Archive pour le Tag 'sacrifiée » ?'

Brexit : La pêche sacrifiée ?

Brexit : La pêche sacrifiée ?

 

 

La pêche faisait partie des derniers ajustements de l’accord commercial convenu entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. On sait depuis longtemps que l’Allemagne militait pour un accord à tout prix préservant le marché commun. L’Allemagne a obtenu satisfaction comme le Royaume-Uni concernant l’absence de droits de douane sur les échanges de biens. Restait  le différend sur la pêche qui ne concerne que quelques pays dont la France.

Un accord à l’arrache a été obtenu un peu sur le dos des pêcheurs et encore pour une période transitoire. La France et l’Union économique ont plié. Pour preuve l’Union économique et la France prévoient déjà des plans de soutien financier pour une activité dont l’équilibre était déjà très fragile. L’accord prévoit finalement qu’au terme d’une période de transition de cinq ans et demi, jusqu’en juin 2026, les pêcheurs de l’Union européenne devront chaque année reverser au Royaume-Uni une somme équivalant à 25% de leurs prises dans les eaux britanniques (soit 160 millions d’euros environ).

L’accès aux eaux britanniques devra alors être renégocié annuellement, notamment s’agissant des eaux territoriales, situées entre 6 et 12 miles marins au large des côtes du Royaume-Uni. Mais une décision qui bouleverserait l’équilibre actuel exposerait Londres à des représailles sous forme de droits de douane.

La période de transition est plus longue que les trois ans acceptés initialement par la Grande-Bretagne mais plus courte que les 14 ans réclamés au départ par l’UE, a souligné Boris Johnson. Et la somme versée par les pêcheurs européens à partir de 2026 reviendra à accroître « d’environ deux tiers les prises des pêcheurs britanniques dans les eaux du Royaume-Uni », se félicite Downing Street. Reste à régler la question de son calcul, et notamment des prix retenus pour évaluer la valeur des poissons pêchés.

Le négociateur européen Michel Barnier a estimé que cet accord demanderait « des efforts » aux pêcheurs de l’UE. Mais il a assuré qu’ils seraient « accompagnés » par l’Union européenne.

 

Société : »Génération Covid sacrifiée » ?

Société : »Génération Covid sacrifiée » ?

Jean-Hervé Lorenzi , président du Cercle des économistes lance dans la Tribune de premières pistes de réflexion pour éviter que la génération covid ne soit sacrifiée.

Aujourd’hui, ils sont 9,2 millions de jeunes âgés de 18 à 29 ans en France. Parmi eux, si l’on cumule ceux qui sont au chômage et ceux qui n’ont ni emploi ni formation, ils sont plus d’un tiers dans une situation extrêmement difficile. Cela ne date pas du Covid mais, évidemment, des choses se sont détériorées depuis.

Sans accès au RSA, face à un marché du travail ébranlé par la crise et un futur qu’on ne pourrait se risquer à deviner, les jeunes font partie des plus touchés par la crise économique. Pire, 12,5% vivent sous le seuil de pauvreté. En ce sens, l’accompagnement et la protection des jeunes en France doivent être une priorité des politiques de relance.

Une série de mesures ciblées a été prise ces dernières semaines pour pallier la précarité de certains jeunes. La dernière en date est celle de la ministre du Travail, qui assurera à 70000 jeunes actifs un revenu minimum de remplacement. Mais ces aides exceptionnelles sont par nature court-termistes, et les perspectives de ces jeunes en situation de précarité ne leur permettent pas d’envisager sereinement l’avenir à moyen ou long terme.

Leur insertion sur le marché du travail est ralentie, précaire ou incertaine. Il ne s’agit pas d’opposer la situation sociale à la crise sanitaire, mais il est essentiel de s’interroger sur les perspectives qui s’offrent aux jeunes en France dans les mois à venir. La jeunesse, principale victime de la Covid 19 ? A la vue des statistiques et des histoires personnelles, le constat est implacable.

Redéfinissons clairement les problèmes, sortons des mesurettes, et allons vers des solutions inclusives qui prennent en compte tous les aspects. Le Cercle des économistes propose quatre types de solutions.

Il faut multiplier par 10 toutes les formations de requalification, notamment l’école de la deuxième chance. Pour les jeunes en fin d’études qui, du fait de la Covid, ne peuvent entrer sur le marché du travail, il faut mettre en place une rémunération à hauteur du RSA. D’une manière générale, la rémunération des jeunes doit être étendue, dans le cadre d’un contrat, à tous ceux qui s’engagent dans une formation qualifiante, un apprentissage ou la recherche active d’un emploi. Ne parlons plus de société d’assistance mais de société contractuelle. Le gouvernement propose d’augmenter le nombre de participants au service civique ; cela n’a de possibilité de se réaliser que si l’on augmente assez significativement l’indemnisation de cette catégorie de jeunes. Bien d’autres mesures peuvent être envisagées, notamment sur le logement, mais si l’on n’intervient pas plus, nous aurons réellement une génération sacrifiée.

L’heure n’est plus aux tergiversations, ni aux promesses, mais à une concertation de tous sur cette épineuse question. C’est pourquoi le Cercle des économistes, fidèle à sa conviction sur l’importance d’un débat ouvert et accessible, organise ce jeudi une série de débats sur la question : « Comment éviter une génération sacrifiée ? » Il s’agit de l’avenir du pays.

Jean-Hervé Lorenzi est président du Cercle des économistes.

« Génération Covid sacrifiée » ?

« Génération Covid sacrifiée » ?

 

Jean-Hervé Lorenzi , président du Cercle des économistes lance dans la Tribune de premières pistes de réflexion pour éviter que la génération covid ne soit sacrifiée.

 

Aujourd’hui, ils sont 9,2 millions de jeunes âgés de 18 à 29 ans en France. Parmi eux, si l’on cumule ceux qui sont au chômage et ceux qui n’ont ni emploi ni formation, ils sont plus d’un tiers dans une situation extrêmement difficile. Cela ne date pas du Covid mais, évidemment, des choses se sont détériorées depuis.

Sans accès au RSA, face à un marché du travail ébranlé par la crise et un futur qu’on ne pourrait se risquer à deviner, les jeunes font partie des plus touchés par la crise économique. Pire, 12,5% vivent sous le seuil de pauvreté. En ce sens, l’accompagnement et la protection des jeunes en France doivent être une priorité des politiques de relance.

Une série de mesures ciblées a été prise ces dernières semaines pour pallier la précarité de certains jeunes. La dernière en date est celle de la ministre du Travail, qui assurera à 70000 jeunes actifs un revenu minimum de remplacement. Mais ces aides exceptionnelles sont par nature court-termistes, et les perspectives de ces jeunes en situation de précarité ne leur permettent pas d’envisager sereinement l’avenir à moyen ou long terme.

Leur insertion sur le marché du travail est ralentie, précaire ou incertaine. Il ne s’agit pas d’opposer la situation sociale à la crise sanitaire, mais il est essentiel de s’interroger sur les perspectives qui s’offrent aux jeunes en France dans les mois à venir. La jeunesse, principale victime de la Covid 19 ? A la vue des statistiques et des histoires personnelles, le constat est implacable.

Redéfinissons clairement les problèmes, sortons des mesurettes, et allons vers des solutions inclusives qui prennent en compte tous les aspects. Le Cercle des économistes propose quatre types de solutions.

Il faut multiplier par 10 toutes les formations de requalification, notamment l’école de la deuxième chance. Pour les jeunes en fin d’études qui, du fait de la Covid, ne peuvent entrer sur le marché du travail, il faut mettre en place une rémunération à hauteur du RSA. D’une manière générale, la rémunération des jeunes doit être étendue, dans le cadre d’un contrat, à tous ceux qui s’engagent dans une formation qualifiante, un apprentissage ou la recherche active d’un emploi. Ne parlons plus de société d’assistance mais de société contractuelle. Le gouvernement propose d’augmenter le nombre de participants au service civique ; cela n’a de possibilité de se réaliser que si l’on augmente assez significativement l’indemnisation de cette catégorie de jeunes. Bien d’autres mesures peuvent être envisagées, notamment sur le logement, mais si l’on n’intervient pas plus, nous aurons réellement une génération sacrifiée.

L’heure n’est plus aux tergiversations, ni aux promesses, mais à une concertation de tous sur cette épineuse question. C’est pourquoi le Cercle des économistes, fidèle à sa conviction sur l’importance d’un débat ouvert et accessible, organise ce jeudi une série de débats sur la question : « Comment éviter une génération sacrifiée ? » Il s’agit de l’avenir du pays.

Jean-Hervé Lorenzi est président du Cercle des économistes.




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