Archive pour le Tag 'Salaires'

Page 5 sur 6

Salaires : pas de hausse

Salaires : pas de hausse

Pas véritablement de hausse en 2011 constate l’INSEE pour 2011, ce sera sans doute le cas aussi en 2012 et 2013. De quoi expliquer la quasi stagnation du pouvoir d’achat ; le pire étant à venir avec les nouvelles fiscalités (TVA notamment). Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir. En 2011, les salaires en France ont augmenté de… 0,2%. Le salaire net mensuel (en équivalent temps plein) d’une personne travaillant dans le privé ou le secteur public a atteint en moyenne 2.130 euros en 2011, soit une hausse de 2,3% par rapport à 2010, d’après une étude de l’Insee publié ce mercredi 30 octobre. Mais compte tenu de l’inflation (2,1%), les salaires n’ont pris de 0,2% par rapport à 2010. En 2010, ils n’avaient déjà progressé que de 0,5% alors qu’ils avaient pris 1,2% en 2009. Ce sont les salaires des ouvriers qui ont apparemment connu l’évolution la plus favorable (+2,1% en 2011). Mais cette hausse est en trompe-l’œil, prévient l’Insee. Car les pertes d’emploi enregistrées dans l’industrie et la construction ont affecté principalement des salariés peu qualifiés et peu rémunérés et conduit « mécaniquement à une hausse du salaire moyen » des salariés ayant conservé leurs postes. Les cadres ont vu, eux, leurs salaires diminuer (-1,5%), sauf dans la finance et les assurances (+0,6%). L’écart salarial hommes-femmes, qui se réduit un peu depuis 2008, a continué à se résorber légèrement mais est resté important. En 2011, une salariée gagnait en moyenne 19,3% de moins que son homologue masculin (-0,5 point par rapport à 2010). Cette diminution est liée notamment à la progression du nombre des cadres parmi les femmes salariées et au fait que leurs salaires aient moins baissé que ceux des hommes. Le salaire médian a atteint 1.712 euros en 2011, soit une quasi-stagnation (+0,1% en euros constants). Les 10% des salariés les moins bien payés ont perçu une rémunération mensuelle nette inférieure à 1.170 euros, soit une hausse de 0,3% par rapport à 2010. Les 10% les mieux payés ont touché plus de 3.400 euros (+0,5%) et les 1% les mieux lotis plus de 7.817 euros (-0,1%).

 

Salaires 2014 : plus 1% en moyenne

Salaires  2014 : plus 1% en moyenne

L’augmentation des salaires sera limitée en 2014, le sur plus venant surtout des augmentations individuelles. Selon l’étude du cabinet Aon Hewitt publiée ce lundi 9 septembre, les hausses de salaires atteindraient 2,8% l’année prochaine. Un chiffre bien inférieur au niveau d’avant la crise. La reprise a beau se profiler, elle ne se traduirait pas par d’importantes hausses de salaires. Ce lundi 9 septembre, une étude du cabinet Aon Hewitt explique que les entreprises françaises prévoient d’augmenter de 2,8% les salaires de leurs collaborateurs. Ce qui revient à une nouvelle année de modération. Si ces prévisions se confirment, 2014 sera ainsi la quatrième année consécutive à voir les enveloppes progresser de 2,8%, un chiffre en dessous des niveaux d’avant la crise (situés autour de 3,2%/3,4%). Selon Aon Hewitt, ces chiffres se traduiront par des augmentations générales de 1,2% et des augmentations individuelles de 2,5%. Les augmentations générales correspondent peu ou prou aux prévisions d’inflation, attendue autour de 1% en 2014. « Les entreprises conservent cette volonté de couvrir l’inflation », note Aon Hewitt qui relève aussi qu’elles conservent une certaine souplesse avec les enveloppes individuelles. Autre enseignement: les grandes entreprises ont, semble-t-il, plus de mal à dégager des budgets conséquents d’augmentations. Ainsi, les augmentations sont attendues à 3% dans les groupes de moins de 1.000 salariés et seulement à 2,1% dans les entreprises qui emploient plus de 1.000 personnes.

Espagne: Rajoy impliqué dans une affaire de salaires occultes

Espagne: Rajoy impliqué dans une affaire de salaires occultes

En Espagne, les éléments à charge s’accumulent contre Mariano Rajoy, l’actuel Premier ministre. La justice espagnole enquête sur toute une comptabilité parallèle autour du PP, le Parti Populaire, actuellement au pouvoir. Les enquêteurs se penchent surtout sur un système qui aurait été destiné, dans les années 90, à verser des rémunérations occultes à des dirigeants du parti. Le quotidien de centre-gauche « El Pais » a fait ainsi état de documents établissant des « paiements », durant plus d’une décennie, à Mariano Rajoy, avant qu’il prenne la tête du gouvernement espagnol.  Le Premier ministre espagnol a affirmé, lundi 15 juillet, qu’il ne démissionnerait pas, malgré les appels en ce sens de l’opposition, et dénoncé un « chantage » contre l’Etat de droit. « J’accomplirai le mandat que m’ont donné les Espagnols », a déclaré Mariano Rajoy devant la presse, assurant que « l’Etat de droit ne se soumet pas au chantage » et que la justice poursuivrait son travail « sans aucune pression ».  L’ancien trésorier du PP, Luis Barcenas, est en détention préventive depuis le 27 juin. Il répond en ce moment aux questions d’un magistrat à Madrid. Le quotidien de centre-droit « El Mundo » a publié un échange de SMS attribués à Luis Barcenas et Mariano Rajoy. Ces messages attesteraient de liens restés étroits entre les deux hommes, au moins jusqu’au mois de mars dernier. La principale force d’opposition a décidé d’engager une offensive. Dimanche, le chef du PSOE, le parti socialiste, avait appelé Mariano Rajoy à la démission. Ce lundi matin, à la radio Cadena SER, la n°2 du PSOE a indiqué que des discussions sont engagées avec d’autres formations de l’opposition parlementaire. Mais il n’est pas encore question d’une motion de censure.  Ce scandale tombe au plus mal pour l’Espagne qui commençait à sortir de la crise. Le frémissement de confiance, déjà extrêmement relatif, pourrait bien disparaître. Le ministre de l’Economie l’avait pourtant affirmé, la récession est derrière l’Espagne. Luis de Guindos parlait même d’un retour à la croissance dans les trimestres à venir. L’IEE, l’institut espagnol d’études économiques, se hasarde même à tabler sur un rebond de 0,7 % en 2014, alors que le FMI s’attend à une stagnation du PIB. Mais l’IEE, comme d’autres analystes, veulent croire à un effet positif après la très violente dévaluation interne que continue de subir le pays.  A force de réduction des effectifs, de la masse salariale et des revenus réels, les coûts de production chutent dans le pays. Alors qu’en Allemagne, en France, ou en Italie, les profits des entreprises se tassent, la tendance est radicalement inverse en Espagne. Les profits après taxes, intérêt et dividendes représentent à présent non loin de 16 % du PIB, soit sept points de plus qu’en Allemagne, huit points de plus qu’en Italie, et dix de plus qu’en France, si l’on se réfère à un récent graphique de la banque Natixis.   A ce tarif-là, selon les experts, mieux vaut aller sous-traiter ses services informatiques en Espagne plutôt qu’en Inde. Et de ce point de vue, le sort du gouvernement Rajoy n’y changera pas forcement grand-chose.

 

Sondage Medef : les français pour le dialogue et le contrôle des salaires des patrons

Sondage Medef : les français pour le dialogue et le contrôle des salaires des patrons

 

 

Le dialogue avec les partenaires sociaux et l’encadrement de la rémunération des patrons sont les priorités que les Français aimeraient voir adopter par le nouveau président du Medef Pierre Gattaz, selon le sondage La Question de l’Eco paru jeudi. 49% des sondés estiment que « renforcer le dialogue avec les partenaires sociaux » doit être une priorité pour M. Gattaz, reléguant en deuxième place la tâche de « renforcer les règles de bonne conduite concernant la rémunération des dirigeants d’entreprise », citée par 47% d’entre eux, selon ce sondage Tilder-LCI-OpinionWay.  Interrogés sur les « deux priorités » que devrait choisir M. Gattaz, 41% des sondés citent également l’obtention d’une « simplification des procédures administratives pour les entreprises » et 40% « un allègement des charges sociales et des impôts sur les entreprises ».  Pierre Gattaz, un industriel au ton offensif, est devenu mercredi le nouveau président du Medef, succédant à Laurence Parisot.  Aux critiques qui lui ont reproché son peu de goût pour le dialogue social, il a rétorqué l’avoir pratiqué « sur le terrain » au quotidien dans son entreprise Radiall.  Par ailleurs 69% des sondés sont d’avis qu’ »il est possible de baisser le budget de l’État en 2014 sans baisser la qualité du service », contre 31% qui estiment que ce n’est pas possible.

 

Salaires patrons entreprises cotées hors CAC 40 : 450 000 euros par an

Salaires patrons entreprises cotées  hors CAC 40 : 450 000 euros par an

Des salaires à faire rêver beaucoup de patrons de petites PME. Les dirigeants de grandes entreprises cotées en bourse hors CAC 40 ont vu leur rémunération totale augmenter depuis la crise de 2008, notamment ceux à la tête de sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à un milliard d’euros, selon une étude présentée mardi. Cette étude annuelle de l’ATH, association technique de cabinets d’audit et d’experts comptables, s’appuie sur un panel de 388 dirigeants de 154 sociétés cotées hors CAC 40, banque et assurance.  Elle montre que les dirigeants d’entreprises à capitalisation boursière de plus d’un milliard d’euros (catégorie A, par exemple TF1, Havas ou Areva) ont vu leur rémunération totale moyenne baisser de 17% entre 2008 et 2012.  Ceux dont les entreprises ont une capitalisation boursière comprise entre 150 millions et un milliard (catégorie B, par exemple Meetic ou Gaumont) ont en revanche bénéficié d’une hausse de leur rémunération totale de 3%, tandis que ceux dont la capitalisation boursière est inférieure à 150 millions (catégorie C, Mr Bricolage) ont été augmenté de 18%, assure l’association.  Dans le même temps, la rémunération moyenne des dirigeants du CAC 40 a, elle, augmenté de 21%, rappelle ATH. Ceux-ci, qui gagnaient déjà deux fois plus que les responsables de sociétés de catégorie A en 2008, gagnent désormais quasiment trois fois plus.  Dans le détail des rémunérations, la part variable est globalement restée stable entre 2008 et 2012 dans l’ensemble des entreprises cotées interrogées, avec à nouveau une baisse pour les dirigeants des entreprises de catégorie A et une évolution modérée pour les deux autres catégories.  Seuls 28% du panel, soit 109 dirigeants d’entreprise, assurent en outre avoir bénéficié d’options de souscription ou d’achat d’actions dont les montants ont progressé de 25% sur cinq ans, précise encore ATH (+145% pour les catégories C).  Les Golden parachutes bénéficient également à 28% des dirigeants d’entreprises cotées, surtout ceux de catégorie A (50%), mais correspondent à des montants hétérogènes (entre 6 et 24 mois de salaires).  Ils sont également 26% à bénéficier d’une retraite supplémentaire, dont toujours la moitié des dirigeants de sociétés de catégorie A.  L’association ATH a en outre calculé que 63% des dirigeants interrogés gagnaient moins de 450.000 euros par an, la limite imposée par le gouvernement aux responsables d’entreprises publiques.  Elle a également estimé à 23 millions d’euros le surcoût pour les 41 entreprises comprenant des dirigeants rémunérés au delà d’un million d’euros, de la nouvelle fiscalité à 75%.  Enfin, ATH a regretté que sur 388 dirigeants de ces sociétés, 22 seulement soient des femmes dont une seule PDG (d’une entreprise de catégorie C). Leur rémunération moyenne est en outre équivalente à 59% de celle des hommes.

Salaires fonctionnaires : Touraine ne promet rien !

Salaires fonctionnaires : Touraine ne promet rien !

Invitée par France Inter ce matin à la veille de la conférence sociale, Marisol Touraine a répondu à Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qui s’est dit ce mercredi « scandalisé » par l’annonce d’un nouveau gel du point d’indice des fonctionnaires pour 2014. « Il ya eu concertation », assure-t-elle. « Des discussions sont déja engagées pour l’évolution des carrières de catégorie C,  ceux qui ont les rémunérations les plus faibles », précise-t-elle. « Quatre ans que les fonctionnaires n’ont pas une augmentation de leur point d’indice, c’est très lourd », a commenté sur RTL Laurent Berger ce matin, en soulignant qu’il existe « beaucoup de petites rémunérations » dans la fonction publique. Il a estimé « très très grave » que l’annonce de ce gel du point d’indice, qui sert de base au calcul des salaires des 5,2 millions d’agents, ait été faite « sans concertation avec les organisations syndicales ».   »Les fonctionnaires ne sont pas des privilégiées, ils sont confrontés à une sitaution difficile, et on leur demande des efforts. (…) « Personne ne dit que les fonctionnaires » seront exonérés de la réforme des retraites. « Nous engageons une réforme des retraites qui va concerner l’ensemble des Français, et les fonctionnaires y participeront comme l’ensemble des Français », a-t-elle ajouté. Il faut arrêter « cette espèce de fonctionnaires bashing ».

 

Salaires fonctionnaires : pas augmentation en 2014

Salaires fonctionnaires : pas augmentation en 2014

 

La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a confirmé mardi matin que le gel du point d’indice des fonctionnaires serait reconduit en 2014. « A l’heure où je vous parle, c’est effectivement la position que nous avons prise », a-t-elle dit sur France Info. « Pour l’instant, dans la préparation du budget 2014, nous n’avons pas pris le choix de dégeler le point d’indice (ndlr, qui n’a pas été augmenté depuis 2010) ». « C’est vrai que les fonctionnaires sont à la fois déçus et inquiets sauf que, en même temps, ils comprennent que l’ensemble des négociations que nous avons ouvertes (…) leur permettent peut-être aussi d’avoir un certain nombre de progrès », notamment sur les plus basses rémunérations, a ajouté la ministre. Marylise Lebranchu avait évoqué la prolongation du gel du point d’indice lors d’un récent déplacement en Auvergne. Celle-ci était implicite dans la loi de programmation budgétaire pluriannuelle votée fin 2012 et actualisée en avril dans le cadre du programme de stabilité envoyé à la Commission européenne qui prévoit un effort budgétaire de 20 milliards d’euros en 2014, dont 14 milliards sur les seules dépenses de l’Etat. Une hausse de 1% du point d’indice de la fonction publique augmenterait la masse salariale de l’Etat de quelque 800 millions d’euros. Six syndicats de la fonction publique (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFTC et CGC) ont brandi début juin la menace d’une grève à la rentrée pour réclamer une revalorisation du point d’indice qu’ils jugent nécessaire et défendre le régime de retraite des fonctionnaires.

 

Salaires grands patrons : Hollande recule devant le MEDEF et renonce à légiférer

Salaires grands patrons : Hollande recule devant le MEDEF et renonce à légiférer

 

François Hollande a renoncé à légiférer sur la rémunération des dirigeants de sociétés pour se rallier à un code de bonne conduite présenté par le patronat, ont déclaré les présidents du Medef et de l’Association française des entreprises privées. « Le gouvernement a compris que l’intérêt d’une loi était moindre qu’il ne l’avait pensé », explique Laurence Parisot dans une interview publiée dans l’édition de lundi des Echos. Le code présenté vendredi au chef de l’Etat par le Medef et l’Afep est une nouvelle version, plus exigeante, de celui qui existait déjà et avait été révisé en 2008 et 2010. François Hollande « nous a écouté avec bienveillance et s’est montré satisfait », explique Laurence Parisot. Le président de l’Afep, Pierre Pringuet, loue pour sa part « la qualité de dialogue et d’écoute dont ont fait preuve le ministre de l’Economie et ses services ». Ce code de bonne conduite prévoit notamment que les assemblées générales d’actionnaires des entreprises s’expriment sur la rémunération individuelle de chaque mandataire social. « Ce sera un vote consultatif », explique Pierre Pringuet. En cas de vote négatif, « le conseil d’administration se réunit et doit indiquer publiquement les conclusions qu’il en tire. » Laurence Parisot estime que cela suffira à encadrer les rémunérations des dirigeants. « Avec le ‘say on pay’ nous posons un principe très fort (…): se soumettre ou expliquer, ‘comply or explain’ », explique la présidente du Medef en fin de mandat. « Stocks options, retraites supplémentaires, indemnité de départ n’ont jamais été autant encadrées que dans ce nouveau code », renchérit Pierre Pringuet. Selon le Figaro, qui a révélé l’information, les « retraites-chapeaux » seront ainsi plafonnées à 45% du revenu de référence. Autre innovation: la création d’un haut comité de suivi de la gouvernance des entreprises, qui pourra se saisir lui-même. « Nous avions le code de la route, nous créons un gendarme », souligne Laurence Parisot. Selon Pierre Pringuet, ce comité « sans équivalent en Europe » sera composé de dirigeants et d’anciens dirigeants d’entreprise mais également de personnalités qualifiées. Ce comité, qui comptera sept membres, selon Le Figaro, surveillera l’ensemble des entreprises. Enfin, le nouveau code de conduite fixe un nombre de mandats maximum en France et à l’étranger.

 

 

Limitation salaires patrons : le changement c’est pas pour maintenant !

 

Limitation salaires patrons : le changement c’est pas pour maintenant !

 

Encore une promesse qui tombe à l’eau et surtout un pas en avant, un pas en arrière vis-à-vis des patrons. Une sorte de tango financier et fiscal, d’abord on fiscalise (première mouture taxe 75%, autres prélèvements) puis on défiscalise (pacte de compétitivité) puis on abandonne tout simplement la  limitation des salaires.  Alors qu’il fut un temps envisagé de l’imposer par voie législative, Pierre Moscovici a annoncé ce vendredi qu’il n’en serait rien, laissant aux entreprises le soin de l’appliquer ou non. En vigueur au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en Allemagne notamment, il a d’ores et déjà montré ses limites et ne semble être efficace qu’en cas de situation extrême.  « Il n’y aura pas de projet de loi spécifique sur la gouvernance des entreprises » a fait savoir le ministre de l’économie Pierre Moscovici vendredi via une interview accordée aux Echos. Le gouvernement préfère la voie du dialogue en communiquant de simples « recommandations » en vue d’un renforcement des codes de gouvernances établis par le Medef et l’Afep. Il avait pourtant sollicité un long rapport d’information auprès des députés Jean Michel Clément (PS) et Philippe Houillon ( UMP) sur la transparence de la gouvernance des grandes entreprises, déposé le 20 février dernier.  Au cœur du débat depuis plus d’un an, le principe du « say on pay » ne sera donc finalement pas imposé aux entreprises privées par la voie législative. Il pourrait néanmoins être inscrit dans ces fameux codes de gouvernance. Mais au fait, de quoi s’agit-il ? Quelles sont ses limites ? Le principe du « say on pay » consiste à soumettre au vote des actionnaires l’ensemble des rémunérations octroyées aux dirigeants, qu’elles soient fixes ou variables. L’initiative de proposer et d’avaliser les sommes retenues est toutefois laissé à l’appréciation des membres du conseil d’administration, plus précisément au comité de rémunération. Un vote en assemblée générale demeure a priori consultatif « mais susceptible de lancer un sérieux avertissement aux équipes dirigeantes en cas de vote négatif », estimait en avril 2012 Caroline de la Marnière, dirigeante de Capitalcom, un cabinet de conseil en information financière. Le principe du « say on pay » est déjà largement répandu à l’étranger. « Quinze pays de l’Union européenne sur 27 ont déjà adopté ou sont sur le point d’adopter ce principe » indiquait à La Tribune en avril 2012  Daniel Lebègue, président de l’institut français des administrateurs (IFA). Le « say on pay » est en effet entré en vigueur en 2002 au Royaume Uni, plus récemment, en 2011, aux Etats-Unis. Il l’est également en Allemagne. Le Royaume Uni doit revoir le texte cet automne, où pour l’heure, un vote contraignant tous les trois ans est obligatoire ainsi qu’un vote consultatif sur l’année précédente. En France, les actionnaires ne sont amenés à se prononcer sur le niveau de rémunération des patrons qu’au bon vouloir des entreprises. « La France est aujourd’hui le seul pays d’Europe à ne pas consulter chaque année les actionnaires sur la politique de rémunération de la direction générale, et à ne pas leur laisser un pouvoir souverain exécutoire » faisait remarquer en septembre dernier Pierre-Henri Leroy, le dirigeant de Proxinvest dans une note en réponse à sa consultation sur le sujet par le gouvernement. Une initiative isolée existe : celle de Publicis. Le groupe a décidé d’instaurer ce principe fin 2012, suite à une polémique survenue au printemps dernier à propos des 16 millions d’euros de rémunération différé de son PDG Maurice Lévy. Mais l’imposition de ce principe par la loi n’est pas le chemin que suivra le gouvernement, d’ailleurs le « say on pay » comporte un certains nombre de limites. La première : son efficacité contestable. Dans une étude réalisée à l’automne dernier pour l’EDHEC, le professeur Frédéric Palomino le juge « peu efficace ». « La mise en place du say on pay permet de corriger les situations les plus extrêmes d’entreprises dont les performances sont mauvaises et les rémunérations anormalement élevées ». D’après lui, il ne modifie pas les niveaux de rémunérations et est accueilli avec scepticisme par les actionnaires. Frédéric Palomino concluait donc l’étude en s’interrogeant sur le bien fondé d’une réglementation imposant le principe du « say on pay ». Une étude américaine de Thomas, Palmitter et Cotter réalisée l’an dernier montrait d’ailleurs que malgré son instauration, les salaires élevés perduraient, approuvés par les actionnaires dans la plupart des cas. A ce sujet, Michel Fabiani, président du Club des présidents de comités de rémunération de l’Institut français des administrateurs (IFA), expliquait en septembre 2012 dans un billet paru dans l’Agefi hebdo qu’une rémunération qui paraissait, a priori « excessive » peut sembler plus que correcte, après réflexion, au regard des missions et des responsabilités des dirigeants. Autre sujet d’interrogation : ce principe imposerait des coûts supplémentaires aux entreprises, comme le soulignait l’avocat spécialiste du droit des sociétés Philippe Portier dans une tribune paru le 14 janvier dernier dans nos colonnes. « Donner aux assemblées un droit de regard sur les rémunérations imposera d’abord un effort additionnel aux entreprises en terme de communication financière : nouveau rapport, informations comparatives, données prospectives et rétrospectives pour marquer l’importance (…) du temps long et de l’intérêt de l’entreprise (et non pas seulement des actionnaires ». Il disait redouter une « communication financière toujours plus inaccessible aux épargnants qui formaient naguère des actionnariats stables et s’en remettent désormais à des professionnels pour gérer leurs patrimoines ». La balle est désormais dans le camp du Medef et de l’Afep, qui devaient revoir leur code de gouvernance commun et y inclure le principe du « say on pay » d’ici à cet été. Les négociations s’annoncent toutefois « délicate », estime Corinne Narassiguin, chargée de mission sur la gouvernance des entreprises auprès du Ministère de l’économie, dans une interview accordée ce 24 mai à LaTribune.fr.

 

 

Alitalia : baisse des salaires

Alitalia : baisse des salaires

les syndicats d’Alitalia ont accepté une baisse du temps de travail et des salaires dans le cadre d’un accord qui ouvre la voie à un nouveau plan stratégique, a annoncé jeudi la compagnie aérienne italienne. L’administrateur délégué Gabriele Del Torchio et les membres du comité exécutif vont voir leurs salaires réduits de 20% tandis que 2.200 employés au sol travailleront cinq jours de moins par mois, avec des feuilles de paie ajustées en conséquence. « Chacun a renoncé à quelque chose d’important, mais de cette manière nous avons pu sauvegarder des emplois », a déclaré Gabriele Del Torchio dans un communiqué. La prochaine étape consistera à lancer un nouveau plan stratégique pour Alitalia, a-t-il ajouté. La compagnie italienne, détenue à 25% par Air France-KLM, compte sur cet accord pour atteindre ses objectifs de réduction de coûts. Alitalia, sauvée de la faillite en 2008, a accusé une perte de 280 millions d’euros en 2012.

 

Gouvernement : Plus de limitation pour les salaires des patrons

Gouvernement : Plus de limitation pour les salaires des patrons

« J’imposerai aux dirigeants des entreprises publiques un écart maximal de rémunérations de 1 à 20″, assurait le candidat François Hollande dans son programme lors de la campagne présidentielle. Cette promesse est enterrée, selon le ministre de l’Economie Pierre Moscovici. Dans un entretien aux Echos daté de vendredi, le ministre annonce qu’ »il n’y aura pas de projet de loi spécifique sur la gouvernance des entreprises ». Exit donc la fourchette de 1 à 20 entre les salaires d’une même entreprise : le gouvernement mise désormais sur « une autorégulation exigeante ». Pierre Moscovici explique ainsi avoir rencontré la semaine dernière la présidente du Medef, Laurence Parisot, et le président de l’Association française des entreprises privées (Afep), Pierre Pringuet. Les deux représentants « se sont engagés à présenter rapidement un renforcement ambitieux de leur code de gouvernance ». Ils se disent ainsi prêts à « recommander le ‘Say on Pay’, qui permettra à l’assemblée des actionnaires de se prononcer sur la rémunération des dirigeants », souligne Pierre Moscovici. Mais le ministre insiste : « attention : si les décisions annoncées ne sont pas à la hauteur, nous nous réservons la possibilité de légiférer ».Reste donc, l’autre projet du gouvernement pour mettre fin aux rémunérations abusives. « J’ai décidé de concentrer l’action législative sur la contribution de 75% sur la part des rémunérations dépassant un million d’euros, qui sera acquittée par l’employeur », souligne le ministre. Le dispositif a été modifié pour éviter une nouvelle sanction du Conseil constitutionnel : ce ne seront plus aux salariés payés plus d’un million d’euros par an de s’acquitter cette taxe mais aux entreprises qui les paient. La taxe, qui doit s’appliquer durant deux ans, « sera soumise au Parlement dans le cadre du budget 2014″, rappelle Pierre Moscovici.

Allemagne: hausse de salaires

 

Allemagne:  hausse de salaires

 

Le syndicat allemand IG Metall et le patronat des secteurs de la métallurgie et de l’électricité ont conclu mercredi un accord salarial en deux temps prévoyant une augmentation de 3,4% en juillet et une autre de 2,2% en mai 2014. L’accord porte sur une durée de 20 mois.  IG Metall réclamait une hausse de 5,5% des salaires pour les quelque 3,7 millions de personnes concernées et avait menacé d’engager des grèves en série. Le syndicat avait rejeté une offre initial du patronat d’une augmentation de 2,3% à partir de juillet.  . La fédération patronale Gesamtmetall avait signalé en début de semaine qu’étendre l’accord dans le temps pourrait constituer une base de compromis.   »Avec un tel accord, les salariés sont traités de façon juste et appropriée, en harmonie avec la situation économique », a dit le président d’IG Metall, Bertold Huber, cité dans un communiqué.   »Je me réjouis de l’accord-pilote atteint en Bavière », a dit le président du patronat de la métallurgie, Gesamtmetall, Rainer Dulger.  Cet accord obtenu dans l’Etat régional de Bavière (sud) a une fonction pilote pour toute l’Allemagne et il permet ainsi d’éviter une grève dure dans la métallurgie, un secteur qui représente au total 3,7 millions de salariés allemands.  Trouvé au quatrième tour de table en Bavière, le compromis va ensuite devoir être approuvé par les autres sections régionales d’IG Metall pour valoir dans tout le pays, mais ceci est une formalité.  Ces dernières semaines, le syndicat IG Metall avait fait monter la pression avec des grèves d’avertissement répétées.  Rien qu’entre le 1er et le 8 mai, 400.000 salariés avaient cessé le travail ponctuellement, par exemple chez Daimler, Bombardier ou encore le fabricant de câbles Nexans. Les deux parties avaient à coeur de trouver un accord avant la Pentecôte, et surtout avant le passage à la grève dure. Les métallos allemands ne se sont pas mis en grève dure depuis 11 ans.  L’accord salarial dans la métallurgie sert en général d’étalon pour d’autres pans de l’industrie en Allemagne. Cette année il prend aussi une dimension européenne, dans un contexte où les salaires allemands sont scrutés avec attention par ses partenaires.  La première économie européenne est largement épargnée par le marasme économique qui touche ses voisins, et beaucoup d’espoirs reposent d’une part sur une hausse du pouvoir d’achat des Allemands pour tirer l’économie de ses partenaires commerciaux, et d’autre part sur une hausse du coût du travail qui nivellerait quelque peu l’avantage compétitif des entreprises allemandes vis-à-vis de leurs concurrentes.  Le printemps social est chargé en Allemagne cette année. Les salariés de Lufthansa ont paralysé le trafic de la première compagnie aérienne lors de deux grèves en mars puis en avril. Deutsche Post a été touchée aussi, cette semaine ce sont les salariés d’Amazon qui ont cessé le travail sur deux sites pour revendiquer un rattachement du géant de la distribution en ligne à la convention collective du commerce de détail.

 

Grèves en Allemagne sur les salaires

Grèves en Allemagne sur les salaires

 

Comme le rappelait le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, dans un entretien aux Echos du 6 mai dernier, « en Allemagne, les employeurs et les syndicats décident des salaires en toute indépendance (..) Comparé avec la France, ce modèle réduit la confrontation sociale et facilite l’ajustement économique ». Ce qui n’empêche pas la tension de monter: le pays négocie actuellement les augmentations de salaires, branche par branche, pour juillet 2013. Cette semaine, le puissant syndicat de la métallurgie, IG Metall, qui regroupe pas moins de 2,4 millions d’adhérents, rencontre ainsi pour la quatrième fois le patronat afin de se mettre d’accord sur les futures hausses de salaires. Si, d’ici le 21 mai prochain, les négociations n’aboutissent à aucun compromis satisfaisant, le numéro deux du syndicat, Detlef Wetzel, a menacé, dans un entretien à Bild, dimanche 12 mai, de lancer un mouvement de grève de grande ampleur.  Pour accentuer la pression, des « warnstreik », des « grèves d’avertissement », ont eu lieu la semaine dernière, touchant des entreprises comme BMW, Siemens ou Bosch. D’autres sont encore prévus ce lundi. Le différend entre les deux parties provient du montant des augmentations de salaires à négocier. IG Metall réclame des augmentations de 5,5% pour les 3,7 millions de salariés issus des différents secteurs couverts par le syndicat : métallurgie, automobile, électroménager, semi-conducteurs, électronique. Une exigence irrecevable pour les employeurs qui eux n’ont proposé jusque-là qu’une hausse de 2,3% étalée sur treize mois. Les désaccords entre patronat et syndicat sur les hausses de salaires avaient déjà mené à des grèves chez la compagnie aérienne allemande Lufthansa. La direction aurait proposé des hausses de salaires très loin des 5,2% réclamés par le syndicat des services Verdi. Au final, les deux parties ont signé, le 1er mai, un accord prévoyant entre 3 et 5,2% d’augmentation de salaires. Les salaires en Allemagne, ont augmenté en moyenne de 1% de 2007 à 2011, contre une progression de 2,7% dans l’ensemble de la zone euro.

Allemagne : Grève pour les salaires

Allemagne : Grève pour les salaires

 

Près de 100.000 employés de la métallurgie se sont mis en grève mardi à travers l’Allemagne pour exiger des augmentations de salaires, a annoncé le syndicat IG Metall. Ce dernier réclame des revalorisations salariales dès le mois de mai allant jusqu’à 5,5% pour quelque 3,7 millions d’employés. Il rejette l’offre du patronat, qui propose d’augmenter les salaires de 2,3% en juillet. Les négociations se déroulent région par région. Si un accord est conclu dans un Land, il est ensuite généralement adopté dans les autres Etats du pays. IG Metall envisage de faire voter à ses adhérents le principe d’une grève illimitée si aucun accord n’est conclu d’ici la Pentecôte, les 19 et 20 mai. De nouvelles grèves sont d’ores et déjà prévues mercredi dans le Bade-Wurtemberg, siège des constructeurs automobiles Daimler et Porsche, en Bavière et en Rhénanie du Nord-Westphalie. Après une décennie de modération salariale, les syndicats allemands exigent des revalorisations avec l’espoir d’être soutenus par les responsables politiques du pays à l’approche des élections législatives du mois de septembre.

 

Un projet de loi sur les salaires des patrons du privé

Un projet de loi sur les salaires des patrons du privé

 

Après le fiasco de la taxe 75%, le gouvernement s’attaque (à juste titre) aux salaires des grands patrons du privé. Ceci étant, sur le plan juridique, l’affaire n’est pas aussi simple ; en effet pour les entreprises du public, l’Etat peut décider de limitations, c’est autrement plus difficile pour le privé. A moins d’instaurer une fiscalité supplémentaire, encore faudrait-il qu’elle ne soit pas considérée comme confiscatoire par le conseil constitutionnel. L’intention, est sans doute bonne mais elle vise aussi à dissimuler les hausses de fiscalité qui pèsent  sur l’ensemble des contribuables ; En outre l’impréparation caractérise ce gouvernement qui prend des mesures précipitées pour tenter de limiter l’effondrement de son impopularité. Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, a indiqué jeudi qu’il y aurait « avant l’été » un projet de loi pour encadrer les salaires des grands patrons du privé. Sur LCI, la ministre a annoncé « le dépôt d’un texte de loi avant l’été dans lequel il s’agira de mettre fin à un certain nombre de pratiques et d’introduire de la transparence dans la rémunération » des dirigeants des grandes entreprises.

Salaires des grands patrons

Salaires des grands patrons

 

L’année dernière, la rémunération globale (le salaire fixe, les bonus, les actions gratuites, les options et les indemnités de départ, hors régime de retraites supplémentaires) des patrons exécutifs des 40 sociétés-phares de la place parisienne a atteint en moyenne 4 246 000 euros, en hausse de 4 % par rapport à l’année précédente, selon les données recueillies dans les rapports annuels de chaque société.  Certes, une fois déduites les indemnités de départ de certains d’entre eux (auxquelles a été intégré des bonus différés de Maurice Lévy), la hausse se transforme en une légère baisse de 3 %. Mais il ne faut pas oublier qu’il intervient après une hausse de 34 % en 2010. Le repli reste donc très modeste, surtout quand on le compare aux résultats des sociétés concernées : en 2011, le CAC 40 a chuté de 17 %, et le bénéfice net cumulé a reculé de 10 %.  Alors, bien sûr, la crise n’a pas été sans effet sur la paie des grands patrons. La rémunération moyenne d’un patron du CAC 40 reste loin de son niveau de 2006 (5,7 millions d’euros). Et si l’on élargit la photographie aux patrons du SBF 120, les rémunérations n’atteignent pas le même niveau. Les patrons du SBF 120, hors CAC 40, ont gagné en moyenne 2,1 millions d’euros en 2011. Au final, par rapport au reste de l’Europe, les grands patrons français ne sont pas les mieux lotis. Ils arrivent largement derrière les Anglais, mais aussi derrière les Allemands, les Italiens, les Espagnols et les Suisses.  Mais leur rémunération semble toutefois moins sensible à la crise que celle de leurs voisins. Proxinvest s’inquiète en effet de la hausse de la part fixe, c’est-à-dire la part indépendante des résultats de l’entreprise. Pour la première fois, la rémunération fixe moyenne excède 1 million d’euros pour les patrons du CAC 40. « C’est une somme colossale pour éventuellement rémunérer l’échec », s’indigne Loïc Dessaint, directeur associé de Proxinvest. Depuis 2006, la hausse atteint plus de 9 %, soit plus que l’inflation. Mais ce chiffre en dissimule un autre encore plus impressionnant. Si l’on considère uniquement les patrons qui sont restés en place sur la période, la rémunération fixe a bondi de 25 %. Les autres patrons du SBF 120 sont eux aussi concernés par cette augmentation de la rémunération fixe. Pour eux, elle a atteint 18,6 % en un an ! Pratique, en période de crise…

Salaires patrons : plafonnement…. en Allemagne

Salaires patrons : plafonnement…. en Allemagne

En France, on a beaucoup parlé des écarts de salaires entre patrons et salariés pendant la campagne électorale mais peu été fait depuis. Tout juste si on a abordé le salaire de Carlos Ghosn (plus de 12MF par an), une affaire vite enterrée puisqu’on a demandé aux salariés de Renault doublier et de souscrire au plan de compétitivité souhaité par Renault. En Allemagne, on parle moins mais on se prépare à agir. Le gouvernement allemand planche sur un projet de plafonnement de la rémunération des dirigeants de grandes entreprises allemandes, afin notamment d’éviter des écarts trop importants avec leurs salariés. Une commission, composée de fonctionnaires, d’experts et de chercheurs, a présenté une proposition de refonte du mode de gouvernance des sociétés cotées en Bourse. Elle propose en particulier que «les rémunérations individuelles soient plafonnées dans leur montant total, ainsi que dans leurs diverses composantes». Les conseils de surveillance devront contrôler plus strictement l’évolution de ces rémunérations afin d’éviter que l’écart de salaire entre dirigeants et salariés ne soit trop important, selon le document.  En outre, ces experts appellent les conseils de surveillance à publier un rapport détaillé de la rémunération des dirigeants, afin de faciliter, pour les actionnaires, la comparaison avec les autres entreprises. «La transparence et la durée doivent jouer un rôle plus grand dans les décisions du conseil de surveillance», plaide la commission. Les parties intéressées ont jusqu’au 15 mars pour apporter leurs modifications à cette proposition, dont la mouture finale sera présentée le 24 mai. Depuis 2006, chaque groupe du Dax publie dans son rapport annuel les rémunérations individuelles des membres de son directoire pour l’exercice écoulé. Mais il n’est jamais précisé combien ils ont effectivement touché les années précédentes grâce à la part variable de long terme, suscitant régulièrement de vives critiques. En 2011, la rémunération moyenne des patrons des 30 groupes allemands cotés sur l’indice vedette Dax s’était élevée à 5,04 millions d’euros (+ 8,7 % sur un an).

 

L’Allemagne dénonce aussi les salaires des fonctionnaires européens

L’Allemagne dénonce aussi les salaires des fonctionnaires européens

 «4.365 fonctionnaires européens gagnent plus d’argent que la chancelière », Cette révélation publiée lundi par le quotidien allemand Die Welt  a blessé les fonctionnaires européens. Habitués à être vilipendés par la presse tabloid britannique, ils se demandent pourquoi le coup part cette fois de Berlin. Et d’un quotidien réputé sérieux et conservateur. Piqué au vif, le porte-parole du Commissaire en charge de l’Administration, Maros Sefcovic a ainsi répliqué qu’aucun fonctionnaire ne gagnait davantage qu’Angela Merkel, dont le revenu mensuel est évalué à 21.000 euros. Seuls les Commissaires européens perçoivent un salaire équivalent, et même supérieur (plus de 23.000 euros) pour les présidents de la Commission, du Conseil, du Parlement et la haute représentante aux affaires extérieures.  Accusés par le premier ministre britannique David Cameron de vivre « dans un monde parallèle », les fonctionnaires européens ont pourtant consentis des efforts pour se mettre au diapason de l’austérité avec une chute de leur pouvoir d’achat de 7,6 % entre 2004 et 2011. En outre, depuis une réforme menée en 2004, avec une baisse de quelque 20% des salaires de début et de fin de carrière, la carrière européenne a perdu du lustre. La Commission européenne propose de la compléter par d’importantes mesures d’économies sur les cinq prochaines années : diminution de 5% du personnel, augmentation de la durée du travail de 37 à 40 heures hebdomadaire sans compensation salariale, relèvement de l’âge de la retraite de 63 à 65 ans, baisse sensible des salaires pour certaines fonctions. Toutes ces propositions représentent un milliard d’économies sur sept ans. Mais les gouvernements des Vingt-Sept réclament encore davantage de sacrifices. David Cameron en a fait son cheval de bataille.  Reste que les salaires de l’administration représentent à peine 3 % du budget de l’Union. Aussi hors démagogie, les seules possibilités de réellement diminuer les frais de fonctionnement européens portent sur l’élimination du double siège du Parlement européen (Bruxelles et Strasbourg) ou un abandon des frais de traduction dans les 23 langues officielles de l’Union ; toujours est-il que le nombre de fonctionnaires (55 000) donnent des armes à Londres et à Berlin pour dénoncer les gâchis financiers

 

Nouveau blocage des salaires des fonctionnaires

Nouveau blocage des salaires des fonctionnaires

Mots clés : Fonctionnaires, Fonction publique, Grève, Salaires, Marylise Lebranchu

Le relèvement des salaires de la fonction publique n’est pas prévu dans le budget 2013 (point d’indice) d’après Cahuzac. Conclusion, sans doute la poursuite du gel du salaire entamé en 2011. Une revalorisation peut-être en 2014, en fonction de la croissance mais rien n’est certain.  Trois syndicats – CGT, FSU et Solidaires – appellent les agents à une journée de grève le 31 janvier. Le but? Mettre la pression sur l’exécutif avant la réunion du 7 février où la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, lancera avec les partenaires sociaux la négociation sur les rémunérations. Un enjeu crucial, alors que le point d’indice – qui sert de base à la rémunération des fonctionnaires – est gelé depuis début 2011. «Nous n’accepterons pas que 2013 soit une nouvelle année blanche, prévient Jean-Marc Canon, le secrétaire général des fonctionnaires CGT. Trois ans de gel, c’est du jamais vu depuis la Libération! Il faut qu’avant la réunion, la ministre sente que la mobilisation se crée.» Sans appeler à la grève, FO est tout aussi remontée mais y va crescendo. «Nous préférons laisser le dialogue social aller à son terme», assure Christian Grolier, son homologue de FO. Non sans prévenir de sa réaction en cas d’échec: «S’il n’y a pas de perspective de hausse du point d’indice à l’issue de la rencontre, nous sonnerons la mobilisation générale.» À la CFDT, on se dit aussi vigilant. «Sur l’égalité hommes-femmes ou la santé au travail, les choses avancent, reconnaît Brigitte Jumel, la patronne des fonctionnaires CFDT. Mais cela ne peut faire oublier le pouvoir d’achat.» Il n’empêche, un geste dès 2013 semble improbable. «La revalorisation du point d’indice n’est pas prévue dans le budget 2013», a déjà prévenu à plusieurs reprises Jérôme Cahuzac, le ministre délégué au Budget. Non sans raison. Une hausse de 1 % du point d’indice coûte 1,8 milliard par an aux budgets de l’État, de la Sécu et des collectivités locales réunis. Un choc impossible à encaisser, surtout en 2013 où le gouvernement doit réaliser 10 milliards d’économies dans les dépenses publiques pour ramener le déficit dans les clous maastrichtiens. Le gouvernement peut toutefois dégainer d’autres propositions. Le jour de carence (non-remboursement du premier jour d’arrêt maladie) apparait comme une probable monnaie d’échange. Unanimement rejeté par les syndicats depuis son instauration en 2012, il pourrait être supprimé ou amendé. Problème: les directeurs d’administration réclament son maintien car il aurait diminué l’absentéisme… Autre porte de sortie, proposer une augmentation du point d’indice à partir de 2014, mais uniquement si la croissance est au rendez-vous.

 

Les salaires des comédiens les mieux payés

Les salaires des comédiens les mieux payés

On comprend mieux les réactions de certains comédiens quand on connaît leurs salaires : . de l’ordre de 1 million par an. Chiffre à mettre en face du salaire moyen net (INSEE) 4 500 euros nets pour 21 000 recensés. A noter qu’il s’agit d’une moyenne avec beaucoup de dispersion, une majorité gagne moins de 2000 euros par mois.

2012
1. Dany Boon : 7,5 millions d’euros
2. François Cluzet : 3,14 millions d’euros
3. Vincent Cassel : 2,51 millions d’euros
4. Benoît Poelvoorde : 2,375 millions d’euros
5. Omar Sy : 2,29 millions d’euros
6. Kad Merad : 1,82 million d’euros
7. Daniel Auteuil : 1,323 million d’euros
8. Franck Dubosc : 1,2 million d’euros
9. Valérie Lemercier : 1,08 million d’euros
10. Vincent Lindon : 1,021 million d’euros
11. Mélanie Laurent : 1,005 million d’euros
12. Jamel Debbouze et Florence Foresti ex-aequo : 1 million d’euros
13. Fabrice Luchini : 967 000 euros
14. Guillaume Canet : 908 000 euros
15. Christian Clavier : 880 000 euros
16. Karin Viard : 830 000 euros
17. Isabelle Huppert : 829 000 euros
18. Tomer Sisley : 790 000 euros
19. Audrey Tautou : 768 410 euros
20. Gilles Lellouche : 760 000 euros

2010

1: Jean Dujardin : 4,4 millions d’euros

2 – Dany Boon : 3 millions d’euros

3 – Sophie Marceau : 2,9 millions d’euros

4 – Kad Merad : 2,75 millions d’euros

5 – Guillaume Canet : 2,5 millions d’euros

6 – Mathilde Seigner : 2,1 millions d’euros

7 – Jean Reno : 2,09 millions d’euros

8 – Gad Elmaleh : 1,93 million d’euros

9 – Gérard Lanvin : 1,7 million d’euros

10 – Audrey Tautou : 1,5 million d’euros

 

2007

Gérard Depardieu vaut 1 million d’euros brut par film.

Daniel Auteuil les a dépassés pour le film de Patrice Leconte « Mon meilleur ami », empochant 1,2 million d’euros.

Jamel Debbouze se situe au même niveau que ses aînés. S’il demande un cachet inférieur au leur, il s’adjuge un pourcentage sur les recettes en salles. Une stratégie largement payante pour « Astérix » 2 et « Indigènes ».

Jean Dujardin a rejoint ce club très fermé depuis les cartons de « Brice de Nice » et d’« OSS 117 ». Il a négocié 800 000 € pour « Contre-enquête » et plus de 1 million pour « 99 Francs » (sortie cet automne).

Gérard Jugnot, Michel Blanc, Thierry Lhermitte et Christian Clavier ont émargé à plus de 1 million d’euros chacun pour « les Bronzés 3 ».

José Garcia et Gad Elmaleh se hissent également dans cette catégorie pouvant osciller entre 700 000 € et 1 million d’euros. Idem pour Alain Chabat 

Benoît Poolvoerde, depuis « Podium », il peut exiger entre 1 et 1,5 million d’euros

Fabrice Luchini a gagné 700 000 € pour « Molière », tout comme Romain Duris pour le même film.

Deux actrices atteignent le million d’euros par film : Sophie Marceau et Audrey Tautou.

Marion Cotillard a touché 450 000 € brut pour « la Môme ».

  Mathilde Seigner a gagné 533 000 € pour « Danse avec lui ».

Nathalie Baye s’est contentée de 343 000 € pour « Michou d’Auber ». Surprenant, vu son énorme popularité ! Selon un producteur, elle fait partie de ces stars qui ne sont pas obsédées par leur cachet.

Clovis Cornillac a touché 409 500 € brut.

Yvan Attal a perçu 400 000 € pour « le Serpent »

Dany Boon 500 000 € pour « Mon meilleur ami ».

De 150 000 à 600 000 € par film: Guillaume Canet, François Berléand, Kad Merad, Cécile de France, Benoît Magimel, François Cluzet, Juliette Binoche, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart, Valérie Lemercier…

 

 

 

123456



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol