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« L’affaire Ferrand et les dérèglements de l’Etat-Macron ». Une tribune très ambigüe de Guillaume Larrivé

« L’affaire Ferrand et les dérèglements de l’Etat-Macron ». Une tribune très ambigüe de Guillaume Larrivé

Dans un style très ampoulé, Guillaume Larrivé  (LR) critique Macron dans l’affaire Ferrand et en même temps conclut que Ferrand n’a pas à démissionner. Une sorte de fausses attaques peut être pour légitimer les dérives de certains responsables des Républicains (Fillon,balladur,  Sarkozy etc.). Tribune de l’Opinion

 

« L’avènement macronien devait ouvrir le règne du beau, du bien et de la vertu. Parmi les thuriféraires du nouveau Prince, un certain Richard Ferrand s’était signalé par ses gazouillis imprécateurs. Le réseau social à l’oiseau bleu garde la mémoire des réquisitoires de l’ex-directeur général des Mutuelles de Bretagne : « Nous disons à François Fillon qu’il a définitivement perdu toute autorité morale pour diriger l’Etat et parler au nom de la France », proclamait en avril 2017 le Vychinski de Carhaix-Plouguer, pourchassant alors « une droite qui voudrait que soit placé dans nos mairies et nos écoles le portrait d’un homme mis en examen. » Passons sur la balourdise du Tartuffe armoricain : chacun appréciera la sincérité du personnage.

Plus grave encore est l’accumulation, ces dernières heures, des dérèglements de l’Etat-Macron. C’est un festival. À peine la mise en examen de M. Ferrand était-elle connue que l’Elysée faisait savoir, jeudi matin, que le président de l’Assemblée nationale conservait « toute la confiance » du président de la République. Original. Sans doute une révision constitutionnelle implicite est-elle intervenue sans que nous n’y prenions garde : voilà qu’en 2019 le chef de l’exécutif prétend donner ou ôter sa confiance à celui qui préside l’assemblée législative. Cette bizarrerie est d’autant plus étrange que M. Macron accorde aujourd’hui sa confiance à un homme à qui il n’a pas le pouvoir de l’en priver alors que, en juin 2017, il l’avait retirée quand il avait le pouvoir de la maintenir. Rappelons en effet que le même M. Ferrand, alors nommé ministre par le même M. Macron, avait été prestement limogé après qu’une enquête préliminaire avait été diligentée au sujet de ses affaires immobilières bretonnes. Ne cherchez nulle logique juridique ou morale là-dedans. La seule règle qui guide ces gens, manifestement, est celle de leur intérêt du moment. Voilà le grand dérèglement.

Fange. Que l’on me comprenne bien. Je ne prends pas la plume pour me joindre ici au concert dissonant des aboyeurs qui jouent les chroniqueurs judiciaires ou les dispensateurs de moraline. J’aimerais seulement que chacun en revienne à ce qui est premier : les principes. Dans notre République, le principe de séparation des pouvoirs n’est pas une vieillerie décorative juste bonne à être évoquée devant les étudiants en droit. Il doit être pratiqué pour ce qu’il est. L’exécutif (même s’il est aujourd’hui boursouflé par le césarisme égocratique) n’a pas à décerner des brevets de vertu au législatif. Et, pardon de devoir rappeler cette évidence si méconnue, l’autorité judiciaire n’a pas un pouvoir de censure politique. Ce n’est pas parce que trois juges lillois décident de mettre en examen le président de l’Assemblée nationale (sans que l’on sache à ce stade, par définition, si des juges du fond le condamneront ou l’innocenteront un jour définitivement, lors d’un procès contradictoire devant un tribunal correctionnel, puis le cas échéant devant une cour d’appel, sous l’éventuel contrôle suprême de la Cour de cassation) que, illico presto, celui-ci serait tenu de mettre fin à la mission qu’il tient d’une élection par les députés de la nation.

Je ne défends certes pas M. Ferrand. Mais j’aimerais que la République ne tombe pas un peu plus chaque jour dans la fange : elle vaut mieux que le système de l’Etat-Macron.

Guillaume Larrivé, député LR de l’Yonne, est l’auteur de Le Coup d’Etat Macron. Le Prince contre la Nation (Editions de l’Observatoire, 2018). Il est candidat à la présidence des Républicains.

Des traces de drogue dans les moules !

Des traces de drogue dans les moules !

Un phénomène trop connu, les drogues, médicaments  type opiacés ou autres suivent le chemin des toilettes, des égouts et des stations d’épuration pour se retrouver dans les moules et bien sûr bien d’autre éléments de la faune et de la flore. Ainsi d’après une info de BFM,  Des traces d’oxycodone, un puissant opiacé, ont été trouvées dans des moules récoltées près de Seattle. Les Etats-Unis connaissent depuis plusieurs années une crise des opiacés sans précédent. En 2016, une première étude gouvernementale a révélé qu’en trois ans, le nombre de morts d’une overdose de fentanyl ou de médicaments similaires, des antalgiques opioïdes, avait été multiplié par cinq. La situation est telle que les opiacés se retrouvent même dans les… fruits de mer, notamment dans des moules récoltées près de Seattle, dans l’Etat de Washington. En testant les mollusques de trois sites distincts, des scientifiques de l’université de Washington-Tacoma ont trouvé des traces d’oxycodone, un analgésique stupéfiant. C’est un des opiacés les plus utilisés aux Etats-Unis, note le site Quartz qui rapporte l’information. Rien de très étonnant à cela toutefois: les moules agissent comme des filtres et absorbent jusqu’à deux litres d’eau par jour, ce qui les conduit à ingérer toutes sortes de produits dans l’eau. Les scientifiques supposent que l’oxycodone s’est retrouvée dans les mollusques via les stations d’épuration de Seattle qui traitent les égouts. Si la concentration d’oxycodone était plusieurs milliers de fois inférieure à un taux dangereux pour les humains, et que les moules ne se trouvaient pas à un endroit où elles sont cultivées pour être consommées, la simple présence de l’opiacé interroge sur la santé de la faune et des poissons locaux, relève Quartz.

 

Mélenchon : pas de la politique, du stand-up !

Mélenchon : pas de la politique, du stand-up !

Mélenchon est sans doute l’homme politique qui a le plus de talent oratoire actuellement. C’est indiscutablement un excellent tribun ; en outre, il possède une vraie culture générale (contrairement à la nullité de Marine Le Pen dans ce domaine). Pour autant, ce qu’il fait dans ses meetings relève davantage de l’exercice du stand-up que de la présentation d’un programme politique pour uen présidentielle. Pour preuve, l’essentiel de ses déclarations est consacré à la critique du capitalisme, de l’impérialisme, des partis au pouvoir et de ses concurrents. Il y a peu de place pour ses propres propositions. Pas étonnant, elles sont presque toutes ahurissantes et conduirait le pays à la ruine par exemple quand il propose que l’État embauche tous les chômeurs ou encore qu’on ne rembourse pas la dette. L’homme fait preuve d’un grand talent théâtral mais qui ferait mieux de faire carrière chez les humoristes. Son propos est plus proche de Guy Bedos que de Jean-Jaurès. D’ailleurs ses allocutions sont peu structurées, il perd souvent le fils de ses raisonnements du fait de ses digressions interminables mais il est écouté car caresse les oreilles bienveillantes. Encore une fois l’homme a du talent, de la culture mais c’est son numéro d’humoriste cinglant qui séduit. Ses bons mots, ses mimiques, sa manière de se déplacer sur scène théâtrale révèle prestation davantage de l’exercice du stand-up et de la politique.

 

Sondage entreprises : pas de reprise avant 2 ans

Sondage entreprises : pas de reprise avant 2 ans

 

Les chefs d’entreprises sont pessimiste autant sur les embauches et que sur la reprise de l’activité. Ils le sont pourtant moins que l’année dernière. C’est qui ressort d’un sondage Ipsos pour le Cesi et Le Figaro, qui révèle que seul un chef d’entreprise sur quatre (26%) se dit optimiste sur la capacité de son entreprise à embaucher. Réalisé annuellement, ce sondage laisse toutefois apparaître une légère amélioration : en 2013, les employeurs étaient encore moins nombreux (16%) à se dire optimistes sur leurs capacités à recruter. Ils apparaissent aussi plus confiants à l’égard du maintien de l’emploi dans leur entreprise: 68%, soit 9 points de plus que l’année dernière.  Pourtant, les patrons interrogés ne tablent pas sur une reprise rapide de l’activité: ils pensent en moyenne qu’il faudra attendre 25 mois pour qu’elle intervienne. En 2013, ils estimaient devoir attendre 31 mois. Les salariés, eux, sont un peu plus confiants: ils pensent, comme en 2013, que la reprise pourrait se concrétiser d’ici 11 mois. Alors que le gouvernement s’est fixé comme objectif 500.000 alternants à l’horizon 2017, seuls 12% des chefs d’entreprise ont l’intention d’avoir davantage recours à des personnes en alternance. 31% pensent moins y recourir, et 53% « ni plus ni moins ». Plus de la moitié d’entre eux en ont pourtant une bonne image (54%). Chez les salariés, l’alternance a encore meilleure presse, avec 77% d’opinions positives. Pour augmenter le recours à l’alternance, chefs d’entreprises comme salariés citent en premier lieu la mise en place de mesures plus incitatives financièrement, comme des exonérations de charges (60% des patrons et 53% des salariés). En 2013, le nombre de jeunes entrés en apprentissage dans la filière dans le secteur marchand a reculé de près de 8%, à 273.094.

 

Guéant : le chèque de 25 00 euros de Jordanie : pour services rendus ; lesquels ?

Guéant : le chèque de 25 00 euros de Jordanie : pour services rendus ; lesquels ?

 

Gonflé Guéant quand il affirme que le chèque de 25 000 euros reçu de Jordanie est justifié pour services rendus (en sa compétence de ministre de l’intérieur ?). Après la vente des tableaux à 500 000 euros, c’est vrai, c’est un peu mesquin de lui reprocher cette petite rétrocession. Le versement de 25 000 euros en provenance de Jordanie a bien eu lieu sur le compte de Claude Guéant, mais il ne présente aucun caractère contestable, selon l’ancien ministre de l’Intérieur (2011-2012) qui l’a fait savoir à L’Express par l’intermédiaire de son avocat, Me Jean-Yves Dupeux.   « Le règlement de cette somme intervenu en 2012 n’a rien de suspect, affirme le défenseur de l’ex-secrétaire général de l’Elysée (2007-2011). Il s’agit du versement d’une somme en conformité d’un accord contractuel signé avec une société jordanienne qui correspond à la rémunération d’une fonction exercée par monsieur Claude Guéant. »   De quelle société s’agit-il? Me Dupeux et son client refusent pour l’instant d’en donner le nom. Dans Le Parisien du 15 mai, l’avocat précise toutefois que l’ancien ministre exerçait « la fonction de président du comité d’orientation de cette entreprise ». Lorsqu’il a perçu cette somme de 25 000 euros en 2012, Claude Guéant n’était pas encore avocat. Il n’a prêté serment que le 19 décembre 2012.   Lors de la perquisition conduite à son cabinet le 27 février, en présence d’un représentant du bâtonnier, les pièces bancaires concernant notamment cette opération avaient été saisies. Et cette décision n’a pas été remise en cause par le juge des libertés. Nul doute que l’ancien ministre sera amené à s’expliquer devant les juges d’instruction sur cette mystérieuse rémunération.  

 

 

«Des quotas obligatoires de jeunes en alternance »

«Des quotas obligatoires de jeunes en alternance »

 

 

Pour le ministre délégué en charge de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage Thierry Repentin ce mardi matin sur RMC, le système de formation actuellement proposé n’est pas suffisant. Afin de mieux former les jeunes, le ministre a donc annoncé « des quotas obligatoires de jeunes en alternance » dans les entreprises, une mesure qui concernera « y compris les collectivités locales ». Par ailleurs, « actuellement, un chômeur sur quatre intègre une formation sous deux mois, regrette le ministre. Le président veut que ce soit un chômeur sur deux. On va s’assurer que vous intégriez la formation sous les deux mois », dit-il, précisant que « Vous n’êtes pas obligés d’accepter la formation ». En 2011, il y avait « 6 000 chômeurs en formation ». Et le coût est impressionnant : « 32 milliards d’euros dépensés pour la formation des salariés comme des chômeurs », précise le ministre. Pour augmenter la capacité de formation et pouvoir atteindre les objectifs fixés par le président, Thierry Repentin annonce donc que « le dispositif sera financé avec l’argent de Pôle Emploi soit 1,8 milliards d’euros par an, et par les régions ». De plus, « on se rend compte que la taxe d’apprentissage n’est pas toujours bien utilisée, 60% va à l’apprentissage et 40% de la taxe est affectée à des grandes écoles qui n’en n’ont pas besoin », estime le ministre.

 

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