Archive pour le Tag 'Royaume-Uni'

Coronavirus Royaume-Uni : montée des contaminations depuis deux semaines

Coronavirus Royaume-Uni : montée des contaminations depuis deux semaines

16.982 nouveaux cas d’infections au coronavirus lors des dernières 24 heures, selon les données officielles publiées dimanche, contre 16.717 le jour précédent.

Le nombre de décès liés au COVID-19 a atteint 67, contre 150 la veille.

Les nouvelles infections au coronavirus ont bondi au Royaume-Uni lors des dernières semaines, ce qui a poussé les autorités à renforcer les mesures de restriction et à instaurer des confinements locaux.

Royaume-Uni: note de crédit abaissée (Moody’s)

Royaume-Uni: note de crédit abaissée (Moody’s)

Une très mauvaise nouvelle évidemment pour le milieu financier et pour toutes l’économie britannique mais aussi pour Boris Johnson. La dégradation qui se traduira par une augmentation des taux d’intérêt est en quelque sorte une sanction de l’agence de notation vis-à-vis de la situation économique assez dégradée du Royaume-Uni mais aussi de la position très contradictoire de Boris Johnson vis-à-vis des négociations du brexit.

 

L’agence de notation Moody’s a annoncé vendredi 16 octobre avoir abaissé d’un cran la note de solidité financière du Royaume-Uni, de Aa2 à Aa3, en raison d’une croissance moins élevée que prévu et des risques que fait peser le Brexit sur l’économie.

La solidité budgétaire du pays s’est érodée depuis un premier abaissement de la note à Aa2 en septembre 2017, tandis que la gouvernance s’affaiblit, souligne dans un communiqué l’agence.

Elle a toutefois assorti la nouvelle note d’une perspective  »stable », une façon de suggérer qu’elle n’y touchera pas à moyen terme à moins d’un événement exceptionnel.

CORONAVIRUS Royaume-Uni : vers le reconfinement ?

CORONAVIRUS Royaume-Uni : vers le reconfinement ?

Pays le plus endeuillé en Europe avec près de 42.000 morts, le Royaume-Uni voit les contaminations « doubler tous les sept jours », faisant courir le risque de dizaines de milliers de cas dans les semaines à venir, ont averti lundi les autorités sanitaires. Le Premier ministre après avoir contesté au printemps la réalité de la crise sanitaire serre  désormais la vis pour l’instant sans confinement total mais avec des mesures assez drastiques

Après avoir incité la population à retourner au travail pour contribuer à relancer l’économie, le gouvernement a changé de position et demande de travailler à domicile quand c’est possible. Il a aussi reporté le retour du public aux manifestations sportives qui était prévu le mois prochain.

Le port du masque obligatoire sera étendu aux employés de commerces, de bars et restaurants, et les sanctions seront durcies. Une infraction aux règles sur le port du masque ou sur les rassemblements – limités à 6 personnes – sera passible d’une amende de 200 livres (218 euros).

« Jamais dans l’histoire, notre destin et notre santé collective n’ont autant dépendu des comportements individuels », a asséné mardi soir le Premier ministre. Lors d’une allocution retransmise à la télévision, il en a appelé à « la discipline, à la détermination et à l’esprit d’équipe » des Britanniques pour freiner la propagation du virus en « suivant ces règles simples ».

Les annonces de Boris Johnson concernent l’Angleterre uniquement. En Ecosse, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a d’ores et déjà affirmé que sa province non seulement suivrait l’Angleterre, mais aussi qu’elle irait plus loin dans les restrictions plus « dures ».

Les visites dans d’autres foyers seront interdites dès mercredi, a-t-elle annoncé devant le Parlement local, comme c’est déjà le cas dans plusieurs régions d’Irlande du Nord ou du Pays de Galles où des restrictions locales sont en place.

Nicola Sturgeon a averti que ces mesures seraient peut-être « en place pour six mois », comme indiqué aussi par Boris Johnson. Elle n’a pas exclu un confinement sévère durant les vacances scolaires d’automne, si le nombre de nouvelles contaminations restait élevé.

Coronavirus Royaume-Uni : 3.330 nouveaux cas en 24h00

Coronavirus Royaume-Uni : 3.330 nouveaux cas en 24h00

3.330 nouveaux cas ont été diagnostiqués, rapportent dimanche les autorités.-Qu’en France (jusqu’à 10 000 samedis) mais la crise du Coronavirus est décalée dans le temps Royaume-Uni et ses nouveaux cas nourrissent l’inquiétude d’une nouvelle vague avec un taux de mortalité élevée.

. Depuis le début de l’épidémie, le coronavirus a causé la mort de 41.628 personnes au Royaume-Uni. Les décès lui sont imputés quant ils surviennent dans les 28 jours suivant le premier test positif.

Croissance Royaume-Uni : rebond de+6,6% en juillet

 Croissance Royaume-Uni : rebond  de+6,6% en juillet

Le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni a grimpé de 6,6% en juillet sur un mois, poursuivant son rebond à la faveur de la réouverture de l’économie après le confinement, a annoncé vendredi le Bureau national des statistiques (ONS).

Il s’agit du troisième mois consécutif de hausse pour le PIB, qui n’a récupéré toutefois pour l’heure que la moitié du terrain perdu en raison du choc de la pandémie, précise l’ONS.

Le Royaume-Uni est encore ébranlé par une récession historique déclenchée par la mise à l’arrêt au printemps de l’économie afin de freiner la propagation du Covid-19.

Le PIB a plongé de plus de 20% au deuxième trimestre, mais l’essentiel de l’effondrement s’est produit en avril au plus fort du confinement.

Depuis, l’activité économique se relève progressivement, avec une hausse du PIB de 2,4% en mai, puis de 8,7% en juin et donc de 6,6% en juillet, mois qui a vu la réouverture des bars et restaurants.

Mais si le rebond est enclenché, l’incertitude reste grande sur l’ampleur de la reprise.

Royaume-Uni : les rassemblements interdits

Royaume-Uni : les rassemblements interdits

Les rassemblements sont interdits au-delà de six personnes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur témoignant de la remontée inquiétante des contaminations en Grande-Bretagne qui en général se produisent avec un à deux mois de décalage par rapport à l’Europe continentale. Notons quand même les exceptions concernant des événements de famille et surtout le sport par exemple comme le football qui pourra réunir des dizaines de milliers de personnes avec un pseudo protocole sanitaire.

Les rassemblements de plus de six personnes vont donc être interdits à partir de lundi en Angleterre pour lutter contre l’épidémie de nouveau coronavirus, qui enregistre une poussée au Royaume-Uni, notamment chez les jeunes, a annoncé le gouvernement britannique. Fixée actuellement à 30 personnes, cette nouvelle limite s’appliquera «aux rassemblements à l’intérieur et à l’extérieur, dans les logements privés, les espaces publics extérieurs et des lieux comme les pubs et les restaurants», ont indiqué les services du premier ministre Boris Johnson avant une conférence de presse mercredi après-midi.

Coronavirus Royaume-Uni : hausse et 3.000 nouveaux cas

Coronavirus Royaume-Uni : hausse et 3.000 nouveaux cas

2.988 nouveaux cas de contamination dimanche au coronavirus en 24 heures, bilan quotidien le plus élevé dans le pays depuis le 23 mai dernier.

Deux nouveaux décès ont été recensés en une journée, montrent encore les données gouvernementales.

Royaume-Uni : fortes hausses d’impôts ?

Royaume-Uni : fortes hausses d’impôts ?

 

Le Royaume-Uni enregistré une chute record de son économie de 20 % au second trimestre et a dû pour tenter d’en limiter les effets soutenir massivement son économie. Ce qui a fait progresser de manière substantielle la dette La dette publique du Royaume-Uni a dépassé 2.000 milliards de livres, alimentée notamment les aides au maintien de l’emploi, des réductions d’impôts pour les particuliers et les entreprises ainsi que des subventions pour faire revenir la population dans les restaurants.

Le gouvernement avait déjà dit que certains impôts devraient augmenter à moyen terme. Mais il fait face à des pressions pour continuer à soutenir les entreprises lorsque le dispositif de chômage partiel, dans le cadre duquel l’Etat prend à sa charge 80% des salaires, cessera en octobre.

Les augmentations d’impôts envisagées vont d’une forte hausse de l’impôt sur les sociétés – aujourd’hui nettement inférieur à la moyenne internationale – à une réduction des mesures d’incitation à des retraites complémentaires et à une hausse de la taxation sur les plus-values.

L’impôt sur les sociétés pourrait passer de 19% à 24% ce qui permettrait de dégager 12 milliards de livres l’an prochain, puis 17 milliards à l’horizon 2023-2024.

Coronavirus Royaume-Uni : remontée des nouveaux cas

Coronavirus Royaume-Uni : remontée des nouveaux cas

 

 

 

1.715 nouvelles contaminations dimanche confirmées par le Covid-19, la maladie provoquée par le nouveau coronavirus, soit le bilan quotidien le plus lourd depuis le 4 juin.

Coronavirus Royaume-Uni : 1.108 cas en 24 heures

Coronavirus Royaume-Uni : 1.108 cas en 24 heures

 

1.108 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus, a annoncé samedi le gouvernement, en légère baisse par rapport au chiffre constaté la veille.

Les autorités britanniques ont enregistré douze décès supplémentaires liés à l’épidémie, sur la base des cas confirmés de contamination des 28 jours précédents.

Londres a augmenté le nombre des tests pratiqués dans le pays, en mettant l’accent sur les zones dans lesquelles des foyers épidémiques ont été identifiés.

Coronavirus Royaume-Uni: 1.288 nouveaux cas

Coronavirus Royaume-Uni: 1.288 nouveaux cas 

1.288 nouveaux cas positifs samedi de COVID-19, contre 1.033 la veille, selon les chiffres du gouvernement.

Dix-huit personnes sont décédées après avoir été testées positives, contre deux un jour plus tôt.

Le gouvernement britannique accélère les tests afin de tenter de freiner la propagation du virus et d’alléger les restrictions qui ont paralysé l’économie du pays.

Royaume-Uni : le nucléaire chinois bientôt exclu ?

Royaume-Uni : le nucléaire chinois bientôt exclu ?

 

 

Après l’opérateur téléphonique chinois Huwei, c’est le nucléaire chinois qui pourrait bien être exclu du Royaume Uni. Or le nucléaire chinois, à travers la société CGN, est associée au groupe EDF  dans le développement d’Hinkley Point, la seule centrale nucléaire en cours de construction dans le pays, censée être livrée à partir de la fin 2025. Le chinois n’est que partenaire minoritaire aux côtés du français qui fournit les réacteurs de nouvelle génération EPR. Le modèle est le même pour le projet de centrale de Sizewell dans le Suffolk, sur la côte est anglaise, pour lequel EDF et CGN attendent une validation du gouvernement.

Les tensions entre la Chine et le Royaume-Uni prenne notamment leurs sources dans l’annexion de fait de Hong Kong en dépit des accords internationaux. En outre on estime que la Chine instrumentalise le Royaume-Uni pour valider sa technologie nucléaire.. « Tout ce que CGN attendait du Royaume-Uni c’était du prestige et le soutien à leur technologie – ce qu’il jugeait important afin de l’exporter vers d’autres pays », explique à l’AFP Steve Thomas, professeur à l’Université de Greenwich et spécialiste des questions énergétiques. Car la participation du groupe chinois à Hinkley et Sizewell est une contrepartie au développement de sa propre centrale, avec EDF comme partenaire minoritaire, celle de Bradwell dans l’Essex (sud-est).

Le chinois tente de faire valider sa technologie auprès de l’autorité de régulation du nucléaire qui mène la dernière phase d’examen avant une décision attendue fin 2021 ou début 2022.

L’atome compte pour environ 20% de l’électricité dans le pays, une part que les pouvoirs publics entendent donc maintenir.

Coronavirus Royaume-Uni : 1.089 nouveaux cas

Coronavirus  Royaume-Uni : 1.089 nouveaux cas

Le gouvernement britannique a fait état mardi de 1.089 nouveaux cas confirmés de COVID-19, contre 713 un jour plus tôt.

Douze décès supplémentaires imputés à l’épidémie, sur la base des cas de contamination confirmés dans les 28 jours précédents, ont par ailleurs été dénombrés.

Croissance Royaume-Uni : chute historique

Croissance Royaume-Uni : chute historique

Une chute historique de la croissance au Royaume-Uni avec un recul « record » de 20,4% au deuxième trimestre.

D’après l’ONS (organisme de statistiques britanniques), qui publie ces chiffres mercredi, l’essentiel de la contraction, qui a commencé à se faire sentir en mars, est survenu en avril, mois entier de confinement et d’arrêt quasi total de l’activité qui a vu la production s’effondrer de 20%. Avec un tout début de reprise de chantiers de construction de et l’activité manufacturière, le produit intérieur brut (PIB) a rebondi en mai de 2,4% (chiffre révisé), suivi d’une accélération en juin (+8,7%) grâce notamment à la réouverture de tous les commerces, précise l’ONS.

C’est la plus forte contraction de l’économie britannique depuis que l’ONS a commencé ces statistiques trimestrielles en 1955, précise-t-il. L’ampleur historique de cette récession reflète « les restrictions » de déplacements et d’activité qui ont eu lieu à partir de l’entrée en vigueur du confinement dans le pays, le 23 mars.

« Des centaines de milliers de personnes ont déjà perdu leur emploi, et tristement, dans les mois à venir, beaucoup d’autres vont faire de même », a indiqué le ministre britannique des Finances, Rishi Sunak. « Mais s’il y a des choix difficiles qui devront être faits, nous traverserons » cette tempête, a-t-il ajouté.

 

Royaume-Uni: Boris Johnson nomme son frère Jo à la Chambre des Lords

Royaume-Uni: Boris Johnson nomme son frère Jo à la Chambre des Lords

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a offert à son frère Jo un siège à la Chambre des Lords, une distinction qui échappe en revanche à l’ancien président de la Chambre des communes John Bercow.

Publiée vendredi 31 juillet, la liste des 36 futurs nouveaux membres de la chambre haute du Parlement britannique comporte de nombreux Brexiters. Leur nomination revient officiellement à la reine Elizabeth II.

Jo Johnson, un fervent pro-européen, avait quitté le gouvernement de son frère aîné en septembre dernier en invoquant «l’intérêt national», jugeant trop radicale la stratégie du Premier ministre dans le dossier brûlant du Brexit. La liste comporte également des figures du parti conservateur comme Ken Clarke ou l’ancien ministre des Finances Philip Hammond, qui avaient été exclus, tout comme une vingtaine de frondeurs, après avoir voté avec l’opposition travailliste lors de l’un des nombreux votes sur le Brexit.

L’ancien «speaker» de la Chambre des Communes John Bercow, dont les tonitruants «Order order» lors des mêmes votes sur le Brexit ont fait le tour du monde, ne figure pas sur la liste. Une entorse à la tradition pour ce personnage haut en couleur aux cravates criardes, qui a été accusé de partialité de la part des rangs conservateurs dont il est issu, et qui a été accusé d’avoir harcelé et tyrannisé ses équipes, accusation qu’il dément avec force.

Une politique énergétique décarbonée comme au Royaume-Uni

Une politique énergétique décarbonée comme au Royaume-Uni 

Laurence Daziano, maître de conférences en économie à Sciences Po, membre du Conseil scientifique de la Fondapol estime dans une tribune que la France pourrait s’inspirer du modèle énergétique britannique pour préserver le climat

 

« La Convention citoyenne sur le climat vient de rendre son rapport au président de la République qui a décidé d’en reprendre presque toutes les propositions, parmi lesquelles certaines visent à décarboner le mix énergétique français. Dans ce cadre, la France pourrait s’inspirer du modèle britannique, exemplaire en matière de politique énergétique favorable au climat.

Dans les années 1970, le charbon représentait 90 % de la production d’électricité du Royaume-Uni. Jusqu’en 2008, environ 80 % de l’électricité britannique provenait du charbon et du pétrole de la mer du Nord. A cette date, le Royaume-Uni s’est doté de la plus importante réglementation énergétique et bas carbone d’Europe et a lancé son plan d’investissement dans l’énergie nucléaire. Un Committee on Climate Change (CCC) a été mis en place, chargé de conseiller le gouvernement sur le changement climatique, notamment sur le prix du carbone et les objectifs de réduction d’émissions. Un nouveau pas a été franchi, en 2013, avec l’imposition d’une taxe carbone aux entreprises qui généraient des énergies fossiles.

Lors de la crise sanitaire de 2020, pendant deux mois, le Royaume-Uni n’a pas eu recours à ses centrales à charbon pour produire son électricité

Jamais remises en cause par les gouvernements successifs, ces mesures ont permis au Royaume-Uni d’assainir son mix électrique plus rapidement que toute autre grande économie mondiale. Dès 2016, le charbon a quasiment disparu de la production d’électricité. Plus de la moitié de l’électricité est désormais produite à partir des énergies solaire, éolienne et nucléaire. Pour remédier à l’intermittence de ces énergies, Londres a misé sur le nucléaire et engagé la construction de la centrale de Hinkley Point. Lors de la crise sanitaire de 2020, pendant deux mois, le Royaume-Uni n’a pas eu recours à ses centrales à charbon pour produire son électricité. 2020 devrait même marquer la première année où les énergies renouvelables, avec l’hydraulique, l’éolien et le solaire, produisent plus d’électricité que les énergies fossiles, gaz et charbon en tête.

Contre-exemple. Inversement, l’Allemagne, qui est sortie avec fracas et sans concertation avec ses partenaires européens, de l’énergie nucléaire en 2011 vient d’inaugurer, avec Datteln IV, une nouvelle usine à charbon. Sa puissance (1,1 gigawatt) équivaut à celle d’un réacteur nucléaire. Cette nouvelle centrale à charbon devrait fonctionner des dizaines d’années. En 2020, l’Allemagne produit encore 29 % de son électricité à partir du charbon, la plus polluante des énergies.

Au moment où la question de la lutte contre le réchauffement climatique devient une priorité des gouvernements et des opinions publiques, la France devrait utilement s’inspirer des exemples étrangers qui ont réussi. La filière nucléaire a plus que jamais un rôle positif à jouer pour compléter les énergies alternatives. Le GIEC a lui-même reconnu la nécessité de conserver une filière nucléaire dans le nouveau mix énergétique afin de décarboner l’énergie et nos économies.

Pour favoriser les énergies décarbonées, la France n’a d’autre choix que d’engager un plan d’investissement clair, consensuel et reposant sur des constats scientifiques, en matière énergétique, associant étroitement le nucléaire aux énergies renouvelables, à l’instar de l’exemple britannique en la matière. »

Laurence Daziano, maître de conférences en économie à Sciences Po, est membre du Conseil scientifique de la Fondapol

Royaume-Uni:L’ultra-libéralisme économique et culturel en cause !

Royaume-Uni:L’ultra-libéralisme économique et culturel en cause !

Nick Timothy l’ancien conseiller politique de Theresa May, qui n’est pas spécialement socialiste, estime que le pays est ravagé par l’ultralibéralisme (interview dans l’Opinion)

Le Royaume-Uni sort doucement du confinement. En quoi le Covid-19 va-t-il modifier la donne politique dans le pays ?

La crise du coronavirus obligera les deux grandes formations politiques du pays, le parti travailliste et le parti conservateur, à écouter la voix de leurs électeurs. Cela n’a pas été le cas jusqu’alors : les politiciens leur ont proposé un choix entre le libéralisme et le libéralisme. Cette évolution a été favorisée par un parti conservateur qui n’a pas vraiment agi d’un point de vue culturel de manière très conservative. Il s’est rapproché du « centre ». Ce centre politique veut nous exposer un peu plus à la mondialisation et aux forces du marché international, réduire les dépenses publiques, accepter une immigration élevée et des droits des citoyens transnationaux, etc. Il existe pourtant depuis longtemps un vrai scepticisme vis-à-vis de ces politiques économiques et culturelles libérales. Aujourd’hui, il faut sortir du libéralisme économique et culturel.

Qu’entendez-vous par là ?

Depuis les années 2000, des partis et les partisans du Brexit ont fait campagne pour une immigration réduite ou contrôlée. Ils répondaient là aux craintes des Britanniques sur les effets de l’immigration. Même le travailliste Tony Blair l’a fait. Malgré leurs bons scores ou leurs victoires, cet argument électoral ne s’est jamais concrétisé. C’était une erreur. Il faut écouter ce que le peuple dit et y répondre. Contrairement à ce que certains disent, agir de la sorte sur la question migratoire ne signifie pas succomber à la volonté des extrémistes. C’est au contraire le meilleur moyen de les battre. D’ailleurs, les sondages montrent une évolution étonnante : jamais depuis des années les Britanniques ne se sont montrés aussi sereins vis-à-vis de l’immigration. Pourquoi ? Parce qu’ils sont rassurés, parce qu’ils savent que depuis le Brexit, le gouvernement agira réellement en la matière. Et ce pour la première fois. Dès lors, leurs craintes disparaissent, au moins partiellement. Et le sujet disparaît de l’agenda politique.

Plus une société devient diverse, que ce soit en termes de minorités ethniques, de valeurs ou de choix de vie, moins les gens font preuve de solidarité. Pourquoi ? Les gens ont besoin de se sentir membre d’une communauté

Quelle conséquence y percevez-vous ?

La recherche montre que plus une société devient diverse, que ce soit en termes de minorités ethniques, de valeurs ou de choix de vie, moins les gens font preuve de solidarité. Pourquoi ? Les gens ont besoin de se sentir membre d’une communauté, qui peut prendre la forme de la famille, de la communauté locale ou des réseaux virtuels. Ces unités créent une identité partagée, une familiarité si vous préférez, avec des gens que nous ne connaissons pas forcément. Cette proximité nous pousse à être plus solidaires, à faire des sacrifices, des compromis, à accepter plus de dépenses publiques, une taxation progressive, un Etat providence. A l’inverse, leur disparition entraîne l’isolation et l’individualisme. Or, ces communautés disparaissent petit à petit. C’est donc ce deuxième chemin qu’emprunte notre pays, et bien d’autres avec lui.

Pour y répondre, vous conseillez notamment, je cite, de « réfléchir à la signification de l’identité culturelle et raciale et à ses liens avec la citoyenneté »…

La citoyenneté, qui est une de ces communautés, doit signifier quelque chose pour pouvoir favoriser la solidarité. Pour cela, j’estime qu’il faut créer une distinction entre ceux qui sont citoyens d’un pays et ceux qui ne le sont pas. Ma vision n’est pas unique : les gens ont en partie voté en faveur du Brexit car ils veulent que la citoyenneté britannique signifie quelque chose. C’est l’inverse de la vision libérale de la citoyenneté, considérée comme un contrat avec peu d’obligations pour les signataires et qui transforme le pays en une simple plateforme.

Les manifestations autour de la question des Black Lives Matter prouvent que cette tâche est difficile !

Evidemment, ce n’est pas aisé car il faut être conscient de la diversité de notre pays, un pays où l’injustice raciale persiste. Par exemple, je refuse de dire que l’Islam n’est pas compatible avec notre pays. A l’inverse, plutôt que d’accentuer la guerre des cultures en mettant l’accent sur les différences et en promouvant toutes sortes d’identités culturelles différentes, un phénomène qui coïncide souvent avec un manque d’intérêt pour la classe ouvrière blanche, il faut promouvoir une identité collective. Il faut trouver le moyen de célébrer l’histoire nationale, sans l’oblitérer, d’une manière bienveillante et inclusive pour les nouveaux arrivants. Il faut leur permettre d’intégrer la culture britannique et de contribuer au pays. Cela n’est pas insurmontable. Les migrants choisissent de venir au Royaume-Uni, un pays qu’ils aiment et admirent d’une certaine manière. Ils viennent ici pour travailler dur et donner à leurs enfants un bon départ dans la vie, ce qui nécessite de devenir familier de la culture britannique. Leur porte est donc ouverte à cette discussion.

Le parti conservateur peut-il favoriser cette évolution ?

Oui, grâce au Brexit. Après le référendum, le parti conservateur a été obligé de devenir le parti du Brexit. Un certain nombre d’électeurs conservateurs partisans du maintien dans l’UE, souvent métropolitains, se sont alors trouvés dans l’incapacité de voter à nouveau pour lui. Il a donc été obligé de chercher une nouvelle coalition électorale. Il y est parvenu lors des élections de 2017 et 2019, au cours desquelles il a gagné trois millions d’électeurs. Ceux-ci sont plus provinciaux, habitent des petites villes et sont plus massivement issus de la classe ouvrière. Ils ont besoin de l’Etat, que ce soit pour voir la qualité de leur centre-ville s’améliorer, avoir plus d’options de travail, une meilleure éducation pour leurs enfants, etc. Ces besoins ont une conséquence politique importante : malgré la crise actuelle, il me paraît inconcevable que le gouvernement dirige le pays vers une nouvelle période d’austérité. Les Tories ne peuvent plus couper des budgets et réduire l’influence de l’Etat pour des raisons purement idéologiques.

L’actuel premier ministre Boris Johnson peut-il être l’homme de ce changement ?

Il y a visiblement de sa part la volonté d’investir dans les infrastructures pour essayer de voir ces villes en difficulté retomber sur leurs pieds. Sa perspective est fortement influencée par ses sept années comme maire de Londres. En même temps, Boris Johnson a aussi parlé, en tant que Brexiter, des vertus du marché libre. Quelle que soit la direction qu’il prendra in fine, il est évident qu’il est plus dans cette ligne que les précédents dirigeants conservateurs.

Propos recueillis par Tristan de Bourbon.

Nick Timothy, Remaking One Nation, Conservatisme in an Age of Crisis, Polity Press.

 

 

Coronavirus : la Russie espionne le Royaume-Uni

Coronavirus : la Russie espionne le Royaume-Uni

Dans les régimes de dictature ou notamment les présidents sont élus à vie ( c’est fait pour la Chine, c’est en cours pour la Russie), on ne s’embarrasse pas de précautions pour piller et espionner d’autres pays. Aujourd’hui, c’est la Russie qui est en cause, elle est accusée d’avoir espionné les données scientifiques du Royaume Uni concernant le Coronavirus.  Pour la Russie, comme la Chine, dans les interventions sont aussi régulières l’art des élections dans les pays démocratiques.

 

Il est clair que l’utilisation des nouvelles technologies modifie la problématique des relations diplomatiques entre Etats. les démocraties sont  être menacées par la manipulation d’outils numériques depuis l’étranger. La vie politique est concernée mais d’autres pans de la société, dans le domaine économique, social voire sociétal.

Il serait sans doute temps que lONU s’approprie cette question pour étudier les conditions de sa régulation .

 

Selon le National Cyber Security Centre (NCSC), un groupe de hackers, connu sous la dénomination d’APT29 – ou encore des «Ducs» ou de «Cozy Bear» – s’est attaqué à des organisations travaillant à la recherche d’un vaccin contre le Covid-19. Les trois pays les plus touchés seraient le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Canada. L’organisme gouvernemental britannique chargé de la cyber-sécurité a précisé que ces hackers travaillent «presque certainement dans le cadre des services de renseignement russes». Les services américains et canadiens seraient arrivés à la même conclusion.

Le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab a jugé «totalement inacceptable que les services de renseignement russes ciblent ceux qui travaillent à la lutte contre la pandémie de coronavirus». Ceux qui courent «imprudemment après leurs intérêts égoïstes» devront «rendre des comptes» a-t-il dit.«Cette campagne malveillante d’APT29 touche principalement des cibles gouvernementales, diplomatiques, des groupes de réflexion, des acteurs de la santé et de l’énergie pour leur voler leur précieuse propriété intellectuelle», a-t-il expliqué.

Ces attaques seraient toujours en cours. Elles viseraient aussi bien «des cibles gouvernementales, diplomatiques, des groupes de réflexion que des acteurs de la santé et de l’énergie pour leur voler leur précieuse propriété intellectuelle». Selon le directeur des opérations du NCSC, Paul Chichester, le groupe de hackers «utilise divers outils et techniques, notamment des logiciels malveillants personnalisés connus sous les noms de  »WellMess » et de  »WellMail » et  »spear-phishing »». Ce dernier procédé de «harponnage» est plus ciblé que le simple «phishing», en envoyant par exemple de faux mails officiels avec un lien frauduleux non de manière massive mais à des individus bien identifiés. Le groupe «Cosy Bear» serait largement impliqué dans les attaques contre le parti démocrate américain lors de l’élection de 2016.

Toujours ce jeudi, Londres a accusé la Russie d’avoir voulu interférer dans les élections législatives de décembre dernier, gagnées par Boris Johnson. Selon les résultats d’une enquête gouvernementale, Moscou aurait notamment acquis illégalement des documents sur les projets d’accord de libre-échange avec les Etats-Unis avant de les faire fuiter sur Internet, via la plate-forme Reddit. «Bien qu’il n’y ait pas de preuve d’une campagne russe à grande échelle contre les élections générales, toute tentative d’ingérence dans nos processus démocratiques est totalement inacceptable» a déclaré Dominic Raab.

 

Royaume-Uni : la croissance s’écroule

Royaume-Uni : la croissance s’écroule

 

Alors que dans la plupart des pays européens un redressement a été observé à partir du mois de mai, il en va différemment au Royaume-Uni qui s’enfonce dans des dépressions de plus en plus insondables. Le produit intérieur brut a chuté de 19,1% au Royaume-Uni de mars à mai comparé à la période de décembre à février, à cause de l’impact du nouveau coronavirus, avec un maigre rebond de 1,8% en mai qui a déçu les analystes.

Malgré cette faible embellie en mai, le PIB reste inférieur d’un quart comparé à son niveau de février, avant que le nouveau coronavirus ne frappe pleinement l’économie britannique et mondiale, indique mardi l’Office national des statistiques (ONS). Entre mars et mai, le secteur des services s’est notamment contracté de 18,9%, et celui de la construction de 29,8%.

 

 

5G- Huawei : interdit au Royaume-Uni ?

5G- Huawei : interdit au Royaume-Uni ?

La technologie chinoise sera sans doute interdit au Royaume-Uni. Les Etats-Unis ont fait pression sur le Premier ministre britannique Boris Johnson pour qu’il revienne sur la décision prise en janvier d’accorder à Huawei un rôle limité dans le déploiement de la 5G.

Londres s’est par ailleurs émue de l’entrée en vigueur, à l’initiative de Pékin, d’une nouvelle loi sur la sécurité à Hong Kong, ancienne colonie britannique, et de sa gestion controversée de l’épidémie de coronavirus.

Le conseil national de sécurité (CNS), présidé par Boris Johnson, se réunira mardi pour discuter de Huawei et le secrétaire d’Etat aux médias, Oliver Dowden, annoncera ensuite une décision à la Chambre des communes.

Selon le parti travailliste, principale composante de l’opposition, l’annonce pourrait intervenir après 11h30 GMT.

Le gouvernement britannique a déjà laissé entendre qu’il pourrait revenir sur sa décision concernant Huawei et la 5G, arguant de la décision des Etats-Unis de restreindre les ventes de semi-conducteurs au groupe chinois, ce qui pourrait avoir un impact sur la fiabilité de ses équipements.

Reste à savoir si Boris Johnson ira jusqu’à interdire totalement à Huawei de participer au développement de la 5G. Pour l’heure, il est prévu que les groupes télécoms britanniques plafonnent à 35% le recours aux services de Huawei dans le déploiement de la 5G d’ici 2023.

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