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Sondage : les français pour moins d’impôts et des hausses des bas salaires

Sondage : les français pour moins d’impôts et des hausses des bas salaires

 

La crise aura eu au moins le mérité d’améliorer les compétences des français en matière d’économie, en tout cas leur intérêt ; cependant il y a encore de gros progrès à faire dans ce domaine. Peut être cela aura-t-il des effets sur le profil de la personnalité qui aura à diriger le pays ; jusque là en effet les président de la république manifestait une incompréhension totale de l’économie depuis Mitterrand (qui la méprisait)- en passant par Chirac (qui sen moquait) -, par Sarkozy (qui se limitait des discours) ou par Hollande (lui qui ne sait rien et ne fait rien) °. D’après une étude de la Banque de France, les français estiment que le soutien à la croissance passe par une baisse dimpôts, par un relèvement des bas salaires et le renforcement de la compétitivité des entreprises.  Ils recommandent en priorité d’augmenter les petits salaires et de baisser les impôts des ménages, selon une étude publiée ce jeudi 13 novembre par la Banque de France. Pour les Français, l’augmentation des petits salaires et la baisse des impôts des ménages seraient les deux mesures les plus efficaces pour stimuler la croissance. Arrive ensuite l’amélioration de la compétitivité des entreprises. Les Français recommandent en priorité d’augmenter les petits salaires et de baisser les impôts des ménages, selon une étude publiée ce jeudi 13 novembre par la Banque de France.  Consultés sur les mesures les plus efficaces pour accélérer la croissance, l’augmentation des petits salaires (42%) et la baisse des impôts des ménages (42%) arrivent en tête, devant l’amélioration de la compétitivité des entreprises (34%). Les deux premières options sont plébiscitées par les personnes les plus modestes (respectivement 58% et 59% chez les CSP-).  Si le goût des Français pour l’économie progresse (61% des personnes se disent intéressées, soit six points de plus qu’il y a un an), ils sont encore 58% à juger que l’information économique n’est pas compréhensible (-2 points).  Parmi les sujets qui suscitent le plus d’intérêt figurent en tête la situation des finances publiques (56%) et le fonctionnement et le financement de la protection sociale (41%).

Salaires : hausse de 2% en 2015

Salaires : hausse de 2%  en 2015

 

Des augmentations un peu plus importantes en 2015 mais avec une inflation un peu supérieure (autour de 0.5% en 2014 et  1% en 2015), quand même en moyenne une progression de 1% en francs constants. Cela dit on peut cependant contester la mesure de l’inflation car avec la crise la consommation des ménages s’est nettement déformée sous l’effet des hausses de dépenses contraintes.  Les entreprises françaises projettent de relever globalement les salaires de 2% en 2015, une tendance modérée proche de 2014, selon une enquête du cabinet de conseil Altedia publiée vendredi 3 octobre. En 2014, les augmentations globales (générales et individuelles) pratiquées ont été de 1,9%, a mesuré l’observatoire des rémunérations d’Altedia (Lee Hecht Harrison, groupe Adecco). En janvier, les entreprises interrogées prévoyaient 2% pour 2014. Pour les augmentations générales, les budgets se sont rétrécis encore pour l’année 2014, tant pour les cadres (+0,7% contre +1,1% en 2013) que pour les autres catégories (+1,1% contre +1,3%), précise l’enquête. En revanche, les enveloppes distribuées au mérite individuel en 2014 se sont maintenues pour les cadres (à +1,8%) et ont augmenté davantage que l’an dernier pour les non-cadres (+1,4% après +1,2% en 2013). 69% des cadres ont eu en 2014 des augmentations individuelles, seulement la moitié (53%) des salariés des autres catégories. La moitié des entreprises interrogées (48%) indiquent avoir augmenté en 2014 les sommes versées au titre de l’intéressement (dispositif de redistribution aux salariés facultatif), 16% les ont réduites et 36% maintenues. Les non-cadres ont reçu en moyenne 1.500 euros, les cadres 2.100 euros. Au titre de la participation (obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés), 39% des entreprises rapportent des budgets en hausse. Elles sont presque aussi nombreuses à avoir réduit les versements, en moyenne de 1.000 et 1.400 euros selon la catégorie. Altedia a établi ses prévisions sur la base d’une enquête réalisée entre juin et septembre auprès de 350 sociétés issues de sept grands secteurs d’activité (industrie, grande consommation, assurance, banque, informatique, transport et logistique, institutions de retraite et prévoyance). La plupart des prévisions pour 2015 publiées depuis septembre par différents cabinets, oscillent autour de 2%-2,5%, loin des niveaux d’avant la crise de 2008. Le gouvernement table en 2015 sur une inflation de 0,9%.

 

Salaires : augmentation moyenne de 2% en 2015

Salaires : augmentation moyenne de 2% en 2015

 

 

Finalemenet la faiblesse  de l’inflation a du bon, elle redonne du pouvoir d’achat aux salariés. Même limité à 2% le gain est réel compte tenu de l’inflation qui dépassera de peu 0.5%. Même chose sans doute en 2015 car malheureusement il ne faut pas espérer une reprise de la demande en France et l’inflation devrait ne pas dépasser 1%.  Les prévisions d’augmentations des salaires en 2015 sont donc sensiblement équivalentes à celles prévues en 2014, avec des entreprises qui restent « extrêmement prudentes ». Selon une enquête du cabinet Deloitte dévoilée lundi 8 septembre, elles prévoient d’augmenter les salaires de seulement 2%, soit moins qu’au pic de la crise de 2008. Les prévisions d’augmentations globales (générales et individuelles) sont « dans une tendance proche » de celle de 2014, note le cabinet de conseil. « Même au plus fort de la crise économique en 2008, les entreprises envisageaient des augmentations autour de 2,4% (contre 3,3% en 2008 avant la crise économique) », souligne-t-il. Selon Deloitte, une partie de l’explication est à chercher du côté du faible niveau d’inflation, tombée à 0,5% sur douze mois en juillet. Selon le niveau de responsabilité des salariés, les budgets prévisionnels varient de 1,9% pour les non-cadres à 2,25% pour les cadres supérieurs. Lueur d’espoir pour les salariés, les concrétisations en 2014 ont été nettement meilleures que ce que les entreprises envisageaient en début d’année: 2,6% au lieu des 2% prévus. Cette hausse ne tient pas compte de l’évolution de l’épargne salariale (intéressement et participation), qui accuse une baisse de 5 à 10% entre 2013 et 2014, selon les calculs de Deloitte. L’étude relève « des différences faibles entre les secteurs », même si « les secteurs de l’énergie et de l’assurance se positionnent nettement au-dessus des autres ». La taille des entreprises est en revanche source d’écarts sensibles. Celles de moins de 1.000 salariés ont ainsi offert en 2044 davantage (+2,6%) que les plus grandes (+2%) à leurs salariés non-cadres. Pour les cadres, la différence se creuse (+2,7% et 1,9%). Deloitte a établi ses prévisions sur la base d’un sondage réalisé fin août auprès d’une centaine de sociétés et son enquête sur les rémunérations repose sur un panel de près de 350 entreprises et 750.000 données individuelles.

 

Allemagne : « il faut augmenter les salaires » (Bruxelles)

Allemagne : «  il faut augmenter les salaires » (Bruxelles)

‘Lintrenational ne tire plus la croissance allemande, l’Europe non plus (dont la croiasnce est aton, par d’autre solution pour Bruxelles que de relancer la demande intérieure alleman de pour soutenir la zone euro. Pour Bruxelles, « Il serait très important que l’Allemagne intensifie les investissements publics, stimule la demande et réduise ses excédents commerciaux excessifs, qui font du tort à ses voisins européens. Pour cela, un changement sur la politique des salaires est indispensable, du point de vue de la commission », a expliqué le Hongrois, chargé de l’Emploi et des Affaires sociales à Bruxelles, dans une interview accordée au quotidien allemand Die Welt, à paraître dimanche. « La croissance des salaires est restée fortement derrière l’évolution de la productivité » depuis plus de 10 ans en Allemagne, critique le commissaire européen dans les colonnes du journal conservateur.  »Ce serait mieux, si les salaires augmentaient de concert avec la productivité », a-t-il ajouté. Le débat sur une hausse des salaires a récemment été ravivé en Allemagne. Le patron de la Bundesbank, Jens Weidmann, a notamment estimé que les salaires avaient une marge de progression de 3% dans un pays où, par endroits « nous sommes quasiment en situation de plein emploi ». L’Allemagne a vécu des années de retenue salariale, un facteur déterminant dans la compétitivité de ses entreprises.

 

Fonctionnaires : salaires de 2.465 euros en 2012

Fonctionnaires : salaires de 2.465 euros en 2012

Selon l’Insee,  les agents de l’Etat (actifs dans les ministères et les établissements publics), dont plus de la moitié sont des cadres, ont perçu un salaire net moyen de 2.465 euros par mois. Pour les seuls agents des ministères (environ 77%) dont près de la moitié relèvent de l’Education nationale, la baisse de pouvoir d’achat atteint 1% compte tenu de la hausse des prix (+2%), les agents des établissements publics ayant connu de leur côté une hausse de salaires de 0,4%.  Le point d’indice, qui sert de base au calcul des salaires des agents, est gelé depuis 2010. L’Insee souligne dans son étude que la hausse des primes et rémunérations annexes qui représentent en moyenne 20% de la rémunération, n’a pas suffi à compenser la perte due à ce gel. Ces primes ont augmenté de 0,5% en 2012 en tenant compte de l’inflation. Face aux problèmes de pouvoir d’achat des agents, le gouvernement a prévu dans le cadre du budget rectificatif de la Sécurité sociale pour 2014, un allègement des cotisations salariales. Celui-ci concernera près de 2,2 millions de fonctionnaires (soit près de la moitié des 5 millions d’agents) et s’appliquera au 1er janvier 2015. Avec cet allègement, cumulé à un geste de revalorisation déjà accordé aux catégories C (les moins rémunérées), le gouvernement estime que les moins bien payés auront un gain de pouvoir d’achat de l’ordre de 550 euros par an. Ces mesures sont toutefois jugées insuffisantes par l’ensemble des syndicats de la fonction publique, qui réclament une revalorisation du point d’indice pour tous les fonctionnaires (Etat, Territoriale et Hospitalière).

 

Allemagne : hausse des salaires

Allemagne : hausse des salaires

Les salariés allemands couverts par des accords collectifs salariaux enregistreront cette année la plus forte progression de leur pouvoir d’achat depuis 1999, selon un institut proche des organisations syndicales. « Les salaires négociés dans le cadre d’accords collectifs progresseront d’environ 2% après inflation cette année », a déclaré Reinhard Bispinck, qui dirige les archives de l’institut économique et social WSI sur les accords collectifs. Il a estimé qu’il fallait y voir un signe de la « bonne situation économique » de l’Allemagne. Les salaires ajustés de l’inflation ont augmenté de 1,3% sur les trois premiers mois de l’année par rapport à la période correspondante de 2013, soit leur plus forte progression en près de trois ans. Quelque 16,5 millions de salariés couverts par des accords collectifs ont d’ores et déjà obtenu une revalorisation de leur rémunération de 3,1% en moyenne pour cette année, en regard d’une inflation qui s’établissait au mois de juin à 1% en rythme annuel. Dans la plupart des secteurs d’activité, les accords salariaux prévoient des hausses comprises entre 2% et 4% cette année. Les salariés de la chimie ont obtenu une hausse des salaires de 3,7% tandis qu’elle est de 3,4% pour les fonctionnaires.

« Limiter les hausses de salaires à 1% mais +30% pour lui !  » ( Gattaz qui se fout du monde)

« Limiter les hausses de salires  à 1% mais +30%  pour lui ! «  ( Gattaz qui se fout du monde)

Cette fois Gattaz (sans doute pas une mauvais chef d’entreprise)  mais pas très futé, s’est largement discrédité avec ses propositions tant sur la baisse du SMIC que sur la quasi stagnation des salaires. Dans le JDD il tente d’expliquer cette contradiction entre la modération salariale pour les autres et la hausse de sa propre rémunération en indiquant qu’il ne faut pas confondre salaires et autres rémunérations. En clair il se fout du monde.

François Hollande vous appelle à être « exemplaire » après vos propos sur le smic et la hausse de votre rémunération de 29%. Que répondez-vous au président de la République?
On peut faire dire n’importe quoi aux chiffres. Mon salaire fixe a été augmenté de 3%, et celui de mes salariés de 3,3%. C’est ma rémunération variable qui a augmenté. Elle est liée aux résultats de mon entreprise Radiall, qui sont très bons et que je réinvestis intégralement. Entre 2008 et 2010, cette part variable a été nulle car l’entreprise allait moins bien. En 2002, j’ai même baissé mon salaire de 5%. C’est ça l’exemplarité. Faut-il que je m’excuse pour avoir fait des profits?

Mais vous prônez en même temps la modération salariale, n’est-ce pas contradictoire?
Au contraire. Mon entreprise est en vie parce que depuis vingt ans j’y pratique la modération salariale, qui consiste à faire attention aux salaires fixes en période de crise. Cela m’a permis de garder quatre usines en France quand mes concurrents arrêtaient, et de racheter une cinquième usine en 2007. La modération salariale, c’est pour cela que j’ai réussi et embauché environ 500 personnes en France en vingt ans. On devrait me féliciter!

Concrètement, quel serait le bon niveau d’augmentation des salaires?
Ce n’est pas au Medef de le définir, mais je pense qu’il faut se caler par rapport à l’inflation, juste un peu au-dessus. Actuellement, les prix progressent de moins de 1% sur douze mois. Il ne faudrait donc pas trop s’éloigner de 1%. Mais c’est dans l’entreprise qu’on négocie. Et les partenaires sociaux ne doivent pas pousser à la roue.

 

Salaires des patrons du CAC 40 : 2.25 millions, en baisse… nouvelle injustice sociale !

Salaires des patrons du CAC 40 : 2.25 millions, en baisse… nouvelle injustice sociale !

 

C’est une injustice sociale, les salaires des patrons du CAC baissent pour la troisième année. Que font les syndicats ? En effet  Pour 2013, le total des salaires des patrons des groupes du CAC 40 a atteint près de 90 millions d’euros (89,969.387 millions d’euros pour être précis, selon les décomptes des « Echos »). Soit 2,25 millions en moyenne par dirigeant. C’est un repli de 2,1 % sur les rémunérations dues au titre de 2012. Comme l’an dernier, si les fixes sont souvent peu modifiés, les variables ont, eux, baissé, Pour la deuxième année d’affilée, Maurice Lévy, président du directoire de Publicis, occupe la première place du classement des salaires des patrons du CAC 40. Au titre de 2013, il encaissera une rémunération de 4,5 millions d’euros, uniquement en rémunération variable. En 2011, aussi, il se situait en tête, car il avait touché une rémunération différée de 16,2 millions d’euros qui avait alors suscité la polémique. Comme l’an dernier, Jean-Paul Agon, président de L’Oréal, occupe la deuxième place avec 3,937 millions d’euros. Le patron de Carrefour, Georges Plassat, est troisième, avec un fixe qui augmente d’un tiers et un variable qui progresse de près de 50 %. L’ancien patron de Vivarte, qui a succédé à Lars Olofsson, avait pris ses fonctions en avril 2012. Sa rémunération de 2012 ne portait que sur neuf mois. 12 % de moins pour les rémunérations variables. C’est une des conséquences de la crise. Une conséquence évidemment dramatique ! Ainsi, Pierre Pringuet, le directeur général de Pernod Ricard, ne touchera au titre de l’exercice 2012-2013 que 860.000 euros, contre 1,6 million l’an dernier, même si le résultat opérationnel du groupe a progressé. Chez Danone aussi, Franck Riboud voit son variable annuel (hors différé) passer de 1,3 million à 893.000 euros. Si le fixe de Benoît Potier, chez Air Liquide, reste quasi identique, sa rémunération variable baisse aussi légèrement, de 1,6 million à 1,493 million. Autre cas emblématique, celui de Gérard Mestrallet. Le président-directeur général de GDF Suez a renoncé à 50 % de sa rémunération variable au titre de 2013.

 

Banques : salaires indécents des patrons (Montebourg)

Banques : salaires indécents des patrons (Montebourg)

À la demande de Matignon, le ministre de l’Économie a indiqué avoir convoqué les patrons de banques pour les recadrer sur leurs augmentations de salaires.  « Les rémunérations des dirigeants de banque ont progressé dans des proportions absolument indécentes« , s’est indigné Arnaud Montebourg lors d’une séance de « questions cribles » au Sénat. Il a cité les exemples du « PDG du Crédit agricole » qui a obtenu « une augmentation de 38%, celui de Natixis +14% et celui de BPCE +29% ». On ne peut pas avoir un système bancaire défaillant et des rémunérations qui s’envolent dans des proportions disproportionnées à nos yeux Arnaud Montebourg « Il va falloir que l’on discute de tout cela avec la place bancaire », a-t-il assuré. « On ne peut pas avoir un système bancaire défaillant et des rémunérations qui s’envolent dans des proportions disproportionnées à nos yeux », a-t-il insisté. Le ministre a annoncé « un petit rendez-vous de discussion » avec les dirigeants des banques. « Le Premier ministre me l’a demandé et je vais évidemment le faire », a-t-il ajouté.

La baisse des cotisations va tirer les salaires vers le bas

La baisse des cotisations va tirer les salaires vers le bas

Il a raison Baroin,  la baisse des cotisations sur les bas salaires va tirer les rémunérations vers le bas ; du fait de effets de seuil les patrons auront tendance à embaucher plutôt des bas salaires pour retrouver de la compétitivité. Il est clair qu’une baisse générale des cotisations aurait été préférable. Le maire de Troyes estime que la baisse des charges sur les bas salaires va décourager les patrons d’employer à des salaires plus élevés. Si François Baroin approuve « l’initiative du pacte de responsabilité », il n’en est pas de même pour les baisses des cotisations sur les bas salaires annoncées par Manuel Valls.  Selon lui, la baisse des charges « va dans la bonne direction ». Mais il prévient :  »Je ne voterai jamais un texte qui impose des conditions de création d’emploi aux entreprises car pour moi c’est la négation de l’économie ». En revanche, sur la baisse des cotisations sur les bas salaires, il affirme : « Plus on baissera les charges sur les bas salaires plus on aura une économie pauvre ».  « C’est une trappe à pauvreté. Nous allons créer un coût prohibitif pour la création d’emplois très largement au-dessus du SMIC », estime-t-il.

 

Salaires : un écart de 600 euros entre grandes et petites entreprises

Salaires : un écart de 600 euros entre grandes et petites entreprises

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La rémunération moyenne en France était de 2.128 euros en 2011, avec un écart grandissant, de presque 600 euros, entre les salariés des très petites entreprises et des plus grandes, selon une étude du ministère du Travail (Dares). Dans le secteur privé et les entreprises publiques, la rémunération moyenne nette d’un salarié à temps plein a augmenté de 2,3% en 2011 par rapport à l’année précédente. Si l’on tient compte de l’inflation, la hausse se ralentit à +0,2%, après +0,5% en 2010 et +1,2% en 2009. Les salaires moyens ont crû moins vite dans les petites entreprises et davantage dans les grandes, renforçant un fossé déjà marqué entre salariés. En 2011, l’employé d’une entreprise de plus de 500 personnes gagnait en moyenne 2.368 euros nets, contre 1.772 euros dans les établissements de moins de 10 salariés. Ce fossé s’explique notamment par le fait que les petites entreprises recrutent plus souvent des jeunes au Smic. La progression a ralenti en 2011 dans la plupart des grosses branches professionnelles. Mais elle a été très dynamique dans l’industrie (+3,1% après +2,4% en 2010), compte tenu de la vitalité du salaire des ouvriers (+4,2%). Dans l’industrie, la cokéfaction et le raffinage sont les secteurs qui rémunèrent le plus (3.337 euros nets en moyenne). La branche où le salaire net reste le plus élevé reste celle des banques et assurances (3.123 euros), devant la chimie et pharmacie (2.804 euros) et les bureaux d’étude (2.741 euros). Très loin derrière, les employés des entreprises de propreté ferment le ban (1.337 euros) avec ceux de la restauration rapide (1.363 euros). L’écart de salaire mensuel net entre sexes était de 19% en moyenne pour un temps plein: 1.863 euros pour les femmes, 2.312 euros pour les hommes. Dans les banques et assurances, il dépasse 40%.

Salaires déguisés des stars de cinéma (Cour des comptes)

Salaires déguisés des stars de cinéma  (Cour des comptes)

Un sujet tabou: les à-côtés de la rémunération des stars (sans parler des salaires démentiels NDLR).  Le rapport de la cour des comptes en date du 2 avril dénonce l’utilisation « abusive » du régime du droit à l’image. Ce régime du code du travail a été créé pour l’utilisation de l’image d’une star dans la publicité par exemple. Mais ce régime est de plus en plus utilisé pour verser à la star d’un film un complément de rémunération qui s’ajoute à son cachet officiel.  « Cela alimente la hausse du coût » des films, pointent les limiers de la rue Cambon.  Première critique: cette pratique « nuit à la transparence ». En effet, cet à-côté n’apparaît pas dans les chiffres officiels du CNC (Centre national du cinéma), qui a toujours refusé de la chiffrer.  Pour la première fois, le rapport ose une estimation: « le poste du devis dans lequel ces sommes sont retracées, intitulé ‘droits divers’, a progressé de +119% entre 2003 et 2012 pour atteindre un total de 8 millions d’euros pour l’ensemble des films de fiction. Le dynamisme de cette augmentation est préoccupant. »  Seconde critique: verser de l’argent à la star au titre de son droit à l’image permet au producteur de payer moins de charges sociales: « cette pratique conduit à minorer artificiellement le salaire versé en vue de réduire les sommes dues au titre des cotisations sociales, tout en compensant cette minoration par un complément de rémunération déguisé en droit à l’image ». Régulièrement, l’URSSAF conteste ce droit à l’image, qu’elle requalifie en salaire.  Dernière critique: ce droit à l’image découle « en théorie » des recettes du film, et ne devrait donc être versé qu’une fois le film sorti.  « Or, certains contrats d’acteurs prévoient, avant même le début du tournage, une somme minimale susceptible de leur être attribuée sous la forme de droit à l’image. Cette pratique peut être tenue pour abusive », dénonce la Cour.  Face à tous ces problèmes, la Cour propose donc de « plafonner la prise en charge par le soutien public des rémunérations les plus élevées », et « d’exclure de tout soutien public automatique les films qui ont recours à cette pratique ».  Malheureusement, ce souci de moralisation n’est pas partagé par le CNC, qui argue que cela serait « incompatible avec la réglementation communautaire ».   Un argument qui ne tient pas debout, selon la Cour. En effet, il existe déjà moult subventions publiques qui ne sont pas assises sur le budget réel, mais sur un budget fictif calculé avec des cachets plafonnés. Par exemple, en Allemagne, le cachet du producteur est plafonné à 125.000 euros pour le calcul des subventions publiques. Et même en France, le cachet des acteurs est plafonné au minimum conventionnel dans le calcul du crédit d’impôt. Cela permet de « maîtriser la dépense », estime la Cour.

 

Pacte responsabilité : pour la compétitivité ou les bas salaires ?

Pacte responsabilité : pour la compétitivité ou  les bas salaires ?

 

Hollande va sans doute couper la poire en deux et affecter la baisse des charges moitié pour la compétitivité, moitié pour les bas salaires  Dans une étude publiée par l’Institut Montaigne, les économistes Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo recommandent une baisse ciblée sur les bas salaires pour doper l’emploi et expliquent qu’agir sur les hauts salaires se traduirait par une hausse de ces derniers, sans gain de compétitivité. « Un ciblage de 10 milliards d’allègements de charges, annulant les charges au niveau du smic et diminuant pour s’annuler à 1,6 smic, pourrait créer jusqu’à 800.000 emplois », calculent-ils, extrapolant les résultats du dispositif « zéro charge » de 2009 pour les entreprises de moins de 10 salariés. « Au contraire, si la baisse du coût du travail s’applique à tous les salaires de manière indifférenciée, elle se traduira essentiellement par des hausses de salaire et peu de créations d’emploi. En fin de compte, le coût du travail baissera très peu, l’impact sur le chômage sera négligeable et la compétitivité des entreprises ne s’améliorera pas », ajoutent-ils. Appliquer cette recommandation serait « une erreur stratégique », estime au contraire Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de l’institut Xerfi, dans une note diffusée jeudi. Elle permettrait certes de créer beaucoup d’emplois, reconnaît-il, ce qui tirerait la consommation à la hausse et donc la croissance économique à court terme. « Mais ce n’est pas parce que l’efficacité d’un médicament est reconnue que l’on doit en recommander l’administration quelle que soit la maladie, quelles que soient les circonstances », explique-t-il, en soulignant les pertes de parts de marché des entreprises françaises et l’érosion du nombre d’entreprises exportatrices. Selon Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo, mis à part le coût du travail élevé au niveau du salaire minimum, « le problème de la compétitivité est essentiellement d’une autre nature » et doit être réglé par des réformes structurelles. Ils citent l’enseignement et la recherche, la formation professionnelle, le processus de formation des salaires, le droit du travail, le financement de l’économie et l’efficacité des dépenses publiques. Pour Olivier Passet, il est illusoire d’imaginer combler le déficit de compétitivité des entreprises françaises en espérant combler l’écart de recherche et développement avec l’Allemagne. « Recommander la neutralité dans la diminution des charges, ce n’est pas simplement vouloir faire le jeu du ‘ lobbying des grandes entreprises du secteur industriel’ », dit-il. « C’est simplement être attentif au diagnostic, à l’histoire, à l’environnement international, avant de proposer un remède. » Selon le ministère du Commerce extérieur, la France comptait 120.000 entreprises exportatrices de biens en 2013 contre deux fois plus en Italie et trois fois plus en Allemagne. L’institut d’études économiques Coe-Rexecode estime quant à lui que les parts de marché des exportations françaises dans les exportations de la zone euro, qui étaient stabilisées depuis 2010, ont légèrement baissé au second semestre 2013, à 12,7% contre 17,5% en 1998.  Le Medef a proposé de diviser par deux les cotisations famille d’ici 2017 pour toucher tous les salaires. Au-delà des 10 nouveaux milliards, l’organisation patronale souhaite conserver le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), qui baisse le coût du travail sur les salaires allant jusqu’à 2,5 smic, et les allègements « Fillon » allant jusqu’à 1,6 smic.

 

Pacte de responsabilité : baisse sur les bas salaires ?

Pacte de responsabilité : baisse sur les bas salaires ?

 

Un débat finalemenet assez théorique celui qui consiste à s’interroger pour savoir ce qui est le plus favorable à la compétitivité ou à l’emploi. . Tout dépend notamment  du secteur, de la spécificité de l’entreprise, de la sensibilité à la concurrence infranationale, du taux de sous-traitance,  de la taille de l’entreprise. Une seule chose est certaine, moins de fiscalité c’est davantage d’emploi potentiel si évidemment les commandes sont là.  L’aval des partenaires sociaux au texte sur les contreparties au « pacte de responsabilité » étant acquis, le gouvernement cherche le bon équilibre entre une baisse de charges sur les bas salaires, plus efficace pour l’emploi, et sur les hauts salaires, qui aiderait davantage les entreprises exportatrices. Après la CFTC jeudi, la CFE-CGC a confirmé lundi qu’elle signait le relevé de conclusions négocié avec le patronat, et la signature de la CFDT, qui doit être confirmée cette semaine, ne fait aucun doute.  Le gouvernement doit maintenant choisir d’ici le 15 avril où faire porter la baisse supplémentaire de 10 milliards d’euros du coût du travail promise aux entreprises par François Hollande.  Dans les discussions avec le Medef, la CGPME et l’UPA, un consensus a selon lui émergé pour conserver le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), qui baisse le coût du travail jusqu’à 2,5 smic et atteindra 20 milliards d’euros en 2015. « La question qui se pose, c’est les 10 milliards d’euros supplémentaires, c’est ce dont nous parlons », a déclaré dimanche le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, sur BFM TV. « Il y a un arbitrage à faire entre ce qui va vers l’emploi – et plus on allège sur les bas salaires, plus c’est créateur d’emplois – et ce qui va vers la compétitivité et donc vers les plus hauts salaires », a-t-il ajouté. Les petites entreprises préfèrent les baisses sur les bas salaires car elles en comptent davantage, tandis que les plus grandes veulent doper leur compétitivité en touchant les hauts.

 

Baisse de charges : seulement sur les bas salaires en 2015 ?

Baisse de charges : seulement sur les bas salaires  en 2015 ?

Sapin souhaite que les baisse de charges concerne  surtout les bas salaires, une bonne intention en apparence mais qui pourrait inciter les entreprise à n’embaucher que ces bas salaires. Soucieux de «marquer les esprits», le ministre du Travail, Michel Sapin, a assuré dimanche que «la majeure partie» des baisses de cotisations sociales pour les entreprises, prévues dans le cadre du pacte de responsabilité, interviendra «dès 2015». Après le vote, à l’automne, des deux projets de loi de finances (État et Sécurité sociale). «Le calendrier sera clairement défini pour ne pas créer d’incertitude. Il tiendra compte des rendez-vous de suivi avec les partenaires sociaux, et des économies dans les dépenses publiques qui financeront le pacte», a poursuivi le ministre dans un entretien au Journal du dimanche. Prenant le contre-pied de Pierre Gattaz qui déclarait, la veille dans Le Figaro , qu’«une baisse de charges concentrée sur les seuls bas salaires n’est pas acceptable pour le Medef», Michel Sapin estime que cette option permettrait d’aller «dans le sens d’un maximum de création d’emplois». Selon lui, il est «indispensable, pour que le chômage recule durablement, que l’économie crée plus d’emplois que les 120.000 nouvelles arrivées chaque année sur le marché du travail». Au passage, Michel Sapin a salué la «bonne approche» du patronat et des syndicats qui ont «prévu d’assurer un suivi de tous les indicateurs: les effectifs, les qualifications, l’investissement, les marges, la rémunération du travail et celle du capital». Actuellement, le gouvernement penche pour un maintien du CICE, à hauteur de 20 milliards d’euros, auquel s’ajouteraient 10 milliards de baisse de cotisations destinées à la branche famille de la Sécurité sociale.

 

L’Etat veut diminuer les salaires des patrons du public

L’Etat veut diminuer  les salaires des patrons du public

Le ministère de l’Economie confirme, ce mardi 4 mars, qu’un effort sera demandé aux patrons des entreprises dont l’Etat est actionnaire. Après avoir imposé un plafond de 450.000 euros annuels pour les dirigeants d’entreprises publiques, le gouvernement attend de ceux-ci une baisse de leur rémunération globale de 30% par rapport à 2013. Pour la première fois cette année, le salaire des mandataires sociaux sera voté en assemblée générale. A cette occasion, « une baisse de leur rémunération fixe et variable de l’ordre de 30% serait bienvenue et nous encouragerait à voter favorablement », a précisé Bercy, évoquant « une politique générale en faveur de la modération salariale » plutôt que le ciblage de certaines entreprises.  L’Etat est notamment actionnaire d’Air France, d’EADS, de GDF Suez, d’Orange, de Renault ou de Safran. A Bercy, on ne doute pas que les autres actionnaires voteront comme l’Etat. En ce qui concerne les entreprises privées, l’exécutif compte sur la révision du code Afep et Medef. Plutôt que de légiférer, le gouvernement avait décidé de laisser l’Association française des entreprises privées et l’organisation patronale y introduire la pratique du « say on pay« . Ce dispositif donne un avis consultatif à l’assemblée générale des actionnaires sur les rémunérations des principaux dirigeants.

 

2 milliards de salaires impayés en 2013

2 milliards de salaires impayés en 2013

Les entreprises françaises sont restées fragiles en 2013. Les AGS, le régime de garantie des salaires, utilisé en cas de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire d’une entreprise, a fonctionné à plein régime l’année dernière. Le montant des avances a progressé de 5,4% par rapport à 2012 pour atteindre un record de plus de 2 milliards d’euros. Une première depuis la création de l’organisme en 1974. Le précédent record datait de 2009, en plein cœur de la crise, avec 80 millions d’euros versés. Le nombre de salariés bénéficiaires des AGS a également progressé de 3% par rapport à 2012. Il a atteint 286.000 personnes. Certains secteurs sont largement plus touchés que d’autres. Dans l’hébergement ou la restauration, le nombre d’intervention de l’AGS a progressé de 10,6%.  Néanmoins, petite lueur d’espoir, au quatrième trimestre, les statistiques remontent légèrement. Le nombre de dossiers ouverts par l’AGS en cas de liquidation ou de redressement judiciaire augmentait de 3,7% à fin décembre 2013, soit une progression moins importante que celle constatée à fin septembre (5,6%). Compte tenu des incertitudes sur la situation économique, le taux de cotisation (des entreprises) a cependant été maintenu à 0,30% par le Conseil d’administration de l’AGS.

 

Salaires : hausses de 2.5% en 2014

Salaires : hausses de 2.5% en 2014

 

La hausse pronostiquée des salaires serait de l’ordre de 2.5% en 2014, ce qui compte tenu de l’inflation probable devrait aboutir à une hausse réelle d’environ 1%. Une hausse toutefois théorique car elle se fonde sur une évolution de l’inflation qui n’intègre pas augmentation des impôts. directs. Les salaires ne vont donc pas beaucoup augmenter cette année. Une étude du cabinet AON Hewitt, dévoilée par Les Echos lundi 10 février, montre en effet que les salaires ne devraient progresser que de 2,5% en 2014. Ils avaient connu des hausses de 2,6% et 2,8% ces dernières années. Avant la crise de 2009, ils progressaient de 3,2% à 3,5% par an. Les entreprises tablaient jusqu’à lors sur une hausse de 2,8%. Ce recul s’explique par l’évolution des prévisions d’inflation pour 2014, retombées en six mois de +1,7% à +0,7%.  Dans le détail, les enveloppes dédiés aux augmentations générales devraient progresser de 1,3% et les individuelles de 2,3%. Bonne nouvelle néanmoins, seules 4% des entreprises interrogées devraient geler les salaires. En Allemagne, les augmentations de salaires devraient atteindre 3,1% et au Royaume-Uni 2,9%.

Salaires : bientôt un SMIC allemand

Salaires : bientôt un SMIC allemand

 

Le SPD milite pour un salaire horaire de 8,50 euros pour tous. Ni la date d’introduction ni le niveau de ce Smic à l’allemande ne sont connus, mais l’accord de principe des conservateurs constitue une révolution dans un pays qui s’en remet traditionnellement là-dessus aux partenaires sociaux. D’ailleurs la pilule a du mal à passer pour beaucoup. « Le salaire minimum fixe a ruiné l’Allemagne de l’Est », tempêtait le chef du gouvernement de Saxe-Anhalt (est), le conservateur Reiner Haseloff, en référence aux salaires fixés par l’Etat dans l’ex-RDA communiste, « nous ne devons pas refaire la même erreur ».  Le président fraîchement élu de l’association patronale BDA, Ingo Kramer, se demande « pourquoi la politique pense en savoir plus que les partenaires sociaux? ». Tout en jugeant « inacceptables » les salaires de misère qui ont cours par endroits, il assène qu’ »il y a de bonnes raisons » pour des salaires d’embauche faibles dans certains cas.  La nouvelle a été en revanche saluée avec enthousiasme à Paris. « C’est un signal (…) d’une approche peut-être plus coopérative des politiques économiques en Europe », a déclaré le ministre français de l’Economie Pierre Moscovici.  Outre la France, l’OCDE, le FMI ou les Etats-Unis ont appelé ces derniers mois l’Allemagne à soutenir sa demande intérieure pour aider à la reprise en zone euro. Un objectif qui passe notamment par une hausse des salaires allemands.  Selon l’institut économique DIW, 5,6 millions de personnes, soit 17% des salariés, gagnent actuellement moins de 8,50 euros, surtout les salariés peu qualifiés et à temps partiel.  Le CDU avait déjà mis de l’eau dans son vin ces dernières années pour permettre l’introduction de seuils de salaire dans certains métiers mal rémunérés. Les coiffeurs, dont certains gagnaient 3 euros de l’heure, ont ainsi maintenant un salaire minimum (de 8,50 euros), même chose pour les intérimaires ou encore les couvreurs.  L’introduction de ces salaires minimum à petit échelle n’a pas conduit à une hémorragie d’emplois dans les secteurs concernés. Mais cela n’empêche pas milieux économiques et économistes de peindre un tableau apocalyptique du marché de l’emploi une fois que le SPD aura eu gain de cause.  Le dernier rapport des « Sages », économistes influents qui conseillent le gouvernement allemand, y voit une « mesure nuisible à la croissance et à l’emploi ».  Le DIW pour sa part prévient que l’introduction d’un salaire minimum n’aura sans doute pas les effets attendus sur les inégalités et le pouvoir d’achat des ménages, notamment parce que quiconque gagne plus paie aussi plus d’impôts. L’institut recommande l’introduction d’un salaire plancher bas, qui serait progressivement relevé.  C’est ce que semblait suggérer en début de semaine Ilse Aigner, ex-ministre de Merkel et participante aux négociations de coalition. Le salaire minimum voulu par le SPD « peut être un objectif, on n’est pas obligé de le faire tout de suite », selon elle. Si elle cède sur le salaire minimum, la chancelière a martelé jeudi qu’elle restait opposée à des hausses d’impôts et à l’assouplissement du passage à 67 ans de l’âge de la retraite. Et viscéralement attachée à l’objectif d’allègement de la dette du pays. Conservateurs et sociaux-démocrates veulent boucler les négociations de coalition la semaine prochaine. Parmi les points d’achoppement figure encore la question de la doublé nationalité, voulue par le SPD, notamment pour les Turcs vivant en Allemagne.

 

Assemblée: menaces réduction de salaires pour les députés-maires

Assemblée: menaces de réductions de primes pour les  députés-maires  

 

La déontologue de l’Assemblée nationale, Noëlle Lenoir, a proposé mercredi de réduire de 40% l’indemnité de frais de mandat (IRFM) des députés cumulant leur mandat avec une fonction exécutive importante, comme maire d’une grande ville. Dans le rapport annuel qu’elle vient de rendre public, elle souhaite aussi que les députés lui fassent la déclaration – non publique – de leur appartenance à un club parlementaire, et de la source de financement de celui-ci. Mme Lenoir émet par ailleurs des réserves sur la moralité de tout club « visant à défendre les industries du tabac », pointant sans le nommer le club parlementaire des amateurs de havanes.

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