Archive pour le Tag 'Salaires'

Page 4 sur 5

Banques : salaires indécents des patrons (Montebourg)

Banques : salaires indécents des patrons (Montebourg)

À la demande de Matignon, le ministre de l’Économie a indiqué avoir convoqué les patrons de banques pour les recadrer sur leurs augmentations de salaires.  « Les rémunérations des dirigeants de banque ont progressé dans des proportions absolument indécentes« , s’est indigné Arnaud Montebourg lors d’une séance de « questions cribles » au Sénat. Il a cité les exemples du « PDG du Crédit agricole » qui a obtenu « une augmentation de 38%, celui de Natixis +14% et celui de BPCE +29% ». On ne peut pas avoir un système bancaire défaillant et des rémunérations qui s’envolent dans des proportions disproportionnées à nos yeux Arnaud Montebourg « Il va falloir que l’on discute de tout cela avec la place bancaire », a-t-il assuré. « On ne peut pas avoir un système bancaire défaillant et des rémunérations qui s’envolent dans des proportions disproportionnées à nos yeux », a-t-il insisté. Le ministre a annoncé « un petit rendez-vous de discussion » avec les dirigeants des banques. « Le Premier ministre me l’a demandé et je vais évidemment le faire », a-t-il ajouté.

La baisse des cotisations va tirer les salaires vers le bas

La baisse des cotisations va tirer les salaires vers le bas

Il a raison Baroin,  la baisse des cotisations sur les bas salaires va tirer les rémunérations vers le bas ; du fait de effets de seuil les patrons auront tendance à embaucher plutôt des bas salaires pour retrouver de la compétitivité. Il est clair qu’une baisse générale des cotisations aurait été préférable. Le maire de Troyes estime que la baisse des charges sur les bas salaires va décourager les patrons d’employer à des salaires plus élevés. Si François Baroin approuve « l’initiative du pacte de responsabilité », il n’en est pas de même pour les baisses des cotisations sur les bas salaires annoncées par Manuel Valls.  Selon lui, la baisse des charges « va dans la bonne direction ». Mais il prévient :  »Je ne voterai jamais un texte qui impose des conditions de création d’emploi aux entreprises car pour moi c’est la négation de l’économie ». En revanche, sur la baisse des cotisations sur les bas salaires, il affirme : « Plus on baissera les charges sur les bas salaires plus on aura une économie pauvre ».  « C’est une trappe à pauvreté. Nous allons créer un coût prohibitif pour la création d’emplois très largement au-dessus du SMIC », estime-t-il.

 

Salaires : un écart de 600 euros entre grandes et petites entreprises

Salaires : un écart de 600 euros entre grandes et petites entreprises

 .

La rémunération moyenne en France était de 2.128 euros en 2011, avec un écart grandissant, de presque 600 euros, entre les salariés des très petites entreprises et des plus grandes, selon une étude du ministère du Travail (Dares). Dans le secteur privé et les entreprises publiques, la rémunération moyenne nette d’un salarié à temps plein a augmenté de 2,3% en 2011 par rapport à l’année précédente. Si l’on tient compte de l’inflation, la hausse se ralentit à +0,2%, après +0,5% en 2010 et +1,2% en 2009. Les salaires moyens ont crû moins vite dans les petites entreprises et davantage dans les grandes, renforçant un fossé déjà marqué entre salariés. En 2011, l’employé d’une entreprise de plus de 500 personnes gagnait en moyenne 2.368 euros nets, contre 1.772 euros dans les établissements de moins de 10 salariés. Ce fossé s’explique notamment par le fait que les petites entreprises recrutent plus souvent des jeunes au Smic. La progression a ralenti en 2011 dans la plupart des grosses branches professionnelles. Mais elle a été très dynamique dans l’industrie (+3,1% après +2,4% en 2010), compte tenu de la vitalité du salaire des ouvriers (+4,2%). Dans l’industrie, la cokéfaction et le raffinage sont les secteurs qui rémunèrent le plus (3.337 euros nets en moyenne). La branche où le salaire net reste le plus élevé reste celle des banques et assurances (3.123 euros), devant la chimie et pharmacie (2.804 euros) et les bureaux d’étude (2.741 euros). Très loin derrière, les employés des entreprises de propreté ferment le ban (1.337 euros) avec ceux de la restauration rapide (1.363 euros). L’écart de salaire mensuel net entre sexes était de 19% en moyenne pour un temps plein: 1.863 euros pour les femmes, 2.312 euros pour les hommes. Dans les banques et assurances, il dépasse 40%.

Salaires déguisés des stars de cinéma (Cour des comptes)

Salaires déguisés des stars de cinéma  (Cour des comptes)

Un sujet tabou: les à-côtés de la rémunération des stars (sans parler des salaires démentiels NDLR).  Le rapport de la cour des comptes en date du 2 avril dénonce l’utilisation « abusive » du régime du droit à l’image. Ce régime du code du travail a été créé pour l’utilisation de l’image d’une star dans la publicité par exemple. Mais ce régime est de plus en plus utilisé pour verser à la star d’un film un complément de rémunération qui s’ajoute à son cachet officiel.  « Cela alimente la hausse du coût » des films, pointent les limiers de la rue Cambon.  Première critique: cette pratique « nuit à la transparence ». En effet, cet à-côté n’apparaît pas dans les chiffres officiels du CNC (Centre national du cinéma), qui a toujours refusé de la chiffrer.  Pour la première fois, le rapport ose une estimation: « le poste du devis dans lequel ces sommes sont retracées, intitulé ‘droits divers’, a progressé de +119% entre 2003 et 2012 pour atteindre un total de 8 millions d’euros pour l’ensemble des films de fiction. Le dynamisme de cette augmentation est préoccupant. »  Seconde critique: verser de l’argent à la star au titre de son droit à l’image permet au producteur de payer moins de charges sociales: « cette pratique conduit à minorer artificiellement le salaire versé en vue de réduire les sommes dues au titre des cotisations sociales, tout en compensant cette minoration par un complément de rémunération déguisé en droit à l’image ». Régulièrement, l’URSSAF conteste ce droit à l’image, qu’elle requalifie en salaire.  Dernière critique: ce droit à l’image découle « en théorie » des recettes du film, et ne devrait donc être versé qu’une fois le film sorti.  « Or, certains contrats d’acteurs prévoient, avant même le début du tournage, une somme minimale susceptible de leur être attribuée sous la forme de droit à l’image. Cette pratique peut être tenue pour abusive », dénonce la Cour.  Face à tous ces problèmes, la Cour propose donc de « plafonner la prise en charge par le soutien public des rémunérations les plus élevées », et « d’exclure de tout soutien public automatique les films qui ont recours à cette pratique ».  Malheureusement, ce souci de moralisation n’est pas partagé par le CNC, qui argue que cela serait « incompatible avec la réglementation communautaire ».   Un argument qui ne tient pas debout, selon la Cour. En effet, il existe déjà moult subventions publiques qui ne sont pas assises sur le budget réel, mais sur un budget fictif calculé avec des cachets plafonnés. Par exemple, en Allemagne, le cachet du producteur est plafonné à 125.000 euros pour le calcul des subventions publiques. Et même en France, le cachet des acteurs est plafonné au minimum conventionnel dans le calcul du crédit d’impôt. Cela permet de « maîtriser la dépense », estime la Cour.

 

Pacte responsabilité : pour la compétitivité ou les bas salaires ?

Pacte responsabilité : pour la compétitivité ou  les bas salaires ?

 

Hollande va sans doute couper la poire en deux et affecter la baisse des charges moitié pour la compétitivité, moitié pour les bas salaires  Dans une étude publiée par l’Institut Montaigne, les économistes Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo recommandent une baisse ciblée sur les bas salaires pour doper l’emploi et expliquent qu’agir sur les hauts salaires se traduirait par une hausse de ces derniers, sans gain de compétitivité. « Un ciblage de 10 milliards d’allègements de charges, annulant les charges au niveau du smic et diminuant pour s’annuler à 1,6 smic, pourrait créer jusqu’à 800.000 emplois », calculent-ils, extrapolant les résultats du dispositif « zéro charge » de 2009 pour les entreprises de moins de 10 salariés. « Au contraire, si la baisse du coût du travail s’applique à tous les salaires de manière indifférenciée, elle se traduira essentiellement par des hausses de salaire et peu de créations d’emploi. En fin de compte, le coût du travail baissera très peu, l’impact sur le chômage sera négligeable et la compétitivité des entreprises ne s’améliorera pas », ajoutent-ils. Appliquer cette recommandation serait « une erreur stratégique », estime au contraire Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de l’institut Xerfi, dans une note diffusée jeudi. Elle permettrait certes de créer beaucoup d’emplois, reconnaît-il, ce qui tirerait la consommation à la hausse et donc la croissance économique à court terme. « Mais ce n’est pas parce que l’efficacité d’un médicament est reconnue que l’on doit en recommander l’administration quelle que soit la maladie, quelles que soient les circonstances », explique-t-il, en soulignant les pertes de parts de marché des entreprises françaises et l’érosion du nombre d’entreprises exportatrices. Selon Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo, mis à part le coût du travail élevé au niveau du salaire minimum, « le problème de la compétitivité est essentiellement d’une autre nature » et doit être réglé par des réformes structurelles. Ils citent l’enseignement et la recherche, la formation professionnelle, le processus de formation des salaires, le droit du travail, le financement de l’économie et l’efficacité des dépenses publiques. Pour Olivier Passet, il est illusoire d’imaginer combler le déficit de compétitivité des entreprises françaises en espérant combler l’écart de recherche et développement avec l’Allemagne. « Recommander la neutralité dans la diminution des charges, ce n’est pas simplement vouloir faire le jeu du ‘ lobbying des grandes entreprises du secteur industriel’ », dit-il. « C’est simplement être attentif au diagnostic, à l’histoire, à l’environnement international, avant de proposer un remède. » Selon le ministère du Commerce extérieur, la France comptait 120.000 entreprises exportatrices de biens en 2013 contre deux fois plus en Italie et trois fois plus en Allemagne. L’institut d’études économiques Coe-Rexecode estime quant à lui que les parts de marché des exportations françaises dans les exportations de la zone euro, qui étaient stabilisées depuis 2010, ont légèrement baissé au second semestre 2013, à 12,7% contre 17,5% en 1998.  Le Medef a proposé de diviser par deux les cotisations famille d’ici 2017 pour toucher tous les salaires. Au-delà des 10 nouveaux milliards, l’organisation patronale souhaite conserver le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), qui baisse le coût du travail sur les salaires allant jusqu’à 2,5 smic, et les allègements « Fillon » allant jusqu’à 1,6 smic.

 

Pacte de responsabilité : baisse sur les bas salaires ?

Pacte de responsabilité : baisse sur les bas salaires ?

 

Un débat finalemenet assez théorique celui qui consiste à s’interroger pour savoir ce qui est le plus favorable à la compétitivité ou à l’emploi. . Tout dépend notamment  du secteur, de la spécificité de l’entreprise, de la sensibilité à la concurrence infranationale, du taux de sous-traitance,  de la taille de l’entreprise. Une seule chose est certaine, moins de fiscalité c’est davantage d’emploi potentiel si évidemment les commandes sont là.  L’aval des partenaires sociaux au texte sur les contreparties au « pacte de responsabilité » étant acquis, le gouvernement cherche le bon équilibre entre une baisse de charges sur les bas salaires, plus efficace pour l’emploi, et sur les hauts salaires, qui aiderait davantage les entreprises exportatrices. Après la CFTC jeudi, la CFE-CGC a confirmé lundi qu’elle signait le relevé de conclusions négocié avec le patronat, et la signature de la CFDT, qui doit être confirmée cette semaine, ne fait aucun doute.  Le gouvernement doit maintenant choisir d’ici le 15 avril où faire porter la baisse supplémentaire de 10 milliards d’euros du coût du travail promise aux entreprises par François Hollande.  Dans les discussions avec le Medef, la CGPME et l’UPA, un consensus a selon lui émergé pour conserver le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), qui baisse le coût du travail jusqu’à 2,5 smic et atteindra 20 milliards d’euros en 2015. « La question qui se pose, c’est les 10 milliards d’euros supplémentaires, c’est ce dont nous parlons », a déclaré dimanche le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, sur BFM TV. « Il y a un arbitrage à faire entre ce qui va vers l’emploi – et plus on allège sur les bas salaires, plus c’est créateur d’emplois – et ce qui va vers la compétitivité et donc vers les plus hauts salaires », a-t-il ajouté. Les petites entreprises préfèrent les baisses sur les bas salaires car elles en comptent davantage, tandis que les plus grandes veulent doper leur compétitivité en touchant les hauts.

 

Baisse de charges : seulement sur les bas salaires en 2015 ?

Baisse de charges : seulement sur les bas salaires  en 2015 ?

Sapin souhaite que les baisse de charges concerne  surtout les bas salaires, une bonne intention en apparence mais qui pourrait inciter les entreprise à n’embaucher que ces bas salaires. Soucieux de «marquer les esprits», le ministre du Travail, Michel Sapin, a assuré dimanche que «la majeure partie» des baisses de cotisations sociales pour les entreprises, prévues dans le cadre du pacte de responsabilité, interviendra «dès 2015». Après le vote, à l’automne, des deux projets de loi de finances (État et Sécurité sociale). «Le calendrier sera clairement défini pour ne pas créer d’incertitude. Il tiendra compte des rendez-vous de suivi avec les partenaires sociaux, et des économies dans les dépenses publiques qui financeront le pacte», a poursuivi le ministre dans un entretien au Journal du dimanche. Prenant le contre-pied de Pierre Gattaz qui déclarait, la veille dans Le Figaro , qu’«une baisse de charges concentrée sur les seuls bas salaires n’est pas acceptable pour le Medef», Michel Sapin estime que cette option permettrait d’aller «dans le sens d’un maximum de création d’emplois». Selon lui, il est «indispensable, pour que le chômage recule durablement, que l’économie crée plus d’emplois que les 120.000 nouvelles arrivées chaque année sur le marché du travail». Au passage, Michel Sapin a salué la «bonne approche» du patronat et des syndicats qui ont «prévu d’assurer un suivi de tous les indicateurs: les effectifs, les qualifications, l’investissement, les marges, la rémunération du travail et celle du capital». Actuellement, le gouvernement penche pour un maintien du CICE, à hauteur de 20 milliards d’euros, auquel s’ajouteraient 10 milliards de baisse de cotisations destinées à la branche famille de la Sécurité sociale.

 

L’Etat veut diminuer les salaires des patrons du public

L’Etat veut diminuer  les salaires des patrons du public

Le ministère de l’Economie confirme, ce mardi 4 mars, qu’un effort sera demandé aux patrons des entreprises dont l’Etat est actionnaire. Après avoir imposé un plafond de 450.000 euros annuels pour les dirigeants d’entreprises publiques, le gouvernement attend de ceux-ci une baisse de leur rémunération globale de 30% par rapport à 2013. Pour la première fois cette année, le salaire des mandataires sociaux sera voté en assemblée générale. A cette occasion, « une baisse de leur rémunération fixe et variable de l’ordre de 30% serait bienvenue et nous encouragerait à voter favorablement », a précisé Bercy, évoquant « une politique générale en faveur de la modération salariale » plutôt que le ciblage de certaines entreprises.  L’Etat est notamment actionnaire d’Air France, d’EADS, de GDF Suez, d’Orange, de Renault ou de Safran. A Bercy, on ne doute pas que les autres actionnaires voteront comme l’Etat. En ce qui concerne les entreprises privées, l’exécutif compte sur la révision du code Afep et Medef. Plutôt que de légiférer, le gouvernement avait décidé de laisser l’Association française des entreprises privées et l’organisation patronale y introduire la pratique du « say on pay« . Ce dispositif donne un avis consultatif à l’assemblée générale des actionnaires sur les rémunérations des principaux dirigeants.

 

2 milliards de salaires impayés en 2013

2 milliards de salaires impayés en 2013

Les entreprises françaises sont restées fragiles en 2013. Les AGS, le régime de garantie des salaires, utilisé en cas de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire d’une entreprise, a fonctionné à plein régime l’année dernière. Le montant des avances a progressé de 5,4% par rapport à 2012 pour atteindre un record de plus de 2 milliards d’euros. Une première depuis la création de l’organisme en 1974. Le précédent record datait de 2009, en plein cœur de la crise, avec 80 millions d’euros versés. Le nombre de salariés bénéficiaires des AGS a également progressé de 3% par rapport à 2012. Il a atteint 286.000 personnes. Certains secteurs sont largement plus touchés que d’autres. Dans l’hébergement ou la restauration, le nombre d’intervention de l’AGS a progressé de 10,6%.  Néanmoins, petite lueur d’espoir, au quatrième trimestre, les statistiques remontent légèrement. Le nombre de dossiers ouverts par l’AGS en cas de liquidation ou de redressement judiciaire augmentait de 3,7% à fin décembre 2013, soit une progression moins importante que celle constatée à fin septembre (5,6%). Compte tenu des incertitudes sur la situation économique, le taux de cotisation (des entreprises) a cependant été maintenu à 0,30% par le Conseil d’administration de l’AGS.

 

Salaires : hausses de 2.5% en 2014

Salaires : hausses de 2.5% en 2014

 

La hausse pronostiquée des salaires serait de l’ordre de 2.5% en 2014, ce qui compte tenu de l’inflation probable devrait aboutir à une hausse réelle d’environ 1%. Une hausse toutefois théorique car elle se fonde sur une évolution de l’inflation qui n’intègre pas augmentation des impôts. directs. Les salaires ne vont donc pas beaucoup augmenter cette année. Une étude du cabinet AON Hewitt, dévoilée par Les Echos lundi 10 février, montre en effet que les salaires ne devraient progresser que de 2,5% en 2014. Ils avaient connu des hausses de 2,6% et 2,8% ces dernières années. Avant la crise de 2009, ils progressaient de 3,2% à 3,5% par an. Les entreprises tablaient jusqu’à lors sur une hausse de 2,8%. Ce recul s’explique par l’évolution des prévisions d’inflation pour 2014, retombées en six mois de +1,7% à +0,7%.  Dans le détail, les enveloppes dédiés aux augmentations générales devraient progresser de 1,3% et les individuelles de 2,3%. Bonne nouvelle néanmoins, seules 4% des entreprises interrogées devraient geler les salaires. En Allemagne, les augmentations de salaires devraient atteindre 3,1% et au Royaume-Uni 2,9%.

Salaires : bientôt un SMIC allemand

Salaires : bientôt un SMIC allemand

 

Le SPD milite pour un salaire horaire de 8,50 euros pour tous. Ni la date d’introduction ni le niveau de ce Smic à l’allemande ne sont connus, mais l’accord de principe des conservateurs constitue une révolution dans un pays qui s’en remet traditionnellement là-dessus aux partenaires sociaux. D’ailleurs la pilule a du mal à passer pour beaucoup. « Le salaire minimum fixe a ruiné l’Allemagne de l’Est », tempêtait le chef du gouvernement de Saxe-Anhalt (est), le conservateur Reiner Haseloff, en référence aux salaires fixés par l’Etat dans l’ex-RDA communiste, « nous ne devons pas refaire la même erreur ».  Le président fraîchement élu de l’association patronale BDA, Ingo Kramer, se demande « pourquoi la politique pense en savoir plus que les partenaires sociaux? ». Tout en jugeant « inacceptables » les salaires de misère qui ont cours par endroits, il assène qu’ »il y a de bonnes raisons » pour des salaires d’embauche faibles dans certains cas.  La nouvelle a été en revanche saluée avec enthousiasme à Paris. « C’est un signal (…) d’une approche peut-être plus coopérative des politiques économiques en Europe », a déclaré le ministre français de l’Economie Pierre Moscovici.  Outre la France, l’OCDE, le FMI ou les Etats-Unis ont appelé ces derniers mois l’Allemagne à soutenir sa demande intérieure pour aider à la reprise en zone euro. Un objectif qui passe notamment par une hausse des salaires allemands.  Selon l’institut économique DIW, 5,6 millions de personnes, soit 17% des salariés, gagnent actuellement moins de 8,50 euros, surtout les salariés peu qualifiés et à temps partiel.  Le CDU avait déjà mis de l’eau dans son vin ces dernières années pour permettre l’introduction de seuils de salaire dans certains métiers mal rémunérés. Les coiffeurs, dont certains gagnaient 3 euros de l’heure, ont ainsi maintenant un salaire minimum (de 8,50 euros), même chose pour les intérimaires ou encore les couvreurs.  L’introduction de ces salaires minimum à petit échelle n’a pas conduit à une hémorragie d’emplois dans les secteurs concernés. Mais cela n’empêche pas milieux économiques et économistes de peindre un tableau apocalyptique du marché de l’emploi une fois que le SPD aura eu gain de cause.  Le dernier rapport des « Sages », économistes influents qui conseillent le gouvernement allemand, y voit une « mesure nuisible à la croissance et à l’emploi ».  Le DIW pour sa part prévient que l’introduction d’un salaire minimum n’aura sans doute pas les effets attendus sur les inégalités et le pouvoir d’achat des ménages, notamment parce que quiconque gagne plus paie aussi plus d’impôts. L’institut recommande l’introduction d’un salaire plancher bas, qui serait progressivement relevé.  C’est ce que semblait suggérer en début de semaine Ilse Aigner, ex-ministre de Merkel et participante aux négociations de coalition. Le salaire minimum voulu par le SPD « peut être un objectif, on n’est pas obligé de le faire tout de suite », selon elle. Si elle cède sur le salaire minimum, la chancelière a martelé jeudi qu’elle restait opposée à des hausses d’impôts et à l’assouplissement du passage à 67 ans de l’âge de la retraite. Et viscéralement attachée à l’objectif d’allègement de la dette du pays. Conservateurs et sociaux-démocrates veulent boucler les négociations de coalition la semaine prochaine. Parmi les points d’achoppement figure encore la question de la doublé nationalité, voulue par le SPD, notamment pour les Turcs vivant en Allemagne.

 

Assemblée: menaces réduction de salaires pour les députés-maires

Assemblée: menaces de réductions de primes pour les  députés-maires  

 

La déontologue de l’Assemblée nationale, Noëlle Lenoir, a proposé mercredi de réduire de 40% l’indemnité de frais de mandat (IRFM) des députés cumulant leur mandat avec une fonction exécutive importante, comme maire d’une grande ville. Dans le rapport annuel qu’elle vient de rendre public, elle souhaite aussi que les députés lui fassent la déclaration – non publique – de leur appartenance à un club parlementaire, et de la source de financement de celui-ci. Mme Lenoir émet par ailleurs des réserves sur la moralité de tout club « visant à défendre les industries du tabac », pointant sans le nommer le club parlementaire des amateurs de havanes.

//

Salaires : pas de hausse

Salaires : pas de hausse

Pas véritablement de hausse en 2011 constate l’INSEE pour 2011, ce sera sans doute le cas aussi en 2012 et 2013. De quoi expliquer la quasi stagnation du pouvoir d’achat ; le pire étant à venir avec les nouvelles fiscalités (TVA notamment). Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir. En 2011, les salaires en France ont augmenté de… 0,2%. Le salaire net mensuel (en équivalent temps plein) d’une personne travaillant dans le privé ou le secteur public a atteint en moyenne 2.130 euros en 2011, soit une hausse de 2,3% par rapport à 2010, d’après une étude de l’Insee publié ce mercredi 30 octobre. Mais compte tenu de l’inflation (2,1%), les salaires n’ont pris de 0,2% par rapport à 2010. En 2010, ils n’avaient déjà progressé que de 0,5% alors qu’ils avaient pris 1,2% en 2009. Ce sont les salaires des ouvriers qui ont apparemment connu l’évolution la plus favorable (+2,1% en 2011). Mais cette hausse est en trompe-l’œil, prévient l’Insee. Car les pertes d’emploi enregistrées dans l’industrie et la construction ont affecté principalement des salariés peu qualifiés et peu rémunérés et conduit « mécaniquement à une hausse du salaire moyen » des salariés ayant conservé leurs postes. Les cadres ont vu, eux, leurs salaires diminuer (-1,5%), sauf dans la finance et les assurances (+0,6%). L’écart salarial hommes-femmes, qui se réduit un peu depuis 2008, a continué à se résorber légèrement mais est resté important. En 2011, une salariée gagnait en moyenne 19,3% de moins que son homologue masculin (-0,5 point par rapport à 2010). Cette diminution est liée notamment à la progression du nombre des cadres parmi les femmes salariées et au fait que leurs salaires aient moins baissé que ceux des hommes. Le salaire médian a atteint 1.712 euros en 2011, soit une quasi-stagnation (+0,1% en euros constants). Les 10% des salariés les moins bien payés ont perçu une rémunération mensuelle nette inférieure à 1.170 euros, soit une hausse de 0,3% par rapport à 2010. Les 10% les mieux payés ont touché plus de 3.400 euros (+0,5%) et les 1% les mieux lotis plus de 7.817 euros (-0,1%).

 

Salaires 2014 : plus 1% en moyenne

Salaires  2014 : plus 1% en moyenne

L’augmentation des salaires sera limitée en 2014, le sur plus venant surtout des augmentations individuelles. Selon l’étude du cabinet Aon Hewitt publiée ce lundi 9 septembre, les hausses de salaires atteindraient 2,8% l’année prochaine. Un chiffre bien inférieur au niveau d’avant la crise. La reprise a beau se profiler, elle ne se traduirait pas par d’importantes hausses de salaires. Ce lundi 9 septembre, une étude du cabinet Aon Hewitt explique que les entreprises françaises prévoient d’augmenter de 2,8% les salaires de leurs collaborateurs. Ce qui revient à une nouvelle année de modération. Si ces prévisions se confirment, 2014 sera ainsi la quatrième année consécutive à voir les enveloppes progresser de 2,8%, un chiffre en dessous des niveaux d’avant la crise (situés autour de 3,2%/3,4%). Selon Aon Hewitt, ces chiffres se traduiront par des augmentations générales de 1,2% et des augmentations individuelles de 2,5%. Les augmentations générales correspondent peu ou prou aux prévisions d’inflation, attendue autour de 1% en 2014. « Les entreprises conservent cette volonté de couvrir l’inflation », note Aon Hewitt qui relève aussi qu’elles conservent une certaine souplesse avec les enveloppes individuelles. Autre enseignement: les grandes entreprises ont, semble-t-il, plus de mal à dégager des budgets conséquents d’augmentations. Ainsi, les augmentations sont attendues à 3% dans les groupes de moins de 1.000 salariés et seulement à 2,1% dans les entreprises qui emploient plus de 1.000 personnes.

Espagne: Rajoy impliqué dans une affaire de salaires occultes

Espagne: Rajoy impliqué dans une affaire de salaires occultes

En Espagne, les éléments à charge s’accumulent contre Mariano Rajoy, l’actuel Premier ministre. La justice espagnole enquête sur toute une comptabilité parallèle autour du PP, le Parti Populaire, actuellement au pouvoir. Les enquêteurs se penchent surtout sur un système qui aurait été destiné, dans les années 90, à verser des rémunérations occultes à des dirigeants du parti. Le quotidien de centre-gauche « El Pais » a fait ainsi état de documents établissant des « paiements », durant plus d’une décennie, à Mariano Rajoy, avant qu’il prenne la tête du gouvernement espagnol.  Le Premier ministre espagnol a affirmé, lundi 15 juillet, qu’il ne démissionnerait pas, malgré les appels en ce sens de l’opposition, et dénoncé un « chantage » contre l’Etat de droit. « J’accomplirai le mandat que m’ont donné les Espagnols », a déclaré Mariano Rajoy devant la presse, assurant que « l’Etat de droit ne se soumet pas au chantage » et que la justice poursuivrait son travail « sans aucune pression ».  L’ancien trésorier du PP, Luis Barcenas, est en détention préventive depuis le 27 juin. Il répond en ce moment aux questions d’un magistrat à Madrid. Le quotidien de centre-droit « El Mundo » a publié un échange de SMS attribués à Luis Barcenas et Mariano Rajoy. Ces messages attesteraient de liens restés étroits entre les deux hommes, au moins jusqu’au mois de mars dernier. La principale force d’opposition a décidé d’engager une offensive. Dimanche, le chef du PSOE, le parti socialiste, avait appelé Mariano Rajoy à la démission. Ce lundi matin, à la radio Cadena SER, la n°2 du PSOE a indiqué que des discussions sont engagées avec d’autres formations de l’opposition parlementaire. Mais il n’est pas encore question d’une motion de censure.  Ce scandale tombe au plus mal pour l’Espagne qui commençait à sortir de la crise. Le frémissement de confiance, déjà extrêmement relatif, pourrait bien disparaître. Le ministre de l’Economie l’avait pourtant affirmé, la récession est derrière l’Espagne. Luis de Guindos parlait même d’un retour à la croissance dans les trimestres à venir. L’IEE, l’institut espagnol d’études économiques, se hasarde même à tabler sur un rebond de 0,7 % en 2014, alors que le FMI s’attend à une stagnation du PIB. Mais l’IEE, comme d’autres analystes, veulent croire à un effet positif après la très violente dévaluation interne que continue de subir le pays.  A force de réduction des effectifs, de la masse salariale et des revenus réels, les coûts de production chutent dans le pays. Alors qu’en Allemagne, en France, ou en Italie, les profits des entreprises se tassent, la tendance est radicalement inverse en Espagne. Les profits après taxes, intérêt et dividendes représentent à présent non loin de 16 % du PIB, soit sept points de plus qu’en Allemagne, huit points de plus qu’en Italie, et dix de plus qu’en France, si l’on se réfère à un récent graphique de la banque Natixis.   A ce tarif-là, selon les experts, mieux vaut aller sous-traiter ses services informatiques en Espagne plutôt qu’en Inde. Et de ce point de vue, le sort du gouvernement Rajoy n’y changera pas forcement grand-chose.

 

Sondage Medef : les français pour le dialogue et le contrôle des salaires des patrons

Sondage Medef : les français pour le dialogue et le contrôle des salaires des patrons

 

 

Le dialogue avec les partenaires sociaux et l’encadrement de la rémunération des patrons sont les priorités que les Français aimeraient voir adopter par le nouveau président du Medef Pierre Gattaz, selon le sondage La Question de l’Eco paru jeudi. 49% des sondés estiment que « renforcer le dialogue avec les partenaires sociaux » doit être une priorité pour M. Gattaz, reléguant en deuxième place la tâche de « renforcer les règles de bonne conduite concernant la rémunération des dirigeants d’entreprise », citée par 47% d’entre eux, selon ce sondage Tilder-LCI-OpinionWay.  Interrogés sur les « deux priorités » que devrait choisir M. Gattaz, 41% des sondés citent également l’obtention d’une « simplification des procédures administratives pour les entreprises » et 40% « un allègement des charges sociales et des impôts sur les entreprises ».  Pierre Gattaz, un industriel au ton offensif, est devenu mercredi le nouveau président du Medef, succédant à Laurence Parisot.  Aux critiques qui lui ont reproché son peu de goût pour le dialogue social, il a rétorqué l’avoir pratiqué « sur le terrain » au quotidien dans son entreprise Radiall.  Par ailleurs 69% des sondés sont d’avis qu’ »il est possible de baisser le budget de l’État en 2014 sans baisser la qualité du service », contre 31% qui estiment que ce n’est pas possible.

 

Salaires patrons entreprises cotées hors CAC 40 : 450 000 euros par an

Salaires patrons entreprises cotées  hors CAC 40 : 450 000 euros par an

Des salaires à faire rêver beaucoup de patrons de petites PME. Les dirigeants de grandes entreprises cotées en bourse hors CAC 40 ont vu leur rémunération totale augmenter depuis la crise de 2008, notamment ceux à la tête de sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à un milliard d’euros, selon une étude présentée mardi. Cette étude annuelle de l’ATH, association technique de cabinets d’audit et d’experts comptables, s’appuie sur un panel de 388 dirigeants de 154 sociétés cotées hors CAC 40, banque et assurance.  Elle montre que les dirigeants d’entreprises à capitalisation boursière de plus d’un milliard d’euros (catégorie A, par exemple TF1, Havas ou Areva) ont vu leur rémunération totale moyenne baisser de 17% entre 2008 et 2012.  Ceux dont les entreprises ont une capitalisation boursière comprise entre 150 millions et un milliard (catégorie B, par exemple Meetic ou Gaumont) ont en revanche bénéficié d’une hausse de leur rémunération totale de 3%, tandis que ceux dont la capitalisation boursière est inférieure à 150 millions (catégorie C, Mr Bricolage) ont été augmenté de 18%, assure l’association.  Dans le même temps, la rémunération moyenne des dirigeants du CAC 40 a, elle, augmenté de 21%, rappelle ATH. Ceux-ci, qui gagnaient déjà deux fois plus que les responsables de sociétés de catégorie A en 2008, gagnent désormais quasiment trois fois plus.  Dans le détail des rémunérations, la part variable est globalement restée stable entre 2008 et 2012 dans l’ensemble des entreprises cotées interrogées, avec à nouveau une baisse pour les dirigeants des entreprises de catégorie A et une évolution modérée pour les deux autres catégories.  Seuls 28% du panel, soit 109 dirigeants d’entreprise, assurent en outre avoir bénéficié d’options de souscription ou d’achat d’actions dont les montants ont progressé de 25% sur cinq ans, précise encore ATH (+145% pour les catégories C).  Les Golden parachutes bénéficient également à 28% des dirigeants d’entreprises cotées, surtout ceux de catégorie A (50%), mais correspondent à des montants hétérogènes (entre 6 et 24 mois de salaires).  Ils sont également 26% à bénéficier d’une retraite supplémentaire, dont toujours la moitié des dirigeants de sociétés de catégorie A.  L’association ATH a en outre calculé que 63% des dirigeants interrogés gagnaient moins de 450.000 euros par an, la limite imposée par le gouvernement aux responsables d’entreprises publiques.  Elle a également estimé à 23 millions d’euros le surcoût pour les 41 entreprises comprenant des dirigeants rémunérés au delà d’un million d’euros, de la nouvelle fiscalité à 75%.  Enfin, ATH a regretté que sur 388 dirigeants de ces sociétés, 22 seulement soient des femmes dont une seule PDG (d’une entreprise de catégorie C). Leur rémunération moyenne est en outre équivalente à 59% de celle des hommes.

Salaires fonctionnaires : Touraine ne promet rien !

Salaires fonctionnaires : Touraine ne promet rien !

Invitée par France Inter ce matin à la veille de la conférence sociale, Marisol Touraine a répondu à Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qui s’est dit ce mercredi « scandalisé » par l’annonce d’un nouveau gel du point d’indice des fonctionnaires pour 2014. « Il ya eu concertation », assure-t-elle. « Des discussions sont déja engagées pour l’évolution des carrières de catégorie C,  ceux qui ont les rémunérations les plus faibles », précise-t-elle. « Quatre ans que les fonctionnaires n’ont pas une augmentation de leur point d’indice, c’est très lourd », a commenté sur RTL Laurent Berger ce matin, en soulignant qu’il existe « beaucoup de petites rémunérations » dans la fonction publique. Il a estimé « très très grave » que l’annonce de ce gel du point d’indice, qui sert de base au calcul des salaires des 5,2 millions d’agents, ait été faite « sans concertation avec les organisations syndicales ».   »Les fonctionnaires ne sont pas des privilégiées, ils sont confrontés à une sitaution difficile, et on leur demande des efforts. (…) « Personne ne dit que les fonctionnaires » seront exonérés de la réforme des retraites. « Nous engageons une réforme des retraites qui va concerner l’ensemble des Français, et les fonctionnaires y participeront comme l’ensemble des Français », a-t-elle ajouté. Il faut arrêter « cette espèce de fonctionnaires bashing ».

 

Salaires fonctionnaires : pas augmentation en 2014

Salaires fonctionnaires : pas augmentation en 2014

 

La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a confirmé mardi matin que le gel du point d’indice des fonctionnaires serait reconduit en 2014. « A l’heure où je vous parle, c’est effectivement la position que nous avons prise », a-t-elle dit sur France Info. « Pour l’instant, dans la préparation du budget 2014, nous n’avons pas pris le choix de dégeler le point d’indice (ndlr, qui n’a pas été augmenté depuis 2010) ». « C’est vrai que les fonctionnaires sont à la fois déçus et inquiets sauf que, en même temps, ils comprennent que l’ensemble des négociations que nous avons ouvertes (…) leur permettent peut-être aussi d’avoir un certain nombre de progrès », notamment sur les plus basses rémunérations, a ajouté la ministre. Marylise Lebranchu avait évoqué la prolongation du gel du point d’indice lors d’un récent déplacement en Auvergne. Celle-ci était implicite dans la loi de programmation budgétaire pluriannuelle votée fin 2012 et actualisée en avril dans le cadre du programme de stabilité envoyé à la Commission européenne qui prévoit un effort budgétaire de 20 milliards d’euros en 2014, dont 14 milliards sur les seules dépenses de l’Etat. Une hausse de 1% du point d’indice de la fonction publique augmenterait la masse salariale de l’Etat de quelque 800 millions d’euros. Six syndicats de la fonction publique (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFTC et CGC) ont brandi début juin la menace d’une grève à la rentrée pour réclamer une revalorisation du point d’indice qu’ils jugent nécessaire et défendre le régime de retraite des fonctionnaires.

 

Salaires grands patrons : Hollande recule devant le MEDEF et renonce à légiférer

Salaires grands patrons : Hollande recule devant le MEDEF et renonce à légiférer

 

François Hollande a renoncé à légiférer sur la rémunération des dirigeants de sociétés pour se rallier à un code de bonne conduite présenté par le patronat, ont déclaré les présidents du Medef et de l’Association française des entreprises privées. « Le gouvernement a compris que l’intérêt d’une loi était moindre qu’il ne l’avait pensé », explique Laurence Parisot dans une interview publiée dans l’édition de lundi des Echos. Le code présenté vendredi au chef de l’Etat par le Medef et l’Afep est une nouvelle version, plus exigeante, de celui qui existait déjà et avait été révisé en 2008 et 2010. François Hollande « nous a écouté avec bienveillance et s’est montré satisfait », explique Laurence Parisot. Le président de l’Afep, Pierre Pringuet, loue pour sa part « la qualité de dialogue et d’écoute dont ont fait preuve le ministre de l’Economie et ses services ». Ce code de bonne conduite prévoit notamment que les assemblées générales d’actionnaires des entreprises s’expriment sur la rémunération individuelle de chaque mandataire social. « Ce sera un vote consultatif », explique Pierre Pringuet. En cas de vote négatif, « le conseil d’administration se réunit et doit indiquer publiquement les conclusions qu’il en tire. » Laurence Parisot estime que cela suffira à encadrer les rémunérations des dirigeants. « Avec le ‘say on pay’ nous posons un principe très fort (…): se soumettre ou expliquer, ‘comply or explain’ », explique la présidente du Medef en fin de mandat. « Stocks options, retraites supplémentaires, indemnité de départ n’ont jamais été autant encadrées que dans ce nouveau code », renchérit Pierre Pringuet. Selon le Figaro, qui a révélé l’information, les « retraites-chapeaux » seront ainsi plafonnées à 45% du revenu de référence. Autre innovation: la création d’un haut comité de suivi de la gouvernance des entreprises, qui pourra se saisir lui-même. « Nous avions le code de la route, nous créons un gendarme », souligne Laurence Parisot. Selon Pierre Pringuet, ce comité « sans équivalent en Europe » sera composé de dirigeants et d’anciens dirigeants d’entreprise mais également de personnalités qualifiées. Ce comité, qui comptera sept membres, selon Le Figaro, surveillera l’ensemble des entreprises. Enfin, le nouveau code de conduite fixe un nombre de mandats maximum en France et à l’étranger.

 

 

12345



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol