fait que les effectifs totaux de fonctionnaires ont augmenté d’environ 1.5 millions  en 30 ans (surtout dans les collectivités locales). Résultat une certaine prolétarisation. Pour l’Etat, les rémunérations, c’est un peu mieux.  Mieux vaut travailler pour le compte de l’État que pour une région ou une commune. C’est l’une des conclusions que l’on peut retirer à la lecture du rapport annuel «sur l’état de la fonction publique et les rémunérations» établi par le ministère de l’Économie et des Finances en annexe de la loi de finances de 2013. «Sur le périmètre France entière, un agent de la ­fonction publique de l’État a perçu en moyenne en 2010 un salaire net de 2459 euros, soit une augmentation sur un an de 0,8 % en euros constants (en tenant compte de l’inflation, NDLR), note ce document très détaillé de près de 200 pages. Un agent de la fonction publique territoriale a perçu quant à lui un salaire net mensuel de 1800 euros, en baisse de 0,2 %.» Entre les deux, un fonctionnaire d’un établissement public de santé touche pour sa part 2205 euros par mois (+ 0,6 % en euros constants). À titre de comparaison, le salaire net moyen mensuel en France, secteurs privé et public confondus, s’est établi en 2010 à 2 082 euros ­ (+ 0,5 %). Au total, un salarié français sur cinq travaille dans la fonction publique au 31 décembre 2010, soit 5,229 millions de personnes. Il faut y ajouter 142.600 bénéficiaires d’emplois aidés, sous forme de contrats d’avenir, contrats emploi solidarité ou emplois jeunes.

 

 

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