Archive pour le Tag 'Salaires'

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Loi Sapin 2 : des verrous pour les salaires des patrons

Loi Sapin 2 : des verrous pour les  salaires des patrons

Après les dérapages bien inopportuns du salaire de certains grands patrons entre parenthèses (entre 50 et 100% d’augmentation en 2015) l’assemblée nationale délibère sur les conditions de verrouillage des salaires ;  la principale disposition concerne l’obligation pour les patrons de se soumettre l’avis  de l’assemblée générale (et non à celui du conseil d’administration).  Des députés souhaitent aussi fixer un plafond pour ces rémunérations. Une disposition juridiquement difficile à définir et à mettre en œuvre et qui risque de ne pas être retenu d’autant qu’elle serait sans doute anti constitutionnel. Seule une disposition fiscale (donc  applicables à tous) permettrait de rectifier en quelque sorte le débordement des revenus patronaux. Sur ce dossier, le gouvernement marche sur une corde raide. «Non à une loi qui plafonnerait les rémunérations. Oui à une loi qui permettra aux décisions de l’assemblée générale de s’imposer au conseil d’administration», explique Emmanuel Macron. C’est le sens de l’amendement à la loi Sapin 2 déposé par son rapporteur, le député PS Sébastien Denaja. La France serait ainsi la première à imposer un vote contraignant sur les rémunérations de l’année écoulée. Il propose aussi une vérification a posteriori par les actionnaires du salaire variable. Le gouvernement doute toutefois de la faisabilité d’un tel vote ex-post.

 

(Avec le Figaro)

 

Modération des salaires mais pas pour les patrons (Macron)

Modération des salaires mais pas pour les patrons (Macron)

Macron a sans doute perdu une occasion de se taire en défendant à la fois la modération salariale pour les employés mais en s’opposant à toute loi pour les rémunérations des patrons. Or on sait que certains revenus de patrons ont bénéficié d’augmentation extravagante en un an, pratiquement un doublement pour certains. Dans le même temps les salaires eux sont contraint dans une fourchette de croissance de 1 à 2% en 2015. Si l’on tient compte de l’inflation réelle et non de l’inflation calculée par l’Insee sur un indice obsolète, l’augmentation réelle est pratiquement nulle. Du coup Macron aurait été bien inspiré de réclamer la même rigueur pour les patrons comme pour es salariés. D’une certaine manière ce double discours discrédite les propos de Macron (mais aussi du grand patronat) sur la nécessité de la rigueur. Macron estime que les entreprises doivent privilégier les investissements productifs au détriment des augmentations salariales, dans un entretien aux Echos à paraître mardi. « Sur la fonction production, nous avons rattrapé une bonne partie de notre retard compétitivité-coût des années 2000 via le pacte de responsabilité, le CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et (grâce à) la fin de la modération (salariale) allemande depuis 2013. Mais il faut tenir et maintenir l’impact de cette dévaluation fiscale. Et la clef, c’est la modération salariale », a déclaré M. Macron.  « Je leur dis: +Ayez une préférence pour l’investissement et l’emploi-formation plutôt que pour les dividendes et les salaires!+ », a-t-il lancé.   »Pour relancer l’industrie française, il faut du temps et il faut privilégier l’investissement productif. Pour les salaires, il faut privilégier des négociations salariales au plus proche de la situation de l’entreprise », a-t-il souligné.  Interrogé sur la nécessité d’aller au delà de la future loi El Khomri, qui se limite essentiellement au temps de travail, Emmanuel Macron répond « oui ».  « Il faudra élargir le champ de la négociation collective au niveau de l’entreprise à d’autres domaines. Plus on ira vers l’entreprise, plus ce sera efficace. On ne peut pas prétendre aimer l’industrie et refuser les conditions de son succès », argumente-t-il.  Concernant le débat sur la limitation des salaires des patrons, l’occupant de Bercy réitère son opposition au passage par la voie législative.  « Evitons la réponse réflexe consistant à dire: +Il y a un problème, faisons une loi.+ Il est hypocrite de déclarer +limitons la rémunération des dirigeants à 100 fois le SMIC+, alors que suivant la Constitution la loi ne peut pas limiter la rémunération des patrons avec un plafond fixe », a-t-il martelé. « Pourquoi limiter le débat aux patrons par ailleurs? Que ferait-on pour les artistes? Pour les sportifs? », a-t-il ajouté.  « C’est (…) la responsabilité des conseils d’administration de fixer le niveau acceptable. C’est ce que nous avons défendu chez Renault en tant qu’Etat actionnaire » en votant contre la rémunération du PDG Carlos Ghosn, a relevé le ministre. « Une des faiblesses françaises est que l’on a des conseils d’administration insuffisamment respectueux des actionnaires. On est trop souvent dans la connivence avec des administrateurs parfois trop proches des dirigeants », a-t-il estimé.

 

(Avec Reuters)

Salaires Capgemini : pour le patron, « 100.000 euros d’augmentation, pour un salarié moyen, 22 euros

Salaires Capgemini : pour le patron, « 100.000 euros d’augmentation, pour un salarié moyen, 22 euros 

 

Finalement les patrons de gauche pour la plupart partagent la même philosophie que beaucoup de grands patrons de droite à savoir accumuler le plus possible de revenus pour construire de grosses fortunes. C’est le cas encore de Paul Hermelin. Des  grands patrons qui en même temps ne cessent de  prêcher pour davantage d’efforts, de productivité et de maîtrise des salaires pour les salariés. Un grand patron arrivé la sans doute grâce à ses compétences mais surtout comme la plupart des oligarques  en France grâce à ses passages dans les cabinets ministériels. Et pour le patron de Capgemini dans les cabinets de gauche. Une attitude évidemment qui a de quoi nourrir les rangs de l’extrême gauche comme de l’extrême droite. La CGT prévoit donc d’intervenir ce mercredi matin pendant l’assemblée générale des actionnaires de l’entreprise de services informatique Capgemini. Le syndicat proteste contre l’augmentation du revenu du PDG Paul Hermelin de 18%, contre environ 1% en moyenne pour les salariés. « Pour comparer simplement, pour monsieur Hermelin ça représente 100.000 euros par mois d’augmentation, pour un salarié moyen, 22 euros brut », a dénoncé le délégué CGT Thierry Achaintre sur France Info. Le syndicaliste a précisé que l’entreprise « marche très bien », avec « 1,1 milliards d’euros de bénéfices net cette année, donc le double de l’année dernière » et « 10,6% de marge, une marge à deux chiffres pour la première fois atteinte ». « C’est le travail des salariés qui le fait, certainement aussi l’influence de monsieur Hermelin, mais en tout cas les salariés méritent beaucoup plus que cette maigre augmentation », a déploré Thierry Achaintre. La CGT en appelle donc au président François Hollande, « parce que quand je l’entends aux informations annoncer qu’il veut faire voter une loi pour limiter la rémunération des grands patrons, qu’il commence déjà par ses amis comme Paul Hermelin, ça devient indécent dans ce pays. »

 

(Avec France Info)

Salaires : Macron fait les gros yeux à Carlos Ghosn

Salaires : Macron fait les gros yeux à Carlos Ghosn

 

 

 

Sur la forme Emmanuel Macron semble s’engager dans un  conflit vis-à-vis de Carlos Ghosn concernant l’augmentation de son salaire chez Renault. Mais lorsqu’on n’y regarde de plus près on peut observer que la menace du ministre de l’économie largement, rapportée dans les grands médias, demeure de pure forme. En effet il n’est pas demandé au patron de Renault de renoncer à la croissance de ses revenus mais de réfléchir pour les revenus à venir portant sur 2016. D’une certaine manière Emmanuel Macron ne remet donc pas en cause la croissance du salaire octroyé par le conseil d’administration contre l’avis de l’assemblée générale et invite seulement à une réflexion faute de quoi le gouvernement pourrait éventuellement légiférer concernant les entreprises où l’État conserve de fortes participations.  En effet Emmanuel Macron a seulement demandé mardi au PDG de Renault Carlos Ghosn de prendre ses responsabilités sur sa rémunération à compter de cette année, après le passage en force du conseil d’administration du constructeur automobile concernant l’exercice 2015. Le ministre de l’Economie a menacé de légiférer sur ce sujet s’il n’était pas entendu. Alors que l’assemblée générale de Renault avait voté vendredi à 54% contre la rémunération de 7,2 millions d’euros de Carlos Ghosn pour 2015, le conseil d’administration l’a confirmée juste après. « Suite à ce vote de l’assemblée générale de Renault, il y a un dysfonctionnement en matière de gouvernance », a dit Emmanuel Macron lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. « Et donc ce que nous demandons très clairement, c’est d’une part que M. Ghosn prenne ses responsabilités dès à présent pour que, sur sa rémunération de 2016, les conséquences soient tirées de ce vote, (et) c’est que le conseil d’administration de Renault se réunisse à nouveau pour tirer les conséquences de ce vote », a-t-il ajouté. « Lors du dernier conseil, seuls les représentants des salariés et de l’Etat se sont prononcés contre. Nous devons en tirer les conséquences dans les prochaines semaines sans quoi nous serions conduits à légiférer », a poursuivi le ministre. Le président du Medef Pierre Gattaz s’était dit lundi « très surpris » de la décision du conseil d’administration de Renault. « Je suis un peu choqué que l’on ait entériné aussi vite des conditions de rémunération », avait-il dit sur BFM en rappelant le code Afep-Medef. (Avec Reuters)

Le ministre allemand des finances condamne nettement les salaires des patrons de Volkswagen

Le ministre allemand des finances condamne nettement les salaires des patrons de Volkswagen

Le ministre allemand des finances ne fait jamais dans la dentelle aussi bien lorsqu’il s’agit de critiquer la politique de la banque centrale européenne que lorsqu’il condamne nettement les rémunérations des patrons de la société Volkswagen qui a perdu 4 milliards l’an passé suite au scandale du trucage des émissions polluantes. On aimerait évidemment que les autorités françaises montrent autant de détermination pour condamner les  dérapages des patrons français concernant leur propre salaire. De ce point de vue les hausses de rémunération de patron de Renault n’ont donné lieu qu’à une protestation relativement molle. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, déplore le versement de primes aux dirigeants de Volkswagen pour 2015, année marquée par le scandale du trucage des tests anti-pollution, le plus grave de l’histoire du groupe automobile.« Je n’ai pas de sympathie pour les managers qui commencent par entraîner une entreprise de premier plan dans une crise potentiellement mortelle et qui défendent ensuite leurs primes personnelles lors d’un débat public », déclare Wolfgang Schäuble dans les colonnes du Frankurter Allgemeine Sonntagszeitung. « Cela montre que quelque chose ne fonctionne pas. »Volkswagen prévoit de verser aux douze membres de son directoire 63,24 millions d’euros au titre de l’année passée, marquée par une perte record en raison du coût des litiges et indemnisations liés au « Dieselgate ». Volkswagen a déclaré le 22 avril une perte d’exploitation annuelle de 4,1 milliards d’euros, conséquence de 16,2 milliards d’euros de charges exceptionnelles liées au scandale.

Salaires du patron de PSA : l’indécence patronale

Salaires du patron de PSA : l’indécence patronale

 

Il faut sans doute que le patronat soit complètement inconscient ou irresponsable pour s’attribuer des augmentations de salaires comme celui du PDG de PSA, un salaire qui aura doublé en 2015. On ne peut sans doute contester les très grandes qualités de Carlos Tavares qui a largement contribué à redresser une entreprise en difficulté. À l’évidence le PDG de PSA se révèle être un manager de très haut niveau. Ce qui choque dans cette affaire c’est moins  le niveau de sa rémunération que le pourcentage aberrant de la croissance de cette dernière. On le sait,  les salaires comme les pensions ne progressent pratiquement plus dans France du fait notamment de l’absence (officielle) d’inflation. En clair les revenus sont presque bloqués. Du coup le doublement du salaire du patron de PSA a parait  particulièrement scandaleux. Cela démontre à l’évidence combien certains patrons sont coupés des réalités sociales y compris de celles de leurs propres entreprises. On objectera que d’autres patrons en France et encore davantage l’étranger gagnent  des sommes encore beaucoup plus considérables (à commencer par le PDG de Renault). Mais la folie de certains ne saurait justifier celle des autres. Cela d’autant plus que la crise a très fortement accentué les inégalités et qu’elle contraint en outre nombre de salariés à accepter des conditions sociales plus dégradées que précédemment. Carlos Tavares a touché 5.245.284 euros pour l’exercice 2015 contre 2.750.936 euros en 2014, selon le document de référence du groupe. « Les représentants de l’Etat ont voté contre la rémunération de Carlos Tavares en conseil d’administration et votera contre en assemblée générale. L’Etat ne fait là qu’appliquer sa doctrine sur les rémunérations dans les entreprises privées dont il actionnaire minoritaire », précise le ministère de l’Economie. « Cette politique s’applique à Carlos Tavares comme à tous les dirigeants des entreprises dans ce cas pour lequel l’Etat comme actionnaire défend une plus grande modération salariale et avait demandé, lorsque la doctrine a été mise en place, des baisses de l’ordre de 30%. » L’Etat français détient 14% de PSA, à parité avec la famille Peugeot et le chinois Dongfeng Motor.

(Avec Twitter)

 

Augmentation salaires fonctionnaires et garantie jeunes : quel financement ?

Augmentation salaires fonctionnaires  et garantie jeunes : quel financement ?

Pas de fiscalité supplémentaire pour le gouvernement qui ne précise pas comment ces mesures seront financées !  Lors du compte rendu du conseil des ministres, son porte-parole Stéphane Le Foll a précisé que l’extension de la garantie jeunes à 100.000 à 150.000 personnes coûterait entre 600 et 650 millions d’euros. La hausse annoncée du traitement des fonctionnaires, dont on connaîtra l’ampleur jeudi, pèsera aussi sur les finances publiques, une augmentation de 1% du point d’indice représentant un coût de 1,75 milliard d’euros. Le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé mardi que l’objectif était que 100.000 personnes bénéficient de la garantie jeunes cette année et le double l’an prochain. Le gouvernement a déjà engagé d’autres dépenses depuis le début de l’année avec son plan sur l’emploi et de nouvelles aides aux éleveurs. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a estimé que l’ensemble était compatible avec la trajectoire des finances publiques de la France, qui prévoit un déficit public ramené à 3,3% de la richesse nationale cette année après 3,8% en 2015, puis à 2,7% l’an prochain. Ce que conteste Bruxelles.  Avec des déficits du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale inférieurs aux attentes, le chiffre 2015, qui sera connu le 25 mars, « sera meilleur que prévu », a-t-il dit lors d’un point de presse. « Et pour 2016, le déficit que nous avons prévu sera atteint, toutes les mesures nécessaires pour l’atteindre seront prises, et l’objectif 2017 sera lui aussi atteint », a indiqué le ministre. « Nous faisons mieux et nous avons la possibilité, sans renoncer à nos objectifs de déficit public, de financer un certain nombre de dépenses nouvelles », a-t-il poursuivi.

(Reuters)

Fonctionnaires : hausse des salaires

Fonctionnaires : hausse des salaires

 

Selon Les Échos, le gouvernement pourrait faire un geste en direction des fonctionnaires et décider  d’un dégel du point d’indice qui est figé depuis cinq ans. Cela ne suffira sans doute pas à réchauffer le climat social du moment, en pleine contestation contre le projet de loi de réforme du Code du Travail. Jean-Marc Canon de la CGT estime que la perte du pouvoir d’achat des agents de la fonction publique est « considérable » depuis ce gel introduit depuis 2010. Une augmentation de 0.5 à 1 % est évoquée, qui se ferait en 2 temps. Une première tranche tout de suite, la seconde en fin d’année ou début 2017.  « Il faut des mesures de haute ampleur pour rattraper les pertes intervenues, poursuit-il. Il pourrait y avoir un premier geste, mais tout ce qui est en dessous de 2% ne nous semble pas aujourd’hui de nature à être une véritable négociation ». Les 5 années de gel du point d’indice ont permis à l’État d’économiser 7 milliards d’euros.  La ministre de la Fonction publique, Annick Girardin défend cette augmentation générale. C’est jeudi 17 mars, qu’aura lieu le rendez-vous salarial avec les organisations syndicales de fonctionnaires. À Bercy on est réticent, car en année pleine cela représente 750 millions d’euros à sortir des caisses de l’État. Et on souligne que l’inflation est nulle ou presque. Mais aucune décision n’est encore prise. Tout dépend de l’arbitrage du Premier ministre. Mais la situation politique et sociale plaide en faveur des fonctionnaires qui menacent de faire grève le 22 mars prochain.

Compétitivité, le remède : la baisse des salaires pour France Stratégie !!!

Compétitivité,  le remède : la baisse des salaires pour France Stratégie !!!

 

Comme s’il n’y avait pas déjà suffisamment d’administrations, d’institutions, d’observatoires et de lieux officiels de réflexion, le gouvernement a créé France stratégie, un think thank autant pour se mettre à la mode pour faire passer les idées  ultralibérales du gouvernement. Régulièrement France stratégie outil gouvernemental de prospective déverse ses réflexions sur les sujets de manière très approximative mêlant  propos de technocrates à des réflexions de bistrot dans un emballage ultralibérale. Cette fois France stratégie propose ni plus ni moins que de s’attaquer aux salaires pour permettre à la France de retrouver une compétitivité perdue. Certes on ne parle pas de diminution des salaires mais de modération salariale,  ce qui revient au même ;  sans même approfondir les nombreux autres facteurs explicatifs interactifs qui effectivement affaiblissent la compétitivité du pays. Pas étonnant France Stratégie publie une étude par semaine, le même rythme que Gala ou Closer avec la même pertinence. De quoi se demander à quoi servent tous les services économiques de chaque ministère ou interministériels. «  Nos parts de marché se sont stabilisées, notre déficit commercial a diminué, l’écart de compétitivité-coût avec l’Allemagne, notre principal concurrent sur les marchés tiers, s’est réduit, et les entreprises reconstituent leurs marges  », en conclut France Stratégie, le think tank gouvernemental chargé de la prospective dans une étude dévoilée ce jeudi. Une étude qui sera suivie de beaucoup d’autres, le think tank ayant décidé de publier chaque semaine une note sur des enjeux pour la décennie 2017-2027 à l’approche de l’élection présidentielle. Néanmoins, des efforts doivent encore être fournis, estime France Stratégie qui préconise une série de mesures, et notamment de poursuivre la modération salariale, en prenant exemple sur les exemples espagnols et italiens. Ainsi, la France espère que la recette qui a marché en Allemagne fonctionnera également en France. Des propositions en tout cas qui risquent encore d’augmenter le risque déflationniste qui menace la France engluée dans une croissance molle et pour longtemps.

Baisse CSG : petit geste électoral pour les bas salaires

 

 

Pas de grande révolution mais un petit geste fiscal pour les bas salaires. La grande réforme fiscale qui devait consister à fusionner l’impôt sur le revenu et la CSG vient donc d’être enterrée  à nouveau. Certes dans les attendus de la proposition- faite par l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault- la question de cette grande réforme fiscale est évoquée, il s’agit de créer un grand impôt citoyen sur le revenu. Mais du coup la montagne réformatrice accouche d’une souris. Plus question d’impôt citoyen sur le revenu ou de fusion CSG IR mais une baisse du taux de cotisation pour les bas salaires (il restera à vérifier toutefois si cette décision de l’Assemblée nationale est bien constitutionnelle car jusque-là il n’y avait pas de progressivité concernant les taux d’CSG) L’Assemblée nationale a donc adopté jeudi par 35 voix contre 21 l’amendement de l’ex-Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui amorce une progressivité de la CSG, malgré de profondes critiques d’une partie des socialistes et de fortes réserves du gouvernement. A l’issue de près de deux heures de débat intense dans un hémicycle inhabituellement garni pour un débat budgétaire, les députés ont donné leur feu vert à l’amendement de M. Ayrault et de Pierre-Alain Muet (PS), présenté dans le cadre du projet de budget de l’État pour 2016, avec une ultime retouche supprimant toute référence à la perspective d’un « impôt citoyen sur le revenu » fusionnant impôt sur le revenu et Contribution sociale généralisée (CSG). L’amendement Ayrault propose concrètement d’alléger la CSG sur les salaires compris entre 1 et 1,3 Smic. Le texte, proposé dans le cadre du projet de loi de finances 2016, fait écho à un engagement de campagne de François Hollande, qui avait promis « la fusion à terme » de ces deux prélèvements. Une proposition enterrée par le gouvernement.

Baisse des salaires en 2013

Baisse des salaires  en 2013

Contradictoire cette étude de l’INSEE qui montre  une baisse des salaires en 2013. La même INSEE qui avait considéré que le pouvoir d’achat avait bondi de 0,3 %. L’explication officielle viendrait du faite que les prix ont augmenté moins vite que les salaires et les revenus. Cela bien entendu en tenant compte pour le calcul de l’inflation de l’indice des prix de la consommation des ménages. Or on sait que cet indice est largement devenu obsolète dans la mesure où les dépenses contraintes sont notoirement sous-estimées par rapport aux dépenses qu’il est possible de moduler. D’après la dernière étude de l’INSEE En 2013, les salaires nets moyens dans le secteur privé et dans les entreprises publiques ont diminué de 0,3% en euros constants. La baisse s’est surtout fait ressentir chez les hommes.  2.202 euros nets par mois. Avec une hausse de 0,6% entre 2012 et 2013, le salaire net mensuel a progressé moins vite que l’inflation, pourtant anémique (+0,9% après +2% en 2012), entraînant une baisse de 0,3% en euros constants, selon une étude de l’Insee parue jeudi 16 septembre. Le salaire net médian s’élève à 1.772 euros par mois. Le salaire net moyen à euros constant s’inscrit ainsi dans une baisse proche de celle de 2012 (-0,4%). Fait intéressant : le salaire brut s’affiche, lui, en hausse de 0,5%, atteignant 2.912 euros mensuels. Les auteurs de l’étude expliquent cet écart entre rémunération brute et nette par la fin du dispositif d’exonération des cotisations salariales concernant les heures supplémentaires ainsi que par la hausse de la cotisation vieillesse. Alors que les hommes ont connu une baisse de leur salaire net moyen de 0,4% en euros constants, celle-ci ne s’est pas fait ressentir chez les femmes. « À tous les niveaux de l’échelle salariale, les évolutions de salaire sont plus favorables aux femmes qu’aux hommes », souligne l’étude. Dans le détail, le salaire moyen des femmes employées a grimpé de 0,2% entre 2012 et 2013, sans évoluer chez leurs homologues masculins. Mais, pour leur part, les femmes dans les professions intermédiaires ont connu une baisse salariale en euros constants de 0,2%, contre 0,3% pour les hommes. Chez les cadres, l’écart est davantage prononcé, atteignant 0,7 point (-0,6% pour les femmes, -1,3% chez les hommes). Les ouvriers font néanmoins figure d’exception avec un écart de 0,1 point en faveur des hommes. Cette étude de l’INSEE vient en contradiction avec une autre du même organisme qui concluait que Le pouvoir d’achat des ménages avait  rebondi de 0,3% l’année dernière après un recul de -0,9% en 2012.  Si la masse salariale et les prestations sociales ont bien affiché un certain dynamisme, ces effets favorables ont été « compensés par la nouvelle accélération des impôts sur le revenu et le patrimoine du fait des mesures décidées dans la loi de finances pour 2013″, explique l’Insee. Sans compter que les cotisations sociales à la charge des ménages ont également accéléré. Des ponctions sur le revenu beaucoup plus visibles qu’une hausse statistique du pouvoir d’achat.  Celle-ci résulte, en effet, moins d’une hausse des salaires que d’une baisse de l’inflation. « La désinflation nous sauve », commente ainsi Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE. De fait, la hausse du revenu disponible des ménages est la même en 2012 qu’en 2013: +0,9%. La différence, c’est que la hausse des prix a été inférieure à l’augmentation du revenu l’année dernière (+0,6%) alors qu’elle avait été trois fois supérieure il y a deux ans (+1,9%) .   Pas sûr donc que tous les ménages « voient » vraiment le rebond du pouvoir d’achat constatée par l’Insee. Le chiffre de l’inflation est en effet un chiffre moyen qui ne reflète pas forcément la hausse des prix « vécue » par les ménages, qui dépend de la structure de leur consommation. Or on sait que le poids des dépenses d’alimentation, de transport, de logement varient beaucoup avec le revenu…

 

 

Contradictoire cette étude de l’INSEE qui montre  une baisse des salaires en 2013. La même INSEE qui avait considéré que le pouvoir d’achat avait bondi de 0,3 %. L’explication officielle viendrait du faite que les prix ont augmenté moins vite que les salaires et les revenus. Cela bien entendu en tenant compte pour le calcul de l’inflation de l’indice des prix de la consommation des ménages. Or on sait que cet indice est largement devenu obsolète dans la mesure où les dépenses contraintes sont notoirement sous-estimées par rapport aux dépenses qu’il est possible de moduler. D’après la dernière étude de l’INSEE En 2013, les salaires nets moyens dans le secteur privé et dans les entreprises publiques ont diminué de 0,3% en euros constants. La baisse s’est surtout fait ressentir chez les hommes.  2.202 euros nets par mois. Avec une hausse de 0,6% entre 2012 et 2013, le salaire net mensuel a progressé moins vite que l’inflation, pourtant anémique (+0,9% après +2% en 2012), entraînant une baisse de 0,3% en euros constants, selon une étude de l’Insee parue jeudi 16 septembre. Le salaire net médian s’élève à 1.772 euros par mois. Le salaire net moyen à euros constant s’inscrit ainsi dans une baisse proche de celle de 2012 (-0,4%). Fait intéressant : le salaire brut s’affiche, lui, en hausse de 0,5%, atteignant 2.912 euros mensuels. Les auteurs de l’étude expliquent cet écart entre rémunération brute et nette par la fin du dispositif d’exonération des cotisations salariales concernant les heures supplémentaires ainsi que par la hausse de la cotisation vieillesse. Alors que les hommes ont connu une baisse de leur salaire net moyen de 0,4% en euros constants, celle-ci ne s’est pas fait ressentir chez les femmes. « À tous les niveaux de l’échelle salariale, les évolutions de salaire sont plus favorables aux femmes qu’aux hommes », souligne l’étude. Dans le détail, le salaire moyen des femmes employées a grimpé de 0,2% entre 2012 et 2013, sans évoluer chez leurs homologues masculins. Mais, pour leur part, les femmes dans les professions intermédiaires ont connu une baisse salariale en euros constants de 0,2%, contre 0,3% pour les hommes. Chez les cadres, l’écart est davantage prononcé, atteignant 0,7 point (-0,6% pour les femmes, -1,3% chez les hommes). Les ouvriers font néanmoins figure d’exception avec un écart de 0,1 point en faveur des hommes. Cette étude de l’INSEE vient en contradiction avec une autre du même organisme qui concluait que Le pouvoir d’achat des ménages avait  rebondi de 0,3% l’année dernière après un recul de -0,9% en 2012.  Si la masse salariale et les prestations sociales ont bien affiché un certain dynamisme, ces effets favorables ont été « compensés par la nouvelle accélération des impôts sur le revenu et le patrimoine du fait des mesures décidées dans la loi de finances pour 2013″, explique l’Insee. Sans compter que les cotisations sociales à la charge des ménages ont également accéléré. Des ponctions sur le revenu beaucoup plus visibles qu’une hausse statistique du pouvoir d’achat.  Celle-ci résulte, en effet, moins d’une hausse des salaires que d’une baisse de l’inflation. « La désinflation nous sauve », commente ainsi Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE. De fait, la hausse du revenu disponible des ménages est la même en 2012 qu’en 2013: +0,9%. La différence, c’est que la hausse des prix a été inférieure à l’augmentation du revenu l’année dernière (+0,6%) alors qu’elle avait été trois fois supérieure il y a deux ans (+1,9%) .   Pas sûr donc que tous les ménages « voient » vraiment le rebond du pouvoir d’achat constatée par l’Insee. Le chiffre de l’inflation est en effet un chiffre moyen qui ne reflète pas forcément la hausse des prix « vécue » par les ménages, qui dépend de la structure de leur consommation. Or on sait que le poids des dépenses d’alimentation, de transport, de logement varient beaucoup avec le revenu…

 

Salaires : augmentation limitée à 1 % salaires 2016

Salaires : augmentation limitée à 1 % salaires 2016

Il est vraisemblable que la hausse générale des salaires en 2016 sera très limitée en France. Alors que ces hausses générales pour été être proches de 3 % en Allemagne comme en Grande-Bretagne. Du coup cette augmentation générale des salaires en France sera vite annulée par la hausse des prix. Certes officiellement sur un an cette hausse des prix n’a augmenté que de 02 % mais s’il s’agit de l’indicateur obsolète de l’INSEE qui sous-estime le poids de dépenses contraintes toujours en hausse. En France, les DRH font état de budgets « toujours plus contraints », la « rigueur salariale s’installe », observe-t-il. L’an dernier, les entreprises sondées à la même époque prévoyaient pour 2015 une élévation moyenne des enveloppes salariales de 2,6%. Mais le cabinet estime la hausse réalisée à 2,4%. Sur l’échantillon de 390 entreprises interrogées du 1er juillet au 8 août, seules 1,8% disent avoir appliqué un gel des salaires en 2015 et près de 41% affirment avoir accordé des augmentations uniquement individuelles. Pour 2016, les projections détaillées d’Aon Hewitt anticipent une progression d’1% des augmentations générales versées à tous les salariés indépendamment de leurs performances individuelles et de 2,2% pour les gratifications individuelles. Ces chiffres moyens cachent « de fortes disparités » d’une entreprise à l’autre et « y compris au sein d’un même secteur, notamment dans l’automobile, l’informatique et les technologies », a commenté auprès de l’AFP Vincent Cornet, directeur Rémunération globale au sein du cabinet.

Salaires fonction publique: environ 2500 € euros nets, 2200 dans le privé

Salaires fonction publique environ 2500 € euros nets, 2200 dans le privé

 

En 2013, le salaire net moyen dans la fonction publique a diminué de 0,7 % et il se situe à 2.469 euros, tandis que le salaire net moyen dans le public le privé lui est inférieur à 2200 €. La baisse du salaire dans la fonction publique provient du gel indice depuis 2010. Dans le privé les salaires ont été rabotés à cause de la situation de l’emploi et du rajeunissement démographique dans les entreprises ( rajeunissement également enregistré dans le public).  . Mais d’une certaine manière, la masse salariale dans le public est surtout hypothéquée par des sureffectifs. Des hausses seraient sans doute possible pour certaines fonctions mais cela supposerait de supprimer nombre de postes inutiles voire nuisibles à l’économie quand il génère notamment une véritable bureaucratie.Pour comparer public et privé , il faudrait tenir compte de la qualification mais  aussi de la productivité . Si le gouvernement réfléchit à une refonte des grilles de rémunération des fonctionnaires à partir de 2017, il refuse néanmoins d’augmenter le point d’indice des fonctionnaires, pourtant réclamé par les syndicats. Le salaire net des fonctionnaires d’État, qui sont les plus nombreux avec plus de 2 millions d’agents, a baissé de 0,7% entre 2012 et 2013 en tenant compte de l’inflation, selon une étude de l’Institut national de la statistique (Insee) publiée mercredi. En 2014, il avait déjà reculé de 0,8%. Cette tendance à la baisse s’explique par le gel du point d’indice en vigueur depuis 2010, qui sert au calcul des salaires des agents, mais aussi l’inflation et la hausse des cotisations retraites, qui doivent s’aligner sur le privé d’ici à 2020. D’après l’enquête de l’Insee, les 2,167 millions d’agents actifs dans les ministères et les établissements publics ont perçu en moyenne un salaire de 2.469 euros nets en 2013. Fin avril, l’Insee avait déjà publié des données provisoires sur le sujet. En euros constants, c’est-à-dire en tenant compte de l’inflation (+0,9% en 2013), il s’agit d’une baisse sur un an 0,7%. Pour les titulaires, qui représentent toujours près de trois-quarts des fonctionnaires d’État, la baisse s’élève à 0,6% (2.627 euros nets).Hors bénéficiaires de contrats aidés, le salaire net moyen décroît de 0,8% pour s’établir à 2.500 euros, précise l’Insee. Pressé par les syndicats d’augmenter les salaires, le gouvernement envisage de refondre toutes les grilles de rémunération des fonctionnaires (catégories A, B et C), de manière à les rendre plus attractives. En juin, la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu a dit espérer obtenir l’aval des syndicats en septembre sur ce projet. Selon elle, une première augmentation de « 30 et 40 euros par mois » pourrait alors intervenir en 2017 pour tous les agents, et jusqu’à 70 euros à l’horizon 2020. En contrepartie, l’idée serait de rallonger les carrières. Il faudrait donc plus de temps à un agent pour atteindre son plus haut niveau de salaire, la durée actuelle étant de 25 ans environ. Selon la Cour des comptes, une augmentation de 1 % de la valeur du point coûterait 1,8 milliard d’euros pour les trois fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière).

 

Salaire moyen des Français : augmentation relative en 2014

Salaire moyen des Français : augmentation relative en 2014

Officiellement le salaire moyen aurait augmenté en 2014, soit une progression de  1 %. D’après l’ACCOS,  le salaire moyen par tête (SMPT), aurait progressé  (+1,5%, 2.474 euros mensuels). Il s’agit cependant du salaire brut, le salaire net, lui, est plus proche de 2150 euros. La croissance du pouvoir d’achat est cependant toute relative car elle est fondée sur la comparaison avec l’indice INSEE. Un indice qui mesure l’évolution des prix à la consommation. Cet indice est devenu largement obsolète avec la modification de la structure de consommation. Pour résumer les Français consomment moins de produits manufacturés qui sont en baisse mais ils consomment davantage de services dont les prix,  eux,  sont en hausse. Et les charges fixes augmentent par rapport aux charges ajustables.  Dernier exemple en date les hausses qui viennent d’être décidées par exemple en matière d’électricité ou de tarifs pour la poste. Officiellement les salaires auraient donc augmenté ; Plus rapidement que les prix à la consommation (+0,4%), permettant un gain de pouvoir d’achat de +1,1% pour les salariés. Il était de 2435 euros en 2013 et de 2392 euros en 2012. Quant à la masse salariale, elle a gonflé de 1,5% à 528 milliards d’euros. Principal point positif, l’emploi intérimaire est reparti à la hausse en 2014, après deux ans de forte baisse. En 2014, l’Acoss a enregistré 15.000 créations nettes de postes (+2,6%) dans ce secteur réputé précurseur des évolutions de l’emploi. Mais c’est le secteur tertiaire (hors intérim) qui a créé le plus d’emplois en 2014: +47.000 (+0,4%), notamment dans l’informatique et l’action sociale. Le tertiaire représente 70% des emplois du secteur privé. En revanche, «l’emploi national est tiré à la baisse par l’industrie et la construction», deux secteurs sinistrés qui ont respectivement détruit 40.000 (-1,3%) et 28.000 (-1,9%) postes. L’Acoss relève notamment un «fort recul de l’emploi dans le secteur de l’industrie automobile», qui perd à elle seule 11.500 postes (-5,2%).

Salaires : de plus en plus de millionnaires…chez les banquiers !

Salaires :  de  plus en plus de millionnaires…chez les banquiers !

C’est la crise mais pas partout. D’uen certaine manière même plus le chômage monte et plus les revenus des banquiers augmentent. Une centaine supplémentaire banquiers français supplémentaire ont des revenus de millionnaires en deux ans. De quoi évidemment s’interroger sur l’écart entre ces revenus et la situation économique. En fait ces revenus sont depuis longtemps déconnectés de la réalité économique. Les banques nagent en effet dans la mer de lucidités à bon marché qui permet non pas de relancer l’économie mais de spéculer encore davantage sur les marchés financiers. C’est vrai en France et dans toutes les zones ( Etats-Unis, Grande Bretagne, Japon, Chine Europe). Une sorte de fausse monnaie qui soutient à bout de bras le marché des actions mais qui pourraiat bien se retourner avec la remontée un jour des taux et avec  la crise obligataire. Selon un décompte réalisé par Les Echos à partir des données rendues publiques par les établissements bancaires, BNP Paribas, la Société Générale et Natixis comptent à elles seules 277 banquiers ayant perçu en 2014 une rémunération supérieure à un million d’euros.  Ce sont les trois seules banques à avoir pour l’instant communiqué ces chiffres, qui doivent cette année pour la première fois être rendus publics à la demande de Bruxelles. En 2012, l’Autorité bancaire européenne n’avait comptabilisé, dans tous les établissements bancaires français, que 177 millionnaires, un peu plus que les 162 comptabilisés en 2011, note le quotidien économique.  C’est BNP Paribas, qui comprend la plus grosse banque d’investissement française, qui abrite en 2014 le plus grand nombre de ces millionnaires – rémunérations fixe et variable incluses. Ils y sont 149, près d’un de ces superbanquiers sur trois étant domicilié à Londres. Les autres se partagent presque à parts égales entre une domicilation en France (33), en Asie (30) et aux Etats-Unis (29). BNP Paribas est également la seule banque à rémunérer trois de ces salariés plus de 3,5 millions d’euros annuels.  La Société Générale compte de son côté 109 millionnaires et Natixis 19. La rémunération moyenne des salariés de la Société Générale est cependant légèrement supérieure à celle des salariés de BNP Paribas, à 54.846 euros bruts annuels contre 52.018 euros.  La rémunération des pontes des banques françaises reste cependant modeste si on la compare aux pratiques de la concurrence étrangère. En Europe, c’est la Deutsche Bank qui détient le record du nombre de salariés millionnaires, avec 816 de ces superbanquiers. 14 d’entre eux gagnent entre 6 et 9 millions par mois. La banque britannique HSBC compte de son côté 320 millionnaires – un chiffre en très forte croissance par rapport à l’année précédente (180) -… soit toujours plus que les trois banques françaises réunies.

 

Salaires grands patrons : augmentation de 10% en 2014

Salaires grands patrons : augmentation de 10% en 2014

 

Les rémunérations globales des dirigeants des entreprises du CAC 40 ont sensiblement augmenté en 2014. Elles atteignent le chiffre vertigineux de 153 millions d’euros, en hausse de 10,1% par rapport à 2013. Sur un périmètre strictement comparable (mêmes entreprises et mêmes dirigeants sur l’ensemble de l’exercice, soit 33 sociétés), cette hausse est à peu près du même ordre, de 8,2%. Mais parmi les différentes composantes des rémunérations, les évolutions ne sont pas similaires.

Patrons de banques : l’« austérité » pour les salaires

Patrons de banques :  l’« austérité »  pour les salaires

 

C’est « l’austérité » …enfin presque ! Le directeur de BNP Paribas reste le patron le mieux payé parmi ses collègues banquiers, avec une rémunération totale de 2,83 millions d’euros, qui compte pour pratiquement 50% de fixe (1,5 million) et de variable (1,25 million). Mais ce montant accuse toutefois une baisse de -14,8%.  En effet, comme le rappelle le document de référence de l’entreprise, la rémunération variable de Jean-Laurent Bonnafé dépend d’un ensemble de critères liés à la performance de l’entreprise à savoir le bénéfice net par action ou encore le résultat brut d’exploitation. Or les comptes 2014 de BNP Paribas ont évidemment été grevés par l’amende de 9 milliard de dollars infligée par les autorités américaines pour violation d’embargo.  Le même raisonnement s’applique aux rémunérations des autres grands patrons. Le deuxième dirigeant le mieux payé, Frédéric Oudéa, le PDG de Société générale, a ainsi vu sa rémunération chuter de -16,9% à 2,25 millions d’euros, en raison des difficultés de son groupe en Russie, où la banque est notamment présente via Rosbank.  Dans le document de référence de la banque, le groupe explique que son PDG a atteint 43% des objectifs quantitatifs fixés. « La baisse des performances réalisées s’expliquant en particulier par la décision du Groupe de déprécier ses comptes au 1er trimestre 2014 de l’écart d’acquisition de sa filiale russe Rosbank », peut-on lire.  Quant à Jean-Paul Chifflet, le directeur général de Crédit Agricole, sa rémunération de 2,05 million d’euros affiche un recul plus modeste (-4%) lié notamment à la dépréciation de la participation de la banque dans sa collègue portugaise BES (Banco Espirito Santo).  François Pérol, le président du directoire de BPCE (Banques Populaires Caisse d’Epargne) et Michel Lucas, le patron du CM-CIC ont tous les deux connus une baisse limitée de leur rémunération (-2,7%), à respectivement 1,4 million et 784.000 euros.  Enfin, Laurent Mignon, le directeur général de Natixis (filiale de BPCE) est le seul à avoir vu sa rémunération bondir de 12,2% l’an passé à 1,9 million d’euros.

FOOT : les salaires démentiels font plonger les clubs de ligue 1 dans le rouge

FOOT : les salaires démentiels font plonger les clubs de ligue 1 dans le rouge

 

Pas étonnant les salaires des joueurs sont démentiels ( surtout au regard des performances internationales très moyennes) ; or le salaires représentent environ 80%  des dépenses des clubs.  Un joueur évoluant en Ligue 1 touche un salaire moyen de 45 000 euros bruts par mois, soit 540 000 euros bruts par an. Ce chiffre cache évidemment de grandes disparités. Zlatan Ibrahimovic gagne par exemple 18 millions d’euros par an… En Ligue 2, le salaire moyen se situe entre 15 000 et 20 000 euros par mois.  La Ligue a révélé vendredi que les pertes des clubs professionnels français étaient en forte augmentation : 93 millions d’euros lors de l’exercice 2013-2014, contre 39 millions d’euros la saison précédente ! La «palme» revient Lyon avec un déficit de plus de 26 millions d’euros.  Le déficit global des clubs pros s’est lourdement aggravé la saison dernière, selon les chiffres officialisés vendredi par la DNCG, le gendarme financier du football, et la LFP. «Les résultats de la saison 2013/2014 affichent une perte nette cumulée des 40 clubs professionnels de 93 millions d’euros, en forte augmentation par rapport à la saison passée», indique le communiqué de la LFP, précisant que vingt clubs présentent un résultat net déficitaire, «sept en Ligue 1 et treize en Ligue 2». Selon l’instance, «la récurrence des pertes montre les difficultés des clubs à développer suffisamment leurs recettes d’exploitation (qui sont de 1 707 millions d’euros cette saison, dont 43,4% proviennent du PSG et de Monaco) pour couvrir un montant de charges qui demeure très important, et notamment la masse salariale ainsi que les charges sociales et fiscales». Plusieurs facteurs peuvent être avancés pour expliquer cette mauvaise passe, notamment la «croissance des charges nettement supérieure à celle des produits, ce qui se traduit par un déficit d’exploitation de 410 M€ pour les clubs». C’est la Ligue 1 qui creuse à elle seule les pertes des clubs professionnels avec un déficit de 102 M€ contre 18 M€ la saison précédente. Un gouffre qui aurait été bien plus profond sans les 115 M€ d’abandon de créances par les actionnaires. La Ligue 2, elle, présente un excédent de 9 M€ (contre une perte de 21 M€ en 2012-2013). «Les apports d’actionnaires et les augmentations de capital sont montés à 271 millions d’euros au lieu de 43 la saison précédente», souligne par ailleurs la LFP. Dans le détail, d’après les comptes présentés par la DNCG (Direction nationale de Contrôle de Gestion), le Paris SG, plus gros budget de France (495 M€), affiche une très légère perte de 300.000 euros. Monaco, 292 M€ de budget, est quasiment à l’équilibre avec une perte de 76.000 euros, tandis que Marseille (144 M€ de budget) accuse une perte de 12,5 M€. Mais la «palme» revient à l’Olympique Lyonnais avec un déficit record de 26,4 M€ selon l’Equipe. Suivent Sochaux (relégué en fin de saison dernière, -17,6 M€), Lille (-16,4 M€) et Rennes (-15,2 M€).

La folie des salaires des footballeurs

La folie des salaires des footballeurs

 

On sait bien que la carrière des footballeurs est limitée dans le temps mais pour autant leurs revenus deviennent démentiels surtout avec la crise . On objectera que d’autres sportifs touchent  aussi des salaires aussi démentiels mais cela ne constitue pas pour autant une justification valable. La preuve la moitié des clubs européens sont en déficit et en dépit d’un renchérissement des places pour les spectateurs.  100 millions d’euros! C’est, selon les informations du Figaro , le nouveau déficit des clubs professionnels de football français pour la saison 2013-2014, après -39 millions en 2012-2013. Un chiffre différent des 200 millions révélés par L’Equipe la semaine dernière puisqu’il tient compte de l’abandon des créances des actionnaires des équipes françaises. Il y a bien sûr la fiscalité qui pèse sur les clubs français mais cela n’explique pas tout, il y a surtout la folie des dirigeants qui s’arrachent les vedettes à des prix exorbitants. A cet égard le prix des transfert est aussi absurde que le salaire des joueurs.   Chaque année, France Football dévoile le classement des joueurs de football percevant les plus gros revenus sur les 12 derniers mois.  le top 20 des joueurs percevant les plus gros revenu a concentré près de 500 M€ de gains au cours des 12 derniers mois contre seulement 392 M€ lors de l’édition 2014. Désormais, un joueur de football doit percevoir des revenus à hauteur de 16,9 M€ par an pour espérer intégrer le top 20 mondial contre 8,4 M€ lors de l’édition 2008. Une inflation des salaires de l’élite du football européen qui n’a cessé d’augmenter tout au long de la crise économique traversée par le Vieux Continent. La forte progression des rémunérations du top 20 entre 2014 et 2015 – avec une hausse de 27% – est notamment due à l’importante évolution des revenus du podium. Alors que le leader, Lionel Messi, dépassait à peine la barre des 40 M€ lors de l’édition 2014 du classement, ce dernier culmine désormais à 65 M€ ! Il doit cette forte hausse à une nette réévaluation de son contrat avec le FC Barcelone, lui permettant désormais de percevoir un revenu brut de l’ordre de 36 M€ par an (soit 18 M€ net).  Alors que Cristiano Ronaldo avait réduit l’écart lors de l’édition 2014 du classement, la star portugaise n’a pu suivre le rythme de progression des revenus de la pépite argentine. Néanmoins, le joueur du Real Madrid dépasse pour la première fois la barre des 50 M€ pour atteindre 54 M€ de revenus. Il possède une répartition équilibrée avec 27 M€ brut provenant de son salaire madrilène et 26 M€ générés grâce à ses contrats publicitaires. Le joueur a également perçu 1 M€ de primes diverses. L’international brésilien Neymar a profité de son exposition lors du dernier Mondial pour grimper sur la troisième marche du podium avec des revenus à hauteur de 36,5 M€. Le meneur de jeu de la sélection brésilienne possède le deuxième plus gros salaire du FC Barcelone – émargeant à 20 M€ brut par an – et a considérablement augmenté ses revenus de sponsoring pour atteindre 16 M€. Le joueur est notamment un des principaux ambassadeurs de la marque de casques audio Beats by Dr. Dre.  Les considérables ressources financières des clubs anglais et l’appréciation de la livre sterling contribuent à ce phénomène. Neuf joueurs évoluant dans le championnat anglais sont présents dans le top 20. Néanmoins, qu’un seul joueur parvient à intégrer le top 5 : l’avant-centre néerlandais de Manchester United, Robin Van Persie, avec des revenus à hauteur de 25,6 M€. Derrière la Premier League, la Liga BBVA est également bien représentée avec 6 joueurs dans le classement dont l’exclusivité du podium. Gareth Bale, Iker Casillas et Karim Benzema sont les autres membres du championnat espagnol à se glisser dans le classement. La Ligue 1 est correctement représentée avec 3 joueurs dont un élément parvenant à intégrer le top 5 : Thiago Silva avec des revenus estimés à 27,5 M€. La Bundesliga est le dernier championnat représenté avec deux joueurs figurant dans le classement (Robert Lewandovski et Mario Gotze). Enfin, dans ce top 20, seuls sept clubs sont représentés parmi les joueurs générant les plus gros revenus. Et seules les trois formations anglaises représentées dans le classement – Chelsea FC, Manchester City, Manchester United – ne sont pas présentes au rendez-vous des quarts de finale de la Ligue des Champions édition 2014-15…

 

Salaires minimum en Europe : de 184 à 1923 euros

Salaires minimum en Europe : de 184 à 1923 euros

 

L’harmonisation sociale en Europe ce n’est pas pour demain.Pour l’instanat l’Europe se limite à uen vaste zone de libre échange et dans cette compétitivité, le salaire ( ici le salaire minimum joue notamment  un rôle.  Le salaire minimum de tous les pays d’Europe a augmenté depuis 2008, à l’exception de celui de la Grèce, indique jeudi Eurostat. Après élimination des différences de niveau des prix, cette baisse est de 12%. Le salaire minimum est resté inchangé en Irlande, précise également l’office européen des statistiques.  Les hausses les plus importantes entre 2008 et 2015 ont été enregistrées en Roumanie (+95%), en Bulgarie (+64%), en Slovaquie (+58%) et en Lettonie (+57%), des pays où le salaire minimum est inférieur à 400 euros par mois.  La publication de ces statistiques survient alors que le débat sur le salaire minimum a été relancé en Europe, avec la volonté de la Grèce de le relever. Le gouvernement de gauche radicale d’Alexis Tsipras veut le reporter à 751 euros, le niveau qu’il avait atteint avant d’être réduit à 580 euros sous pression des créanciers du pays. Mais certains ministres des Finances de la zone euro sont contre, reprochant à la Grèce d’avoir un salaire minimum plus élevé que des pays n’étant pas sous perfusion financière.  Au sein de l’UE, le pays avec le salaire minimum le plus bas est la Bulgarie (184 euros). A l’opposé, le Luxembourg offre un salaire minimum de 1.923 euros, soit un ratio de 1 à 10. En France, le Smic est actuellement de 1.458 euros, contre 1.280 euros en 2008.  Toutefois, après ajustement des disparités de pouvoir d’achat, l’écart entre les États membres se réduit à 1 à 4, souligne Eurostat. (d’après  AFP- BFM)

 

 

 

 

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