Archive pour le Tag 'rythmes scolaires'

Congrès des maires : grogne contre les rythmes scolaires

 

Congrès des maires : grogne contre les rythmes scolaires

A la vielle des municipales les maires vont prendre des distance avec un gouvernement discrédité. Après François Hollande l’an dernier, l’invité de marque sera le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault (une dizaine de ministres fera le déplacement), alors que la contestation monte, chez les élus ruraux surtout. Souci d’être au diapason de ses troupes ? Jacques Pélissard (UMP) a lui-même haussé le ton, distillant une série de critiques à l’encontre du gouvernement sur ses réformes. « Les maires ont le sentiment que l’Etat ne leur fait pas suffisamment confiance », a-t-il déclaré lundi au Figaro.  Selon lui, il faut s’attendre à « quelques manifestations d’humeur » mais les maires devraient respecter « la règle de l’accueil républicain ». « On n’a pas acheté un stock de bonnets rouges », rassure André Rossinot (UDI), secrétaire général de l’AMF. Dans la matinée, le patron de l’UMP Jean-François Copé profite du congrès pour réunir 400 maires, à l’approche des municipales, et s’adresser ensuite à la presse. Nul doute qu’il leur demandera d’être offensifs vis-à-vis du gouvernement, notamment sur la réforme des rythmes scolaires, où il est apparu à la pointe du combat alors que la contestation enfle dans le monde éducatif et que quelques dizaines de maires se disent décidés à refuser d’appliquer les nouveaux rythmes.  Sans contester « le bien-fondé » de la réforme, l’AMF veut qu’elle soit « encore améliorée ». Attendu jeudi au congrès, le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon a laissé prévoir une ouverture de M. Ayrault, mardi, sur les taux d’encadrement des élèves pendant le temps péri-scolaire « pour faciliter l’accueil » des enfants.  Sur le plan financier, communes et intercommunalités (communautés de communes, d’agglomération, communautés urbaines) voient leurs marges de manoeuvre continuer à se réduire. En 2014, puis à nouveau en 2015, elles recevront 840 millions d’euros en moins.  Les élus seraient prêts à l’admettre si, rien que pour 2014, près de deux milliards de charges nouvelles n’allaient pas venir grever leur budget, à cause de décisions de l’Etat central (revalorisation de salaires de fonctionnaires territoriaux, hausse de cotisations, rythmes scolaires…). Résultat, « une contrainte financière sans précédent », s’alarme André Laignel (PS), numéro 2 de l’AMF.  En outre, alors que la réforme de la décentralisation a donné la priorité à l’émergence des métropoles, les communes se sentent un peu laissées pour compte, et même « affaiblies » par le gouvernement. La bataille en cours sur le transfert automatique aux intercommunalités de l’élaboration des Plans locaux d’urbanisme, vilipendé par les maires, en est l’illustration.  Il y a toutefois des motifs de satisfaction, et même une avancée « historique » selon l’AMF. Première banque propriété à 100% des collectivités locales, l’Agence France locale va voir le jour en 2014 et offrira aux élus un accès complémentaire au crédit pour investir, à des taux avantageux. Une bouffée d’oxygène en ces temps de vaches maigres.

Rythmes scolaires : la réforme à l’envers

Rythmes scolaires : la réforme à l’envers

 

Peillon a réaffirmé dimanche l’absolue nécessité de sa réforme. Pourtant nombre d’observateurs doutent du bien-fondé de cette réforme. Il  n’est pas forcément aberrant de s’interroger sur les rythmes scolaires  mais il aurait sans doute été souhaitable auparavant de mettre en cause le contenu même des programmes. En l’état de délabrement du système scolaire, il apparait en effet que  la maitrise du français et les mathématiques devrait constituer des priorités bien avant la découvertes d’activités périscolaires dont on peut douter de l’intérêt y compris sur le plan culturel. L’école n’est plus celle de 1950 (et c’est bien dommage sur certains aspects) et les élèves ont aujourd’hui accès à de activités culturelles, sportives, récréatives sans l’aide de l’Etat ou des collectivités. Droit dans ses bottes et avec sa suffisance habituelle, Peillon estime pourtant avoir mis en place la réforme scolaire fondamentale dont l’école a besoin. Une reforme contestée tant par les parents ;  aussi  par les collectivités qui vont encore devoir engager des dépenses dans un contexte de ralbol fiscal et de situation financière très précaire. Peillon veut sa réforme pour marquer son passage, comme bien autres ministres. Le gouvernement privilégie une nouvelle fois la forme au lieu de traiter d’abord les questions de fond. Pas sûr qu’un ancien prof de philo soit le mieux placé pour faire évoluer un système scolaire qui dote les élèves d’un savoir plus adapté aux réalités économiques et sociales.

Réforme rythmes scolaires: les français contre

 

Réforme rythmes scolaires: les français contre

 

Près de la moitié des sondés (48%) souhaitent l’annulation de la réforme, qui a fait l’objet de grèves, manifestations et blocages d’écoles cette semaine, à l’initiative d’enseignants, personnels municipaux ou parents.  La proportion monte à 55% dans les communes rurales et descend à 42% dans les villes de plus de 100.000 habitants.  Plus d’une personne interrogée sur cinq (21%) se prononce pour un report de la réforme, qui doit être généralisée à la rentrée 2014. Près d’un tiers (29%) souhaite que la réforme soit appliquée comme prévu et 2% se disent sans opinion.  C’est chez les sympathisants de droite que les sondés se prononcent le plus pour une annulation (72%). L’UMP, qui a instauré la semaine décriée de quatre jours en 2008, a fait de la réforme des rythmes son cheval de bataille à l’approche des municipales. Chez les sympathisants de gauche, les avis sont plus partagés: une majorité (52%) souhaite que la réforme soit appliquée comme prévu, un cinquième (21%) qu’elle soit annulée, un quart (25%) qu’elle soit reportée, tandis que 2% sont sans opinion.  Si le gouvernement met en avant « l’intérêt de l’enfant », le sondage relève un « gros doute dans l’opinion à ce sujet puisque 61% des Français considèrent que la réforme des rythmes scolaires a un impact plutôt négatif sur le bien-être des élèves », indique Céline Bracq, directrice adjointe de BVA Opinion. La proportion s’élève à 69% dans la tranche d’âge des 35-49 ans, « en majorité parents d’enfants scolarisés en maternelle et primaire ». Pour 35% des sondés l’impact est plutôt positif .  Une majorité de sympathisants de gauche (62%) juge l’impact plutôt positif (33% négatif) et une majorité de sympathisants de droite (86%) estime l’impact plutôt négatif (12% positif).  Enquête réalisée les 14 et 15 novembre auprès d’un échantillon de 1.075 personnes âgées de 18 ans et plus, recrutées par téléphone et interrogées sur internet, suivant la méthode des quotas.  Selon un autre sondage jeudi, de CSA pour BFMTV, 54% des Français estiment que le gouvernement devrait abandonner la réforme, 24% pensent qu’il faudrait un délai supplémentaire et 22% que le gouvernement devrait maintenir la réforme au rythme prévu.  Jean-Marc Ayrault a affiché vendredi sa fermeté sur la réforme des rythmes scolaires, qui « doit être faite et se fera », a-t-il dit, en dépit de l’opposition d’élus, de syndicats et de parents d’élèves.

 

Rythmes scolaires : grève en décembre

Rythmes scolaires : grève en décembre

A son tour Peillon s’enlise dans une réforme, celle des rythmes scolaires. Pas étonnant, il y avait sans doute plus urgent : le contenu des programmes notamment !Le SNUipp-FSU, principal syndicat d’enseignants du primaire, a donc menacé mercredi 6 novembre d’appeler à une grève nationale début décembre si Vincent Peillon n’ouvre pas rapidement des discussions avec la communauté éducative pour « améliorer » la réforme des rythmes scolaires. « La tenue d’une table ronde est aujourd’hui une urgence« , estime le syndicat dans un communiqué, rappelant qu’il réclame « depuis un an que soient réunis ensemble, et non séparément, les représentants des collectivités locales, des parents et des enseignants pour améliorer cette réforme ». Le ministre de l’Éducation nationale « doit répondre. Pour le SNUipp-FSU, la question d’une grève nationale début décembre est d’ores et déjà clairement posée ». « Si cette réforme se révèle être un casse-tête pour les communes, elle concerne aussi les enseignants et les familles qui ont leur mot à dire », fait valoir l’organisation syndicale, à quelques jours du congrès des Maires de France. Devant l’inquiétude des élus face au surcoût généré par la réforme (transport, cantine, organisation des activités périscolaires, recrutement d’animateurs expérimentés…), François Hollande avait annoncé au congrès de 2012 un étalement sur deux ans de la mise en oeuvre de la réforme et un fonds d’amorçage de 250 millions d’euros. L’Assemblée nationale a voté mardi une reconduction d’un an des aides aux communes.Environ 4.000 communes (sur les 24.000 ayant au moins une école) appliquent la semaine de 4,5 jours dans le primaire à cette rentrée. Deux communes, Boves (Somme) et Crillon (Oise) sont repassées à la semaine de 4 jours. Les autres communes sauteront le pas à la rentrée 2014. Le maire de Janvry (Essonne) a appelé pour sa part « à la désobéissance civile ». La demande d’une table ronde « est au coeur des mobilisations » (rassemblements, demandes d’audience avec les directeurs de l’Éducation nationale, grèves…) lancées lundi, dont le point culminant sera un rassemblement national devant le ministère le 20 novembre. Plusieurs départements appellent à une grève soit le 13 novembre, soit le 14 novembre, selon un premier bilan du SNUipp-FSU. Des mobilisations sont prévues ces jours-là, à l’appel de collectifs de parents d’élèves et de plusieurs syndicats représentant les enseignants et autres personnels travaillant dans les écoles (agents territoriaux….).

 

Sondage rythmes scolaires : 53% contre

Sondage rythmes scolaires : 53% contre

Une réforme qui faiat du bruit rejetée par 53% des français. Pourtant la question centrale n’est sans doute celle des rythmes mais des contenus des programmes. Surtout l’enseignement du français et du calcul en pleine décomposition qui constituent pourtant le socle de toutes connaissances. (On donne des cours d’orthographes dans certaines universités !). Selon un sondage BVA pour Le Parisien/Aujourd’hui-en-France/I-Télé-CQFD publié ce samedi 5 octobre, plus de la moitié des Français (53%), sont « opposés » à la réforme des rythmes scolaires,  Parmi les sympathisants de droite, 74% y sont « opposés », 26% y sont « favorables. » Parmi les sympathisants de gauche, 72% y sont en revanche « favorables » et 24% « opposés ». 4% ne se prononcent pas. La réforme des rythmes scolaires (4,5 jours par semaine au lieu de 4 auparavant), a été mise en place en septembre, pour la rentrée 2013-2014, dans 4.000 communes, sur près de 37.000. Elle a été faite pour alléger le temps scolaire journalier, considéré comme trop lourd quand il n’est réparti que sur quatre jours.

 




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