Archive pour le Tag 'russes'

Centrafrique : les Russes aussi utiles que les Français!

Centrafrique : les Russes aussi utiles que les Français! 

Le  nouveau Premier ministre de RCA, Henri-Marie Dondra, s’explique sur cette insécurité qui gangrène le pays, fait le bilan de ses cent premiers jours au pouvoir et revient sur les dissensions qui perdurent entre Bangui et la France.Il considère la présence russe aussi nécessaire que la présence française. de quoi sans doute ajouter un peu plus de confusion et de troubles dans un pays miné par la guerre et la corruption (Interview JDD)

Quel bilan faites-vous de vos cent jours à la tête du gouvernement?
Sur le plan politique, il y a eu ce large vote de confiance de l’Assemblée nationale après ma déclaration de politique générale qui me permet d’aller de l’avant. Pour autant, nous n’avons pas attendu cela pour nous attaquer aux questions sociales qui demeurent nos priorités : ainsi l’accès à l’eau potable a été amélioré avec la réalisation de près de 185 forages. En ce qui concerne l’électricité, nous avons inauguré deux centrales. Le domaine de la santé n’a pas été oublié puisque nous avons recruté 240 agents. Il y a aussi une amélioration du climat des affaires, domaine où nous rencontrons quelques soucis. Aujourd’hui, nous essayons de restaurer la capacité de l’Etat à remplir ses missions régaliennes. 500 policiers et de 500 gendarmes ont été recrutés. L’objectif est d’atteindre 5.000 policiers et gendarmes d’ici 2023. Il faut que la paix s’impose pour que l’économIl considère la présence russe aussi nécessaire que la présence française. De quoi sans doute ajouter un peu plus de confusion et de troubles dans un pays miné par la guerre et la corruption.ie soit relancée à travers le secteur privé.

Mais la situation sécuritaire reste encore très volatile. Des combats se déroulent encore sur le territoire…
Nous faisons en sorte que les acquis obtenus depuis plusieurs mois, autrement dit la reconquête de territoires qui étaient aux mains des groupes rebelles, soit préservés. Nous en sommes aujourd’hui à 80 voire 90% du territoire qui a été récupéré.

Tenez-vous l’ancien Président François Bozizé pour principal responsable de cette insécurité?
Certains hommes politiques n’ont pas voulu participer aux élections et ont fait le choix des armes. Ce n’est pas le Président Touadéra qui a fait ce choix-là. Lui, au contraire, voulait coûte que coûte obtenir la bénédiction de la communauté internationale pour l’organisation de ce scrutin. Ce sont ceux qui composent la CPC qui ont imposé la guerre aux autorités. Nous n’avons fait que riposter.

Souhaitez-vous obtenir l’extradition du Président Bozizé?
Sur cette question, un débat se tient en haut lieu entre les chefs d’Etats de la sous-région. Ils travaillent pour qu’une solution soit trouvée.

Les forces du CPC pourront-elles participer au dialogue national de réconciliation promis par le Président Touadéra?

Tous les débats et négociations se feront dans le cadre des accords de paix que nous avons eu à signer. Seuls ceux qui sont restés dans ce cadre-là participeront au dialogue national inclusif. Comment pourrions-nous discuter avec ceux qui ont pris les armes et qui ne souhaitent plus être dans ces accords?

Comment expliquez-vous la dégradation des relations entre votre pays et Paris?
Notre relation pâtit de la désinformation et des attaques sur les réseaux sociaux qui ne sont pas l’œuvre du gouvernement. C’est regrettable. La France est un partenaire privilégié et nous n’avons pas le droit de gâcher nos relations avec elle. Nous continuons à maintenir le dialogue.

L’un des reproches formulés par Paris est la présence des mercenaires russes de la société Wagner sur votre sol. Le comprenez-vous?
J’ai entendu cette rumeur concernant Wagner. Il faut replacer les choses dans leur contexte : nous nous sommes uniquement adressés à la Russie officielle et avons signé un accord de coopération militaire pour la formation de nos forces de sécurité et de défense. Je n’ai vu nulle part d’accord signé avec une société privée russe.

Vous niez donc le fait qu’il y ait des mercenaires russes en RCA?
Encore une fois, nous avons des instructeurs russes sur notre sol. C’est tout.

Pourtant, en mai, des experts de l’ONU ont mentionné la présence de Wagner en RCA dans un rapport qui dénonçaient leurs exactions ainsi que celles des forces centrafricaines…
J’ai vu ce rapport. Mais je ne peux, en tant que Premier ministre, assumer le contenu d’un texte qui vient des Nations-Unies et qui n’est pas centrafricain. Par ailleurs, les Nations-Unies ont autorisé les Russes à nous livrer des armes et à former nos forces de défense et de sécurité.

Combien d’instructeurs russes sont présents sur le sol centrafricain?
Ils ne sont pas nombreux, entre 500 et 600 (les estimations les évaluent plutôt entre 1.000 et 2.000, NDLR).

Il n’y a donc pas d’intrusion des Russes dans les affaires centrafricaines?
Pas du tout. Il existe seulement une assistance technique auprès des services de douane via la mission économique russe. Mais celle-ci va bientôt prendre fin. En aucun cas, l’ambassadeur russe n’assiste au Conseil des ministres comme cela a pu être dit.

Comprenez-vous que le Mali envisage d’avoir recours à Wagner et à des forces autres que françaises et européennes pour assurer sa sécurité?
Il s’agit d’un pays souverain. Nous observons de près ce qui se passe là-bas. Ce que nous souhaiterions, c’est que la France renforce sa présence auprès de ce pays frère confronté à des difficultés tout comme nous.

La France a pourtant annoncé un retrait partiel des troupes…
Dans le cadre de l’antériorité de ses relations avec le Mali, la France devrait être davantage présente pour aider ce pays à se développer et à se protéger.

Les Nations-Unies ont décidé un renfort de 3.000 Casques Bleus dans votre pays. Est-ce une bonne décision?
Tout ce qui concourt à la paix, je le salue. Je ne peux donc qu’approuver et encourager les Nations-Unies à renforcer leur présence chez nous.

La paix pourra-t-elle triompher un jour dans votre pays?
C’est un impératif. Nous devons l’imposer par tous les moyens afin de relancer notre économie, ce qui nous permettra de mieux nous occuper de nos populations. Et pour obtenir cette paix, nous avons besoin de l’aide de tous, les Français comme les Russes.

Elections russes: la mascarade

Elections russes: la mascarade

 

Les élections en Russie appartiennent à un genre à part, hybride. Il n’y est pas question d’alternance, de coalitions, de débats, mais d’ajustements au sein de l’élite, et de contrôle : celui que démontrent les gouverneurs en apportant les résultats nécessaires ; celui dont fait preuve Vladimir Poutine en tenant d’une main ferme l’ensemble du système.(( Un papier du Monde, extrait))

Le processus électoral, lui, relève de l’imitation. La fraude remplace la compétition, ou en réduit les risques. Ceux qui refusent ces règles n’ont pas droit au qualificatif d’opposants mais à celui, dangereux, de traîtres. Ils sont rendus inéligibles, poussés à l’exil ou emprisonnés.

Le scrutin législatif qui s’est tenu du 17 au 19 septembre, avec une victoire accordée au parti présidentiel Russie unie et une légère percée communiste, l’a montré. Hormis les traditionnels bourrages d’urnes et les votes forcés ou multiples, les possibilités de falsifications ont été multipliées via le vote électronique, le vote sur trois jours et les restrictions posées au travail des observateurs.

 

L’inversion du sens des mots est une constante du régime poutinien. Le 17 septembre, premier jour du vote, le ministère des affaires étrangères évoquait l’anniversaire de l’entrée des forces soviétiques en Pologne, quatre-vingt-deux ans plus tôt. Plutôt que de rappeler le protocole secret du pacte Molotov-Ribbentrop, en vertu duquel cette invasion a été déclenchée, ou de ses suites, comme le massacre de Katyn, le communiqué évoquait « le début de la marche libératrice de l’Armée rouge sur le territoire de la Pologne ».

Il s’agit d’une coïncidence mais elle n’est pas totalement fortuite. L’URSS aussi chérissait les élections, quand bien même elles étaient à candidat unique. La génération vieillissante aujourd’hui aux commandes de la Russie ne cache pas sa nostalgie soviétique. Ce que doivent être à ses yeux des élections est à chercher de ce côté-là : un moment de célébration nationale, avec orchestres et flonflons.

 

Cette perspective est encore lointaine, quelques garde-fous subsistent. Mais au mieux, les scrutins se transforment en référendum pour ou contre le statu quo. C’est la maigre indication que donne la progression du Parti communiste, une formation qui n’a pas décidé si elle était prête à contester au Kremlin son monopole politique.

Pour le pouvoir russe lui-même, ce constat n’est pas sans risques. D’abord il n’y a plus de thermomètre. Chaque échelon s’auto-intoxique en voulant satisfaire l’échelon supérieur – là aussi l’analogie avec l’URSS est opérante. Des milliers de bureaux de vote comptent les voix honnêtement, mais leurs résultats sont masqués dans le flot des falsifications. Alors même que ces résultats ne sont pas déshonorants pour le pouvoir en place.

Mali : Les Russes pour remplacer la France !

Mali : Les Russes pour remplacer la France !

 

Sidi Traoré, membre Influent Au Mali, se tourne à nouveau vers l’Est. « Nous voulons que la Russie vienne traiter nos problèmes sécuritaires, explique-t-il. Nous avons vu la coopération militaire russe avec d’autres pays, comme la Syrie, ou plus récemment la Centrafrique. Nous sommes convaincus que des militaires russes feront davantage que la France. »

La vérité c’est qu’une partie de la classe politique malienne veut sa part du fromage et souhaite le départ des Français pour s’entendre avec les Russes. Les Russes ne sont d’ailleurs pas les seuls à manœuvrer dans la coulisse il y a aussi les Algériens, les Turcs et la Chine

Le président du Parti socialiste malien, proche de l’ex-président IBK, Amadou Koïta, considère Moscou comme un allié potentiel. « Le Mali a des amis, que ce soit la France ou la Russie. Mais le Mali n’est pas un pays ingrat. Nous ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Nous savons que 50 soldats français sont tombés ici [depuis 2013]. D’un autre côté, il est vrai que l’opération Barkhane pose problème aujourd’hui, parce que les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Nous avons besoin de tous les partenariats pour lutter contre le terrorisme. »

Pour Michel Beuret, directeur éditorial de la fondation Hirondelle, une ONG suisse produisant des médias d’information sur des terrains de crise, notamment au Mali, les Russes sont déjà influents dans le pays. « Ils font de la désinformation, mais ce n’est pas aussi prégnant que ce que l’on peut voir en Centrafriquedécrit-il. Les Russes cherchent à s’installer sur le continent africain. Parce que les Chinois, les Américains, les Européens sont là. »

Cette tentation russe existe donc bien au Mali, et notamment à Bamako, où se trouve une grande partie de la classe politique malienne qui se répartissent les mannes pouvoir alors que plus des deux tiers du pays, livrés à la pauvreté, sont hors contrôle dominé soient par les extrémistes ou les bandes armées. Bref la chienlit s’installe encore un peu plus au Mali sous influence étrangère et sur fond de corruption encore aggravée

Piratages massifs des Russes et des Chinois aux États-Unis

Piratages massifs des Russes et des Chinois aux États-Unis

 

 

Des piratages massifs en particulier des Russes et des Chinois affectent les pays occidentaux et notamment les États-Unis. Une sorte de nouvelle guerre non seulement pour piller des informations mais aussi pour déstabiliser les organisations. Des groupes de hackers  largement soutenu par les gouvernements cités.

 

« Au moins 30 000 organisations (…) ont été piratées ces derniers jours par une unité chinoise de cyberespionnage inhabituellement agressive, qui se concentre sur le vol d’emails, d’après des sources multiples », a précisé le spécialiste en cybersécurité, Brian Krebs, dans un post sur son blog KrebsonSecurity, relate Le Figaro.

Des villes, des entreprises et des institutions locales américaines sont concernées par cette cyberintrustion. Mardi 2 mars, Microsoft avait averti qu’un groupe de hackers dénommé « Hafnium », « hautement qualifié et sophistiqué », utilisait des failles de sécurité présentes dans son service de messagerie Exchange. Les pirates se trouveraient en Chine, selon le géant américain de l’informatique. Vendredi 5 mars, la Maison Blanche a précisé, via sa porte-parole Jen Psaki, que la menace était « active ».

Les Etats-Unis ont récemment été la cible d’une autre cyberattaque massive, visant les grandes administrations américaines. Les hackeurs avaient piraté le logiciel Orion de l’entreprise américaine SolarWinds, à partir du mois de mars 2020 au moins. Mi-décembre 2020, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo avait accusé la Russie d’avoir fomenté ce piratage.

L’Europe expulse son tour des diplomates russes

L’Europe expulse son tour des  diplomates russes

 

Réponse du berger à la bergère après l’affront de Poutine à  l’Europe. Le dictateur avait en effet expulsé trois diplomates alors que le chef de la diplomatie européenne était reçu en Russie justement pour protester contre la situation de Navalny et les atteintes aux libertés individuelles et collectives. À son tour l’Europe décide donc d’expulser trois diplomates russes. « Si la Fédération de Russie ne devait pas reconsidérer son geste, ce dernier ne restera pas sans réponse », avait déjà prévenu le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas (SPD). Les diplomates occidentaux en question assistaient aux manifestations dans le but d’informer leurs chancelleries, leur expulsion était donc « injustifiée », avait fait valoir Angela Merkel.

 

 

À la différence de Moscou, Varsovie, Berlin et Stockholm n’ont pas commenté l’annonce de l’expulsion des diplomates russes. L’épreuve de vérité – le cas échéant – aura lieu, le 22 février à Bruxelles, lors d’un Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE. Ces derniers devraient discuter de sanctions à l’encontre de la Russie, mais dans le cadre délimité que Paris et Berlin entendent leur assigner. La France et l’Allemagne ne veulent pas couper les ponts avec Vladimir Poutine, et l’Allemagne, en particulier, continue à défendre son projet de gazoduc Nord Stream qui relie la Russie à son territoire, où doit arriver directement le gaz produit en Russie.

République centrafricaine : la France s’oppose aux Russes

République centrafricaine : la France s’oppose aux Russes

 

Clairement maintenant la France s’oppose aux Russes et aux tentatives des groupes armés de certains leaders politiques, dont M. François Bozizé, visant à faire obstruction à la mise en œuvre des accords de paix et à la tenue des élections selon le calendrier prévu et soutenu par la communauté internationale. La Russie qui fournit des armes et des mercenaires groupes armés tandis que la France soutient le président en exercice.

Dans un communiqué, le ministère des Armées a précisé qu’une patrouille composée de deux avions de chasse Mirage 2000D accompagnée d’un avion ravitailleur C135FR avait décollé en début d’après-midi de la base aérienne projetée de N’Djamena (Tchad) pour se reposer 4 heures plus tard sur cette même base.

“Ce survol ou – ‘démonstration de présence’ – a été réalisé à une altitude permettant de signaler et marquer la présence des avions de combat français”, a souligné le ministère.

A l’approche des élections présidentielle et législatives de dimanche, le Rwanda et la Russie ont déjà envoyé des troupes ces derniers jours pour aider le gouvernement à ramener le calme alors que les forces de sécurité et les casques bleus des Nations unies combattent des rebelles qui ont occupé certaines villes du pays et pris le contrôle de routes en dehors de Bangui, la capitale.

Un lieutenant-colonel français espion des Russes

Un lieutenant-colonel français espion des Russes

 

Les Russes n’ont pas l’exclusivité de l’espionnage, chaque nation se livre à ce genre d’exercice. Toutefois les russes sont passées maîtres dans l’art d’infiltrer les pays notamment par Internet et par des compromissions sexuelles. Cette fois, c’est un lieutenant colonel français pris la main dans le sac pour avoir livré des informations secrètes. Cet  officier français a été mis en examen et placé en détention provisoire pour intelligence avec une puissance étrangère à la suite de son signalement par le ministère des armées, a-t-on appris dimanche de source judiciaire, confirmant des informations d’Europe 1.

Selon la radio, ce lieutenant-colonel, basé en Italie et en poste auprès de l’Otan, est soupçonné d’avoir transmis des documents sensibles aux services secrets russes.

L’officier supérieur a été interpellé par la Direction générale de la Sécurité intérieure alors qu’il était sur le point de revenir en Italie après être parti en vacances, ajoute la radio.

Ce militaire, dont l’identité n’a pas été dévoilé, a été mis en examen il y a une dizaine de jours pour intelligence avec une puissance étrangère portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation après avoir été signalé fin juillet par le ministère des armées, a déclaré à Reuters une source judiciaire.

L’officier a été placé en détention provisoire à la prison de la Santé à Paris.

 

ADP: L’Etat refusera de vendre aux chinois ou aux russes !

ADP: L’Etat refusera de vendre aux chinois ou aux  russes !

 

On ne peut que noter l’impréparation de la vente des bijoux de famille que constituent la Française des jeux et surtout l’aéroport de Paris. Une impréparation qui peut se comprendre dans la mesure où la décision de vendre l’aéroport de Paris n’a été décidée que pour boucher les trous du budget. À entendre Bruno Lemaire,  la vente de famille sera destinée à alimenter un fonds dont les produits serviront les technologies du futur. Il aurait sans doute été plus simple d’affecter les très substantiels dividendes au financement de la recherche et des nouvelles technologies- Face aux nombreuses critiques quant aux risques de contrôle du infrastructure aussi stratégique que les aéroports de Paris,  le ministre des finances invente une clause de sauvegarde dont le contenu demeure relativement flou : “L’Etat aura la possibilité d’examiner qui sera l’investisseur principal et pourra dire ‘c’est oui ou c’est non’”, a expliqué Bruno Le Maire en précisant que “si à un moment donné une puissance étrangère voulait prendre le contrôle d’Aéroport de Paris, la réponse serait non”.Il a en revanche souligné qu’”on peut parfaitement avoir un fonds étranger qui monte au capital et qui investisse 2%,3% ou 5%, ça ne pose pas de difficulté”. Au-delà du choix de l’investisseur, le cahier des charges de l’opération comporte “toutes sortes de garanties” de sorte que “l’Etat garde le dernier mot” sur les redevances, les tarifs, l’investissement, ainsi qu’évidemment le contrôle des frontières et la sécurité, a assuré le ministre. Les dispositions autorisant l’Etat à procéder à la privatisation d’ADP et de la Française des Jeux (FDJ) ainsi qu’à une diminution de sa participation dans Engie figurent dans le projet de loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises).

Elections françaises : crainte d’une cyber-attaque des Russes

Elections françaises : crainte  d’une cyber-attaque des Russes

 

Indiscutablement les attaques russes lors des récentes élections américaines ont joué un rôle en défaveur de la candidate démocrate. Pour autant, le résultat n’aurait sans doute pas été inversé sans ces attaques. Reste qu’il s’agit d’un phénomène nouveau de guerre froide qui s’attaque aux principes mêmes de démocratie. La Russie experte en désinformation possède un très grand savoir-faire dans ce domaine. Une expérience acquise en territoire intérieur où elle a réussi à déstabiliser toute opposition politique et toute information indépendante. Cela ensuite pour légitimer la mise à l’écart des opposants à Poutine. Bref, les vieilles méthodes du KGB.  de telles attaques sont-elles à craindre en France ? Sans doute parce que nombre de responsables français militent  pour le maintien de sanctions économiques suite au climat de guerre entretenupar la Russie  en Ukraine. Ces sanctions occidentales pèsent très lourd dans la crise économique de la Russie déjà affectée par le pillage des oligarques et l’incurie de l’équipe Poutine en matière économique. La croissance est pratiquement dans le rouge, l’inflation galopante, le chômage ne cesse d’augmenter et le pouvoir d’achat s’écroule. Le salaire moyen est de l’ordre  de 500 €, les retraites de 200 euros; -bref, la situation d’un pays sous développé. Poutine s’attaque aux formations politiques étrangères qui soutiennent les sanctions. Et il souhaite le démantèlement de l’Europe. Pas étonnant qu’ils s’attaquent notamment en Macron, un des rares partisans d’une Europe forte, tandis que la plupart des autres se replient  sur des positions souverainistes. Les attaques vont donc se multiplier de la part des services secrets qui financent les sites. Des sites très difficiles à identifier puisque si l’information par de Russie les plates-formes, elles, sont localisées dans des pays périphériques voire exotiques « Si ces attaques réussissaient, l’animation de la campagne d’En marche ! Deviendrait extrêmement difficile, sinon impossible », écrit le secrétaire général du mouvement de l’ancien ministre de l’Economie, Richard Ferrand, dans une tribune publiée mardi dans Le Monde. La veille, sur France 2, il avait estimé qu’Emmanuel Macron était pris pour cible par Moscou pour ses positions en faveur d’ »une Europe forte, une Europe qui se développe et une Europe qui pèse lourd, y compris face à la Russie ». C’est la première fois qu’un mouvement politique français attribue aussi clairement des cyberattaques à un pays. Car en France, si le risque de cyberattaques susceptibles de perturber ou d’influencer le processus démocratique est pris au sérieux, les autorités refusent jusqu’à présent, contrairement à Washington ou Berlin, de pointer du doigt Moscou. « Les menaces cyber en général sont prises au sérieux et peuvent être traitées à tout moment en conseil de défense comme tous les sujets de défense et de sécurité », souligne une source officielle française. La question devrait être évoquée lors du prochain conseil de défense à l’Elysée, indique une source proche du dossier. Selon Le Canard enchaîné à paraître mercredi, la date du prochain conseil a été fixée au jeudi 23 février. Le piratage des listes électorales, gérées numériquement par les mairies, le vol de données conduisant à la publication de messages compromettants pour certains candidats juste avant le vote sont autant de risques à prendre en compte avant une élection, sans compter la diffusion de fausses informations susceptibles d’influencer le vote.

Euro foot 2016 : Poutine défend les supporters russes

Euro foot 2016 : Poutine défend les supporters russes

 

 

 

En gros pour la Russie les supporters russes ne sont nullement responsables des violences qui ont eu lieu à Marseille à l’occasion du match contre l’Angleterre. Pire les autorités russes estiment que les supporters russes ont été victimes des provocations des supporters anglais. Enfin on accuse la France de ne pas respecter le droit vis-à-vis des poursuites engagées contre les hooligans russes. Bref la dialectique habituelle de Poutine inspiré du KGB et qui consiste en permanence à truquer pour renverser le fardeau de la preuve. Pourtant les hooligans  russes ont encore été coupables de violences hier à Lille. Ce qui n’a pas empêché la diplomatie russe de considérer que les sanctions à l’égard des hooligans  menaçaient les relations entre la France et la Russie, rien de moins ! Puisqu’on fait dans l’outrance la plus grossière et la plus ridicule pourquoi aussi ne pas déclarer la guerre à la France ? De quoi s’inquiéter quand on sait que la Russie a obtenu l’organisation du mondial 2018 (par des voies peu orthodoxes, comme le Qatar !).  La Russie, menacée d’exclusion de l’Euro 2016 de football en cas de nouvelles violences de ses hooligans dans les stades, a donc contre-attaqué mercredi en mettant en cause les « provocations » des supporters anglais et les autorités françaises. Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur de France à Moscou pour se plaindre du traitement selon lui discriminatoire infligé aux supporters russes après les violences avant et après le match Russie-Angleterre le week-end dernier à Marseille. Le chef de la diplomatie française a déclaré en marge d’un déplacement à Berlin que la justice française poursuivait les fauteurs de troubles « sans aucune discrimination». Selon l’agence de presse Interfax, le ministère russe a notamment protesté contre le fait que des supporters russes ont été arrêtés mardi par la police française, sans que les services consulaires russes n’en aient été immédiatement informés, comme c’est normalement la règle.  La préfecture du Nord a fait état de 16 interpellations sur la journée de mercredi, en marge de la rencontre Russie-Slovaquie, perdue 2-1 par les Russes. Sur ce total figurent six ressortissants russes impliqués dans les violences de samedi dernier à Marseille, a précisé la préfecture. (Avec reuters)

Syrie : retrait surprise des Russes

Syrie : retrait surprise des Russes

 

 

Poutine a surpris tout le monde en annonçant le retrait de la plupart de ses troupes. Le président russe considère que son pays a atteint ses objectifs qui consistaient essentiellement à conforter le pouvoir de Bachar El-Assad. Une mission effectivement remplie puisque l’aviation russe a davantage pilonné les opposants kurdes que les positions de l’État islamique. On peut expliquer aussi ce retrait par les difficultés économiques très importantes que connaît aussi la Russie avec une croissance dans le rouge et un écroulement de ses recettes liées à la baisse des matières premières. Notons au passage que les autres pays qui luttent contre l’État islamique éprouvent aussi des difficultés financières à financer l’effort de guerre cela vaut y compris pour la France dont les bombardements sur l’état islamique sont actuellement chichement mesurés. Même les Américains ne s’investissent pas à la hauteur du potentiel militaire dont il dispose. Ce qui est aussi  que ce conflit contre l’État islamique s’éternise. Une bonne nouvelle toutefois ce retrait des Russes va peut-être favoriser les négociations de paix entre ceux qui luttenet  contre l’État islamique. Avec l’appui des soldats russes, Vladimir Poutine considère que les forces armées syriennes ont été en mesure de « renverser la situation dans le combat contre le terrorisme international et ont repris l’initiative dans presque tous les domaines« . « Le travail effectué par nos soldats a créé les conditions nécessaires au lancement du processus de paix« , a souligné le président russe à l’issue d’une réunion au Kremlin avec ses ministres de la Défense et des Affaires étrangères. La Russie est intervenue fin septembre 2015 en Syrie pour aider l’armée du président syrien Bachar al Assad, alors en grande difficulté, à contenir les forces rebelles, notamment dans l’ouest du pays. Cet appui s’est principalement traduit par des frappes aériennes contre les insurgés. Les Occidentaux ont toutefois accusé la Russie de privilégier, notamment durant les premiers mois, des frappes sur les rebelles plutôt que sur Daech. La décision surprise du Kremlin intervient le jour même de la reprise des négociations de paix sur la Syrie à Genève, sous l’égide des Nations unies. 

Mistral : Mariani pour la vente aux russes

Mistral : Mariani pour la vente aux russes

 

 

Une nouvelle fois Thierry Mariani se distingue en regrettant que la France n’ait pas vendu les Mistrals aux Russes. Dans cette affaire, comme dans bien d’autres,  Mariani est très proche des positions du FN. En gros chacun chez soi, le nationalisme comme repères et le business avant les considérations politiques, démocratiques et humanitaires. Mariani n’a même pas hésité à se rendre en voyage officiel en Crimée territoire qui a été  annexé par la Russie. Mariani regrette ce qu’il appelle la  »dérussification » des Mistrals. On pourrait regretter tout autant et même bien davantage qu’on ne parvienne pas à réussir la délepenisation  du logiciel politique de l’intéressé qui ne cesse d’accumuler les prises de position extrémistes dans tous les domaines. La France et la Russie ont en effet  trouvé un accord sur le dossier des navires Mistral dont Paris avait suspendu la livraison face à la crise en Ukraine. La Russie sera « exclusivement et intégralement remboursée des sommes avancées au titre du contrat ». De son côté, la France aura « la pleine propriété et la libre disposition des deux bâtiments ». Une négociation de huit mois vivement dénoncée par Thierry Mariani, député Les Républicains. « Cet accord, où en réalité on se plie à la demande anglo-saxonne, c’est vraiment un pas de plus vers l’abandon de ce qu’il nous reste d’indépendance nationale », a-t-il lancé. Le député a fait partie de la dizaine de parlementaires français partis en Russie fin juillet, pour faire notamment une visite en Crimée. Un voyage officiel vivement dénoncé par le chef du groupe socialiste à l’Assemblée, Bruno Le Roux. On va aujourd’hui donner 1,2 milliard aux Russes. Pour Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, l’accord franco-russe va coûter cher à la France. « Quel va être le coup final de cette opération ? On va aujourd’hui donner 1,2 milliard aux Russes, ce qui correspond en partie à ce qu’ils nous avaient déjà versés, mais aussi en partie aux coûts qu’ils ont eu », a-t-il déploré. Comme l’a annoncé le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian ce matin sur RTL, « un certain nombre de pays ont fait savoir leur intérêt » pour racheter les Mistral. Un achat qui selon Thierry Mariani, va devoir attendre la « dérussification » des Mistral. « Maintenant il faut ‘dérussifier’ ces bateaux. Par exemple les interfaces informatiques, les équipements divers coûtent 150 à 200 millions », a-t-il lancé.  Une transformation précédant une possible vente. « Enfin il faudra vendre ces bateaux. Il y a quoi ? Il y a 4-5 acheteurs possibles, et ces acheteurs savent très bien qu’on est pressé de vendre. Ce n’est pas le meilleur moyen pour négocier les prix », a résumé Thierry Mariani. « À la sortie, l’addition pour le contribuable français, ce sera 1,5 milliard. C’est aussi peut-être pour cela qu’en plein mois d’août, on essaie de faire passer la chose discrètement », a déploré le député Les Républicains. Un mois  d’aout qui  permet aussi aux seconds couteaux politiques sulfureux d’exister médiatiquement.

Les Mistral russes vendus aux Chinois….ou à l’Etat Islamique ?

Les Mistral russes vendus aux Chinois….ou à l’Etat Islamique ?

Pas facile pour la France d’être à la fois un champion mondial de l’armement et en même temps de défendre la paix  et les droits de l’homme. Du coup avec cette contradiction , la France reste avec deux navires Mistral sur les bras  : ceux destinés aux russes. On pourrait bien les vendre mais à qui ?  une nation pacifiste et « démocratique » comme le Chine par exemple . A Cuba peut-être maintenant que les relations sosnt normalisées  après la visite de Hollande à Castro . Peut être même à l’Etat islamique si les riches pays arabes veulent bien continuer de financer le terrorisme. On a bien vendu des Rafle  à l’Egypte et au Qatar, alors ! On parle aussi du Portugal, de la Grèce  et de l’Argentine mais qui n’auraient pas les moyens financiers. Pourquoi pas à Monaco, là il y a les ressources (mais pas forcément les besoins) .  En tout cas cela fait des mois que les Mistral que la France a vendus à la Russie patientent dans le port de Saint-Nazaire, en attendant une hypothétique résolution du conflit russo-ukrainien. Finalement, il se pourrait bien que ces navires de guerre à la pointe de la technologie ne soient jamais livrés au Kremlin, mais plutôt à Pékin.  Les Echos, qui cite le journal pro-chinois de Taiwan, « Want China Times », avance ainsi que Paris pourrait proposer à Pékin d’acheter les deux bateaux. Ce n’est qu’une « rumeur née de l’arrivée samedi à Shanghai de deux navires de guerre », souligne le quotidien. Il se trouve que ces bateaux vont rester sept jours à quai, ce qui pourrait être l’occasion pour Paris de trouver un débouché pour ses deux Mistral, avance l’agence de presse Duowei News.  La livraison de cet arsenal aux Russes semble de plus en plus illusoire à mesure que le temps passe. Le président russe, Vladimir Poutine, a d’ailleurs évoqué, à l’occasion de sa conférence de presse annuelle, un remboursement des fonds déjà versés par le Kremlin pour ces navires. Dès lors, « l’option d’une vente de ces vaisseaux à un autre pays devient plausible » estime Les Echos.  Dans ce contexte, la Chine serait un client sérieux. Les médias locaux cité par le quotidien économique soulignent en effet que, le gouvernement chinois ayant dans l’idée de concevoir et de construire ses propres « bâtiments de projection et de commandement (BPC), il pourrait accélérer ses études en copiant le Vladivostock et le Sebastopol, les deux Mistral initialement destinés à Moscou.

Absence Hollande aux commémorations russes du 8 mai 1945 : une erreur

Absence Hollande aux commémorations russes du 8 mai 1945 : une erreur

 

C’est évidemment uen erreur stratégique cette absence de Hollande aux commémorations de la victoire du 8 mai 45. D’autant plus que Poutine était , lui, présent en France lors des célébrations du débarquement. C’est ce que pense Bayrou, NKM et bien d’autres. « La France aurait dû être là. Et si j’avais été dans cette responsabilité c’est le choix que j’aurais fait. Pourquoi? Parce qu’on peut avoir des tensions, des affrontements, des dissensions, des opinions divergentes (…) mais cela n’efface pas l’Histoire », a estimé François Bayrou dans l’émission « Tous politiques » sur France Inter/France 3/Le Parisien. « Quand le peuple russe célèbre le 70e anniversaire des souffrances immenses qui ont été les siennes pour supprimer le nazisme de la surface de la terre, nous qui avons été alliés dans cette période (…) il était à mes yeux légitime que nous soyons présents », a-t-il ajouté.  Néanmoins, « cela ne veut pas dire que nous n’aurions pas pu exprimer d’une autre manière notre désaccord avec ce qui se passe en Ukraine ou ce qui s’est passé en Crimée », a déclaré le maire de Pau. Il a salué en revanche la visite de François Hollande les 11 et 12 mai à Cuba où il sera le premier président français à se rendre en visite officielle depuis plus d’un siècle, et à Haïti. « Ça m’a laissé un peu triste qu’on ne soit pas représenté », a également regretté la vice-présidente déléguée de l’UMP Nathalie Kosciusko-Morizet dans l’émission « BFM Politique » (BFMTV/RMC/Le Point). « Je trouve ça bien qu’on célèbre tous ensemble, y compris avec les Allemands, et je trouve bizarre qu’on ne célèbre pas avec les Russes, je trouve qu’il y a quelque chose de paradoxal », a-t-elle souligné. « A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, on était bien content que les Russes prennent les Allemands par revers » même s’ »ils l’ont fait dans des conditions qui étaient bien critiquables à bien des égards », a-t-elle conclu. La Russie a célébré samedi les 70 ans de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie avec une immense parade, mais la plupart des pays occidentaux ont boycotté ces festivités pour protester contre l’annexion de la Crimée par Moscou et son soutien aux séparatistes de l’Est ukrainien.

 

Les Mistral russes à vendre ?

Les  Mistral russes à vendre ?

 

Comme il est vraisemblable que Poutine n’est guère disposé à assouplir ses positions sur l’Ukraine, toute livraison des Mistral à la Russie paraît deplus en plus hypothétique. Ne restera alors qu’à rembourser la Russie et à annuler la livraison des deux navires. Ce qu’envisage désormais Hollande.  La France et la Russie sont donc proches d’un accord sur l’annulation du contrat de livraison de deux navires de guerre de type Mistral et le remboursement des sommes engagées par Moscou, a-t-on appris vendredi de source russe proche des discussions.  François Hollande a proposé une solution « acceptable » qui permettrait à la France de « sauver la face » dans cet épineux dossier qui empoisonne les relations entre les deux pays, a-t-on précisé, sans donner plus de précisions.  Le président français a assuré de son côté, à l’issue d’un entretien avec son homologue russe, Vladimir Poutine, à Erevan, qu’aucune décision définitive n’avait été prise. « Pour ce qui concerne le Mistral (…) j’en ai fixé les bases : soit le Mistral est livré, ce qui n’est pas aujourd’hui notre décision, soit il est remboursé dans les formes que nous avons à discuter », a-t-il déclaré, réaffirmant la position exprimée cette semaine. « C’est aussi simple que cela, et pour l’instant aucune décision n’est prise », a-t-il ajouté.  Mercredi, François Hollande avait réitéré que la livraison des deux bâtiments n’étaient pas possible dans l’environnement de tensions autour de la crise ukrainienne et laissé entendre pour la première fois que l’annulation du contrat n’était pas exclue en évoquant un possible remboursement.   »Nous accordons beaucoup de valeur à cette déclaration », a-t-on fait savoir vendredi de source russe.  De source diplomatique française proche des négociations, on disait en début de semaine que le contrat se trouvait désormais « dans les mains des avocats » qui tentent de trouver une issue acceptable pour les deux parties. Vladimir Poutine a pour sa part assuré mi-avril que la Russie n’imposerait pas de pénalités à la France si les coûts déjà induits pour son pays faisaient l’objet d’un remboursement. Conclu en 2011, le contrat est d’un montant de 1,2 milliard d’euros.  

 

Blindés russes : incursion en Ukraine

Blindés russe s: incursion en Ukraine

On sait bien que l’opération d’aide humanitaire de Poutine en direction de l’Ukraine est une manipulation pour intoxiquer les opinions ; en fait il menace de pénétrer avec des blindés en Ukraine ; ce qu’il a fait.  L’artillerie ukrainienne a détruit une partie importante de la colonne de blindés russes qui a passé la frontière dans la nuit, a annoncé le président ukrainien Petro Porochenko, lors d’un entretien avec le Premier ministre britannique David Cameron. Un porte-parole de l’armée ukrainienne a par ailleurs annoncé que les forces gouvernementales avaient attaqué les blindés dès leur entrée sur le territoire national. « Les initiatives appropriées ont été prises et une partie (de la colonne) n’existe plus« , a ajouté Andreï Lisenko, s’adressant à la presse. Mais Moscou a démenti l’entrée d’un convoi militaire russe sur le sol ukrainien. « Aucune colonne militaire russe n’a franchi la frontière russo-ukrainienne ni de nuit ni de jour« , déclare le ministère russe de la Défense dans un communiqué, cité par l’agence de presse RIA. Le ministère russe qualifie les accusations ukrainiennes d’ »espèce de fantasme« . L’incursion russe a cependant été confirmée peu auparavant par l’Otan, après les affirmations de plusieurs journalistes britanniques. Ces derniers indiquaient avoir vu 23 blindés accompagnés de véhicules logistiques pénétrer sur le sol ukrainien jeudi soir, près de Donestk. Se refusant à parler d’invasion, le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, a déclaré que cette incursion confirmait « simplement le fait que l’on voit un flot continu d’armes et de combattants depuis la Russie dans l’Est de l’Ukraine. C’est une démonstration claire de l’implication continue de la Russie dans la déstabilisation de l’Est de l’Ukraine« .

 

Les soldats russes envahissent la Crimée

Les soldats russes envahissent la Crimée

Les soldats russes ont décidé de passer à l’action au milieu de l’après-midi, après plusieurs heures de face-à-face tendu. Finalement, ils se sont introduits dans la base aérienne de Belbek, en Crimée, en tirant des coups de feu en l’air, après avoir forcé les grilles avec un véhicule militaire. Les soldats ukrainiens ont été ensuite désarmés et alignés devant un mur ; ils n’ont pas pu, ou pas voulu, résister à leurs adversaires. « Nous n’avons pas provoqué cela, c’est de la force brutale [...] Depuis la Seconde Guerre mondiale c’était un endroit tranquille puis ils sont arrivés en tirant, avec des blindés et des grenades. Je suis très inquiet maintenant » (un soldat ukrainien) Car depuis le matin, les soldats ukrainiens avaient tenu à rester dans leur base, jusqu’à s’en faire déloger, finalement par la force. Un soldat ukrainien aurait été blessé au cours de cette attaque. Le commandant de la base, lui, a été emmené par les soldats russes pour des « discussions » dans un endroit secret, tandis que certains photographes de presse ont été forcés de détruire leurs cartes mémoires. La base militaire de Belbek est un point stratégique situé près de Sebastopol ; il s’agit de l’une des dernières bases militaires ukrainiennes qui échappait encore au contrôle russe depuis le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie, officiel depuis vendredi. Les images ont été capturées par une caméra de vidéosurveillance. Plus tôt samedi matin, c’est la base aérienne de Novofedorivka, dans l’ouest de la Crimée, qui avait été ciblée par des centaines d’hommes sans armes, partisans de la Russie. Les soldats présents se sont barricadés dans leur QG. Vendredi, des marins russes ont pris le contrôle du Zaporijia, le seul sous-marin ukrainien en Crimée, et l’ont remorqué vers la base russe de Sebastopol. Dans la soirée, c’est le navire de commandement Slavoutitch, à l’ancre à Sébastopol, qui est tombé entre les mains des Russes. Jeudi, ils avaient déjà saisi trois corvettes ukrainiennes – Loutsk, Khmelnitski et Ternopol. Ce samedi, le ministre ukrainien de la Défense a démenti une rumeur – sans doute propagée par les Russes – qui dit que les soldats ukrainiens qui quitteraient la Crimée seraient traités comme des déserteurs et poursuivis pour « haute trahison ». Il a affirmé qu’au contraire, ils seront traités comme des héris et que les autorités envisagent la possibilité de leur accorder le statut d’ancien combattant, assorti de garanties et de prestations sociales adéquates, « pour avoir manifesté de la résistance et du courage« .

Chypre : paradis des russes

Chypre :   paradis des russes

À l’entrée de la ville balnéaire de Limassol, dans le sud de Chypre, la plupart des pancartes des kiosques à journaux sont sous-titrées en russe. Sur le front de mer, les palaces hôteliers se suivent et se ­ressemblent: de grandes bâtisses bétonnées ornées de palmiers verdoyants avec des pelouses taillées au millimètre. La grande majorité affiche bien haut le drapeau russe. Dans le centre-ville, si l’on ferme les yeux et que l’on passe outre le claquement des vagues, on en oublierait presque se trouver à Chypre tant les langues se mélangent. Tout comme les sociétés. Il est ainsi étonnant de voir, en plein centre-ville et pas dans la capitale chypriote, la présence du bureau Moyen-Orient de l’agence de notation Moody’. Tous les cinq mètres, une agence immobilière propose maisons et appartements de luxe à une clientèle venue essentiellement de Moscou. Leurs somptueux yachts occupent 80 % de la marina, sans que personne ne demande comment ils en ont fait l’acquisition. De surcroît, ici les 400 000 touristes par an et 8 000 résidents russes sont accueillis à bras ouverts. Leurs capitaux s’élèveraient à 23 milliards d’euros, soit… 33 % des avoirs de l’île. Le système bancaire repose de facto sur eux et les intéressés réfutent toute accusation de blanchiment d’argent sale. Sergei Patrisof gère les fonds de ses compatriotes. Le regard persan et le sourire glacial, il n’arrive pas à comprendre la foudre qui s’abat sur les Russes depuis le début de la crise. «Dans les années 1990, mes compatriotes cherchaient un endroit pour placer leur argent en toute sécurité, rappelle-t-il. À Chypre, les taux d’intérêt étaient intéressants, le pays magnifique et les gens accueillants. Mais ce n’est pas du blanchiment! Les gens ont durement travaillé pour avoir ces fonds!» Mieux, Sergei certifie que les Russes essaient de mettre fin aux pratiques illégales et à la présence de sociétés offshore «détenues par des Ukrainiens pour la plupart». Pour lui, les banques chypriotes sont clairement responsables de la situation. «Elles avaient une politique trop laxiste pour accorder les prêts, surtout la Laiki Bank qui a prêté des millions d’euros à de pauvres gens en sachant qu’ils ne rembourseraient pas, accuse ainsi ­Sergei. À cela, il faut ajouter la restructuration de la dette grecque, qui a beaucoup coûté. Mais ce n’est pas de la faute des Russes.» La situation de Chypre préoccupe de plus en plus la communauté russophone installée à Limassol. Les Russes qui y ont école, centre culturel, restaurants et toutes sortes d’activités, ne décolèrent pas. «Si les Chypriotes restent dans la zone euro après un tel chantage des Européens, c’est nous qui allons partir du pays, s’insurge Svletlana, une retraitée de 65 ans dont la fille a épousé un Chypriote il y a dix ans. Nous irons au Luxembourg ou à Malte pour mettre notre argent.» Quelle que soit la solution adoptée pour sauver le secteur bancaire du défaut de paiement, la confiance des Russes envers le pays est entachée. Certains experts estiment ainsi que ce ne sera qu’une question de temps pour que leurs capitaux voguent vers d’autres pays.

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol