Archive pour le Tag 'routiers'

Royaume-Uni : un manque de chauffeurs routiers crée des pénuries

Royaume-Uni : un manque de chauffeurs routiers crée des pénuries

Depuis le Brexit, le Royaume-Uni manque cruellement de chauffeurs routiers. Du coup, c’est toute la vie économique et sociale qui est perturbée. En cause, le fait que la plupart des chauffeurs-routiers assurant le trafic entre l’Europe et le Royaume-Uni étaient étrangers. Ces chauffeurs sont soumis à des formalités complexes et coûteuses en temps qui découragent d’assurer les flux à destination de la Grande-Bretagne. Même le domaine de la santé est affecté car certains matériels médicaux viennent aussi de l’Europe continentale. Les retards d’approvisionnement de nombre de marchandises atteignent une quinzaine de jours. Des retards qui s’ajoutent aux dysfonctionnements logistiques globaux qui affectent l’ensemble des échanges internationaux.

Des tests exigés pour les chauffeurs-routiers étrangers

Des tests exigés pour les chauffeurs-routiers étrangers

 

Des tests pourraient être exigés pour les chauffeurs-routiers étrangers se rendant en France. On pourrait commencer par l’Irlande qui impose des tests de ce type pour tous les passagers d’Europe d’ailleurs .

«Si le gouvernement français revient avec cette exigence, nous devons gérer cela et nous assurer que nous pouvons le faire d’une manière qui ne perturbe pas les chaînes d’approvisionnement», a déclaré Ryan à la radio RTE. «Ce serait exigeant, mais je suis convaincu que nous serons en mesure de le faire.»

À noter que la France pour l’instant n’a imposé de tests que pour les voyageurs étrangers à l’union européenne. Or L’Irlande est membre de l’Union européenne, mais pas de la zone de libre circulation Schengen.

Le ministre français des Affaires européennes, Clément Beaune, a déclaré dimanche que Paris tiendrait des consultations cette semaine pour «renforcer les mesures de contrôle au sein de la zone européenne».

Mais il a averti qu’il pourrait être difficile d’accepter les tests antigéniques rapides des conducteurs irlandais.

«Entre la France et l’Irlande, les tests PCR fonctionnent parce que nous avons les mêmes; les tests antigéniques ne fonctionnent pas car l’Irlande ne les reconnaît pas encore », a-t-il déclaré.

Douvres : des milliers de routiers enfin débloqués

Douvres : des milliers de routiers enfin débloqués

Après 48 heures de fermeture totale due à une nouvelle souche de coronavirus, la France permet depuis mercredi matin le retour des chauffeurs coincés côté britannique, à condition de présenter un test négatif. Des milliers d’entre eux se sont retrouvés à attendre plusieurs jours avant de pouvoir rentrer chez eux, certains ayant garé leur véhicule sur la piste d’un ancien aéroport, d’autres directement sur l’autoroute. Le jour de Noël, sur l’autoroute M20 menant à Douvres, des chauffeurs ont confié à l’AFP qu’ils n’avaient avancé que de 11 kilomètres en 19 heures.

Vendredi soir, plus de 4500 camions avaient pu repartir, a déclaré le ministre britannique des Transports Grant Shapps sur Twitter. Plus de 10.000 tests avaient été effectués, dont 24 se sont avérés positifs, a-t-il précisé. En temps normal, jusqu’à 10.000 camions transitent chaque jour par Douvres, le principal port anglais permettant la traversée de la Manche.

Coronavirus: des routiers coincés au Royaume-Uni

Coronavirus: des routiers coincés au Royaume-Uni

En dépit des mesures prises, nombre de routiers français se trouvent coincés dans leur camion où ils ont passé Noël. En cause, les difficultés de circulation avec des ports complètement encombrés et l’incapacité à tester tous les conducteurs. Cependant ports de Calais et Douvres ainsi que le tunnel sous la Manche resteront également ouverts à Noël afin d’accélérer le retour des milliers de camionneurs bloqués à la frontière, ont dit jeudi les ministres des Transports des deux pays.

“A 08h00, nous avons fait passer 950 camions depuis que le passage est de nouveau autorisé. C’est moins que nos capacités. Nous avons rappelé des équipes en urgence pour augmenter nos capacités prévues pour le 25 et le 26 décembre, pour être disponibles pour les clients quand ils auront leur test et qu’ils pourront rentrer”, a précisé une porte-parole de Getlink, l’opérateur du tunnel.

Selon la Road Haulage Association, fédération britannique de transporteurs, quelque 10.000 chauffeurs routiers originaires de toute l’Europe se sont retrouvés coincés dimanche dans le sud de l’Angleterre par la fermeture des frontières avec le Royaume-Uni, décidée après la découverte sur le sol britannique d’un nouveau variant du coronavirus potentiellement très contagieux.

La France a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi qu’elle autoriserait de nouveau les camionneurs à traverser la frontière s’ils présentaient un test négatif au COVID-19 datant de moins de 72 heures. Mais le dépistage prend du temps et la colère gronde chez les routiers.

Réouverture des relais restaurants routiers

Réouverture des relais restaurants routiers

Dès samedi, environ 250 relais routiers seront réouverts par arrêtés préfectoraux de 18h à 10h, pour les conducteurs routiers, sur présentation de leur carte professionnelle (FCOS ou FIMO)» vient de décider le gouvernement.

Cette décision a été «accueillie comme une première victoire pour les conditions de travail et d’hygiène de ces héros, qui assurent la continuité de l’économie du pays», ont déclaré ces organisations dans un communiqué commun. Ces dernières réclamaient la réouverture immédiate des restaurants relais, fermés depuis le début du confinement. «Aujourd’hui, sur les autoroutes, il n’y a que des sandwichs cellophanes. Sur les nationales et départementales, certains relais sont ouverts mais ils proposent des plateaux-repas froids. Donc à l’approche de l’hiver, nos collègues vont devoir manger froid, dans leurs véhicules, sans accès aux sanitaires et surtout, sans cet esprit de famille qui caractérise les relais. C’est inacceptable», dénonçait ainsi auprès du Figaro Patrick Blaise, secrétaire général de la CFDT route.

Les routiers justement en colère

Les routiers justement en colère

 

Il est évident que les routiers ont des raisons d’être en colère du fait de l’interdiction de fréquenter les établissements de restauration professionnelle type resto route et les équipements sanitaires qui leur permettent  d’exercer leur profession dans un minimum de dignité et d’hygiène. Notons que cette profession exerce son métier de manière relativement solitaire et constitue rarement un foyer d’infection.

 Reste que les intéressés doivent pouvoir bénéficier du droit à la restauration et à l’hygiène surtout un moment où ils vont être très sollicités pour assurer le fonctionnement d’une logistique des biens très perturbée par les différents mesures de restriction.  

Dans un courrier daté de lundi et adressé au ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, les organisations syndicales représentatives des routiers – la CGT Transports, la CFTC Transports, FO Transports et la CFDT Route – demandent à être reçues par le gouvernement. Objectif : aborder «les différentes difficultés rencontrées par les métiers des transports» dans le cadre du reconfinement.

Les organisations s’indignent de la fermeture des Restaurants-relais, une mesure qui s’apparente à «une atteinte à la dignité des acteurs d’une profession légitimement qualifiée d’essentielle au maintien de l’économie de notre pays». Ces lieux «assuraient la restauration, le stationnement pendant les périodes de repos, des sanitaires décents et une vie sociale» pour les conducteurs. Les syndicats souhaitent que ces activités rouvrent au plus vite. Ils promettent d’être «intransigeants» sur cette demande et se tiennent prêts à se mobiliser si besoin pour faire pression sur l’exécutif. Sans réponse rapide du gouvernement, les organisations menacent de «prendre [leurs] responsabilités, avec toutes les conséquences que cela peut engendrer», menacent-ils.

Reconfinement : les chauffeurs routiers oubliés

Reconfinement : les chauffeurs routiers oubliés

C’est le paradoxe de ce plan de confinement qui affirme vouloir ne pas affecter l’activité économique avec le renforcement des mesures sanitaires. Pourtant dans la chaîne logistique (processus d’organisation des flux de biens), les mesures spécifiques aux chauffeurs-routiers ont encore été oubliées. En effet, certain de ces chauffeurs sont absents plusieurs jours de leur domicile et de leur établissement d’attache. D’habitude, ils ont recours au restoroutes ou autres restaurants pour ce nourrir ainsi qu’aux établissements sanitaires correspondants ou à ceux des stations-service. Or la plupart de ces restaurants seront fermés ainsi évidemment que les équipements sanitaires. Une preuve supplémentaire que la dimension logistique dans le processus de production et de distribution est largement sous-estimée. On ne s’en inquiète vraiment que lorsque les entrepôts et autres lieux de gestion des flux de marchandises ne sont plus en capacité d’approvisionner les lieux de vente.. «Ces établissements devraient rester ouverts pour permettre aux routiers d’exercer leur profession de façon décente. De plus, cette fois, les conditions météorologiques ne seront pas favorables pour dîner dehors ou dans son camion», plaide la Fédération Nationale des Transports Routiers (FNTR). Notons que leur de la première crise l’utilisation des équipements sanitaires des stations-service était souvent interdits !

 

Radars routiers : baisse des amendes

Radars routiers : baisse des amendes

 

Contrairement à ce qu’avait affirmé le délégué interministériel à la sécurité routière, la baisse des recettes des radars routiers n’est pas liée au mouvement de destruction provoquée par les gilets jaunes. Cette appréciation de la diminution des amendes avait été portée après les baisses 2018. Or cette baisse a continué en 2019. Ainsi les recettes qui avaient dépassé le milliard d’euros n’atteignent plus que 760 millions. En cause une réduction effective de la vitesse.

Par ailleurs la baisse à 80 km/h décidée par le précédent Premier ministre a pu influencer les conditions générales de conduite. Pour 2020,  évidemment les résultats seront relativement faussés en raison tassement de la mobilité. La vérité sans doute c’est que comme d’habitude la délégation interministérielle à la sécurité routière ne peut rien expliquer faute de compétences.

Routiers: une reforme en demi teinte

Routiers: une reforme  en demi teinte

Trois opérations de cabotage autorisées en sept jours, le principe même est toujours maintenu même si on fait théoriquement obligation d’accorder des repos et de payer les frais de retour des chauffeurs. La vérité c’est que la plupart du temps  cette mesure est incontrôlable dans la mesure où un camion peut porter des envois à multi destinations ,certaines internationales, certaines européennes, certaine locales. Le résultat est que les anciens pavillons des pays d’Europe orientale feront sans doute davantage de transport international pendant les quatre jours théoriques d’immobilisation du cabotage et reprendront comme avant leur activité de cabotage

La réforme des conditions de travail des chauffeurs routiers à l’international, dossier marqué par une opposition entre l’est et l’ouest de l’Europe, a été approuvée lundi par la commission Transports du Parlement européen, et donnera lieu à un vote des eurodéputés en juillet. La commission Transports a adopté les trois textes portant sur le détachement des conducteurs, leur temps de repos, le cabotage (le fait pour un transporteur d’effectuer plusieurs chargements et déchargements dans un pays où il est arrivé dans le cadre d’une livraison internationale).

Proposée par la Commission européenne en mai 2017, la réforme a donné lieu à une âpre bataille entre deux camps, les pays de l’Ouest (France, Allemagne, Benelux) accusant ceux d’Europe orientale (Roumanie, Bulgarie, Hongrie, Pologne, Lettonie et Lituanie) de dumping social, ces derniers leur reprochant de faire du protectionnisme déguisé. Un compromis a finalement été trouvé en décembre dernier entre les négociateurs du Parlement européen et des Etats membres. Le Conseil a adopté la réforme le 7 avril. La commission Transports a approuvé le compromis, et le Parlement européen devra encore l’adopter par un vote lors de sa session de juillet.

Les nouvelles règles prévoient notamment que les entreprises de transport doivent s’organiser pour permettre aux chauffeurs de rentrer chez eux à intervalles réguliers (toutes les trois ou quatre semaines). Si le chauffeur est loin de chez lui lors de sa période de repos hebdomadaire obligatoire, l’entreprise doit payer ses frais d’hébergement. Les limites au cabotage restent les mêmes: trois opérations autorisées en sept jours. Pour prévenir le «cabotage systématique», une période de carence de quatre jours sera introduite avant que d’autres opérations de cabotage puissent être effectuées dans le même pays avec le même véhicule. Les nouvelles règles introduisent aussi l’enregistrement des passages de frontières par tachygraphe pour lutter contre la fraude.

Pour lutter contre les sociétés boîtes aux lettres, ces entreprises de transport devront avoir des activités conséquentes dans l’Etat membre où elles sont enregistrées. Les camions devront aussi retourner au centre opérationnel de l’entreprise toutes les huit semaines. Les règles en matière de détachement des chauffeurs (prévoyant une rémunération selon les règles du pays où ils travaillent: salaire minimum, mais aussi les primes) s’appliqueront au cabotage et aux opérations de transport international, avec certaines exceptions, notamment pour le transit. Mais tout est dans l’exception !

Smartphones : recul des ventes

un recul des ventes de l’ordre de 20 % liés évidemment à la situation sanitaire mais pas seulement. Il y a certes des interrogations sur les nouvelles technologies mais aussi le fait que le marché est maintenant largement saturé et qu’il s’agit surtout d’un marché de renouvellement . La dépendance se semble aussi avoir atteint certaines limites

. Le taux d’équipement de la population dans les pays riches dépasse les 85 %. Il s’agit désormais d’un marché de renouvellement. Ces mêmes consommateurs conservent plus longtemps leurs terminaux.

Grève des salariés routiers lundi

Grève des salariés routiers lundi

En provoquant des syndicats sur les retraites, le gouvernement a en même temps ouvert la boîte de pandore des revendications. L’ampleur des augmentations de salaires dans l’enseignement en témoigne puisque le coût serait de l’ordre  de milliards par an. D’autres catégories profitent du mécontentement concernant les retraites pour conforter leur statut ou donner une plus grande force à leurs revendications y compris salariales. Ce sera le cas lundi des salariés routiers qui organisent lundi une journée de grève et de protestation pour réclamer un treizième mois. Mais les routiers sont aussi inquiets sur le devenir de leur système de retraite qui permet à un chauffeur de partir à 57 ans avec 75 % de la salaire brut. Un système qui devrait être revu en 2020 et qui pourrait même éclater avec la réforme du système dit universel. De leur côté,  les patrons routiers sont aussi mécontents de la suppression de l’allégement fiscal sur le carburant qui vient empiéter sur une compétitivité très menacée par les entreprises de transport étrangères qui , elles, achètent le  carburant ailleurs qu’en France mais qui interviennent pourtant sur le marché français. Finalement un double mécontentement et un double problème pour le gouvernement.

 

Les salariés  de la route vont plutôt bloquer des zones logistiques où les entreprises de transport chargent ou livrent des marchandises. Ils barreront aussi l’accès de quelques dépôts pétroliers. «Mais comme notre grève ne dure qu’une journée, cela n’aura pas d’impact sur l’approvisionnement des stations-service», précise Christian Cottaz. Et, tôt le matin, ils viendront manifester devant le siège de la FNTR (Fédération nationale des transports routiers) à Paris.

 

C’est que ce mouvement social n’a rien à voir avec la contestation de la réforme des retraites. Fixé depuis plus de deux mois au 16 décembre, c’est un hasard s’il tombe au beau milieu de la contestation XXL du projet présenté par le premier ministre. Aujourd’hui, les routiers font grève uniquement pour défendre des intérêts catégoriels. Leur objectif est surtout de mettre la pression sur leurs employeurs.

«Nous réclamons notamment la mise en place d’un treizième mois qui n’existe pas pour les routiers, illustre Patrice Clos, secrétaire général de FO transport et logistique. Et nous voulons être sûrs que le congé de fin d’activité perdure.» Une vraie question car ce dispositif qui permet aux routiers d’arrêter de travailler à 57 ans en touchant 75% de leur salaire brut jusqu’à la retraite à 62 ans arrive à échéance fin 2020. Le patronat qui finance une partie de cette formule se fait tirer l’oreille pour la proroger car elle oblige à compenser tout départ par un recrutement. Or il y a une pénurie de chauffeurs routiers.

Écotaxe : taxe seulement sur les routiers français !

Écotaxe : taxe seulement sur les routiers français !

En apparence une augmentation de la fiscalité sur le transport routier paraît cohérente avec une politique de transition écologique. En apparence seulement, car la fiscalité va s’imposer uniquement sur les routiers français (via le prix du carburant). Cela constitue un soutien aux développements du transport routier sous pavillon étranger au détriment des modes alternatifs et du transport routier français le français lui-même. Le différentiel de concurrence est- tel  que le pavillon français n’existe plus à l’international et qu’il est maintenant même concurrencé sur le marché national en particulier à travers l’usage illégal cabotage. Sur les parkings attendent des hordes de camions étrangers supposés faire de l’international et qui en fait ne rentrent  pratiquement jamais chez eux. Sur les routes aujourd’hui 70 à 80 % des véhicules sont étrangers. Certains le sont également quand ils sont effectivement du trafic international mais la plupart font du trafic local et concurrence ainsi le pavillon français «  Les aides au gazole pour les transporteurs routiers vont être réduites. Cette réduction de deux centimes par litre représentera une somme d’environ 700 euros par an et par camion. Le grand problème pour Jean-Marc Rivéra (syndicat Otre), est que cette mesure ne favorise absolument pas les entreprises françaises : « Les mesures sont purement fiscales et n’impactent que le pavillon français. Ce sont avant tout les entreprises françaises qui payent le carburant en France et c’est elles qui vont être impactées par ces mesures qui vont épargner les entreprises étrangères. C’est un très mauvais coup pour les entreprises en matière de concurrence. Fort à parier que ces mesures vont être mortifères pour les entreprises françaises au profit des pavillons étrangers ».

En France, 7% des ponts routiers très dangereux

En France, 7% des ponts routiers très dangereux

Evidemment on ne peut pas se réjouir d’une indécente comparaison entre l’Italie et la France concernant la solidité des ouvrages d’art. Cependant, il faut noter  que les experts français ne cessent de s’inquiéter de la dégradation du réseau national non concédé (et le réseau local est dans le même état). En cause, la baisse des crédits et cette obsession des responsables à consacrer surtout les crédits aux nouveaux équipements au détriment de l’entretien. Politiquement moins vendeurs ; c’est d’ailleurs vrai pour tous les modes fer y compris. Ce qu’avoue la ministre des transports : «  »Notre sous-investissement a été (et reste NDLT)  manifeste » avait-elle déploré, tout en estimant que « 50% des surfaces de chaussées sont à renouveler, alors que près d’un pont sur dix est en très mauvais état». Il faut aussi observer que depuis plusieurs années, le pays n’a été soumis qu’à des hivers très peu rigoureux. Si le gel et surtout le dégel devait durer longtemps, alors les dégâts seraient énormes du fait de la fragilité des revêtements. En France, 30% des 12.000 ponts que compte le réseau routier non concédé à des sociétés privées sont à réparer, et 7% d’entre eux présentent même un « risque d’effondrement » à terme, indique un récent audit demandé par le gouvernement français et publié en avant-première dans Le JDD en juillet dernier. La dégradation des chaussées et des ouvrages d’art est jugée « préoccupante » par le rapport, qui qualifie de « vieillissant et dégradé » le réseau routier français non concédé à des sociétés privées, qui s’étend sur 12.000 km, s’ajoutant aux 9.000 km d’autoroutes concédées. D’autant plus préoccupant qu’en moyenne, un pont « n’est réparé que 22 ans après l’apparition des premières dégradations » relève le document.  Si rien n’est fait, en 2037, 62% des chaussées seront « très dégradées », souligne le document, qui a été demandé par le gouvernement pour l’aider à préparer le budget de la programmation des infrastructures. Plus globalement, le rapport indique que 17% des routes nationales étaient gravement endommagées en métropole en 2016, contre 14% dix ans plus tôt, soit 2.040 kilomètres au total.

 

Transports routiers: les pays de l’Est et la France mécontents

Transports routiers: les pays de l’Est  et la France mécontents

 

 

Les pays de l’est et la France protestent contre la réforme du transport routier en particulier le cabotage qui permet aux pavillons étrangers de faire du trafic intérieur dans d’autres pays que le pavillon d’origine. Mais les raisons sont différentes. La commission propose de simplifier le cabotage en réduisant la période à 5 jours au lieu de 7 actuellement mais sans limitation comme aujourd’hui du nombre d’opérations. Les pays de l’Est qui profitent  surtout du cabotage- qui permet de détourner les législations nationales- juge le texte nouveau trop restrictif. L’inverse pour la France qui considère ces orientations trop laxistes. Le ministre bulgare des Transports a appelé mardi les gouvernements d’Europe centrale et orientale à faire front commun contre le projet de réforme du transport routier porté par la Commission européenne, accusé de porter atteinte à la compétitivité de ce secteur très implanté à l’est de l’UE Le projet « nuit surtout aux pays situés à la périphérie de l’Europe: la Bulgarie et la Roumanie ». Les gouvernements d’Europe centrale et orientale « doivent adopter une position commune, actuellement il n’y en a pas », a déclaré le ministre Ivaïlo Moskovski lors d’une réunion de transporteurs bulgares, polonais et hongrois. Le « paquet mobilité 1″ porté par la Commission européenne doit être adopté à la majorité qualifiée au parlement et au Conseil de l’UE. Il est cependant critiqué tant par les pays de l’Est que par la France, chacun considérant que le projet donnerait un avantage concurrentiel à l’autre. La ministre française des Transports Elisabeth Borne a estimé vendredi que le projet en l’état faciliterait, au lieu de supprimer, « le dumping économique et social » des transporteurs routiers des pays d’Europe centrale et orientale.

Travail détaché: des routiers bloquent des routes

Travail détaché: des routiers bloquent des routes

 

Depuis ce matin, des routiers bloquent certaines infrastructures notamment dans le nord mais aussi l’accès du tunnel du Fréjus en Savoie, pour protester contre l’exclusion du transport routier de la nouvelle directive européenne sur le travail détaché. « On fait du filtrage: on bloque les poids lourds mais on laisse passer les voitures », a expliqué à l’AFP Antoine Fatiga, de la CGT. »On ne veut pas que les routiers soient les esclavagistes de la route. Quand les gens sont sur le sol français, ils doivent avoir les mêmes droits. Quand ils viennent travailler ici pour deux fois moins cher que nous, on a du mal à garder notre boulot », a ajouté le syndicaliste. D’autres mobilisations devaient se tenir dans la journée aux frontières françaises à l’appel de l’intersyndicale des routiers (CFDT, CGT, FO, CFTC, CGE-CGC). Cette journée s’inscrit dans le cadre d’une semaine de mobilisation initiée par l’ETF, fédération européenne des travailleurs des transports. Pour obtenir un compromis au sein de l’UE, la France a accepté en octobre d’exclure le transport routier de la directive révisée sur le travail détaché. Pour ce secteur hyperconcurrentiel, l’ancien texte continuera de s’appliquer jusqu’à la réforme du « paquet mobilité » dédié à la profession. Restera cependant la concurrence déloyale exercée via  le cabotage qui permet un camion étranger d’effectuer des activités sur le marché français aux conditions sociales du pays d’origine. Pour preuve, les milliers de camions stationnés les week-ends sur des parkings près  des usines ou des centres de distribution prêts  a arraché du fret à des prix défiants toute concurrence.

Routiers: accord entre syndicats et patronat

Routiers: accord entre syndicats et patronat

 

Un accord a été trouvé entre les organisations patronales et les organisations syndicales de salariés à propos des primes.  Les primes  de déplacement et de nuit feront désormais partie intégrante des salaires minimaux des routiers, domaine du Code du travail qui, selon les ordonnances, ne peut être négocié qu‘au niveau de la branche. Elles ne pourront donc pas être revues à la baisse par des accords d‘entreprise, comme le craignaient les organisations syndicales, qui réclament le maintien des prérogatives des branches alors que le nouveau Code du travail accorde la primauté aux accords d‘entreprise sur ces thèmes. “C‘est une utilisation habile de la loi. La branche a utilisé le levier dont elle disposait pour reprendre le dessus sur ce thème”, a estimé Virginie Devos, associée au cabinet d‘avocats August Debouzy. Un avis que partage Guy Groux, directeur de recherches associé au Cevipof de Sciences Po. “On a une adaptation des accords de branche par rapport aux accords d‘entreprise et c‘est ce que souhaitait le gouvernement”, a-t-il dit à Reuters.  Du côté des gauchistes aussi bien à la CGT qu’à  FO on en tire la conclusion qu’il est possible de contourner les ordonnances. Notons cependant que la rémunération des routiers présente un caractère spécifique eu égard à l’importance des primes. En réalité il serait impossible de recruter des chauffeurs-routiers notamment de longue distance sans l’existence de ces primes. En effet les chauffeurs-routiers seraient rémunérés autour du SMIC. Ces primes sont en réalité un élément constitutif du salaire. Dans d’autres branches,  il est très rare que les primes atteignent une telle somme, il est tout aussi rare  que ces primes constituent un élément déterminant pour le choix d’un métier.  Pour Jean Grosset, directeur de l‘observatoire du dialogue social de la fondation Jean Jaurès et ancien secrétaire général adjoint du syndicat UNSA, le gouvernement n‘avait effectivement que peu d‘options à sa disposition. “Le fait d‘arriver à un accord entre patronat et salariés, c‘est une réussite de dialogue social. C‘est précisément le message que le gouvernement veut faire passer. Il devait l‘accepter”, a-t-il dit à Reuters. Pour l‘ancien syndicaliste, “il aurait été trop risqué d‘aller à l’épreuve de force” sachant que les organisations syndicales de routiers disposent d’“un moyen de pression terrible” en bloquant les transports.

Grève routiers : Blocage pour le carburant ?

Grève routiers : Blocage pour le carburant ?

 

 

Les routiers de la CGT et de FO menacent de bloquer les dépôts de carburant à partir du 25 septembre et conseillent  donc aux automobilistes de faire le plein avant. “J‘incite tout le monde à faire son plein assez rapidement parce que je pense que la mobilisation va être très, très forte vu la réforme antisociale”, a dit Jérôme Vérité, le secrétaire général de la CGT Transports, à l‘issue d‘une rencontre avec les cabinets de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et des Transports, Elisabeth Borne. Les routiers de la CGT et de FO envisagent en effet une grève reconductible pour protester contre la réforme du code du travail s’appliquera particulièrement dans le secteur comporte une majorité de très petites entreprises. Il faut cependant signaler que cette grève ne concerne pas  la CFDT et la CFTC majoritaire dans cette branche. La mobilisation ne sera sans doute pas aussi massive que l’annonce la CGT. Le blocage pourrait cependant se limiter à quelques sites pendant quelques jours. Le niveau de la mobilisation sera influencé par la participation à la grève générale du 21 lancée par la CGT.

Grève des routiers le 18 et le 25 septembre

Grève des routiers le 18 et le 25 septembre  

 

CGT et de FO ont lancé un appel  à la grève reconductible à partir du 25 septembre contre la réforme du Code du travail.  La CFDT (syndicat majoritaire) annonce une grève le 18 septembre. Des routiers affrontés à une double difficulté d’une part par une structure démographique des entreprises très éclatée,  d’autre part par une  concurrence internationale féroce qui d’ailleurs a fait presque disparaitre le pavillon français sur les marchés extérieurs et qui vient concurrencer les transporteurs français sur le marché intérieur. S’ajoute à cela un phénomène de sous-traitance excessive  qui consiste à externaliser les contraintes sociales et financières.  La Fédération des transports de la CGT et son pendant de FO disent vouloir bloquer des axes routiers ainsi que des sites de dépôt de carburant à partir du 25 septembre pour manifester contre la réforme du gouvernement, a dit à Reuters Jérôme Vérité, le secrétaire général de la fédération de la CGT. Il a expliqué que les ordonnances auront beaucoup d‘impact sur ce secteur qui se caractérise par la présence d‘une majorité d‘entreprises de moins de 20 salariés. “On peut s‘attendre à un désastre social”, a-t-il dit. “Nous voulons que le gouvernement revienne sur les ordonnances”. Il ajoute que la grève durera “le temps qu‘il faudra». L’Union fédérale route FGTE-CFDT a appelé mercredi a une journée de mobilisation le 18 septembre. “Nous militants réfléchissent encore aux actions qu‘ils vont prendre”, précise le secrétaire général, Patrick Blaise. Ils prévoient, entre autres, de manifester devant le ministère du Travail et de bloquer des axes routiers ainsi que des sites.

Loi travail : les routiers exemptés pour les heures supplémentaires

 

Loi travail : les routiers exemptés pour les heures supplémentaires

 

Il est clair que le gouvernement a été contraint de reculer sur les heures supplémentaires des routiers. Une raison économique : les routiers étant susceptibles de bloquer le pays, une raison sociale : la spécificité de la rémunération des conducteurs. Les heures supplémentaires c’est un peu l’ADN du routier et un élément fondamental de sa rémunération  (avec les allocations et primes  de déplacement). La plupart des grands  routiers effectuent des heures supplémentaires compte tenu de la spécificité du métier (même si des relais sont organisé dans certaines entreprises).Si le métier de routier est relativement attractif, c’est essentiellement en raison de la rémunération : (autour de 2500  euros mensuel primes, allocation et heures sup comprises). Du coup la loi  travail remettait sérieusement en cause ce niveau de rémunération ;  mais  le dispositif relatif aux heures supplémentaires de la loi travail  ne s’appliquera donc pas aux salariés du transport routier. «Il apparaît que, dans le transport routier, le régime de durée du travail et ses conditions de rémunération reposent sur des textes spécifiques, justifie Alain Vidalies. Ce dispositif réglementaire, dérogatoire, n’est pas modifié par le projet de loi travail.» Tout en ajoutant que le gouvernement allait «expertiser s’il est nécessaire de procéder à des ajustements du décret afin d’éviter les interprétations qui pourraient donner matière à contestation». Patrick Blaise, le secrétaire général de la CFDT Transports, premier syndicat dans le secteur bien que n’ayant pas appelé à la mobilisation actuelle, a cependant demandé officiellement au premier ministre, Manuel Valls, des éclaircissements sur la notion de travail de nuit. «Selon le 4ème alinéa de l’article L3122-4 du code nouveau, chacune des heures de travail effectuée (…) entre 21 heures et le début de la période de travail de nuit est rémunérée au moins le double de la rémunération normalement due. Elle donne lieu à un repos compensateur équivalent en temps», souligne le responsable syndical dans une lettre adressée au locataire de Matignon . Même si la CGT et FO ne représentent qu’environ la moitié des salariés du transport routier, une partie de ceux de la CFDT, de la CFTC et de la CFE-CGC participent eux aussi sur le terrain aux mobilisations. Même si, officiellement, leurs centrales n’ont pas appelé à manifester contre la loi El Khomri.

Grève des routiers contre la loi Travail

Grève  des routiers contre la loi Travail

 

Il est clair que la loi travail risque d’entraîner des conséquences désastreuses pour le pouvoir d’achat des routiers. Une des caractéristiques du métier est de connaître un très fort volume d’heures supplémentaires. Des heures supplémentaires normalement rémunérées au moins à 25 % et qui pourrait ne plus l’être qu’à hauteur de 10 %. Or si les vocations de chauffeurs-routiers sont aussi importantes c’est essentiellement en raison des perspectives de revenus, perspectives rendues possible grâce au paiement des heures supplémentaires et des frais de route (prime de repas et de nuit) ;  des primes compléments de salaire qui peuvent représenter jusqu’à 30 % des revenus. C’est donc  une semaine de mobilisation contre la loi Travail qui débute ce lundi, avec pour commencer un appel à la grève chez les routiers à partir de 22h. « Comme dans toutes les professions, la loi El Khomri amène des reculs sociaux importants », explique Jérôme Vérité, le secrétaire général de la CGT transports, l’un des syndicats qui appelle à la grève. Ce qui pose surtout problème, souligne-t-il, c’est la question des heures supplémentaires : « Les conducteurs routiers font 186, 200 heures par mois, et donc sont rémunérés avec des heures supplémentaires, à 25%, à 50%. Et aujourd’hui la loi El Khomri permettrait aux entreprises de diminuer cette rémunération à 10% ». Jérôme Vérité a fait le calcul, il estime que pour un conducteur qui travaille 200 heures par mois, cela représenterait « 1.300 euros de moins sur la fiche de paie » par an.

Routiers Français : vers la disparition

 

Routiers Français : vers la disparition

 

Les routiers français  sont une espèce en voie de disparation.  Disparition des entreprises concurrencées au plan international mais aussi national. Dans les années 80 , le pavillon français assurait 50% de parts de marché à l’  international, désormais c’est pratiquement zéro. Même dans des entreprises françaises ( dont les camions sont immatriculés le plus souvent à dans des filiales à l’étranger) on trouve de plus en plus d’espagnols, de polonais, de roumains, de Bulgares ou encore de portugais et même de nationalités hors UE)). Via le cabotage ( autorisation pour un camion étranger de faire du transport  franco-français), le marché est compétemment dérégulé. La concurrence faussée par des salaires très bas d’autres pays européens, idem pour les charges sociale ou les conditions de travail. Les contrôles sont complètement inopérants et les administrations françaises préfèrent  contrôler les entreprises françaises ! Concurrence économique, concurrence sociales faussées. Les routiers voient leur pouvoir d’achat diminuer ( parallèlement on a réduit aussi les heures supplémentaires et les frais de route en France pour résister à la concurrence étrangère). Les routiers veulent être augmentés mais ils ne le seront pas si les conditions économiques ne changent pas. Le transport routier est l’exemple même de la complète dérégulation européenne des marchés ; Pas sûr que la mobilisation des routiers soit suffisante en effet les conducteurs connaissent la situation du marché,  les contraintes économiques et leur cercle vicieux. . Les syndicats du transport routier ont lancé dimanche 15 mars au soir une grève à durée indéterminée pour pousser le patronat à revenir à la table des négociations salariales. Zones d’activités, centres de distribution mais aussi péages pourront être visés par l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC), les organisateurs souhaitant cibler avant tout les entreprises. Le mouvement ne conduira pas à « une France bloquée », avait assuré la semaine dernière Thierry Douine de la CFTC. Quelques actions ont été programmées en Alsace, Midi-Pyrénées et Aquitaine dès dimanche soir et d’autres, notamment en Bretagne, Ile-de-France et dans le Nord sont prévues tôt lundi matin, avec distribution de tracts ou opération escargot. Les syndicats espèrent reprendre le dialogue avec le patronat, rompu le 9 février. Thierry Cordier, de la CFDT Transports (majoritaire), affirme: Au cours de la semaine, l’organisation patronale des PME (OTRE) s’est dite « ouverte à la poursuite des négociations avec les organisations syndicales sur la base de propositions raisonnables », une main tendue à laquelle ne se sont pas jointes les autres fédérations patronales FNTR, TLF et Unostra. Les syndicats avaient auparavant revu leurs prétentions à la baisse, renonçant au plafond minimum de 10 euros bruts de l’heure réclamé pour les plus bas coefficients du transport routier (actuellement à 9,43 euros). Thierry Douine de la CFTC estimait en fin de semaine « On a fait le job en faisant de nouvelles propositions, un peu à la baisse, pour essayer de trouver un cheminement de déblocage. » Les grilles salariales dans le transport routier de marchandises (près de 330.000 salariés fin 2013) sont bloquées depuis 2012. Depuis, la totalité des minima conventionnels est passée, à l’exception d’un seul, sous le salaire minimum. Dans leurs dernières propositions, la FNTR, TLF et Unostra se disaient prêtes à accorder une revalorisation portant les plus bas coefficients à 9,62 euros, soit un centime de plus que le Smic, et le plus haut à 9,89 euros.

 

Gaston Bessay

( ancien vice président du Conseil national des transports)

 

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