Archive pour le Tag 'Salaires'

Salaires Renault : Hausse de 7,5 % de la masse salariale

Salaires Renault : Hausse de 7,5 % de la masse salariale

Sans doute pour faire face à l’inflation mais aussi peut-être pour éviter une mobilisation des salariés à propos de la réforme des retraites, Renault annonce une hausse significative de 7,5 % de sa masse salariale pour 2023.

Renault a en effet proposé jeudi une hausse de 7,5% de son budget d’augmentation des salaires en France en 2023, la plus forte depuis 1992, ont dit à Reuters trois sources syndicales.
Cette augmentation, pour répondre aux inquiétudes des salariés face à la flambée des prix, se décompose en une hausse de 5% du budget pour les augmentations générales et individuelles ainsi que +2,5% pour des mesures complémentaires comme la prime pouvoir d’achat, réservée aux salariés touchant jusqu’à trois SMIC, ont ajouté les sources.
Pour les opérateurs, techniciens et agents de maîtrise du groupe au losange, qui représentent environ les deux tiers des effectifs, la hausse du budget représente une augmentation de 110 euros nets par mois, ont-elles précisé.
L’accord, annoncé jeudi soir à l’issue d’une journée marathon de discussions dans le cadre des Négociations annuelles obligatoires (NAO), est maintenant soumis à la signature des syndicats, mais s’appliquera même sans.

19 janvier: grèves aussi sur les salaires

19 janvier: grèves aussi sur les salaires

La grève du 19 janvier pourrait changer de thème et se transformer en mobilisation aussi sur les salaires. Certes, l’inquiétude générale  repose sur les conséquences de la réforme des retraites mais le climat social se nourrit surtout de la question de la perte du pouvoir d’achat.

Officiellement une perte de pouvoir d’achat de plus de 3% en moyenne pour lannée 2022. mais il faudra compter au moins autant en 2023; une nouvelle dérive des prix qui va se cumuler avce celle de 2022.Une ponction immédiate et rend le problème du pouvoir d’acahat encore plus brulant que celle de la réforme des retraites.

 

D’ici le 19 février, pendant et après, on pourrait voir la question salariale prendre  le pas sur l’enjeu des retraites

Dès ce vendredi, la CGT appelle à la grève à la RATP sur tous les réseaux de transport parisiens – métro, bus, tramway. Et beucoup de patrons constatent la mécontentement sur ce point.

Un signe, parmi d’autres, que dans l’entreprise publique comme dans de nombreuses sociétés privées, la pression des revendications salariales monte sur les dirigeants. Non sans une certaine tension comme en témoigne ce responsable d’une entreprise aéronautique qui préfère rester anonyme: «Nous avons avancé les négociations sur les NAO mais ne souhaitons pas parler à la presse car la situation est tendue et nous avons identifié des risques de mouvements sociaux…

 

Inflation et salaires : menace de grève à la BCE !

Inflation et salaires : menace de grève à la BCE !

C’est un peu le comble devoir les salariés experts de la Banque centrale européenne ( La banque qui gère la monnaie européenne) de considérer que les 4 % proposés par la direction sont largement insuffisants par rapport à l’envolée de l’inflation de 10 % en 2022 dans l’union européenne.

Pourtant ces salariés dont beaucoup sont des experts en économie financière mesurent bien l’impact de l’inflation non seulement sur leur propre budget mais aussi sur les risques de tuer la croissance. Il n’y a que les experts orthodoxes qui crient au loup face à la menace de la spirale salaire , prix, inflation. On comprendrait si le réajustement demandé était significatif. Mais à la BCE comme ailleurs ces réajustement sont très inférieurs à l’évolution de l’inflation.

Avec la politique orthodoxe l’Europe se condamne à la stagnation voire à la condamnation sans parler de la régression sociale

Les salariés de la Banque centrale européenne (BCE) sont pourtant aux premières loges pour observer le combat mené depuis des mois par l’institution contre l’inflation, qui a atteint 10 % sur un an en novembre dans la zone euro. Pas question, pour autant, de se laisser attendrir : le syndicat du personnel de la BCE n’exclut pas de lancer une grève, à terme, pour obtenir une hausse de salaires acceptable.

Plus que tout, la BCE redoute un effet dit « de second tour », où une flambée des revenus liée aux revendications salariales viendrait alimenter l’inflation, créant ainsi une spirale prix-salaires impossible à enrayer. Pour l’heure, la direction de l’institution francfortoise propose donc une hausse de 4,07 % en janvier prochain, sorte de compromis obtenu chaque année par une méthodologie prédéfinie.

Augmentation des salaires : seulement 3 à 4 % pour les salariés mais 52 % pour les patrons du CAC

Augmentation des salaires : seulement 3 à 4 % pour les salariés mais 52 % pour les patrons du CAC

D’après une étude de Proxinvest, la rémunération des grands patrons du CAC aura encore atteint un record avec une progression de 52 % sur l’année 2021. À comparer évidemment à la croissance des revenus des salariés limités à 3 à 4 % alors que l’inflation est proche de 10%. ( Officiellement 6 % d’après l’indice obsolète de l’INSEE).

Dès lors, il ne faut pas s’étonner des protestations voire des réactions violentes de certains car les patrons entretiennent par leur irresponsabilité ce climat d’hostilité. D’une certaine manière, le gouvernement est bien entendu complice. D’une part parce qu’il ne veut pas taxer les superprofits des grandes entreprises et les dividendes ( dans les grands patrons se gavent) , d’autre part parce que le gouvernement s’oppose aussi un rattrapage des salaires sur l’inflation pour ne pas créer une spiral salaire prix.

On objectera bien sûr que des salaires encore supérieurs sont constatés à l’étranger. Mais cette comparaison ne saurait en aucun cas valider les écarts constatés. Il faut en effet espérer que nombre de responsables ne sont pas seulement motivés par l’accumulation de revenus. Il faut espérer que la France dispose d’un réservoir de dirigeants qui méritent certes d’être bien payés mais qui ne sont pas simplement obnubilés par leur salaire.

La rémunération des grands patrons du CAC 40 en France a atteint un sommet à 7,9 millions d’euros en moyenne l’an dernier, selon un rapport publié mardi par le cabinet de conseil aux actionnaires Proxinvest. L’étude constate «une forte hausse des rémunérations médianes et moyennes dans tous les indices (CAC 40 et SBF 120, NDLR). On est bien sur des records historiques», a déclaré Jehanne Leroy, directrice de la recherche ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) lors d’une visioconférence avec des médias.

Elles sont portées par les très bons résultats post-Covid des sociétés en 2021, sur lesquels des éléments de rémunération sont indexés. La rémunération totale moyenne des patrons de l’indice CAC 40 a augmenté de 52%, tandis que celle des présidents exécutifs de l’indice SBF 120 composé des 120 plus grandes entreprises cotées en France a crû de 22% pour atteindre 4,5 millions d’euros. Dans les deux cas, c’est du jamais-vu depuis quinze ans.

C’est aussi «la première fois en huit ans que la rémunération moyenne des dirigeants du CAC 40 représente plus de 100 fois la rémunération moyenne des salariés», soit 369 fois le SMIC en base 39 heures, selon le rapport qui détecte un moins bon respect du plafond de rémunération maximale socialement acceptable (5,12 millions d’euros) calculé par Proxinvest. En tout, 29 dirigeants dépassent ce plafond, contre 14 en 2020 et 24 en 2019, ce qui devrait relancer le débat sur le pouvoir d’achat des plus modestes, amputés en outre par l’inflation.

Sur la période 2014-2021, la rémunération moyenne des dirigeants a augmenté de 83,8%, soit trois fois plus vite que celle des salariés, qui a progressé de 23,9%. Le cabinet Proxinvest, qui émet des recommandations de vote aux actionnaires pour les assemblées générales, se réjouit toutefois que, depuis 2021, toutes les sociétés du CAC 40 ont désormais intégré des conditions de performance ESG dans l’une des rémunérations variables du premier dirigeant.

Inflation-salaires: une vision très orthodoxe de la BCE

Inflation-salaires: une vision très orthodoxe de la BCE

Comme certains experts, y compris du gouvernement français, le chef économiste de la Banque centrale européenne, Philip Lane, s’oppose à la hausse des salaires qui, selon lui, serait responsable de la spirale inflation salaires.

Une théorie contestée par d’autres experts compris aux États-Unis. La théorie de la BCE est d’ailleurs contredite par les faits. En effet , l’inflation est antérieure à la hausse des salaires. Elle a été déclenchée surtout par l’envol des matières premières et de l’énergie et la situation géopolitique notamment le conflit entre la Russie et l’Ukraine. L’inflation a dépassé 10 % en Europe alors que les salaires ont seulement progressé de 3 à 4 %. Pourtant pour le chef économiste de la BCE , la hausse des salaires qui « sera le principal moteur de la hausse des prix au cours des prochaines années , écrit-il. Pour l’institution de Francfort monter les salaires dans les pays de la zone euro plongera les économies dans une spirale inflationniste, alors que l’inflation a déjà grimpé jusqu’à 10,6% sur un an en octobre.

Une théorie qui, si elle semble logique, est pourtant contestée par une étude publiée par plusieurs économistes du Fonds monétaire international. Ces derniers affirment en effet qu’augmenter les salaires n’induit pas systématiquement une spirale inflationniste.

Pour l’économiste en chef de la Banque centrale européenne, la hausse des salaires qui arrive en Europe ne correspondra pas à « un changement permanent dans la dynamique des salaires nominaux », estime Philip Lane. Ce dernier s’attend à « ce que les salaires nominaux progressent au rythme correspondant à la somme de la croissance de la productivité du travail et de l’objectif d’inflation de 2% », ajoute-t-il.

C’est dans cette optique de retourner progressivement à un rythme contrôlé de hausse des salaires que la BCE souhaite continuer de monter ces taux. La gardienne de l’euro a récemment augmenté les taux à son rythme le plus rapide jamais enregistré, les relevant d’un total de 200 points de base depuis juillet et portant son principal taux à 1,5% en seulement trois mois. Un taux cependant bien loin de l’inflation qui dépasse 10 %.

L’économiste de la BCE oublie un facteur fondamental à l’origine de l’inflation à savoir la politique très accommodante sur le plan monétaire qui a créé une masse monétaire énorme inondant l’économie et la finance. Mais une masse monétaire déconnectée de la richesse réelle. Aujourd’hui, c’est l’inflation qui réajuste richesse réelle et masse monétaire. Le problème c’est que ce sont surtout les grandes entreprises qui ont profité des largesses monétaires de la banque centrale et que ce sont les ménages qui maintenant payent la facture à travers l’inflation.

salaires : seulement 3 à 4 % pour les salariés mais 52 % pour les patrons du CAC en 2021

salaires : seulement 3 à 4 % pour les salariés mais 52 % pour les patrons du CAC en 2021

D’après une étude de Proxinvest, la rémunération des grands patrons du CAC aura encore atteint un record avec une progression de 52 % sur l’année 2021. À comparer évidemment à la croissance des revenus des salariés limités à 3 à 4 % alors que l’inflation est proche de 10%. ( Officiellement 6 % d’après l’indice obsolète de l’INSEE).

Dès lors, il ne faut pas s’étonner des protestations voire des réactions violentes de certains car les patrons entretiennent par leur irresponsabilité ce climat d’hostilité. D’une certaine manière, le gouvernement est bien entendu complice. D’une part parce qu’il ne veut pas taxer les superprofits des grandes entreprises et les dividendes ( dans les grands patrons se gavent) , d’autre part parce que le gouvernement s’oppose aussi un rattrapage des salaires sur l’inflation pour ne pas créer une spiral salaire prix.

On objectera bien sûr que des salaires encore supérieurs sont constatés à l’étranger. Mais cette comparaison ne saurait en aucun cas valider les écarts constatés. Il faut en effet espérer que nombre de responsables ne sont pas seulement motivés par l’accumulation de revenus. Il faut espérer que la France dispose d’un réservoir de dirigeants qui méritent certes d’être bien payés mais qui ne sont pas simplement obnubilés par leur salaire.

La rémunération des grands patrons du CAC 40 en France a atteint un sommet à 7,9 millions d’euros en moyenne l’an dernier, selon un rapport publié mardi par le cabinet de conseil aux actionnaires Proxinvest. L’étude constate «une forte hausse des rémunérations médianes et moyennes dans tous les indices (CAC 40 et SBF 120, NDLR). On est bien sur des records historiques», a déclaré Jehanne Leroy, directrice de la recherche ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) lors d’une visioconférence avec des médias.

Elles sont portées par les très bons résultats post-Covid des sociétés en 2021, sur lesquels des éléments de rémunération sont indexés. La rémunération totale moyenne des patrons de l’indice CAC 40 a augmenté de 52%, tandis que celle des présidents exécutifs de l’indice SBF 120 composé des 120 plus grandes entreprises cotées en France a crû de 22% pour atteindre 4,5 millions d’euros. Dans les deux cas, c’est du jamais-vu depuis quinze ans.

C’est aussi «la première fois en huit ans que la rémunération moyenne des dirigeants du CAC 40 représente plus de 100 fois la rémunération moyenne des salariés», soit 369 fois le SMIC en base 39 heures, selon le rapport qui détecte un moins bon respect du plafond de rémunération maximale socialement acceptable (5,12 millions d’euros) calculé par Proxinvest. En tout, 29 dirigeants dépassent ce plafond, contre 14 en 2020 et 24 en 2019, ce qui devrait relancer le débat sur le pouvoir d’achat des plus modestes, amputés en outre par l’inflation.

Sur la période 2014-2021, la rémunération moyenne des dirigeants a augmenté de 83,8%, soit trois fois plus vite que celle des salariés, qui a progressé de 23,9%. Le cabinet Proxinvest, qui émet des recommandations de vote aux actionnaires pour les assemblées générales, se réjouit toutefois que, depuis 2021, toutes les sociétés du CAC 40 ont désormais intégré des conditions de performance ESG dans l’une des rémunérations variables du premier dirigeant.

Salaires: 52 % pour les patrons du CAC en 2021 des patrons mais seulement 3 à 4 % pour les salariés

Salaires: 52 % pour les patrons du CAC en 2021 mais seulement 3 à 4 % pour les salariés

D’après une étude de Proxinvest, la rémunération des grands patrons du CAC aura encore atteint un record avec une progression de 52 % sur l’année 2021. À comparer évidemment à la croissance des revenus des salariés limités à 3 à 4 % alors que l’inflation est proche de 10%. ( Officiellement 6 % d’après l’indice obsolète de l’INSEE).

Dès lors, il ne faut pas s’étonner des protestations voire des réactions violentes de certains car les patrons entretiennent par leur irresponsabilité ce climat d’hostilité. D’une certaine manière, le gouvernement est bien entendu complice. D’une part parce qu’il ne veut pas taxer les superprofits des grandes entreprises et les dividendes ( dans les grands patrons se gavent même s’ils n’ont jamais mis un sou personnel dans l’entreprise) , d’autre part parce que le gouvernement s’oppose aussi un rattrapage des salaires sur l’inflation pour ne pas créer une spiral salaire prix.

On objectera bien sûr que des salaires encore supérieurs sont constatés à l’étranger. Mais cette comparaison ne saurait en aucun cas valider les écarts constatés. Il faut en effet espérer que nombre de responsables ne sont pas seulement motivés par l’accumulation de revenus. Il faut espérer que la France dispose d’un réservoir de dirigeants qui méritent certes d’être bien payés mais qui ne sont pas simplement obnubilés par leur salaire.

La rémunération des grands patrons du CAC 40 en France a atteint un sommet à 7,9 millions d’euros en moyenne l’an dernier, selon un rapport publié mardi par le cabinet de conseil aux actionnaires Proxinvest. L’étude constate «une forte hausse des rémunérations médianes et moyennes dans tous les indices (CAC 40 et SBF 120, NDLR). On est bien sur des records historiques», a déclaré Jehanne Leroy, directrice de la recherche ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) lors d’une visioconférence avec des médias.

Elles sont portées par les très bons résultats post-Covid des sociétés en 2021, sur lesquels des éléments de rémunération sont indexés. La rémunération totale moyenne des patrons de l’indice CAC 40 a augmenté de 52%, tandis que celle des présidents exécutifs de l’indice SBF 120 composé des 120 plus grandes entreprises cotées en France a crû de 22% pour atteindre 4,5 millions d’euros. Dans les deux cas, c’est du jamais-vu depuis quinze ans.

C’est aussi «la première fois en huit ans que la rémunération moyenne des dirigeants du CAC 40 représente plus de 100 fois la rémunération moyenne des salariés», soit 369 fois le SMIC en base 39 heures, selon le rapport qui détecte un moins bon respect du plafond de rémunération maximale socialement acceptable (5,12 millions d’euros) calculé par Proxinvest. En tout, 29 dirigeants dépassent ce plafond, contre 14 en 2020 et 24 en 2019, ce qui devrait relancer le débat sur le pouvoir d’achat des plus modestes, amputés en outre par l’inflation.

Sur la période 2014-2021, la rémunération moyenne des dirigeants a augmenté de 83,8%, soit trois fois plus vite que celle des salariés, qui a progressé de 23,9%. Le cabinet Proxinvest, qui émet des recommandations de vote aux actionnaires pour les assemblées générales, se réjouit toutefois que, depuis 2021, toutes les sociétés du CAC 40 ont désormais intégré des conditions de performance ESG dans l’une des rémunérations variables du premier dirigeant.

Augmentation des salaires en Allemagne

Augmentation des salaires en Allemagne

Dans un contexte d’inflation encore plus important qu’en France, les salariés multiplient depuis des semaines les gestes de protestation avec en tête le secteur clé de la métallurgie.

Finalement un accord a été passé qui va revaloriser les salaires de 8,5 % sur deux ans. On sera encore loin du compte puisque l’inflation se rapproche de 8 à 9 % en 2022 est de 7 % en 2023.

Dans le patronat on craint le risque d’une « boucle prix-salaire » rendant l’inflation incontrôlable

L’accord conclu vendredi est loin de la définition d’une telle spirale, a estimé Frédéric Ducrozet, chef économiste chez Pictet Wealth Management: compte-tenu de l’inflation, la croissance des salaires réels sera bien inférieure à 8,5% et n’évitera pas aux salariés allemands « une perte massive de pouvoir d’achat ». De son côté, Eric Mengus, professeur associé à HEC rappelait lors d’un récent point presse que « en Europe, la dynamique des salaires est bien plus lente qu’aux Etats-Unis. Même si la BCE anticipe 4% de hausse de salaires, cela n’est pas 10% ».
L’Allemagne s’attend à de prochains mois difficiles: Berlin table sur une baisse du Produit intérieur brut (PIB) de 0,4% et sur une inflation de 7% en 2023, selon les dernières prévisions du gouvernement.

Salaires dans les PME : des hausses très insuffisantes par rapport à l’inflation

Salaires dans les PME : des hausses très insuffisantes par rapport à l’inflation

Alors que l’inflation aura atteint de l’ordre de 6 % au moins en 2022, les augmentations de salaires ne permettront pas globalement de rattraper la hausse des prix. Dans les grandes entreprises et les secteurs très tendus les augmentation moyenne sont de l’ordre de 4 à 5 %. Par contre dans les PME, le rattrapage des salaires doit se contenter d’environ 3 %. Soit une perte sèche de salaires de 3 % au moins.

Il faudrait d’ailleurs relativiser ces rattrapages compte tenu du caractère un peu obsolète de l’indicateur de l’INSEE qui sous-estime l’augmentation des prix de la consommation en raison notamment de l’évolution structurelle de la consommation des ménages.( Par exemple les dépenses contraintes prennent une place de plus en plus importante dans les dépenses des ménages.

D’après le pool d’experts-comptables le Cercle Perspectives, qui a épluché les bulletins de paie de ses clients, les entreprises de moins de 50 salariés ont certes augmenté les salaires au premier semestre 2022, mais pas au point de compenser l’inflation.

Les dix-sept cabinets d’expertise comptable ont épluché plus de 433.000 fiches de paie de leurs clients pour analyser leurs pratiques salariales.

Une enquête du Cercle Perspectives, qui regroupe dix-sept cabinets d’expertise comptable parmi les plus gros (In Extenso, Cogep, Orcom…), et que « Les Echos » dévoilent en exclusivité révèle que les dirigeants de TPE-PME ont accordé une hausse de salaire moyenne de +3,10 % sur le premier semestre 2022.

Pour aboutir à cette donnée, ces professionnels du chiffre, totalisant 350.000 clients, ont passé au peigne fin 433.684 fiches de paie de salariés en faisant un comparatif entre décembre 2021 et juin 2022, avant que les données soient compilées par l’Institut d’études Init.

Partage de la valeur »: Réflexion bidon du gouvernement pour freiner les salaires

« Partage de la valeur »: Réflexion bidon du gouvernement pour freiner les salaires

Il est clair que jusqu’à maintenant le gouvernement s’est toujours opposé à toute taxation des super profits considérant qu’il ne fallait pas alourdir la fiscalité sur les entreprises.
Parallèlement, le même gouvernement considère que le rattrapage des salaires sur l’inflation n’est pas souhaitable pour des motifs macro-économiques en raison du risque de la spiral salaire prix.Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire , reprend maintenant à son compte le concept de dividende salarié : « le dividende salarié, c’est le profit, pour tous ».

Plus précisément, cette mesure vise à instaurer au sein d’une entreprise une plus juste répartition des profits entre ses actionnaires et ses salariés. L’idée a même séduit Emmanuel Macron , qui l’a inscrite dans son programme de campagne lors de la dernière élection présidentielle, puis l’a remise sur la table lors de son passage sur France 2, il y a deux semaines.

Le problème c’est qu’il ne s’agit que d’une réflexion qui d’ailleurs a peu de chances d’aboutir. La vérité, c’est que le gouvernement cherche un prétexte pour ne pas opérer un trop fort rattrapage des salaires sur l’inflation. Sa proposition est donc relativement conjoncturelle. Pour empêcher une trop forte augmentation des salaires, le gouvernement agite la perspective de primes sur les très gros bénéfices réalisés par certaines entreprises: le dividende salarié évoqué par Macron et le ministre des finances

Cette proposition rencontre des oppositions aussi bien du patronat que des syndicats. Les syndicats ne souhaitent absolument pas qu’on substitue des primes à la revalorisation des salaires. Et du côté patronal, on est également plus que réticent. Il faut dire qu’une façon générale patronat français n’est pas très progressiste pour associer les salariés aux résultats de l’entreprise. De ce point de vue, la participation financière demeure encore très minoritaire.

Ne parlons pas évidemment de la participation aux décisions, véritable tabou en France tandis qu’en Allemagne on pratique au bénéfice de tous la cogestion. La différence c’est qu’en France les conflits ne cessent de se multiplier quand en Allemagne la négociation constitue le moyen de régulation d’intérêt parfois divergents.

Pour contrer les effets de l’inflation, le gouvernement fait le pari du « dividende salarié ». « Quand il y a une augmentation du dividende chez les actionnaires, il doit y avoir la même chose pour les salariés », a résumé le président de la République, fin octobre, lors de sa participation à l’émission « L’Evènement » sur France 2. Lors de la campagne électorale, en 2020, Emmanuel Macron préconisait déjà (PDF) un dispositif obligatoire « de partage des profits dans les entreprises qui versent des dividendes ». Sans réussir, jusqu’ici, à susciter l’enthousiasme des partenaires sociaux.

La participation, mécanisme de redistribution des bénéfices, est déjà obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés. Elle accorde des primes dont le montant est fixé par un accord et ne peut dépasser 30 852 euros. L’intéressement, quant à lui, est un plan d’épargne salariale, qui dépend des résultats de l’entreprise et n’est pas obligatoire. Enfin, la prime de partage de la valeur (communément appelée « prime Macron ») permet à l’employeur de verser une prime défiscalisée à ses salariés.

Mais le patronat voit aujourd’hui d’un mauvais œil cette proposition, dénonçant un mélange des genres. « C’est une très mauvaise expression qui entretient la confusion entre capital et travail », s’oppose Eric Chevée, vice-président à la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), dans les colonnes du Parisien. « Les dividendes viennent rémunérer une prise de risque. Et le concept fait fi de la réalité d’une PME. » Toujours dans le quotidien francilien, le Medef dénonce « une confusion sur la nature de la contribution et de la prise de risque des salariés et des actionnaires dans la création de valeur par l’entreprise ».

Réajustement des salaires sur l’inflation : le ministre des finances contre

Réajustement des salaires sur l’inflation : le ministre des finances contre

Le moins que l’on puisse dire c’est que le ministre des finances tient des propos relativement contradictoires en matière de salaire. D’un côté constatant la flambée de l’inflation, il invite les entreprises à engager des discussions pour revaloriser les salaires. Mais d’un autre côté le même ministre s’oppose à une indexation des salaires sur l’inflation.

Un double langage qui s’explique sans doute d’abord par le flou de la politique du gouvernement concernant le pouvoir d’achat. Non sans raison le ministre des finances renvoie la responsabilité aux entreprises qui en dernier ressort doivent discuter entre partenaires sociaux. De la même manière, le ministre s’était opposé à la taxation des superprofits et pour désamorcer la question brûlante il appelait donc à des négociations salariales.

D’un autre côté encore, le patron de Bercy doit donner des gages à Bruxelles et montrer son souci de ne pas laisser filer les dépenses comme les salaires pour assurer sur des orientations françaises souvent considérées par certains notamment les Allemands comme très laxiste.

Pour le ministre des finances, l’indexation générale des salaires sur l’inflation alimenterait la spirale inflationniste et générerait une perte de compétitivité et d’attractivité de l’économie française.

« C’est cette spirale inflationniste sans fin dans laquelle nous refusons en responsabilité de rentrer car nous serions perdants sur tous les tableaux », a-t-il ajouté, énumérant une « inflation hors de contrôle » et une perte de compétitivité et d’attractivité.

Le gouvernement demande régulièrement aux entreprises qui le peuvent d’augmenter les salaires et met en avant la revalorisation du Smic pour les plus modestes. Il défend par ailleurs les dispositifs d’intéressement salarié et de primes défiscalisées.

« Je souhaite qu’avec les partenaires sociaux, nous avancions plus rapidement sur notre proposition de dividende salarié, qui doit donner rapidement des résultats concrets. Une entreprise qui distribue des résultats à ses actionnaires doit aussi distribuer à ses employés », a ajouté Bruno Le Maire Qui reprend ainsi les propos du chef de l’État. Le problème c’est que n’a pas encore été réellement mis sur la table la question de la répartition de la richesse entre actionnaires d’entreprises, investissements et salariés. Et le discours de rigueur salariale du gouvernement perd en crédibilité avec l’annonce régulière de superprofits réalisés par les très grandes entreprises justement grâce à l’inflation et la spéculation.

Salaires des enseignants : Un processus de prolétarisation

Salaires des enseignants : Un processus de prolétarisation

Professeurs des écoles, certifiés ou agrégés subissent un décrochage salarial d’une telle ampleur depuis les années 1980 que les tentatives, ces dernières années, des gouvernements successifs pour revaloriser cette profession en perte d’attractivité restent insuffisantes. ( Le Monde)

 

Sur la tendance longue, le salaire d’un enseignant au départ pourrait n’atteindre que le SMIC. Au début des années 1980, un enseignant débutant gagnait l’équivalent de 2,3 fois le smic, aujourd’hui, il touche environ 1,2 fois le salaire minimum. Cette comparaison éloquente, portée par l’économiste Lucas Chancel, a frappé les esprits ces derniers mois tant elle illustre la chute du salaire des enseignants en quarante ans. Avec la pénurie de professeurs qui s’installe – plus de 4 000 postes de titulaires n’ont pas été pourvus en 2022 –, l’opinion publique a soudain pris conscience du phénomène. « Les salaires ne sont plus à la hauteur des travaux et des efforts demandés », a affirmé le ministre de l’éducation nationale, Pap Ndiaye, mardi 30 août, sur RTL. Il a promis de passer les salaires des enseignants au-dessus de 2 000 euros net par mois à partir de la rentrée 2023.

Le salaire moyen des enseignants du public se situe à 2 596 euros net par mois, primes et indemnités comprises (en 2020, dernières statistiques publiées). Cette moyenne cache de fortes disparités entre les catégories d’enseignants (professeurs des écoles, certifiés, agrégés), leur statut (titulaires ou contractuels) et leur ancienneté. Un enseignant professeur des écoles ou titulaire du Capes, soit les trois quarts de la profession, perçoit 1 480 euros net par mois, hors prime, lors de son année de stage, et 1 680 euros quand il devient titulaire. Il gravit ensuite les échelons de la grille indiciaire au fur et à mesure de son ancienneté.

 

Comment en est-on arrivé là ? La fin de l’indexation du point d’indice sur l’inflation en 1983 a grevé sur le long terme le salaire des enseignants et le gel de ce point d’indice ces dix dernières années – jusqu’en juillet 2022 – a amplifié le phénomène. L’inflation, même comprise entre 0 % et 2 % par an, et l’augmentation des cotisations sociales ont grignoté les avancées obtenues, selon l’analyse de Bernard Schwengler, auteur de Salaires des enseignants. La chute (L’Harmattan, 2021).

Le salaire des enseignants français a subi un triple décrochage en quelques décennies. Un décrochage par rapport aux autres fonctionnaires d’Etat, tout d’abord, pour qui la baisse de la valeur du point d’indice a été davantage compensée par une hausse de leurs primes. Ces dernières représentent entre 10 % et 15 % de la rémunération globale des professeurs, alors qu’elles peuvent atteindre jusqu’à la moitié du montant d’une fiche de paie des cadres de la fonction publique. Un rapport sénatorial le remarquait en juin : « Le salaire net des enseignants se rapproche de celui des brigadiers et gardiens de la paix » dont les niveaux de qualification sont moins élevés.

Pouvoir d’achat-Salaires : hausse de 3 % mais inflation de 6 %

Pouvoir d’achat-Salaires : hausse de 3 % mais inflation de 6 %

 

Il se confirme que les salariés et plus généralement les ménages vont payer la facture de la crise inflationniste. En effet en moyenne les salaires n’auraient augmenté jusque-là que de 3 % alors que l’inflation atteint déjà 6 %.

Le salaire mensuel de base des salariés du privé a augmenté de 3 % sur un an à fin juin, selon le ministère du Travail, qui a publié un communiqué en ce sens, vendredi 12 août, relaie Les Echos. Ce sont les employés et les ouvriers qui ont connu la plus forte augmentation, avec respectivement + 3,7 et + 3,3 %. Sur un an, le salaire horaire de base de ces deux catégories est en hausse de 3,5 %.

En parallèle, le Smic a connu une hausse de 8 % depuis octobre (1 328 euros mensuels pour un temps plein). 

Officiellement l’INSEE a enregistré une inflation qui dépasse les 6 % en juillet d’après un indicateur largement obsolète du fait d’une part de la modification de structure de la consommation ( avec notamment une hausse de la consommation des services et autres abonnements). Il faudrait aussi prendre en compte la valse des marques dans les magasins qui substituent à d’anciens produits de nouvelles marchandises notoires moi plus chères ( cas de l’huile par exemple donc le prix peut être au moins doublé).  Sur un an, selon l’estimation provisoire réalisée en fin de mois, les prix à la consommation augmenteraient de 6,1 % en juillet 2022, après +5,8 % le mois précédent. Cette hausse de l’inflation serait due à une accélération des prix des services en lien avec la période estivale, de l’alimentation et – dans une moindre mesure – des produits manufacturés. Les prix de l’énergie ralentiraient.

Sur un mois, les prix à la consommation augmenteraient de 0,3 %, après +0,7 % en juin. Les prix de l’énergie se replieraient nettement, du fait des prix des produits pétroliers. La baisse serait également marquée pour les prix des produits manufacturés, notamment ceux de l’habillement et des chaussures en raison des soldes d’été. Les prix des services et de l’alimentation accéléreraient.

Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait de 6,8 %, après +6,5 % en juin. Sur un mois, il croîtrait de 0,3 %, après +0,9 % le mois précédent.

L’indice des prix à la consommation de l’Insee en juin montrait une hausse de 28,5 % sur un an du prix de l’électricité, du gaz et autres combustibles, et une hausse de 6,3 % des produits alimentaires et boissons non alcoolisées, deux secteurs tirant l’inflation vers le haut. Les pâtes, les viandes surgelées, farines et huiles sont les plus touchées d’après un papier des Echos.

Hausse des salaires de 3 % mais inflation de 6 %

Hausse des salaires de 3 % mais inflation de 6 %

 

Il se confirme que les salariés et plus généralement les ménages vont payer la facture de la crise inflationniste. En effet en moyenne les salaires n’auraient augmenté jusque-là que de 3 % alors que l’inflation atteint déjà 6 %.

Le salaire mensuel de base des salariés du privé a augmenté de 3 % sur un an à fin juin, selon le ministère du Travail, qui a publié un communiqué en ce sens, vendredi 12 août, relaie Les Echos. Ce sont les employés et les ouvriers qui ont connu la plus forte augmentation, avec respectivement + 3,7 et + 3,3 %. Sur un an, le salaire horaire de base de ces deux catégories est en hausse de 3,5 %.

En parallèle, le Smic a connu une hausse de 8 % depuis octobre (1 328 euros mensuels pour un temps plein). 

Selon une estimation de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), publiée vendredi 12 août, les prix à la consommation ont augmenté de 6,1 % en juillet sur un an, après une hausse de 5,8 % en juin. L’accélération est marquée dans les services (+ 3,9 %, après + 3,3 %) et l’alimentation (+ 6,8 %, après + 5,8 %). L’augmentation est moins forte dans les produits manufacturés (+ 2,7 %, après + 2,5 %). Enfin, la hausse s’est retournée dans les prix de l’énergie (+ 28,5 %, après + 33,1 %).

Sur un mois, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,3 %, après avoir grimpé de 0,7 % en juin. La hausse est nettement marquée dans les services (+ 1,3 %, après + 0,3 %) et les « autres services » (+1,4 %, après + 0,2 %). Deux champs sont nettement en accélération : les services d’hébergement (+ 16,4 %, après + 4,6 %) ainsi que les services de transport (+ 11,7 %, après + 3,4 %). En juillet, la hausse reste importante du côté de l’alimentation (+ 1 %, après + 0,8 %), mais un repli est notamment constaté du côté des produits manufacturés (- 1,6 %, après + 0 %) comme de l’énergie (- 1,3 %, après + 5,2 %).

Salaires : hausse de 3 % mais inflation de 6 %

Salaires : hausse de 3 % mais inflation de 6 %

 

Il se confirme que les salariés et plus généralement les ménages vont payer la facture de la crise inflationniste. En effet en moyenne les salaires n’auraient augmenté jusque-là que de 3 % alors que l’inflation atteint déjà 6 %.

Le salaire mensuel de base des salariés du privé a augmenté de 3 % sur un an à fin juin, selon le ministère du Travail, qui a publié un communiqué en ce sens, vendredi 12 août, relaie Les Echos. Ce sont les employés et les ouvriers qui ont connu la plus forte augmentation, avec respectivement + 3,7 et + 3,3 %. Sur un an, le salaire horaire de base de ces deux catégories est en hausse de 3,5 %.

En parallèle, le Smic a connu une hausse de 8 % depuis octobre (1 328 euros mensuels pour un temps plein). 

Officiellement l’INSEE a enregistré une inflation qui dépasse les 6 % en juillet d’après un indicateur largement obsolète du fait d’une part de la modification de structure de la consommation ( avec notamment une hausse de la consommation des services et autres abonnements). Il faudrait aussi prendre en compte la valse des marques dans les magasins qui substituent à d’anciens produits de nouvelles marchandises notoires moi plus chères ( cas de l’huile par exemple donc le prix peut être au moins doublé).  Sur un an, selon l’estimation provisoire réalisée en fin de mois, les prix à la consommation augmenteraient de 6,1 % en juillet 2022, après +5,8 % le mois précédent. Cette hausse de l’inflation serait due à une accélération des prix des services en lien avec la période estivale, de l’alimentation et – dans une moindre mesure – des produits manufacturés. Les prix de l’énergie ralentiraient.

Sur un mois, les prix à la consommation augmenteraient de 0,3 %, après +0,7 % en juin. Les prix de l’énergie se replieraient nettement, du fait des prix des produits pétroliers. La baisse serait également marquée pour les prix des produits manufacturés, notamment ceux de l’habillement et des chaussures en raison des soldes d’été. Les prix des services et de l’alimentation accéléreraient.

Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait de 6,8 %, après +6,5 % en juin. Sur un mois, il croîtrait de 0,3 %, après +0,9 % le mois précédent.

L’indice des prix à la consommation de l’Insee en juin montrait une hausse de 28,5 % sur un an du prix de l’électricité, du gaz et autres combustibles, et une hausse de 6,3 % des produits alimentaires et boissons non alcoolisées, deux secteurs tirant l’inflation vers le haut. Les pâtes, les viandes surgelées, farines et huiles sont les plus touchées d’après un papier des Echos:

Mais les consommateurs doivent maintenant composer avec la hausse des prix des articles ménagers et relatifs à l’entretien du foyer. Les petits appareils électroménagers ont vu leur prix bondir de 7 % entre juin 2021 et juin 2022, selon l’indice des prix à la consommation publié par l’Insee. Notamment les cafetières électriques et bouilloires, dont le prix a grimpé de 17,2 % en un an, mais aussi celui des grille-pain, de 13,7 %.

Les fers à repasser ont augmenté de 5,9 % et les autres petits appareils électroménagers tels que les moulins à café ou extracteurs de jus, ont vu leurs prix s’élever de 6,1 %. Les réfrigérateurs et congélateurs ont augmenté de 8 %.

« La hausse des prix du petit électroménager s’inscrit dans le contexte global de désorganisation du transport maritime à l’échelle mondiale et de hausse des coûts de production répercutés sur les prix. Ces produits sont également touchés par une pénurie de composants électroniques », analyse Sébastien Faivre, chef de la division des prix à la consommation à l’Insee. L’ augmentation du SMIC a également « pu affecter les prix de ces produits ».

Côté entretien du foyer, on note également une hausse des prix des meubles de jardin de 11,6 % et de l’ameublement d’intérieur de 7,5 %. Ceci peut s’expliquer pour partie par la hausse des prix des matières premières et la hausse des coûts du transport maritime couplée à la difficulté d’acheminement des conteneurs, explique Sébastien Faivre. Fin 2021, le géant de l’ameublement Ikea avait annoncé une hausse de ses prix pour cette raison.

Enfin, les petits outils non motorisés (scies, marteaux, tournevis…) ont augmenté de 10,5 % et certains articles de ménage dits « non-durables », comme les serpillières, éponges, filtres, nappes et serviettes de table ou encore le papier essuie-tout, ont vu leurs prix augmenter de 8 %.

Certains biens, définis par l’Insee comme de loisirs ou culturels, ont également connu une hausse de prix significative. Le prix des scanners et imprimantes a par exemple augmenté de 9,8 % sur un an, et celui des produits pour animaux domestiques de 7,3 %.

Par ailleurs, la crise du papier se fait ressentir sur les prix de la papeterie (blocs-notes, agendas, enveloppes, carnets…), qui ont bondi de 10 % en un an. « L’industrie du papier est assez consommatrice d’énergie, notamment pour sécher le papier, ce qui a sans doute dû peser sur les prix », note Sébastien Faivre. Les prix des journaux et périodiques ont augmenté de 5,4 %. Enfin, celui des voitures a grimpé de 5,1 % en un an, moins que l’inflation.

Si la plupart des postes de dépense des Français, à l’exception de l’énergie, voient une augmentation des prix proche de l’inflation de 6 %, trois secteurs semblent au contraire plutôt épargnés. L’indice des prix à la consommation du tabac et de la santé, deux secteurs réglementés, est quasiment stable sur un an.

Le secteur de l’habillement et des chaussures a connu une hausse des prix de seulement 0,6 % en glissement annuel en juin. « Ceci est lié à des soldes assez conséquents, en matière de produits comme de volumes. On retrouvera peut-être des dynamiques plus fortes dès le mois de septembre », explique Sébastien Faivre. « En ce qui concerne l’habillement, on compare aussi à une situation de 2021 où on sortait du confinement. Il y avait des restrictions sanitaires sur l’accès aux centres commerciaux, donc c’est une comparaison assez particulière », nuance ce dernier.

L’envolée des prix n’est pas près de ralentir : selon le ministre de l’économie Bruno Le Maire , le pic inflationniste commencera sa décrue mi-2023. D’ici-là, le gouvernement espère alléger la facture des Français avec son paquet législatif sur le pouvoir d’achat .

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