Archive pour le Tag 'Salaires'

Le « Ségur de la santé » : hausse des salaires de 180 € nets mensuels

Le « Ségur de la santé » : hausse des salaires de 180 € nets mensuels

Après sept semaines de discussions et une dernière séance de près de onze heures mercredi soir, le « Ségur de la santé » pourrait enfin aboutir. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, et les syndicats sont parvenus dans la nuit du 8 au 9 juillet à un projet d’accord sur la répartition des 7,5 milliards d’euros promis aux salariés des hôpitaux publics, en première ligne face au coronavirus.

Mesure phare, le document prévoit une hausse de salaire de 180 euros net mensuel pour l’ensemble des personnels hospitaliers publics (infirmiers, aides-soignants, mais aussi agents ­tech­niques administratifs), à l’exception des médecins qui font l’objet de négociations séparées. L’augmentation de salaire, qui concerne à la fois les salariés des hôpitaux et ceux des Ehpad publics, interviendra en deux temps : une ­première revalorisation de 90 euros est programmée au 1er septembre, suivie d’une seconde en mars 2021. Les personnels du secteur privé devraient quant à eux bénéficier aussi d’une hausse en deux temps, pour un montant total de 160 à 170 euros.

 

Parallèlement, le protocole d’accord prévoit une refonte des « grilles » de salaires pour certains métiers soignants et médico-techniques, de l’ordre de 35 euros net par mois en moyenne selon le ministère. En ce qui concerne le volet sur l’emploi souhaité mardi par Jean Castex, 15.000 embauches, dont la moitié correspond à des créations de postes et l’autre moitié à des recrutements sur des postes non pourvus, sont annoncées. Enfin, le projet d’accord entérine la hausse de certaines primes, notamment pour le travail des dimanches et jours fériés.

6 milliards pour les salaires à l’hôpital (Olivier Véran)

6 milliards pour les salaires à l’hôpital (Olivier  Véran)

Le ministre de la Santé a avancé le chiffre de six milliards d’euros «pour les hôpitaux, les établissements médico-sociaux (publics) et les établissements privés», a indiqué à l’AFP un des participants. Cette somme inclut une augmentation générale des salaires des agents de la fonction publique hospitalière (hôpitaux, Ehpad…), une refonte des primes, ainsi que des hausses ciblées sur certaines professions, qui pourraient être étendues aux établissements privés, ont précisé trois autres sources.

Selon un projet d’accord présenté lors d’une précédente réunion, vendredi, ces hausses ciblées concerneraient notamment les catégories soignantes (infirmiers, aides-soignants) et médico-techniques (techniciens de laboratoire, manipulateurs radio). Ce document, remis aux syndicats, prévoyait que l’augmentation générale des salaires dans le secteur public entre en vigueur «à compter du 1er juillet» pour le million d’agents du secteur public, qu’ils soient titulaires ou contractuels.

Pour un responsable syndical, la négociation salariale peut désormais commencer car «on connaît enfin le bas de la fourchette». À deux semaines de la conclusion du «Ségur», «on entre dans le ‘money-time’», ajoute-t-il. Lancée fin mai, cette vaste concertation pilotée par l’ancienne dirigeante de la CFDT Nicole Notat doit concrétiser d’ici mi-juillet le «plan massif de revalorisation et d’investissement» promis par Emmanuel Macron en pleine épidémie de coronavirus.

Le compte n’y est toujours pas

Mais pour certains syndicats, qui revendiquent au préalable une «revalorisation générale des salaires» d’au moins 300 euros net par mois dans les établissements publics, le compte n’y est toujours pas. De plus, l’éventualité de devoir partager une partie de la somme avec le secteur privé, qui ne figurait pas dans le projet d’accord, a défavorablement surpris plusieurs participants. «Il faut que le gouvernement revoie complètement sa copie», estime même une responsable syndicale, pour qui «la pression est sur l’exécutif, qui a une obligation de résultat».

Après le succès de leur journée d’action le 16 juin, qui a réuni plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans toute la France, plusieurs syndicats (CGT, FO, SUD, Unsa) et collectifs de soignants (Inter-Hôpitaux, Inter-Urgences) ont appelé à de nouveaux rassemblements le 30 juin. Une autre mobilisation est aussi envisagée le 14 juillet, sous une forme encore non définie, alors que le gouvernement a prévu de rendre hommage aux soignants en ce jour de fête nationale, où le traditionnel défilé militaire sera remplacé par une cérémonie sur la place de la Concorde.

les principaux syndicats de médecins ne se sont pas joints à ces initiatives, même si leur dernière réunion au ministère a tourné court mardi matin.

Mécontents de l’absence de calendrier et de chiffrage concernant leurs rémunérations, ils ont quitté la table au bout d’une heure pour «montrer (leur) mauvaise humeur». Ils réclament notamment une hausse immédiate de 300 euros net mensuel pour les internes et une forte revalorisation de leur grille de salaire, avec un minimum de 5.000 euros net en début de carrière et jusqu’à 10.000 euros en fin de carrière. Les praticiens hospitaliers en sauront peut-être davantage lors d’une nouvelle séance de discussion programmée vendredi.

Sondage : 70 % contre une baisse des salaires contre l’emploi

Sondage : 70 % contre une baisse des salaires contre l’emploi

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro

69%)jugent “inacceptable”, contre 31% d’un avis contraire, que des entreprises en difficulté économique du fait de la crise sanitaire proposent des baisses de salaires pour éviter des licenciements, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro diffusé jeudi.

Cette idée, souligne l’institut de sondage, est majoritairement désapprouvée “quels que soient l’origine sociale, le territoire, l’âge, ou même l’orientation partisane des personnes interrogées”.

“Une seule exception: les sympathisants de La République en Marche (le parti présidentiel) sont, eux, une majorité de 53% contre 47% à l’approuver.”

Le sondage montre par ailleurs qu’un actif sur deux (53%) a repris le chemin du travail en France avec l’entrée en vigueur de la deuxième phase du déconfinement.

Les autres se répartissent entre télétravail (24%) et maintien en chômage partiel (23%).

L’enquête révèle par ailleurs que 41% des actifs interrogés confient avoir peur de perdre leur emploi. Cette proportion est supérieure à 50% parmi les ouvriers et dépasse les 60% chez les travailleurs indépendants.

L’enquête a été réalisée les 3 et 4 juin par internet auprès d’un échantillon de 1.004 Français âgés de 18 ans et plus.

Travailleurs de la santé:  » pas des décorations mais des salaires décents »

Travailleurs de la santé:    » pas des décorations mais des salaires décents »

Dans une interview du JDD, Hugo Huon, président du collectif Inter Urgences, estime que les décorations et les cérémonies officielles sont un contre-feu pour « masquer le fait que des moyens ne sont pas débloqués », un fâcheux symbole. Il réclame un plan massif d’investissement pour les hôpitaux.

Comment réagissez-vous à l’annonce de l’organisation d’un hommage aux soignants le 14 juillet?

Quelle idée hors sol! Comme la population soutient les soignants, le gouvernement cherche à accéder à une forme de reconnaissance en les honorant. C’est un geste qui ne coûte rien… La majorité des infirmiers et des aides-soignants se fichent de ces honneurs. Ce que nous réclamons depuis plus d’un an, ce ne sont pas des décorations ni des primes mais des salaires décents et des moyens, en lits notamment, pour les hôpitaux.

La confirmation faite par le gouvernement du versement d’une prime aux soignants fin mai ou juin, n’est-ce pas tout de même un bon début?

Nous ne demandons pas une prime mais une évolution des traitements pour que les équipes à l’hôpital deviennent plus stables, que la qualité des soins s’améliore. Le système de prime ne résout rien. Le 25 mars, à Mulhouse, Emmanuel Macron a promis « un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières ». Olivier Véran a lui aussi promis, dans un communiqué daté du 15 avril, une revalorisation des métiers et des rémunérations. Or les discussions n’ont toujours pas été ouvertes sur ce sujet-là. Les deux collectifs Inter Urgences et Inter Hôpitaux n’en ont toujours pas discuté avec le ministre de la Santé ou son cabinet.

En pleine crise du coronavirus, le temps est sans doute compté…

Le gouvernement continue à faire passer les dépenses publiques avant la santé des patients. Ce silence sur les rémunérations nous semble tellement absurde, ça nous met dans une telle colère froide que nous nous apprêtons à relancer la mobilisation à partir de la semaine prochaine. Il faut un cap pour les soignants, sinon ils vont finir par perdre le sens. Pourquoi pas organiser une grande manif à Paris le 14 juillet? Ça, ça serait un beau symbole…

Après le Conseil des ministres mercredi, la porte-parole Sibeth Ndiaye a déclaré qu’une « médaille de l’engagement face aux épidémies » serait « réactivée », afin de « récompenser les personnes qui se sont dévouées pendant la crise du Covid-19″, notamment le personnel soignant. « Elle pourra être décernée à titre individuel ou collectif et fera l’objet prochainement d’un décret qui la réactualisera », a-t-elle expliqué.

Cette médaille avait été créée suite à l’épidémie de choléra de 1884. Le décret, signé le 31 mars 1885 par le président de la République de l’époque, Jules Grévy, avait été publié au Journal officiel en date du 8 avril de la même année (disponible ici sur le site de la BNF). « Des médailles d’honneur peuvent être décernées par le ministre du commerce aux personnes qui se sont particulièrement signalées par leur dévouement pendant des maladies épidémiques », peut-on y lire dans son article premier. Initialement distribuée par le ministère du Commerce, cette médaille sera ensuite attribuée par d’autres comme l’Intérieur, l’Hygiène ou la Guerre, via de nouveaux décrets dans les années qui ont suivi. Cette récompense avait disparu au début des années 1960.

 

Secteur santé  » pas des décorations mais des salaires décents »

Secteur santé  » pas des décorations mais des salaires décents »

Dans une interview du JDD, Hugo Huon, président du collectif Inter Urgences, estime que les décorations et les cérémonies officielles sont un contre-feu pour « masquer le fait que des moyens ne sont pas débloqués », un fâcheux symbole. Il réclame un plan massif d’investissement pour les hôpitaux.

Comment réagissez-vous à l’annonce de l’organisation d’un hommage aux soignants le 14 juillet?

Quelle idée hors sol! Comme la population soutient les soignants, le gouvernement cherche à accéder à une forme de reconnaissance en les honorant. C’est un geste qui ne coûte rien… La majorité des infirmiers et des aides-soignants se fichent de ces honneurs. Ce que nous réclamons depuis plus d’un an, ce ne sont pas des décorations ni des primes mais des salaires décents et des moyens, en lits notamment, pour les hôpitaux.

La confirmation faite par le gouvernement du versement d’une prime aux soignants fin mai ou juin, n’est-ce pas tout de même un bon début?

Nous ne demandons pas une prime mais une évolution des traitements pour que les équipes à l’hôpital deviennent plus stables, que la qualité des soins s’améliore. Le système de prime ne résout rien. Le 25 mars, à Mulhouse, Emmanuel Macron a promis « un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières ». Olivier Véran a lui aussi promis, dans un communiqué daté du 15 avril, une revalorisation des métiers et des rémunérations. Or les discussions n’ont toujours pas été ouvertes sur ce sujet-là. Les deux collectifs Inter Urgences et Inter Hôpitaux n’en ont toujours pas discuté avec le ministre de la Santé ou son cabinet.

En pleine crise du coronavirus, le temps est sans doute compté…

Le gouvernement continue à faire passer les dépenses publiques avant la santé des patients. Ce silence sur les rémunérations nous semble tellement absurde, ça nous met dans une telle colère froide que nous nous apprêtons à relancer la mobilisation à partir de la semaine prochaine. Il faut un cap pour les soignants, sinon ils vont finir par perdre le sens. Pourquoi pas organiser une grande manif à Paris le 14 juillet? Ça, ça serait un beau symbole…

Après le Conseil des ministres mercredi, la porte-parole Sibeth Ndiaye a déclaré qu’une « médaille de l’engagement face aux épidémies » serait « réactivée », afin de « récompenser les personnes qui se sont dévouées pendant la crise du Covid-19″, notamment le personnel soignant. « Elle pourra être décernée à titre individuel ou collectif et fera l’objet prochainement d’un décret qui la réactualisera », a-t-elle expliqué.

Cette médaille avait été créée suite à l’épidémie de choléra de 1884. Le décret, signé le 31 mars 1885 par le président de la République de l’époque, Jules Grévy, avait été publié au Journal officiel en date du 8 avril de la même année (disponible ici sur le site de la BNF). « Des médailles d’honneur peuvent être décernées par le ministre du commerce aux personnes qui se sont particulièrement signalées par leur dévouement pendant des maladies épidémiques », peut-on y lire dans son article premier. Initialement distribuée par le ministère du Commerce, cette médaille sera ensuite attribuée par d’autres comme l’Intérieur, l’Hygiène ou la Guerre, via de nouveaux décrets dans les années qui ont suivi. Cette récompense avait disparu au début des années 1960.

EPHAD: « La notion de “vocation” renvoie à l’idée d’hospices de charité et à des salaires dégradés

EPHAD:  « La notion de “vocation” renvoie à l’idée de hospices  de charité et à des salaires dégradés

Les conditions sociales en Ehpad trouvent renvoient à l’histoire de l’économie charitable du XIXe siècle, explique l’historienne Mathilde Rossigneux-Méheust, spécialiste de la vieillesse, dans un entretien au « Monde ».

 

Entretien. Mathilde Rossigneux-Méheust est historienne, chercheuse au Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (Larhra) et à l’université Lyon-II. Elle est l’auteure de Vies d’hospice. Vieillir et mourir en institution au XIXe siècle (Champ Vallon, 2018) et a codirigéun numéro spécial sur « Le travail du care » de la revue historique Clio. Femmes, Genre, Histoire, paru en septembre 2019.

Dans quel contexte les premiers établissements pour personnes âgées ont-ils été créés au XIXe siècle ?

Leur création s’inscrit dans un grand élan philanthropique qui vise à apporter une protection économique à des individus pour lesquels l’Etat social n’en prévoit pas encore. Parmi les pensionnaires, 80 % n’ont pas les moyens de pourvoir à leur survie économique. Il s’invente là une nouvelle façon de vieillir, fondée sur une double dynamique de regroupement et de mise à l’écart de la société, qui perdure aujourd’hui dans les Ehpad.

Les hospices sont plutôt perçus à cette époque comme des lieux de déclassement social. Il y règne une logique disciplinaire héritée d’une longue tradition des lieux d’enfermement pour pauvres, et leur médicalisation reste très limitée. Pour autant, et notamment parce que les pensionnaires n’y arrivent pas malades, les hospices de l’époque ne sont pas des mouroirs comme on l’imagine trop souvent.

Quelles sont les conditions de travail du personnel de ces établissements ?

A l’exception du personnel religieux féminin, qui forme une partie importante de l’encadrement jusqu’à la fin du XIXe siècle, les directions sont confrontées à de grosses difficultés de recrutement. Ceux qu’on appelle les filles et garçons de salle, qui s’occupent des pensionnaires au quotidien, ont des conditions de travail dures, qui rendent ces fonctions peu attractives. La majorité sont issus des classes populaires, peu payés et soumis à des règles ultra-coercitives, proches de celles imposées aux résidents.

Il existe alors une proximité sociale forte entre le personnel et les pensionnaires, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Si le personnel des Ehpad appartient toujours aux classes populaires, les résidents sont beaucoup plus diversifiés socialement.

Le manque de reconnaissance sociale des personnels que l’on connaît aujourd’hui est un héritage direct de cette histoire, même si l’on constate une évolution importante de cette reconnaissance, notamment depuis les débuts de l’épidémie de Covid-19. Le simple fait qu’on utilise en ce moment le terme générique de « soignant » pour y inclure ensemble les travailleuses des Ehpad et les médecins hospitaliers est un signe de l’accélération de cette reconnaissance. »

FNSEA: les confortables salaires des dirigeants

FNSEA: les confortables salaires des dirigeants

Mediapart a publié les salaires du nouveau directeur général du syndicat Clément Faurax, de son remplaçant au poste de directeur adjoint Jean-Louis Chandellier, et les différentes rémunérations attribuées à la directrice générale sortante Catherine Lion.

Selon le média, Clément Faurax « émarge aujourd’hui à 13.400 euros brut mensuels » à l’issue d’une revalorisation de 22% décidée après son arrivée en avril 2019. Toujours selon cet article, son remplaçant, Louis Chandellier, a bénéficié pour sa part d’une augmentation de 30% de sa rémunération, désormais de 9.600 euros brut.

« Les augmentations réalisées restent dans la tendance des augmentations habituelles », avait répondu M. Faurax dans un entretien à Mediapart.

Enfin, le journal en ligne s’était penché sur les rémunérations attribuées à Catherine Lion après son départ de la direction. Restée conseillère à temps partiel jusqu’en septembre, elle avait bénéficié d’un salaire de base de 8.900 euros et d’une prime mensuelle de 6.000 euros, selon l’avenant à son contrat de travail consulté par Mediapart.

À la retraite depuis octobre, elle cumule désormais sa pension avec un salaire à temps partiel (notamment, car elle a été désignée par le syndicat pour siéger au Conseil économique, social et environnemental) pour un montant total de 12.500 euros, sans que cette situation de cumul soit inédite au sein de la FNSEA, signale Mediapart.

Bruno Le Maire pour l’ augmentation des salaires

Bruno Le Maire pour l’ augmentation  des salaires

 

Bruno le maire appelle clairement à une augmentation des salaires qui agace sérieusement nombre de parlementaires de la république en marche attachés à une vision très droitière des relations économiques et sociales. Le paradoxe de la France en 2019, c’est qu’elle fait  un peu mieux que les autres pays de la zone euro pour la croissance. Une croissance de 1,3 % quand l’Allemagne demeure autour de 0,5 % et que l’Italie tutoie la récession. Une augmentation de l’activité essentiellement due à la résistance de la consommation des ménages grâce en particulier aux mesures obtenues avec  mouvement des gilets jaunes. Un vrai paradoxe qu’on ose à peine avouer. Pourtant devant l’écroulement des échanges internationaux, partout dans le monde la croissance n’est plus soutenue principalement que par la consommation. Cela vaut aussi en France. Or depuis plusieurs années en valeur relative (une fois que les revenus sont déflatés, le pouvoir d’achat a tendance à stagner). Nombre d’économistes moins bornés que d’autres souhaitent cette relance par l’augmentation des revenus notamment des salaires. Cela pour des  raisons de justice sociale mais aussi d’efficacité économique. Comment en effet expliquer que les revenus boursiers des actions aient  progressé de 25 % sur un an en France alors que les salaires stagnent voire régressent si on tient compte de l’inflation réelle. Notons que cette inflation reprend aujourd’hui avec une progression de 1,5 % sur un an, soit 50 % de plus qu’attendu. Un réajustement des salaires et des pensions est donc nécessaire socialement et économiquement. ( Ce que par parenthèses Trump a fait et plus récemment Boris Johnson).

« Les entreprises doivent garantir un meilleur partage de la valeur. Elles doivent s’engager dans cette voie-là quand leurs résultats économiques sont au rendez-vous. Elles doivent ouvrir des perspectives à leurs salariés, des perspectives de vie meilleure, de salaires qui progressent », a insisté Bruno Le Maire.

Il a notamment appelé les entreprises à mettre en place des accords d’intéressement, dont la mise en oeuvre a été simplifiée et à mener des négociations salariales dans les branches qui connaissent des difficultés de recrutement et où les rémunérations restent parfois proches du niveau du Smic.

Par ailleurs, il a rappelé que le gouvernement travaille à l’élaboration d’un « pacte productif », qui passera notamment par la baisse progressive des impôts de production à partir de l’an prochain. Ce  »pacte productif » doit être dévoilé dans les prochaines semaines par le président de la République.

 

Bruno Le Maire a également profité de ses vœux pour proposer une augmentation de capital de la Banque européenne d’investissement (BEI) de 10 milliards d’euros afin de financer davantage de projets en faveur du climat.

« La France propose une augmentation de capital de la BEI pour démultiplier sa capacité à financer les projets verts », a déclaré M. Le Maire. « Nous souhaitons que cette augmentation de capital soit de 10 milliards d’euros et nous souhaitons que cette augmentation de capital soit réalisée en 2020″, a-t-il ajouté.

La Banque européenne d’investissement, basée à Luxembourg, est la banque de l’Union européenne. Sa nouvelle politique d’investissement, définie en novembre dernier, donne une priorité à la lutte contre le réchauffement climatique et au développement durable, avec 1.000 milliards d’euros à débloquer en dix ans dans ce domaine.

La BEI a aussi décidé d’arrêter de financer des projets liés aux énergies fossiles à partir de 2022.

Par ailleurs, Bruno Le Maire a annoncé que son ministère accueillerait en février une « conférence européenne sur l’économie verte », avec pour objectif de « faire avancer tous les projets européens de croissance verte ».

Les salaires des cadres : en hausse

Les salaires des cadres : en hausse

.Augmentation générale des salaires surtout pour les cadres en 2018 et ça devrait continuer en 2020. (Sauf crise !).   Selon l’étude annuelle menée par le cabinet Deloitte, en 2020, dans une entreprise française sur deux, les augmentations générales et individuelles accordées aux salariés dépasseront 2,1%. Un niveau légèrement inférieur à celui de l’année en cours.

 

Une fois déflaté le pouvoir d’achat de care pourrait augmenter de 1.5% en 2018. (Environ  Selon la dernière étude annuelle % pour les non cadres. du cabinet Deloitte parue ce lundi 2 septembre, les augmentations pour les cadres ont bondi de 2,8% et de 2,4% pour les non-cadres en 2019. Le coup de pouce des entreprises est ainsi supérieur à celui de 2018. Dans son précédent baromètre, le cabinet avait expliqué que les hausses étaient de 2,5% pour les cadres et 2,2% pour les non-cadres.

Les augmentations les plus marquées concernent les cadres (4,1%) et les cadres supérieurs du troisième quartile (3,9%). Les cadres et cadres supérieurs du premier quartile ont connu quant à eux une hausse de 1,7%. La pénurie de main d’œuvre qualifiée dans certains secteurs oblige les entreprises à revaloriser leurs augmentations notamment les hausses individuelles pour fidéliser leurs salariés.

Sur le panel d’entreprises interrogées par Deloitte, 60% d’entre elles affirment avoir versé des primes défiscalisées après les annonces d’Emmanuel Macron.

« Cette prime du pouvoir d’achat n’a pas eu d’impact à la baisse sur les augmentations, puisque nous constatons une légère hausse de celle-ci. Ainsi une majorité d’entreprise a souhaité jouer le jeu afin d’accroître le pouvoir d’achat des salariés dans ce cadre fiscalement incitatif « , expliquent les auteurs de l’étude. Outre les hausses salariales et la prime « Macron », l’inflation relativement contenue (1,3% cette année contre 1,7% en 2018) devrait profiter au pouvoir d’achat des cadres.

En revanche, le cabinet indique que la part variable individuelle, c’est-à-dire les bonus, les commissions ou les primes exceptionnelles, sont en baisse de 6 à 10% cette année.

Méthode : l’étude de rémunération de Deloitte s’appuie sur l’analyse de plus d’un million de données individuelles au sein de plus de 400 entreprises au sein de tous les secteurs d’activité, taille d’entreprise et localisation géographique

Retraites: ‘indexation sur les salaires ?

 

Retraites: ‘indexation sur les  salaires ?

 

 

C’est pour le moins  proposition assez confuse de Jean-Paul Delevoye pour indexer l’évolution des retraites sur les salaires au lieu de l’inflation. En ce qu’actuellement et cela depuis plusieurs années les gouvernements ont des indexés l’évolution des retraites. En clair, les retraités perdent du pouvoir d’achat par rapport à l’évolution des prix entre parenthèses sans parler de l’augmentation de la CSG). Le vrai problème sera de savoir quel est le niveau des futures retraites à indexer. Or il est vraisemblable que l’harmonisation conduira à une baisse générale de la moyenne des pensions en raison des déséquilibres financiers des caisses de retraite. Aujourd’hui si les pensions devaient être indexées sur les salaires les retraités seraient plutôt bénéficiaires car en général les salaires progressent un peu plus que l’inflation. La vraie question n’est pas tellement celle de l’indexation mais surtout du niveau des retraites. Or de grandes incertitudes persistent quant à ce niveau car tout dépend en définitive du rapport entre actifs et retraités, donc aussi de la croissance.

Jean-Paul Delevoye, le Haut commissaire à la réforme des retraites, se montre favorable à une indexation des retraites sur les salaires et non sur l’inflation, selon un document de travail soumis aux organisations patronales et syndicales dont l’AFP a obtenu copie samedi. Dans ce document d’une vingtaine de pages intitulé «Vers un système universel de retraite», il évoque également la possibilité de mettre en place une «règle d’or» pour ajuster les comptes du système des retraites de manière à garantir leur équilibre «sur un horizon pluriannuel», et estime qu’il faut prendre en compte les évolutions démographiques (espérance de vie, fécondité, migration), Ce qui paraît une évidence

L’autre proposition consiste en faite a reporté l’âge de la retraite. En ce qui concerne la prise en compte de l’espérance de vie, elle «pourrait se présenter comme le fait d’indiquer que, pour atteindre un taux de remplacement équivalent, il est nécessaire pour chaque génération de partir un peu plus tardivement».

pour indexer l’évolution des retraites sur les salaires au lieu de l’inflation. En ce qu’actuellement et cela depuis plusieurs années les gouvernements ont des indexés l’évolution des retraites. En clair, les retraités perdent du pouvoir d’achat par rapport à l’évolution des prix entre parenthèses sans parler de l’augmentation de la CSG). Le vrai problème sera de savoir quel est le niveau des futures retraites à indexer. Or il est vraisemblable que l’harmonisation conduira à une baisse générale de la moyenne des pensions en raison des déséquilibres financiers des caisses de retraite. Aujourd’hui si les pensions devaient être indexées sur les salaires les retraités seraient plutôt bénéficiaires car en général les salaires progressent un peu plus que l’inflation. La vraie question n’est pas tellement celle de l’indexation mais surtout du niveau des retraites. Or de grandes incertitudes persistent quant à ce niveau car tout dépend en définitive du rapport entre actifs et retraités, donc aussi de la croissance.

Jean-Paul Delevoye, le Haut commissaire à la réforme des retraites, se montre favorable à une indexation des retraites sur les salaires et non sur l’inflation, selon un document de travail soumis aux organisations patronales et syndicales dont l’AFP a obtenu copie samedi. Dans ce document d’une vingtaine de pages intitulé «Vers un système universel de retraite», il évoque également la possibilité de mettre en place une «règle d’or» pour ajuster les comptes du système des retraites de manière à garantir leur équilibre «sur un horizon pluriannuel», et estime qu’il faut prendre en compte les évolutions démographiques (espérance de vie, fécondité, migration), Ce qui paraît une évidence

L’autre proposition consiste en faite a reporté l’âge de la retraite. En ce qui concerne la prise en compte de l’espérance de vie, elle «pourrait se présenter comme le fait d’indiquer que, pour atteindre un taux de remplacement équivalent, il est nécessaire pour chaque génération de partir un peu plus tardivement».

Augmentation des salaires illusoires

 

 

Augmentation des salaires illusoires

Théoriquement avec l’allègement des cotisations sociales les salariés vont bénéficier chaque mois d’un gain de pouvoir d’achat. Pour un salarié au SMIC par exemple,  le bonus devrait tourner autour de 20 € par mois, soit à peu près 2 % par rapport au salaire. Une augmentation tout à fait théorique dans la mesure où parallèlement il y a dérive des prix. En effet actuellement l’inflation est sur une tendance annuelle de 2,3 % et alors que cela est calculé sur un indice particulièrement obsolète pour les bas revenus. Notons aussi que la fiscalité globale augmente et se répercute forcément sur le consommateur. Il faut notamment observer l’envol des prix du carburant dû à la hausse du pétrole mais aussi aux taxes. Conclusion l’augmentation des salaires en octobre, c’est du pipeau Mise en place en contrepartie de la hausse de 1,7 point de la CSG, cette mesure devait initialement entrer en vigueur dans sa totalité au mois de janvier dernier et permettre la disparition de 3,15 points de cotisations. Mais le gouvernement avait finalement décidé de l’appliquer en deux fois. Une première baisse de 2,2 points des cotisations maladie et chômage a ainsi été appliquée en début d’année. À partir de lundi, elle sera complétée par une nouvelle de diminution de 0,95 point.  L’allègement des cotisations salariales prévu par le gouvernement représenterait un gain de 260 euros par an environ pour une personne touchant le Smic. Pour un individu rémunéré deux fois le smic – soit près de 3000 euros mensuels -, le bénéfice s’établit à 526 euros. Pour un cadre payé 5000 euros par mois, la hausse annuelle serait proche de 900 euros. Les très hauts revenus seront en revanche légèrement perdants: les Français qui touchent 35.000 euros par mois perdront chaque année 177 euros. Pour un smicard par exemple la hausse sera utilement lisible c’est pourquoi le gouvernement a imposé quel que cette augmentation de salaire lié à l’allègement des cotisations soit écrite en gros sur le bulletin de salaire !

 

Augmentation des salaires en octobre : du pipeau

 

 

Théoriquement avec l’allègement des cotisations sociales les salariés vont bénéficier chaque mois d’un gain de pouvoir d’achat. Pour un salarié au SMIC par exemple,  le bonus devrait tourner autour de 20 € par mois, soit à peu près 2 % par rapport au salaire. Une augmentation tout à fait théorique dans la mesure où parallèlement il y a dérive des prix. En effet actuellement l’inflation est sur une tendance annuelle de 2,3 % et alors que cela est calculé sur un indice particulièrement obsolète pour les bas revenus. Notons aussi que la fiscalité globale augmente et se répercute forcément sur le consommateur. Il faut notamment observer l’envol des prix du carburant dû à la hausse du pétrole mais aussi aux taxes. Conclusion l’augmentation des salaires en octobre, c’est du pipeau.  Mise en place en contrepartie de la hausse de 1,7 point de la CSG, cette mesure devait initialement entrer en vigueur dans sa totalité au mois de janvier dernier et permettre la disparition de 3,15 points de cotisations. Mais le gouvernement avait finalement décidé de l’appliquer en deux fois. Une première baisse de 2,2 points des cotisations maladie et chômage a ainsi été appliquée en début d’année. À partir de lundi, elle sera complétée par une nouvelle de diminution de 0,95 point.  L’allègement des cotisations salariales prévu par le gouvernement représenterait un gain de 260 euros par an environ pour une personne touchant le Smic. Pour un individu rémunéré deux fois le smic – soit près de 3000 euros mensuels -, le bénéfice s’établit à 526 euros. Pour un cadre payé 5000 euros par mois, la hausse annuelle serait proche de 900 euros. Les très hauts revenus seront en revanche légèrement perdants: les Français qui touchent 35.000 euros par mois perdront chaque année 177 euros. Pour un smicard par exemple la hausse sera utilement lisible c’est pourquoi le gouvernement a imposé quel que cette augmentation de salaire lié à l’allègement des cotisations soit écrite en gros sur le bulletin de salaire !

 

 

Hausse des salaires …et de l’inflation

Hausse des salaires …et de l’inflation

Satisfaction de l’augmentation des salaires des non cadres de  1,8% au premier semestre 2018, contre 0,9% un an plus tôt, soit la plus forte progression depuis 2013, selon un baromètre du groupe Randstad publié aujourd’hui. Ceci étant il ne faut pas oublier que l’inflation, elle,  est encore supérieure, sur un rythme annuel de 2.3%, ce qui relativise la hausse des salaires. Portée par la croissance et la pénurie de certaines compétences (dans le BTP notamment), la rémunération moyenne d’un non-cadre atteignait ainsi 1607 euros brut en 2018, contre 1579 euros il y a un an, soit 7,2% au-dessus du salaire minimum (Smic). Pour la première fois depuis 2014, la hausse des salaires des non-cadres est supérieure à celle du Smic (+1,2%) alors que les deux étaient jusque-là strictement corrélées.

Emploi salaires : au plus haut aux Etats-Unis

Emploi salaires : au plus haut aux Etats-Unis

Les menaces de Trump sur les droits de douane inquiètent les marchés pour l’avenir mais en attendant la situation est florissante. Les créations d’emploi ont en effet rebondi en août aux Etats-Unis et les salaires y ont enregistré leur plus forte croissance annuelle depuis neuf ans, des évolutions qui incitent à conclure que l’économie américaine reste dynamique et résiste aux tensions commerciales générées par l’administration Trump. Le rapport mensuel sur l’emploi publié vendredi par le département du Travail montre aussi que la sous-utilisation des capacités sur le marché américain du travail diminue rapidement.   Tous ces éléments confortent le scénario d’une nouvelle hausse de taux, la troisième de l’année, de la part de la Réserve fédérale à l’issue de la prochaine réunion de son comité de politique monétaire, les 25 et 26 septembre. Les contrats à terme sur les taux d’intérêt américains indiquent que pour le marché, ce relèvement est une certitude. Les traders croient en outre de plus en plus à une hausse de taux supplémentaire en décembre, et à deux autres l’an prochain, alors qu’ils misaient plutôt sur une seule jusqu’à présent, montre ce marché des « futures ». « L’économie connaît une poussée d’adrénaline », dit Ryan Sweet, économiste chez Moody’s Analytics. « Etant donné l’ampleur du soutien budgétaire dont bénéficie l’économie, il va en falloir beaucoup pour la faire redescendre. » Les créations d’emploi non-agricoles se sont élevées à 201.000 le mois dernier, soutenues notamment par les embauches dans le bâtiment, chez les grossistes et dans les services aux entreprises, a annoncé le département du Travail. Les secteurs du transport et de la santé ont aussi été créateurs d’emplois. Les créations mensuelles d’emploi ont été en moyenne de 185.000 au cours des trois derniers mois, alors que l’économie américaine a besoin de créer 120.000 emplois par mois pour absorber les nouveaux entrants dans la population en âge de travailler. Le salaire horaire moyen a progressé de 0,4%, soit 10 cents, en août après une hausse de 0,3% en juillet. Cela porte sa progression annuelle à 2,9% le mois dernier, la plus forte depuis juin 2009. Elle avait été de 2,7% en juillet. Le taux de chômage est resté stable à 3,9%.

 

Baisse des dépenses publiques : salaires et transferts sociaux visés

Baisse des dépenses publiques : salaires et transferts sociaux visés

Ce n’est sans doute pas un hasard si après les propos du ministre des finances et ceux du Premier ministre lui même, France stratégie qui dépend du Premier Ministre  reprend la thématique de la réduction des dépenses sociales. La dépense publique doit théoriquement diminuer d’au moins 3 points d’ici à 2022, date à laquelle devrait atteindre 52% du PIB. Un objectif « loin d’être inatteignable » France Stratégie qui a fit uen étude comparative sur le sujet.  Le niveau des dépenses publiques s’est élevé à 56,4% du PIB en 2017« C’est 10 points de plus que la moyenne de l’Union européenne », souligne la note. Les auteurs expliquent néanmoins que « notre niveau de dépenses publiques, très élevé lorsqu’on le compare à la moyenne européenne, n’est pas en soi une anomalie ». En France, de nombreux services et dépenses sont socialisés comme les retraites ou l’éducation alors que, dans d’autres pays, ces dispositifs sont financés sur des fonds privés. Le centre de réflexion rattaché au Premier ministre note que dans des pays voisins « ont fait porter une part substantielle de leurs ajustements sur la masse salariale publique et sur les transferts sociaux (y compris crédits d’impôt) ». Dans les cas de la Suède et de la Finlande, les ajustements les plus importants, se sont accompagnés de réformes touchant les procédures budgétaires elles-mêmes. Enfin, les rédacteurs soulignent que l’objectif de la baisse structurelle du poids des dépenses publiques, de 2 à 3 points sur cinq ans n’est pas un objectif irréaliste. « 21 pays de l’UE sur 27 y sont parvenus au moins une fois, les pays européens y sont parvenus au moins une fois au cours des vingt dernières années, et certains d’entre eux l’ont fait dans un contexte de croissance potentielle modérée, hors toute période de crise aiguë. » 21 sur 27, car quatre pays n’y sont pas parvenus : l’Italie, la Belgique, le Danemark et… la France. En dépit de ces trois leçons, l’étude conclut qu’il n’y a pas de « recette magique » pour réduire la dépense,  « tant les choix opérés dans les ajustements budgétaires reflètent en réalité des inefficiences ou des préférences collectives propres à chacun des pays considérés. »

Allemagne : hausse des salaires de 6% dans le BTP allemand du BTP

Allemagne : hausse des salaires de 6% dans le BTP allemand du BTP

Un accord salarial prévoyant une augmentation de près de 6% de la rémunération des quelque 800.000 00 000 salariés concernés par les résultats de la négociation  entre syndicats et patrons qui prévoit uen hausse de 6% des salaires.  D’après le syndicat IG Bau, il prévoit une hausse des salaires de 5,7% dans les Länder de l’Ouest allemand et un coup de pouce supplémentaire, à 6,6%, dans les Länder de l’ex-Allemagne de l’Ouest. Le texte signé samedi accorde aussi trois primes exceptionnelles pour les ouvriers du BTP à l’Ouest (250 euros en novembre 2018, 600 euros en juin 2019 et 250 euros en novembre 2019). Pour les employés du secteur à l’Est, une prime unique de 250 euros est prévue pour novembre 2019. “C’est l’accord salarial le plus élevé conclu cette année dans notre pays”, s’est réjoui le président d’IG Bau, Robert Feiger, se félicitant que les travailleurs allemands bénéficient d’une part équitable du rebond de la première économie européenne. L’Allemagne, dont le PIB a gagné 2,2% l’an dernier, en est à sa neuvième année consécutive de croissance économique.

Allemagne : hausse des salaires

Allemagne : hausse des salaires hausses de salaires

 

 

Après la cure d’austérité, les allemands connaissent un peu d’euphorie en matière de pouvoir d’achat.Les 2,3 millions de salariés assimilés à la fonction publique, qui travaillent dans les aéroports, gares, hôpitaux ou crèches: ils vont voir leurs salaires augmenter de 3,2% rétroactivement au 1er mars 2018, puis d’environ 3,1% au 1er avril 2019 et enfin quelque 1,1% au 1er mars 2020, soit au total 7,5% de hausse étalée sur 3 ans. C’est plus que les 6% demandés par les syndicats, certes sans étalement. A la sortie des négociations à Potsdam, près de Berlin, le dirigeant du syndicat Verdi, Frank Bsirske, a jugé qu’il s’agissait du meilleur accord négocié depuis des années. Un accord obtenu après une première série de « grèves d’avertissement » la semaine dernière, un signal visiblement bien entendu par le gouvernement qui a préféré lâcher du lest, un geste d’autant plus facile que les caisses de l’Etat fédéral sont pleines. Les fonctionnaires ne sont pas les premiers à obtenir une forte revalorisation salariale. En février ce sont les salariés de l’industrie, grâce au syndicat IG Metall, qui avaient obtenu 4,3% de plus sur la fiche de paye. Après des années de rigueur et de modération salariale, c’est désormais l’heure en Allemagne de la redistribution des fruits de la croissance.

Etats-Unis: hausse de l’emploi et baisse des salaires, la martingale capitaliste

Etats-Unis: hausse de l’emploi et baisse des salaires, la martingale capitaliste

Pas sûr que la martingale capitaliste  qui combine hausse de l ‘emploi (avec évidemment hausse de l’activité. Les estimations de croissance annualisée du produit intérieur brut du trimestre de janvier à mars sont autour d’un taux de 2%. L’économie a crû de 2,5% au quatrième trimestre)  et baisse des salaires fonctionnent très longtemps surtout avec l’accroissement des inégalités aux Etats-Unis (comme ailleurs).  Nécessairement, les salaires devraient repartir à la hausse  nourrissant uen inflation qui elle même encouragera la demande d’augmentation du pouvoir d’achat. Une inflation nourrie également par la hausse des taxe d’intérêt et par les taxes Trump qui vont renchérir les importations.  L’économie américaine a créé 313.000 emplois le mois dernier, portée par des créations d’emplois dans le secteur de la construction au plus haut depuis 2007, a annoncé vendredi le département du Travail. L’augmentation des créations de postes le mois dernier a atteint son plus haut niveau depuis juillet 2016 et s’inscrit nettement au-dessus des quelque 100.000 créations d’emplois par mois nécessaires pour suivre le rythme de croissance de la population américaine en âge de travailler. Les statistiques de l’emploi pour les mois de décembre et de janvier ont été révisées pour faire état de 54.000 emplois créés en plus par rapport aux premières estimations. La rémunération horaire moyenne a augmenté de quatre cents à 26,75 dollars, soit de 0,1%, en février, après avoir progressé de 0,3% le mois précédent. La hausse annuelle des salaires ressort ainsi à 2,6% contre 2,8% en janvier. Le taux de chômage est resté inchangé à un plus bas de 17 ans de 4,1% en février. La durée de la semaine de travail moyenne a rebondi, à 34,5 heures, le mois dernier après avoir légèrement fléchi à 34,4 heures en janvier. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne 200.000 créations d’emplois en février, une hausse du salaire horaire de 0,2% et un taux de chômage de 4,0%. Sachant que les responsables de la Réserve fédérale considèrent que le marché du travail est proche ou un peu au-delà du plein emploi, la modération de la croissance des salaires le mois dernier ne changera probablement rien aux attentes d’un relèvement des taux d’intérêt de la banque centrale américaine à l’issue de sa réunion des 20 et 21 mars. La lenteur de la croissance des salaires pourrait toutefois tempérer les anticipations de quatre hausses de taux cette année au lieu des trois prévues. Les investisseurs espèrent que le resserrement des conditions du marché du travail va accélérer la croissance des salaires cette année et pousser l’inflation vers l’objectif de 2% de la Fed. Les spéculations autour d’une augmentation du nombre de hausse de taux prévus par la banque centrale ont été favorisées par les propos de son président, Jerome Powell, qui a dit au Congrès la semaine dernière que “ses perspectives personnelles pour l’économie se sont renforcées depuis décembre”. Si Jerome Powell a déclaré qu’il n’y avait aucune preuve de la surchauffe de l’économie, il a cependant ajouté “ce que nous ne souhaitons pas voir se produire, c’est de rater le virage”. “Le marché du travail se tend mais la croissance des salaires est modérée. De bonnes nouvelles pour tout le monde, Main Street et Wall Street”, dit Quincy Krosby, responsable de la stratégie chez Prudential Financial. Pour toute monde peut-^ter pas mais pour les actionnaires sûrement.

Les salaires : problème central

Les salaires : problème central

La question des salaires devient de plus en plus cruciale surtout en ce début d’année où nombre de produits et services ont subit des augmentations sensibles. Des augmentations qui concernent surtout les dépenses contraintes. Ce ne sont pas les 10 € attribués par exemple aux smicards qui permettront de faire face à la croissance des prix. L’évolution des rémunérations a encore été très contrainte en 2017 Le salaire mensuel de base a seulement augmenté en 2017 de 1,3 %, soit au même rythme qu’en 2016, a indiqué ce mardi le ministère du Travail. On objectera sans doute que dans le même temps l’inflation a été relativement sage ce qui garantit en théorie le pouvoir d’achat. Reste que la structure de consommation des Français se modifie ;  la part des dépenses contraintes ne cesse d’augmenter alors que les dépenses ajustables elles ont tendance à diminuer. Par exemple les Français achètent de moins en moins de textile. Dans sa déclaration face à des journalistes hier Macron a  indiqué que les Français verront les résultats ça politique de manière plus complète vers 2020.  “Il faut progressivement que les choses deviennent perceptibles pour qu‘elles soient crues. Il y a une partie des gens légitimement qui veulent attendre de le voir et je le respecte profondément. C‘est en 2020 qu‘ils auront la totalité de ces mesures ” Pas sûr que les Français attendent jusqu’à cette date pour supporter  des rémunérations très encadrées. Cela d’autant plus qu’ils pourront être étonnés que la reprise économique indiscutable en 2017 mais surtout en 2018 (ou pourrait atteindre près de 3 % d’augmentation du PIB) ne profite pas davantage aux salariés. À noter que dans les préoccupations,  le pouvoir d’achat occupe désormais la tête chez les Français (plus de 50 % tandis que la question du chômage vient en seconde position à peu près à égalité avec la fiscalité (autour de 40 %).

Salaires du FMI : trop excessifs pour les Etats-Unis

Salaires du FMI : trop excessifs pour les Etats-Unis

 

 

Les États-Unis appellent une nouvelle fois à faire le ménage dans les institutions internationales et en particulier à se montrer beaucoup plus rigoureuse dans les moyens dont elles disposent. L’objectif est évidemment politique ;  on sait en effet que Trump est très critique vis-à-vis de certaines organisations internationales qui mettent en cause la souveraineté des États-Unis ou trop conciliante vis-à-vis de certaines dérives. En quittant très récemment l’Unesco les États-Unis ont confirmé leurs doutes vis-à-vis de certains organismes. Au-delà de cet aspect politique, les critiques américaines ne sont toutefois pas infondées en matière de gestion de ses institutions. Faut-il rappeler par exemple que la directrice du FMI bénéficie d’un salaire d’environ 100 000 € n’en imposable et que les collaborateurs sont grassement payés. Pour les États-Unis,  le FMI gardien de l’orthodoxie financière dans le monde devrait d’abord donner l’exemple par sa propre gestion. Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a appelé samedi le FMI à faire preuve d’une « discipline budgétaire exemplaire » et à faire des « choix difficiles » pour baisser les salaires de sa direction et de ses employés. « En tant qu’institution publique, comme tous les membres qu’il supervise et qu’il conseille, le FMI doit faire preuve d’une discipline budgétaire exemplaire et être efficace dans l’utilisation de ses ressources limitées », a-t-il affirmé lors de la réunion annuelle à Washington du FMI et de la Banque mondiale. « Atteindre cet objectif entraîne nécessairement des choix difficiles, notamment sur les salaires et les prestations dont bénéficient la direction et les salariés », a souligné tout particulièrement M. Mnuchin, lors de son intervention devant le comité monétaire et financier (CMFI), organe de direction du Fonds monétaire international (FMI). « Le Fonds est très conscient des coûts et, de fait, nous avons opéré avec un budget constant pendant six années consécutives », a répondu une porte-parole du FMI, interrogée par l’AFP sur les déclarations du secrétaire au Trésor. « Notre direction revoit les salaires et les prestations de manière régulière », a-t-elle ajouté. A la Banque mondiale, Mnuchin a rejeté l’augmentation de capital souhaitée par son président Jim Yong Kim, l’appelant également à faire preuve d’une plus grande discipline budgétaire. « Davantage de capital n’est pas la solution quand le capital existant n’est pas alloué de manière efficace », affirme M. Mnuchin dans son intervention au Comité de développement de la Banque mondiale. « Nous voyons de la marge pour davantage de discipline budgétaire », a-t-il estimé. En revanche, le ministre allemand pour le Développement économique, Gerd Müller, a jugé que cette augmentation de capital était « urgente ».

 

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