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Salaires du FMI : trop excessifs pour les Etats-Unis

Salaires du FMI : trop excessifs pour les Etats-Unis

 

 

Les États-Unis appellent une nouvelle fois à faire le ménage dans les institutions internationales et en particulier à se montrer beaucoup plus rigoureuse dans les moyens dont elles disposent. L’objectif est évidemment politique ;  on sait en effet que Trump est très critique vis-à-vis de certaines organisations internationales qui mettent en cause la souveraineté des États-Unis ou trop conciliante vis-à-vis de certaines dérives. En quittant très récemment l’Unesco les États-Unis ont confirmé leurs doutes vis-à-vis de certains organismes. Au-delà de cet aspect politique, les critiques américaines ne sont toutefois pas infondées en matière de gestion de ses institutions. Faut-il rappeler par exemple que la directrice du FMI bénéficie d’un salaire d’environ 100 000 € n’en imposable et que les collaborateurs sont grassement payés. Pour les États-Unis,  le FMI gardien de l’orthodoxie financière dans le monde devrait d’abord donner l’exemple par sa propre gestion. Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a appelé samedi le FMI à faire preuve d’une « discipline budgétaire exemplaire » et à faire des « choix difficiles » pour baisser les salaires de sa direction et de ses employés. « En tant qu’institution publique, comme tous les membres qu’il supervise et qu’il conseille, le FMI doit faire preuve d’une discipline budgétaire exemplaire et être efficace dans l’utilisation de ses ressources limitées », a-t-il affirmé lors de la réunion annuelle à Washington du FMI et de la Banque mondiale. « Atteindre cet objectif entraîne nécessairement des choix difficiles, notamment sur les salaires et les prestations dont bénéficient la direction et les salariés », a souligné tout particulièrement M. Mnuchin, lors de son intervention devant le comité monétaire et financier (CMFI), organe de direction du Fonds monétaire international (FMI). « Le Fonds est très conscient des coûts et, de fait, nous avons opéré avec un budget constant pendant six années consécutives », a répondu une porte-parole du FMI, interrogée par l’AFP sur les déclarations du secrétaire au Trésor. « Notre direction revoit les salaires et les prestations de manière régulière », a-t-elle ajouté. A la Banque mondiale, Mnuchin a rejeté l’augmentation de capital souhaitée par son président Jim Yong Kim, l’appelant également à faire preuve d’une plus grande discipline budgétaire. « Davantage de capital n’est pas la solution quand le capital existant n’est pas alloué de manière efficace », affirme M. Mnuchin dans son intervention au Comité de développement de la Banque mondiale. « Nous voyons de la marge pour davantage de discipline budgétaire », a-t-il estimé. En revanche, le ministre allemand pour le Développement économique, Gerd Müller, a jugé que cette augmentation de capital était « urgente ».

 

Etats-Unis: hausse des salaires

Etats-Unis: hausse des salaires

 

Une hausse des salaires de près de 3 % un an qui  témoigne de la reprise économique et qui se traduit notamment par une diminution du taux du chômage à 4,2 %   Le salaire horaire moyen a augmenté de 0,5% en septembre après une hausse de 0,2% en août. Sur un an, sa hausse ressort à 2,9%, au plus haut depuis décembre 2016, après 2,7% en août. Les économistes estiment qu‘une hausse de 3% en rythme annuel du salaire horaire moyen est nécessaire pour que l‘inflation retrouve le niveau cible de la Fed de 2%. Recul du taux de chômage et accélération de la hausse des salaires ont conforté le scénario d‘une hausse de taux directeurs par la Réserve fédérale au mois de décembre et ont contribué à une hausse du dollar et des taux de marché, le rendement des Treasuries à 10 ans atteignant un pic de trois mois. La banque centrale américaine a dit le mois dernier qu‘elle s‘attendait à que “les conditions du marché du travail s‘améliorent encore quelque peu.” La Fed, qui a déjà relevé ses taux à deux reprises depuis le début de l‘année, les a laissés inchangés en septembre mais a laissé entendre qu‘un nouveau relèvement pourrait intervenir avant la fin de l‘année. S‘exprimant sur la chaîne CNBC après la publication des chiffres de l‘emploi, le président de la Fed de Dallas, Robert Kaplan, s‘est dit ouvert à une hausse des taux au mois de décembre dans un environnement marqué, selon lui, par un resserrement des conditions sur le marché du travail. Il a dit s‘attendre à ce que l‘objectif des fonds fédéraux de la Réserve fédérale augmente jusqu’à atteindre environ 2,5% à la fin du cycle de relèvement des taux.

Salaires 2017 : +1.7%

Salaires 2017 : +1.7%

Alors que l’inflation devrait tourner autour de 1%, les salaires pourraient connaître une croissance de +1,7%. selon la dernière enquête Mercer. Cette moyenne est légèrement supérieure à celle de 2016 (+1,51%). Sur l’année écoulée, les prix à la consommation (hors tabac) ont augmenté de 1,1%. Pendant ce temps, l’indice du salaire mensuel de base (SMB) dans le secteur privé gagnait 1,2%, selon les données définitives du ministère du Travail publiées vendredi portant sur les entreprises de 10 salariés ou plus du secteur privé. L’étude du cabinet Mercer montre aussi que ce rattrapage de niveau de vie n’est pas le même pour tous. Les augmentations salariales sont moins «saupoudrées» que par le passé en France. Seules 17 % des entreprises sondées ont accordé des augmentations individuelles à leurs collaborateurs éligibles, des cadres pour la majeure partie d’entre eux. «Le contexte économique difficile a sensiblement accéléré l’adoption et l’implémentation d’une vraie démarche d’appréciation objective de la performance des collaborateurs et, par conséquent, d’une gestion différenciée de la politique de rémunération et notamment des augmentations du salaire de base», note Bruno Rocquemont. Ces augmentations sont à mettre en relation avec l’inflation.  Le rythme de l’inflation a accéléré en août en France, la hausse des prix à la consommation sur un an s’élevant à 0,9%, après +0,7% en juillet, a annoncé l’INSEE. L’inflation hors tabac atteint +0,8% en rythme annuel. En août, les prix des produits manufacturés ont rebondi de 1, 1% avec la fin des soldes d’été, leur baisse sur un an s’établissant à 0,7%. Les prix des services ont progressé de 0,3% en août et affichent une progression de 1,2% sur un an. Les prix de l’alimentation sont restés stables et progressent de 0,6% sur un an.

 

Salaires des cadres : 4000 euros mensuels bruts

Salaires des cadres : 4000 euros  mensuels bruts

 

Une remarque importante, il s’agit du salaire  médian (la moitié des cadres gagnent moins, l’autre moitié davantage). Par ailleurs il s’agit du brut. Ce salaire s’élevait en 2016 à 48.000 euros, comme l’année précédente, soit environ 3100 euros en net.  En outre, 80% des cadres ont un salaire annuel brut (fixe + part variable) compris entre 34.000 et 85.000 euros, ce qui illustre la « grande hétérogénéité des situations », en fonction de leur formation initiale, du poste occupé, de leur entreprise ou de leur parcours professionnel. Concernant l’évolution des salaires, en 2016, 66% des cadres ayant intégré une nouvelle entreprise suite à changement direct, sans période de chômage, ont vu leur rémunération augmenter, contre 38% pour ceux qui ont connu une période de chômage. Les cadres qui ont évolué en interne, ont vu pour 53% d’entre eux leur salaire augmenter en 2016, un niveau quasi stable par rapport à 2015. 43% des cadres qui n’ont pas connu de changement professionnel en 2016 ont néanmoins bénéficié d’une revalorisation salariale, contre 40% en 2015. Cette enquête a été réalisée en ligne en avril 2017 auprès d’un échantillon représentatif de 14.000 cadres du privé.

Augmentation des salaires 2017 : 1% environ en francs constants.

Augmentation des salaires 2017 : 1% environ en francs constants.

Le  salaire est évidemment constitutif du pouvoir d’achat mais d’autres éléments sont à prendre en compte comme la valeur de l’euro, le prix du pétrole ou encore les taux d’intérêt. Autant d’éléments qui ont nourri le pouvoir d’achat des français bien davantage que les augmentations de salaire en 2016, comme en 2017. Le Fmi considère par exemple que la France bénéficie d’une  monnaie surévaluée de presque 7% par rapport à son économie. D’après  cabinet Deloitte en 2017, les augmentations salariales ont été de l’ordre de 2,5% pour les cadres et de 2,1% pour les non-cadres, des chiffres légèrement en baisse par rapport à 2016 mais il faut évidemment déduire inflation qui devrait être d’environ 1.3%. , ce qui fera en francs constant un peu plus de 1,2%  augmentation pour les cadres, et 0.8% pour les non cadres.   Il s’agit de moyenne et dans de nombreuses entreprises ce sera le gel des salaires. Par contre les éléments de rémunération individuels continuent de progresser.  «La rémunération variable individuelle (bonus et commission) ne concerne pas tous les salariés: 66 % des cadres en bénéficient et près de 80% des cadres supérieurs. Les non-cadres sont tout de même 51% à être concernés», détaille le cabinet Deloitte. Après une hausse en 2016 de l’ordre de 10% à 12%, les montants de rémunération variable individuelle continuent de progresser fortement cette année: +5% à 7% par rapport à 2016. Selon les niveaux de responsabilité et la famille de métier, le bonus représente de 5 à 30% du salaire de base. A noter aussi que  L’épargne salariale progresse dans les entreprises: près de 84% (contre 83% en 2016) des entreprises du panel étudié ont versé de la participation et 79% (contre 76% en 2016) de l’intéressement. Selon le cabinet Deloitte, après une diminution depuis plusieurs années, l’épargne salariale (intéressement et participation) progresse fortement en 2017, de l’ordre de 7% à 10% ce qui représente une hausse moyenne de 200 à 300 euros.Par ailleurs, une étude du ministère du Travail publiée lundi confirme cette embellie. «Près de 16,9 milliards d’euros ont été versés en 2015 par les entreprises au titre des dispositifs de participation, d’intéressement ou d’épargne salariale, un montant en hausse de 7,4% par rapport à 2014, dont près de la moitié (8 milliards) au titre de l’intéressement», est-il expliqué.

 

Salaires : +1,3% sur un an

Salaires : +1,3% sur un an

En apparence, l’augmentation paraît insignifiante. Pour autant il faut le mettre en relation avec l’inflation qui officiellement a été limitée à 0,7 % sur un an. Le SMB, mesuré dans les entreprises de 10 salariés ou plus (hors agriculture et emplois publics), est un salaire brut, avant déduction des cotisations sociales et versement des prestations sociales. Il ne prend en compte ni les primes ni les heures supplémentaires. Sur un an, il a augmenté de 1,3%. Dans les faits les salaires sont protégés bien davantage par l’euro que par les augmentations des entreprises. En effet sur un an le niveau de l’euro a progressé de 5 % et de 13 % depuis janvier. Un davantage indiscutable pour le pouvoir d’achat des Français dont les importations représentent un quart du PIB. Certains objecteront par contre que cette hausse de l’euro nuit à la compétitivité des exportations. Ce qui n’est pas totalement faux puisque les hausses de pouvoir d’achat ont favorisé la détérioration de la balance des échanges commerciaux. Encore faudrait-il relativiser la question de la compétitivité dans la mesure où nombre d’intrants (notamment matières premières) bénéficient du haut niveau de l’euro. L’indice du salaire horaire de base des ouvriers et des employés (SHBOE) a progressé légèrement moins que le SMB, de 0,3% sur trois mois et de 1,2% sur un an. « Ces évolutions doivent être mises en regard de l’inflation », précise la Dares, le service des statistiques du ministère. Les prix à la consommation (hors tabac) ont augmenté de 0,7% sur un an. La durée collective hebdomadaire moyenne du travail des salariés à temps complet est restée stable à 35,6 heures au 30 juin

Ministres : salaires avant et après

Ministres : salaires avant et après  

D’après BFM, un ministre touche 9.940 euros brut, soit près de 8.500 euros nets. Cette rémunération peut sembler élevée aux yeux de certains Français. Pourtant depuis qu’ils ont intégré le gouvernement d’Édouard Philippe, la moitié des ministres qui n’avaient jamais exercé cette fonction ont consenti à un sacrifice sur le plan financier. Un constat que peuvent désormais faire les citoyens en consultant leurs déclarations de rémunération, publiées par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

 

Les perdants

  • Nicolas Hulot: 20.745 euros net/mois + 384.515 euros (dividendes + droits d’auteur sur l’année)

Le ministre de la Transition écologique et solidaire était de loin celui qui avait les revenus les plus élevés l’an dernier. Avec 663.461 euros cumulés sur l’année. Nicolas Hulot a d’abord perçu 248.946 euros comme gérant de sa société Eole Conseil, et 221.172 euros au titre de ses dividendes comme actionnaire à 99% de cette société et enfin 163.343 euros en droits d’auteur, pour les livres qu’il a publié.

  • Elisabeth Borne: 26.955 euros net/mois

La ministre des Transports, diplômée de l’école Polytechnique et ingénieure des Ponts, touchait un salaire confortable en tant que PDG de la RATP, poste qu’elle occupait depuis 2015. Élisabeth Borne avait succédé, à la tête de la RATP, à Pierre Mongin.

  • Jean-Michel Blanquer: 21.122 euros net/mois

Le ministre de l’Éducation nationale a été directeur général du groupe Essec, une grande école de commerce, poste qui a été sa principale source de revenus en 2016. Il a aussi été éditorialiste au magazine Le Point, et ses contributions lui ont rapporté 6.909 euros sur l’année.

  • Muriel Pénicaud : 16.927 euros net/mois

La ministre du Travail occupait le poste de directrice général de Business France, organisme public chargé de promouvoir l’économie et les entreprises françaises à l’international. Elle a perçu un salaire annuel net de 203.124 euros à ce titre. Très loin de ce qu’elle touchait en tant que DRH de Danone, où elle émargeait à plus de 2 millions annuels net en 2014.

  • Françoise Nyssen: 14.980 net/mois

La ministre de la Culture est présidente et co-directrice de la société d’édition Actes Sud, fondée par son père, Hubert. Elle a touché 127.374 euros à ce titre en plus des 50.000 euros perçus en tant que membre du conseil d’administration d’Europa Corp, la société de Luc Besson. Elle est par ailleurs administratrices d’une trentaine de sociétés (comme le CNC, la Banque de France, la BNF, etc.), sans toucher de jetons de présence.

  • Nicole Belloubet: 13.306 euros net/mois.

La ministre de la Justice siégeait au Conseil constitutionnel, poste pour lequel elle a perçu 159.671 euros net l’an dernier.

  • Nathalie Loiseau: 12.738 euros net/mois + 6.602 euros (droits d’auteur sur l’année)

La ministre des Affaires européennes était directrice de la prestigieuse ENA (école nationale d’administration) depuis 2012. Elle a gagné à ce titre 152.870 euros net l’an dernier. Elle a aussi perçu des droits d’auteurs s’élevant à 6.602 euros.

  • Jean-Yves Le Drian: 11.049 euros net/mois

Le ministre de la Défense occupait déjà la même fonction sous François Hollande en 2016. Mais il touchait, en plus de son traitement de ministre, son indemnité de Président du Conseil régional (33.092 euros brut par an, soit environ 2.400 euros nets par mois).  Il a dû démissionner de la présidence de la région le 2 juin dernier, tout en restant conseiller régional, fonction pour laquelle il a droit à une indemnité mensuelle de 2.661 euros brut.

  • Jacques Mézard: 9408 euros net/mois

Sur le site de la HATPV, la déclaration d’intérêts du ministre Jacques Mézard apparaît vide. Contacté par la rédaction, son entourage précise avoir envoyé une déclaration complète à la Haute autorité dès le 9 juillet. Ancien sénateur, Jacques Mézard assure avoir perçu pour l’année 2016, 48.453 euros comme indemnités d’élu. Par ailleurs, il a également touché 52.235 euros de pensions de retraite, ainsi que 4.768 de revenus de capitaux mobiliers et 7.446 de revenus fonciers. Soit un total de 112.902 euros dans l’année, ce qui donne l’équivalent de 9408 euros mensuellement. L’entourage du ministre précise qu’il n’exerce pas d’activités professionnelles ni d’activités de consultant et que sa principale source de revenus, en 2016, est sa pension de retraite d’avocat.

Les gagnants :

  • Gérard Collomb: 8.628 euros brut/mois

L’actuel ministre de l’Intérieur et numéro 2 du gouvernement déclare avoir perçu l’année dernière 37.172 euros brut en tant que maire de Lyon, fonction qu’il a quitté en entrant au gouvernement après seize années de mandat. En parallèle, il assure avoir perçu une indemnité de 66.374 euros brut (5.531 euros/mois) en tant que sénateur du Rhône, montant inférieur à ce qu’est censé gagner un élu de la haute Assemblée. Selon le site du Sénat il aurait dû toucher 7.209 euros brut soit 5.423 euros net. Il est donc difficile d’établir avec certitude quelle était la rémunération précise de Gérard Collomb en 2016 d’autant que ce dernier assurait au début de l’année avoir été sanctionné par le Sénat pour absentéisme. Il disait alors devoir se contenter de 4.000 euros par mois pour vivre.

  • Agnès Buzyn: 7.845 euros net/mois

La ministre des Solidarités et de la Santé est médecin hématologue de formation, professeur des universités et praticienne hospitalière. Au moment de sa nomination au gouvernement, elle était présidente de la Haute autorité de santé, fonction qu’elle occupait depuis mars 2016. À ce titre, elle a déclaré un revenu annuel de 66.146 euros net, montant auquel s’ajoutent ses revenus de présidente de l’Inca (Institut national du cancer) de 19.474 euros sur 2016 et deux mois de salaire de son ancien poste de professeur à l’Université Pierre et Marie Curie. En tant que médecin, elle avait mis fin à ses fonctions rémunérées auprès des laboratoires pharmaceutiques dès mars 2011, avant d’être nommée à l’Inca.

  • Bruno Le Maire: 6.136 euros net/mois + 19.551 (droits d’auteur sur l’année)

Le ministre de l’Économie et des Finances touchait l’année dernière 23.306 euros de salaire annuel en tant que professeur à la Fondation des sciences politiques, son indemnité de député de l’Eure (50.328 euros par an), et enfin les droits d’auteurs sur les onze livres qu’il a écrit sur la politique et la musique (19.551 euros en 2016).

  • Frédérique Vidal: 7.660 euros net/mois

La ministre de l’Enseignement supérieur, ex-spécialiste de la génétique moléculaire à l’Université Sophia Antipolis, a perçu, l’an passé, 91.929 euros annuels, dont la majeure partie vient de son salaire en tant que professeur de l’Université de Nice (82.954), le reste venant de mission de recherche et de conseil pour des institutions russes.

  • Gérald Darmanin: 7.577 euros net/mois

En 2016, le ministre de l’Action et des Comptes publics émargeait à près de 43.594 euros par an comme Maire de Tourcoing, 28.835 comme vice-président du Conseil régional, et encore 18.497 en tant que vice-président de la métropole.

  • Édouard Philippe : 6.130 euros net/mois

Le Premier ministre était loin d’être le mieux payé du gouvernement Macron avant d’y entrer. En accédant à Matignon, il fait même partie des membres du gouvernement qui auront vu leur pouvoir d’achat progresser le plus. En tant que chef du gouvernement, il touche en effet 14.910 euros brut, soit près de 12.800 euros net, soit un doublement de sa rémunération mensuelle.

Édouard Philippe déclare avoir touché en 2016 moins de 4.000 euros par mois en tant que député de Seine-Maritime, 1.700 euros par mois comme président de la Communauté de l’agglomération havraise, et seulement 471 euros par mois comme maire du Havre. Cette dernière indemnité, assez dérisoire, s’explique par le fait que les indemnités des élus exerçant plusieurs mandats sont plafonnées. La somme maximale qu’ils peuvent toucher a été portée le 1er février 2017 à 8.371,59 euros par mois net.

  • Laura Flessel : 5.599 euros net/mois

La ministre des Sports et ex-championne d’escrime multi-médaillée aux Jeux Olympiques touchait 5.600 euros par mois en 2016, en tant que gérante de la société qu’elle a fondé, Flessel&Co, qui gère ses droits à l’image.

  • Annick Girardin : 5.243 net/mois

En 2016, l’actuelle ministre des Outre-mer officiait déjà dans le gouvernement Valls sous Hollande, comme secrétaire d’État chargée du développement et de la Francophonie jusqu’en février 2017, puis comme ministre de la Fonction publique. Elle déclare avoir perçu l’année dernière presque 62.925 euros. Un montant inférieur au salaire normal d’un ministre. Étrange? « Pas vraiment » répond René Dosière: « En tant qu’ancienne député, elle a pu continuer à cotiser au régime des retraites des parlementaires, ce qui expliquerait la différence avec sa rémunération brute ».

PS : des salaires confortables

PS : des salaires confortables

Mediapart souligne les alaires un peu excessifs de certains responsables au PS. Malheureusement, le phénomène touche de nombreux élus et ou apparatchiks qui transforment  la fonction politique en métier et qui perdent de vue l’objet social du mandat : servir l’intérêt général et non se servir ! Une maladie qui ne touche pas que des responsables nationaux mais aussi  nombre d’élus locaux. A l’heure où le PS va devoir se serrer la ceinture, plombé par l’élection présidentielle –qui a vu Benoît Hamon dépenser plus de 15 millions d’euros pour un résultat très décevant– et les législatives, certaines rémunérations font tâche au sein du parti. D’autant que selon Mediapart, ce sont les proches du Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis qui sont particulièrement bien lotis. La directrice de communication du parti, Karine Gautreau, touche ainsi 7600 euros brut par mois, selon le site d’informations. A cela, il convient d’ajouter son indemnité d’adjointe au maire du 19ème arrondissement (1500 euros). Lorsque Jean-Christophe Cambadélis était encore député, elle touchait également 700 euros mensuels en tant qu’assistante parlementaire. Et a été rémunérée pour avoir assuré la communication de la campagne du député sortant en 2017. Pierre Kanuty, le conseiller diplomatique du Premier secrétaire, gagne lui 4300 euros brut par mois. Auxquels s’ajoutent 2600 euros en sa qualité de conseiller régional d’Île-de-France. Quant à Frédéric Bonnot, qui occupe le poste de secrétaire général administratif, il émarge à 9100 euros brut. Sans oublier Maxime des Gayets, directeur de cabinet de Jean-Christophe Cambadélis. Ce dernier, qui devrait quitter son poste à la fin du mois, cumule son salaire de plus de 10.000 euros brut avec ses indemnités d’adjoint au maire du 2ème arrondissement (1540 euros) et de conseiller régional d’Île-de-France (2660 euros). Certains salariés, interrogés par Mediapart, s’étonnent ainsi de voir des niveaux de rémunération dignes du secteur privé s’appliquer à un parti financé par des subventions publiques. 

Cuba : des salaires de 30 dollars par mois

 

  • Cuba : des salaires de 30 dollars par mois

 

 

Avec le Venezuela, Cuba représente le modèle politique de Mélenchon. Un modèle pourtant de sous-développement avec la dictature en plus. D’après  l’Office national de la statistique et de l’information de Cuba révèle tout dans son dernier rapport: les Cubains gagnent en moyenne 740 pesos cubanos (29,60 dollars) par mois. Non sans disparités régionales et sectorielles. Mieux vaut vivre à Varadero qu’à Guantanamo. Et travailler dans l’industrie sucrière que dans la culture. Si pendant cinquante ans les Cubains gagnaient peu ou prou le même salaire mensuel, La Havane a enterré il y a dix ans l’un des grands dogmes de la révolution, l’égalité salariale. Les écarts se sont fortement creusés, allant de 1 à 4, entre un instituteur et un médecin spécialiste (65 dollars), voire plus. Les travailleurs les plus productifs perçoivent des bonus substantiels, mais tout dépend de l’intérêt stratégique de l’industrie concernée. Le quotidien des Cubains est bien subventionné, tant pour le transport, la santé ou l’éducation, mais ces aides sont insuffisantes pour vivre décemment de la seule rémunération officielle. La plupart des travailleurs se reposent sur le marché noir et l’économie du pourboire. Dans un lieu touristique, un serveur gagnera en pourboires en un jour l’équivalent d’un mois de son salaire payé par l’État. De nombreux cadres médecins, avocats, techniciens se sont reconvertis dans des emplois de serveurs.

 

Gel du point d’indice ….pas des salaires

Gel du point d’indice ….pas des salaires 

Si le point d’indice est bloqué, cela n’empêchera pas les salaires des fonctionnaires de progresser.  Ce salaire moyen d’un fonctionnaire en place deux années de suite dans la fonction publique d’État (hors militaires) a atteint 2 630 euros net (3 190 euros brut). Ce même salaire net a atteint 1 980 euros dans la fonction publique territoriale (2 380 euros brut) et 2 280 euros dans la fonction publique hospitalière (2 780 euros brut). A comparer au 1722 euros nets dans le privé (écart qu’on justifie par un niveau  de qualification qui reste à démontrer). A noter qu’il s’agit d’un salaire moyen et que cela cache de forts écarts autour de la moyenne notamment de petits salaires dans les basses catégories. ( le salaire des instituteurs par exemple)Les organisations syndicales qui représentent les 5.5 millions de fonctionnaires jugent le gel du point d’indice inacceptable. Pourtant ne s’agit  pas du blocage des salaires Notons que  le point d’indice, qui sert de base à la détermination du traitement des fonctionnaires, a été gelé de 2010 à 2016. Il n’a été débloqué qu’en fin de quinquennat Hollande, en juillet 2016 (+0,6%) et février 2017 (+0,6%). les fonctionnaires ont bien d’autres moyens de voir leur rémunération augmenter: avancement à l’ancienneté, primes diverses, garantie de compensation de l’inflation, promotions. Résultat, la rémunération des personnels en place a toujours progressé plus vite que l’inflation depuis 2010. En outre, l’accord sur les carrières de septembre 2015 est favorable aux agents. La facture pour les finances publiques de ce protocole sera d’ailleurs très élevée: 4,5 à 5 milliards d’euros par an à horizon 2020! Quant à la hausse du point de 2016 et 2017, elle a coûté 2,5 milliards d’euros sur les deux années. . La progression automatique de carrière (3 milliards d’euros d’économies par an), permet notamment d’assurer la progression du pouvoir d’achat.  de ne pas remplacer un fonctionnaire sur trois dans la fonction publique hospitalière et territoriale (1,8 milliard) et un sur deux dans l’État (0,6 milliard), de supprimer des «avantages salariaux non justifiés», comme le supplément familial de traitement (1,5 milliard) et les majorations et indemnités d’outre-mer (2,2 milliards).

 

Penelope Fillon : deux salaires fictifs en même temps soit près de 9000 € mensuels !

Penelope Fillon : deux salaires fictifs en même temps soit près de 9000 € mensuels !

 

C’est encore une nouvelle révélation, Penelope Fillon a touché près de 4000 € pour son emploi fictif d’assistante parlementaire de l’ancien premier ministre et 5000 € pour son emploi fictif dans la revue « des deux mondes ». Soit 9000 € environ par mois en tout pendant une durée d’un an et demi. Comme dans les deux cas,  il s’agissait d’emplois à plein temps on suppose donc que Penelope Fillon travaillait 70 heures par semaine ce qui est interdit par la législation qui limite la durée maximale à 48 heures ! Un cumul qui paraît incompatible sauf quand le travail est inexistant. Lors de son audition devant les policiers, François Fillon a en effet reconnu que son épouse était employée à la Revue des deux mondes, entre mai 2012 et décembre 2013. Or, presque à la même période, de juillet 2012 à novembre 2013, elle disposait d’un autre contrat, étant cette fois collaboratrice de son mari à l’Assemblée. Selon des sources proches de l’enquête, ces deux contrats étaient censés être à temps plein. Sollicité sur ce cumul, l’avocat de François Fillon, Me Antonin Lévy, estime qu’« il n’existe aucune incompatibilité. » « C’est une question d’organisation du temps de travail », fait valoir le conseil de l’ex Premier ministre. Dans l’entourage de Penelope Fillon, on explique que le statut d’assistant parlementaire en CDI est dérogatoire au droit du travail. « Ce statut est très mal défini. L’employeur de Penelope est son mari, député, qui organise le travail de sa collaboratrice comme il l’entend.» Un spécialiste de droit du travail, Paul Van Deth, confirme qu’«il n’y a pas en théorie d’interdiction de cumul de fonctions, mais le salarié ne doit pas dépasser un total de 48 heures par semaine. En cas de dépassement, c’est une infraction pénale de 5e catégorie passible de 1500 euros d’amende. »

 

Salaires en moyenne 2225 ou 1772 euros nets ?

Salaires  en moyenne 2225 ou 1772 euros nets ?

 

. Confirmant les chiffres de l’Insee parus en septembre, la Dares a calculé que le salaire moyen, net de tous prélèvements sociaux, s’établit à 2225 euros, soit 1% de plus qu’en 2013. L’INSEE avait sorti  une étude qui faisait  apparaître un salaire net moyen de 1722 €. Une autre étude du même organisme indiqué 2125 € comme salaire net moyen mensuel. La différence tient au fait  que le salaire net moyen de 1722 € concerne les vrais salaires et que le chiffre de 2125 les salaires équivalents à plein temps. Or  on sait que les emplois à temps partiel ne cessent de se développer. En France pour un temps plein ;  un salaire qui a augmenté de 42 % de 2009 à 2013. En francs constants il y a donc eu progression. L’augmentation est de   42 %) et  l’inflation a atteint, elle, 34,5 %. En 2013, le revenu perçu par un salarié était de 20.350 euros. On peut évidemment mettre en cause l’évolution réelle de l’inflation car l’inflation ne tient pas compte suffisamment de l’évolution structurelle de la consommation, structure de la consommation qui en outre varie nettement en fonction  des revenus. Il s’agit d’un revenu salarial, tous types de contrats confondus : plein temps, temps partiel ou mi-temps. Si l’on veut des comparaisons plus parlantes, il faut se concentrer sur le salaire net annuel moyen pour un temps plein. Il était en 2013 de 25.500 euros soit 2125 € par mois. En moyenne on note donc une augmentation faible mais réelle du salaire moyen. Salaire moyen à distinguer du salaire médian lequel divise la population en deux et qui au contraire fait apparaître une légère diminution. En cause un accroissement des inégalités, ce qui gagnent plus ont encore gagné davantage, ce qui gagnent moins perdu davantage. Premier point à noter : ce montant montre une augmentation régulière des salaires nets entre 1995 et 2009. Les cadres gagnent en moyenne trois fois plus que les ouvriers : 41.200 euros pour les premiers contre 13.800 euros pour les ouvriers et employés. Si ce montant annuel est inférieur au Smic sur un an, c’est que le poids des CDD est très sensible dans cette catégorie de salariés. Il s’agit comme toujours dans ces comparaisons de moyennes. Elles masquent des disparités parfois importantes entre les activités, les statuts professionnels, les âges et les sexes. L’écart de salaire en être les hommes et les femmes restent toujours aussi fort. On en parle beaucoup. Mais sur le terrain, les choses bougent moins vite que la fermeté des déclarations de nos patrons et de nos responsables le laissent penser. Tous statuts confondus, les femmes gagnent de 19 à 22% de moins que leurs homologues. Ce sont dans les fonctions de cadres que les écarts sont les plus significatifs et dans ceux des employés où les différences de rémunérations moyennes nettes sont les plus faibles (autour de 8%). Sur un indice INSEE toujours discutable, le pouvoir d’achat a augmenté tous les ans de 0,3% entre 2007 et 2014. C’est moins qu’en Allemagne, mais bien mieux qu’en Italie, en Grande-Bretagne ou en Espagne. Chez nous, les salaires n’ont pas chuté et les prestations sociales ont joué un grand rôle d’amortisseurs. En se fondant sur les salaires réels, le revenu salarial augmente avec l’âge des salariés jusqu’à 54 ans : il atteint pour les 50-54 ans un montant 3,4 fois plus élevé que celui des moins de 25 ans. Les femmes perçoivent un revenu salarial inférieur en moyenne de 24 % à celui des hommes (23.398 euros). Les cadres perçoivent, eux, un revenu salarial 2,6 fois supérieur à celui des ouvriers et 2,9 fois supérieur à celui des employés (13.988 euros). Le revenu salarial des diplômés de niveau Bac+3 ou plus est le double de celui des salariés de niveau inférieur au Bac.  Le revenu salarial varie davantage parmi les salariés les moins diplômés que parmi les plus diplômés, en particulier dans la moitié basse de l’échelle salariale. En revanche, comme pour les cadres, la dispersion dans la moitié haute de l’échelle est plus élevée chez les salariés les plus diplômés. Dernière observation, les salaires groupe privé et public, or en moyenne les salaires du public sont plus élevés que ceux du privé (effet GVT, ancienneté et aussi qualification). D’où la nécessité de prendre avec prudence ces calculs de la moyenne des salaires.

 

France Télévisions : des salaires fous

 

Plusieurs caractéristiques de gaspillage en France télévisions. Des  effectifs pléthoriques et des salaires démentiels. La Cour des comptes. a recensé 191 salariés touchant plus de 120.000 euros bruts par an; 547 salariés touchant plus de 96.000 euros; et 1.415 salariés touchant plus de 70.000 euros. la PDG Delphine Ernotte touche un salaire fixe de « seulement » 322.000 euros bruts par an, plus un bonus variable allant jusqu’à 78.000 euros, soit un total de 400.000 euros bruts.  Delphine Ernotte touche aussi, selon les estimations, deux à trois fois moins que les animateurs stars du service public. Toutefois, ceux-ci ne sont pas salariés de France Télévisions, mais rémunérés par des sociétés de production externes. Le rapport dénonce même des « pratiques critiquables » où un salarié en CDI touche une rémunération additionnelle, par exemple via une société de production externe. Il recense 182 salariés en CDI (dont 10 à temps plein) qui ont en parallèle des CDD ou des CDD d’usage (c’est-à-dire une rémunération d’intermittent). Explication: le service public est une armée mexicaine avec pléthore de chefs. Ainsi, les cadres représentent 79% du personnel technique et administratif, et 26% des journalistes (et même 40% à la direction de l’information). La Cour rappelle que ce taux est seulement de 17% à 18% dans la population active française… Au final, le salaire médian s’élève à 49.230 euros bruts en 2015. Et le salaire moyen s’élevait à 62.900 euros bruts en 2014.  La Cour des Comptes juge donc avec une grande sévérité la gestion de France télévision qui se caractérise par un très grand nombre de chaînes qui font double emploi, avec aussi des innombrables bureaux en province et qui mobilise ainsi 10 000 salariés environ dont 2500 2700 journalistes. (Par comparaison ces deux à trois fois plus que dans les chaînes privées). Du coup cette chaîne pourtant financée par le contribuable laisse apparaître un déficit d’au moins 30 millions par an (2015) « Au regard de la dégradation inquiétante de sa situation financière, la maîtrise des dépenses est impérative », juge la Cour dans un communiqué joint à son rapport intitulé « Mieux gérer l’entreprise, accélérer les réformes». Selon la Cour, le pilotage économique de l’entreprise se limite à l’exercice en cours et ne permet pas définir une stratégie de moyen terme. Les magistrats relèvent pour l’exercice 2015 un déficit d’exploitation « très significatif », de 30,1 millions d’euros, signe de « fragilités structurelles majeures ». Les magistrats dressent une liste de défis auxquels France Télévisions est confrontée: le chantier de l’entreprise unique, entamé en 2009 pour dégager des synergies entre les chaînes, la révolution numérique, le modèle économique et la « définition hésitante des missions de service public de l’entreprise ». « À ces défis stratégiques, l’entreprise et son actionnaire n’ont apporté au mieux que des réponses partielles, au risque à terme de compromettre la pérennité du service public de l’audiovisuel », écrivent-ils en conclusion du rapport. Ils formulent 23 recommandations, parmi lesquelles la réduction du nombre d’antennes régionales de France 3, la mise à l’étude d’un rapprochement de son réseau régional avec celui des radios France Bleu, la fusion de l’ensemble des rédactions nationales, ou la suppression des bureaux régionaux de France 2. La Cour exhorte également le groupe, qui compte 9.932 emplois à temps plein dont 2.700 journalistes, à s’engager sur un objectif précis de non remplacement des départs à la retraite d’ici 2020 ou à examiner le contenu réel des postes occupés par les salariés les mieux rémunérés.

(Avec Reuters)

Chine : tassement des salaires

 Chine : tassement des salaires

 

 

La Chine souhaite très clairement un tassement des salaires pour maintenir sa compétitivité et sans doute ainsi enrayer l’atonie de sa croissance notamment de ses exportations. Par ailleurs cette baisse serait rendue possible du fait d’une très faible inflation. En effet les  prix  n’augmentent que de 1,9 % en juin sur un an contre 2 % en mai. Une inflation soutenue uniquement par l’augmentation des prix alimentaires. Les prix à la production ont reculé de 2,6% en juin sur un an, pour un 51e mois de baisse, contre 2,8% en mai. Les analystes anticipaient une baisse de 2,5%. Le ralentissement de la hausse des prix a lieu dans plusieurs domaines. Les prix alimentaires ont augmenté de 4,6% en juin, contre 5,9% en mai. Le prix de la viande de porc a bondi de 30,1%, contre 33,6% en mai. « Les autorités vont avoir encore besoin de stimuler la demande si elles veulent parvenir à leur objectif de croissance », écrit Zhou Hao, économiste chez Commerzbank à Singapour. La Banque populaire de Chine (PBOC) n’a pas abaissé ses taux d’intérêt depuis le 23 octobre dernier. Il s’agissait de la septième baisse depuis la fin 2014 dans le but de contrer les effets du ralentissement de la croissance économique. Les dirigeants chinois ont fixé un objectif de croissance économique de 6,5% à 7% pour 2016. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 6,9% l’an dernier, soit son rythme de croissance le plus faible depuis un quart de siècle. On espère que la faible inflation va donner du pouvoir d’achat aux ménages et relancer consommation et croissance. La croissance économique a été supérieure aux attentes au deuxième trimestre, mais celle de l’investissement privé est tombée à son plus bas niveau historique, ce qui annonce un coup de frein pour les mois à venir. Le vice-ministre des Ressources humaines s’est prononcé clairement pour un ralentissement de la hausse des salaires afin de maintenir la compétitivité des entreprises.

 

(Avec Reuters)

Loi Sapin 2 : des verrous pour les salaires des patrons

Loi Sapin 2 : des verrous pour les  salaires des patrons

Après les dérapages bien inopportuns du salaire de certains grands patrons entre parenthèses (entre 50 et 100% d’augmentation en 2015) l’assemblée nationale délibère sur les conditions de verrouillage des salaires ;  la principale disposition concerne l’obligation pour les patrons de se soumettre l’avis  de l’assemblée générale (et non à celui du conseil d’administration).  Des députés souhaitent aussi fixer un plafond pour ces rémunérations. Une disposition juridiquement difficile à définir et à mettre en œuvre et qui risque de ne pas être retenu d’autant qu’elle serait sans doute anti constitutionnel. Seule une disposition fiscale (donc  applicables à tous) permettrait de rectifier en quelque sorte le débordement des revenus patronaux. Sur ce dossier, le gouvernement marche sur une corde raide. «Non à une loi qui plafonnerait les rémunérations. Oui à une loi qui permettra aux décisions de l’assemblée générale de s’imposer au conseil d’administration», explique Emmanuel Macron. C’est le sens de l’amendement à la loi Sapin 2 déposé par son rapporteur, le député PS Sébastien Denaja. La France serait ainsi la première à imposer un vote contraignant sur les rémunérations de l’année écoulée. Il propose aussi une vérification a posteriori par les actionnaires du salaire variable. Le gouvernement doute toutefois de la faisabilité d’un tel vote ex-post.

 

(Avec le Figaro)

 

Modération des salaires mais pas pour les patrons (Macron)

Modération des salaires mais pas pour les patrons (Macron)

Macron a sans doute perdu une occasion de se taire en défendant à la fois la modération salariale pour les employés mais en s’opposant à toute loi pour les rémunérations des patrons. Or on sait que certains revenus de patrons ont bénéficié d’augmentation extravagante en un an, pratiquement un doublement pour certains. Dans le même temps les salaires eux sont contraint dans une fourchette de croissance de 1 à 2% en 2015. Si l’on tient compte de l’inflation réelle et non de l’inflation calculée par l’Insee sur un indice obsolète, l’augmentation réelle est pratiquement nulle. Du coup Macron aurait été bien inspiré de réclamer la même rigueur pour les patrons comme pour es salariés. D’une certaine manière ce double discours discrédite les propos de Macron (mais aussi du grand patronat) sur la nécessité de la rigueur. Macron estime que les entreprises doivent privilégier les investissements productifs au détriment des augmentations salariales, dans un entretien aux Echos à paraître mardi. « Sur la fonction production, nous avons rattrapé une bonne partie de notre retard compétitivité-coût des années 2000 via le pacte de responsabilité, le CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et (grâce à) la fin de la modération (salariale) allemande depuis 2013. Mais il faut tenir et maintenir l’impact de cette dévaluation fiscale. Et la clef, c’est la modération salariale », a déclaré M. Macron.  « Je leur dis: +Ayez une préférence pour l’investissement et l’emploi-formation plutôt que pour les dividendes et les salaires!+ », a-t-il lancé.   »Pour relancer l’industrie française, il faut du temps et il faut privilégier l’investissement productif. Pour les salaires, il faut privilégier des négociations salariales au plus proche de la situation de l’entreprise », a-t-il souligné.  Interrogé sur la nécessité d’aller au delà de la future loi El Khomri, qui se limite essentiellement au temps de travail, Emmanuel Macron répond « oui ».  « Il faudra élargir le champ de la négociation collective au niveau de l’entreprise à d’autres domaines. Plus on ira vers l’entreprise, plus ce sera efficace. On ne peut pas prétendre aimer l’industrie et refuser les conditions de son succès », argumente-t-il.  Concernant le débat sur la limitation des salaires des patrons, l’occupant de Bercy réitère son opposition au passage par la voie législative.  « Evitons la réponse réflexe consistant à dire: +Il y a un problème, faisons une loi.+ Il est hypocrite de déclarer +limitons la rémunération des dirigeants à 100 fois le SMIC+, alors que suivant la Constitution la loi ne peut pas limiter la rémunération des patrons avec un plafond fixe », a-t-il martelé. « Pourquoi limiter le débat aux patrons par ailleurs? Que ferait-on pour les artistes? Pour les sportifs? », a-t-il ajouté.  « C’est (…) la responsabilité des conseils d’administration de fixer le niveau acceptable. C’est ce que nous avons défendu chez Renault en tant qu’Etat actionnaire » en votant contre la rémunération du PDG Carlos Ghosn, a relevé le ministre. « Une des faiblesses françaises est que l’on a des conseils d’administration insuffisamment respectueux des actionnaires. On est trop souvent dans la connivence avec des administrateurs parfois trop proches des dirigeants », a-t-il estimé.

 

(Avec Reuters)

Salaires Capgemini : pour le patron, « 100.000 euros d’augmentation, pour un salarié moyen, 22 euros

Salaires Capgemini : pour le patron, « 100.000 euros d’augmentation, pour un salarié moyen, 22 euros 

 

Finalement les patrons de gauche pour la plupart partagent la même philosophie que beaucoup de grands patrons de droite à savoir accumuler le plus possible de revenus pour construire de grosses fortunes. C’est le cas encore de Paul Hermelin. Des  grands patrons qui en même temps ne cessent de  prêcher pour davantage d’efforts, de productivité et de maîtrise des salaires pour les salariés. Un grand patron arrivé la sans doute grâce à ses compétences mais surtout comme la plupart des oligarques  en France grâce à ses passages dans les cabinets ministériels. Et pour le patron de Capgemini dans les cabinets de gauche. Une attitude évidemment qui a de quoi nourrir les rangs de l’extrême gauche comme de l’extrême droite. La CGT prévoit donc d’intervenir ce mercredi matin pendant l’assemblée générale des actionnaires de l’entreprise de services informatique Capgemini. Le syndicat proteste contre l’augmentation du revenu du PDG Paul Hermelin de 18%, contre environ 1% en moyenne pour les salariés. « Pour comparer simplement, pour monsieur Hermelin ça représente 100.000 euros par mois d’augmentation, pour un salarié moyen, 22 euros brut », a dénoncé le délégué CGT Thierry Achaintre sur France Info. Le syndicaliste a précisé que l’entreprise « marche très bien », avec « 1,1 milliards d’euros de bénéfices net cette année, donc le double de l’année dernière » et « 10,6% de marge, une marge à deux chiffres pour la première fois atteinte ». « C’est le travail des salariés qui le fait, certainement aussi l’influence de monsieur Hermelin, mais en tout cas les salariés méritent beaucoup plus que cette maigre augmentation », a déploré Thierry Achaintre. La CGT en appelle donc au président François Hollande, « parce que quand je l’entends aux informations annoncer qu’il veut faire voter une loi pour limiter la rémunération des grands patrons, qu’il commence déjà par ses amis comme Paul Hermelin, ça devient indécent dans ce pays. »

 

(Avec France Info)

Salaires : Macron fait les gros yeux à Carlos Ghosn

Salaires : Macron fait les gros yeux à Carlos Ghosn

 

 

 

Sur la forme Emmanuel Macron semble s’engager dans un  conflit vis-à-vis de Carlos Ghosn concernant l’augmentation de son salaire chez Renault. Mais lorsqu’on n’y regarde de plus près on peut observer que la menace du ministre de l’économie largement, rapportée dans les grands médias, demeure de pure forme. En effet il n’est pas demandé au patron de Renault de renoncer à la croissance de ses revenus mais de réfléchir pour les revenus à venir portant sur 2016. D’une certaine manière Emmanuel Macron ne remet donc pas en cause la croissance du salaire octroyé par le conseil d’administration contre l’avis de l’assemblée générale et invite seulement à une réflexion faute de quoi le gouvernement pourrait éventuellement légiférer concernant les entreprises où l’État conserve de fortes participations.  En effet Emmanuel Macron a seulement demandé mardi au PDG de Renault Carlos Ghosn de prendre ses responsabilités sur sa rémunération à compter de cette année, après le passage en force du conseil d’administration du constructeur automobile concernant l’exercice 2015. Le ministre de l’Economie a menacé de légiférer sur ce sujet s’il n’était pas entendu. Alors que l’assemblée générale de Renault avait voté vendredi à 54% contre la rémunération de 7,2 millions d’euros de Carlos Ghosn pour 2015, le conseil d’administration l’a confirmée juste après. « Suite à ce vote de l’assemblée générale de Renault, il y a un dysfonctionnement en matière de gouvernance », a dit Emmanuel Macron lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. « Et donc ce que nous demandons très clairement, c’est d’une part que M. Ghosn prenne ses responsabilités dès à présent pour que, sur sa rémunération de 2016, les conséquences soient tirées de ce vote, (et) c’est que le conseil d’administration de Renault se réunisse à nouveau pour tirer les conséquences de ce vote », a-t-il ajouté. « Lors du dernier conseil, seuls les représentants des salariés et de l’Etat se sont prononcés contre. Nous devons en tirer les conséquences dans les prochaines semaines sans quoi nous serions conduits à légiférer », a poursuivi le ministre. Le président du Medef Pierre Gattaz s’était dit lundi « très surpris » de la décision du conseil d’administration de Renault. « Je suis un peu choqué que l’on ait entériné aussi vite des conditions de rémunération », avait-il dit sur BFM en rappelant le code Afep-Medef. (Avec Reuters)

Le ministre allemand des finances condamne nettement les salaires des patrons de Volkswagen

Le ministre allemand des finances condamne nettement les salaires des patrons de Volkswagen

Le ministre allemand des finances ne fait jamais dans la dentelle aussi bien lorsqu’il s’agit de critiquer la politique de la banque centrale européenne que lorsqu’il condamne nettement les rémunérations des patrons de la société Volkswagen qui a perdu 4 milliards l’an passé suite au scandale du trucage des émissions polluantes. On aimerait évidemment que les autorités françaises montrent autant de détermination pour condamner les  dérapages des patrons français concernant leur propre salaire. De ce point de vue les hausses de rémunération de patron de Renault n’ont donné lieu qu’à une protestation relativement molle. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, déplore le versement de primes aux dirigeants de Volkswagen pour 2015, année marquée par le scandale du trucage des tests anti-pollution, le plus grave de l’histoire du groupe automobile.« Je n’ai pas de sympathie pour les managers qui commencent par entraîner une entreprise de premier plan dans une crise potentiellement mortelle et qui défendent ensuite leurs primes personnelles lors d’un débat public », déclare Wolfgang Schäuble dans les colonnes du Frankurter Allgemeine Sonntagszeitung. « Cela montre que quelque chose ne fonctionne pas. »Volkswagen prévoit de verser aux douze membres de son directoire 63,24 millions d’euros au titre de l’année passée, marquée par une perte record en raison du coût des litiges et indemnisations liés au « Dieselgate ». Volkswagen a déclaré le 22 avril une perte d’exploitation annuelle de 4,1 milliards d’euros, conséquence de 16,2 milliards d’euros de charges exceptionnelles liées au scandale.

Salaires du patron de PSA : l’indécence patronale

Salaires du patron de PSA : l’indécence patronale

 

Il faut sans doute que le patronat soit complètement inconscient ou irresponsable pour s’attribuer des augmentations de salaires comme celui du PDG de PSA, un salaire qui aura doublé en 2015. On ne peut sans doute contester les très grandes qualités de Carlos Tavares qui a largement contribué à redresser une entreprise en difficulté. À l’évidence le PDG de PSA se révèle être un manager de très haut niveau. Ce qui choque dans cette affaire c’est moins  le niveau de sa rémunération que le pourcentage aberrant de la croissance de cette dernière. On le sait,  les salaires comme les pensions ne progressent pratiquement plus dans France du fait notamment de l’absence (officielle) d’inflation. En clair les revenus sont presque bloqués. Du coup le doublement du salaire du patron de PSA a parait  particulièrement scandaleux. Cela démontre à l’évidence combien certains patrons sont coupés des réalités sociales y compris de celles de leurs propres entreprises. On objectera que d’autres patrons en France et encore davantage l’étranger gagnent  des sommes encore beaucoup plus considérables (à commencer par le PDG de Renault). Mais la folie de certains ne saurait justifier celle des autres. Cela d’autant plus que la crise a très fortement accentué les inégalités et qu’elle contraint en outre nombre de salariés à accepter des conditions sociales plus dégradées que précédemment. Carlos Tavares a touché 5.245.284 euros pour l’exercice 2015 contre 2.750.936 euros en 2014, selon le document de référence du groupe. « Les représentants de l’Etat ont voté contre la rémunération de Carlos Tavares en conseil d’administration et votera contre en assemblée générale. L’Etat ne fait là qu’appliquer sa doctrine sur les rémunérations dans les entreprises privées dont il actionnaire minoritaire », précise le ministère de l’Economie. « Cette politique s’applique à Carlos Tavares comme à tous les dirigeants des entreprises dans ce cas pour lequel l’Etat comme actionnaire défend une plus grande modération salariale et avait demandé, lorsque la doctrine a été mise en place, des baisses de l’ordre de 30%. » L’Etat français détient 14% de PSA, à parité avec la famille Peugeot et le chinois Dongfeng Motor.

(Avec Twitter)

 

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