Archive pour le Tag 'Salaires'

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Penelope Fillon : deux salaires fictifs en même temps soit près de 9000 € mensuels !

Penelope Fillon : deux salaires fictifs en même temps soit près de 9000 € mensuels !

 

C’est encore une nouvelle révélation, Penelope Fillon a touché près de 4000 € pour son emploi fictif d’assistante parlementaire de l’ancien premier ministre et 5000 € pour son emploi fictif dans la revue « des deux mondes ». Soit 9000 € environ par mois en tout pendant une durée d’un an et demi. Comme dans les deux cas,  il s’agissait d’emplois à plein temps on suppose donc que Penelope Fillon travaillait 70 heures par semaine ce qui est interdit par la législation qui limite la durée maximale à 48 heures ! Un cumul qui paraît incompatible sauf quand le travail est inexistant. Lors de son audition devant les policiers, François Fillon a en effet reconnu que son épouse était employée à la Revue des deux mondes, entre mai 2012 et décembre 2013. Or, presque à la même période, de juillet 2012 à novembre 2013, elle disposait d’un autre contrat, étant cette fois collaboratrice de son mari à l’Assemblée. Selon des sources proches de l’enquête, ces deux contrats étaient censés être à temps plein. Sollicité sur ce cumul, l’avocat de François Fillon, Me Antonin Lévy, estime qu’« il n’existe aucune incompatibilité. » « C’est une question d’organisation du temps de travail », fait valoir le conseil de l’ex Premier ministre. Dans l’entourage de Penelope Fillon, on explique que le statut d’assistant parlementaire en CDI est dérogatoire au droit du travail. « Ce statut est très mal défini. L’employeur de Penelope est son mari, député, qui organise le travail de sa collaboratrice comme il l’entend.» Un spécialiste de droit du travail, Paul Van Deth, confirme qu’«il n’y a pas en théorie d’interdiction de cumul de fonctions, mais le salarié ne doit pas dépasser un total de 48 heures par semaine. En cas de dépassement, c’est une infraction pénale de 5e catégorie passible de 1500 euros d’amende. »

 

Salaires en moyenne 2225 ou 1772 euros nets ?

Salaires  en moyenne 2225 ou 1772 euros nets ?

 

. Confirmant les chiffres de l’Insee parus en septembre, la Dares a calculé que le salaire moyen, net de tous prélèvements sociaux, s’établit à 2225 euros, soit 1% de plus qu’en 2013. L’INSEE avait sorti  une étude qui faisait  apparaître un salaire net moyen de 1722 €. Une autre étude du même organisme indiqué 2125 € comme salaire net moyen mensuel. La différence tient au fait  que le salaire net moyen de 1722 € concerne les vrais salaires et que le chiffre de 2125 les salaires équivalents à plein temps. Or  on sait que les emplois à temps partiel ne cessent de se développer. En France pour un temps plein ;  un salaire qui a augmenté de 42 % de 2009 à 2013. En francs constants il y a donc eu progression. L’augmentation est de   42 %) et  l’inflation a atteint, elle, 34,5 %. En 2013, le revenu perçu par un salarié était de 20.350 euros. On peut évidemment mettre en cause l’évolution réelle de l’inflation car l’inflation ne tient pas compte suffisamment de l’évolution structurelle de la consommation, structure de la consommation qui en outre varie nettement en fonction  des revenus. Il s’agit d’un revenu salarial, tous types de contrats confondus : plein temps, temps partiel ou mi-temps. Si l’on veut des comparaisons plus parlantes, il faut se concentrer sur le salaire net annuel moyen pour un temps plein. Il était en 2013 de 25.500 euros soit 2125 € par mois. En moyenne on note donc une augmentation faible mais réelle du salaire moyen. Salaire moyen à distinguer du salaire médian lequel divise la population en deux et qui au contraire fait apparaître une légère diminution. En cause un accroissement des inégalités, ce qui gagnent plus ont encore gagné davantage, ce qui gagnent moins perdu davantage. Premier point à noter : ce montant montre une augmentation régulière des salaires nets entre 1995 et 2009. Les cadres gagnent en moyenne trois fois plus que les ouvriers : 41.200 euros pour les premiers contre 13.800 euros pour les ouvriers et employés. Si ce montant annuel est inférieur au Smic sur un an, c’est que le poids des CDD est très sensible dans cette catégorie de salariés. Il s’agit comme toujours dans ces comparaisons de moyennes. Elles masquent des disparités parfois importantes entre les activités, les statuts professionnels, les âges et les sexes. L’écart de salaire en être les hommes et les femmes restent toujours aussi fort. On en parle beaucoup. Mais sur le terrain, les choses bougent moins vite que la fermeté des déclarations de nos patrons et de nos responsables le laissent penser. Tous statuts confondus, les femmes gagnent de 19 à 22% de moins que leurs homologues. Ce sont dans les fonctions de cadres que les écarts sont les plus significatifs et dans ceux des employés où les différences de rémunérations moyennes nettes sont les plus faibles (autour de 8%). Sur un indice INSEE toujours discutable, le pouvoir d’achat a augmenté tous les ans de 0,3% entre 2007 et 2014. C’est moins qu’en Allemagne, mais bien mieux qu’en Italie, en Grande-Bretagne ou en Espagne. Chez nous, les salaires n’ont pas chuté et les prestations sociales ont joué un grand rôle d’amortisseurs. En se fondant sur les salaires réels, le revenu salarial augmente avec l’âge des salariés jusqu’à 54 ans : il atteint pour les 50-54 ans un montant 3,4 fois plus élevé que celui des moins de 25 ans. Les femmes perçoivent un revenu salarial inférieur en moyenne de 24 % à celui des hommes (23.398 euros). Les cadres perçoivent, eux, un revenu salarial 2,6 fois supérieur à celui des ouvriers et 2,9 fois supérieur à celui des employés (13.988 euros). Le revenu salarial des diplômés de niveau Bac+3 ou plus est le double de celui des salariés de niveau inférieur au Bac.  Le revenu salarial varie davantage parmi les salariés les moins diplômés que parmi les plus diplômés, en particulier dans la moitié basse de l’échelle salariale. En revanche, comme pour les cadres, la dispersion dans la moitié haute de l’échelle est plus élevée chez les salariés les plus diplômés. Dernière observation, les salaires groupe privé et public, or en moyenne les salaires du public sont plus élevés que ceux du privé (effet GVT, ancienneté et aussi qualification). D’où la nécessité de prendre avec prudence ces calculs de la moyenne des salaires.

 

France Télévisions : des salaires fous

 

Plusieurs caractéristiques de gaspillage en France télévisions. Des  effectifs pléthoriques et des salaires démentiels. La Cour des comptes. a recensé 191 salariés touchant plus de 120.000 euros bruts par an; 547 salariés touchant plus de 96.000 euros; et 1.415 salariés touchant plus de 70.000 euros. la PDG Delphine Ernotte touche un salaire fixe de « seulement » 322.000 euros bruts par an, plus un bonus variable allant jusqu’à 78.000 euros, soit un total de 400.000 euros bruts.  Delphine Ernotte touche aussi, selon les estimations, deux à trois fois moins que les animateurs stars du service public. Toutefois, ceux-ci ne sont pas salariés de France Télévisions, mais rémunérés par des sociétés de production externes. Le rapport dénonce même des « pratiques critiquables » où un salarié en CDI touche une rémunération additionnelle, par exemple via une société de production externe. Il recense 182 salariés en CDI (dont 10 à temps plein) qui ont en parallèle des CDD ou des CDD d’usage (c’est-à-dire une rémunération d’intermittent). Explication: le service public est une armée mexicaine avec pléthore de chefs. Ainsi, les cadres représentent 79% du personnel technique et administratif, et 26% des journalistes (et même 40% à la direction de l’information). La Cour rappelle que ce taux est seulement de 17% à 18% dans la population active française… Au final, le salaire médian s’élève à 49.230 euros bruts en 2015. Et le salaire moyen s’élevait à 62.900 euros bruts en 2014.  La Cour des Comptes juge donc avec une grande sévérité la gestion de France télévision qui se caractérise par un très grand nombre de chaînes qui font double emploi, avec aussi des innombrables bureaux en province et qui mobilise ainsi 10 000 salariés environ dont 2500 2700 journalistes. (Par comparaison ces deux à trois fois plus que dans les chaînes privées). Du coup cette chaîne pourtant financée par le contribuable laisse apparaître un déficit d’au moins 30 millions par an (2015) « Au regard de la dégradation inquiétante de sa situation financière, la maîtrise des dépenses est impérative », juge la Cour dans un communiqué joint à son rapport intitulé « Mieux gérer l’entreprise, accélérer les réformes». Selon la Cour, le pilotage économique de l’entreprise se limite à l’exercice en cours et ne permet pas définir une stratégie de moyen terme. Les magistrats relèvent pour l’exercice 2015 un déficit d’exploitation « très significatif », de 30,1 millions d’euros, signe de « fragilités structurelles majeures ». Les magistrats dressent une liste de défis auxquels France Télévisions est confrontée: le chantier de l’entreprise unique, entamé en 2009 pour dégager des synergies entre les chaînes, la révolution numérique, le modèle économique et la « définition hésitante des missions de service public de l’entreprise ». « À ces défis stratégiques, l’entreprise et son actionnaire n’ont apporté au mieux que des réponses partielles, au risque à terme de compromettre la pérennité du service public de l’audiovisuel », écrivent-ils en conclusion du rapport. Ils formulent 23 recommandations, parmi lesquelles la réduction du nombre d’antennes régionales de France 3, la mise à l’étude d’un rapprochement de son réseau régional avec celui des radios France Bleu, la fusion de l’ensemble des rédactions nationales, ou la suppression des bureaux régionaux de France 2. La Cour exhorte également le groupe, qui compte 9.932 emplois à temps plein dont 2.700 journalistes, à s’engager sur un objectif précis de non remplacement des départs à la retraite d’ici 2020 ou à examiner le contenu réel des postes occupés par les salariés les mieux rémunérés.

(Avec Reuters)

Chine : tassement des salaires

 Chine : tassement des salaires

 

 

La Chine souhaite très clairement un tassement des salaires pour maintenir sa compétitivité et sans doute ainsi enrayer l’atonie de sa croissance notamment de ses exportations. Par ailleurs cette baisse serait rendue possible du fait d’une très faible inflation. En effet les  prix  n’augmentent que de 1,9 % en juin sur un an contre 2 % en mai. Une inflation soutenue uniquement par l’augmentation des prix alimentaires. Les prix à la production ont reculé de 2,6% en juin sur un an, pour un 51e mois de baisse, contre 2,8% en mai. Les analystes anticipaient une baisse de 2,5%. Le ralentissement de la hausse des prix a lieu dans plusieurs domaines. Les prix alimentaires ont augmenté de 4,6% en juin, contre 5,9% en mai. Le prix de la viande de porc a bondi de 30,1%, contre 33,6% en mai. « Les autorités vont avoir encore besoin de stimuler la demande si elles veulent parvenir à leur objectif de croissance », écrit Zhou Hao, économiste chez Commerzbank à Singapour. La Banque populaire de Chine (PBOC) n’a pas abaissé ses taux d’intérêt depuis le 23 octobre dernier. Il s’agissait de la septième baisse depuis la fin 2014 dans le but de contrer les effets du ralentissement de la croissance économique. Les dirigeants chinois ont fixé un objectif de croissance économique de 6,5% à 7% pour 2016. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 6,9% l’an dernier, soit son rythme de croissance le plus faible depuis un quart de siècle. On espère que la faible inflation va donner du pouvoir d’achat aux ménages et relancer consommation et croissance. La croissance économique a été supérieure aux attentes au deuxième trimestre, mais celle de l’investissement privé est tombée à son plus bas niveau historique, ce qui annonce un coup de frein pour les mois à venir. Le vice-ministre des Ressources humaines s’est prononcé clairement pour un ralentissement de la hausse des salaires afin de maintenir la compétitivité des entreprises.

 

(Avec Reuters)

Loi Sapin 2 : des verrous pour les salaires des patrons

Loi Sapin 2 : des verrous pour les  salaires des patrons

Après les dérapages bien inopportuns du salaire de certains grands patrons entre parenthèses (entre 50 et 100% d’augmentation en 2015) l’assemblée nationale délibère sur les conditions de verrouillage des salaires ;  la principale disposition concerne l’obligation pour les patrons de se soumettre l’avis  de l’assemblée générale (et non à celui du conseil d’administration).  Des députés souhaitent aussi fixer un plafond pour ces rémunérations. Une disposition juridiquement difficile à définir et à mettre en œuvre et qui risque de ne pas être retenu d’autant qu’elle serait sans doute anti constitutionnel. Seule une disposition fiscale (donc  applicables à tous) permettrait de rectifier en quelque sorte le débordement des revenus patronaux. Sur ce dossier, le gouvernement marche sur une corde raide. «Non à une loi qui plafonnerait les rémunérations. Oui à une loi qui permettra aux décisions de l’assemblée générale de s’imposer au conseil d’administration», explique Emmanuel Macron. C’est le sens de l’amendement à la loi Sapin 2 déposé par son rapporteur, le député PS Sébastien Denaja. La France serait ainsi la première à imposer un vote contraignant sur les rémunérations de l’année écoulée. Il propose aussi une vérification a posteriori par les actionnaires du salaire variable. Le gouvernement doute toutefois de la faisabilité d’un tel vote ex-post.

 

(Avec le Figaro)

 

Modération des salaires mais pas pour les patrons (Macron)

Modération des salaires mais pas pour les patrons (Macron)

Macron a sans doute perdu une occasion de se taire en défendant à la fois la modération salariale pour les employés mais en s’opposant à toute loi pour les rémunérations des patrons. Or on sait que certains revenus de patrons ont bénéficié d’augmentation extravagante en un an, pratiquement un doublement pour certains. Dans le même temps les salaires eux sont contraint dans une fourchette de croissance de 1 à 2% en 2015. Si l’on tient compte de l’inflation réelle et non de l’inflation calculée par l’Insee sur un indice obsolète, l’augmentation réelle est pratiquement nulle. Du coup Macron aurait été bien inspiré de réclamer la même rigueur pour les patrons comme pour es salariés. D’une certaine manière ce double discours discrédite les propos de Macron (mais aussi du grand patronat) sur la nécessité de la rigueur. Macron estime que les entreprises doivent privilégier les investissements productifs au détriment des augmentations salariales, dans un entretien aux Echos à paraître mardi. « Sur la fonction production, nous avons rattrapé une bonne partie de notre retard compétitivité-coût des années 2000 via le pacte de responsabilité, le CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et (grâce à) la fin de la modération (salariale) allemande depuis 2013. Mais il faut tenir et maintenir l’impact de cette dévaluation fiscale. Et la clef, c’est la modération salariale », a déclaré M. Macron.  « Je leur dis: +Ayez une préférence pour l’investissement et l’emploi-formation plutôt que pour les dividendes et les salaires!+ », a-t-il lancé.   »Pour relancer l’industrie française, il faut du temps et il faut privilégier l’investissement productif. Pour les salaires, il faut privilégier des négociations salariales au plus proche de la situation de l’entreprise », a-t-il souligné.  Interrogé sur la nécessité d’aller au delà de la future loi El Khomri, qui se limite essentiellement au temps de travail, Emmanuel Macron répond « oui ».  « Il faudra élargir le champ de la négociation collective au niveau de l’entreprise à d’autres domaines. Plus on ira vers l’entreprise, plus ce sera efficace. On ne peut pas prétendre aimer l’industrie et refuser les conditions de son succès », argumente-t-il.  Concernant le débat sur la limitation des salaires des patrons, l’occupant de Bercy réitère son opposition au passage par la voie législative.  « Evitons la réponse réflexe consistant à dire: +Il y a un problème, faisons une loi.+ Il est hypocrite de déclarer +limitons la rémunération des dirigeants à 100 fois le SMIC+, alors que suivant la Constitution la loi ne peut pas limiter la rémunération des patrons avec un plafond fixe », a-t-il martelé. « Pourquoi limiter le débat aux patrons par ailleurs? Que ferait-on pour les artistes? Pour les sportifs? », a-t-il ajouté.  « C’est (…) la responsabilité des conseils d’administration de fixer le niveau acceptable. C’est ce que nous avons défendu chez Renault en tant qu’Etat actionnaire » en votant contre la rémunération du PDG Carlos Ghosn, a relevé le ministre. « Une des faiblesses françaises est que l’on a des conseils d’administration insuffisamment respectueux des actionnaires. On est trop souvent dans la connivence avec des administrateurs parfois trop proches des dirigeants », a-t-il estimé.

 

(Avec Reuters)

Salaires Capgemini : pour le patron, « 100.000 euros d’augmentation, pour un salarié moyen, 22 euros

Salaires Capgemini : pour le patron, « 100.000 euros d’augmentation, pour un salarié moyen, 22 euros 

 

Finalement les patrons de gauche pour la plupart partagent la même philosophie que beaucoup de grands patrons de droite à savoir accumuler le plus possible de revenus pour construire de grosses fortunes. C’est le cas encore de Paul Hermelin. Des  grands patrons qui en même temps ne cessent de  prêcher pour davantage d’efforts, de productivité et de maîtrise des salaires pour les salariés. Un grand patron arrivé la sans doute grâce à ses compétences mais surtout comme la plupart des oligarques  en France grâce à ses passages dans les cabinets ministériels. Et pour le patron de Capgemini dans les cabinets de gauche. Une attitude évidemment qui a de quoi nourrir les rangs de l’extrême gauche comme de l’extrême droite. La CGT prévoit donc d’intervenir ce mercredi matin pendant l’assemblée générale des actionnaires de l’entreprise de services informatique Capgemini. Le syndicat proteste contre l’augmentation du revenu du PDG Paul Hermelin de 18%, contre environ 1% en moyenne pour les salariés. « Pour comparer simplement, pour monsieur Hermelin ça représente 100.000 euros par mois d’augmentation, pour un salarié moyen, 22 euros brut », a dénoncé le délégué CGT Thierry Achaintre sur France Info. Le syndicaliste a précisé que l’entreprise « marche très bien », avec « 1,1 milliards d’euros de bénéfices net cette année, donc le double de l’année dernière » et « 10,6% de marge, une marge à deux chiffres pour la première fois atteinte ». « C’est le travail des salariés qui le fait, certainement aussi l’influence de monsieur Hermelin, mais en tout cas les salariés méritent beaucoup plus que cette maigre augmentation », a déploré Thierry Achaintre. La CGT en appelle donc au président François Hollande, « parce que quand je l’entends aux informations annoncer qu’il veut faire voter une loi pour limiter la rémunération des grands patrons, qu’il commence déjà par ses amis comme Paul Hermelin, ça devient indécent dans ce pays. »

 

(Avec France Info)

Salaires : Macron fait les gros yeux à Carlos Ghosn

Salaires : Macron fait les gros yeux à Carlos Ghosn

 

 

 

Sur la forme Emmanuel Macron semble s’engager dans un  conflit vis-à-vis de Carlos Ghosn concernant l’augmentation de son salaire chez Renault. Mais lorsqu’on n’y regarde de plus près on peut observer que la menace du ministre de l’économie largement, rapportée dans les grands médias, demeure de pure forme. En effet il n’est pas demandé au patron de Renault de renoncer à la croissance de ses revenus mais de réfléchir pour les revenus à venir portant sur 2016. D’une certaine manière Emmanuel Macron ne remet donc pas en cause la croissance du salaire octroyé par le conseil d’administration contre l’avis de l’assemblée générale et invite seulement à une réflexion faute de quoi le gouvernement pourrait éventuellement légiférer concernant les entreprises où l’État conserve de fortes participations.  En effet Emmanuel Macron a seulement demandé mardi au PDG de Renault Carlos Ghosn de prendre ses responsabilités sur sa rémunération à compter de cette année, après le passage en force du conseil d’administration du constructeur automobile concernant l’exercice 2015. Le ministre de l’Economie a menacé de légiférer sur ce sujet s’il n’était pas entendu. Alors que l’assemblée générale de Renault avait voté vendredi à 54% contre la rémunération de 7,2 millions d’euros de Carlos Ghosn pour 2015, le conseil d’administration l’a confirmée juste après. « Suite à ce vote de l’assemblée générale de Renault, il y a un dysfonctionnement en matière de gouvernance », a dit Emmanuel Macron lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. « Et donc ce que nous demandons très clairement, c’est d’une part que M. Ghosn prenne ses responsabilités dès à présent pour que, sur sa rémunération de 2016, les conséquences soient tirées de ce vote, (et) c’est que le conseil d’administration de Renault se réunisse à nouveau pour tirer les conséquences de ce vote », a-t-il ajouté. « Lors du dernier conseil, seuls les représentants des salariés et de l’Etat se sont prononcés contre. Nous devons en tirer les conséquences dans les prochaines semaines sans quoi nous serions conduits à légiférer », a poursuivi le ministre. Le président du Medef Pierre Gattaz s’était dit lundi « très surpris » de la décision du conseil d’administration de Renault. « Je suis un peu choqué que l’on ait entériné aussi vite des conditions de rémunération », avait-il dit sur BFM en rappelant le code Afep-Medef. (Avec Reuters)

Le ministre allemand des finances condamne nettement les salaires des patrons de Volkswagen

Le ministre allemand des finances condamne nettement les salaires des patrons de Volkswagen

Le ministre allemand des finances ne fait jamais dans la dentelle aussi bien lorsqu’il s’agit de critiquer la politique de la banque centrale européenne que lorsqu’il condamne nettement les rémunérations des patrons de la société Volkswagen qui a perdu 4 milliards l’an passé suite au scandale du trucage des émissions polluantes. On aimerait évidemment que les autorités françaises montrent autant de détermination pour condamner les  dérapages des patrons français concernant leur propre salaire. De ce point de vue les hausses de rémunération de patron de Renault n’ont donné lieu qu’à une protestation relativement molle. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, déplore le versement de primes aux dirigeants de Volkswagen pour 2015, année marquée par le scandale du trucage des tests anti-pollution, le plus grave de l’histoire du groupe automobile.« Je n’ai pas de sympathie pour les managers qui commencent par entraîner une entreprise de premier plan dans une crise potentiellement mortelle et qui défendent ensuite leurs primes personnelles lors d’un débat public », déclare Wolfgang Schäuble dans les colonnes du Frankurter Allgemeine Sonntagszeitung. « Cela montre que quelque chose ne fonctionne pas. »Volkswagen prévoit de verser aux douze membres de son directoire 63,24 millions d’euros au titre de l’année passée, marquée par une perte record en raison du coût des litiges et indemnisations liés au « Dieselgate ». Volkswagen a déclaré le 22 avril une perte d’exploitation annuelle de 4,1 milliards d’euros, conséquence de 16,2 milliards d’euros de charges exceptionnelles liées au scandale.

Salaires du patron de PSA : l’indécence patronale

Salaires du patron de PSA : l’indécence patronale

 

Il faut sans doute que le patronat soit complètement inconscient ou irresponsable pour s’attribuer des augmentations de salaires comme celui du PDG de PSA, un salaire qui aura doublé en 2015. On ne peut sans doute contester les très grandes qualités de Carlos Tavares qui a largement contribué à redresser une entreprise en difficulté. À l’évidence le PDG de PSA se révèle être un manager de très haut niveau. Ce qui choque dans cette affaire c’est moins  le niveau de sa rémunération que le pourcentage aberrant de la croissance de cette dernière. On le sait,  les salaires comme les pensions ne progressent pratiquement plus dans France du fait notamment de l’absence (officielle) d’inflation. En clair les revenus sont presque bloqués. Du coup le doublement du salaire du patron de PSA a parait  particulièrement scandaleux. Cela démontre à l’évidence combien certains patrons sont coupés des réalités sociales y compris de celles de leurs propres entreprises. On objectera que d’autres patrons en France et encore davantage l’étranger gagnent  des sommes encore beaucoup plus considérables (à commencer par le PDG de Renault). Mais la folie de certains ne saurait justifier celle des autres. Cela d’autant plus que la crise a très fortement accentué les inégalités et qu’elle contraint en outre nombre de salariés à accepter des conditions sociales plus dégradées que précédemment. Carlos Tavares a touché 5.245.284 euros pour l’exercice 2015 contre 2.750.936 euros en 2014, selon le document de référence du groupe. « Les représentants de l’Etat ont voté contre la rémunération de Carlos Tavares en conseil d’administration et votera contre en assemblée générale. L’Etat ne fait là qu’appliquer sa doctrine sur les rémunérations dans les entreprises privées dont il actionnaire minoritaire », précise le ministère de l’Economie. « Cette politique s’applique à Carlos Tavares comme à tous les dirigeants des entreprises dans ce cas pour lequel l’Etat comme actionnaire défend une plus grande modération salariale et avait demandé, lorsque la doctrine a été mise en place, des baisses de l’ordre de 30%. » L’Etat français détient 14% de PSA, à parité avec la famille Peugeot et le chinois Dongfeng Motor.

(Avec Twitter)

 

Augmentation salaires fonctionnaires et garantie jeunes : quel financement ?

Augmentation salaires fonctionnaires  et garantie jeunes : quel financement ?

Pas de fiscalité supplémentaire pour le gouvernement qui ne précise pas comment ces mesures seront financées !  Lors du compte rendu du conseil des ministres, son porte-parole Stéphane Le Foll a précisé que l’extension de la garantie jeunes à 100.000 à 150.000 personnes coûterait entre 600 et 650 millions d’euros. La hausse annoncée du traitement des fonctionnaires, dont on connaîtra l’ampleur jeudi, pèsera aussi sur les finances publiques, une augmentation de 1% du point d’indice représentant un coût de 1,75 milliard d’euros. Le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé mardi que l’objectif était que 100.000 personnes bénéficient de la garantie jeunes cette année et le double l’an prochain. Le gouvernement a déjà engagé d’autres dépenses depuis le début de l’année avec son plan sur l’emploi et de nouvelles aides aux éleveurs. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a estimé que l’ensemble était compatible avec la trajectoire des finances publiques de la France, qui prévoit un déficit public ramené à 3,3% de la richesse nationale cette année après 3,8% en 2015, puis à 2,7% l’an prochain. Ce que conteste Bruxelles.  Avec des déficits du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale inférieurs aux attentes, le chiffre 2015, qui sera connu le 25 mars, « sera meilleur que prévu », a-t-il dit lors d’un point de presse. « Et pour 2016, le déficit que nous avons prévu sera atteint, toutes les mesures nécessaires pour l’atteindre seront prises, et l’objectif 2017 sera lui aussi atteint », a indiqué le ministre. « Nous faisons mieux et nous avons la possibilité, sans renoncer à nos objectifs de déficit public, de financer un certain nombre de dépenses nouvelles », a-t-il poursuivi.

(Reuters)

Fonctionnaires : hausse des salaires

Fonctionnaires : hausse des salaires

 

Selon Les Échos, le gouvernement pourrait faire un geste en direction des fonctionnaires et décider  d’un dégel du point d’indice qui est figé depuis cinq ans. Cela ne suffira sans doute pas à réchauffer le climat social du moment, en pleine contestation contre le projet de loi de réforme du Code du Travail. Jean-Marc Canon de la CGT estime que la perte du pouvoir d’achat des agents de la fonction publique est « considérable » depuis ce gel introduit depuis 2010. Une augmentation de 0.5 à 1 % est évoquée, qui se ferait en 2 temps. Une première tranche tout de suite, la seconde en fin d’année ou début 2017.  « Il faut des mesures de haute ampleur pour rattraper les pertes intervenues, poursuit-il. Il pourrait y avoir un premier geste, mais tout ce qui est en dessous de 2% ne nous semble pas aujourd’hui de nature à être une véritable négociation ». Les 5 années de gel du point d’indice ont permis à l’État d’économiser 7 milliards d’euros.  La ministre de la Fonction publique, Annick Girardin défend cette augmentation générale. C’est jeudi 17 mars, qu’aura lieu le rendez-vous salarial avec les organisations syndicales de fonctionnaires. À Bercy on est réticent, car en année pleine cela représente 750 millions d’euros à sortir des caisses de l’État. Et on souligne que l’inflation est nulle ou presque. Mais aucune décision n’est encore prise. Tout dépend de l’arbitrage du Premier ministre. Mais la situation politique et sociale plaide en faveur des fonctionnaires qui menacent de faire grève le 22 mars prochain.

Compétitivité, le remède : la baisse des salaires pour France Stratégie !!!

Compétitivité,  le remède : la baisse des salaires pour France Stratégie !!!

 

Comme s’il n’y avait pas déjà suffisamment d’administrations, d’institutions, d’observatoires et de lieux officiels de réflexion, le gouvernement a créé France stratégie, un think thank autant pour se mettre à la mode pour faire passer les idées  ultralibérales du gouvernement. Régulièrement France stratégie outil gouvernemental de prospective déverse ses réflexions sur les sujets de manière très approximative mêlant  propos de technocrates à des réflexions de bistrot dans un emballage ultralibérale. Cette fois France stratégie propose ni plus ni moins que de s’attaquer aux salaires pour permettre à la France de retrouver une compétitivité perdue. Certes on ne parle pas de diminution des salaires mais de modération salariale,  ce qui revient au même ;  sans même approfondir les nombreux autres facteurs explicatifs interactifs qui effectivement affaiblissent la compétitivité du pays. Pas étonnant France Stratégie publie une étude par semaine, le même rythme que Gala ou Closer avec la même pertinence. De quoi se demander à quoi servent tous les services économiques de chaque ministère ou interministériels. «  Nos parts de marché se sont stabilisées, notre déficit commercial a diminué, l’écart de compétitivité-coût avec l’Allemagne, notre principal concurrent sur les marchés tiers, s’est réduit, et les entreprises reconstituent leurs marges  », en conclut France Stratégie, le think tank gouvernemental chargé de la prospective dans une étude dévoilée ce jeudi. Une étude qui sera suivie de beaucoup d’autres, le think tank ayant décidé de publier chaque semaine une note sur des enjeux pour la décennie 2017-2027 à l’approche de l’élection présidentielle. Néanmoins, des efforts doivent encore être fournis, estime France Stratégie qui préconise une série de mesures, et notamment de poursuivre la modération salariale, en prenant exemple sur les exemples espagnols et italiens. Ainsi, la France espère que la recette qui a marché en Allemagne fonctionnera également en France. Des propositions en tout cas qui risquent encore d’augmenter le risque déflationniste qui menace la France engluée dans une croissance molle et pour longtemps.

Baisse CSG : petit geste électoral pour les bas salaires

 

 

Pas de grande révolution mais un petit geste fiscal pour les bas salaires. La grande réforme fiscale qui devait consister à fusionner l’impôt sur le revenu et la CSG vient donc d’être enterrée  à nouveau. Certes dans les attendus de la proposition- faite par l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault- la question de cette grande réforme fiscale est évoquée, il s’agit de créer un grand impôt citoyen sur le revenu. Mais du coup la montagne réformatrice accouche d’une souris. Plus question d’impôt citoyen sur le revenu ou de fusion CSG IR mais une baisse du taux de cotisation pour les bas salaires (il restera à vérifier toutefois si cette décision de l’Assemblée nationale est bien constitutionnelle car jusque-là il n’y avait pas de progressivité concernant les taux d’CSG) L’Assemblée nationale a donc adopté jeudi par 35 voix contre 21 l’amendement de l’ex-Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui amorce une progressivité de la CSG, malgré de profondes critiques d’une partie des socialistes et de fortes réserves du gouvernement. A l’issue de près de deux heures de débat intense dans un hémicycle inhabituellement garni pour un débat budgétaire, les députés ont donné leur feu vert à l’amendement de M. Ayrault et de Pierre-Alain Muet (PS), présenté dans le cadre du projet de budget de l’État pour 2016, avec une ultime retouche supprimant toute référence à la perspective d’un « impôt citoyen sur le revenu » fusionnant impôt sur le revenu et Contribution sociale généralisée (CSG). L’amendement Ayrault propose concrètement d’alléger la CSG sur les salaires compris entre 1 et 1,3 Smic. Le texte, proposé dans le cadre du projet de loi de finances 2016, fait écho à un engagement de campagne de François Hollande, qui avait promis « la fusion à terme » de ces deux prélèvements. Une proposition enterrée par le gouvernement.

Baisse des salaires en 2013

Baisse des salaires  en 2013

Contradictoire cette étude de l’INSEE qui montre  une baisse des salaires en 2013. La même INSEE qui avait considéré que le pouvoir d’achat avait bondi de 0,3 %. L’explication officielle viendrait du faite que les prix ont augmenté moins vite que les salaires et les revenus. Cela bien entendu en tenant compte pour le calcul de l’inflation de l’indice des prix de la consommation des ménages. Or on sait que cet indice est largement devenu obsolète dans la mesure où les dépenses contraintes sont notoirement sous-estimées par rapport aux dépenses qu’il est possible de moduler. D’après la dernière étude de l’INSEE En 2013, les salaires nets moyens dans le secteur privé et dans les entreprises publiques ont diminué de 0,3% en euros constants. La baisse s’est surtout fait ressentir chez les hommes.  2.202 euros nets par mois. Avec une hausse de 0,6% entre 2012 et 2013, le salaire net mensuel a progressé moins vite que l’inflation, pourtant anémique (+0,9% après +2% en 2012), entraînant une baisse de 0,3% en euros constants, selon une étude de l’Insee parue jeudi 16 septembre. Le salaire net médian s’élève à 1.772 euros par mois. Le salaire net moyen à euros constant s’inscrit ainsi dans une baisse proche de celle de 2012 (-0,4%). Fait intéressant : le salaire brut s’affiche, lui, en hausse de 0,5%, atteignant 2.912 euros mensuels. Les auteurs de l’étude expliquent cet écart entre rémunération brute et nette par la fin du dispositif d’exonération des cotisations salariales concernant les heures supplémentaires ainsi que par la hausse de la cotisation vieillesse. Alors que les hommes ont connu une baisse de leur salaire net moyen de 0,4% en euros constants, celle-ci ne s’est pas fait ressentir chez les femmes. « À tous les niveaux de l’échelle salariale, les évolutions de salaire sont plus favorables aux femmes qu’aux hommes », souligne l’étude. Dans le détail, le salaire moyen des femmes employées a grimpé de 0,2% entre 2012 et 2013, sans évoluer chez leurs homologues masculins. Mais, pour leur part, les femmes dans les professions intermédiaires ont connu une baisse salariale en euros constants de 0,2%, contre 0,3% pour les hommes. Chez les cadres, l’écart est davantage prononcé, atteignant 0,7 point (-0,6% pour les femmes, -1,3% chez les hommes). Les ouvriers font néanmoins figure d’exception avec un écart de 0,1 point en faveur des hommes. Cette étude de l’INSEE vient en contradiction avec une autre du même organisme qui concluait que Le pouvoir d’achat des ménages avait  rebondi de 0,3% l’année dernière après un recul de -0,9% en 2012.  Si la masse salariale et les prestations sociales ont bien affiché un certain dynamisme, ces effets favorables ont été « compensés par la nouvelle accélération des impôts sur le revenu et le patrimoine du fait des mesures décidées dans la loi de finances pour 2013″, explique l’Insee. Sans compter que les cotisations sociales à la charge des ménages ont également accéléré. Des ponctions sur le revenu beaucoup plus visibles qu’une hausse statistique du pouvoir d’achat.  Celle-ci résulte, en effet, moins d’une hausse des salaires que d’une baisse de l’inflation. « La désinflation nous sauve », commente ainsi Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE. De fait, la hausse du revenu disponible des ménages est la même en 2012 qu’en 2013: +0,9%. La différence, c’est que la hausse des prix a été inférieure à l’augmentation du revenu l’année dernière (+0,6%) alors qu’elle avait été trois fois supérieure il y a deux ans (+1,9%) .   Pas sûr donc que tous les ménages « voient » vraiment le rebond du pouvoir d’achat constatée par l’Insee. Le chiffre de l’inflation est en effet un chiffre moyen qui ne reflète pas forcément la hausse des prix « vécue » par les ménages, qui dépend de la structure de leur consommation. Or on sait que le poids des dépenses d’alimentation, de transport, de logement varient beaucoup avec le revenu…

 

 

Contradictoire cette étude de l’INSEE qui montre  une baisse des salaires en 2013. La même INSEE qui avait considéré que le pouvoir d’achat avait bondi de 0,3 %. L’explication officielle viendrait du faite que les prix ont augmenté moins vite que les salaires et les revenus. Cela bien entendu en tenant compte pour le calcul de l’inflation de l’indice des prix de la consommation des ménages. Or on sait que cet indice est largement devenu obsolète dans la mesure où les dépenses contraintes sont notoirement sous-estimées par rapport aux dépenses qu’il est possible de moduler. D’après la dernière étude de l’INSEE En 2013, les salaires nets moyens dans le secteur privé et dans les entreprises publiques ont diminué de 0,3% en euros constants. La baisse s’est surtout fait ressentir chez les hommes.  2.202 euros nets par mois. Avec une hausse de 0,6% entre 2012 et 2013, le salaire net mensuel a progressé moins vite que l’inflation, pourtant anémique (+0,9% après +2% en 2012), entraînant une baisse de 0,3% en euros constants, selon une étude de l’Insee parue jeudi 16 septembre. Le salaire net médian s’élève à 1.772 euros par mois. Le salaire net moyen à euros constant s’inscrit ainsi dans une baisse proche de celle de 2012 (-0,4%). Fait intéressant : le salaire brut s’affiche, lui, en hausse de 0,5%, atteignant 2.912 euros mensuels. Les auteurs de l’étude expliquent cet écart entre rémunération brute et nette par la fin du dispositif d’exonération des cotisations salariales concernant les heures supplémentaires ainsi que par la hausse de la cotisation vieillesse. Alors que les hommes ont connu une baisse de leur salaire net moyen de 0,4% en euros constants, celle-ci ne s’est pas fait ressentir chez les femmes. « À tous les niveaux de l’échelle salariale, les évolutions de salaire sont plus favorables aux femmes qu’aux hommes », souligne l’étude. Dans le détail, le salaire moyen des femmes employées a grimpé de 0,2% entre 2012 et 2013, sans évoluer chez leurs homologues masculins. Mais, pour leur part, les femmes dans les professions intermédiaires ont connu une baisse salariale en euros constants de 0,2%, contre 0,3% pour les hommes. Chez les cadres, l’écart est davantage prononcé, atteignant 0,7 point (-0,6% pour les femmes, -1,3% chez les hommes). Les ouvriers font néanmoins figure d’exception avec un écart de 0,1 point en faveur des hommes. Cette étude de l’INSEE vient en contradiction avec une autre du même organisme qui concluait que Le pouvoir d’achat des ménages avait  rebondi de 0,3% l’année dernière après un recul de -0,9% en 2012.  Si la masse salariale et les prestations sociales ont bien affiché un certain dynamisme, ces effets favorables ont été « compensés par la nouvelle accélération des impôts sur le revenu et le patrimoine du fait des mesures décidées dans la loi de finances pour 2013″, explique l’Insee. Sans compter que les cotisations sociales à la charge des ménages ont également accéléré. Des ponctions sur le revenu beaucoup plus visibles qu’une hausse statistique du pouvoir d’achat.  Celle-ci résulte, en effet, moins d’une hausse des salaires que d’une baisse de l’inflation. « La désinflation nous sauve », commente ainsi Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE. De fait, la hausse du revenu disponible des ménages est la même en 2012 qu’en 2013: +0,9%. La différence, c’est que la hausse des prix a été inférieure à l’augmentation du revenu l’année dernière (+0,6%) alors qu’elle avait été trois fois supérieure il y a deux ans (+1,9%) .   Pas sûr donc que tous les ménages « voient » vraiment le rebond du pouvoir d’achat constatée par l’Insee. Le chiffre de l’inflation est en effet un chiffre moyen qui ne reflète pas forcément la hausse des prix « vécue » par les ménages, qui dépend de la structure de leur consommation. Or on sait que le poids des dépenses d’alimentation, de transport, de logement varient beaucoup avec le revenu…

 

Salaires : augmentation limitée à 1 % salaires 2016

Salaires : augmentation limitée à 1 % salaires 2016

Il est vraisemblable que la hausse générale des salaires en 2016 sera très limitée en France. Alors que ces hausses générales pour été être proches de 3 % en Allemagne comme en Grande-Bretagne. Du coup cette augmentation générale des salaires en France sera vite annulée par la hausse des prix. Certes officiellement sur un an cette hausse des prix n’a augmenté que de 02 % mais s’il s’agit de l’indicateur obsolète de l’INSEE qui sous-estime le poids de dépenses contraintes toujours en hausse. En France, les DRH font état de budgets « toujours plus contraints », la « rigueur salariale s’installe », observe-t-il. L’an dernier, les entreprises sondées à la même époque prévoyaient pour 2015 une élévation moyenne des enveloppes salariales de 2,6%. Mais le cabinet estime la hausse réalisée à 2,4%. Sur l’échantillon de 390 entreprises interrogées du 1er juillet au 8 août, seules 1,8% disent avoir appliqué un gel des salaires en 2015 et près de 41% affirment avoir accordé des augmentations uniquement individuelles. Pour 2016, les projections détaillées d’Aon Hewitt anticipent une progression d’1% des augmentations générales versées à tous les salariés indépendamment de leurs performances individuelles et de 2,2% pour les gratifications individuelles. Ces chiffres moyens cachent « de fortes disparités » d’une entreprise à l’autre et « y compris au sein d’un même secteur, notamment dans l’automobile, l’informatique et les technologies », a commenté auprès de l’AFP Vincent Cornet, directeur Rémunération globale au sein du cabinet.

Salaires fonction publique: environ 2500 € euros nets, 2200 dans le privé

Salaires fonction publique environ 2500 € euros nets, 2200 dans le privé

 

En 2013, le salaire net moyen dans la fonction publique a diminué de 0,7 % et il se situe à 2.469 euros, tandis que le salaire net moyen dans le public le privé lui est inférieur à 2200 €. La baisse du salaire dans la fonction publique provient du gel indice depuis 2010. Dans le privé les salaires ont été rabotés à cause de la situation de l’emploi et du rajeunissement démographique dans les entreprises ( rajeunissement également enregistré dans le public).  . Mais d’une certaine manière, la masse salariale dans le public est surtout hypothéquée par des sureffectifs. Des hausses seraient sans doute possible pour certaines fonctions mais cela supposerait de supprimer nombre de postes inutiles voire nuisibles à l’économie quand il génère notamment une véritable bureaucratie.Pour comparer public et privé , il faudrait tenir compte de la qualification mais  aussi de la productivité . Si le gouvernement réfléchit à une refonte des grilles de rémunération des fonctionnaires à partir de 2017, il refuse néanmoins d’augmenter le point d’indice des fonctionnaires, pourtant réclamé par les syndicats. Le salaire net des fonctionnaires d’État, qui sont les plus nombreux avec plus de 2 millions d’agents, a baissé de 0,7% entre 2012 et 2013 en tenant compte de l’inflation, selon une étude de l’Institut national de la statistique (Insee) publiée mercredi. En 2014, il avait déjà reculé de 0,8%. Cette tendance à la baisse s’explique par le gel du point d’indice en vigueur depuis 2010, qui sert au calcul des salaires des agents, mais aussi l’inflation et la hausse des cotisations retraites, qui doivent s’aligner sur le privé d’ici à 2020. D’après l’enquête de l’Insee, les 2,167 millions d’agents actifs dans les ministères et les établissements publics ont perçu en moyenne un salaire de 2.469 euros nets en 2013. Fin avril, l’Insee avait déjà publié des données provisoires sur le sujet. En euros constants, c’est-à-dire en tenant compte de l’inflation (+0,9% en 2013), il s’agit d’une baisse sur un an 0,7%. Pour les titulaires, qui représentent toujours près de trois-quarts des fonctionnaires d’État, la baisse s’élève à 0,6% (2.627 euros nets).Hors bénéficiaires de contrats aidés, le salaire net moyen décroît de 0,8% pour s’établir à 2.500 euros, précise l’Insee. Pressé par les syndicats d’augmenter les salaires, le gouvernement envisage de refondre toutes les grilles de rémunération des fonctionnaires (catégories A, B et C), de manière à les rendre plus attractives. En juin, la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu a dit espérer obtenir l’aval des syndicats en septembre sur ce projet. Selon elle, une première augmentation de « 30 et 40 euros par mois » pourrait alors intervenir en 2017 pour tous les agents, et jusqu’à 70 euros à l’horizon 2020. En contrepartie, l’idée serait de rallonger les carrières. Il faudrait donc plus de temps à un agent pour atteindre son plus haut niveau de salaire, la durée actuelle étant de 25 ans environ. Selon la Cour des comptes, une augmentation de 1 % de la valeur du point coûterait 1,8 milliard d’euros pour les trois fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière).

 

Salaire moyen des Français : augmentation relative en 2014

Salaire moyen des Français : augmentation relative en 2014

Officiellement le salaire moyen aurait augmenté en 2014, soit une progression de  1 %. D’après l’ACCOS,  le salaire moyen par tête (SMPT), aurait progressé  (+1,5%, 2.474 euros mensuels). Il s’agit cependant du salaire brut, le salaire net, lui, est plus proche de 2150 euros. La croissance du pouvoir d’achat est cependant toute relative car elle est fondée sur la comparaison avec l’indice INSEE. Un indice qui mesure l’évolution des prix à la consommation. Cet indice est devenu largement obsolète avec la modification de la structure de consommation. Pour résumer les Français consomment moins de produits manufacturés qui sont en baisse mais ils consomment davantage de services dont les prix,  eux,  sont en hausse. Et les charges fixes augmentent par rapport aux charges ajustables.  Dernier exemple en date les hausses qui viennent d’être décidées par exemple en matière d’électricité ou de tarifs pour la poste. Officiellement les salaires auraient donc augmenté ; Plus rapidement que les prix à la consommation (+0,4%), permettant un gain de pouvoir d’achat de +1,1% pour les salariés. Il était de 2435 euros en 2013 et de 2392 euros en 2012. Quant à la masse salariale, elle a gonflé de 1,5% à 528 milliards d’euros. Principal point positif, l’emploi intérimaire est reparti à la hausse en 2014, après deux ans de forte baisse. En 2014, l’Acoss a enregistré 15.000 créations nettes de postes (+2,6%) dans ce secteur réputé précurseur des évolutions de l’emploi. Mais c’est le secteur tertiaire (hors intérim) qui a créé le plus d’emplois en 2014: +47.000 (+0,4%), notamment dans l’informatique et l’action sociale. Le tertiaire représente 70% des emplois du secteur privé. En revanche, «l’emploi national est tiré à la baisse par l’industrie et la construction», deux secteurs sinistrés qui ont respectivement détruit 40.000 (-1,3%) et 28.000 (-1,9%) postes. L’Acoss relève notamment un «fort recul de l’emploi dans le secteur de l’industrie automobile», qui perd à elle seule 11.500 postes (-5,2%).

Salaires : de plus en plus de millionnaires…chez les banquiers !

Salaires :  de  plus en plus de millionnaires…chez les banquiers !

C’est la crise mais pas partout. D’uen certaine manière même plus le chômage monte et plus les revenus des banquiers augmentent. Une centaine supplémentaire banquiers français supplémentaire ont des revenus de millionnaires en deux ans. De quoi évidemment s’interroger sur l’écart entre ces revenus et la situation économique. En fait ces revenus sont depuis longtemps déconnectés de la réalité économique. Les banques nagent en effet dans la mer de lucidités à bon marché qui permet non pas de relancer l’économie mais de spéculer encore davantage sur les marchés financiers. C’est vrai en France et dans toutes les zones ( Etats-Unis, Grande Bretagne, Japon, Chine Europe). Une sorte de fausse monnaie qui soutient à bout de bras le marché des actions mais qui pourraiat bien se retourner avec la remontée un jour des taux et avec  la crise obligataire. Selon un décompte réalisé par Les Echos à partir des données rendues publiques par les établissements bancaires, BNP Paribas, la Société Générale et Natixis comptent à elles seules 277 banquiers ayant perçu en 2014 une rémunération supérieure à un million d’euros.  Ce sont les trois seules banques à avoir pour l’instant communiqué ces chiffres, qui doivent cette année pour la première fois être rendus publics à la demande de Bruxelles. En 2012, l’Autorité bancaire européenne n’avait comptabilisé, dans tous les établissements bancaires français, que 177 millionnaires, un peu plus que les 162 comptabilisés en 2011, note le quotidien économique.  C’est BNP Paribas, qui comprend la plus grosse banque d’investissement française, qui abrite en 2014 le plus grand nombre de ces millionnaires – rémunérations fixe et variable incluses. Ils y sont 149, près d’un de ces superbanquiers sur trois étant domicilié à Londres. Les autres se partagent presque à parts égales entre une domicilation en France (33), en Asie (30) et aux Etats-Unis (29). BNP Paribas est également la seule banque à rémunérer trois de ces salariés plus de 3,5 millions d’euros annuels.  La Société Générale compte de son côté 109 millionnaires et Natixis 19. La rémunération moyenne des salariés de la Société Générale est cependant légèrement supérieure à celle des salariés de BNP Paribas, à 54.846 euros bruts annuels contre 52.018 euros.  La rémunération des pontes des banques françaises reste cependant modeste si on la compare aux pratiques de la concurrence étrangère. En Europe, c’est la Deutsche Bank qui détient le record du nombre de salariés millionnaires, avec 816 de ces superbanquiers. 14 d’entre eux gagnent entre 6 et 9 millions par mois. La banque britannique HSBC compte de son côté 320 millionnaires – un chiffre en très forte croissance par rapport à l’année précédente (180) -… soit toujours plus que les trois banques françaises réunies.

 

Salaires grands patrons : augmentation de 10% en 2014

Salaires grands patrons : augmentation de 10% en 2014

 

Les rémunérations globales des dirigeants des entreprises du CAC 40 ont sensiblement augmenté en 2014. Elles atteignent le chiffre vertigineux de 153 millions d’euros, en hausse de 10,1% par rapport à 2013. Sur un périmètre strictement comparable (mêmes entreprises et mêmes dirigeants sur l’ensemble de l’exercice, soit 33 sociétés), cette hausse est à peu près du même ordre, de 8,2%. Mais parmi les différentes composantes des rémunérations, les évolutions ne sont pas similaires.
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