Archive pour le Tag 'Salaires'

Salaires des profs: une obole de 100 euros !

Salaires des profs: une obole de 100 euros !

 

Dans le secteur de l’enseignement comme dans le secteur hospitalier, le gouvernement en quelque sorte lance un os pour calmer la grogne; évidemment la question fondamentale de la sous rémunération sur elle n’est pas posée. Comme dans le secteur hospitalier, comme d’une manière générale dans la fonction publique, le secteur de l’enseignement peine à recruter quantitativement et qualitativement.

 

Pour l’ensemble de la fonction publique on constate en effet une nette baisse pour ne pas dire une chute brutale en une vingtaine d’années des candidats à la fonction publique. En cause, évidemment le salaire souvent dérisoire des fonctionnaires. Pourtant les effectifs de fonctionnaires et assimilés sont les plus importants des pays d’Europe. Le problème c’est qu’on a choisi la quantité et non la qualité. Le problème c’est qu’on n’a pas déterminé quels étaient les champs prioritaires de l’action régalienne.

Du coup, des armées de fonctionnaires se déploient  dans toutes les fonctions y compris celles qui n’ont qu’un lien discutable avec l’intérêt général voire pas du tout. Par exemple les jardiniers municipaux, une véritable armée qui s’est développée depuis 20 ans et bien d’autres encore dans les grandes villes comme dans les plus petits villages. Dans l’enseignement proprement dit qui compte environ 880 000 salariés entre  100 à 200 000 seraient sous employés, indisponibles et affectés à d’autres tâches.

Dans la fonction publique , il y a sans doute le double de fonctionnaires nécessaires -ce qui n’est pas contradictoire avec des tensions parfois dramatiques dans des secteurs réellement prioritaires- les salaires sont inférieurs en gros de 50 % par rapport à des pays comparables. Dans la recherche par exemple, on ne peut pas conserver des experts de haut niveau avec des salaires de quelques milliers d’euros mensuels quand au Canada ou aux États-Unis voir en Allemagne les intéressés sont payés 10 fois plus voire davantage. On pourrait multiplier les exemples. La question centrale est celle du choix  des champs de l’action régalienne et des moyens adaptés. Ce qui nécessiterait aussi des audits réguliers des fonctions publiques et des ressources utilisées. En 20 ans, le nombre de candidats pour les concours de la fonction publique de l’État a chuté, passant de 650.000 postulants en 1997 à seulement 228.000 en 2018.

La différence de salaire entre le domaine public et le domaine privé serait l’une des principales raisons du manque d’attractivité du service public.

Selon une information du Monde, alors que, en 1997, ils étaient environ 650.000 à souhaiter intégrer le corps des fonctionnaires, en 2018, ils ne sont plus de 228.000 à vouloir servir l’État, alors même que le nombre de jeunes diplômés, et donc de candidats potentiels, a augmenté.

 

« Pourquoi limiter uniquement les salaires des footballeurs ? »

« Pourquoi limiter uniquement les salaires des footballeurs ? »

 

Regardé par des milliards de supporteurs, ce sport produit des revenus bien inférieurs à toutes les passions qu’il suscite, relèvent les économistes Luc Arrondel et Richard Duhautois dans une tribune au « Monde ».

Tribune.

 

Cette rentrée est marquée par un florilège de critiques à l’encontre du sport professionnel : le Tour de France serait « machiste et polluant », distribuant des « goodies aux chômeurs », les Jeux olympiques Paris 2024 seraient « une opération de prestige pharaonique » dilapidant l’argent public…

Politiques et intellectuels, chacun y va de son refrain, souvent sans bien maîtriser les dossiers. Dernière en date, une tribune du Monde d’Olivier Caremelleadjoint au maire de Lille, qui, lui, s’attaque au football : « Tout, aujourd’hui, dans le football moderne, transpire l’indécence ». Ces propos méritent que l’on s’y attarde (Le Monde du 20 septembre).

Sur le « poids de l’argent dans le football », précisons que malgré une forte croissance depuis les années 1990, le football reste, encore aujourd’hui, plutôt un petit business comparé aux autres secteurs d’activité : le chiffre d’affaires (CA) des cinq plus gros championnats européens est légèrement inférieur à celui de la Française des jeux ; le budget global de la Ligue 1 est inférieur au chiffre d’affaires de son sponsor officiel, Uber Eats.

Que représente le CA du football dans le produit intérieur brut (PIB), aujourd’hui en France ? En comptant large, à peine 0,2 %… Regardé par des milliards de supporteurs, le football produit finalement des revenus bien inférieurs à toutes les passions qu’il suscite.

Pour « le monde du football d’après », Olivier Caremelle propose alors deux mesures : « Interdire définitivement l’achat ou la vente de joueurs, pratique curieuse, ressemblant à la vente d’esclaves » ; et « décider d’une limitation des salaires (…). Une somme de 30 000 euros maximum représentant déjà plus de vingt fois le smic. »

Sur la première proposition, un rappel historique est nécessaire. Les transferts ne sont apparus véritablement en France qu’au début des années 1970, lorsque les contrats à « durée librement déterminée » ont remplacé les « contrats à vie » ; d’autre part, ces mutations ne sont véritablement développées qu’à partir du milieu des années 1990, avec d’un côté le célèbre « arrêt Bosman », de l’autre la forte croissance de l’économie du football.

Du début du professionnalisme en France, en 1932, jusqu’à la fin des années 1960, les joueurs professionnels étaient embauchés « à vie » par leur club. Une fois le contrat signé, ils ne pouvaient plus changer de club, sauf si celui-ci donnait son accord (Kopa a ainsi pu être transféré du Stade de Reims au Real Madrid, en 1956). En 1963, Kopa prend la tête d’une fronde contre ce contrat, déclarant : « Les joueurs sont des esclaves ». Le droit de circuler « librement » entre clubs ne leur a été formellement reconnu qu’en 1969, après les revendications de Mai 1968 : « Le football aux footballeurs ».

 

SALAIRES : pas de gel

SALAIRES : pas de gel

D’après une étude du cabinet Mercer les hausses de salaires en 2021 devraient être proches de celles de 2020 : en moyenne plus de pour cent en 2021 par rapport à 2,2 % en 2020. Si l’on tient compte de l’inflation il y aura même une légère augmentation encore qu’il faille se montrer prudent en matière d’évolution des prix avec une certaine reprise en 2021. Une reprise en France de l’ordre de 8 % certes qui ne ramènent pas encore au niveau de fin 2019 mais qui constitue quand même un rattrapage pouvant un peu alimenter l’inflation.

projets.

« Un taux finalement assez élevé au regard de la crise qui se situe certes en-dessous de celui de 2019 (2,3%) mais au-dessus de celui de 2018 (2,1%) », analyse les experts du cabinet Mercer. À noter que les entreprises ne vont pas nécessairement procéder à des augmentations générales mais poursuivent une politique de personnalisation pour une partie de la croissance du pouvoir d’achat des salariés

Les salariés ont également pu bénéficier d’une augmentation ou d’un maintien de leur pouvoir d’achat grâce à la prime Macron. 54% des entreprises interrogées ont décidé d’utiliser encore ce dispositif de gratification en 2020. Parmi elles, 71% avouent qu’elles l’ont versé en réponse à la crise sanitaire, notamment pour remercier les salariés qui ont vu leur condition de travail affectées par l’épidémie. Le montant moyen est de 590 euros.

Pour l’année prochaine, c’est l’incertitude qui règne encore. L’activité risque d’être plus sérieusement affectée par la crise en 2021, mais les entreprises ne sont pas encore toute décidées à couper les vannes des augmentations. Les budgets vont continuer d’augmenter de 2% selon leurs prévisions. Les décideurs ont conscience de la nécessité de retenir ou d’attirer les meilleurs éléments et de conserver les compétences essentielles à la reprise d’activité.

SALAIRES : pas de gel

SALAIRES : pas de gel

D’après une étude du cabinet Mercer les hausses de salaires en 2021 devraient être proches de celles de 2020 : en moyenne plus de pour cent en 2021 par rapport à 2,2 % en 2020. Si l’on tient compte de l’inflation il y aura même une légère augmentation encore qu’il faille se montrer prudent en matière d’évolution des prix avec une certaine reprise en 2021. Une reprise en France de l’ordre de 8 % certes qui ne ramènent pas encore au niveau de fin 2019 mais qui constitue quand même un rattrapage pouvant un peu alimenter l’inflation.

projets.

« Un taux finalement assez élevé au regard de la crise qui se situe certes en-dessous de celui de 2019 (2,3%) mais au-dessus de celui de 2018 (2,1%) », analyse les experts du cabinet Mercer. À noter que les entreprises ne vont pas nécessairement procéder à des augmentations générales mais poursuivent une politique de personnalisation pour une partie de la croissance du pouvoir d’achat des salariés

Les salariés ont également pu bénéficier d’une augmentation ou d’un maintien de leur pouvoir d’achat grâce à la prime Macron. 54% des entreprises interrogées ont décidé d’utiliser encore ce dispositif de gratification en 2020. Parmi elles, 71% avouent qu’elles l’ont versé en réponse à la crise sanitaire, notamment pour remercier les salariés qui ont vu leur condition de travail affectées par l’épidémie. Le montant moyen est de 590 euros.

Pour l’année prochaine, c’est l’incertitude qui règne encore. L’activité risque d’être plus sérieusement affectée par la crise en 2021, mais les entreprises ne sont pas encore toute décidées à couper les vannes des augmentations. Les budgets vont continuer d’augmenter de 2% selon leurs prévisions. Les décideurs ont conscience de la nécessité de retenir ou d’attirer les meilleurs éléments et de conserver les compétences essentielles à la reprise d’activité.

Salaires des cadres : baisse en perspective (APEC)

Salaires des cadres : baisse en perspective (APEC)

La perspective d’une baisse du salaire médian des cadres en 2020 constitue une première, en tout cas depuis 2009 -et caractérise la tendance

Selon une enquête de l’APEC, a près deux années très dynamiques, en 2017 et 2018, le salaire médian s’est « stabilisé à 50.000 euros » à la fin de l’an dernier (fixe + variables. La rémunération moyenne a, elle, progressé de 2,5 % en 2019 pour atteindre 57.100 euros. Un seul secteur – banque assurance et immobilier – a connu une baisse de sa rémunération médiane, après cependant une forte progression les deux années précédentes. Le secteur des équipements électriques et électroniques est celui qui a connu la plus forte progression (+5,8 %), suivi par les industries chimiques à +4,4 %. Si bien que la progression globale de l’industrie a talonné celle des services, premier secteur employeur de cadres (+1,9 % contre +2,1 %).

 

Le « Ségur de la santé » : hausse des salaires de 180 € nets mensuels

Le « Ségur de la santé » : hausse des salaires de 180 € nets mensuels

Après sept semaines de discussions et une dernière séance de près de onze heures mercredi soir, le « Ségur de la santé » pourrait enfin aboutir. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, et les syndicats sont parvenus dans la nuit du 8 au 9 juillet à un projet d’accord sur la répartition des 7,5 milliards d’euros promis aux salariés des hôpitaux publics, en première ligne face au coronavirus.

Mesure phare, le document prévoit une hausse de salaire de 180 euros net mensuel pour l’ensemble des personnels hospitaliers publics (infirmiers, aides-soignants, mais aussi agents ­tech­niques administratifs), à l’exception des médecins qui font l’objet de négociations séparées. L’augmentation de salaire, qui concerne à la fois les salariés des hôpitaux et ceux des Ehpad publics, interviendra en deux temps : une ­première revalorisation de 90 euros est programmée au 1er septembre, suivie d’une seconde en mars 2021. Les personnels du secteur privé devraient quant à eux bénéficier aussi d’une hausse en deux temps, pour un montant total de 160 à 170 euros.

 

Parallèlement, le protocole d’accord prévoit une refonte des « grilles » de salaires pour certains métiers soignants et médico-techniques, de l’ordre de 35 euros net par mois en moyenne selon le ministère. En ce qui concerne le volet sur l’emploi souhaité mardi par Jean Castex, 15.000 embauches, dont la moitié correspond à des créations de postes et l’autre moitié à des recrutements sur des postes non pourvus, sont annoncées. Enfin, le projet d’accord entérine la hausse de certaines primes, notamment pour le travail des dimanches et jours fériés.

6 milliards pour les salaires à l’hôpital (Olivier Véran)

6 milliards pour les salaires à l’hôpital (Olivier  Véran)

Le ministre de la Santé a avancé le chiffre de six milliards d’euros «pour les hôpitaux, les établissements médico-sociaux (publics) et les établissements privés», a indiqué à l’AFP un des participants. Cette somme inclut une augmentation générale des salaires des agents de la fonction publique hospitalière (hôpitaux, Ehpad…), une refonte des primes, ainsi que des hausses ciblées sur certaines professions, qui pourraient être étendues aux établissements privés, ont précisé trois autres sources.

Selon un projet d’accord présenté lors d’une précédente réunion, vendredi, ces hausses ciblées concerneraient notamment les catégories soignantes (infirmiers, aides-soignants) et médico-techniques (techniciens de laboratoire, manipulateurs radio). Ce document, remis aux syndicats, prévoyait que l’augmentation générale des salaires dans le secteur public entre en vigueur «à compter du 1er juillet» pour le million d’agents du secteur public, qu’ils soient titulaires ou contractuels.

Pour un responsable syndical, la négociation salariale peut désormais commencer car «on connaît enfin le bas de la fourchette». À deux semaines de la conclusion du «Ségur», «on entre dans le ‘money-time’», ajoute-t-il. Lancée fin mai, cette vaste concertation pilotée par l’ancienne dirigeante de la CFDT Nicole Notat doit concrétiser d’ici mi-juillet le «plan massif de revalorisation et d’investissement» promis par Emmanuel Macron en pleine épidémie de coronavirus.

Le compte n’y est toujours pas

Mais pour certains syndicats, qui revendiquent au préalable une «revalorisation générale des salaires» d’au moins 300 euros net par mois dans les établissements publics, le compte n’y est toujours pas. De plus, l’éventualité de devoir partager une partie de la somme avec le secteur privé, qui ne figurait pas dans le projet d’accord, a défavorablement surpris plusieurs participants. «Il faut que le gouvernement revoie complètement sa copie», estime même une responsable syndicale, pour qui «la pression est sur l’exécutif, qui a une obligation de résultat».

Après le succès de leur journée d’action le 16 juin, qui a réuni plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans toute la France, plusieurs syndicats (CGT, FO, SUD, Unsa) et collectifs de soignants (Inter-Hôpitaux, Inter-Urgences) ont appelé à de nouveaux rassemblements le 30 juin. Une autre mobilisation est aussi envisagée le 14 juillet, sous une forme encore non définie, alors que le gouvernement a prévu de rendre hommage aux soignants en ce jour de fête nationale, où le traditionnel défilé militaire sera remplacé par une cérémonie sur la place de la Concorde.

les principaux syndicats de médecins ne se sont pas joints à ces initiatives, même si leur dernière réunion au ministère a tourné court mardi matin.

Mécontents de l’absence de calendrier et de chiffrage concernant leurs rémunérations, ils ont quitté la table au bout d’une heure pour «montrer (leur) mauvaise humeur». Ils réclament notamment une hausse immédiate de 300 euros net mensuel pour les internes et une forte revalorisation de leur grille de salaire, avec un minimum de 5.000 euros net en début de carrière et jusqu’à 10.000 euros en fin de carrière. Les praticiens hospitaliers en sauront peut-être davantage lors d’une nouvelle séance de discussion programmée vendredi.

Sondage : 70 % contre une baisse des salaires contre l’emploi

Sondage : 70 % contre une baisse des salaires contre l’emploi

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro

69%)jugent “inacceptable”, contre 31% d’un avis contraire, que des entreprises en difficulté économique du fait de la crise sanitaire proposent des baisses de salaires pour éviter des licenciements, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro diffusé jeudi.

Cette idée, souligne l’institut de sondage, est majoritairement désapprouvée “quels que soient l’origine sociale, le territoire, l’âge, ou même l’orientation partisane des personnes interrogées”.

“Une seule exception: les sympathisants de La République en Marche (le parti présidentiel) sont, eux, une majorité de 53% contre 47% à l’approuver.”

Le sondage montre par ailleurs qu’un actif sur deux (53%) a repris le chemin du travail en France avec l’entrée en vigueur de la deuxième phase du déconfinement.

Les autres se répartissent entre télétravail (24%) et maintien en chômage partiel (23%).

L’enquête révèle par ailleurs que 41% des actifs interrogés confient avoir peur de perdre leur emploi. Cette proportion est supérieure à 50% parmi les ouvriers et dépasse les 60% chez les travailleurs indépendants.

L’enquête a été réalisée les 3 et 4 juin par internet auprès d’un échantillon de 1.004 Français âgés de 18 ans et plus.

Travailleurs de la santé:  » pas des décorations mais des salaires décents »

Travailleurs de la santé:    » pas des décorations mais des salaires décents »

Dans une interview du JDD, Hugo Huon, président du collectif Inter Urgences, estime que les décorations et les cérémonies officielles sont un contre-feu pour « masquer le fait que des moyens ne sont pas débloqués », un fâcheux symbole. Il réclame un plan massif d’investissement pour les hôpitaux.

Comment réagissez-vous à l’annonce de l’organisation d’un hommage aux soignants le 14 juillet?

Quelle idée hors sol! Comme la population soutient les soignants, le gouvernement cherche à accéder à une forme de reconnaissance en les honorant. C’est un geste qui ne coûte rien… La majorité des infirmiers et des aides-soignants se fichent de ces honneurs. Ce que nous réclamons depuis plus d’un an, ce ne sont pas des décorations ni des primes mais des salaires décents et des moyens, en lits notamment, pour les hôpitaux.

La confirmation faite par le gouvernement du versement d’une prime aux soignants fin mai ou juin, n’est-ce pas tout de même un bon début?

Nous ne demandons pas une prime mais une évolution des traitements pour que les équipes à l’hôpital deviennent plus stables, que la qualité des soins s’améliore. Le système de prime ne résout rien. Le 25 mars, à Mulhouse, Emmanuel Macron a promis « un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières ». Olivier Véran a lui aussi promis, dans un communiqué daté du 15 avril, une revalorisation des métiers et des rémunérations. Or les discussions n’ont toujours pas été ouvertes sur ce sujet-là. Les deux collectifs Inter Urgences et Inter Hôpitaux n’en ont toujours pas discuté avec le ministre de la Santé ou son cabinet.

En pleine crise du coronavirus, le temps est sans doute compté…

Le gouvernement continue à faire passer les dépenses publiques avant la santé des patients. Ce silence sur les rémunérations nous semble tellement absurde, ça nous met dans une telle colère froide que nous nous apprêtons à relancer la mobilisation à partir de la semaine prochaine. Il faut un cap pour les soignants, sinon ils vont finir par perdre le sens. Pourquoi pas organiser une grande manif à Paris le 14 juillet? Ça, ça serait un beau symbole…

Après le Conseil des ministres mercredi, la porte-parole Sibeth Ndiaye a déclaré qu’une « médaille de l’engagement face aux épidémies » serait « réactivée », afin de « récompenser les personnes qui se sont dévouées pendant la crise du Covid-19″, notamment le personnel soignant. « Elle pourra être décernée à titre individuel ou collectif et fera l’objet prochainement d’un décret qui la réactualisera », a-t-elle expliqué.

Cette médaille avait été créée suite à l’épidémie de choléra de 1884. Le décret, signé le 31 mars 1885 par le président de la République de l’époque, Jules Grévy, avait été publié au Journal officiel en date du 8 avril de la même année (disponible ici sur le site de la BNF). « Des médailles d’honneur peuvent être décernées par le ministre du commerce aux personnes qui se sont particulièrement signalées par leur dévouement pendant des maladies épidémiques », peut-on y lire dans son article premier. Initialement distribuée par le ministère du Commerce, cette médaille sera ensuite attribuée par d’autres comme l’Intérieur, l’Hygiène ou la Guerre, via de nouveaux décrets dans les années qui ont suivi. Cette récompense avait disparu au début des années 1960.

 

Secteur santé  » pas des décorations mais des salaires décents »

Secteur santé  » pas des décorations mais des salaires décents »

Dans une interview du JDD, Hugo Huon, président du collectif Inter Urgences, estime que les décorations et les cérémonies officielles sont un contre-feu pour « masquer le fait que des moyens ne sont pas débloqués », un fâcheux symbole. Il réclame un plan massif d’investissement pour les hôpitaux.

Comment réagissez-vous à l’annonce de l’organisation d’un hommage aux soignants le 14 juillet?

Quelle idée hors sol! Comme la population soutient les soignants, le gouvernement cherche à accéder à une forme de reconnaissance en les honorant. C’est un geste qui ne coûte rien… La majorité des infirmiers et des aides-soignants se fichent de ces honneurs. Ce que nous réclamons depuis plus d’un an, ce ne sont pas des décorations ni des primes mais des salaires décents et des moyens, en lits notamment, pour les hôpitaux.

La confirmation faite par le gouvernement du versement d’une prime aux soignants fin mai ou juin, n’est-ce pas tout de même un bon début?

Nous ne demandons pas une prime mais une évolution des traitements pour que les équipes à l’hôpital deviennent plus stables, que la qualité des soins s’améliore. Le système de prime ne résout rien. Le 25 mars, à Mulhouse, Emmanuel Macron a promis « un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières ». Olivier Véran a lui aussi promis, dans un communiqué daté du 15 avril, une revalorisation des métiers et des rémunérations. Or les discussions n’ont toujours pas été ouvertes sur ce sujet-là. Les deux collectifs Inter Urgences et Inter Hôpitaux n’en ont toujours pas discuté avec le ministre de la Santé ou son cabinet.

En pleine crise du coronavirus, le temps est sans doute compté…

Le gouvernement continue à faire passer les dépenses publiques avant la santé des patients. Ce silence sur les rémunérations nous semble tellement absurde, ça nous met dans une telle colère froide que nous nous apprêtons à relancer la mobilisation à partir de la semaine prochaine. Il faut un cap pour les soignants, sinon ils vont finir par perdre le sens. Pourquoi pas organiser une grande manif à Paris le 14 juillet? Ça, ça serait un beau symbole…

Après le Conseil des ministres mercredi, la porte-parole Sibeth Ndiaye a déclaré qu’une « médaille de l’engagement face aux épidémies » serait « réactivée », afin de « récompenser les personnes qui se sont dévouées pendant la crise du Covid-19″, notamment le personnel soignant. « Elle pourra être décernée à titre individuel ou collectif et fera l’objet prochainement d’un décret qui la réactualisera », a-t-elle expliqué.

Cette médaille avait été créée suite à l’épidémie de choléra de 1884. Le décret, signé le 31 mars 1885 par le président de la République de l’époque, Jules Grévy, avait été publié au Journal officiel en date du 8 avril de la même année (disponible ici sur le site de la BNF). « Des médailles d’honneur peuvent être décernées par le ministre du commerce aux personnes qui se sont particulièrement signalées par leur dévouement pendant des maladies épidémiques », peut-on y lire dans son article premier. Initialement distribuée par le ministère du Commerce, cette médaille sera ensuite attribuée par d’autres comme l’Intérieur, l’Hygiène ou la Guerre, via de nouveaux décrets dans les années qui ont suivi. Cette récompense avait disparu au début des années 1960.

EPHAD: « La notion de “vocation” renvoie à l’idée d’hospices de charité et à des salaires dégradés

EPHAD:  « La notion de “vocation” renvoie à l’idée de hospices  de charité et à des salaires dégradés

Les conditions sociales en Ehpad trouvent renvoient à l’histoire de l’économie charitable du XIXe siècle, explique l’historienne Mathilde Rossigneux-Méheust, spécialiste de la vieillesse, dans un entretien au « Monde ».

 

Entretien. Mathilde Rossigneux-Méheust est historienne, chercheuse au Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (Larhra) et à l’université Lyon-II. Elle est l’auteure de Vies d’hospice. Vieillir et mourir en institution au XIXe siècle (Champ Vallon, 2018) et a codirigéun numéro spécial sur « Le travail du care » de la revue historique Clio. Femmes, Genre, Histoire, paru en septembre 2019.

Dans quel contexte les premiers établissements pour personnes âgées ont-ils été créés au XIXe siècle ?

Leur création s’inscrit dans un grand élan philanthropique qui vise à apporter une protection économique à des individus pour lesquels l’Etat social n’en prévoit pas encore. Parmi les pensionnaires, 80 % n’ont pas les moyens de pourvoir à leur survie économique. Il s’invente là une nouvelle façon de vieillir, fondée sur une double dynamique de regroupement et de mise à l’écart de la société, qui perdure aujourd’hui dans les Ehpad.

Les hospices sont plutôt perçus à cette époque comme des lieux de déclassement social. Il y règne une logique disciplinaire héritée d’une longue tradition des lieux d’enfermement pour pauvres, et leur médicalisation reste très limitée. Pour autant, et notamment parce que les pensionnaires n’y arrivent pas malades, les hospices de l’époque ne sont pas des mouroirs comme on l’imagine trop souvent.

Quelles sont les conditions de travail du personnel de ces établissements ?

A l’exception du personnel religieux féminin, qui forme une partie importante de l’encadrement jusqu’à la fin du XIXe siècle, les directions sont confrontées à de grosses difficultés de recrutement. Ceux qu’on appelle les filles et garçons de salle, qui s’occupent des pensionnaires au quotidien, ont des conditions de travail dures, qui rendent ces fonctions peu attractives. La majorité sont issus des classes populaires, peu payés et soumis à des règles ultra-coercitives, proches de celles imposées aux résidents.

Il existe alors une proximité sociale forte entre le personnel et les pensionnaires, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Si le personnel des Ehpad appartient toujours aux classes populaires, les résidents sont beaucoup plus diversifiés socialement.

Le manque de reconnaissance sociale des personnels que l’on connaît aujourd’hui est un héritage direct de cette histoire, même si l’on constate une évolution importante de cette reconnaissance, notamment depuis les débuts de l’épidémie de Covid-19. Le simple fait qu’on utilise en ce moment le terme générique de « soignant » pour y inclure ensemble les travailleuses des Ehpad et les médecins hospitaliers est un signe de l’accélération de cette reconnaissance. »

FNSEA: les confortables salaires des dirigeants

FNSEA: les confortables salaires des dirigeants

Mediapart a publié les salaires du nouveau directeur général du syndicat Clément Faurax, de son remplaçant au poste de directeur adjoint Jean-Louis Chandellier, et les différentes rémunérations attribuées à la directrice générale sortante Catherine Lion.

Selon le média, Clément Faurax « émarge aujourd’hui à 13.400 euros brut mensuels » à l’issue d’une revalorisation de 22% décidée après son arrivée en avril 2019. Toujours selon cet article, son remplaçant, Louis Chandellier, a bénéficié pour sa part d’une augmentation de 30% de sa rémunération, désormais de 9.600 euros brut.

« Les augmentations réalisées restent dans la tendance des augmentations habituelles », avait répondu M. Faurax dans un entretien à Mediapart.

Enfin, le journal en ligne s’était penché sur les rémunérations attribuées à Catherine Lion après son départ de la direction. Restée conseillère à temps partiel jusqu’en septembre, elle avait bénéficié d’un salaire de base de 8.900 euros et d’une prime mensuelle de 6.000 euros, selon l’avenant à son contrat de travail consulté par Mediapart.

À la retraite depuis octobre, elle cumule désormais sa pension avec un salaire à temps partiel (notamment, car elle a été désignée par le syndicat pour siéger au Conseil économique, social et environnemental) pour un montant total de 12.500 euros, sans que cette situation de cumul soit inédite au sein de la FNSEA, signale Mediapart.

Bruno Le Maire pour l’ augmentation des salaires

Bruno Le Maire pour l’ augmentation  des salaires

 

Bruno le maire appelle clairement à une augmentation des salaires qui agace sérieusement nombre de parlementaires de la république en marche attachés à une vision très droitière des relations économiques et sociales. Le paradoxe de la France en 2019, c’est qu’elle fait  un peu mieux que les autres pays de la zone euro pour la croissance. Une croissance de 1,3 % quand l’Allemagne demeure autour de 0,5 % et que l’Italie tutoie la récession. Une augmentation de l’activité essentiellement due à la résistance de la consommation des ménages grâce en particulier aux mesures obtenues avec  mouvement des gilets jaunes. Un vrai paradoxe qu’on ose à peine avouer. Pourtant devant l’écroulement des échanges internationaux, partout dans le monde la croissance n’est plus soutenue principalement que par la consommation. Cela vaut aussi en France. Or depuis plusieurs années en valeur relative (une fois que les revenus sont déflatés, le pouvoir d’achat a tendance à stagner). Nombre d’économistes moins bornés que d’autres souhaitent cette relance par l’augmentation des revenus notamment des salaires. Cela pour des  raisons de justice sociale mais aussi d’efficacité économique. Comment en effet expliquer que les revenus boursiers des actions aient  progressé de 25 % sur un an en France alors que les salaires stagnent voire régressent si on tient compte de l’inflation réelle. Notons que cette inflation reprend aujourd’hui avec une progression de 1,5 % sur un an, soit 50 % de plus qu’attendu. Un réajustement des salaires et des pensions est donc nécessaire socialement et économiquement. ( Ce que par parenthèses Trump a fait et plus récemment Boris Johnson).

« Les entreprises doivent garantir un meilleur partage de la valeur. Elles doivent s’engager dans cette voie-là quand leurs résultats économiques sont au rendez-vous. Elles doivent ouvrir des perspectives à leurs salariés, des perspectives de vie meilleure, de salaires qui progressent », a insisté Bruno Le Maire.

Il a notamment appelé les entreprises à mettre en place des accords d’intéressement, dont la mise en oeuvre a été simplifiée et à mener des négociations salariales dans les branches qui connaissent des difficultés de recrutement et où les rémunérations restent parfois proches du niveau du Smic.

Par ailleurs, il a rappelé que le gouvernement travaille à l’élaboration d’un « pacte productif », qui passera notamment par la baisse progressive des impôts de production à partir de l’an prochain. Ce  »pacte productif » doit être dévoilé dans les prochaines semaines par le président de la République.

 

Bruno Le Maire a également profité de ses vœux pour proposer une augmentation de capital de la Banque européenne d’investissement (BEI) de 10 milliards d’euros afin de financer davantage de projets en faveur du climat.

« La France propose une augmentation de capital de la BEI pour démultiplier sa capacité à financer les projets verts », a déclaré M. Le Maire. « Nous souhaitons que cette augmentation de capital soit de 10 milliards d’euros et nous souhaitons que cette augmentation de capital soit réalisée en 2020″, a-t-il ajouté.

La Banque européenne d’investissement, basée à Luxembourg, est la banque de l’Union européenne. Sa nouvelle politique d’investissement, définie en novembre dernier, donne une priorité à la lutte contre le réchauffement climatique et au développement durable, avec 1.000 milliards d’euros à débloquer en dix ans dans ce domaine.

La BEI a aussi décidé d’arrêter de financer des projets liés aux énergies fossiles à partir de 2022.

Par ailleurs, Bruno Le Maire a annoncé que son ministère accueillerait en février une « conférence européenne sur l’économie verte », avec pour objectif de « faire avancer tous les projets européens de croissance verte ».

Les salaires des cadres : en hausse

Les salaires des cadres : en hausse

.Augmentation générale des salaires surtout pour les cadres en 2018 et ça devrait continuer en 2020. (Sauf crise !).   Selon l’étude annuelle menée par le cabinet Deloitte, en 2020, dans une entreprise française sur deux, les augmentations générales et individuelles accordées aux salariés dépasseront 2,1%. Un niveau légèrement inférieur à celui de l’année en cours.

 

Une fois déflaté le pouvoir d’achat de care pourrait augmenter de 1.5% en 2018. (Environ  Selon la dernière étude annuelle % pour les non cadres. du cabinet Deloitte parue ce lundi 2 septembre, les augmentations pour les cadres ont bondi de 2,8% et de 2,4% pour les non-cadres en 2019. Le coup de pouce des entreprises est ainsi supérieur à celui de 2018. Dans son précédent baromètre, le cabinet avait expliqué que les hausses étaient de 2,5% pour les cadres et 2,2% pour les non-cadres.

Les augmentations les plus marquées concernent les cadres (4,1%) et les cadres supérieurs du troisième quartile (3,9%). Les cadres et cadres supérieurs du premier quartile ont connu quant à eux une hausse de 1,7%. La pénurie de main d’œuvre qualifiée dans certains secteurs oblige les entreprises à revaloriser leurs augmentations notamment les hausses individuelles pour fidéliser leurs salariés.

Sur le panel d’entreprises interrogées par Deloitte, 60% d’entre elles affirment avoir versé des primes défiscalisées après les annonces d’Emmanuel Macron.

« Cette prime du pouvoir d’achat n’a pas eu d’impact à la baisse sur les augmentations, puisque nous constatons une légère hausse de celle-ci. Ainsi une majorité d’entreprise a souhaité jouer le jeu afin d’accroître le pouvoir d’achat des salariés dans ce cadre fiscalement incitatif « , expliquent les auteurs de l’étude. Outre les hausses salariales et la prime « Macron », l’inflation relativement contenue (1,3% cette année contre 1,7% en 2018) devrait profiter au pouvoir d’achat des cadres.

En revanche, le cabinet indique que la part variable individuelle, c’est-à-dire les bonus, les commissions ou les primes exceptionnelles, sont en baisse de 6 à 10% cette année.

Méthode : l’étude de rémunération de Deloitte s’appuie sur l’analyse de plus d’un million de données individuelles au sein de plus de 400 entreprises au sein de tous les secteurs d’activité, taille d’entreprise et localisation géographique

Retraites: ‘indexation sur les salaires ?

 

Retraites: ‘indexation sur les  salaires ?

 

 

C’est pour le moins  proposition assez confuse de Jean-Paul Delevoye pour indexer l’évolution des retraites sur les salaires au lieu de l’inflation. En ce qu’actuellement et cela depuis plusieurs années les gouvernements ont des indexés l’évolution des retraites. En clair, les retraités perdent du pouvoir d’achat par rapport à l’évolution des prix entre parenthèses sans parler de l’augmentation de la CSG). Le vrai problème sera de savoir quel est le niveau des futures retraites à indexer. Or il est vraisemblable que l’harmonisation conduira à une baisse générale de la moyenne des pensions en raison des déséquilibres financiers des caisses de retraite. Aujourd’hui si les pensions devaient être indexées sur les salaires les retraités seraient plutôt bénéficiaires car en général les salaires progressent un peu plus que l’inflation. La vraie question n’est pas tellement celle de l’indexation mais surtout du niveau des retraites. Or de grandes incertitudes persistent quant à ce niveau car tout dépend en définitive du rapport entre actifs et retraités, donc aussi de la croissance.

Jean-Paul Delevoye, le Haut commissaire à la réforme des retraites, se montre favorable à une indexation des retraites sur les salaires et non sur l’inflation, selon un document de travail soumis aux organisations patronales et syndicales dont l’AFP a obtenu copie samedi. Dans ce document d’une vingtaine de pages intitulé «Vers un système universel de retraite», il évoque également la possibilité de mettre en place une «règle d’or» pour ajuster les comptes du système des retraites de manière à garantir leur équilibre «sur un horizon pluriannuel», et estime qu’il faut prendre en compte les évolutions démographiques (espérance de vie, fécondité, migration), Ce qui paraît une évidence

L’autre proposition consiste en faite a reporté l’âge de la retraite. En ce qui concerne la prise en compte de l’espérance de vie, elle «pourrait se présenter comme le fait d’indiquer que, pour atteindre un taux de remplacement équivalent, il est nécessaire pour chaque génération de partir un peu plus tardivement».

pour indexer l’évolution des retraites sur les salaires au lieu de l’inflation. En ce qu’actuellement et cela depuis plusieurs années les gouvernements ont des indexés l’évolution des retraites. En clair, les retraités perdent du pouvoir d’achat par rapport à l’évolution des prix entre parenthèses sans parler de l’augmentation de la CSG). Le vrai problème sera de savoir quel est le niveau des futures retraites à indexer. Or il est vraisemblable que l’harmonisation conduira à une baisse générale de la moyenne des pensions en raison des déséquilibres financiers des caisses de retraite. Aujourd’hui si les pensions devaient être indexées sur les salaires les retraités seraient plutôt bénéficiaires car en général les salaires progressent un peu plus que l’inflation. La vraie question n’est pas tellement celle de l’indexation mais surtout du niveau des retraites. Or de grandes incertitudes persistent quant à ce niveau car tout dépend en définitive du rapport entre actifs et retraités, donc aussi de la croissance.

Jean-Paul Delevoye, le Haut commissaire à la réforme des retraites, se montre favorable à une indexation des retraites sur les salaires et non sur l’inflation, selon un document de travail soumis aux organisations patronales et syndicales dont l’AFP a obtenu copie samedi. Dans ce document d’une vingtaine de pages intitulé «Vers un système universel de retraite», il évoque également la possibilité de mettre en place une «règle d’or» pour ajuster les comptes du système des retraites de manière à garantir leur équilibre «sur un horizon pluriannuel», et estime qu’il faut prendre en compte les évolutions démographiques (espérance de vie, fécondité, migration), Ce qui paraît une évidence

L’autre proposition consiste en faite a reporté l’âge de la retraite. En ce qui concerne la prise en compte de l’espérance de vie, elle «pourrait se présenter comme le fait d’indiquer que, pour atteindre un taux de remplacement équivalent, il est nécessaire pour chaque génération de partir un peu plus tardivement».

Augmentation des salaires illusoires

 

 

Augmentation des salaires illusoires

Théoriquement avec l’allègement des cotisations sociales les salariés vont bénéficier chaque mois d’un gain de pouvoir d’achat. Pour un salarié au SMIC par exemple,  le bonus devrait tourner autour de 20 € par mois, soit à peu près 2 % par rapport au salaire. Une augmentation tout à fait théorique dans la mesure où parallèlement il y a dérive des prix. En effet actuellement l’inflation est sur une tendance annuelle de 2,3 % et alors que cela est calculé sur un indice particulièrement obsolète pour les bas revenus. Notons aussi que la fiscalité globale augmente et se répercute forcément sur le consommateur. Il faut notamment observer l’envol des prix du carburant dû à la hausse du pétrole mais aussi aux taxes. Conclusion l’augmentation des salaires en octobre, c’est du pipeau Mise en place en contrepartie de la hausse de 1,7 point de la CSG, cette mesure devait initialement entrer en vigueur dans sa totalité au mois de janvier dernier et permettre la disparition de 3,15 points de cotisations. Mais le gouvernement avait finalement décidé de l’appliquer en deux fois. Une première baisse de 2,2 points des cotisations maladie et chômage a ainsi été appliquée en début d’année. À partir de lundi, elle sera complétée par une nouvelle de diminution de 0,95 point.  L’allègement des cotisations salariales prévu par le gouvernement représenterait un gain de 260 euros par an environ pour une personne touchant le Smic. Pour un individu rémunéré deux fois le smic – soit près de 3000 euros mensuels -, le bénéfice s’établit à 526 euros. Pour un cadre payé 5000 euros par mois, la hausse annuelle serait proche de 900 euros. Les très hauts revenus seront en revanche légèrement perdants: les Français qui touchent 35.000 euros par mois perdront chaque année 177 euros. Pour un smicard par exemple la hausse sera utilement lisible c’est pourquoi le gouvernement a imposé quel que cette augmentation de salaire lié à l’allègement des cotisations soit écrite en gros sur le bulletin de salaire !

 

Augmentation des salaires en octobre : du pipeau

 

 

Théoriquement avec l’allègement des cotisations sociales les salariés vont bénéficier chaque mois d’un gain de pouvoir d’achat. Pour un salarié au SMIC par exemple,  le bonus devrait tourner autour de 20 € par mois, soit à peu près 2 % par rapport au salaire. Une augmentation tout à fait théorique dans la mesure où parallèlement il y a dérive des prix. En effet actuellement l’inflation est sur une tendance annuelle de 2,3 % et alors que cela est calculé sur un indice particulièrement obsolète pour les bas revenus. Notons aussi que la fiscalité globale augmente et se répercute forcément sur le consommateur. Il faut notamment observer l’envol des prix du carburant dû à la hausse du pétrole mais aussi aux taxes. Conclusion l’augmentation des salaires en octobre, c’est du pipeau.  Mise en place en contrepartie de la hausse de 1,7 point de la CSG, cette mesure devait initialement entrer en vigueur dans sa totalité au mois de janvier dernier et permettre la disparition de 3,15 points de cotisations. Mais le gouvernement avait finalement décidé de l’appliquer en deux fois. Une première baisse de 2,2 points des cotisations maladie et chômage a ainsi été appliquée en début d’année. À partir de lundi, elle sera complétée par une nouvelle de diminution de 0,95 point.  L’allègement des cotisations salariales prévu par le gouvernement représenterait un gain de 260 euros par an environ pour une personne touchant le Smic. Pour un individu rémunéré deux fois le smic – soit près de 3000 euros mensuels -, le bénéfice s’établit à 526 euros. Pour un cadre payé 5000 euros par mois, la hausse annuelle serait proche de 900 euros. Les très hauts revenus seront en revanche légèrement perdants: les Français qui touchent 35.000 euros par mois perdront chaque année 177 euros. Pour un smicard par exemple la hausse sera utilement lisible c’est pourquoi le gouvernement a imposé quel que cette augmentation de salaire lié à l’allègement des cotisations soit écrite en gros sur le bulletin de salaire !

 

 

Hausse des salaires …et de l’inflation

Hausse des salaires …et de l’inflation

Satisfaction de l’augmentation des salaires des non cadres de  1,8% au premier semestre 2018, contre 0,9% un an plus tôt, soit la plus forte progression depuis 2013, selon un baromètre du groupe Randstad publié aujourd’hui. Ceci étant il ne faut pas oublier que l’inflation, elle,  est encore supérieure, sur un rythme annuel de 2.3%, ce qui relativise la hausse des salaires. Portée par la croissance et la pénurie de certaines compétences (dans le BTP notamment), la rémunération moyenne d’un non-cadre atteignait ainsi 1607 euros brut en 2018, contre 1579 euros il y a un an, soit 7,2% au-dessus du salaire minimum (Smic). Pour la première fois depuis 2014, la hausse des salaires des non-cadres est supérieure à celle du Smic (+1,2%) alors que les deux étaient jusque-là strictement corrélées.

Emploi salaires : au plus haut aux Etats-Unis

Emploi salaires : au plus haut aux Etats-Unis

Les menaces de Trump sur les droits de douane inquiètent les marchés pour l’avenir mais en attendant la situation est florissante. Les créations d’emploi ont en effet rebondi en août aux Etats-Unis et les salaires y ont enregistré leur plus forte croissance annuelle depuis neuf ans, des évolutions qui incitent à conclure que l’économie américaine reste dynamique et résiste aux tensions commerciales générées par l’administration Trump. Le rapport mensuel sur l’emploi publié vendredi par le département du Travail montre aussi que la sous-utilisation des capacités sur le marché américain du travail diminue rapidement.   Tous ces éléments confortent le scénario d’une nouvelle hausse de taux, la troisième de l’année, de la part de la Réserve fédérale à l’issue de la prochaine réunion de son comité de politique monétaire, les 25 et 26 septembre. Les contrats à terme sur les taux d’intérêt américains indiquent que pour le marché, ce relèvement est une certitude. Les traders croient en outre de plus en plus à une hausse de taux supplémentaire en décembre, et à deux autres l’an prochain, alors qu’ils misaient plutôt sur une seule jusqu’à présent, montre ce marché des « futures ». « L’économie connaît une poussée d’adrénaline », dit Ryan Sweet, économiste chez Moody’s Analytics. « Etant donné l’ampleur du soutien budgétaire dont bénéficie l’économie, il va en falloir beaucoup pour la faire redescendre. » Les créations d’emploi non-agricoles se sont élevées à 201.000 le mois dernier, soutenues notamment par les embauches dans le bâtiment, chez les grossistes et dans les services aux entreprises, a annoncé le département du Travail. Les secteurs du transport et de la santé ont aussi été créateurs d’emplois. Les créations mensuelles d’emploi ont été en moyenne de 185.000 au cours des trois derniers mois, alors que l’économie américaine a besoin de créer 120.000 emplois par mois pour absorber les nouveaux entrants dans la population en âge de travailler. Le salaire horaire moyen a progressé de 0,4%, soit 10 cents, en août après une hausse de 0,3% en juillet. Cela porte sa progression annuelle à 2,9% le mois dernier, la plus forte depuis juin 2009. Elle avait été de 2,7% en juillet. Le taux de chômage est resté stable à 3,9%.

 

Baisse des dépenses publiques : salaires et transferts sociaux visés

Baisse des dépenses publiques : salaires et transferts sociaux visés

Ce n’est sans doute pas un hasard si après les propos du ministre des finances et ceux du Premier ministre lui même, France stratégie qui dépend du Premier Ministre  reprend la thématique de la réduction des dépenses sociales. La dépense publique doit théoriquement diminuer d’au moins 3 points d’ici à 2022, date à laquelle devrait atteindre 52% du PIB. Un objectif « loin d’être inatteignable » France Stratégie qui a fit uen étude comparative sur le sujet.  Le niveau des dépenses publiques s’est élevé à 56,4% du PIB en 2017« C’est 10 points de plus que la moyenne de l’Union européenne », souligne la note. Les auteurs expliquent néanmoins que « notre niveau de dépenses publiques, très élevé lorsqu’on le compare à la moyenne européenne, n’est pas en soi une anomalie ». En France, de nombreux services et dépenses sont socialisés comme les retraites ou l’éducation alors que, dans d’autres pays, ces dispositifs sont financés sur des fonds privés. Le centre de réflexion rattaché au Premier ministre note que dans des pays voisins « ont fait porter une part substantielle de leurs ajustements sur la masse salariale publique et sur les transferts sociaux (y compris crédits d’impôt) ». Dans les cas de la Suède et de la Finlande, les ajustements les plus importants, se sont accompagnés de réformes touchant les procédures budgétaires elles-mêmes. Enfin, les rédacteurs soulignent que l’objectif de la baisse structurelle du poids des dépenses publiques, de 2 à 3 points sur cinq ans n’est pas un objectif irréaliste. « 21 pays de l’UE sur 27 y sont parvenus au moins une fois, les pays européens y sont parvenus au moins une fois au cours des vingt dernières années, et certains d’entre eux l’ont fait dans un contexte de croissance potentielle modérée, hors toute période de crise aiguë. » 21 sur 27, car quatre pays n’y sont pas parvenus : l’Italie, la Belgique, le Danemark et… la France. En dépit de ces trois leçons, l’étude conclut qu’il n’y a pas de « recette magique » pour réduire la dépense,  « tant les choix opérés dans les ajustements budgétaires reflètent en réalité des inefficiences ou des préférences collectives propres à chacun des pays considérés. »

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