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Science- Comment le cerveau construit sa réalité

Science- Comment le cerveau construit sa réalité

Contrairement à ce qu’on a longtemps supposé, notre représentation du monde n’est pas le fruit de l’empreinte que laisseraient les stimuli extérieurs sur l’activité de nos neurones. Ceux-ci sont en fait le siège d’activités spontanées, construisant une représentation interne du monde, sans cesse comparée à nos actions et perceptions.

Lorsque j’étais professeur, j’enseignais à mes étudiants comment notre cerveau perçoit le monde et contrôle le corps. Le message en substance était que lorsque nous regardons quelque chose ou que nous entendons un son, les stimuli visuels et auditifs sont convertis en signaux électriques, puis transmis au cortex sensoriel qui traite ces entrées et donne lieu à des perceptions. Pour déclencher un mouvement, les neurones du cortex moteur envoient des instructions à des neurones intermédiaires, situés dans la moelle épinière, ce qui se traduit par une contraction musculaire.

J’ai commencé mes recherches sans véritablement me demander si cette manière très simple de considérer les liens entre le cerveau et le monde extérieur était fondée. Cependant, malgré la succession des grandes découvertes qui ont donné naissance, à partir des années 1960, au domaine des « neurosciences », j’ai régulièrement dû faire face à la difficulté d’expliquer des mécanismes qu’au fond je ne comprenais pas – comme répondre à la question « où, exactement, dans le cerveau, a lieu l’acte de percevoir ? ». C’est pour répondre à ce genre d’interrogations que j’ai peu à peu développé une autre vision de la façon dont le cerveau interagit avec le monde extérieur.

Le plus grand défi des neurosciences consiste essentiellement à répondre à une question vertigineuse : qu’est-ce que l’esprit ? Du temps d’Aristote, les penseurs supposaient que l’esprit naissait vierge et se formait à partir des seules expériences de la vie. Un peu à l’image d’un tableau noir dépourvu d’inscriptions (que l’on appela tabula rasa, ou « table rase »), sur lequel nos expériences se graveraient peu à peu.

Ce cadre théorique, qualifié de modèle outside-in (les informations de l’extérieur modèlent le cerveau), a non seulement imprégné les philosophies chrétienne et perse, l’empirisme britannique et la doctrine marxiste mais également la psychologie et les sciences cognitives. Il est réputé aujourd’hui encore d’expliquer comment notre cerveau nous donne accès à la réalité.

Mais il existe un autre point de vue – celui qui a guidé mes recherches – qui affirme que les réseaux cérébraux entretiennent leur propre dynamique interne et produisent continuellement une myriade de motifs d’activité neuronale a priori dépourvus de sens. L’accès à la réalité est alors tout à fait différent : c’est parce qu’un comportement – a priori aléatoire – se révèle présenter un avantage pour la survie de l’organisme que le schéma neuronal ayant conduit à cette action prend alors du sens. Par exemple, lorsqu’un nourrisson prononce le mot « te-te » et que ses parents lui tendent un ours en peluche, le son « te-te » acquiert la signification « ours en peluche » [teddy bear, ndlr]. Ce cadre théorique inversé, « inside-out », qui part du principe que le cerveau n’est pas une table rase, est désormais étayé par de nombreux résultats de recherche.

Cela n’empêche pas le cadre « outside-in » d’avoir inspiré des expériences remarquables, comme les découvertes des scientifiques David Hubel et Torsten Wiesel. Ceux-ci sont parvenus, dans les années 1960, à enregistrer l’activité de neurones individuels impliqués dans le système visuel, ce qui leur a valu le prix Nobel de physiologie en 1981. Dans leurs plus célèbres expériences, ils ont enregistré l’activité neuronale d’animaux auxquels ils montraient des images. Les lignes, les bords, les zones claires ou sombres provoquaient des décharges dans différents groupes de neurones. Cela a conduit les chercheurs à penser que les signaux extérieurs amènent les neurones à produire des schémas d’activité simples, dont la combinaison, formant des modèles plus complexes, aboutit à la représentation d’un objet. Aucune participation active n’est nécessaire. Le cerveau effectue automatiquement cet exercice.

Le cadre théorique « outside-in » suppose ici que la fonction fondamentale du cerveau est de percevoir les « signaux » du monde extérieur et de les interpréter correctement. Sauf que si cette hypothèse est vraie, une opération supplémentaire est nécessaire pour que le cerveau réponde aux signaux en questions. En effet, entre les entrées perceptuelles et ce qu’en fait le sujet, il faut supposer l’existence d’une sorte de processeur central, qui reçoit les représentations sensorielles de l’environnement et en extrait les décisions orientant les actions appropriées.

Mais quelle est la nature de ce processeur central ? On le désigne sous de multiples termes : libre arbitre, homoncule, décideur, fonction exécutive, variables intervenantes ou tout simplement « boîte noire ». Cependant, la terminologie utilisée dépend à la fois de l’inclination philosophique de l’expérimentateur et de ce qui abrite ce « processeur ».

Science- Comment le cerveau construit sa réalité dans actu-économie politique

Macron prêt à tout pour sauver sa peau

Macron prêt à tout pour sauver sa peau

 

 

 

 

 

 

Pour Macron, l’heure n’est plus aux élucubrations philosophiques aux postures monarchiques. L’enjeu est plus terre-à-terre, il s’agit ni plus ni moins de sauver sa peau. Pour cela, l’intéressé sera prêt à faire toutes les concessions y comprise en abandonnant ses propres orientations notamment par exemple la fameuse réforme des retraites inutile puisqu’elle est déjà largement en route avec en particulier l’allongement régulier de la date de départ.

 

Macron aura d’autant moins de mal à changer d’orientations que ces dernières sont assez floues et contradictoires. Par exemple quand il affirme ouvrir largement le débat avec les organisations démocratiques et qu’en même temps il décide de créer un machin type convention citoyenne, justement pour n’avoir pas affronté les organisations compétentes. Au lieu de cela,  on prend des citoyens au hasard qu’on peut manipuler et qu’on peut d’ailleurs renvoyer chez eux sans tenir compte de leurs propositions. Une attitude évidemment impossible au sein du Parlement qui demeure légitimement le lieu d’élaboration des orientations législatives.

 En fait, le pouvoir de Macron ne tient plus qu’à un fil. Il s’abrite encore derrière une première ministre de papier sans aucune expérience politique et sans légitimité. Nombre de ses soutiens doutent  du président, certains à L’Elysée souhaitent partir,  d’autres ont été éliminés par le suffrage universel.

 Macron va s’efforcer de trouver une combinaison plus ou moins machiavélique pour donner l’illusion du rassemblement national. Le problème c’est que cette tentative va se heurter à la posture égocentrique de l’intéressé .

 Si les concessions ne suffisent pas Macron pourra aussi se résoudre totalement à l’immobilisme du moment qu’ il peut donner l’illusion de conserver le pouvoir pour inscrire son nom dans l’histoire. Mais le problème de Macron est insoluble car il est détesté par environ 70 % de la population. Certes juridiquement il a été élu président mais c’est surtout Marine Le Pen qui a été rejetée pour la seconde fois lors des élections Présidentielles. Une nouvelle fois donc Macron a été élu par défaut mais sa  relation avec l’opinion est toujours aussi détestable. Le moment venu, inévitablement la question de sa démission se posera.

Politique-Macron, prisonnier de sa posture monarchique

Politique-Macron, prisonnier de sa posture monarchique

Le chef de l’Etat a annoncé, dans un entretien accordé à plusieurs titres de la presse quotidienne régionale, son intention de créer un « Conseil national de la refondation ». Flou à ce stade, ce projet est une tentative de réponse collective à la dureté du moment.

 

Anouveau quinquennat, nouvelle méthode de travail. Celle qu’Emmanuel Macron a tracée, vendredi 3 juin, lors d’un entretien avec la presse régionale, a de quoi laisser dubitatifs ceux qui l’ont vu présider le pays entre 2017 et 2022. Même la tenue du grand débat national au lendemain du mouvement des « gilets jaunes » n’a pas atténué l’impression que tout, dans cette république présidentielle, dépend de la volonté d’un homme : le président de la République.

Instruit par les blocages auxquels il s’est confronté cinq ans durant, Emmanuel Macron en est arrivé à l’indéniable conclusion que « les Français sont fatigués des réformes qui viennent d’en haut ». A rebours de tout ce qu’il a incarné, il propose désormais de les associer à travers un « Conseil national de la refondation » qui regrouperait « les forces politiques, économiques, sociales, associatives, des élus des territoires et des citoyens tirés au sort ». Réuni plusieurs jours au lendemain des élections législatives puis convoqué pour des rendez-vous réguliers, ce Conseil aurait pour mission de rendre possibles les grands chantiers de réformes tracés par le candidat Macron durant la campagne présidentielle pour tenter d’atteindre le plein-emploi, viser la neutralité carbone, réformer les services publics (éducation, santé, en priorité) et améliorer le fonctionnement de la vie démocratique.

Tout reste encore très flou dans la proposition présidentielle. Ainsi, la liste précise des acteurs conviés n’est pas fournie, la nature de l’exercice non plus. Simple concertation ou réelle collaboration, avec quels moyens ? Selon quelle méthode ? A ce stade, seule l’appellation est fixée, directement inspirée du Conseil national de la Résistance, qui, en 1944, était parvenu à poser les jalons de la reconstruction du pays par-delà les querelles partisanes.

Depuis la crise sanitaire, le chef de l’Etat rêve d’un grand moment d’unité nationale pour contrecarrer le repli citoyen et la montée des extrêmes. Malgré le retour du tragique dans l’histoire, il ne l’a pas trouvé et en est réduit à tâtonner pour tenter d’élargir ses soutiens, au moment où le pays encaisse le choc de la guerre en Ukraine, la reprise de l’inflation et la remontée des taux d’intérêt.

Le schéma proposé est une tentative de réponse collective à la dureté des temps qui s’annonce. Il tient compte de la faiblesse des forces en présence : l’exécutif est privé d’état de grâce, le Parlement est démonétisé, les syndicats sont faibles et les forces vives atones. Tous sont sollicités pour entrer de nouveau dans le jeu et se revivifier au côté d’autres acteurs, associations et citoyens tirés au sort. Là encore, le tâtonnement est manifeste, à la hauteur de la crise démocratique que traverse le pays.

Dans l’épreuve, le partage des responsabilités est en passe de devenir le thème majeur du nouveau quinquennat. A la main tendue par le chef de l’Etat, beaucoup d’acteurs vont être tentés de répondre par la négative en raison du passif qui s’est créé durant son précédent mandat. Deux considérations devraient cependant les inciter à réfléchir. D’abord, il y a urgence à inventer collectivement les moyens de redonner confiance à deux services publics en grande difficulté : l’éducation nationale et l’hôpital public. A ce jour, aucun gouvernement n’est parvenu à les remettre sur pied. Ensuite, il est vital d’inventer en dehors des sentiers battus le moyen de revivifier la démocratie. Si l’occasion en était réellement offerte, il n’y aurait rien à perdre à essayer.

Macron, prisonnier de sa posture monarchique

Macron, prisonnier de sa posture monarchique

Le chef de l’Etat a annoncé, dans un entretien accordé à plusieurs titres de la presse quotidienne régionale, son intention de créer un « Conseil national de la refondation ». Flou à ce stade, ce projet est une tentative de réponse collective à la dureté du moment.

 

Anouveau quinquennat, nouvelle méthode de travail. Celle qu’Emmanuel Macron a tracée, vendredi 3 juin, lors d’un entretien avec la presse régionale, a de quoi laisser dubitatifs ceux qui l’ont vu présider le pays entre 2017 et 2022. Même la tenue du grand débat national au lendemain du mouvement des « gilets jaunes » n’a pas atténué l’impression que tout, dans cette république présidentielle, dépend de la volonté d’un homme : le président de la République.

Instruit par les blocages auxquels il s’est confronté cinq ans durant, Emmanuel Macron en est arrivé à l’indéniable conclusion que « les Français sont fatigués des réformes qui viennent d’en haut ». A rebours de tout ce qu’il a incarné, il propose désormais de les associer à travers un « Conseil national de la refondation » qui regrouperait « les forces politiques, économiques, sociales, associatives, des élus des territoires et des citoyens tirés au sort ». Réuni plusieurs jours au lendemain des élections législatives puis convoqué pour des rendez-vous réguliers, ce Conseil aurait pour mission de rendre possibles les grands chantiers de réformes tracés par le candidat Macron durant la campagne présidentielle pour tenter d’atteindre le plein-emploi, viser la neutralité carbone, réformer les services publics (éducation, santé, en priorité) et améliorer le fonctionnement de la vie démocratique.

Tout reste encore très flou dans la proposition présidentielle. Ainsi, la liste précise des acteurs conviés n’est pas fournie, la nature de l’exercice non plus. Simple concertation ou réelle collaboration, avec quels moyens ? Selon quelle méthode ? A ce stade, seule l’appellation est fixée, directement inspirée du Conseil national de la Résistance, qui, en 1944, était parvenu à poser les jalons de la reconstruction du pays par-delà les querelles partisanes.

Depuis la crise sanitaire, le chef de l’Etat rêve d’un grand moment d’unité nationale pour contrecarrer le repli citoyen et la montée des extrêmes. Malgré le retour du tragique dans l’histoire, il ne l’a pas trouvé et en est réduit à tâtonner pour tenter d’élargir ses soutiens, au moment où le pays encaisse le choc de la guerre en Ukraine, la reprise de l’inflation et la remontée des taux d’intérêt.

Le schéma proposé est une tentative de réponse collective à la dureté des temps qui s’annonce. Il tient compte de la faiblesse des forces en présence : l’exécutif est privé d’état de grâce, le Parlement est démonétisé, les syndicats sont faibles et les forces vives atones. Tous sont sollicités pour entrer de nouveau dans le jeu et se revivifier au côté d’autres acteurs, associations et citoyens tirés au sort. Là encore, le tâtonnement est manifeste, à la hauteur de la crise démocratique que traverse le pays.

Dans l’épreuve, le partage des responsabilités est en passe de devenir le thème majeur du nouveau quinquennat. A la main tendue par le chef de l’Etat, beaucoup d’acteurs vont être tentés de répondre par la négative en raison du passif qui s’est créé durant son précédent mandat. Deux considérations devraient cependant les inciter à réfléchir. D’abord, il y a urgence à inventer collectivement les moyens de redonner confiance à deux services publics en grande difficulté : l’éducation nationale et l’hôpital public. A ce jour, aucun gouvernement n’est parvenu à les remettre sur pied. Ensuite, il est vital d’inventer en dehors des sentiers battus le moyen de revivifier la démocratie. Si l’occasion en était réellement offerte, il n’y aurait rien à perdre à essayer.

Gerhard Schröder sanctionné en Allemagne pour sa corruption avec Poutine

Gerhard Schröder sanctionné en Allemagne pour sa corruption avec Poutine

La déchéance lamentable de l’ancien premier ministre d’Allemagne compromis jusqu’au cou dans des affaires de corruption avec Poutine.

On objectera que l’intéressé ne n’est pas le seul responsable à connaître une fin aussi lamentable. En Angleterre mais aussi en France, certains manifestent une bienveillance coupable à l’égard de Poutine en raison notamment de relations très douteuses.

 

Gerhard Schröder tombe en disgrâce. Alors que de nombreuses voix au sein du parti social-démocrate (SPD) demande son éviction du parti, l’ancien chancelier allemand a été privé de ses avantages liés à son ancienne fonction, dont l’attribution de bureaux. Ce proche de Vladimir Poutine continuait en effet de bénéficier de plusieurs bureaux à la chambre des députés et d’un budget pour du personnel. Un privilège qu’il doit à son statut d’ancien chancelier mais dont le coût s’élève à 400.000 euros par an pour les contribuables allemands.

« Les groupes parlementaires de la coalition ont tiré les conséquences du comportement de l’ancien chancelier et lobbyiste Gerhard Schröder face à l’invasion russe en Ukraine », indique la commission budgétaire du Bundestag, la chambre basse du parlement allemand. La coalition au pouvoir justifie aussi cette décision par le fait que  »l’ancien chancelier Schröder n’assume plus aucune obligation continue liée à sa fonction ». Il conserve cependant sa protection policière et sa pension de retraite d’ex-chancelier.

 

Au centre des critiques, le refus de celui qui a dirigé l’Allemagne de 1998 à 2005 de quitter son poste de président du conseil d’administration de Rosneft, premier groupe pétrolier russe, et du comité d’actionnaires de Nord Stream 2, gazoduc russo-allemand controversé. D’autant qu’il doit en principe entrer en juin au conseil de surveillance du géant russe Gazprom.

En avril, il avait fait savoir qu’il n’avait aucune intention de démissionner, sauf si Moscou venait à cesser ses livraisons de gaz à l’Allemagne. À l’inverse, la plupart des anciens dirigeants européens présents avant la guerre en Ukraine dans les instances dirigeantes des entreprises russes ont depuis démissionné à l’instar des chefs de gouvernement finlandais Esko Aho, italien Matteo Renzi et autrichien Christian Kern. Gerhard Schröder maintient ainsi une position ambiguë, condamnant l’invasion de l’Ukraine, mais appelant à  »ne pas couper complètement les liens » avec Moscou. Il s’est même fendu d’une visite à Vladimir Poutine, en février, dans le cadre d’un « effort de médiation » selon le site d’information Politico.

 

 

Énergies russe -gaz : l’Italie retourne sa veste

Énergie russe -gaz : l’Italie retourne sa veste

 

L’Italie retourne sa veste concernant les conditions d’achat d’énergie russe (gaz). Le pays a décidé de se soumettre aux exigences de Poutine qui veut être payé en roubles Ce mardi, Eni, le groupe énergétique italien détenu à 30,3% par l’Etat italien, a annoncé sa décision d’ouvrir un compte en euros et un autre en roubles auprès de Gazprombank afin d’honorer ses paiements de fourniture de gaz russe livrables « dans les prochains jours ». Une exigence de Vladimir Poutine.Et pour contourner désorientation européenne, la péninsule a trouvé une combine très italienne

 

Cela consiste à « ouvrir un compte en devises prévu par le contrat, de faire un paiement dans cette devise et de faire une déclaration en disant que cela clôt le paiement pour la livraison de gaz concernée », a-t-il précisé.

Selon Eni, les autorités russes ont confirmé que « la facturation et le paiement continueront d’avoir lieu en euros » – la devise convenue par les contrats -, et « un opérateur de la Bourse de Moscou effectuera la conversion en roubles dans les 48 heures sans intervention de la Banque centrale de Russie ».

Un décret du Kremlin a introduit une nouvelle procédure de paiement en deux phases, avec d’abord un versement sur un compte de Gazprombank en euros ou dollars, puis la conversion en roubles sur un second compte ouvert auprès du même établissement. Dans un premier temps, ce mécanisme de conversion supposait une transaction avec la Banque centrale russe, que le régime des sanctions de l’UE interdit.

 

 

Une France fracturée dans ses territoires et sa société

Une France  fracturée dans ses territoires et sa société

La victoire d’Emmanuel Macron montre aussi un pays divisé et sans élan. Avec de nombreux défis à relever pour le président réélu. Par Claude Patriat, Université de Bourgogne – UBFC

 

Étrange climat au soir de ce deuxième tour de l’élection présidentielle française : nulle explosion de ferveur, de joie collective, d’enthousiasme ni de violente colère. Comme un profond et grave soupir de soulagement poussé par une large majorité, juste contrebalancé par la déception des vaincus qui ne perdent pourtant pas l’espoir d’une prochaine revanche.

La France a eu peur. La France s’est fait peur. Le front républicain a beau avoir vécu : il reste de nombreux républicains résolus à faire barrage qui ont rejoint le camp d’Emmanuel Macron, l’aidant à remporter une belle victoire, nette et sans appel avec 18 779 641 suffrages. 17 points d’écart séparent les deux candidats, le président sortant emportant 5 482 000 voix de plus que son adversaire.

Dans un pays profondément fracturé, les clivages n’ont pas empêché les reports de jouer leur rôle de rééquilibrage : Emmanuel Macron recueille 8 994 063 de suffrages de plus qu’au premier tour (soit une progression de 92 %), Marine Le Pen, 5 161 391(+63,44 %). Certes, le président sortant n’atteint pas les 139 % de progression de 2017 ; mais on relèvera qu’à cette date, Marine Le Pen n’avait amélioré son score du premier tour que de 34,55 %.

D’où provient alors ce paysage en demi-teinte qui se dessine aujourd’hui ? Le président réélu a lui-même modestement choisi le ton de la modération et assuré le service minimum dans son allocution au champ de Mars : un étonnamment bref discours de remerciements à ses soutiens et à ses électeurs, une réaffirmation de sa volonté de représenter tous les Français. Et une confirmation de sa volonté de changement de méthode : « Cette ère nouvelle ne sera pas la continuité du quinquennat qui s’achève… ».

C’est que ce scrutin, pour historique qu’il soit, n’a pas dissipé les brumes dans lesquelles notre pays est plongé. D’abord, il faut rappeler que pour la troisième fois en 20 ans, l’élection a été acquise contre une candidature d’extrême droite – à la différence de 1981 et 2012, où le sortant avait été battu par un adversaire inscrit dans les valeurs et la tradition républicaines.

Le choix, pour nombre d’électeurs n’était donc pas seulement entre deux projets politiques, mais entre deux visions de la République. Ce qui introduit un biais dans la lecture du résultat et devrait inciter à la prudence quant aux comparaisons hâtives.

Ce choix contraint en forme de refus vient grossir le phénomène de l’abstentionnisme : avec 28 %, son taux augmente de 3 points par rapport au second tour de 2017, et atteint presque le niveau du premier tour de 2002 (28,40 %). Sans toutefois égaler le record de 1969, où il avait été de 31,15 % pour le second tour opposant George Pompidou à Alain Poher. Contrairement, en effet, à ce qu’affirme Jean-Luc Mélenchon, « le plus mal élu des présidents de la République » n’est pas Emmanuel Macron, mais Georges Pompidou qui n’avait obtenu que 37,51 % des inscrits.

Outre son caractère récurrent depuis 20 ans, cette baisse tendancielle de la participation ne pouvait que se confirmer dans une France où l’écrasante majorité des électeurs déclarait depuis cinq ans qu’elle ne voulait plus d’un duel Macron/Le Pen et qui a dû aller boire de nouveau à cette fontaine.

Le rapprochement avec 1969 est d’ailleurs intéressant de ce point de vue : le deuxième tour se déroulait sans candidat de gauche et sous le signe du « bonnet blanc et blanc bonnet » proclamé alors par les communistes.

Autre symptôme de cette sorte de malaise face au vote : la formidable progression des votes blancs et nuls qui augmentent de plus de 286 % entre les deux tours, s’élevant à plus de 3 millions. Et qui viennent s’ajouter en soustraction des exprimés aux 831 974 abstentionnistes supplémentaires.

Concomitant de la relative désaffection des urnes, et venant corroborer la défiance vis-à-vis de la représentation politique, il y a la progression régulière de l’extrême droite. De 17,90 % au premier tour de la présidentielle de 2012, elle passe avec la seule Marine Le Pen à 21,30 % en 2017 avant d’atteindre 33,90 % avec le renfort d’Éric Zemmour ; on passe ainsi la barre remarquable des 30 % au premier tour, et Marine Le Pen finit à 41,46 % au second. On assiste donc à une ascension en forme d’enracinement, confirmée par un irrésistible grignotage du territoire profond.

La cartographie du second tour de l’élection présidentielle confirme l’érosion de territoires auparavant dévolus aux vieux partis de gouvernement. Dans 21 départements continentaux, Marine Le Pen franchit la barre des 50 % : elle consolide ses bastions dans le nord de la France, s’adjugeant le Pas-de-Calais et les trois départements de l’ancienne Picardie (avec un record au-delà de 59 % dans l’Aisne) ; dans l’Est rural également, elle confirme ses points forts (en Haute-Marne et en Haute Saône, par exemple) ; même réussite dans le Sud-Est et le pourtour méditerranéen. On la voit même circonvenir des départements du Sud-Ouest jusque-là rebelle au FN, comme le Tarn-et-Garonne ou le Lot-et-Garonne.

Vu des régions, l’enracinement se confirme : Marine Le Pen est en tête dans toutes les régions d’Outre-mer et en Corse (avec un record en Guadeloupe où elle devance Emmanuel Macron de 39 points !). Elle l’emporte également dans deux régions continentales : Hauts-de-France, où elle devance Emmanuel Macron de 4,5 points, et PACA (+1point). Si le président sortant l’emporte très nettement en Ile-de-France (+47 points) et en Bretagne (+33), l’écart devient plus mince en Bourgogne-Franche-Comté (+5,5), dans le Grand Est (+7) ou en Occitanie (+8).

Tout dans ce résultat laisse à penser que la fracture territoriale et sociale reste entière, et ne laisse guère planer d’illusion sur la possibilité d’un état de grâce pour le président réélu. D’autant qu’à écouter les oppositions, nous sommes entrés dans une nouvelle phase, « l’entre-trois tours ». Voici que des deux côtés du bloc central, on trouve désormais des mérites au respect de la constitution de la Ve République : on semble découvrir que le texte permet le fonctionnement d’un vrai régime parlementaire, où le gouvernement gouverne sous le contrôle du Parlement : étrange et tardive conversion à un fait juridique qu’il y a 20 ans, nous avions analysé à un moment crucial, dans le livre Voter cohabitation ? La fin de la monarchie républicaine.

Car, sous l’épaisse couche de vernis qu’on a superposée au dispositif initial, notre régime politique est un régime parlementaire rationalisé tempéré par un président de la République doté de puissants moyens d’arbitrage. Et voilà donc que l’on se prend à rêver d’une cohabitation, tant décriée naguère, qui permettrait de juguler la toute-puissance présidentielle. Faute de proportionnelle, et compte tenu de la force maintenue des vieux appareils politiques dans les circonscriptions, il va falloir constituer des blocs solides pour pouvoir s’imposer sur l’ensemble du territoire, en surmontant la logique réductrice du scrutin majoritaire.

Jean-Luc Mélenchon s’est déjà clairement engagé dans cet exercice, tandis que Marine Le Pen compte bien constituer à l’Assemblée nationale une force d’opposition à la mesure de son résultat du 24 avril. Dans les deux cas, cela va nécessiter des alliances parfois improbables et une surmobilisation de l’électorat, tant le mode de scrutin en vigueur, bipolaire par nature, s’accommode mal d’un jeu à trois.

Quoiqu’il en soit, les deux prétendants malheureux devront compter avec le délai dont dispose Emmanuel Macron, d’ici les législatives, pour tracer les contours d’une pratique présidentielle élargie, seule susceptible de court-circuiter les tentatives de ses opposants. Là aussi, le chemin est étroit… et le moment est venu de se remémorer la belle phrase de Lessing : « La victoire est un résultat, ce n’est pas une preuve. »

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Par Claude Patriat, Professeur émérite de Science politique Université de Bourgogne, Université de Bourgogne – UBFC.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Anne Hidalgo paye aussi sa politique catastrophique à Paris

Anne Hidalgo paye aussi sa politique catastrophique à Paris

 

 

ENTRETIEN - Au premier tour de l’élection présidentielle, la maire de Paris Anne Hidalgo a recueilli à peine plus de 2% des suffrages dans sa ville. Le journaliste et historien Didier Rykner y voit une conséquence directe de la politique que mène l’élue .

Didier Rykner est journaliste et historien de l’art français. Engagé pour la défense du patrimoine, il publie régulièrement ses enquêtes et analyses sur le site La Tribune de l’art . Il a publié La disparition de Paris, aux éditions Les belles lettres.

 

LE FIGARO. – La maire de Paris Anne Hidalgo recueille 22.936 voix dans la capitale, soit 2,17% des suffrages. Comment l’expliquez-vous ?

Didier RYKNER. - Il y a plusieurs raisons. On ne peut évidemment exclure l’affaiblissement du parti socialiste qui était déjà historiquement bas lors de la dernière présidentielle. Mais un score aussi dérisoire a surtout deux explications : une campagne totalement ratée où elle a passé son temps à se contredire et à se ridiculiser (elle est allée jusqu’à se demander pourquoi Paris avait une histoire !) et un bilan catastrophique dans la gestion de sa ville que les autres régions ont découvert grâce notamment aux réseaux sociaux, largement repris par les journaux.

N’est-ce pas réducteur d’imputer le résultat à sa politique à la tête de Paris ?

Comme je le disais, ce n’est certainement pas la seule raison, mais cela a forcément compté. La meilleure preuve en est son score à peine supérieur à la moyenne nationale à Paris même. Je crois que jamais un maire sortant candidat à la présidentielle n’avait terminé à un tel niveau. Le communiste Robert Hue, en 2002, avait obtenu 3,2 % en 2002, mais dans sa ville, Montigny-lès-Cormeilles, il avait réuni 16,15 % des voix… Quand on fédère aussi peu d’électeurs dans sa propre ville, on doit s’interroger. Cela pose indubitablement la question de sa légitimité. Cela pose surtout celle de l’élection parisienne, qui comme à Lyon et Marseille ne se fait pas avec un scrutin de liste direct, mais par arrondissement, de manière indirecte. Comme les électeurs de toutes les villes de France, les Parisiens ont le droit de choisir directement leur maire.

À la saleté des rues, à l’abandon du patrimoine, au non-entretien de l’espace public, au bétonnage qu’on voit ici comme ailleurs s’ajoutent des questions de sécurité, notamment liées au crack, qui aggravent encore la situation.

 

Même dans les arrondissements où elle est d’habitude plébiscitée, Anne Hidalgo ne franchit jamais la barre des 3 % : 2,39 % dans le 18e, 2,26 % dans le 19e et 2,40 % dans le 20e. Quelle est la particularité de ces arrondissements ? Quel est le bilan d’Anne Hidalgo dans ces secteurs ?

Le bilan d’Anne Hidalgo est désastreux dans tout Paris, et il l’est particulièrement dans ces arrondissements. À la saleté des rues, à l’abandon du patrimoine, au non-entretien de l’espace public, au bétonnage qu’on voit ici comme ailleurs s’ajoutent des questions de sécurité, notamment liées au crack, qui aggravent encore la situation. Ces arrondissements ont l’impression d’être abandonnés encore plus que les autres.

Quels sont les chantiers entrepris par l’actuelle municipalité, entre 2020 et aujourd’hui, qui ont pu influer sur le vote des Parisiens ?

Il y a tellement à dire que j’ai écrit tout un livre sur ce sujet, et que je pourrais y rajouter un tome 2 ! La municipalité n’écoute rien ni personne et poursuit ses projets sans écouter la population. Les Parisiens ne veulent pas de tours, comme l’avait montré une consultation faite par Bertrand Delanoë, et pourtant on construit des tours et on lance même le chantier de la tour Triangle peu avant les élections et alors qu’une enquête du parquet financier est en cours ! Les Parisiens veulent des arbres, et pourtant on les coupe comme je l’ai montré en photos dans La Disparition de Paris ! Les Parisiens veulent une ville propre, des rues en bon état, un mobilier urbain respecté, des monuments restaurés, et pourtant la mairie s’en fiche ! Tout cela a influencé le vote des Parisiens. Anne Hidalgo ne peut s’en prendre qu’à elle-même.

Et maintenant, que va-t-il se passer ?

Maintenant, j’espère qu’enfin une opposition crédible va se créer à Paris. Nous ne voulons pas de politique politicienne. Il faudrait que le mouvement citoyen qui s’est créé autour de #saccageparis, et qui comporte des personnalités remarquables, dont certaines d’ailleurs avaient voté Hidalgo en 2014 et qui ont depuis réalisé leur erreur, se fédère davantage. Il y a beaucoup de jeunes de moins de quarante ans dans l’opposition à la mairie actuelle. Ils sont l’avenir de Paris.


Kronenbourg : un salarié avec 177 CDD débouté de sa demande de CDI !

Kronenbourg : un salarié avec  177 CDD débouté de sa demande de CDI !

La justice provinciale réserve parfois des surprises qui démontrent une certaine collusion entre les notables locaux. S’il ne s’agit pas de racisme, il s’agit pour le moins de discrimination et d’exploitation de salariés.

Rabah Mekaoui. Ce salarié qui a enchaîné pas moins de 177 CDD, depuis 1992, au sein du brasseur Kronenbourg, à Obernai (Bas-Rhin), et qui demandait la requalification de ces divers contrats en un contrat à durée indéterminée (CDI) en dénonçant une discrimination à l’embauche en raison de ses origines maghrébines, a été débouté de sa demande, a-t-on appris par son avocate. Dans le détail, il s’agissait de 161 missions d’intérim et seize contrats à durée déterminée (CDD). Suite aux demandes de l’intéressé réclamant un CDI,brasserie avait même ensuite cessé de lui donner des contrats, selon l’avocate.

Désormais retraité après deux ans de chômage, Rabah Mekaoui, qui «a fait profil bas pendant 30 ans», touche une pension très inférieure à celle à laquelle il pourrait prétendre s’il avait été en CDI, a souligné Maitre Nicole Radius, selon laquelle son client a également essuyé durant sa carrière à la brasserie des propos «à la limite du racisme» de la part de certains collègues.

 

Le FMI donne sa bénédiction au budget budget 2022, Pas à la dette

Le FMI donne sa bénédiction au budget budget 2022, Pas  à la dette

 Le fonds monétaire international est bien contraint d’approuver la dérive budgétaire de la France qui est loin d’être lle seul dans cette situation. Critiquer la France voire condamner ce budget contraindrait à critiquer aussi bien les États-Unis et bien d’autres. Par comparaison sans doute, le fonds monétaire international valide le budget 2022.

Par contre ,il est toujours critique sur le très fort endettement du pays et d’une façon du général le niveau de ses dépenses. Le Fonds monétaire international (FMI)  a relevé  ses prévisions de croissance pour la France cette année, et donne quitus au projet de budget pour 2022, pourtant critiqué pour son haut niveau de dépenses. « Le projet de loi de finances 2022 constitue un assouplissement budgétaire modéré, ce qui est globalement approprié, compte tenu des risques baissiers » écrit-il dans son rapport annuel sur la France tout juste publié .

L’institution de Washington relève à 6,75 % de croissance pour 2021, alors qu’elle tablait jusque-là sur 6,3 %. Elle suit en cela les projections récentes optimistes de l’Insee ou de la Banque de France , qui anticipent eux aussi le même chiffre. Le FMI juge qu’une « forte reprise économique est en cours, stimulée par le soutien de l’Etat et par d’importants investissements menés par le secteur privé » et met en avant le « fort rebond de la consommation et de l’investissement au cours des deuxième et troisième trimestres ».

Benalla: condamné à un an de résidence chez sa mère

Benalla:  condamné à un an de résidence chez sa mère 

En apparence, le jugement du tribunal a été beaucoup plus sévère que la proposition du parquet. Le parquet avait proposé en effet 18 mois de prison et finalement Alexandre benalla  a été condamné à trois ans dont deux avec sursis … et un an chez sa mère.

 

Concrètement on a du mal à distinguer le caractère plus sévère de la peine. De toute manière l’affaire n’est pas terminée puisque l’intéressé a évidemment fait appel.

 

Une histoire qui risque de finir en eau de boudin d’un puisque concrètement au pire Alexandre Benalla  risque au pire d’être contraint de résider chez sa mère au maximum un an.

 

Les faits sont graves évidemment notamment concernant l’usurpation d’autorité mais comme souvent le dossier se dilue dans le temps et finira vraisemblablement comme d’autres histoires politiques en eau de boudin. On a du mal à comprendre en effet que l’obligation théorique de résider chez une mère puisse constituer réellement une peine.

Trump : son obsession de sa défaite de 2020 peut être fatale aux « républicains »

 Trump : son obsession de sa défaite de 2020 peut être fatale aux républicains  

 

Un article du Wall Street Journal souligne que l’obsession de la défaite de 2020 de trame pourrait être mortifère pour les républicains.

« Pour moi, la meilleure chose que le président Trump puisse faire pour nous aider à remporter les élections de 2022, c’est de parler d’avenir », a résumé dimanche Roy Blunt, sénateur du Missouri, dans l’émission Meet the Press.

En revanche, ces électeurs indécis ne semblent pas particulièrement intéressés par un réexamen des résultats de la présidentielle de 2020 ni par la défense des émeutiers qui ont attaqué le Capitole le 6 janvier dernier.

D’autre part, le fait que Donald Trump passe son temps à se mettre en avant motive les démocrates à voter au moment où ils risquent de verser dans la complaisance ou le découragement et se démobiliser.

La peur et le dégoût qu’inspire l’ex-président pourraient inciter les centristes et indécis à se rendre aux urnes (et à voter démocrate) malgré leurs réticences à propos de Joe Biden et des ambitions des progressistes

Anomalie politique, Donald Trump est probablement le premier moteur des deux grands partis américains à l’heure actuelle. Il motive sans conteste ses soutiens et ses sympathisants, auprès desquels la ritournelle de 2020 passe très bien. Aucun risque que ces électeurs virent démocrates.

Ceux que les républicains risquent de perdre, en revanche, ce sont les démocrates modérés et les indépendants grâce à qui le président Biden affirme avoir été élu l’an passé. La peur et le dégoût qu’inspire Donald Trump pourraient inciter les électeurs à se rendre aux urnes (et à voter démocrate) malgré les réticences à propos de Joe Biden et des ambitions des progressistes.

L’élection du gouverneur de Virginie, prévue le 2 novembre prochain, fait figure d’essai grandeur nature. Le républicain Glenn Youngkin essaie de faire campagne sur les thèmes traditionnels de son parti, notamment l’allègement des taxes, mais aussi sur des sujets plus nouveaux, à commencer par le risque que la culture « woke » ne s’infiltre dans les programmes scolaires.

Mais il essaie aussi de séduire les électeurs de Trump sans passer pour un clone de l’ancien président. Il a accepté avec joie le soutien de Donald Trump et a habilement géré la question de la légitimité de la victoire de Joe Biden, ne parlant jamais de fraude sans pour autant contester ouvertement les résultats. En d’autres termes, il essaie de gagner sur tous les tableaux.

Une attitude dont les démocrates n’ont pas tardé à s’emparer, soulignant le lien qui unit Glenn Youngkin et l’ancien président. Ces trois derniers jours, les messages de Terry McAuliffe, le candidat démocrate, ont ainsi rappelé que Donald Trump avait apporté son soutien à Glenn Youngkin à six reprises, qualifié le candidat républicain de « choix du cœur » de l’ex-président, noté que Glenn Youngkin soutenait une nouvelle candidature de Donald Trump à la Maison Blanche et souligné qu’il était présent à un meeting lors duquel des supporters de l’ex-président avaient prêté allégeance à un drapeau brandi lors des émeutes du 6 janvier au Capitole.

En bref, si le scrutin de Virginie est une répétition générale, les démocrates se réjouiront de voir la campagne de l’an prochain se focaliser sur celui qui a fait perdre le contrôle de la Chambre des représentants, du Sénat et de la Maison Blanche à son parti.

Cette volonté de regarder sans cesse dans le rétroviseur ne caractérise pas que les élections médiatisées. Donald Trump a en effet adoubé des candidats à des postes locaux (des procureurs ou des secrétaires d’État, c’est-à-dire des élus qui supervisent le déroulement des élections) parce qu’ils ont le même avis que lui sur le scrutin de l’an passé. Quand il a apporté son soutien à Matthew DePerno, Donald Trump a ainsi déclaré que le candidat au poste de procureur général du Michigan « se battait sans relâche pour que la vérité sur l’élection présidentielle du 3 novembre soit enfin révélée ».

Mais à se concentrer sur 2020, les républicains risquent bien plus que saborder 2022 : les attaques de Donald Trump contre le système électoral pourraient finir par miner l’institution démocratique sur laquelle le parti compte pour reprendre le pouvoir au Congrès l’année prochaine.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

Traduit à partir de la version originale en anglais

Le Nigeria adopte sa monnaie numérique

Le Nigeria adopte sa monnaie numérique

 

 

 

Au Nigéria, : le eNaira devient aussi version numérique de la monnaie d’Etat. L’objectif est double : fluidifier la circulation des flux financiers et en même temps lutter contre les cryptomonnaies privées.

La banque centrale du Nigéria contrôlera cette crypte monnaie. Cette mise en service monétaire intervient dans un pays ou les citoyens sont au fait de ces nouveaux moyens de paiement. Dans cette ancienne colonie britannique, les cryptomonnaies sont très utilisées. Ce pays est classé en 2020 troisième utilisateur de monnaies virtuelles au monde après les Etats-Unis et la Russie, par une étude du cabinet de recherche spécialisé Statista.

Selon un rapport du World Pay, « le Nigeria est l’un des marchés les plus développés d’Afrique en matière de commerce électronique ». L’étude poursuit : le pays « est sur le point d’entrer de plein pied dans la révolution du paiement par carte, et présente même les signes d’une transition directe vers les méthodes de paiement par appareil mobile ». Et pour cause, le taux d’équipement de smartphone de la population est estimé 51% en 2020.
Mais depuis quelques années, la Banque centrale du Nigeria s’inquiète de l’impact des cryptomonnaies sur son économie, arguant notamment qu’elles sont utilisées pour le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Une attitude qui n’est pas partagée par tous les pays, bien au contraire. Le Salvador a par exemple fait du Bitcoin une monnaie légale. Il est possible de payer ses impôts avec cette cryptomonnaie.

Présidentielle 2022 : Pécresse va reprendre sa carte chez LR… comme Bertrand !!!

Présidentielle 2022 : Pécresse  va reprendre sa carte chez LR… comme Bertrand !!!

 

Retour au bercail des autonomes Valerie Pécresse et Xavier Bertrand qui annonce qu’ils vont reprendre leur carte chez les républicains. De quoi sourire évidemment s’il n’y avait pas lieu aussi de pleurer. Tout ce cirque pour pas grand-chose. L’un comme l’autre avait pourtant crié sur les toits des écrans télévisés qu’il ne reviendrait jamais dans la maison-mère.

 

Le problème aujourd’hui c’est qu’il y a le feu dans le vieux parti « héritier » du gaullisme. Si les prochaines élections devaient écarter une nouvelle fois du pouvoir le candidat des républicains, celui-ci pourrait être condamné à la disparition sur le mode du parti socialiste avec une plus ou moins longue agonie

 

 Valérie Pécresse qui ne parvient pas réellement refaire son retard sur Xavier Bertrand ne manque pas de culot à défaut de compétences en déclarant : «Aujourd’hui, je demande à tous les membres de Libres ! (son mouvement, ndlr), qui partagent comme moi les valeurs de la droite, d’adhérer à LR pour construire ensemble le parti de la reconquête et de l’alternance. Et cette ligne, je me l’applique à moi-même. Notre objectif, c’est, ensemble, de battre Emmanuel Macron », lance-t-elle.

Valérie Pécresse avait quitté Les Républicains le 5 juin 2019, après le mauvais score lors des élections européennes (8,5% des suffrages). À l’époque, elle justifie ce choix par une volonté de «refonder la droite, menacée d’extinction». Elle juge LR «cadenassé, verrouillé et vidé de ses adhérents». «Soyons très clairs: moi je quitte LR mais je reste de droite et je reste dans l’opposition à Emmanuel Macron», expliquait-elle à l’époque.

L’islam et sa mythologie (Hela Ouardi)

 L’islam et sa  mythologie (Hela Ouardi)

Les origines de l’islam sont idéalisées dans l’imaginaire musulman. Pourtant, l’universitaire tunisienne Hela Ouardi, dans sa saga « Les Califes maudits », montre que cette religion est née dans un contexte de violence et de luttes intestines. Violence dont les répercussions se font encore sentir de nos jours.

Interview dans le Monde (extrait)

 

Professeure de littérature à l’université de Tunis, Hela Ouardi livre bataille à l’ignorance. Selon elle, la majorité des musulmans méconnaissent le contexte dans lequel l’islam est né, ce qui les conduit à idéaliser la période du califat qui a suivi la mort de Mahomet… avec les dérives contemporaines que l’on connaît.

Son matériau d’étude : la tradition musulmane, toute la tradition – sunnite comme chiite –, rien que la tradition. Compilant, avec une patience presque monacale, les volumineux ouvrages médiévaux sur les origines de l’islam, la chercheuse s’attache à mettre en lumière les zones d’ombre de cette période, marquée en réalité par une violence décomplexée.

Malédiction, coups bas, crimes… Tous les ingrédients d’une tragédie shakespearienne sont réunis dans la saga en trois volumes des Califes maudits – le dernier, Meurtre à la mosquée, vient de paraître (Albin Michel, 366 pages, 20 euros). Une lecture aussi passionnante que porteuse de solutions pour « faire entrer l’islam dans la modernité », comme l’autrice l’appelle de ses vœux.

La tradition musulmane présente le règne des quatre califes qui ont succédé à Mahomet – surnommés les « bien guidés » – comme une période idyllique. Vous montrez au contraire que le califat est né dans les intrigues et la violence. Comment interpréter un tel décalage entre la réalité et l’imaginaire musulman ?

Hela Ouardi. Je n’ai pas consulté d’autres sources que celles de la tradition musulmane. Si elle fait l’apologie des quatre califes, elle donne aussi à voir de manière décomplexée une tout autre image, celle d’une institution politique née dans la rivalité et la violence. Ces califes tiennent leur légitimité de leur proximité avec le Prophète. Mais quand la première génération a disparu, il fallait que le califat survive comme une institution politique, une sorte de monarchie de droit divin, donc le présenter comme une période glorieuse à pérenniser. C’est alors que s’est produite la confiscation idéologique du passé.

Justement, quelles sources avez-vous utilisées, et de quand datent-elles ?

Ce serait prétentieux de dire « toutes ». J’ai eu recours aussi bien aux sources sunnites que chiites. Elles sont indiquées dans la bibliographie afin que le lecteur puisse vérifier les informations. Datant de deux siècles après la mort du Prophète, elles sont les témoignages les plus anciens et reposent sur des sources antérieures dont on a perdu la trace. Certes, elles ne sont pas fiables à 100 %. Il me reste, pour contourner cette difficulté, la méthode de la concordance. Lorsqu’elle est consignée dans plusieurs livres à un siècle de distance et par plusieurs auteurs, une information peut être considérée comme recevable.

Passe et licenciement : Elisabeth Borne pédale pour rattraper sa bévue

Passe et licenciement : Elisabeth Borne pédale pour rattraper sa bévue

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Pour attraper sa bévue, la ministre du travail qui avait annoncé les licenciements en l’absence de passe sanitaire pédale sérieusement dans la choucroute. D’abord les licenciements ont été rejetés par le conseil constitutionnel ensuite la ministre technocrate  ( de gauche !) parle maintenant de pédagogie. Observons cependant que la suspension de salaire va quand même constituer une sorte de suspension du contrat de travail.

 

A partir du 30 août, les employeurs des secteurs concernés par le passe sanitaire vont-ils être obligés de suspendre le contrat de travail de leurs salariés non vaccinés?
Nous voulons privilégier la pédagogie et faciliter avant tout la vaccination des salariés. Ceux-ci bénéficient d’une autorisation d’absence pour se faire vacciner sur leur temps de travail, avec maintien de la rémunération. Dans les secteurs concernés, si le salarié, qu’il soit en CDI, en CDD ou en intérim, ne se conforme pas à l’obligation de produire un passe sanitaire à compter du 30 août, un entretien est prévu avec son employeur pour trouver une solution. Il pourra notamment poser des jours de congé et de RTT ou se mettre en télétravail à 100% si son poste le permet. Avec son employeur, ils peuvent aussi convenir d’une affectation temporaire sur un poste qui n’est pas soumis au passe sanitaire. Ce n’est que si aucune de ces solutions n’est possible qu’il pourra y avoir une suspension du contrat de travail.

Glyphosate: Remise en cause de sa nocivité ?

Glyphosate: Remise en cause de sa nocivité ?

Un article d’ Emmanuelle Ducros du journal l’Opinion   rend compte des dernières recherches européennes qui concluent à l’absence de nocivité du Glyphosate. 

L’Efsa, l’agence de santé européenne, devra présenter en septembre 2022 un dossier aux Etats européens pour qu’ils décident (ou pas) de la réhomologation du glyphosate. Pour ce faire, une enquête poussée a été demandée à quatre agences de santé avec comme chef de file, l’Anses, l’organisme français, alors que Paris a décidé, seul, d’interdire le produit. Le rapport, rendu le 15 juin à l’Efsa, arrive aux mêmes conclusions que les autres agences de santé. Le produit n’est ni cancérogène, ni reprotoxique, ni mutagène…

Absolument rien n’aura été négligé dans l’opération d’envergure de mise à jour des connaissances scientifiques sur le glyphosate. Dans le cadre de l’étude précédant sa réhomologation ou son interdiction fin 2022, et pour faire face aux aspects polémiques du dossier, ce n’est pas un pays qui avait été chargé de ce travail scientifique, mais quatre.

La décision précédente, prise en 2020, reposait sur les études de la seule agence sanitaire allemande. C’est la règle pour les produits phytosanitaires : l’Efsa, l’agence européenne, délègue le travail et s’appuie sur les conclusions qui lui sont rendues. Mais le glyphosate n’est pas un produit comme les autres, tant son traitement est émotionnel.

En 2019, c’est donc la France (qui s’est engagée unilatéralement dans son interdiction et espérait convaincre ses voisins de faire de même) qui a pris la tête de file du travail d’évaluation scientifique. A la manœuvre, l’Anses, son agence sanitaire. A ses côtés, les agences néerlandaise, suédoise et hongroise. Elles ont rendu le 15 juin à l’Efsa un rapport de… 11 000 pages. « D’ordinaire, un dossier de réhomologation pour une substance active en compte moins de 5 000 », précise l’agence, qui a d’ailleurs pris la peine de communiquer sur le rapport, ce qu’elle ne fait jamais. Elle le mettra intégralement en ligne en septembre, par souci de transparence.

Les détracteurs de l’herbicide, qui fondaient de grands espoirs sur le rapport pour le voir disparaître, en sont pour leurs frais. A l’issue d’une revue exhaustive de toutes les publications scientifiques sur le sujet, y compris celles émanant d’opposants, les agences de santé ont conclu que « la classification du glyphosate au regard d’une éventuelle cancérogénéité n’était pas justifiée ». Les scientifiques écartent aussi les inquiétudes sur la génotoxicité, le caractère mutagène et la reprotoxicité.

Tous les arguments des antiglyphosates, qui agitent depuis des années les peurs liées à la santé, s’écroulent. Même si, au fond, on n’apprend pas grand-chose de ce rapport : les agences américaine et canadienne étaient récemment arrivées aux mêmes conclusions. Les préventions du Circ (une agence de l’OMS qui avait déclaré le produit « cancérogène probable » en 2015), déjà contestées, apparaissent obsolètes.

« Nous allons, dans la campagne présidentielle, plaider pour que la rationalité préside aux décisions, et pas des théories du complot qui s’érigent en magistère moral »

« Au niveau européen, on ne voit pas comment l’Efsa pourrait déjuger le travail de cinq agences nationales, commente Gil Rivière-Wekstein, auteur de Glyphosate, l’impossible débat, une somme complète sur le sujet. D’autant que le profil “écotox” du produit, c’est-à-dire ses effets environnementaux, figure parmi les plus favorables de tous les phytosanitaires. Les Etats vont devoir faire un choix. Prendre une décision basée sur la science… ou sur l’opinion publique à qui on a inculqué une peur irrationnelle du produit. » Un cas d’espèce sur la place de la rationalité dans la décision politique à l’échelle du continent, en somme. « Comment pourra-t-on ensuite demander aux citoyens de faire confiance aux agences sanitaires sur les vaccins si on estime que leurs décisions peuvent être jetées à la poubelle au gré des marottes politiques ? », interroge Gil Rivière-Wekstein.

. En France aussi, il va falloir tirer des conséquences du rapport. La sortie unilatérale du glyphosate, décidée par Emmanuel Macron, reposait sur des craintes sanitaires et sur le pari que nos voisins suivraient. Deux hypothèses qui ont du plomb dans l’aile et interrogent sur les distorsions de concurrence que la France s’est auto-infligée avec cette décision — dont la mise en œuvre se révèle de plus un casse-tête. Le Président peut-il désormais se permettre de persévérer au risque de jeter le discrédit sur l’agence sanitaire dont il a, par ailleurs, fait un allié dans la lutte contre la Covid ?

« Il est temps de siffler la fin de la récré, demande Arnaud Rousseau, vice-président de la FNSEA. La science nous a sortis de l’ornière avec la Covid, il faut solder l’ère des marchands de peur. Nous allons, dans la campagne présidentielle, plaider pour que la rationalité préside aux décisions, et pas des théories du complot qui s’érigent en magistère moral. »

 

Grande-Bretagne : Johnson dans la tourmente de sa gestion du covid

Grande-Bretagne : Johnson dans la tourmente de sa gestion du covid

 

En octobre, le Premier ministre britannique aurait déclaré « Plus de putains de verrouillages – laissez les corps s’entasser par milliers. » Ce que rapportent  nombre de journaux anglais qui se fondent sur les dires de témoins.

S’il est vrai que depuis Johnson a rectifié le tir de sa politique sanitaire en vaccinant très massivement (près de 60 % des Britanniques ont été vaccinés), il est tout aussi exact que pendant longtemps il a négligé le développement du virus et ses conséquences allant même jusqu’à les nier tout au début. Il n’en demeure pas moins que la Grande-Bretagne est l’un des pays les plus touchés proportionnellement à sa population encore davantage qu’en France. (Fin avril plus de 130 000 morts en Grande-Bretagne 100 000 environ en France).

Comme d’autres pays la Grande-Bretagne a mis du temps à reconfiner. Les accusations évoquées par le Daily Mail et la BBC notamment ont été rejetées par Johnson:

«Non, mais encore une fois, je pense que la chose importante, je pense, que les gens veulent que nous continuions et agissions en tant que gouvernement est de nous assurer que les verrouillages fonctionnent, et ils avoir. »

Johnson a imposé un troisième verrouillage, en janvier, bien que les critiques disent que cela aurait pu être évité s’il avait cédé aux pressions de hauts ministres pour rendre le deuxième verrouillage plus strict.

Selon l’Université de médecine Johns Hopkins, la Grande-Bretagne a le cinquième plus grand bilan officiel de décès par COVID-19 au monde, avec 127681 décès, après les États-Unis, le Brésil, le Mexique et l’Inde.

 

Par ailleurs Johnson est aussi accusé d’avoir reçu un prêt à des conditions très privilégiées pour la rénovation de son appartement. Bref le Premier ministre est actuellement dans une certaine tourmente politique.

Le CAC 40 poursuit sa folle ascension, jusqu’à quand

Le CAC 40 poursuit sa folle ascension, jusqu’à quand

 

Il est clair que les valeurs boursières sont engagées dans une course folle à la hausse qui pourrait bien se terminer un jour par un éclatement de bulles financières. En effet, rien ne justifie réellement les hausses records enregistrées aux États-Unis bien sûr mais aussi en France. En France où précisément les résultats des entreprises et l’activité sont en pleine contradiction avec l’évolution des valeurs. En réalité, cette embolie financière est surtout due  aux masses de liquidités consenties par la banque centrale y compris la banque centrale européenne en direction des banques et autres institutions qui réaffectent une partie de cet argent gratuit pour spéculer sur les marchés financiers.

Ainsi le  CAC 40 a gagné plus de 10% depuis le début de l’année, affichant l’une des meilleures performances boursières dans le monde. Il se rapproche du pic de 2007 à 6.168 points, mais reste encore loin du sommet historique de 2000 à 6.922 points.

 

Pourtant contrairement aux États-Unis ou encore à la Chine les perspectives de croissance de la France sont relativement modestes. On prévoyait au début de l’année une évolution du pipe de 6 % mais du fait du développement d’une nouvelle phase de la pandémie, le ministre de l’économie lui-même a été contraint de revoir sa prévision à seulement 5 % de croissance pour 2021. Qui semble d’ailleurs encore assez optimiste. On sera encore nettement sous le niveau d’activité de 2019 ( l’activité a reculé de 6,6 % en 2020).

 

L’indice phare de la place parisienne poursuit donc son ascension. Le CAC 40 a ainsi terminé la séance de mardi à 6.131 points, à quelques encablures de son pic de juin 2007 (6.168 points), avant les premiers craquements annonciateurs de la pire crise financière depuis la Seconde Guerre mondiale. politiques monétaires ultra-accommodantes des banques centrales ont artificiellement gonflé le prix de certains actifs, comme les valeurs de croissance ou de technologie où cela en contradiction avec l’évolution globale de l’économie et des entreprises..

Agences de notation Allemagne : S&P confirme la note AAA et sa perspective stable

Agences de notation Allemagne : S&P confirme la note AAA  et sa perspective stable

L’agence S&P Global Rating confirme une nouvelle fois la note AAA de la dette à long terme de l’Allemagne.

 

«L’Allemagne reste l’un des émetteurs de dette souveraine les plus solvables au monde, une appréciation qui n’est pas écornée par l’augmentation de la dette et du déficit induite temporairement l’an dernier par la pandémie», résume l’agence de notation financière dans un communiqué. Celle-ci a aussi maintenu la perspective stable assortie à la note, s’appuyant sur «les formidables réserves budgétaire et externes ainsi que l’efficacité de ses institutions» qui «vont atténuer l’impact de la pandémie et faciliter la réponse politique du gouvernement» pour soutenir l’économie. Ces deux atouts combinés devraient «empêcher de laisser une cicatrice économique plus profonde et de détériorer sa capacité à remplir ses obligations financières au cours des deux-trois prochaines années», estime S&P Global Ratings.

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