Archive pour le Tag 'Royaume-Uni'

« La démocratie menacée au Royaume-Uni »

« La démocratie menacée au Royaume-Uni  »

 

La démocratie au Royaume-Uni se trouve menacée du fait du Brexit. En effet, le pays qui a vu naître la démocratie vient d’ouvrir la porte à l’autoritarisme en portant Boris Johnson à la tête du pays. Pauline Schnapper et Emmanuelle Avril, professeures de civilisation britannique, soulignent « l’absence de garde-fous efficaces pour contrer la dérive autoritaire du premier ministre ». (Tribune du monde–extrait)

« Après une folle semaine à Londres, qui a vu Boris Johnson faire passer en force une suspension du Parlement, se faire imposer une loi exigeant une demande d’extension de trois mois avant une sortie de l’Union européenne si aucun accord n’était trouvé à Bruxelles d’ici là, vingt et un parlementaires conservateurs modérés se faire exclure du parti et des démissions spectaculaires, dont celle du propre frère du premier ministre, Jo Johnson, l’incertitude sur ce qui pourrait se passer d’ici au 31 octobre reste entière. La tentative de coup de force du nouveau premier ministre, qui annonce vouloir sortir coûte que coûte, alors que le Parlement, divisé par ailleurs sur à peu près tout, a clairement fait savoir son opposition à une sortie sans accord, s’est en tout cas retournée contre lui.


Du côté de Bruxelles, la volonté proclamée de renégocier l’accord conclu en novembre 2018 avec le gouvernement de Theresa May se heurte à la réalité répétée par les Vingt-Sept : il n’y a pas de solution alternative au « backstop », qui prévoit le maintien du Royaume-Uni dans l’union douanière, le temps qu’un accord sur la relation future avec l’Union européenne soit conclu, pour empêcher le rétablissement d’une frontière en Irlande. Il n’y a donc à peu près aucune chance de percée significative à Bruxelles d’ici au prochain conseil européen le 17 octobre.

 

Dès lors, l’étau se resserre sur Boris Johnson, qui a essuyé six défaites à la Chambre des communes et n’a pas réussi à provoquer de nouvelles élections, faute de soutien de l’opposition (puisque depuis 2011 le Parlement ne peut être dissous avant terme que par une majorité des deux tiers des parlementaires). Les partis d’opposition veulent être certains qu’une éventuelle élection, devenue inévitable, aura bien lieu après le 31 octobre, ainsi qu’une nouvelle demande de report de la sortie de l’UE. Le Parti travailliste, par ailleurs, qui ne profite guère dans les sondages de la crise actuelle, aurait sans doute intérêt à éviter une campagne électorale qui se jouerait sur la seule question du Brexit….. »

 

 

Brexit: encore la démission d’une ministre au Royaume-Uni

Brexit: encore la démission d’une ministre au Royaume-Uni

 

 

Indiscutablement le Royaume-Uni n’en finit pas de s’enfoncer dans la crise politique. Avec la démission de la ministre du travail opposée au Brexit  sans accord que veut imposer Boris Johnson, c’est le 19e ministre qui démissionne. Autant dire que c’est la décomposition progressive du système politique. Boris Johnson a au moins raison sur un point, compte tenu des contradictions entre partis et à l’intérieur des partis, des élections sont incontournables. Pas sûr cependant qu’elles permettent  de dégager une majorité stable et cohérente même si pour l’instant dans les sondages les conservateurs semblent faire la course en tête. Ces élections auraient au moins l’avantage de reporter sans doute aux calendes grecques la date du Brexit. Il faudra en effet soit reprendre les négociations à zéro, soit accepter l’accord passé entre l’union européenne et Teresa May.  Le problème de Boris Johnson c’est que pour l’instant il ne dispose plus de majorité pour soutenir ses positions ;

 

L’opposition peut désormais faire barrage au «no deal» envisagé par Boris Johnson le 31 octobre en cas de (probable) échec des négociations avec Bruxelles. Boris Johnson est d’une certaine manière pris au piège par le texte adopté par la chambre des communes». Le texte prévoit que, si Boris Johnson ne parvient pas à négocier un nouvel accord à Bruxelles ou s’il ne parvient pas à faire voter un «no deal» (option pour laquelle il n’y a pas de majorité à la Chambre des communes), il sera obligé de demander à Bruxelles un report au 31 janvier 2020.

 

Boris Johnson  a essayé  de contre-attaquer en tentant de faire voter des élections anticipées. La tentative échouée. Alors qu’il lui fallait obtenir les deux tiers des voix du Parlement, la participation des travaillistes, nécessaire pour réunir autant de suffrages, n’est pas au rendez-vous, le Labour craignant un piège de «BoJo» pour faire passer en douce un «no deal». Autre possible raison: d’après les sondages, une majorité de

 

Face au blocage politique complet entre le gouvernement et le parlement, Boris Johnson a annoncé qu’il organisera, lundi 9 septembre, un nouveau vote pour organiser des élections anticipées. «Je préférerais être mort au fond d’un fossé» que de demander un nouveau report à Bruxelles, proclame «BoJo».

 

Dernier rebondissement, samedi soir 7 septembre, la ministre britannique chargée du Travail et des Retraites, Amber Rudd, historiquement europhile, mais qui avait accepté malgré tout de faire partie du gouvernement de Boris Johnson, a annoncé sa démission, dénonçant un «assaut à la décence et à la démocratie» pour qualifier l’exclusion de 21 conservateurs «rebelles». Ce départ illustre bien la situation du parti conservateur qui, en privilégiant la voie du «no deal», semble contenter ses militants et ses électeurs, mais clive au sein de ses cadres, moins eurosceptiques, ce qui s’était déjà vu lors du référendum 2016 et ce qui se voit toujours parmi les «MP» (membres du Parlement, NDLR).

 

Pénuries au Royaume-Uni en cas de Brexit : blocages de camions et pénurie à prévoir

Pénuries au Royaume-Uni en cas de Brexit : blocages de camions et pénurie à prévoir

 

- Le Royaume-Uni sera confronté à des pénuries de nourriture, d’essence et de médicaments en cas de sortie de l’Union européenne sans accord, avec des blocages dans les ports et le rétablissement d’une frontière physique en Irlande, selon des documents officiels publiés par le Sunday Times.

Dès lors que le Royaume-Uni aura quitté sans aucun accord que le Royaume uni aura quitté sans aucun accord l’union européenne, inévitablement le régime douanier sera changé, en clair la libre circulation sera empêchée et des milliers de camions seront bloqués par des contrôles aussi bien du côté Royaume-Uni que du côté de l’union européenne. Certes l’union européenne souffrira car les échanges qui s’effectuent dans les deux sens mais pour le Royaume uni , la plus grosse partie des importations est en provenance d’Europe . le t problème c’est que nombre de camions risquent d’être bloqués pendant des jours voire des semaines et que peu d’opérateurs logistiques pourront supporter les frais de ces immobilisations. Non seulement les camions seront bloqués mais on aura des difficultés à trouver des transporteurs. D’où des risques de pénuries notamment de nourriture, d’essence et de médicaments.

Selon les documents publiés par le Sunday Times, jusqu’à 85% des camions qui traversent la Manche “pourraient ne pas être prêts” pour les autorités douanières françaises, ce qui signifie que des perturbations dans les ports pourraient durer jusqu’à trois mois avant une éventuelle amélioration du trafic.

Ces prévisions du gouvernement britannique ne présentent pas le scénario du pire, mais bien les répercussions les plus probables d’un Brexit sans accord.

Une version démentie par Michael Gove, ministre chargé des préparatifs du divorce. Ces documents, a-t-il dit sur Twitter, décrivent la pire des situations et des “mesures très significatives ont été prises ces trois dernières semaines pour accélérer la préparation du Brexit”.

Royaume-Uni : un fou pour succéder à Theresa May ?

Royaume-Uni : un fou pour succéder à Theresa May ?

 

Boris Johnson, en parfait démagogue a annoncé s’il était premier ministre que la Grande-Bretagne ne paierait rien à l’union économique et que la rupture serait brutale. En fait il s’agit surtout de s’adresser surtout au sélecteur et aux membres du parti conservateur pour renforcer son éventuelle posture comme premier ministre Johnson est un habitué des coups de force, des mensonges et des manipulations. Fin d’année 2018 de The Economist l’a récompensé comme le pire de la politique britannique. Johnson a reçu la plus haute distinction (le « politicien qui a le plus fait pour laisser tomber son parti et son pays »). ] The Economist a décrit Johnson comme l’un des architectes de la « catastrophe » du Brexit, notons que Boris Johnson est un habitué des coups tordus. Faut-il rappeler qu’au départ il n’était pas pour le break site et ne s’est converti à la rupture avec l’union économique que pour déstabiliser le premier ministre. Faut-il aussi rappeler qu’il a été viré du très sérieux journal le Times pour avoir manipulé une citation

. Il a échoué lamentablement en tant que secrétaire aux affaires étrangères. Il a tiré sur Mme May alors qu’il était au Cabinet. Il a agi contre son contrat depuis le fond et dans sa chronique de journal lucrative sans présenter de réelle alternative. Ce démagogue n’est pas un homme d’État, c’est l’homme le plus irresponsable que le pays ait connu depuis de nombreuses années. Boris Johnson Boris Johnson se livre un nouveau chantage

Boris Johnson se livre à un nouveau chantage en affirmant a, que s’il devenait Premier ministre, il refuserait que le Royaume-Uni paie la facture du Brexit jusqu’à ce que l’Union européenne accepte de meilleures conditions de retrait. « Nos amis et partenaires doivent comprendre que l’argent sera conservé jusqu’à ce que nous ayons plus de clarté sur le chemin à prendre », a déclaré ce partisan du Brexit, favori pour succéder à Theresa May, dans un entretien au Sunday Times (en anglais).  »Dans un bon accord, l’argent est un excellent solvant et un très bon lubrifiant », a ajouté l’ancien ministre des Affaires étrangères et ancien maire de Londres.

Boris Johnson fait parti des favoris pour succéder à Theresa May cependant au sein même des conservateurs il suscite à la fois encore beaucoup d’interrogations voire de rejet. En cause sa démagogie, ses contradictions et ses prises de position imprévisible. Sur le plan économique la nomination de Boris Johnson constituerait sans doute un signal très néfaste dans les milieux d’affaires. L’une des premières séquences serait sans doute d’entraîner une nouvelle dépréciation de la monnaie britannique.

 

Brexit: élections européennes quand même le 23 mai au Royaume -Uni !

Brexit: élections européennes quand même le 23 mai au Royaume -Uni !

 

Comme la première ministre Theresa May a demandé un nouveau délai pour quitter l’union européenne, il se pourrait bien que des élections européennes aient  quand même lieu le 23 mai au Royaume-Uni. En effet, Theresa May a demandé que le nouveau délai soit fixé en juin pour l’application du Brexit. Jusqu’à cette date le Royaume-Uni fera donc encore parti de l’union européenne. Peut-être même après si la date d’application du Brexit était encore notoirement prolongée. Peut-être même si de nouvelles élections législatives voire un référendum était nécessaire pour mettre un terme à la crise politique actuelle. En attendant Le Royaume-Uni assure être prêt à organiser des élections européennes. La Première ministre, Theresa May, qui tente de trouver un accord pour sortir de l’Union Européenne,  a demandé un nouveau délai vendredi dernier.  Le gouvernement britannique serait ainsi obligé d’organiser des élections européennes comme dans les autres pays de l’UE. Elles auraient lieu, outre-manche, le jeudi 23 mai vient d’annoncer officiellement Londres. « Cela reste l’intention du gouvernement de quitter l’Union européenne avec un accord et de passer la législation nécessaire avant le 22 mai, pour que nous n’ayons pas besoin de participer » à ces élections, qui seraient alors annulées, a précisé le porte-parole. Il faut évidemment s’attendre à des cris d’orfraie de la part des partisans d’un pas excite dur et immédiat.

Brexit : baisse de croissance grave pour l’union européenne et surtout le Royaume-Uni

Brexit : baisse de croissance grave pour l’union européenne et surtout le Royaume-Uni

D’après le CEPII, les PIB du Royaume-Uni et de l’Union européenne pourraient respectivement reculer de 2,8 % et 0,8 %. Par Vincent Vicard, -(article repris notamment par la Tribune). Extrait :

 

« L’incertitude est totale après le rejet par les députés britanniques de l’accord de sortie de l’Union européenne négocié entre le gouvernement britannique et la Commission européenne. Personne ne sait exactement ce qu’il va se passer dans les 10 semaines qui nous séparent maintenant de l’échéance prévue du Brexit. Une chose est cependant sûre : l’issue du processus aura son importance tant à court qu’à long terme, parce qu’un Brexit sans accord n’est pas du tout la même chose qu’un Brexit avec accord.

D’un point de vue économique, un Brexit sans accord signifie que les relations commerciales entre l’UE et le Royaume-Uni seront régulées par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais ce n’est pas tout : à court terme, l’impréparation du processus de sortie et l’absence d’accord sur un certain nombre de questions cruciales devraient générer des désordres et des coûts supplémentaires. Prenons chacune de ces dimensions dans l’ordre.

Le retour au cadre de l’OMC signifie que le Royaume-Uni sera traité comme tout autre partenaire commercial avec lequel l’UE n’a pas d’accord (et inversement), c’est-à-dire comme les États-Unis par exemple. Cela implique l’instauration de droits de douane sur les importations en provenance du Royaume-Uni ; en moyenne faibles (de l’ordre de 3 % en moyenne), ces taxes à l’importation peuvent être très élevées dans certains secteurs (13 % en moyenne dans l’agriculture par exemple, et près de 40 % pour les produits laitiers).

Plus importante, la sortie de l’UE sans accord signifie la fin de la reconnaissance mutuelle des normes et des standards, qui permet à tout producteur britannique vendant sur son marché domestique de vendre librement aux autres consommateurs européens. Cela implique ce que l’on appelle des barrières non tarifaires au commerce, qui sont aujourd’hui les principales barrières au commerce international : ces barrières comprennent aussi bien les règles sanitaires et phytosanitaires dans l’agriculture visant à protéger les consommateurs que les normes techniques (de la taille des jouets des jeunes enfants à la largeur des pneus des voitures) ou environnementales (les normes fixant les rejets de CO2 ou de particules fines dans l’automobile par exemple).

Concrètement, cela signifie que demain, pour vendre aux consommateurs européens, les exportateurs britanniques devront prouver qu’ils respectent les règles européennes. Ces règles ont beau être similaires aujourd’hui, il faudra demain le prouver, ce qui est coûteux. Elles peuvent aussi diverger dans le futur (c’est d’ailleurs bien là l’un des enjeux du Brexit, pouvoir s’affranchir de certaines règles européennes). Ces barrières non tarifaires sont importantes en moyenne, particulièrement dans certains secteurs - elles atteignent par exemple l’équivalent d’un droit de douane de 74 % pour les produits laitiers, 36 % pour certaines machines et appareils, 20 % pour les produits chimiques et 11 % pour le secteur automobile -, renchérissant d’autant le prix pour le consommateur.

Peut-on estimer l’impact de ces nouvelles barrières au commerce sur les PIB du Royaume-Uni et de l’UE ? C’est ce que nous faisons avec deux collègues, Thierry Mayer et Soledad Zignago, dans un article de recherche récent.

Trois conclusions importantes ressortent de cette étude :

  • D’abord, le coût d’un retour aux règles de l’OMC est substantiel pour le Royaume-Uni : le niveau du PIB baisserait de manière permanente de 2,8 % du PIB, soit annuellement près de 2 000 livres en moyenne par ménage.
  • Ensuite, le coût est beaucoup plus faible côté européen (-0,8 % du PIB en moyenne pondérée, -0,3 % pour la France), à l’exception de l’Irlande pour lequel le coût serait du même ordre de grandeur que celui supporté par le Royaume-Uni.
  • Enfin, et surtout, le coût d’un Brexit sans accord, et donc d’un retour aux règles de l’OMC, est beaucoup plus important que dans le cas d’un Brexit négocié qui déboucherait sur un nouvel accord commercial : les coûts seraient ainsi plus de deux fois moindre dans le cas d’un accord type Norvège (qui implique de conserver la plupart des dimensions du marché unique), inférieurs de près de 40 % dans le cas d’un accord sur le modèle de celui avec la Suisse et de 15 % dans le cas d’une zone de libre échange moins ambitieuse.

La forme du Brexit aura donc bien des conséquences à long terme sur le niveau de richesse des Britanniques, et des Européens dans une moindre mesure. Ces différentes options restent sur la table en cas d’accord sur le retrait ; l’absence d’accord implique de renoncer à ces options de relations commerciales futures dans un avenir proche.

Un Brexit sans accord implique qu’il n’y aura pas de période de transition, qui aurait permis de négocier un nouvel accord et de se préparer au changement de cadre juridique (l’accord de sortie prévoit une période de transition jusqu’au 31 décembre 2020, qui pourrait être étendue, pendant laquelle les règles du marché unique continueraient à s’appliquer). Concrètement, cette sortie brutale du marché unique engendrera non seulement une incertitude juridique sur un grand nombre de sujets mais également des coûts liés à l’impréparation côté européen comme britannique. Il suffit pour cela de regarder les domaines couverts par l’accord de sortie. Les trois principaux concernent le règlement de la « facture » du Brexit, liée aux engagements britanniques dans les programmes européens, le traitement des Européens résidant et/ou travaillant au Royaume-Uni et des Britanniques dans l’UE, qui concerne des millions de citoyens dont le statut juridique dépendra alors des décisions des gouvernements nationaux, et la frontière irlandaise et la préservation de l’accord de paix du Vendredi Saint.

Mais l’accord de retrait couvre également une multitude de domaines, allant de la coopération policière et judiciaire aux questions nucléaires ou au statut de Gibraltar. L’absence d’accord créera dans l’ensemble de ces domaines une forte incertitude juridique puisque leur traitement dépendra des décisions de chaque gouvernement impliqué. Ces questions fondamentales ne disparaîtront pas d’elles même en cas de Brexit sans accord, et devront être négociées d’une manière ou d’une autre dans le futur.

Par ailleurs, les délais sont aujourd’hui tels qu’une sortie sans accord implique un degré d’impréparation des deux côtés. La réinstauration de contrôles aux frontières pour les échanges de biens (inexistants au sein du marché unique) pose des problèmes d’infrastructures dans les ports concernés (notamment Douvres côté britannique et Calais côté français) et de recrutement d’agents des douanes notamment. Des chercheurs de l’Imperial College de Londres ont ainsi calculé que deux minutes supplémentaires de transit pour les (milliers de) camions passant par Douvres entraîneraient des embouteillages de 47 km sur l’autoroute M20 y menant.

Ces délais posent également des questions logistiques pour les productions dépendant de pièces importées, pour lesquelles les capacités de stockage sont limitées aujourd’hui au Royaume-Uni. Plusieurs usines automobiles ont ainsi d’ores et déjà prévu de fermer ou réduire leurs opérations au début du mois d’avril. S’ajoute des problèmes spécifiques à certains secteurs : le secteur aérien par exemple, les autorisations de vol de certaines compagnies pouvant être remises en cause, ou le secteur bancaire pour lequel un certain nombre de questions de supervision se posent (les autorités européennes ont déjà prévu d’autoriser de manière temporaire certaines activités de compensation en euro de Londres mais d’autres questions restent entières). Les conséquences à court terme de ces contingences sont d’autant plus difficiles à prédire que leur impact réel dépendra des mesures prises par les différents gouvernements pour en atténuer le coût.

Les gouvernements britannique comme européens ont clairement affiché leur volonté d’éviter de tels désordres inhérents à un Brexit sans accord. Du côté du parlement britannique également, l’option d’une sortie sans accord ne semble pas emporter la majorité. Cela suffira-t-il à l’éviter pour autant ? La date butoir du 29 mars approchant, les entreprises, qui ont fait preuve d’une étonnante résilience à l’incertitude politique jusqu’à maintenant, vont devoir faire des choix qui pourraient s’avérer irréversibles, mettant ainsi encore plus sous pression le processus politique.

Il est possible de repousser la date effective du Brexit, mais seulement de manière limitée étant donné qu’aller au-delà de fin mai obligerait à tenir des élections européennes au Royaume-Uni, ce que personne ne veut. Par ailleurs, une telle prolongation pose la question de sa finalité : étant donné le blocage au parlement britannique, quelle serait la perspective d’un tel allongement ? La préparation d’un second référendum nécessite d’aller au-delà des élections européennes alors que la perspective de la renégociation de l’accord de retrait apparaît limitée côté européen (reste la possibilité d’un retrait unilatéral de la procédure de sortie par le Royaume-Uni, dont la Cour de justice de l’Union européenne a confirmé la possibilité). L’Union européenne a été claire sur le fait qu’elle ne négociera pas un accord sur les relations futures avant que celui sur le retrait britannique soit ratifié, et que cet accord inclura une clause de « backstop » sur la frontière irlandaise. De telle sorte que l’accord sur la table ne changera pas fondamentalement.

C’est sûrement du côté de la déclaration politique accompagnant l’accord de retrait que des évolutions peuvent se faire jour, mais celle-ci n’a pas la valeur légale de l’accord de retrait. Le refus du parlement britannique n’a donc pas changé fondamentalement l’éventail des choix britanniques. Il ne faut cependant pas oublier que si une sortie sans accord était particulièrement coûteuse pour le Royaume-Uni, la perspective d’avoir un grand pays voisin non coopératif serait désastreuse à terme pour les pays européens. L’Union européenne et ses pays membres ont souvent fait preuve de créativité dans les derniers instants de négociations cruciales tendues ; il faut compter sur une telle créativité aujourd’hui.

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Par Vincent Vicard, Economiste, CEPII

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

 

Royaume-Uni : un report « limité » du Brexit voté qui ne change rien

Royaume-Uni : un report « limité » du Brexit voté qui ne change rien

Les Britanniques ont voté pour le principe d’un report limité du Brexit. Mais un report qui ne clarifie guère la situation. La question fondamentale est de savoir si la Grande-Bretagne veut ou non demeurer dans l’union économique ; Si la Grande-Bretagne va se résoudre à organiser un nouveau référendum ou de nouvelles élections. Le problème, c’est que les Britanniques sont complètement englués dans leurs contradictions. Pour résumer il voudrait quitter l’union économique mais continuer de bénéficier de ses avantages en matière notamment d’échanges commerciaux mais sans se soumettre aux règles communautaires. Des conditions inacceptables pour l’union économique qui attend vainement une clarification de la posture britannique. Pour gagner du temps, Theresa May va soumettre au vote du Parlement, le 12 mars au plus tard, la version modifiée de l’accord de divorce qu’elle aura pu obtenir de Bruxelles. La première mouture de cet accord avait été massivement rejetée en janvier par les députés. Si cette nouvelle version est également recalée, la Première ministre demandera le 13 mars aux élus s’ils veulent sortir de l’UE sans accord. Et en cas de refus, elle leur soumettra le 14 mars une proposition de report « limité » du Brexit.  La vraie solution serait évidemment de reporter par exemple de deux à trois ans l’éventualité d’un Brexit. Le temps nécessaire pour que la conjoncture politique évolue en Grande-Bretagne. Mais pour l’instant cette  propositions de report prolongé est inacceptable outre-manche où l’on redoute en même temps les effets d’un Brexit dur dans les conséquences serait assez dramatique pour le Royaume-Uni mais aussi pour l’Europe même si c’est  dans une moindre mesure. En Allemagne par exemple un break site dur pourrait entraîner un affaiblissement du PIB de l’ordre de 0,5 % et autour de 0,3 % en France. Mais pour reporter le Brexit, il faudra que les pays de l’UE donnent leur accord à l’unanimité. Le président français, Emmanuel Macron, s’est dit mercredi prêt à examiner une telle demande « si elle est justifiée »« Nous ne pourrons en aucun cas accepter une extension sans une perspective claire sur l’objectif poursuivi », a-t-il prévenu, rappelant que l’accord de retrait ne pourrait pas être renégocié. Même son de cloche du côté de Michel Barnier, négociateur européen sur le Brexit. Ce dernier a estimé qu’un éventuel report serait possible, à condition que les Britanniques expliquent à quoi ils veulent employer le temps supplémentaire alloué.

Cambridge Analytica : Facebook, le réseau mafieux, toujours dans le viseur international

Cambridge Analytica : Facebook, le réseau mafieux,  toujours dans le viseur international

D’après la Tribune, le parlement britannique a saisi des documents internes de Facebook dans son enquête sur le scandale Cambridge Analytica, a révélé samedi The ObserverLe cabinet d’analyse britannique est accusé d’avoir mis la main sur les données personnelles de 87 millions d’utilisateurs Facebook à des fins politiques. Cambridge Analytica a mis la clé sous la porte depuis le scandale, révélé en mars dernier. Insuffisant pour les autorités britanniques, qui exigent des réponses de la part du réseau social quant à l’utilisation des données personnelles. Selon l’hebdomadaire britannique, les documents contiendraient des révélations importantes sur les décisions de Facebook concernant le contrôle des données et de la vie privée en ligne ayant conduit au scandale Cambridge Analytica. Ils incluraient également des courriels confidentiels entre des cadres supérieurs et Mark Zuckerberg, Pdg et co-fondateur de Facebook. Selon The Observer, les documents pourraient révéler que Mark Zuckerberg était au courant de l’utilisation détournée de données personnelles à des fins politiques - ce qu’il a toujours nié jusqu’ici. Suite au scandale, le réseau social avait évoqué une faille technique ayant permis l’exploitation de données par des sociétés tierces comme Cambridge Analytica, et réparée depuis. Mark Zuckerberg, qui a témoigné devant le Congrès américain et le parlement européen, a de nombreuses reprises a été appelé à faire de même devant le parlement britannique. En vain. Face à ce manque de coopération, les députés ont décidé de passer à la vitesse supérieure. « Nous n’avons pas réussi à obtenir des réponses de la part de Facebook et nous pensons que ces documents contiennent des informations d’intérêt public », a commenté auprès de The Observer Damian Collins, responsable du comité parlementaire en charge de l’enquête. Cette nouvelle tombe alors qu’une audition de Richard Allen, vice-président des relations publiques dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique, est prévue ce mardi à Londres. Il devrait affronter les questions d’un comité international, créé à l’initiative du parlement britannique. Ce comité sera composé de 22 parlementaires issus de 7 pays. Suite à Cambridge Analytica, Facebook a déjà été sanctionné fin octobre par une amende de 500.000 livres attribuée par le gendarme britannique des données. Le géant américain a fait appel de cette décision la semaine dernière.

 

Brexit : le Royaume-Uni envisage de ne pas payer la facture !

Brexit : le Royaume-Uni envisage de ne pas payer la facture !

Décidément le gouvernement britannique pris dans ses contradictions ne cesse de miner le terrain de la négociation du Brexit avec l’union européenne. Le nouveau négociateur britannique, l’eurosceptique Dominic Raab, qui a remplacé le 9 juillet David Davis, a brutalement déclaré que faute d’accord commercial la Grande-Bretagne ne réglerait pas ce qu’elle doit à l’union économique. Un chantage évident avec en plus une menace de non-respect des conditions d’adhésion à l’union économique. C’est évidemment un nouveau caillou dans la chaussure de la première ministre Theresa May écartelée entre europhiles  et europhobes et qui doit composer car elle ne dispose pas d’une majorité claire au Parlement. La vérité c’est qu’on ne sait toujours pas quelle est la stratégie exacte de la Grande-Bretagne avec des positions qui évoluent entre un brexit dur et un autre mou. Du coup, chaque responsable en fonction de sa sensibilité avance des propositions et des solutions tout à fait contradictoires. Jusqu’à présent, le gouvernement britannique a envoyé des messages contradictoires concernant le règlement financier du Brexit dans le cadre d’un accord sur les modalités de sortie du Royaume-Uni de l’UE à compter de fin mars 2019. La Première ministre britannique, Theresa May a accepté en décembre un accord financier d’un montant total de 35 à 39 milliards de livres sterling (39-44 milliards d’euros) qui, selon les ministres, dépendait de l’établissement des futures relations commerciales. Le Royaume-Uni doit quitter l’UE le 30 mars, mais les deux parties sont censées parvenir à un accord de divorce d’ici la fin octobre afin d’organiser la séparation, jeter les bases de leur relation future et donner le temps au Parlement européen et aux Parlements nationaux de ratifier le texte. Dominic Raab a rencontré pour la première fois vendredi Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE, alors que les Européens s’inquiètent de l’enlisement des discussions et des remises en cause constantes en interne de la stratégie de Theresa May.

Agences de notation : l’Allemagne dans le vert, le Royaume-uni dans l’orange

Agences de notation : l’Allemagne dans le vert, le Royaume-uni dans l’orange

Triple A confirmé pour l’Allemagne par L’agence de notation financière S&P Global Ratings et félicitations pour sa gestion. La perspective attribuée à la note est stable, ce qui veut dire qu’elle ne devrait pas devoir être abaissée dans les deux prochaines années. La note « reflète notre opinion que les finances publiques allemandes restent en bonne position pour affronter des chocs économiques et financiers potentiels et que le consensus en faveur du maintien de politiques économiques prudentes va perdurer ». « Nous nous attendons à ce que ces facteurs contribuent à contenir le ratio de dette du gouvernement ainsi que la formidable position créditrice extérieure estimée à 63% du PIB ».A l’inverse, l’avertissement pour le Royaume Uni est aussi confirmé.   Les agences de notation Standard and Poor’s et Fitch ont confirmé vendredi la perspective négative de la note de la dette du Royaume Uni, au vu des incertitudes persistantes autour de ses relations avec l’Union européenne après le Brexit. La note de SP Global Ratings « AA/A-1+ » et la note « AA » de Fitch ont été confirmées, mais toutes deux sont susceptibles d’être abaissées. Cela « reflète les risques d’une faiblesse économique persistante si les exportations britanniques de marchandises et de services perdent accès aux marchés européens » ou bien si le financement extérieur du pays « devenait plus étroit en raison d’une perte de confiance dans les perspectives économiques », dit SP. L’agence avait privé le pays de son précieux « AAA » quelques jours à peine après le vote pour le Brexit en juin 2016. « Nous pourrions abaisser cette note si nous considérons que le risque d’un Brexit désordonné devient plus certain », ajoute l’agence de notation, qui prévoit que l’économie britannique va enregistrer « une sous-performance » par rapport aux pays comparables. SP prévoit une croissance du PIB à 1,3% cette année.

Fitch, pour sa part, justifie aussi le maintien de sa perspective négative par « les risques, toutefois réduits, d’une sortie acrimonieuse et perturbatrice de l’UE, qui pourrait avoir des conséquences négatives sur le commerce britannique, les investissements et les perspectives économiques à court et moyen terme ». Pour Fitch, la croissance britannique atteindra 1,4% du fait de la stagnation des investissements et des exportations plus faibles. L’expansion économique du Royaume-Uni a sévèrement freiné à 0,1% au premier trimestre 2018, sa pire performance depuis cinq ans et un signe inquiétant à onze mois du Brexit.

I

Brexit : compromis entre le Royaume-Uni et l’UE

Brexit : compromis entre le Royaume-Uni et l’UE

Accord laborieux mais accord quand même pour la première phase des négociations du Brexit. D’après un communiqué de la Commission européenne, l’accord conclu porte notamment sur les droits des citoyens européens vivant au Royaume-Uni, sur la relation entre l’Irlande et l’Irlande du Nord et sur les conditions financières. Dès la les négociations sur les futures relations commerciales entre les Britanniques et l’union européenne pourront commencer dans les semaines et mois à venir L’avenir de la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord était le dernier obstacle majeur. Les gouvernements britannique et irlandais étaient parvenus en début de semaine à un compromis mais le DUP, parti unioniste nord-irlandais sur lequel Mme May s’appuie pour disposer de la majorité à la Chambre des communes, y avait mis son veto.  Le compromis conclu lundi prévoyait un « alignement réglementaire » des deux côtés de la frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord. Mais le DUP refusait toute différence de réglementation entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni. D’après une source au sein du parti, sa dirigeante, Arlene Foster, a négocié une bonne partie de la nuit avec Mme May et fera une déclaration plus tard dans la journée.  Le président du Conseil européen, Donald Tusk, devait lui aussi faire une déclaration à la presse dans la matinée. Le Conseil européen devra se prononcer le 15 décembre sur l’accord conclu vendredi matin.

 

Brexit: le Royaume-Uni doit d’abord payer la facture (Macron)

Brexit: le Royaume-Uni doit d’abord payer la facture  (Macron)

Des négociations d’abord sur  le règlement de la facture exigible  du Royaume-Uni suite au Brexit a déclaré Macron. . Ensuite seulement pour le président de la république l’union européenne pourra alors envisager la seconde  phase qui vise à préparer les conditions des nouvelles relations commerciales entre les Britanniques et l’union européenne. Une position française qui rejoint totalement celle de l’union économique “Tant que ces sujets (la facture NDLR) ne sont pas réglés, nous ne pouvons pas ouvrir la deuxième phase de négociation”, a dit le président français lors d‘une conférence de presse à l‘issue d‘un sommet européen à Göteborg (Suède). “J‘ai réaffirmé mon souhait que les négociateurs trouvent une issue heureuse aux négociations en cours pour qu‘au mois de décembre comme nous l‘avons initialement prévu nous puissions avoir une négociation à 27 qui donnera un mandat au négociateur Barnier pour entamer la phase de négociation sur la vie d‘après”, a-t-il ajouté. “Mais, pour la France, on ne changera en rien le processus décidé et nous n‘ouvrirons en rien la négociation sur la vie d‘après tant que les conditions fixées sur la première phase ne sont pas arrêtées”, a encore déclaré Emmanuel Macron. Le problème c’est que les Britanniques veulent mener de pair la discussion sur la facture et la discussion sur les futures relations commerciales. Certains même au Royaume-Uni évoquent la perspective d’une rupture brutale sans aucune compensation financière. Mais les responsables politiques du Royaume-Uni sont très divisés sur ces questions st la première ministre Theresa May, au sein der sa propre majorité,  ne parvient pas à définir une ligne claire de négociation avec l’union européenne.

Royaume-Uni : hausse de taux ?

Royaume-Uni : hausse de taux ?

 

 

Sans doute par mimétisme vis-à-vis de la Fed, La Banque d’Angleterre (BoE) pourrait relever jeudi son taux directeur pour la première fois en plus de dix ans, afin de tenter de contrer l’accélération de l’inflation au Royaume-Uni dans un contexte d’incertitudes élevées lié au Brexit. Il y a toutefois une différence de taille avec les États-Unis puisque le Royaume-Uni peut espérer seulement une croissance de 1,5 % alors que les derniers résultats montrent que les États-Unis affichent une progression de 3 % sur un an. Ce relèvement des taux, même symbolique constituerait un mauvais signal les acteurs économiques. Pas sûr non plus qu’un relèvement des taux soit de nature à freiner une inflation actuellement sur une tendance de 3 % sur un an, ce pourrait même être l’inverse « La Banque d’Angleterre semble être sur le point de dégainer l’arme monétaire jeudi en relevant ses taux d’intérêt de 0,25% à 0,50% », a estimé Howard Archer, économiste chez EY Item Club. « Même si cela risque de se jouer dans un mouchoir de poche, nous pensons que la majorité du Comité de politique monétaire (CPM) de la BoE va voter en faveur d’une hausse des taux jeudi, la première en une décennie », a abondé Paul Hollingsworth, économiste spécialiste du Royaume-Uni pour Capital Economics. Le taux directeur de la BoE avait été abaissé en août 2016 au niveau historiquement bas de 0,25%, afin de tenter de protéger l’économie du Royaume-Uni des effets négatifs de la décision prise un peu plus d’un mois auparavant par les Britanniques de sortir de l’Union européenne. La BoE n’a pas procédé à une hausse de taux depuis l’été 2007, quand ils avaient atteint 5,75%, une décision déjà prise à l’époque pour lutter contre une inflation supérieure au niveau cible de 2%.  Les analystes de BlackRock estiment que « la fragilité de l’économie va être un frein » à une poursuite du resserrement monétaire après la hausse attendue en novembre. Pour Howard Archer, la BoE devrait même par la suite retenir sa main jusqu’au moins fin 2018. Car la BoE devrait de nouveau mettre l’accent sur les risques que font peser sur l’économie britannique les incertitudes sur l’avenir du Royaume-Uni après le Brexit.

 

Croissance : Royaume-Uni : tassement

Croissance : Royaume uni : tassement

 

Sur le premier trimestre de cette année, la croissance a augmenté de 0,2%, contre 0,7% au quatrième trimestre 2016, selon les chiffres de l’Office for National Statistics. Avec ce chiffre, le Royaume-Uni se place ainsi en queue de peloton des pays du G7 sur cette période, et derrière la France. «Cela est en partie dû à l’augmentation des prix», explique les statisticiens. Les services aux entreprises et la finance constituent les deux seuls secteurs où la croissance «continue d’augmenter fortement». Cette tendance devrait encore se confirmer cette année. L’OCDE prévoit une croissance de 1,6% en 2017, puis de 1% seulement en 2018. Depuis le 23 juin 2016, date du référendum sur la sortie de l’Union européenne, la livre sterling a perdu 14% de sa valeur face à l’euro. En six mois, elle avait perdu 20% face au dollar. En conséquence, le prix des importations augmente, ce qui se répercute irrémédiablement sur les prix des biens de consommation.par ailleurs, L’inflation ne cesse de croître. En mai dernier, l’indice des prix à la consommation s’est accru de 2,9%, après une augmentation de 2,7% en avril, relève l’ONS. L’augmentation des prix, résultant de la dépréciation de la livre sterling, explique en grande partie la baisse du pouvoir d’achat des Anglais et donc une baisse de la consommation. Selon une étude de l’Université de East Anglia, les fusions-acquisitions aurait diminué de 15% depuis le référendum sur la sortie de l’UE, soit 60 fusions par mois. «C’est une très mauvaise nouvelle», affirme Peter Ormosi, qui a conduit cette étude. «La très grande majorité des fusions-acquisitions, à moins qu’elles aient un effet négatif sur la compétition, peuvent potentiellement contribuer au bien-être social, par exemple en réduisant le coût des transactions, ou en améliorant le rendement des entreprises qui fusionnent».ceci étant sur le terrain de l’emploi, la situation est toujours très satisfaisante. . A la fin du mois d’avril, le taux de chômage s’est établi à 4,6% de la population active. Sur la période de février à avril, le pays comptait ainsi 1,53 million de chômeurs. Cela représente 145.000 personnes de moins que l’année précédente.

 

Les expatriés européens du Royaume-Uni dans le brouillard

Les expatriés européens du Royaume uni dans le brouillard

 

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que Theresa May n’a guère éclairé de manière favorable le sort qui sera réservé aux 3 millions d’Européens actuellement au Royaume-Uni. Certes la Première ministre britannique a bien indiqué qu’elle n’entendait pas exiger leur retour surtout pour ceux qui sont présents depuis cinq ans mais elle n’a guère précisé les droits de ces expatriés après le brexit. Du coup,  les propositions très vagues de la première ministre britannique ont été accueillies par les autres Européens de manière très froide. Peut-être était-il impossible à Theresa May d’en dire davantage tellement sa position politique est fragile depuis la perte de majorité par les conservateurs. Cela prouve également le caractère relativement mal préparé des positions britanniques sur à peu près tous les sujets. Theresa May a déclaré vendredi matin que sa proposition visant à garantir les droits des Européens établis au Royaume-Uni après le Brexit était « très équitable et très sérieuse » mais ses pairs se sont montrés plus sceptiques, le Premier ministre belge Charles Michel parlant d’une offre « particulièrement vague ». Le sort des quelque trois millions de ressortissants de l’UE vivant en Grande-Bretagne – et du million de Britanniques installés sur le continent – est l’une des priorités des négociations sur les modalités du divorce qui ont officiellement débuté lundi. « Je veux donner à tous les citoyens de l’UE qui sont au Royaume-Uni, qui ont construit leur vie et leur foyer au Royaume-Uni l’assurance que nul n’aura à partir », a déclaré la Première ministre britannique à son arrivée pour la seconde journée du Conseil européen à Bruxelles, un an jour pour jour après le référendum du 23 juin 2016 qui vu les Britanniques opter à 52% pour une sortie de l’UE. Ceux qui justifieront alors d’une présence d’au moins cinq ans se verront proposer un nouveau statut qui leur garantira les mêmes droits que les Britanniques en matière de santé, d’éducation, de prestations sociales et de retraite. Ceux dont la présence sera inférieure à cinq ans pourront rester le temps nécessaire pour arriver à cette durée. Une période de grâce qui devrait être de deux ans permettra en outre de faire en sorte « que personne ne se retrouve au bord du précipice », a-t-elle poursuivi, ajoutant que la réciprocité pour les expatriés britanniques dans l’UE était « essentielle ».  « J’ai été heureuse de pouvoir exposer hier soir ce qui constitue une offre très équitable et très sérieuse pour les citoyens de l’UE qui vivent au royaume uni ». Theresa May souhaite par ailleurs la réciprocité. « Ma première impression, a continué Tusk, est que la proposition britannique est en deçà de nos attentes et qu’elle risque d’aggraver la situation des ressortissants. Mais il incombera à notre équipe de négociateurs d’analyser la proposition ligne après ligne, lorsque nous aurons reçu le document ».L’eurodéputé allemand Manfred Weber, président du groupe conservateur PPE (Parti populaire européen), a estimé que l’imprécision de la proposition de May était « assez préoccupante pour le reste des négociations ». »Il semble que le gouvernement britannique n’a toujours aucune idée de ce à quoi il veut parvenir », a-t-il ajouté, estimant que le Royaume-Uni, à la suite des élections législatives du 8 juin qui ont privé May de sa majorité à la Chambre des communes, était devenu une « île dans le chaos ».

Royaume-Uni : les réacs irlandais pour faire une majorité à Theresa May

Royaume-Uni : les réacs  irlandais pour faire une majorité à Theresa May

Theresa May , a réussi à conserver une courte majorité absolue grâce à une alliance entre les Tories et le Parti unioniste démocrate nord-irlandais (DUP). Cette formation, parti majoritaire à l’Assemblée d’Irlande du Nord, est profondément conservatrice. Si elle accepte de travailler avec Theresa May, c’est pour mieux mener à bien le Brexit, alors que les négociations entre le gouvernement britannique et l’Union européenne doivent débuter. Mais la dirigeante du DUP, Arlene Foster, a déjà prévenu : « Le DUP cherchera d’abord toujours le meilleur pour l’Irlande de Nord et son peuple. » Une formation extrémiste devenue pragmatique le Parti unioniste démocrate nord-irlandais est avant tout une formation d’ultras-protestants qui voulaient « casser du catholique ». Créé par le pasteur fondamentaliste Ian Paisley, le parti se décrivait alors comme le bras politique de la très traditionnelle Eglise presbytérienne irlandaise. Ses responsables voulaient se démarquer du Parti unioniste d’Ulster (UUP), modéré et, à l’époque, majoritaire. Pour cela, Ian Paisley et ses troupes avaient leurs méthodes. Le pasteur accusait publiquement les catholiques de « se reproduire comme des lapins » et de « se multiplier comme la vermine », pendant que des groupes de jeunes liés au mouvement affrontaient les indépendantistes armés de l’IRA. Ian Paisley s’est d’ailleurs opposé à l’Accord du Vendredi saint qui mit fin, en 1998, à trente années de troubles. Mais depuis 2004 et son départ du parti, le DUP a bien changé. Devenu le premier parti d’Irlande du Nord, la formation politique s’est résolue à gouverner localement avec le Sinn Féin, la formation historique des nationalistes catholiques, comme l’impose l’accord de 1998.  Les nouveaux alliés de Theresa May ne vont donc rien lâcher sur le Brexit, mais pourraient également ralentir les autres réformes du gouvernement. Le DUP reste profondément empreint de valeurs conservatrices. Ses élus sont ainsi en désaccord avec le mariage homosexuel, l’ avortement ou encore le principe même du planning familial. Ils nient le réchauffement climatique et combattent toute mise en place d’énergie renouvelable.

Royaume -Uni : défaite pour la Première ministre

Royaume -Uni : défaite pour la Première ministre

Les conservateurs de la Première ministre Theresa May arrivent en tête des élections législatives anticipées mais perdent leur majorité absolue à la Chambre des communes, selon les premières projections publiées à la clôture des bureaux de vote, jeudi 8 mai. Les Tories obtiendraient 314 sièges, contre 330 dans l’assemblée sortante, selon une estimation Ipsos/MORI. Avec 266 élus, les travaillistes de Jeremy Corbyn gagneraient 32 sièges. Le parti indépendantiste écossais SNP obtiendrait 34 sièges, soit une vingtaine de représentants en mois, alors que les libéraux-démocrates atteindraient 14 élus. Le parti europhobe Ukip disparaîtrait du Parlement. Si ces projections étaient confirmées, cela signifierait un échec cinglant pour Theresa May, qui a convoqué ces élections anticipées dans le but de conforter sa majorité en vue des négociations du Brexit. Le parti conservateur disposait d’une majorité absolue de 17 voix dans l’assemblée précédente. Mais la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a été paradoxalement éclipsé durant la campagne par les questions de la protection sociale et de la sécurité dans le pays, frappé par trois attentats en moins de trois mois.

Brexit : le possible éclatement du Royaume-Uni

Brexit : le possible éclatement du Royaume-Uni

 

L’histoire dira si Theresa May a signé la lettre notifiant le brexit et en même temps l’éclatement  du Royaume-Uni  L’Écosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord souhaitent en effet que leurs parlements puissent voter sur les termes des négociations avant la notification de l’article 50. Les trois provinces veulent rester dans le marché unique. Première conséquence l’Écosse veut organiser un référendum pour son maintien dans l’union économique. Une démarche similaire qui pourrait être suivie par l’Irlande d’une heure surtout voir par le pays de Galles.  Deux jours avant le déclenchement du Brexit, la Première ministre britannique, Theresa May, s’est rendue à Glasgow pour tenter de dissuader son homologue écossaise, Nicola Sturgeon, d’œuvrer en faveur d’un second référendum sur l’indépendance. Une nouvelle consultation dont Theresa May, elle, ne veut toujours pas en entendre parler, selon la presse , qui annonce un «grand affrontement britannique» susceptible de dynamiter le Royaume-Uni. Les deux dirigeantes ont campé sur leurs positions, d’où l’atmosphère passablement glaciale, hier, au moment de leur rencontre.  La Première ministre britannique Theresa May a six et les marches aboutisse  ce serait la fin du Royaume-Uni avec évidemment des conséquences considérables au plan économique cependant signé la lettre officielle qui sera remise ce mercredi à Bruxelles pour stipuler que le Royaume-Uni lance les négociations du Brexit,  Les services de la Première ministre ont également rendu public des extraits du discours qu’elle compte prononcer devant les députés britanniques mercredi en fin de matinée lorsqu’elle leur annoncera l’activation officielle du Brexit.   »Quand je vais m’asseoir à la table des négociations pendant ces prochains mois, je vais représenter toutes les personnes du Royaume-Uni – les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres, (…) et oui les citoyens européens qui ont fait de ce pays leur maison », doit-elle dire ce mercredi devant le parlement.  L’activation officielle mercredi de l’article 50 du Traité de Lisbonne ouvre deux années de négociations pour déterminer les conditions de sortie du pays de l’UE. Un discours déjà ambigu qui tente de mettre un voile sur les différences géographiques et géopolitiques. Pour sauver cet unité l’exercice de la synthèse sera très difficile ; autrement dit ; il faudra que Londres réussisse à trouver un accord très proche  de la situation actuelle. Sinon le risque d’éclatement est fort possible

 

 

Brexit: une facture 50 à 60 milliards réclamés au Royaume-Uni

 

 

La facture du Brexit risque de faire un peu mieux réfléchir les responsables britanniques qui ont milité pour la sortie de l’union européenne. Il y a d’abord la facture économique immédiate avec la perte de croissance. Le Brexit va entraîner un net ralentissement l’année prochaine de la croissance économique du Royaume-Uni et le contraindre à davantage emprunter, a annoncé le ministre britannique des Finances en présentant son premier budget depuis le référendum sur la sortie de l’UE. L’Office public de responsabilité budgétaire (OBR) a en effet abaissé ses prévisions de croissance à 1,4%, contre un taux de 2,2% prévu en mars dernier. Au total, en raison du vote pour le Brexit, le Royaume-Uni va perdre 2,4 points de croissance sur la période 2016-2021, a précisé l’OBR, plombant d’autant les prévisions de recettes fiscales. Ce pays s’attend de ce fait à ce que son déficit public soit bien plus élevé que prévu d’ici à 2021, avec une augmentation des emprunts de 122 milliards de livres (143 milliards d’euros). Le ministre des Finances a renvoyé un hypothétique retour à l’équilibre budgétaire à au-delà de 2020.Il y a aussi la facture à payer à l’union européenne en vertu des désengagements qu’il y le Royaume-Uni. D’après le média britannique Sky NewsMichel Barnier, négociateur en chef de la Commission chargé de la conduite des négociations avec le Royaume-Uni, serait prêt à lui faire payer des frais de 50 à 60 milliards d’euros pour les engagements non réglés quand Theresa May déclenchera l’article 50 concernant le processus officiel de négociation du Brexit. Cet énorme montant représente la participation du Royaume-Uni au budget de l’UE jusqu’à la fin de 2020 ainsi « que des dettes de retraites impayées et des paiements liés à des garanties de prêts », souligne encore le média britannique.

 

Chute des millionnaires chute en France et Royaume-Uni : vite un fonds de solidarité

Chute des millionnaires chute en France et Royaume-Uni : vite un fonds de solidarité

 

On apprend évidemment avec une grande tristesse que le nombre de millionnaires à dramatiquement diminué en France comme au Royaume uni. Du coup on se demande s’il ne conviendrait pas de créer en toute urgence un fonds de solidarité pour aider les riches à reconstituer leur patrimoine. La vérité c’est sans doute que le nombre de millionnaires n’a pas diminué mais qu’il a encore fortement augmenté en raison de l’accroissement des inégalités en France comme partout dans le monde. Ces millionnaires sont bien toujours français mais ils ont sollicité l’ingénierie fiscale pour échapper à l’imposition en France notamment grâce à un changement fictif de lieu de résidence à l’étranger. Selon Crédit Suisse, c’est dans ces deux pays que le nombre  dont le patrimoine dépasser le million de dollars (résidence principale inclus) s’est le plus contracté depuis un an. Dans son enquête mondiale baptisée  »Global Wealth du Crédit Suisse  Report », on apprend ainsi que la France compte 154.000 millionnaires de moins que l’an passé. En 2016, 1,64 million de Français disposeraient d’un patrimoine dont la valeur atteint au moins 1 million de dollars. Ils étaient 1,8 million il y a encore un an. La chute est encore plus spectaculaire par rapport à 2014. Voici deux ans, la France comptait 2,4 millions de millionnaires en dollars. 46% de plus qu’aujourd’hui! Moins de millionnaires en France mais aussi un patrimoine par habitant qui progresse moins fortement qu’ailleurs. La France est ainsi tombée au 16ème rang mondial. En moyenne, les Français disposent d’un capital (hors résidence principale) de 105.000 dollars (99.000 euros). Si on prend en compte la résidence principale, les Français se hissent certes au 6ème rang mondial avec un patrimoine moyen de 244.300 dollars (230.000 euros).

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