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Affaire Ghosn : le Japon se ridiculise avec sa justice hypocrite

Affaire Ghosn : le Japon se ridiculise avec sa justice hypocrite

Il  y a évidemment quelque chose de surréaliste dans la condamnation par le Japon de l’ancien président de Renault et Nissan. Pire, Nissan à l’origine de l’affaire a non seulement été complice de Ghosn mais plusieurs de ses dirigeants dont le directeur général ont aussi pioché dans la caisse. Il est donc parti particulièrement savoureux de lire le dernier communiqué de Nissan :  « La fuite de Carlos gone vers le Liban sans la permission du tribunal, en violation des conditions de sa liberté sous caution, bafoue le système judiciaire japonais. Nissan trouve cela extrêmement regrettable». C’est oublier que pour la justice de samouraï en papier mâché, il y a deux poids deux mesures au Japon..Une culture samouraï très malléable et même ridicule quand on sait par exemple qu’aucun dirigeant de responsable de l’accident nucléaire de Fukushima qui a fait notamment 45 morts n’ont été mis en prison et ont été même dispensés de toute sanction.

Les trois anciens dirigeants de Tepco, qui n’ont cessé de mentir pendant toute la durée de la catastrophe, ont été acquittés par la justice qui ne les estime pas responsable de négligence. Huit ans et demi après l’accident nucléaire de Fukushima, ils encouraient de la prison ferme. Ils étaient les seules personnes physiques à être jugées dans le cadre de ce sinistre, le pire accident nucléaire après Tchernobyl (Ukraine) en 1986.

Huit ans et demi après l’accident nucléaire de Fukushima, les trois ex-dirigeants de la compagnie Tepco ont été acquittés par le tribunal de Tokyo qui a jugé qu’ils ne pouvaient être tenus coupables des conséquences de la catastrophe nucléaire survenue à la suite d’un gigantesque tsunami.

L’ancien président du conseil d’administration de Tokyo Electric Power (Tepco) au moment du drame, Tsunehisa Katsumata (79 ans), ainsi que deux anciens vice-PDG, Sakae Muto (69 ans) et Ichiro Takekuro (73 ans), avaient plaidé non coupables devant le tribunal de Tokyo.

Ces trois anciens responsables de l’opérateur de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, dévastée par le tsunami du 11 mars 2011, sont les seules personnes physiques à être jugées dans le cadre de cette catastrophe, le pire accident nucléaire après Tchernobyl (Ukraine) en 1986.

Ce 19 septembre 2019 « pourrait devenir un jour historique dans les efforts des victimes du désastre pour obtenir justice », a commenté Shaun Brunie, spécialiste de l’énergie nucléaire au sein de l’organisation écologiste Greenpeace. L’accident de Fukushima a été qualifié de « désastre créé par l’homme » par une commission d’enquête japonaise, car l’humain n’a pas su le prévenir ni le maîtriser.

Les poursuites engagées contre les ex-dirigeants s’appuient sur le décès de 45 patients de l’hôpital de Futaba, à quelques kilomètres de la centrale, lors de leur évacuation d’urgence dans des conditions extrêmes, avec un bus qui a tourné en rond pendant plusieurs heures. Pour ces personnes âgées, l’épreuve s’est avérée insurmontable.

Les procureurs avaient refusé à deux reprises d’engager des poursuites contre les dirigeants de Tepco, arguant que les éléments du dossier étaient insuffisants. Mais un réexamen de l’affaire en 2015 par un panel de citoyens (une procédure peu utilisée au Japon) a tranché pour un procès au pénal.

Les trois accusés se voient reprocher par les plaignants d’avoir péché par inaction, alors qu’ils avaient connaissance du risque d’un tsunami majeur aux abords de la centrale construite en bord de mer, à quelque 220 kilomètres au nord-est de Tokyo. L’esprit samouraï n’a guère soufflé sur la justice japonaise. Enfin le nationalisme japonais et ses contradictions discréditent un régime obsolète tant sur le plan de la justice que même en matière d’économie. Le Japon est en effet englué dans une dépression depuis des dizaines d’années et un endettement mortifère. Notons enfin que le taux de pauvreté est l’un des plus importants des pays développés.

Carlos Ghosn a fui le Japon et sa justice médiévale et nationaliste

Carlos Ghosn a fui  le Japon et sa justice médiévale et nationaliste  

 

Comme nombre de patrons sans doute mais  de gros sabots, Carlos Ghosn a confondu son portefeuille et celui des entreprises qu’il dirigeait. Ceci étant,  s’il fallait mettre en prison les patrons qui se livrent à cet exercice, il faudrait sans doute construire des établissements pénitentiaires. Carlos Ghosn a été piégé par le directeur général de Nissan qu’il a dénoncé. Le problème c’est que depuis, le même directeur général de Nissan a été pris la main dans le sac et contraint  à la démission. Certes Carlos Ghosn mérite sans doute certains reproches dans le domaine de ses rémunérations mais cela ne justifiait pas son incarcération  brutale et prolongée au Japon. En fait ;il s’agit d’une affaire politico- financière. En effet le Japon est actuellement engagé dans la voie d’une rose rejaponisation  de son économie. Ce pays a tenté de récupérer Nissan sauvé par Renault et Carlos Ghosn. Le nationalisme japonais est d’autant plus surprenant que ce pays a surtout fondé son développement sur les exportations. Le Japon s’accommode bien des échanges de biens mais pas des conceptions démocratiques extérieures. Ainsi son système judicaire est complètement médiéval et une personne mise en examen peut rester des mois ou des années en prison sans avoir été jugées tant qu’il n’avoue pas. Carlos Ghosn de ce point de vue a eu raison de fuir le Japon et cette justice d’un autre temps. Du point de vue économique, le Japon vient de découvrir que la japonisation de Nissan serait une erreur stratégique car le temps est à la constitution de très grands groupes internationaux notamment pour investir dans les nouvelles technologies et les nouveaux modes de propulsion. Toute cette affaire ressemble à un énorme gâchis. Un gâchis dans les relations entre le Japon et la France, un gâchis dans l’affaiblissement du groupe Renault, un gâchis enfin concernant le management. En effet en dépit de ses défauts Carlos Ghosn était sans doute l’un des patrons performant au monde. Le management de Nissan ne s’est  d’ailleurs pas encore rétabli puisqu’un nouveau dirigeant japonais vient de démissionner encore récemment. Notons aussi la position très ambiguë de la France et surtout de Macon qui n’a jamais beaucoup apprécié Carlos Ghosn. Une action diplomatique un peu plus vigoureuse aurait sans doute évité à Renault de connaître une crise de management. La fuite de Carlos Ghosn ridiculise le Japon mais tout autant la France qui a laissé se fragiliser Renault.

 

 

Macronisme: incompétence dans sa dimension régalienne (Luc Rouban)

Macronisme: incompétence dans sa dimension régalienne     (Luc Rouban)

 

Luc Rouban, Directeur de recherche au CNRS, Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) considère que le macronisme ne comprend rien du pays et est incompétent à gérer la dimension régalienne. (extraits Tribune au Monde) )

« Pratiquant le libéralisme dans un pays qui n’a rien de libéral, Emmanuel Macron reste prisonnier d’une appréhension économiste et managériale du monde, explique le politiste Luc Rouban dans une tribune au « Monde ».

 

« Le face-à-face annoncé entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, qui signifie l’appauvrissement du débat politique, est loin de pouvoir exprimer ou résoudre le malaise démocratique, qui naît non pas de la convergence mais de la diversité des attentes sociales. Plusieurs sondages récents réalisés à l’automne (sondage Elabe pour BFM-TV du 29 octobresondage IFOP pour Le Journal du dimanche du 3 novembre), analysant les intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle de 2022, nous dévoilent un paysage politique figé.

Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont au coude à coude, les représentants de la gauche socialiste ne percent pas, Jean-Luc Mélenchon reste à son étiage habituel des 12 %, l’écologie politique rate une fois de plus son entrée dans la cour des grands en ne dépassant pas les 7 %, et les candidats de la droite parlementaire, quels qu’ils soient (les sondages émettent plusieurs hypothèses), ne suscitent aucun renouveau. Ces sondages nous apprennent également que 80 % des personnes interrogées pensent que l’action d’Emmanuel Macron n’a pas permis d’améliorer leur situation personnelle.

Il est vrai que deux années de macronisme ont débouché non seulement sur la multiplication des conflits, mais aussi sur leur radicalisation. Que l’on observe le débat autour du voile pour les accompagnatrices de sorties scolaires ou la multiplication des conflits sociaux longs, comme celui qui secoue la SNCF et ceux qui minent les services de police ou les établissements hospitaliers, voire les conflits politiques, comme celui qui secoue depuis 2018 les élus locaux des petites communes ou encore celui des « gilets jaunes », le même schéma est à l’œuvre.

 

Tout semble indiquer que la réalité du terrain ne parvient plus à prendre forme politique, alors que des conflits fondamentaux – soit philosophiques, sur le sens de la laïcité, soit sociopolitiques, sur les fonctions de l’Etat et la place des services publics, soit économiques, sur la compatibilité du capitalisme et de l’écologie – sont renvoyés à la société civile afin de libérer le gouvernement de choix difficiles. Celui-ci est tenté d’user et d’abuser d’une communication du « en même temps » qui ne résout évidemment rien et ne protège pas l’Etat, qui semble incompétent même dans sa dimension régalienne, comme l’a illustré l’affaire de l’usine Lubrizol à Rouen. » 

Chine: La banque centrale va aussi faire tourner sa planche à billets

Chine: La banque centrale va aussi faire tourner sa planche à billets

En annonçant un soutien accru du crédit et une baisse des taux d’intérêt, la banque centrale chinoise ne fait rien d’autre que d’accélérer la planche à billets comme la plupart des autres banques centrales-

 

Finalement,  une sorte de fuite en avant mondiale  qui déconnecte de plus en plus la valeur monétaire de la richesse réelle. Les autorités chinoises vont donc amplifier leur soutien au crédit et poursuivre la baisse des taux d’intérêt réels, a déclaré mardi le gouverneur de la Banque populaire de Chine (BPC), Yi Gang, ajoutant que Pékin voulait augmenter la capacité d’octroi de crédit des banques.

 

Les établissements de crédit sont invités à utiliser le taux préférentiel de prêt (TPP) comme référence lorsqu’elles accordent elles-mêmes des prêts, a ajouté Yi Gang lors d’une rencontre avec des représentants des principales banques du pays, parmi lesquelles figurent Industrial and Commercial Bank of China, Agricultural Bank of China et China Construction Bank.

L’endettement concerne à peu près tous les acteurs économiques, les entreprises, les particuliers et les collectivités publiques notamment locales. D’une certaine manière l’économie chinoise est sous perfusion financière la dette chinoise représentant au moins  300 % du PIB selon les estimations. Du coup les banques sont particulièrement menacées du fait de l’accumulation de créances douteuses par ailleurs difficile à évaluer. Une problématique complexe pour la Chine qui doit faire face à la baisse des exportations par le soutien à la demande intérieure. Mais . Quand l’endettement est élevé, les dangers sur les changes, les Bourses, le marché obligataire et les banques grimpent de concert .   Selon les estimations de Bloomberg Intelligence, la dette chinoise tourne autour de 300 % du Produit intérieur brut (PIB). Et les banques enregistrent une rapide progression des créances douteuses (prêts présentant un fort risque de non-remboursement). Dans ce contexte,. Pékin s’est engagé dans un ambitieux rééquilibrage de son modèle économique, plus orienté vers le marché, la consommation intérieure et les services mais la croissance continue de s’essouffler. l’activité manufacturière est dans le rouge depuis des mois et l’industrie est minée par de colossales surcapacités. Soucieuses d’éviter un atterrissage brutal et de prévenir des mouvements sociaux, le gouvernement relance donc une politique monétaire ultra-accommodante.

Glyphosate: sa fin n’est pas pour demain

Glyphosate: sa fin n’est pas pour demain

Au  delà des slogans et de l’affichage électoraliste, la question se pose de la fin du glyphosate. Sa suppression a été programmée en 2021 pour l’essentiel et en 2023 totalement. le problème c’est qu’on pourra difficilement gérer une transition aussi brutale ou alors il faudrait tout aussi brutalement changer de nature et de mode de production. Il ya aura donc sans doute des exceptions par rapport aux objectifs temporels fixé. L’OMS considère que le glyphosate est potentiellement dangereux pour la santé, sa suppression à terme est donc inévitable; reste que comme la transition énergétique, cela pourrait demander davantage de temps que prévu.  En outre certaines solution de remplacement paraissent mal adaptées à certaines cultures. Le désherbage mécanique n’est pas toujours le plus pertinent, il représente aussi un coût. Il ya des solution fantaisies et ridicules comme le désherbage au gaz ou à l’eau chaude, comme si ne n’était pas la pire contradiction écologique. Dans les communes sur les espace municipaux on désherbe souvent au gaz, pourquoi pas aussi au pétrole ? Le calendrier prévu de suppression du glyphosate sera difficile à tenir partout en l’état actuel des connaissances, et aura un coût élevé pour les agriculteurs, estime donc un rapport parlementaire demandant à l’Etat de préciser rapidement les cultures qui « bénéficieront d’une dérogation » d’utilisation en 2021. Interrogée dimanche sur ce rapport, la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, a affirmé que le gouvernement « reste résolu à sortir du glyphosate. Je confirme que l’objectif est bien de sortir de l’essentiel des usages au 1er janvier 2021, et de tous les usages au 1er janvier 2023″, a-t-elle affirmé dans l’Emission politique de France Inter, France Télévisions et Le Monde.

La mission parlementaire chargée d’évaluer le plan de sortie du glyphosate juge « inconscient d’attendre le 31 décembre 2020″ pour savoir « quelles situations culturales » devront obligatoirement cesser d’utiliser l’herbicide le 1er janvier 2021 et celles qui pourront bénéficier d’un délai. L’essentiel est que la glyphosate ne soit plus utilisé en laissant le temps de s’adapter.

La « mission d’information commune sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate », dirigée par les députés Jean-Luc Fugit (LREM) et Jean-Baptiste Moreau (LREM), demande que l’INRA et les instituts techniques agricoles précisent « au plus tard en juin 2020″ les situations « qui ne pourront supporter un arrêt du glyphosate le 1er janvier 2021 sans menacer la survie de l’exploitation ni son environnement »

« Il est crucial que le gouvernement clarifie son message à l’égard des agriculteurs, en premier lieu à l’égard de ceux qui seront soumis à l’interdiction du glyphosate dès le 1er janvier 2021″, ajoute le rapport en soulignant que la « transition » aura un « coût substantiel ».

Pour Mme Borne, « ce rapport est intéressant car il pointe que ce n’est pas en claquant des doigts qu’on décide comme cela qu’on arrête le glyphosate ». « Je pense qu’on a des premières filières qui pourront le faire sans doute plus rapidement que d’autres. Le président de la République l’avait dit, on souhaite avoir la première viticulture zéro glyphosate et je pense qu’ils sont en train d’agir pour que ce soit le cas », a-t-elle précisé.

Frais de main d’œuvre (12,7 millions d’euros d’heures supplémentaires), consommation de carburant multipliée par trois ou quatre (87 millions d’euros), investissements en matériels nouveaux et croissance des dépenses dans d’autres produits chimiques: la suppression de cet herbicide bon marché alourdira les charges des exploitations entre 50 et 150 euros l’hectare, selon le rapport.

Les coûts de production du blé augmenteraient de 10 euros la tonne. Les techniques alternatives de désherbage (passages supplémentaires de tracteurs et de machines) émettraient aussi 226.000 tonnes de CO2 supplémentaires, selon l’association générale des producteurs de céréales AGPB citée dans le rapport.

Les députés pointent plusieurs cas où la seule alternative au glyphosate est de détruire les mauvaises herbes à la main, ce qu’ils qualifient « d’impasse » tant les investissements en main d’œuvre seraient alors intenables. Le cas le plus « sensible » porte sur les exploitations pratiquant l’agriculture de conservation des sols, sans labour, qui permet d’absorber plus de carbone de l’atmosphère. Mais cette technique nécessite l’usage ponctuel d’un herbicide chaque automne pour nettoyer les parcelles avant le semis.

Le rapport signale aussi les cultures en pente (vignes…) difficiles à cultiver mécaniquement, les cultures des exploitations dites en « zones intermédiaires » sur des sols difficiles à travailler et peu productifs. Selon l’institut technique Arvalis, cité dans le rapport, « l’interdiction du glyphosate déstabiliserait ces exploitations concernées au point de menacer leur survie ».

Troisième impasse: les cultures destinées à des marchés spécifiques qui leur imposent des cahiers des charges très contraignants, comme la production de semences, qui utilise 8 tonnes de glyphosate par an pour 380.000 hectares en France, la production de lin textile, dont la France est le premier producteur mondial, et enfin celle de légumes frais et de conserve cultivés en plein champ (203.560 hectares) qui ne peut se permettre le moindre datura toxique, une plante qui pousse aux abords des champs et peut contaminer les moissons.

Enfin, le rapport propose la création d’une « plateforme nationale d’enregistrement des produits phytopharmaceutiques » pour centraliser aussi bien les achats de pesticides que leur utilisation.

Sondage Macron: 80% de l’opinion pessimiste sur le l’efficacité de sa politique .

Sondage Macron: 80% de l’opinion pessimiste sur le l’efficacité  de sa politique .

Dans un sondage Elabe pour BFM,  80% des Français déclarent que depuis le début du quinquennat l’action du président n’a pas amélioré leur situation personnelle. Peu optimistes, 80% estiment que d’ici la fin de son mandat, leur situation ne s’améliorera pas.

Concernant les préoccupations nationales, les conclusions ne sont pas meilleures. A mi-mandat, 71% des sondés jugent que la politique du président n’a pas fait progresser la situation du pays. Sur le long terme, ils ne font pas montre d’une grande confiance puisque 68% d’entre eux estiment que d’ici 2022, son action n’améliorera pas la situation du pays.

Les domaines où l’action d’Emmanuel Macron est jugée la plus insatisfaisante sont la baisse des dépenses publiques (74%) ( ce qui est faux d’après l’évolution des prélèvements obligatoires NDLR), , la politique en matière d’immigration (74%), la politique environnementale (73%), la politique sociale (72%) et la politique en faveur du pouvoir d’achat (71%). La confiance des Français envers le président apparaît donc assez dégradée par rapport au début de son mandat.

Elabe pour BFMTV – 80% des Français déclarent que depuis le début du quinquennat l’action du président n’a pas amélioré leur situation personnelle.

Le président parvient toutefois à se démarquer sur sa capacité à gérer les questions de sécurité nationale (44% des sondés se disent satisfaits) et sur la représentation de la France à l’international (43% satisfaits).

Emmanuel Macron souffre d’un effritement de son image politique. Par rapport au début du mois de septembre, lors de la rentrée politique, il est jugé plus autoritaire (+2), moins courageux (-7), moins sincère (-7), moins capable de réformer le pays (-3) et moins capable de rassembler les Français (-3). Cette défiance croissante creuse un peu plus le fossé entre les classes populaires et l’exécutif. En effet, l’image du président se détériore très fortement chez les catégories sociales populaires alors qu’elle s’améliore chez les cadres et classes moyennes.

La polarisation politique sur l’image du président s’accentue également puisque ces mêmes traits d’image se détériorent fortement au sein des électorats de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, alors qu’ils s’améliorent au sein de son cœur électoral.

Macron veut reprendre sa tournée théâtrale du « grand débat »

Macron veut reprendre sa tournée théâtrale du « grand débat »

Macron va reprendre sa tournée théâtrale du grand débat,  ce qui lui permet de solliciter les grands médias notamment télévisés pendant des heures sur sa personne. Macron justifie ce cirque médiatique par la nécessité de dialoguer directement avec les Français.  La vérité c’est que la république en marche comporte très peu de leaders capables de peser pour valoriser la politique gouvernementale. Or Macron, il faut le dire, est excellent dans cet exercice. Il peut tenir pendant des heures devant un auditoire alibi et inonder spectateur et téléspectateurs de sa diarrhée verbale. Ce n’est d’ailleurs pas véritablement une prestation politique mais plutôt une sorte de one-man-show style stand-up dans lequel Macron excelle pour parler de tout et surtout de rien en mêlant des aspects pseudos scientifiques à des propos réellement populistes. De la merde dans un bas de soie comme avait dit Napoléon à Talleyrand. Macron a déjà commencé son exercice

Six mois après la fin de la première concertation nationale, qualifiée d’”inédite” à l’époque, le chef de l’Etat a renoué avec l’exercice mardi lors d’un débat de deux heures consacré à la lutte contre la pauvreté à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne) et devrait continuer sur cette lancée dans les prochains mois.

“Le grand débat a fait ses preuves” donc “on en aura sur d’autres sujets”, indique-t-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron.

Dossier phare de la rentrée, l’épineuse réforme des retraites va faire ainsi l’objet d’une “concertation citoyenne” à l’automne qui doit servir à recueillir l’avis des Français sur les pistes avancées en juillet par le Haut commissaire chargé des retraites, Jean-Paul Delevoye.

“Il ne s’agit pas de faire un ‘copier-coller’ du grand débat, mais nous en reprendrons l’esprit et certains des outils ayant fait leurs preuves, comme le principe d’une plateforme numérique, ou l’organisation de réunions publiques autour d’élus locaux ou d’associations”, a expliqué Edouard Philippe lors d’une conférence de presse jeudi.

“A la fin du mois de septembre”, Emmanuel Macron “lancera cette démarche, et nous ouvrirons la plateforme numérique qui permettra à nos concitoyens de s’informer et de s’exprimer”, a ajouté le Premier ministre, précisant que ces consultations se termineraient “à la fin de l’année”.

Amazonie: Trump retourne encore sa veste

Amazonie: Trump retourne encore sa veste

 

 

Avec Trump, on commence à avoir l’habitude, quand il apporte un soutien timide à une orientation internationale, le lendemain il se fend d’un tweet contredisant la position  de la veille. Il vient encore de le  faire encore à propos de l’Amazonie. Le G7 avait proposé  d’apporter une aide de 20 millions de dollars pour  éteindre l’incendie catastrophique d’une partie de l’Amazonie. Pour ne pas déplaire à son ami d’ultra droite, président du Brésil, Trump  a tenu à indiquer que les États-Unis ne contribueraient pas financement de l’enveloppe prévue. Pire, il a assuré que le Bolsonaro, le président brésilien, faisait de son mieux mettre fin à la catastrophe mondiale que constitue l’embrasement d’une partie poumon du monde.Pourtant Emmanuel Macron avait laissé entendre que tous les membres du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Canada), réunis en sommet de samedi à lundi à Biarritz, participaient à cette aide d’urgence.

Sollicité par Reuters, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale Garrett Marquis a précisé que Washington était bien disposé à offrir son aide au Brésil mais plutôt en lien direct avec le gouvernement de Jair Bolsonaro.

“Les Etats-Unis (…) n’ont pas donné leur accord à une initiative commune du G7, qui s’est faite sans consultation avec le président Bolsonaro”, a déclaré Garrett Marquis dans un courrier électronique. “L’aide la plus constructive nécessite une coordination avec le gouvernement brésilien.”

Le président français avait inscrit les violents incendies qui grignotent la plus grande forêt tropicale du monde à l’ordre du jour du dernier sommet du G7.

“Les Etats-Unis sont avec nous aussi bien sur la biodiversité que sur l’initiative amazonienne”, a assuré Emmanuel Macron lundi, lors d’une conférence de presse au côté du président chilien, Sebastian Pinera.

La volonté d’Emmanuel Macron d’aborder le sujet à Biarritz, en l’absence des pays concernés, a hérissé Jair Bolsonaro qui a reproché à son homologue sa mentalité “colonialiste” et s’est vu taxer en retour de mensonges sur ses engagements climatiques.

Le chef de l’Etat brésilien refuse pour l’heure la proposition du G7 tant qu’il n’aura pas obtenu des excuses de la part d’Emmanuel Macron.

Richard Lough avec Simon Carraud, édité par Jean-Stéphane Brosse

 

De Rugy vire sa directrice de cabinet pour cacher ses propres frasques

De Rugy vire sa directrice de cabinet pour cacher ses propres frasques

De Rugy vire sa directrice de cabinet qui a indûment bénéficié d’un logement HLM à Paris pendant une douzaine d’année. Une mesure sans doute pour masquer les propres frasques de  Rugy. En effet l’éviction de Nicole Klein, directrice de cabinet,  intervient alors que François de Rugy lui-même a été ciblé sur son train de vie par Mediapart. Dans une enquête publiée mercredi, le site a décrit la “vie de château sur fonds publics” qu’auraient menée l’ancien président de l’Assemblée et son épouse en conviant des amis lors de “somptueuses agapes” dans les salons de l’hôtel de Lassay, résidence du président de l’Assemblée. S’exprimant sur France Inter mercredi, François de Rugy a qualifié de “grotesque” sa mise en cause par Mediapart. Il a publié dans la nuit de mercredi à jeudi un long message sur Facebook dans lequel il prône la “transparence” et publie l’ensemble des réponses qu’il dit avoir fournies par écrit aux questions, elles aussi transmises par écrit, de Mediapart.

Accord UE-Mercosur : Macron retourne sa veste

Accord UE-Mercosur : Macron retourne sa veste

Jusque là, Macron s’était montré particulièrement prudent vis-à-vis du projet d’accord commercial Mercosur entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay. Il avait même indiqué qu’il s’opposerait à cet accord s’il ne prenait pas en compte la problématique agricole française. Évidemment une simple précaution oratoire car Macron a toujours été favorable à tous les accords commerciaux très libéraux. En clair, on va sans doute sacrifier une partie de la production agricole française pour mieux exporter certains biens manufacturiers. La concurrence sur les produits agricoles risque d’être faussée compte tenu des conditions de production dans les pays d’Amérique du Sud sans parler évidemment de la qualité de produits poussés aux OGM et-ou  aux engrais et aux pesticides. De toute façon cet accord va entrer en vigueur avant même la ratification par chacun des pays membres de l’union économique. Une ratification qui demandera des mois et des années tandis que le traité lui sera immédiatement applicable. Pour se rendre compte du marché de dupes du Mercosur, il suffit de lire avec attention les déclarations particulièrement floues de Macron :“Je considère que cet accord à ce stade est bon compte tenu du fait que les demandes que nous avions formulées ont été intégralement prises en compte par les négociateurs”, a estimé le chef de l’Etat français lors d’une conférence de presse à Osaka, au Japon, à l’issue du sommet du G20.“Cet accord reconnaît nos indications géographiques”, il fait référence au “respect explicite de l’accord de Paris” sur le climat, il respecte nos “normes environnementales et sanitaires” et “les premiers éléments dont nous disposons indiquent” que les préoccupations en matière de protection des filières sensibles “ont été prises en compte”, a-t-il précisé.“Il faut maintenant vérifier tout cela dans les phases à venir, ça va dans la bonne direction, mais nous serons très vigilants sur toutes les rédactions finales, sur le processus de ratification et surtout sur le processus de suivi”, a-t-il poursuivi.“Quelques semaines après l’élection européenne, inacceptable signature d’un accord Mercosur-UE qui va exposer les agriculteurs européens à une concurrence déloyale et les consommateurs à une tromperie totale”, a dénoncé la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, sur Twitter.Pour la Confédération paysanne, il est “inadmissible de voir l’UE valider” cet “accord mortifère”. “Sacrifice de l’agriculture et de l’élevage sur l’autel d’un commerce cannibale et d’une course folle à la croissance au détriment du climat, de la planète et des hommes”, a-t-elle écrit sur Twitter.“A quoi bon demander en France et en Europe une montée en gamme en termes de qualité et de respect de l’environnement si c’est pour importer des produits contraires à cet effort?”, s’est interrogé pour sa part le syndicat Jeunes agriculteurs.

 

Négociations avec les USA : Macron retourne sa veste

Négociations avec les USA : Macron retourne sa veste

Après avoir été partisan d’un accord commercial avec les États-Unis, Macron fait volte-face sans doute en raison de la proximité des élections européennes. Macron a d’abord milité pour cet accord, ensuite il a adouci sa position en demandant que l’agriculture en soit exclue, enfin en perdition dans les sondages, Macron se voit maintenant contraint de voter contre l’ouverture des négociations La France votera contre l’ouverture de négociations commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Cela en prétextant un contexte de menaces commerciales répétées de Donald Trump et de la sortie annoncée des Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat “La France ne veut pas de guerre commerciale ou de tension avec les Etats-Unis” mais ne peut rompre son engagement de lutter contre le changement climatique et juge que céder aux pressions américaines n’est pas une bonne idée, a insisté la source, jugeant probable que la France soit le seul pays européen à s’opposer à l’ouverture des négociations. Les Européens ont convenu provisoirement jeudi d’ouvrir officiellement ces négociations, une décision censée détendre les relations entre les deux premiers blocs économiques de la planète. La décision doit être maintenant soumise à l’approbation de chaque pays à l’échelon ministériel. Les ministres de l’Agriculture de l’UE se rencontreront lundi à Bruxelles. L’opposition de la France sera notifiée jeudi soir aux autorités européennes. Elle n’empêchera pas l’ouverture des négociations, si les Etats-Unis le souhaitent également, la décision se prenant côté européen à la majorité qualifiée. La Commission européenne, qui coordonne la politique commerciale de l’Union, a sollicité deux mandats de négociation, le premier en vue de réduire les droits sur les biens industriels et le second destiné à aider les entreprises à prouver que leurs produits sont conformes aux normes de l’UE ou à celles des Etats-Unis. La France s’opposera aux deux mandats, a-t-on précisé. Le président américain avait accepté en juillet de surseoir à l’imposition de droits de douane punitifs sur les voitures importées de l’Union européenne. Toutefois, des droits de douane continuent de s’appliquer sur l’acier et l’aluminium importés de l’Union et Donald Trump a menacé mardi d’imposer des droits de douane sur 11 milliards de dollars de produits européens, arguant de l’impact négatif des subventions européennes accordées à Airbus.“Nous ne sommes jamais rentrés dans l’idée qu’il fallait faire montre de faiblesse pour s’attirer les faveurs de monsieur Trump”, a poursuivi la source. “L’idée que, par des concessions, en cédant à la pression, on améliorera notre situation vis-à-vis des Etats-Unis n’est pas une bonne idée.”“Nous disons que, dans le contexte de menaces commerciales, encore ces derniers jours avec Boeing-Airbus, on ne va pas récompenser les Etats-Unis”, a-t-elle encore déclaré. La vérité n’est sans doute pas d’ordre commercial mais politique. Macron cherche à regagner une popularité perdue qui à prendre à revers ses propres orientations et à s’isoler au sein de l’Europe.

 

Jean Tirole perd son sang froid et sa rigueur scientifique

Jean Tirole perd son sang froid et sa rigueur scientifique

Le prix Nobel d’économie perd son sang-froid dans une longue tribune -ci-dessous -en forme de pamphlet contre les gilets jaunes. Il mélange habilement des constats évidents, de vraies interrogations, des analyses pertinentes avec des poncifs et des contrevérités. En clair, il prend nettement position en faveur des thèses du pouvoir. Mais de plus,  il conteste l’utilité d’un grand débat et condamne par avance ses dérives possibles. Jean Tirole  s’avance sur les terrains mouvants de la politique vis-à-vis desquels il n’a pas de compétence particulière. Certes il est reconnu pour ses travaux économiques au niveau international mais pas davantage que Piketty qui dit à peu près le contraire.  qui a raison ? Sans doute ni l’un ni l’autre ou partiellement les deux.  il faudrait rappeler aux intéressés que l’économie est loin d’être une science exacte. En outre, il est dangereux s’aventurer dans des poncifs  comme par exemple la taxation du carbone (récemment remises en cause par d’autres prix Nobel leur d’une conférence à dauphine).  Autre exemple celui de la demande de service public qui serait contradictoire avec les exigences budgétaires. Or les Français n’ont jamais demandé nécessairement de services coûteux et la rationalisation des moyens du service public n’est pas contradictoire avec son existence voir même son développement. Jean Tirole  balaye d’un revers de main l’affaire de l’ISF. La vision de Jean Tirole  est uniquement macro-économiques. Or seul une évaluation sectorielle et micro-économique de chaque élément constituant du service public peut permettre de le rendre plus performant et moins coûteux. La tribune de Jean Tirole  est davantage une lettre d’opinion qu’une lettre de scientifiques. Jean Tirole  gagnerait en crédibilité à se limiter à la problématique qu’il connaît plutôt que de s’immiscer sur le terrain  politique. Comme Piketty d’ailleurs, comme la part des économistes, Jean Tirole  devrait montrer davantage de modestie et beaucoup moins de certitudes car jusqu’alors aucune étude économique, aucun modèle n’a jamais prévu les grandes ruptures qu’a connues le monde. D’une certaine manière, la lettre de Jean Tirole  comme les positions de Piketty participent de l’hystérisation du débat en France. Dommage pour des scientifiques ! Chez Piketty 10 comme chez Jean Tirole, il manque un élément essentiel dans la démarche : le doute qui les empêcherait de s’enivrer du parfum de certitudes discutables.

Tribune de Jean Tirole 

« En réaction à l’actuelle révolte des « gilets jaunes » en France, le président Macron a décidé d’organiser  un grand débat national. Au cours des prochains mois, groupes de réflexion au niveau local, consultations sur Internet et conférences citoyennes régionales s’alterneront afin d’évaluer les points de vue de l’opinion publique française sur quatre problématiques : politique environnementale, démocratie et identité, impôts, et organisation de l’Etat.

La démarche initiée par Emmanuel Macron se heurte néanmoins à trois obstacles. Pour commencer, l’opinion publique française est pleine de contradictions. Les « gilets jaunes » souhaitent par exemple moins d’impôts et plus de services publics. Aucune de ces demandes n’est irraisonnable, mais une telle approche budgétaire n’est pas non plus viable dans un pays où  la dépense publique atteint 57 % du PIB, et où le ratio dette/PIB, d’ores et déjà estimé à 100 %,  omet d’inclure d’importants passifs publics hors bilan, tels que les retraites non financées.

La situation est d’autant plus complexe que les Français soutiennent majoritairement non seulement les « gilets jaunes », dont la révolte a débuté par  une rébellion contre la taxe carbone, mais aussi une initiative consistant à attaquer l’Etat français en justice pour son inactivité dans la lutte contre le changement climatique.

L’ISF, totem éternel

Par ailleurs, dans le cadre de leur révolte contre les inégalités, les « gilets jaunes » tendent à se focaliser sur  la baisse de l’impôt sur la fortune décidée par Macron, qui rapportait auparavant 5 milliards d’euros par an – une bagatelle en comparaison avec les 188 milliards générés annuellement par la TVA. Les manifestants se plaignent également des salaires perçus par les hauts responsables gouvernementaux. Or, les « gilets jaunes » ne formulent aucune proposition concrète en réponse à deux facteurs importants d’inégalités en France : l’éducation et l’accès au marché du travail.

D’après le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa), l’écart de performance en matière d’éducation entre les élèves issus de milieux défavorisés et le reste de la population est plus élevé en France que dans n’importe quel autre pays de l’OCDE. En outre, non seulement le taux de chômage en France stagne aux alentours des 10 %, mais son marché du travail à deux vitesses oriente 90 % des nouvelles embauches – notamment les jeunes et les travailleurs peu qualifiés – vers des contrats à courte durée.

Perception erronée

Confronté à des demandes contradictoires, Emmanuel Macron devra par ailleurs affronter des obstacles profondément ancrés dans la perception de l’opinion publique. La manière dont les citoyens français entrevoient les conditions économiques s’inscrit rarement en phase avec la réalité.

Ils voient la France comme un pays particulièrement inégalitaire, dans lequel les plus fortunés ne paieraient pas d’impôts, où les retraités seraient systématiquement pris à la gorge, et où la lutte contre l’évasion fiscale (aussi nécessaire soit-elle) et la réduction des salaires des responsables politiques apporteraient d’importantes ressources. Or, aucune de ces affirmations ne résiste à un examen des statistiques et des comparaisons internationales.

Certes, le gouvernement n’a pas élaboré suffisamment rapidement les mesures de compensation face à l’impact combiné de l’augmentation du prix du pétrole, de celle (programmée) de la taxe carbone et de la suppression des subventions aux véhicules diesel. Pour autant, les Français reprochent au gouvernement les effets de politiques déraisonnables qui remontent à plusieurs décennies, notamment les subventions au diesel (maintenues pendant plus de 20 ans pour soutenir l’industrie automobile française) et les mesures gonflant la rente foncière dans les centre-villes.

Crispation sur le RIC

Le troisième obstacle réside dans la montée des violences. Ces dernières semaines, les menaces se sont amplifiées de la part des « gilets jaunes » à l’encontre des parlementaires, des journalistes, voire d’autres manifestants qui avaient exprimé une volonté de négocier avec le gouvernement.

Le gouvernement Macron se retrouve ainsi pris entre le marteau et l’enclume. Une consultation auprès des citoyens pourrait engendrer encore plus de désordre. Plusieurs siècles d’histoire politique enseignent la prudence face à l’actuel enthousiasme autour d’un  « référendum d’initiative citoyenne ».

En effet, c’est pour de bonnes raisons que la plupart des démocraties ont opté pour un gouvernement représentatif plutôt que pour le gouvernement par référendum. À tout le moins en théorie, les représentants du peuple sont en mesure de consacrer davantage de temps à une réflexion sur les compromis intrinsèques à la prise de décision politique, et ont davantage accès à l’expertise que les citoyens moyens. De même, à la différence des citoyens qui débattent au comptoir des cafés, sur Facebook et sur Twitter, les représentants élus voient leurs arguments soumis à un examen public ainsi qu’à une vérification des faits.

C’est également pour de bonnes raisons que certaines formes de décisions publiques se trouvent confiées à des juges, à des banques centrales ou des autorités réglementaires, tous indépendants du pouvoir politique. Protégés des échéances électorales et des lobbies, ces acteurs sont en mesure de fixer une vision à plus long terme, et de préserver les droits des minorités.

En s’affranchissant de ces garde-fous, les référendums en France risqueraient d’ouvrir la porte à l’abrogation des lois qui autorisent l’avortement, qui ont mis fin à la peine de mort, et qui reconnaissent le mariage homosexuel. Ces consultations pourraient également conduire à toutes sortes de politiques économiques démagogiques – de l’abaissement de l’âge du départ à la retraite aux mesures anti-immigration, voire à un « Frexit » pour la sortie de la zone euro ou de l’Union européenne.

D’un autre côté, si le gouvernement refuse de donner une suite réelle aux consultations civiques, le malaise ira en s’aggravant, les gilets jaunes ayant alors la « confirmation » que les élites n’écoutent pas les citoyens lorsque ceux-ci expriment leurs volontés.

Quels aspects positifs pourraient se dégager de cette démarche de consultation ? Un débat réussi permettrait d’impliquer de nouveau les Français dans la vie politique de leur pays. En France, le processus décisionnel est extrêmement centralisé, les politiques uniformes (malgré les timides tentatives du gouvernement visant à promouvoir l’expérimentation), et la participation civique faible. La réticence des élites à faire confiance aux citoyens, combinée au manque d’engagement et à l’immaturité occasionnelle des citoyens, génère en fin de compte une prophétie autoréalisatrice.

A la croisée des chemins

Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que  la volonté de se sentir « exister » - de participer à l’aventure et de se faire entendre dans les médias – soit devenue une composante palpable de l’expérience des gilets jaunes. Seulement voilà, leur désengagement passé et leur faible compréhension des réalités économiques pourraient prédisposer les citoyens français à formuler des exigences catégorielles, plutôt qu’à soutenir des réformes réalistes.

Une consultation correctement structurée, dans le cadre de laquelle les citoyens français soupèseraient le pour et le contre, recueilleraient des faits objectifs, et redécouvriraient le sentiment de communauté, pourrait se révéler une formidable réussite. Une fois que chacun aurait par exemple admis l’existence d’une irréconciliabilité (en l’absence d’une réforme profonde de l’Etat) entre la réduction des impôts et l’amélioration des services publics, un débat pourrait être mené autour de la manière d’atteindre un équilibre optimal des mesures politiques.

Tous les sujets doivent être mis sur la table. Les Français doivent réfléchir à la vocation de chacun des services publics, à la question de savoir si ces services remplissent leurs objectifs pour un coût raisonnable, et à celle de savoir si de meilleures alternatives sont possibles. C’est ce qu’ont fait les Canadiens et les Scandinaves dans les années 1990, lorsqu’ils se sont eux aussi retrouvés confrontés au dysfonctionnement de leurs services publics, à l’augmentation de leur dette publique, ainsi qu’à un taux de chômage élevé.

La France entre enfin dans un processus consistant à moderniser son économie tout en continuant de protéger ses citoyens. Le pays se trouve néanmoins à une croisée des chemins, et le risque demeure que ses citoyens ne l’entraînent sur la voie de l’intolérance et de la démagogie. »

Jean Tirole est le président honoraire de Toulouse School of Economics. Il a obtenu le prix Nobel d’Economie en 2014. 

Gérard Collomb : sa proposition de démission traduit le malaise avec Macron

 Gérard Collomb : sa proposition de démission  traduit le malaise avec Macron

 

Depuis que Gérard Collomb, ministre de l’intérieur a dénoncé l’hubris, ce péché d’orgueil qui ronge la personnalité de Macron, le climat s’est nettement détérioré entre le président de la république. Dans l’affaire Benalla, l’Élysée n’a guère apprécié que Gérard Collomb se dédouane de toute responsabilité vis-à-vis des débordements de l’homme de confiance de Macron. Fortement agacé par les interventions permanentes de Benalla auprès des responsables dépendant du ministère de l’intérieur, Gérard Collomb a remis à sa place Benalla. Il faut dire qu’il en a même rajouté feignant d’ignorer l’intéressé dans ses déclarations à la commission parlementaire. L’Élysée aurait souhaité qu’il prenne une position plus neutre voire qu’il défende Benalla mais Gérard Collomb a décidé de l’enfoncer en le considérant non pas comme un personnage central mais comme un petit délinquant occupant des fonctions de seconde zone à l’Élysée. Dans d’autres circonstances Gérard Collomb n’a guère apprécié la position jupitérienne de Macron considérant qu’il se comportait davantage en Bonaparte qu’en président de la république. Pour manifester sa rupture avec le style Macron, Gérard Collomb a donc brutalement annoncé qu’il démissionnerait de son poste de ministre d’État, ministre de l’intérieur pour reconquérir sa mairie de Lyon. Une annonce prématurée qui n’a guère été appréciée par l’Élysée. Comme les critiques continuent de pleuvoir de la part de l’entourage de Macron, Gérard Collomb frappe encore un nouveau coup et vient de d’offrir sa démission à Macron. Lequel a refusé car cela sanctionnerait de manière très officielle le divorce entre le président de la république et son principal soutien politique.

 

Amazon : mise en cause de sa position dominante par l’UE

Amazon : mise en cause de sa position dominante par l’UE

Dans un article précédent nous assistions sur les conséquences négatives d’accords commerciaux passés entre Amazon et Monoprix. Le même type d’inquiétude est maintenant partagé par l’union économique qui soupçonne évidemment Amazon d’utiliser les informations commerciales de ces nouvelles alliances à son seul profit. Nous indiquions alors : « L’accord entre Monoprix et Amazon est typique de la naïveté de certains décideurs. En effet l’accord prévoit qu’Amazon va favoriser la vente de produits distribués par Monoprix. Première observation, ce qui intéresse Amazon ce sont moins les produits que le portefeuille client. Une fois maitrisé Amazon ne va pas se priver de vendre d’autres marchandises que celles  de Monoprix y compris en substituant aux produits Monoprix des produits d’autres fournisseurs. .  Amazon continue de se structurer en France avec ses centres de stockage, distribution, de tri et son service ultra rapide de livraison. L’objectif est d’attaquer aussi  l’alimentaire quitte à passer des accords avec certains distributeurs français qui risquent- comme les producteurs-  tout simplement d’être à terme ubérisés voire de disparaitre.  On comprend bien que la grande distribution veuille développer la vente  rendue à domicile. Mais les alliances qui se nouent avec de grandes plateformes étrangères pourraient bien constituer uen sorte d’entrée du loup dans la bergerie. Une fois que les grandes plates formes auront maitrisé le portefeuille clients, elles pourront commercialiser d’autres produits, d’autres marques, d’autres origines et d’autres distributeurs.  D’une certaine manière, les grandes plateformes internationale, pourraient ubériser la distribution et mettre donc la grande distribution en situation de dépendance. » C’est exactement le souci de, Margrethe Vestager, commissaire européenne qui soupçonne le géant de Seattle d’utiliser les données qu’il collecte grâce aux détaillants présents sur sa plateforme de e-commerce, pour favoriser ses propres produits et donc, s’octroyer un avantage commercial. . Grâce à sa plateforme de vente en ligne, la deuxième capitalisation boursière mondiale, sait exactement ce que ses clients consomment. Amazon est aussi une place de marché, c’est-à-dire qu’il vend aussi les produits de marchands tiers, des marques qui ont besoin d’être sur Amazon pour toucher une large audience, et qui paient pour cela une redevance. Ce business de « marketplace » représente même la moitié de ses revenus en 2017

Droits de succession : abandonne sa principale réforme !

Droits de succession : abandonne sa principale réforme !

 

L’un des plus lèche-bottes du gouvernement à savoir Le délégué général de La République en marche (LaREM), Christophe Castaner, vient d’être pris à contre-pied par Macron. Il croyait évidemment faire plaisir au président de la république en annonçant la réforme fondamentale de Macron sur les droits de succession. Une annonce faite par Castaner  le vendredi et d énoncée par Macron lui-même lundi. Ce qui prouve à l’évidence qu’il y a un sérieux flottement dans la gouvernance et un manque de clarification sur les orientations politiques. C’était pourtant la mesure la plus significative de Macon qui compte tenu de sa dégringolade dans les sondages est contraints de reculer. Un recul qui marquera son quinquennat. Pire pour ne pas indisposer encore les retraités qui le soutiennent de moins en moins Macron sollicite une nouvelle fois la vulgarité en déclarant : « il ne faut pas emmerder les retraités ; cette reculade traduite un certain affolement du pouvoir dont la politique n’est plus soutenue que par environ 20 % de l’opinion publique cela d’autant plus que, fébrile, Macon multiplie les gaffes de communication en se montrant de plus en plus autoritaire et méprisant. Certes cette réforme était sans doute nécessaire vis-à-vis des gros patrimoines mais les Français craignaient sans doute à juste titre que Macon une nouvelle fois privilégie surtout les plus favorisés. D’où le sentiment général qu’il vaut au mieux ne rien changer dans ce domaine pour ne pas en être victime y compris pour les petits patrimoines. Selon un sondage Opinionway publié en mars, 80% des Français ne sont pas favorables aux droits de succession. Parmi eux, 75% estiment que le patrimoine transmis a déjà été imposé lorsque la personne décédée était en vie et 49% jugent que l’on “paye déjà trop d’impôts en France”.

Sondage Hulot : 80% pour sa démission

Sondage Hulot : 80% pour sa démission  

D’après un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico, 84% approuvent la démission de Nicolas Hulot. 45% des Français tirent aussi un bilan positif de l’action du ministre de la Transition écologique et solidaire. L’approbation est particulièrement marquée parmi les Français se déclarant proches des formations politiques d’opposition (92% à la France Insoumise, 94% au Rassemblement national). Même au sein des sympathisants de La République En Marche, plus de 6 personnes sur 10 approuvent son départ. Après avoir passé 15 mois au sein du gouvernement d’Edouard Philippe, Nicolas Hulot affiche toutefois un bilan mitigé. 45% des sondés tirent en effet un bilan positif de son action, quand 55% portent un regard plutôt négatif. Les jugements à cet égard s’avèrent relativement homogènes, quelle que soit la sensibilité politique des personnes interrogées. À l’exception notable des sympathisants de La République En Marche qui sont 63% à identifier une action positive de Nicolas Hulot au ministère.

Enquête réalisée en ligne le 28 août 2018 sur un échantillon de 1028 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Macron se raccroche aux syndicats pour sauver sa popularité

Macron se raccroche aux syndicats pour sauver sa popularité

 

Difficile de comprendre ce virage annoncé de Macron dans ses relations avec les corps intermédiaires que sont les partenaires sociaux (syndicats et patrons). Jusque là Macron n’a pas consulté grand monde (sinon évidemment les très grands patrons qui l’ont porté au pouvoir). Malheureusement, les résultats tardent  à venir, pire nombre de réformes sont contestées dans leur efficacité et dans leur mode d’élaboration. Pour parler clair dans l’euphorie de son élection, Macron a délibérement marché sur le ventre des syndicats. Aujourd’hui la popularité du chef de l’état est menacée, 60% considèrent qu’il n’est pas un bon président. Il se voit donc contraint de se raccrocher aux branches de ces corps intermédiaires (qui ne sont certes pas sans défaut)  qu’il a tellement snobés. Pour l’instant,  le rapprochement de Macron est de pure forme. Cependant dans deux dossiers particulièrement explosifs il aura besoin des partenaires sociaux  pour éviter l’explosion sociale à savoir la réforme des retites et l’indemnisation du chômage. Pour expliquer son virage Macron peine à convaincre quand il affirme : ‘ »Dans la première année de mandat, il fallait débloquer certaines situations, je suis allé vite, c’était ma volonté, je l’assume et maintenant je passe dans une autre séquence où je vais – entre guillemets – avoir besoin de m’appuyer sur les partenaires sociaux, sur les corps intermédiaires’”, a-t-il dit à des journalistes. Puisse-t-il mettre un peu moins de « je, je » partout pour y substituer non point un « nous royal » mais un « nous » démocrate et républicain.

Sondage : Macron paye sa visite grotesque avec Trump

Sondage : Macron paye sa visite grotesque avec Trump

 

 

Pour en avoir fait des tonnes avec Trump et surtout n’avoir surtout rien obtenu, Macron déçoit une majorité de Français. , selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et franceinfo. Sur 962 Français interrogés mercredi, jeudi et vendredi, 55% se disent ainsi mécontents de l’attitude du chef de l’Etat français vis-à-vis de son homologue américain, Donald Trump. Pourtant les gestes d’amitié et même d’amour grotesques n’ont pas manqué de part et d’autre. Au total Macron n’obtient rien sur l’Iran, rien sur le climat et toujours rien sur les droits de douane .Macron n’a pas encore pris conscience que la France ne peut prétendre au même rang que les Etats Unis, la Russie, la Chine voire l’Inde.  Même en Europe le leadership de Macron est virtuel car c’est toujours Merkel qui tient la maison. Avec moins de com. mai davantage d’influence.  Le nombre de sondés satisfaits du bilan de Macron sur la scène internationale chute ainsi de huit points en cinq mois, à 53% au lieu de 61% en décembre dernier. Les personnes interrogées sont 76% à juger mauvaise la décision américaine et 87% à estimer qu’elle a tendance à augmenter les risques de conflits dans le monde. Selon ce sondage, plus des deux tiers des Français (67%) estiment que l’Europe doit passer outre la décision de Donald Trump et continuer à entretenir des relations commerciales avec l’Iran, en dépit des sanctions américaines. Dentsu Consulting relève que la proximité entre Emmanuel Macron et Donald Trump est considérée sur les réseaux sociaux comme “le point noir de la politique internationale” du président français. “Ce sentiment qu’Emmanuel Macron s’est ‘Trump’ risque fort de produire aussi des dégâts à plus moyen terme sur son image et sa stature de président ‘compétent’ et ‘efficace’”, écrit le président d’Odoxa, Gaël Sliman.

Popularité : Macron stoppe sa baisse

Popularité : Macron stoppe sa baisse

 

Emmanuel Macron progresse dans l’opinion, passant de 42% à 44% de satisfaits par rapport au mois dernier, selon le baromètre Ifop-JDD. Minoritaire depuis février, le chef de l’Etat enregistre une remontée significative chez les retraités (+ 5), à qui il a dit publiquement « merci » pour les efforts qu’il leur impose, et plus encore chez les personnes âgées (+ 7 chez les 65 ans et plus). Il gagne 6 points chez les sympathisants du MoDem, 3 chez ceux des Républicains.  L’équation macroniste reste inchangée : le Président fait l’unanimité dans son camp (93% des partisans de La République en marche se disent satisfaits), convainc largement les centristes et près d’un électeur de droite sur deux (45%), est plus apprécié par les salariés du privé (44%) que par les fonctionnaires (35%). Le Premier ministre Edouard Philippe progresse aussi (+ 2 points à 45% de satisfaits), mais lui fait un bond dans l’électorat de droite, sa famille d’origine (56%, + 12).

François Baroin, un des rares responsables LR unanimement respecté met fin à sa carrière politique

François Baroin, un des rares responsables LR unanimement  respecté met fin à sa carrière politique

 

Pour le parti des républicains le départ de François Baroin constitue sans doute une perte considérable. François Baroin était en effet l’un des rares responsables qui faisait l’unanimité et qui ne s’est  pas laissé entraîner dans des querelles de personnes mortelles. Baroin a toujours montré une retenue est une bienveillance à l’égard des différents courants de pensée de son organisation. Il a su toujours se montrer au-dessus de la mêlée adoptant toujours eu nos postures modérée et responsable. François Baroin à l’intérieur de son parti politique comme à l’extérieur a toujours bénéficié d’un grand respect de la part de ses amis comme de ses concurrents politiques. Un départ qui peut s’expliquer par la dérive droitière en cours chez les  républicains. Une lourde perte en tout cas car François Baroin était encore jeune, il n’a en effet que 52 ans, il pouvait encore espérer un destin national utile à sa famille politique.  « Je tourne la page de 25 ans d’engagement politique. Je suis rentré très jeune, j’étais député j’avais 27 ans, au gouvernement de Jacques Chirac j’en avais 29 » a expliqué l’ex-futur Premier ministre de Nicolas Sarkozy puis de François Fillon, âgé aujourd’hui de 52 ans.  Très discret depuis la présidentielle, le leader de l’Association des maires de France (AMF) avait déjà évoqué sa lassitude : « J’ai été très en avant, en première ligne dans cette campagne présidentielle » a-t-il raconté. Après les nombreux échecs - la défaite de Nicolas Sarkozy à la primaire de droitela dégringolade de François Fillon et l’échec des Républicains aux législatives - l’homme semble maintenant désabusé : « J’ai fait ce que j’ai pu », explique-t-il, avant d’évoquer Emmanuel Macron : « On a un très jeune Président, qui a déplacé les lignes, et moi, je souhaite le succès de mon pays et de cette action, au fond. » Un président qui, selon lui, « prend des mesures et porte des discours que, même à droite, on n’osait plus porter ». L’élection du chef de file des Républicains ? François Baroin n’a pas souhaité dire s’il se déplacerait pour voter. Mais ce qui semble sûr, c’est que son futur retrait sera total : « Je ne veux plus d’engagement militant, passer mon temps matin, midi et soir à commenter les positions des uns et des autres.

 

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