Archive pour le Tag 'Salaires'

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Inflation-Les marges en hausse mais baisse des salaires (l’OCDE)

Inflation-Les marges en hausse mais baisse des salaires (l’OCDE)

Alors que les salaires ont continué de baisser de 4 % en euros constants, les marges parallèlement s’envolent d’après une étude de l’OCDE. Les entreprises de la plupart des pays affichent donc des profits suffisamment importants pour pouvoir absorber des hausses de salaires nécessaires à un environnement d’inflation élevé, a déclaré l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) .

Entreprises n’ont pas augmenté les salaires au même rythme que l’inflation dans 31 pays sur les 34 suivis dans le dernier rapport des perspectives de l’emploi, publié par l’organisme basé à Paris.

Une fois l’inflation prise en compte, les salaires ont chuté de 3,8% sur un an au premier trimestre 2023, celui des hongrois affichant la plus forte régression, en baisse de 15,6%, selon le rapport.

Si l’inflation a érodé le pouvoir d’achat des travailleurs, les profits des entreprises ont progressé plus rapidement que les salaires après la pandémie dans tous les pays suivis dans le rapport.

« Une crise du coût de la vie doit être partagée entre les gouvernements, les entreprises et les travailleurs », a déclaré Stefano Scarpetta, directeur de la direction de l’emploi, du travail et des affaires sociales (ELS) de l’OCDE.

« Il y a un peu de marge pour que les profits s’ajustent à des salaires plus élevés sans générer de spirale prix/salaires », a-t-il ajouté.

Ces augmentations de salaires varient en fonction des pays et des secteurs, a-t-il précisé.

Social- Marges en hausse mais baisse des salaires (OCDE)

Social- Marges en hausse mais baisse des salaires (OCDE)

Alors que les salaires ont continué de baisser de 4 % en euros constants, les marges parallèlement s’envolent d’après une étude de l’OCDE. Les entreprises de la plupart des pays affichent donc des profits suffisamment importants pour pouvoir absorber des hausses de salaires nécessaires à un environnement d’inflation élevé, a déclaré l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) .

Entreprises n’ont pas augmenté les salaires au même rythme que l’inflation dans 31 pays sur les 34 suivis dans le dernier rapport des perspectives de l’emploi, publié par l’organisme basé à Paris.

Une fois l’inflation prise en compte, les salaires ont chuté de 3,8% sur un an au premier trimestre 2023, celui des hongrois affichant la plus forte régression, en baisse de 15,6%, selon le rapport.

Si l’inflation a érodé le pouvoir d’achat des travailleurs, les profits des entreprises ont progressé plus rapidement que les salaires après la pandémie dans tous les pays suivis dans le rapport.

« Une crise du coût de la vie doit être partagée entre les gouvernements, les entreprises et les travailleurs », a déclaré Stefano Scarpetta, directeur de la direction de l’emploi, du travail et des affaires sociales (ELS) de l’OCDE.

« Il y a un peu de marge pour que les profits s’ajustent à des salaires plus élevés sans générer de spirale prix/salaires », a-t-il ajouté.

Ces augmentations de salaires varient en fonction des pays et des secteurs, a-t-il précisé.

Inégalités-Les marges en hausse mais baisse des salaires (OCDE)

Inégalités-Les marges en hausse mais baisse des salaires (l’OCDE)

Alors que les salaires ont continué de baisser de 4 % en euros constants, les marges parallèlement s’envolent d’après une étude de l’OCDE. Les entreprises de la plupart des pays affichent donc des profits suffisamment importants pour pouvoir absorber des hausses de salaires nécessaires à un environnement d’inflation élevé, a déclaré l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) .

Entreprises n’ont pas augmenté les salaires au même rythme que l’inflation dans 31 pays sur les 34 suivis dans le dernier rapport des perspectives de l’emploi, publié par l’organisme basé à Paris.

Une fois l’inflation prise en compte, les salaires ont chuté de 3,8% sur un an au premier trimestre 2023, celui des hongrois affichant la plus forte régression, en baisse de 15,6%, selon le rapport.

Si l’inflation a érodé le pouvoir d’achat des travailleurs, les profits des entreprises ont progressé plus rapidement que les salaires après la pandémie dans tous les pays suivis dans le rapport.

« Une crise du coût de la vie doit être partagée entre les gouvernements, les entreprises et les travailleurs », a déclaré Stefano Scarpetta, directeur de la direction de l’emploi, du travail et des affaires sociales (ELS) de l’OCDE.

« Il y a un peu de marge pour que les profits s’ajustent à des salaires plus élevés sans générer de spirale prix/salaires », a-t-il ajouté.

Ces augmentations de salaires varient en fonction des pays et des secteurs, a-t-il précisé.

Les marges en hausse et baisse des salaires (l’OCDE)

Les marges en hausse et baisse des salaires (l’OCDE)

Alors que les salaires ont continué de baisser de 4 % en euros constants, les marges parallèlement s’envolent d’après une étude de l’OCDE. Les entreprises de la plupart des pays affichent donc des profits suffisamment importants pour pouvoir absorber des hausses de salaires nécessaires à un environnement d’inflation élevé, a déclaré l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) mardi.

Entreprises n’ont pas augmenté les salaires au même rythme que l’inflation dans 31 pays sur les 34 suivis dans le dernier rapport des perspectives de l’emploi, publié par l’organisme basé à Paris.

Une fois l’inflation prise en compte, les salaires ont chuté de 3,8% sur un an au premier trimestre 2023, celui des hongrois affichant la plus forte régression, en baisse de 15,6%, selon le rapport.

Si l’inflation a érodé le pouvoir d’achat des travailleurs, les profits des entreprises ont progressé plus rapidement que les salaires après la pandémie dans tous les pays suivis dans le rapport.

« Une crise du coût de la vie doit être partagée entre les gouvernements, les entreprises et les travailleurs », a déclaré Stefano Scarpetta, directeur de la direction de l’emploi, du travail et des affaires sociales (ELS) de l’OCDE.

« Il y a un peu de marge pour que les profits s’ajustent à des salaires plus élevés sans générer de spirale prix/salaires », a-t-il ajouté.

Ces augmentations de salaires varient en fonction des pays et des secteurs, a-t-il précisé.

Social-Pouvoir d’achat-Écart grandissant entre dividendes et salaires depuis plusieurs années

Social-Pouvoir d’achat-Écart grandissant entre dividendes et salaires depuis plusieurs années

Entre 2011 et 2017, « les versements aux actionnaires et les dépenses par salarié évoluent de manière conjointe » avant une « nette rupture » en 2018, souligne Oxfam dans cette étude sur « l’inflation des dividendes » des 100 plus grosses entreprises françaises cotées en Bourse. Un écart de 40% environ.

« Alors que les versements aux actionnaires font un bond de 40% en ligne avec la croissance de la valeur ajoutée, les dépenses par salarié se mettent à stagner » à partir de 2018, observe l’ONG.

« En 2019, 45% des dividendes et rachats d’actions versés aux actionnaires auraient suffi à couvrir leurs besoins en investissement dans la transition écologique », estime Oxfam, qui note qu’ »en moyenne 71% des bénéfices » de ces entreprises ont été redistribués à leurs actionnaires, de 2011 à 2021, via dividendes ou rachats d’actions. Les politiques de l’énergéticien Engie, du fabricant de tubes sans soudure Vallourec et de l’entreprise minière Eramet sont notamment visées.

Oxfam réclame que le versement des dividendes soit conditionné par la loi à la mise en place « d’un salaire décent sur l’ensemble de la chaîne de valeur », ainsi que d’ »une stratégie climat ambitieuse » et d’un plan d’investissement mis en place avec le comité social et économique (CSE) de l’entreprise.

L’ONG souhaite aussi l’abolition du prélèvement forfaitaire unique sur les dividendes (« flat tax ») et le conditionnement des aides publiques au plafonnement des dividendes.

Pouvoir d’achat-Écart grandissant entre dividendes et salaires depuis plusieurs années

Pouvoir d’achat-Écart grandissant entre dividendes et salaires depuis plusieurs années

Entre 2011 et 2017, « les versements aux actionnaires et les dépenses par salarié évoluent de manière conjointe » avant une « nette rupture » en 2018, souligne Oxfam dans cette étude sur « l’inflation des dividendes » des 100 plus grosses entreprises françaises cotées en Bourse. Un écart de 40% environ.

« Alors que les versements aux actionnaires font un bond de 40% en ligne avec la croissance de la valeur ajoutée, les dépenses par salarié se mettent à stagner » à partir de 2018, observe l’ONG.

« En 2019, 45% des dividendes et rachats d’actions versés aux actionnaires auraient suffi à couvrir leurs besoins en investissement dans la transition écologique », estime Oxfam, qui note qu’ »en moyenne 71% des bénéfices » de ces entreprises ont été redistribués à leurs actionnaires, de 2011 à 2021, via dividendes ou rachats d’actions. Les politiques de l’énergéticien Engie, du fabricant de tubes sans soudure Vallourec et de l’entreprise minière Eramet sont notamment visées.

Oxfam réclame que le versement des dividendes soit conditionné par la loi à la mise en place « d’un salaire décent sur l’ensemble de la chaîne de valeur », ainsi que d’ »une stratégie climat ambitieuse » et d’un plan d’investissement mis en place avec le comité social et économique (CSE) de l’entreprise.

L’ONG souhaite aussi l’abolition du prélèvement forfaitaire unique sur les dividendes (« flat tax ») et le conditionnement des aides publiques au plafonnement des dividendes.

Écart grandissant entre dividendes et salaires depuis plusieurs années

Écart grandissant entre dividendes et salaires depuis plusieurs années

Entre 2011 et 2017, « les versements aux actionnaires et les dépenses par salarié évoluent de manière conjointe » avant une « nette rupture » en 2018, souligne Oxfam dans cette étude sur « l’inflation des dividendes » des 100 plus grosses entreprises françaises cotées en Bourse. Un écart de 40% environ.

« Alors que les versements aux actionnaires font un bond de 40% en ligne avec la croissance de la valeur ajoutée, les dépenses par salarié se mettent à stagner » à partir de 2018, observe l’ONG.

« En 2019, 45% des dividendes et rachats d’actions versés aux actionnaires auraient suffi à couvrir leurs besoins en investissement dans la transition écologique », estime Oxfam, qui note qu’ »en moyenne 71% des bénéfices » de ces entreprises ont été redistribués à leurs actionnaires, de 2011 à 2021, via dividendes ou rachats d’actions. Les politiques de l’énergéticien Engie, du fabricant de tubes sans soudure Vallourec et de l’entreprise minière Eramet sont notamment visées.

Oxfam réclame que le versement des dividendes soit conditionné par la loi à la mise en place « d’un salaire décent sur l’ensemble de la chaîne de valeur », ainsi que d’ »une stratégie climat ambitieuse » et d’un plan d’investissement mis en place avec le comité social et économique (CSE) de l’entreprise.

L’ONG souhaite aussi l’abolition du prélèvement forfaitaire unique sur les dividendes (« flat tax ») et le conditionnement des aides publiques au plafonnement des dividendes.

Indice Salaires des fonctionnaires : hausse de 1,5% du point d’indice au 1er juillet

Indice Salaires des fonctionnaires : hausse de 1,5% du point d’indice au 1er juillet

Au total, des mesures appréciées de manière modérée par les salariés mais susceptibles quand même de calmer un peu la grogne. À noter évidemment que le gouvernement n’indique pas comment ces dispositions seront financées ! ( Le déficit du budget représente déjà 5 % du PIB).Après avoir reçu les organisations ce lundi, le gouvernement a annoncé une hausse de 1,5 % du point d’indice des fonctionnaires, qui entrera en vigueur le 1er juillet prochain. Premier syndicat de la fonction publique, la CGT, qui réclamait une hausse du point d’indice de 10 %, a vilipendé une mesure « largement insuffisante », estimant la perte de pouvoir d’achat à 16 % depuis 2010.

Tous les agents se verront par ailleurs attribuer 5 points, correspondant à une aide forfaitaire de 25 euros supplémentaires par mois. Une partie des fonctionnaires – ceux dont la rémunération mensuelle brute va jusqu’à 3 250 euros – va également obtenir, avant la fin de l’année 2023, une prime dégressive de pouvoir d’achat allant de 800 à 300 euros. Cette mesure concerne 50 % des agents de l’État et 70 % des agents publics hospitaliers. Un agent d’accueil en début de carrière gagnerait au total 182 euros par mois de plus, et une professeur des écoles avec sept ans d’ancienneté 102 euros de plus, selon le ministère.

Les agents publics ont aussi obtenu la reconduction pour 2023 de la garantie individuelle de pouvoir d’achat, une revalorisation des frais de mission, une meilleure prise en charge des abonnements aux transports collectifs et une revalorisation du barème de monétisation des comptes épargne-temps. Après la hausse de 3,5 % du point d’indice intervenue l’été dernier pour un coût chiffré à 7,5 milliards d’euros, ces nouvelles mesures se montent à 3,5 milliards d’euros.

Salaires- Social : Pour un SMIC à 1500 € nets

salaires- Social : Pour un SMIC à 1500 € nets

Le SMIC est toujours nettement en retard sur l’inflation. C’est vrai aussi pour l’ensemble des salaires qui en moyenne sur deux ans ont perdu 5 % par rapport à l’inflation ( L’augmentation moyenne des salaires aura été de 7 à 8 % sur deux ans quand l’inflation aura dépassé 12 %). Pour compenser cette différence ,il conviendrait d’augmenter le SMIC et de le passer à 1500 € nets au lieu de 1383 € actuellement pour 35 heures hebdomadaires. Au 1er mai 2023, le Smic a atteint 1 747,20 euros bruts par mois, soit 1 383,08 euros nets pour 35 heures hebdomadaires. Il s’agit d’une hausse de 2,22 %, comme le précise un arrêté paru au Journal officiel le 27 avril 2023.

Chaque année, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) fait l’objet d’une revalorisation annuelle par décret au 1er janvier, qui tient compte de l’évolution de l’inflation constatée pour les 20 % de ménages ayant les plus faibles revenus. Par ailleurs, chaque hausse d’au moins 2 % de l’indice des prix à la consommation est automatiquement suivie d’un relèvement du Smic dans les mêmes proportions.

En mai 2023, il est rehaussé mécaniquement de 2,22 %, pour atteindre 1 383,08 € nets. Cela représente un gain mensuel de 30 € pour l’ensemble des salariés concernés. Le montant brut passe à 1 747,20 €. C’est ce que précise un arrêté du 26 avril 2023 portant relèvement du salaire minimum de croissance, publié au Journal officiel du 27 avril 2023.

Au 1er janvier 2023, le Smic avait augmenté de 1,81 % en application de la revalorisation légale annuelle. Depuis le 1er janvier, il s’établissait à 1 709,28 € bruts mensuels, soit 1 353,07 € nets (montant horaire brut de 11,27 €).

Les nouveaux montants à partir de mai 2023 :

Smic net au 1er mai 2023 : 1 383,08 €
Smic brut au 1er mai 2023 : 1 747,20 €
Smic horaire net au 1er mai 2023 : 9,11 €
Smic horaire brut au 1er mai 2023 : 11,52 €

Inflation : une ponction sur les salaires de 5 % environ

Inflation : une ponction scandaleuse sur les salaires de 5 % environ

il est clair que la création d’un impôt peut créer assez rapidement et bruyamment une vague de protestations. Il en va différemment lorsqu’il s’agit de l’inflation qui en quelque sorte constitue une sorte de fiscalité « douce » au bénéfice de certains acteurs économiques et de l’État.

De façon globale l’inflation a atteint autour de 6 % en 2022 auxquels il faudra ajouter encore 6 % en 2023. De leur côté,, les salaires ont augmenté d’environ 3,5 % en 2022 et c’est la même prévision en 2023. Au total il manque au moins 5 % sur les salaires. Une énorme ponction économique et fiscale. Une ponction qui explique d’ailleurs en grande partie les résultats exceptionnels sur le plan financier des multinationales et l’envol de la bourse. De ce côté, l’État contribue aussi à alimenter cette inflation car le principal impôt à savoir la TVA permet des rentrées fiscales supplémentaires au même rythme que l’inflation.

Le salaire moyen net en France était de 2500 € en 2022, il conviendrait donc d’augmenter toujours en moyenne les salaires de 125 € par mois pour rattraper l’inflation (toujours en net). Ce retard des salaires sur l’inflation explique en particulier le fait que certaines couches sociales basculent dans la pauvreté et que plus de 15 % se privent désormais de repas.

Le pompage des salaires via l’inflation constitue une injustice flagrante et qui pèse particulièrement sur les bas revenus dans l’essentiel est consacré aux dépenses contraintes (loyer, alimentation, chauffage, transport et abonnement notamment).

S’il devait y avoir rattrapage, il faudrait évidemment un effort supplémentaire pour ces bas revenus littéralement matraqués par les grandes entreprises qui profitent de l’inflation pour faire des bénéfices supplémentaires indus et tout autant matraqués par l’État via la fiscalité ( exemple carburant dont les prix sont composés de 60 % de taxes mais aussi la TVA sur les produits alimentaires).

« Augmenter les salaires et changer le travail »

« Augmenter les salaires et changer le travail »

par Maëlezig Bigi Sociologue

La sociologue Maëlezig Bigi observe, dans une tribune au « Monde », que les travailleurs français sont, en Europe, ceux qui ont le moins le sentiment d’être « bien payés » pour l’effort fourni.

En France, la proportion de salariés estimant ne pas recevoir « le respect et l’estime que mérite leur travail » oscille entre un tiers et un quart entre 2013 et 2019, selon les enquêtes « Conditions de travail » de la direction de la recherche du ministère du travail. A peine un peu plus de la moitié d’entre eux jugeaient satisfaisants leur salaire ou leurs perspectives de promotion en regard du travail effectué. Le sentiment d’être « bien payé pour les efforts fournis » est particulièrement dégradé. En 2021, seuls 45 % des travailleurs français exprimaient cette opinion, la proportion la plus faible au sein de l’Union européenne, selon l’enquête Eurofound (2021) sur les conditions de travail.

Ces chiffres témoignent tout d’abord des fortes attentes des Français à l’égard du travail comme activité permettant le développement de soi et l’intégration économique et sociale. A rebours des thèmes de la « grande démission », de la « démission silencieuse », ou même de la « flemme » des salariés français, toutes les grandes enquêtes quantitatives et qualitatives depuis plusieurs décennies démontrent la stabilité de la très grande importance accordée au travail dans notre pays.

La crise sanitaire n’a pas introduit de désengagement du travail, mais peut-être davantage une prise de distance vis-à-vis de ses conditions d’exercice. Le taux d’emploi a atteint, fin 2022, son plus haut niveau jamais mesuré par l’Insee, avec 68,3 % des 15-64 ans en activité. En revanche, la force du mouvement social qui s’exprime autour du passage en force de la réforme des retraites témoigne de l’inquiétude autour des conditions de travail, dont le rôle est déterminant dans le sentiment de reconnaissance, personnelle et sociale, pour les salariés comme pour les travailleurs indépendants, quels que soient les secteurs d’activité.

«Les salaires en France s’effondrent» (Sophie Binet )

«Les salaires en France s’effondrent» (Sophie Binet )

Invitée du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, la secrétaire générale du syndicat a évoqué son futur entretien mercredi avec la première ministre. Elle rappelle qu’aucun agenda particulier n’a été avancé par Matignon pour cette rencontre en bilatérale et prévoit de revenir sur trois grands sujets: Les retraites, les salaires et la durée du travail.

La représentante de la CGT veut encore soulever la question des salaires «qui s’effondrent en France». Elle demande une indexation des salaires sur l’inflation, afin de soutenir le pouvoir d’achat des salariés. Une stratégie écartée par le président car elle tend à nourrir les mécanismes de second tour de l’inflation. Sophie Binet s’inquiète ainsi de la «trappe à bas salaires» provoquée par la concentration des aides publiques sur les salaires les plus faibles. La successeur de Philippe Martinez va encore plaider pour la conditionnalité des aides publiques aux entreprises.

À propos des retraites, «Il n’y aura pas de retour à la normale [du climat social ] tant que le texte n’est pas retiré, la colère est très forte», a assuré la syndicaliste. La CGT plaide toujours de son côté pour une réduction du temps de travail à 32 heures par semaine, restant persuadée qu’un tel dispositif créerait des emplois.
Indexation des salaires

Sophie Binet s’oppose enfin sans surprise aux déclarations d’Emmanuel Macron sur la limitation des normes écologiques et sur son discours sur la réindustrialisation, qu’elle considère essentiellement comme de la «com». Quant à l’idée d’imposer des sanctions aux bénéficiaires du RSA qui ne se conformeraient pas au parcours «d’accompagnement» au retour vers l’emploi, elle ne voit qu’une «stigmatisation inacceptable des privés d’emplois».

Salaires Espagne : accord patronat-syndicats

Salaires Espagne : accord patronat-syndicats


Les syndicats et le patronat espagnol se sont mis d’accord sur une hausse des salaires de 4% cette année et 3% en 2024 et 2025

Les syndicats et le patronat espagnol se sont mis d’accord sur une hausse des salaires de 4% cette année et 3% en 2024 et 2025 afin de compenser les augmentations de ces derniers mois. Cet accord concerne les salariés des conventions collectives et a été ratifié ce lundi par le syndicat UGT et par les organisations patronales CEOE et Cepyme.

Cet accord n’entraînera toutefois pas de hausse automatique et généralisée des salaires dans le pays mais servira de base à la négociation collective dans les différentes branches.

Avec une inflation contenue en dessous des 6% en début d’année contre 9,2 en moyenne dans le reste de la zone euro et une croissance de 5,5% en 2022 grâce au tourisme, l’Espagne est dans le peloton de tête des pays les plus dynamiques de l’Union européenne. Signe de cette bonne santé : le chômage a légèrement reculé pour atteindre 12,87% de la population active l’an dernier, avec une forte progression des emplois en CDI (+1,6 million), dopés par une réforme du marché du travail en vigueur depuis janvier.

En France, selon la Dares, l’indice du salaire mensuel de base (le SMB), qui représente le salaire brut hors primes dans le privé, a progressé l’an passé de 3,8% sur un an.

Selon la dernière étude* de Deloitte sur la question (le cabinet mène plusieurs fois par an des enquêtes dans le cadre des NAO en entreprises, les négociations annuelles obligatoires), « sur fond d’inflation couplée à une forte pression sociale et des tensions énergétiques, les entreprises privilégient toujours l’ensemble des dispositifs en leur possession et confirment leur tendance à revoir à la hausse les budgets d’augmentation pour l’année 2023″.

Concrètement, les budgets d’augmentation prévisionnels 2023 (soit l’enveloppe globale dédiée à ces augmentations) ont été relevés depuis cet été pour atteindre +4,8% pour les ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise (OETAM) et +4% pour les cadres.

De quoi s’approcher des niveaux de l’inflation estime Deloitte. « En cumulant les augmentations réelles de 2022 et les budgets envisagés, les augmentations médianes se porteraient respectivement à 7% pour les non cadres et 6,5% pour les cadres sur 2 ans, ce qui permet de se rapprocher du niveau d’inflation » peut-on lire.

Ces moyennes couvrent évidemment des réalités sectorielles un peu différentes. « Les secteurs de l’Energie, , l’Industrie, la Grande Consommation et de l’Industrie de la santé affichent des budgets prévisionnels médians d’augmentation (hors promotion et ancienneté) de plus de 4,4% alors que le secteur public et les sociétés à but non lucratif envisagent des budgets médians de 2,1% (hors promotion et ancienneté) » souligne Deloitte.

Social-Salaires : un écart moyen de 1 à 100

Social-Salaires : un écart moyen de 1 à 100

Des écarts qui peuvent varier en moyenne de 1à 100 mais qui peuvent dans certains cas aller jusqu’à 1000 d’aprèsL’ONG Oxfam France qui a publié un rapport qui met en lumière les inégalités augmentant au sein des 100 plus grandes entreprises françaises cotées en bourse.

L’ONG indique qu’entre 2011 et 2021, « les 100 plus grosses entreprises françaises ont augmenté la rémunération de leur PDG de 66%, tandis que celle des salariés n’a augmenté que de 21%. On y découvre par exemple que le patron de Stellantis gagne plus de 1100 fois plus que son salarié moyen.

D’après le rapport, au cours de cette décennie, « l’écart de rémunération moyen entre le PDG et le salaire moyen » dans ces entreprises « est passé de 64 à 97″.

« Les proportions ont énormément augmenté et on atteint des proportions qui ne sont plus acceptables », a déploré Cécile Duflot.
Emmanuel Macron a également partagé ce constat face à ce riverain jurassien: « Je considère que quand les écarts atteignent cette proportion, vous ne pouvez plus l’expliquer aux gens. »

Salaires : un écart moyen de 1 à 100

Salaires : un écart moyen de 1 à 100

Des écarts qui peuvent varier en moyenne de 1à 100 mais qui peuvent dans certains cas aller jusqu’à 1000 d’aprèsL’ONG Oxfam France qui a publié un rapport qui met en lumière les inégalités augmentant au sein des 100 plus grandes entreprises françaises cotées en bourse.

L’ONG indique qu’entre 2011 et 2021, « les 100 plus grosses entreprises françaises ont augmenté la rémunération de leur PDG de 66%, tandis que celle des salariés n’a augmenté que de 21%. On y découvre par exemple que le patron de Stellantis gagne plus de 1100 fois plus que son salarié moyen.

D’après le rapport, au cours de cette décennie, « l’écart de rémunération moyen entre le PDG et le salaire moyen » dans ces entreprises « est passé de 64 à 97″.

« Les proportions ont énormément augmenté et on atteint des proportions qui ne sont plus acceptables », a déploré Cécile Duflot.
Emmanuel Macron a également partagé ce constat face à ce riverain jurassien: « Je considère que quand les écarts atteignent cette proportion, vous ne pouvez plus l’expliquer aux gens. »

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