Archive pour le Tag 'Royaume-Uni'

Défense: Conséquences de l’alliance entre l’Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni

Défense: Conséquences de l’alliance entre l’Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni

 

Au-delà des sensibilités françaises, la nouvelle alliance anglo-saxonne créée pour faire face à la Chine pose des questions existentielles à l’Europe

 

Editorial du « Monde » (extrait .)

 

La colère du ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à propos de l’abandon par Canberra du contrat signé avec la France sur la fourniture de sous-marins conventionnels à l’Australie est justifiée. L’alliance conclue par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie, rendue publique mercredi 15 septembre, afin de développer des sous-marins australiens à propulsion nucléaire pour contrer l’ascension de la Chine dans le Pacifique, est bien, comme il l’a dit, un « coup dans le dos » de la France, à laquelle aussi bien Canberra que Washington ont caché tous les préparatifs de cette opération.

C’est surtout un coup dur révélateur des risques auxquels s’exposent les puissances qui jouent au-dessus de leurs capacités. Au-delà de cette mauvaise manière faite à un pays qui, jusqu’à nouvel ordre, est un allié, trois leçons peuvent déjà être dégagées de la naissance de l’Aukus, sigle donné à ce nouveau pacte de sécurité sur la base de l’acronyme Australia-United Kingdom-United States.

La première porte sur la relation transatlantique. Pour ceux qui en doutaient encore, l’administration Biden ne diffère pas, sur ce point, de l’administration Trump : les Etats-Unis passent avant tout, qu’il s’agisse de leur intérêt stratégique, économique, financier ou sanitaire. « America first » reste la ligne directrice de la politique extérieure de la Maison Blanche.

La création de l’Aukus n’est pas dirigée contre la France, mais qu’elle lui inflige au passage un cinglant revers diplomatique et économique n’a aucune importance pour Washington, qui n’a que l’objectif chinois en ligne de mire. Certains voyaient dans les professions de foi multilatéralistes de Joe Biden et la francophilie de son secrétaire d’Etat, Antony Blinken, la promesse d’une coopération plus équilibrée : ils sont aujourd’hui ramenés à la réalité.

 

La deuxième leçon concerne Londres. Pour la diplomatie post-Brexit, cet accord marque une étape majeure. Il place la Grande-Bretagne dans le grand bain indo-pacifique, là où, seule, elle n’y serait pas arrivée. Mais surtout il remet les Britanniques dans la roue des Américains. « Global Britain » se cherchait : elle s’est trouvée, dans l’alignement sur Washington. L’amertume qui avait explosé sur les bancs de la Chambre des communes au moment du retrait américain d’Afghanistan, organisé sans consultation avec les alliés présents sur le terrain depuis vingt ans, est effacée, moins d’un mois plus tard, par la grâce de l’Aukus.

 

La troisième leçon est à la fois plus importante et plus complexe, car elle s’adresse à l’Europe. Au-delà des sensibilités françaises, c’est bien la place de l’Europe et son rôle dans le monde qui se trouvent ici remis en question. Où veut-elle se situer dans le réalignement mondial qui s’opère à l’ombre de l’affrontement sino-américain ? Peut-elle y agir en tant que puissance autonome, ou bien les pays européens vont-ils assister en ordre dispersé à ce réalignement, sacrifiant tout espoir d’y exercer une quelconque influence et d’y défendre leurs intérêts ?

L’UE a  singulièrement manqué de cohérence et de colonne vertébrale dans sa gestion de l’ascension chinoise, notamment sous l’influence de Berlin. Elle le paie chèrement aujourd’hui.

Royaume-Uni: Du fait du brexit les magasins à moitié vide

Royaume-Uni: Du fait du brexit les magasins à moitié vide

 

La théorie selon laquelle le Royaume-Uni gagnerait à quitter l’UE perd toute crédibilité alors que les faits prouvent le contraire. Il reste à voir combien de temps il faudra avant que le message ne s’intègre dans le discours politique » (par Denis MacShane , ancien ministre britannique chargé de l’Europe,dans l’Opinion,  extrait)

Tribune

Entrez dans de nombreux supermarchés britanniques, vous y trouvez des étagères souvent à moitié vides. Un jour plus tard, le mal est réparé, mais la semaine suivante, il y a de nouvelles pénuries de produits à base de viande, de poisson et de légumes.

Greggs, la chaîne populaire de sandwichs à bas prix, ou des chaînes de fast-food comme KFC et Nando ont dû fermer des succursales faute de pouvoir les livrer. Pour la première fois depuis le Brexit, de grands chefs d’entreprise, en particulier ceux des secteurs de la distribution et de l’import-export, protestent ouvertement. Le Financial Times rapporte que les hôtels de Londres et d’Edimbourg ne peuvent pas obtenir de linge propre pour leurs lits en raison du manque de personnel du fait du Brexit.

Les derniers chiffres du commerce sont dramatiques : toutes les exportations d’aliments et de boissons sont en baisse à 9,2 milliards de livres sterling au premier semestre 2021, contre 11,1 milliards de livres sterling lors de la période correspondante de 2019 ; les exportations de bœuf et de fromage vers l’UE ont chuté respectivement de 37 % et 34 % par rapport à 2019. Marks and Spencer a envoyé une lettre à ses fournisseurs en Europe pour les avertir que les installations portuaires en Angleterre, au pays de Galles et en Ecosse ne seront pas prêtes à temps pour les contrôles physiques des envois qui devraient commencer à la fin de l’année.

Une PME sur cinq a cessé de vendre en Europe car les règles et réglementations du Brexit rendent la tâche trop difficile ; parmi les autres 20 % envisagent de faire de même. On leur a dit que quitter l’UE ouvrirait une nouvelle ère économique florissante, mais jusqu’à présent, cela ne s’est pas traduit dans les faits. L’exode des travailleurs européens, en particulier celui des camionneurs qui faisaient la navette des deux côtés de la Manche, a durement frappé les transporteurs. Le Royaume-Uni a compté pendant des siècles sur la main-d’œuvre étrangère pour effectuer des travaux non qualifiés mais nécessaires.

« Les députés conservateurs et la presse pro-Brexit tentent de présenter la pénurie de travailleurs essentiels comme un problème lié à la pandémie. Le Brexit a cependant aggravé la situation »

 Les députés conservateurs et la presse pro-Brexit tentent de présenter la pénurie de travailleurs essentiels comme un problème lié à la pandémie. Le Brexit a cependant aggravé la situation. Le Royaume-Uni a un régime rigide et inflexible visant à empêcher les citoyens de l’UE d’entrer en Grande-Bretagne. Les employeurs qui souhaitent faire appel à eux doivent les payer au moins 2 500 € par mois et négocier avec les bureaucrates du gouvernement pour obtenir des permis.

La Covid a touché tous les pays et tous les secteurs du marché du travail. Mais il n’y a qu’au Royaume-Uni où cela s’est traduit par des étagères vides. Napoléon a qualifié la Grande-Bretagne de nation de boutiquiers. Le Brexit a rendu la gestion des magasins plus difficile que ce que l’on avait prévu pendant les années de campagne anti-européenne.

Les effets du Brexit n’épargnent personne, des mères de famille qui ne peuvent pas avoir de filles au pair polonaises aux jeunes musiciens britanniques qui ne peuvent pas jouer dans les festivals estivaux de musique sur le continent. Le gouvernement insiste pour que les enfants européens aient un passeport sanitaire complet pour visiter l’Angleterre et, dans certains cas, un visa. Cela touche 750 000 élèves allemands et français qui viennent en voyage d’études en Grande-Bretagne pour améliorer leur anglais. Souvent, ils n’ont qu’une carte d’identité. Maintenant, ils doivent payer 110 euros pour un visa sans parler du coût d’un passeport national.

Les sociétés de téléphonie mobile annoncent désormais qu’elles réimposeront des frais d’itinérance aux utilisateurs britanniques visitant le continent. Le gouvernement met en place son propre système de marquage pour remplacer le « CE » obligatoire de l’UE, qui indique notamment qu’un produit répond aux normes de sécurité. Il s’agit d’une duplication inutile, tout comme celle imposée par le gouvernement britannique d’avoir un système national de protection des données à la place des normes RGPD de l’UE. L’obsession de Boris Johnson de rejeter tout ce qui est lié à l’Europe inquiète les entreprises.

La Cour de justice européenne s’est montrée très ferme sur le respect de la réglementation européenne sur la protection des données. Si le Royaume-Uni s’en retire totalement, les entreprises devront négocier des accords pays par pays pour transmettre des données au-delà des frontières, allant du commerce électronique aux détails en matière de ressources humaines des employés que les entreprises transnationales conservent et échangent.

« Même les conservateurs les plus obstinés commencent à comprendre que placer le pays dans un isolement mondial ne peut qu’affaiblir son influence dans les affaires planétaires »

Boris Johnson et les ministres britanniques n’apparaissent plus à la télévision ou à la radio pour défendre le Brexit. Les champions de la sortie d’Europe avant 2016 dans les médias écrivent désormais sur d’autres sujets. Il n’y a aucun avantage du Brexit que quiconque puisse mettre en valeur.

L’idée d’une « Grande-Bretagne mondiale », promue comme un avantage majeur du Brexit, a disparu dans le désastre de la prise de contrôle de l’Afghanistan par les talibans. Le président Biden a ignoré avec mépris les appels de Boris Johnson à rester plus longtemps en Afghanistan afin d’aider à évacuer les ressortissants britanniques ou les Afghans ayant collaboré avec les Britanniques.

Même les conservateurs les plus obstinés commencent à comprendre que placer le pays dans un isolement mondial ne peut qu’affaiblir son influence dans les affaires planétaires.

On note une baisse du soutien au Brexit dans les sondages. C’est une inflexion plutôt qu’un point de basculement. Dans le dernier sondage publié en septembre par le Times, seuls 41 % des personnes interrogées pensent que le Brexit était un bon choix. Si la barre tombe en dessous de 40 %, la question de l’Europe dans la politique britannique changera car il deviendra très difficile, voire impossible, d’affirmer que le Brexit a profité à la Grande-Bretagne.

 

Royaume-Uni : un manque de chauffeurs routiers crée des pénuries

Royaume-Uni : un manque de chauffeurs routiers crée des pénuries

Depuis le Brexit, le Royaume-Uni manque cruellement de chauffeurs routiers. Du coup, c’est toute la vie économique et sociale qui est perturbée. En cause, le fait que la plupart des chauffeurs-routiers assurant le trafic entre l’Europe et le Royaume-Uni étaient étrangers. Ces chauffeurs sont soumis à des formalités complexes et coûteuses en temps qui découragent d’assurer les flux à destination de la Grande-Bretagne. Même le domaine de la santé est affecté car certains matériels médicaux viennent aussi de l’Europe continentale. Les retards d’approvisionnement de nombre de marchandises atteignent une quinzaine de jours. Des retards qui s’ajoutent aux dysfonctionnements logistiques globaux qui affectent l’ensemble des échanges internationaux.

Afghanistan : l ‘échec stratégique de la diplomatie du Royaume-Uni

Afghanistan : l ‘échec stratégique de la diplomatie du Royaume-Uni

 

Dans une tribune au « Monde », Christopher Hill, spécialiste des relations internationales, voit dans la gestion de la crise afghane par Londres un nouvel exemple d’une politique étrangère hasardeuse, qui affaiblit le Royaume-Uni.

 

Tribune.

 

 Le triomphe des talibans en Afghanistan suscite, à juste titre, d’âpres réflexions sur les échecs de la politique étrangère britannique. Pendant ce temps, le gouvernement de Boris Johnson se contente de proposer des emplâtres aux Afghans désespérés, laissés en rade par le retrait des Occidentaux. Ces réactions immédiates sont les symptômes de l’incohérence sous-jacente de l’approche britannique des relations internationales. Et, à moins d’y remédier, cette incohérence causera d’autres problèmes.

Elle tient notamment au faible intérêt que le monde politique britannique porte aux liens entre politique intérieure et extérieure. Ces deux politiques sont conceptuellement séparables parce qu’elles sont mises en place dans deux domaines fort différents sur le plan des structures légales, des responsabilités et du pouvoir. Certes. Néanmoins, une action sur une de ces deux scènes a presque toujours des retentissements sur l’autre, ce qui doit être anticipé dans un plan détaillé. On ne peut se contenter de généralisations floues. En l’absence de plan, les responsables politiques passent de façon erratique d’un point de vue à l’autre, créant des contradictions qui nuisent à la crédibilité à la fois des acteurs et de leurs actions.

 

Prenons l’exemple de la politique britannique d’aide au développement international. Autrefois centrée sur la lutte contre la pauvreté, elle avait fait sien l’objectif de l’ONU d’y consacrer 0,7 % de son PIB. Depuis quelques années, cette aide au développement est davantage tributaire de contraintes financières et soumise à des conditions politiques. Or, face à la gravité des événements en Afghanistan, le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Dominic Raab, se lance dans une politique au pied levé : il promet une hausse de 10 % de l’aide accordée au pays.

Si, à Kaboul, la chute soudaine du gouvernement Ghani est surprenante, l’incohérence de la position britannique ne l’est pas. L’immigration est un domaine-clé où facteurs internes et externes se mêlent – au sens propre, même, avec les bateaux qui arrivent dans la Manche et les passagers à l’aéroport d’Heathrow. Or, dans ce domaine, le Royaume-Uni brille par son incapacité à mener une réflexion collective cohérente depuis 2004, quand le gouvernement de Tony Blair a décidé de ne pas se joindre à la France et à l’Allemagne, qui voulaient imposer un délai de sept ans avant d’accorder la libre circulation aux citoyens des nouveaux Etats membres de l’est de l’Union européenne (UE).

AFGHANISTAN: Le Royaume-Uni veut accueillir 20.000 réfugiés quand il en viendra plusieurs centaines de milliers !

AFGHANISTAN: Le Royaume-Uni eut accueillir 20.000 réfugiés quand il en viendra plusieurs centaines de milliers !

 

 

Boris Johnson comme d’autres dirigeants occidentaux se réveillent et se dit prêt à accueillir à long terme jusqu’à 20 000 réfugiés avec dans un premier temps 5000 la première année. Une proposition un peu surréaliste car il est vraisemblable qu’il y aura  plusieurs centaines de milliers de candidats afghans qui voudront se réfugier au Royaume-Uni (Et beaucoup se retrouveront coincés en France).

« Nous avons une dette envers tous ceux qui ont travaillé avec nous pour faire de l’Afghanistan un endroit meilleur ces vingt dernières années. Beaucoup d’entre eux, en particulier les femmes, ont maintenant un besoin urgent de notre aide », a déclaré le Premier ministre Boris Johnson dans un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Mais l’immobilisme de Boris Johnson a été même critiqué dans les rangs des conservateurs. Comme pour se rattraper, Boris Johnson s’est entretenu avec le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, plaidant pour une « approche unifiée ». Il souhaite organiser une rencontre virtuelle des dirigeants du G7 dans les prochains jours.

Royaume-Uni : chômage au dessus de 2019

Royaume-Uni : chômage au dessus de 2019

Le taux de chômage a poursuivi sa baisse à 4,7% entre avril et juin, après être monté jusqu’à 5,2% lors du dernier trimestre de l’année dernière, selon le Bureau national des statistiques (ONS).

Le marché de l’emploi profite de la réouverture de l’économie depuis le 12 avril, avec la levée des restrictions sanitaires, tandis que la France était encore confinée. Résultat, le PIB est reparti – soutenu principalement par les dépenses des ménages (+7,3% au deuxième trimestre), après avoir reculé de 1,6% au premier trimestre.

Néanmoins, malgré les signes de reprise que montre l’emploi, le taux de chômage reste encore supérieur à son niveau d’avant-crise, alors qu’il a retrouvé son niveau de 2019 dans l’Hexagone. Notons cependant que ces chiffres sont à prendre avec prudence dans la mesure où nombre de mesures de soutien de l’économie encore les statistiques habituelles.

Brexit : les exportations du Royaume-Uni chutent vers l’union économique

Brexit : les exportations du Royaume-Uni chutent vers l’union économique

 

Selon les données d’Eurostat à fin juin, les importations européennes en provenance du Royaume-Uni se sont effondrées de 18 % sur les six premiers mois de l’année.

Si la pandémie a pu affecter les échanges, elle n’est pas responsable à elle seule de cette chute. D’autres régions du monde ont vu leurs exportations vers l’UE augmenter au premier semestre, comme la Chine (15,5 %) et les Etats-Unis (3,9 %).

 

Croissance Royaume-Uni: reprise plus forte, comme la chute

Croissance Royaume-Uni: reprise plus forte, comme la chute

 

 

Le Royaume-Uni a été plus durement touché par la pandémie que la France. Au plus fort de la crise, le pays a vu son PIB dégringoler de 19,5% contre 13,5% pour l’Hexagone. D’un point de vue sanitaire aussi, le Covid-19 a fait plus de 130.000 morts outre-Manche, contre 112.000 dans l’Hexagone, selon Santé Publique France.

Du coup, le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni effet fortement rebondi de 4,8% au deuxième trimestre, contre seulement +0,9% en France, l’économie ayant redémarré plus tôt outre Manche, selon le Bureau national de statistiques (ONS). Néanmoins, il n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant-crise, puisqu’il est 4,4% inférieur à ce qu’il était fin 2019. La France de son côté se rapproche davantage de son niveau d’avant-crise, avec -3,3% par rapport au quatrième trimestre 2019.

Covid-19 Royaume-Uni: le vaccin AstraZenica peu efficace ?

Covid-19 Royaume-Uni: le vaccin AstraZenica peu efficace ?

La question peut se poser dans la mesure où Le conseiller scientifique en chef de la Grande-Bretagne a déclaré que 40 % des nouveaux hospitalisés avaient pourtant été vaccinés. Cela pourrait remettre en cause l’efficacité du vaccin britannique comme Astra Zenica largement utilisé au Royaume-Uni.

il y a de toute manière un véritable problème de progression de la maladie en Angleterre avec des chiffres actuels de 50 000 nouveaux cas chaque jour et qui  pourraient monter jusqu’à 100 000 rapidement. Cette montée de la crise sanitaire s’effectue alors que les restrictions sont progressivement levées. Une contradiction qui n’existe pas seulement au Royaume-Uni mais qui provoque chez les Britanniques une quatrième vague particulièrement inquiétante.

Covid -Le Royaume-Uni futur centre mondial de contamination ?

Covid -Le Royaume-Uni  futur centre mondial de contamination ?

Denis MacShane ,l’ancien ministre britannique de l’Europ.,  dénonce la politique sanitaire de Boris Johnson ( dans  l’Opinion, extrait)

Les chiffres de contagion à la Covid-19 arrivés, la semaine dernière, sur le bureau du Premier ministre Boris Johnson étaient épouvantables. Le Royaume-Uni compte désormais le plus grand nombre de nouveaux cas de Covid au monde, après l’Indonésie et le Brésil. Le Royaume-Uni de Johnson compte dix fois plus de cas de Covid que la France de Macron !

Le ministre de la Santé, Sajid Javid, a averti que le pays pourrait atteindre les 100 000 cas par jour. Cela contraste fortement avec l’optimisme du Premier ministre et son discours ensoleillé sur la « Journée de la liberté » ce 19 juillet, avec la levée de la plupart des contrôles sanitaires. Les lieux de grande diffusion comme les boîtes de nuit, les discothèques, les pubs bondés, les trains et les bus, ou les rassemblements publics sont dès aujourd’hui libres de fonctionner sans masques comme avant la pandémie.

Une conférence internationale de 1 200 scientifiques vient de se réunir d’urgence, suppliant Boris Johnson de prendre plus au sérieux la montée des cas de Covid. Ils disent que la levée des mesures en place encore dans d’autres pays aurait « un impact profondément dommageable sur l’Angleterre ». Pourtant, rien ne semble ébranler le désir des députés conservateurs de droite et des journaux antieuropéens comme le Daily Telegraph et autres propriétés de Rupert Murdoch selon lesquels tout contrôle continu sur la Covid est un crime contre la vision conservatrice du Brexit, sachant que l’Angleterre ne suit jamais le même chemin que le continent.

Alors, que fait le Premier ministre pour changer l’histoire ? Il annonce que la France – oui, cela semble toujours être la France – sera désormais frappée par des sanctions supplémentaires. Toute personne venant de l’hexagone en voiture, Eurostar, car ou avion devra désormais être placée en quarantaine et payer des tests coûteux effectués par des entreprises – certaines d’entre elles liées au parti conservateur.

Variant bêta. Cette tactique du chat mort a fonctionné. Ce week-end les principaux journaux et la BBC ont relégué la gestion désastreuse de la pandémie par Boris Johnson et la folie de lever les mesures de santé publique, les « unes» des quotidiens se concentrant sur la fin des relations touristiques avec la France. La raison officielle serait la présence de la variante bêta (ou sud-africaine) qui sévirait de l’autre côté de la Manche. Il s’agit en effet d’une variante inquiétante, sinon aussi contagieuse que la variante Delta (ou indienne) que Boris Johnson a autorisée à entrer au Royaume-Uni tout le mois d’avril lorsqu’il a refusé d’arrêter les vols en provenance d’Inde.

La BBC et toute la presse locale tartinent sur l’impact dévastateur sur les voyages vers ou à travers la France. Personne ne parle de la préoccupation mondiale à l’encontre du «Freedom Day» de Monsieur Johnson

Or, la variante bêta est en Europe, y compris au Royaume-Uni, depuis l’année dernière. En effet, l’agence Public Health England a publié un rapport sur sa présence en février. Aucune mesure n’a été prise alors. Les vols vers et depuis l’Afrique du Sud et la Grande-Bretagne se sont poursuivis quotidiennement. La principale source de la variante Beta en France est la Réunion. Mais personne à Downing Street ne semble savoir que cette île de l’Océan indien se trouve à une certaine distance de l’Europe et de l’Angleterre.

 

La BBC et toute la presse locale tartinent sur l’impact dévastateur sur les voyages vers ou à travers la France. Personne ne parle de la préoccupation mondiale à l’encontre du « Freedom Day » de Monsieur Johnson qui pourrait faire de l’Angleterre le centre mondial de la contagion à la Covid. Comme l’a noté dans un tweet Sophie Pedder, la très sobre correspondante de The Economist à Paris, la décision de bloquer le tourisme avec la France est « politique ». Elle a raison.

Mais que peut-on faire quand tout ce qui concerne la gestion de la pandémie en Angleterre est politique, politique, politique ?

Jusqu’à 200 000 cas par jour au Royaume-Uni ?

Jusqu’à 200 000 cas par jour au Royaume-Uni ?

 

C’est évidemment le paradoxe auquel nous a habitué d’ailleurs Boris Johnson, le champion du slalom politique. C’est au moment où le Royaume-Uni lève  pratiquement toutes les restrictions que le pays enregistre les plus forts taux de contamination. Sur la tendance, on prévoit même que le Royaume-Uni pourrait atteindre 200 000 cas par jour de contaminations.

Plus de 54 000 nouveaux cas ont été identifiés pour la seule journée du 17 juillet au Royaume-Uni. Des chiffres qui n’avaient plus été atteints depuis la mi-janvier. A titre de comparaison, la France en compte près de 11 000 pour la même journée. 

Malgré une vaccination bien avancée sur le territoire, la virulence du variant Delta fait que le virus continue de se propager dans le pays. A ce rythme, un membre du conseil scientifique britannique cité par la BBCestime que les autorités pourraient enregistrer jusqu’à « 200 000 cas et 2 000 hospitalisations par jour » d’ici la fin de l’été.

Camions diesel: Interdiction totale au Royaume-Uni dès 2040 !

 Camions diesel: Interdiction totale au Royaume-Uni dès 2040 !

Alors que l’Europe dans le cadre de son plan climat s’apprête à interdire la production des seules automobiles à moteur thermique à partir de 2035, le Royaume-Uni annonce l’interdiction totale de circulation des camions diesels à partir de 2040. Notons que pour l’Europe pour l’instant l’interdiction à partir de 2035 concerne la production et non la totalité de la circulation automobile thermique.

Boris Johnson en difficulté sur le plan économique et politique s’investit donc particulièrement sur les questions environnementales pour redorer son blason. Ainsi par exemple a-t-il fixé déjà la conversion totale du parc automobile britannique faire l’électrique des 2027.

Ces annonces du Royaume-Uni sont aussi à mettre en lien avec le fait que le Royaume-Uni hébergera la COP26 en novembre et que Boris Johnson veut se montrer plus vert que l’Europe.De toute manière ces annonces paraissent particulièrement prématurées pour des questions pratiques et techniques. Mais pour Boris Johnson ce qui compte le plus souvent ces davantage l’effet d’annonce que le contenu même de ses propres orientations. 

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Brexit: le Royaume-Uni doit 50 milliards à Bruxelles

Brexit: le Royaume-Uni doit 50 milliards à Bruxelles

Une somme autour de 40 milliards était prévu pour la facture du Royaume-Uni à l’Union économique après le berxit. En fait, le montant total pourrait atteindre de leur de 50 milliards. Il est peu vraisemblable que Boris Johnson honore cet engagement plus que les autres. Quelques milliards seulement seront versés en 2021 et la suites sans doute aux calendes grecques ou jamais.

Dans son rapport budgétaire pour 2020, l’Union européenne affirme que cette somme, de près de 50 milliards d’euros, est due en vertu d’une série d’articles que les deux parties ont acceptés dans le cadre de l’accord de retrait du Brexit. Et si les Britanniques ne contestent en rien le fait de devoir verser une certaine somme à Bruxelles, jeudi 8 juillet, le Financial Times rapportait pour sa part que le Trésor britannique avait insisté sur un point en particulier : à savoir, que le règlement financier du Brexit reste dans la fourchette comprise entre 40,74 milliards d’euros et 45,40 milliards d’euros. Quoi qu’il en soit, un premier paiement de 6,8 milliards d’euros devrait être perçu en 2021. Le reste de la somme pourra en revanche être versé ultérieurement, est-il précisé dans le rapport budgétaire de l’Union européenne.

(Avec Reuters)

Covid Royaume-Uni : hausse exceptionnelle

Covid Royaume-Uni : hausse exceptionnelle

Une situation paradoxale Royaume-Uni où le Premier ministre vient d’annoncer la levée de nombre de mesures restrictives et où s’envole en même temps le nombre de contaminés.: De l’ordre de 30 000 à comparer aux 3000 en France où la présence du variant Delta monte cependant. Le Royaume-Uni a fait état mardi du plus grand nombre d’infections quotidiennes au COVID-19 depuis le 29 janvier, et du plus grand nombre de décès dans les 28 jours suivant un dépistage positif depuis le 23 avril.

Le bilan s’établit mardi à 28.773 nouveaux cas, contre 27.334 lundi, et à 37 décès supplémentaires.

Selon les données disponibles lundi, 86,2% des adultes au Royaume-Uni ont reçu une dose de vaccin contre le coronavirus et 64,3% ont reçu deux doses.

Covid Royaume-Uni: en dépit des 30 000 contaminations quotidiennes Johnson lève les restrictions

Covid Royaume-Uni: en dépit des 30 000 contaminations quotidiennes Johnson lève les restrictions

 

C’est évidemment le principal paradoxe de la politique : faire contraire de ce qui paraît pertinent pour plaire à une opinion elle-même versatile. Ainsi Johnson va-t-il lever aujourd’hui les principales restrictions alors que le pays s’enfonce à nouveau dans la pandémie. On compte en effet aujourd’hui du fait en particuliers du variant Delta 30 000 contaminations par jour.

Le Royaume-Uni il est bleays en Europe comptant le plus de personnes tuées par la pandémie (128.000) après la Russie, le Royaume-Uni est progressivement sorti d’un troisième confinement, mais certaines restrictions demeurent, empêchant entre autre la réouverture des discothèques, les grands événements à pleine capacité ou encore le service au bar dans les pubs.

Les experts médicaux sont très critiques sur les mesures de nature démagogique du gouvernement. Pour la Pr Susan Michie, spécialiste du comportement à l’University College de Londres, le choix de laisser filer les contaminations revient à «construire de nouvelles +usines à variant+ à un rythme très élevé».

Durant le week-end, la British Medical Association a appelé le gouvernement à maintenir certaines restrictions en place en raison de l’augmentation «alarmante» du nombre de cas, se rapprochant des 30.000 quotidiens ces derniers jours.

Covid Royaume-Uni, 50% de vaccinés parmi les morts du variant delta

Covid Royaume-Uni, 50% de vaccinés parmi les morts du variant delta

 

Sur 117 personnes décédées du variant Delta 50 étaient complètement vaccinées (42,7% du total) et 20 primovaccinées (17,1%). Autrement dit, 59,8% des personnes décédées en raison du variant delta.

Environ 92 000 infections par ce variant ont été recensées entre le 1er février et le 21 juin (dont près de 80 000 dans les vingt-huit derniers jours), d’après le dernier bulletin publié vendredi. Dans presque 66,4 % des cas de variant delta pour lesquels on connaît le statut vaccinal (81 014 cas), les personnes infectées n’étaient pas vaccinées ; 7,7 % avaient reçu une première dose depuis moins de 21 jours, 16,9 % depuis plus de 21 jours, et 8,9 % disposaient de deux doses. Les moins de 50 ans sont surreprésentés puisqu’ils représentent 89,6 % des cas. Ces derniers étaient (toujours pour ceux dont on connaît le statut vaccinal) à 72,8 % non-vaccinés. Les autorités britanniques font observer que nombre de décès pourrait être imputé à d’autres pathologies que le seul variant Delta. À noter aussi que nombres de jeunes sont concernés. Bref, on voit mal comment l’Europe pourrait continuer à lever complètement toutes les mesures restrictives alors que le variant Delta particulièrement contagieux( pas forcément plus mortel) qui va contaminer de plus en plus de monde se répand à grande vitesse.

Covid Royaume-Uni :plus de 10.000 nouveaux cas

Covid Royaume-Uni :plus de 10.000 nouveaux cas

Jeudi 17 juin, les autorités sanitaires britanniques ont enregistré 11.007 nouveaux cas de contamination au Covid-19 en 24 heures. Un nombre qui dépasse les 10.000 pour la première fois depuis fin février, sur fond de poussée du variant Delta initialement détecté en Inde.

En une semaine, les contaminations ont bondi de 33,7%. Une étude publiée ce jeudi par l’Imperial College London et Ipsos MORI a révélé que les cas sont en « augmentation exponentielle » dans toute l’Angleterre, principalement dans les groupes d’âge non vaccinés. Les données suggèrent que les cas doublent tous les 11 jours. En testant 109.000 personnes entre le 20 mai et le 7 juin, les chercheurs ont en effet constaté une augmentation de 50% des infections par rapport à la précédente phase de test (15 avril-3 mai).

 

Extraterritorialité du droit: le Royaume-Uni imite les États-Unis

Extraterritorialité du droit: le Royaume-Uni imite les États-Unis

 

Avec le Brexit, Londres s’est émancipé de la règle d’unanimité qui prévaut dans l’UE en matière de politique étrangèreet t peut désormais sanctionner les succursales européennes d’entreprises britanniques pour des faits qui seraient commis n’importe où dans le monde, analysent les deux avocats Olivier Attias et Manon Krouti  du cabinet August Debouzy (Dans l’Opinion)

 

 

L’adoption récente par le Royaume-Uni du Global anti-corruption sanctions regulations (le « règlement GAC », conçu pour cibler les personnes impliquées dans des affaires de corruption d’agent public) n’en demeure pas moins un nouveau témoignage hautement stratégique de la nouvelle réalité géopolitique suscitée par le Brexit.

En effet, l’adoption de ce régime de sanctions indépendamment de toute décision du conseil de sécurité des Nations Unies marque le franchissement d’une nouvelle étape dans l’arsenal juridique de lutte contre la corruption internationale, mais aussi une nouvelle étape dans l’indépendance diplomatique et juridique des Britanniques vis-à-vis de l’Union européenne.

Ce nouveau programme sanctionne d’une interdiction d’accès au territoire britannique et de mesures de rétorsion économiques, les individus et sociétés désignés par le département du Trésor britannique comme ayant été « impliqués » dans des affaires de corruption graves. Il est ainsi interdit à tout ressortissant ou à toute société britannique ainsi qu’à leurs succursales étrangères, sous peine de sanctions pénales, de fournir des services financiers aux personnes et entités faisant l’objet des sanctions et, plus largement, de réaliser toute opération impliquant des mouvements de fonds envers ou au profit de ces personnes, ou pouvant avoir un quelconque effet sur leurs ressources économiques, sauf à avoir préalablement obtenu une licence les y autorisant.

Parmi les 22 personnes d’ores et déjà désignées par le Royaume-Uni comme faisant l’objet de ces nouvelles sanctions, pour avoir pris part à des schémas corruptifs en Russie, en Amérique latine, au Soudan ou en Afrique du Sud, 13 font également l’objet de programmes de l’Office of foreign asset control (Ofac), le bureau de contrôle de l’application des sanctions économiques internationales du Trésor américain, dans le cadre des sanctions dites Magnitsky – en écho au système frauduleux russe mis en lumière par l’avocat du même nom.

Le programme adopté par le Royaume-Uni témoigne donc de son ambition de se rapprocher des Etats-Unis, considérés comme les acteurs principaux de la lutte contre la corruption et aficionados de la méthode des sanctions économiques internationales pour donner du poids à leur politique étrangère. De là à dire que les Britanniques chercheraient, par contraste, à souligner les difficultés des Vingt-Sept à construire une vraie puissance européenne, capable d’imposer ses normes au reste du monde, il n’y a qu’un pas…

Le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères britannique a d’ailleurs affirmé de façon non équivoque son désir d’agir de concert avec les Américains, ce dont ces derniers se sont rapidement félicités par la voix de leur secrétaire d’Etat au Trésor, Janet Yellen. Or, fait notable, aucune des personnes visées par les sanctions britanniques et américaines n’est désignée sur les listes de sanctions financières tenues par l’Union européenne.

De fait, pareil usage de la diplomatie coercitive unilatérale paraît presque relever de l’impossible au niveau européen. En application de la règle qui prévaut en matière de politique étrangère, ces mesures ne pourraient être adoptées qu’à l’unanimité des Etats membres. Cela tend à rendre l’exercice du Conseil particulièrement difficile, à l’image du veto-ultimatum imposé par Chypre l’automne dernier lors du vote des sanctions contre la Biélorussie, ou des difficultés récurrentes provoquées par la Hongrie s’agissant des relations de l’Union avec la Chine ou la Russie.

En actant son indépendance vis-à-vis de l’Union, le Royaume-Uni s’est émancipé de cette règle contraignante et peut désormais étendre son imperium de façon extraterritoriale – jusqu’à pouvoir potentiellement sanctionner les succursales européennes d’entreprises britanniques pour des faits qui seraient commis n’importe où dans le monde – démontrant ainsi qu’il n’a pas besoin de l’Europe pour avancer. Voire qu’il s’en sort mieux sans l’Europe pour avancer.

Olivier Attias (counsel, barreaux de Paris et New York) et Manon Krouti (barreau de Paris) sont avocats chez August Debouzy.

Pêche: un accord provisoire entre l’Union européenne et le Royaume-Uni

Pêche: un accord provisoire entre l’Union européenne et le Royaume-Uni

L’encre de l’accord sur le brexit  était à peine séchée que déjà Boris Johnson fidèle à ses habitudes s’était assis sur les dispositions relatives à la pêche. Il a fallu attendre le mois de mai pour qu’un accord définisse enfin les droits de pêche des européens dans les eaux britanniques.

 Un accord provisoire toutefois puisqu’il ne couvre que l’année 2021. Un accord qui ne fait pas l’unanimité chez les pêcheurs européens notamment français. D’abord les pêcheurs auront dû abandonner 25 % de leurs captures dans les eaux britanniques. Cela court jusqu’en 2026 ensuite les désaccords seront rediscutés annuellement.

 Un obstacle évidemment aux investissements. Ensuite pour pêcher dans les eaux britanniques les pêcheurs doivent disposer de licences accordées avec parcimonie et bureaucratie par le Royaume-Uni. Les petits pêcheurs étant surtout victimes  de cette procédure bureaucratique. Pour faire pression l’Europe dispose cependant d’une carte fondamentale à savoir les restrictions qu’elle peut apporter aux services financiers britanniques qui veulent intervenir dans l’union européenne.

Chômage au Royaume-Uni : en recul

Chômage au Royaume-Uni : en recul

le Royaume-Uni est structurellement moins affecté par le chômage du fait de nombreux contrats précaires. Cependant environnement constant, le taux de chômage a reculé à 4,8% au premier trimestre au Royaume-Uni contre 4,9% pour décembre à février malgré un confinement strict, notamment à cause d’une sortie des jeunes du marché du travail.

Le taux a amorcé une décrue à partir de fin décembre après avoir grimpé jusqu’à 5,1%. Mais il reste toutefois largement supérieur à son niveau de fin février 2020, juste avant le plein choc de la pandémie, quand il se situait à 4%, rappelle l’Office national des statistiques (ONS).

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