Archive pour le Tag 'routière'

Sécurité routière : contrôle médical seulement pour les conducteurs âgés

Sécurité routière : contrôle médical seulement pour les  conducteurs âgés

Il est indéniable que les capacités cognitives-et les reflexes- nécessaires à la conduite d’un véhicule diminuent avec le grand âge. Du coup je repose la question du contrôle de capacité des seniors. Un contrôle sans doute indispensable à partir d’un certain âge. Ceci étend la nécessité de cet examen pourrait être étendu pour des conducteurs plus jeunes et peut-être même pour l’ensemble des conducteurs. Un contrôle des compétences physiques,  et psychologiques pourrait être utile car la conduite constitue un exercice relativement complexe dont pour l’instant la sécurité repose uniquement sur l’attention des conducteurs tant qu’on n’aura pas mis au point des véhicules autonomes et guidés. De ce point de vue le contenu même du permis de conduire pourrait intégrer ses dimensions.

Une jeune femme qui a perdu une jambe lors d’un accident causé par un sénior  a lancé, avec son père, une pétition en ligne qui vient de dépasser les 100.000 signatures. Les dernières enquêtes sur le sujet montrent d’ailleurs que les Français sont très largement favorables à cette mesure, à plus de 80 %. Plusieurs parlementaires ont déposé des projets de loi en ce sens. Et pourtant, pour le gouvernement, ce n’est pas du tout à l’ordre du jour.

En l’absence d’un texte de loi clair, certains conducteurs ont aujourd’hui bien du mal à s’auto-évaluer. Pour cela, certains font appel à la Prévention routière qui organise des stages de remise à niveau. C’est le cas par exemple à Manosque, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Réflexes sur simulateurs, tests auditifs, les exercices s’enchaînent. Si ces stages se font sur la base du volontariat, d’autres pays, eux, font déjà passer des tests. C’est le cas en Angleterre où les conducteurs doivent répondre à un questionnaire médical tous les trois ans à partir de 70 ans. En Espagne, le permis de conduire est renouvelé tous les cinq ans à partir de 65 ans. En Italie, les contrôles s’accélèrent avec l’âge. Un certificat médical est donné tous les trois ans à partir de 70 ans et tous les deux ans au-delà de 80 ans. Au Portugal, les conducteurs doivent carrément faire revalider leur permis tous les deux ans après le cap des 70 printemps. La France est donc très en retard dans ce domaine.

Hausse de la mortalité routière : sans explication !

Hausse de la mortalité routière : sans explication !

 

 

 

Hausse de 17 % du nombre de tués sur les routes en février après déjà un très mauvais mois de janvier (+ 3,9 %.). Comme d’habitude il faut s’en tenir à des spéculations concernant les facteurs explicatifs. Si effectivement l’insécurité routière ne cesse de diminuer depuis plusieurs dizaines d’années par contre on ne sait pas expliquer les évolutions conjoncturelles. Une raison à cela il n’existe pas un institut scientifique digne de ce nom capable d’analyser avec pertinence les statistiques de sécurité routière. Du coup, on est contraint de s’en remettre à des argumentations de café du commerce. Structurellement la baisse de la sécurité de l’insécurité routière tient à  plusieurs éléments sans doute d’abord à la plus grande sûreté des véhicules et au progrès en matière de freinage, aussi aux infrastructures, pour partie à la limitation de vitesse et au contrôle. Aussi à la diminution de l’alcool au volant mais peut être compensé par des substances à caractère de drogue. Le permis à points a constitué aussi un élément persuasif pour mieux respecter les règles de conduite. Évidemment cela pourrait donner lieu avec de tels mauvais résultats du début de l’année à  une contestation des 80 km/h dont on ne connaît pas l’effet réel. Globalement cependant la vitesse moyenne a diminué sur le réseau concerné. Il se pourrait bien que les conditions météorologiques particulièrement favorables aient  encouragé le développement de la circulation et les risques qui l’accompagnent mais cette corrélation avec le climat et le volume de circulation n’est jamais fait. Du coup comme on ne sait pas Mais, pour la Sécurité routière, qui défend cette baisse de la vitesse, cette hausse de la mortalité est liée à la destruction des radars. Depuis le mouvement des «gilets jaunes» qui a démarré en novembre dernier, ces appareils ont, en effet, été lourdement vandalisés. 60 % du parc est hors service, selon le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. En  comme pour d’autres facteurs de dégradation, on va faire porter le chapeau ou gilet jaune qui ont détruit des radars. En risquant moins d’être flashés, les automobilistes rouleraient plus vite. Il y a «un relâchement des comportements sur l’ensemble des réseaux», affirme ainsi l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière qui rappelons le est un observatoire vidé de substances techniques et ne sert pas à grand-chose.

La Prévention routière estime que la vitesse n’est pas la seule cause de cette hausse des tués. «On note que les piétons et les cyclistes ont été grandement touchés en février. C’est lié aux dix jours ensoleillés au cours desquels les gens sont sortis. Le facteur météo est réel», souligne sa déléguée générale, Anne Lavaud. Pour février, tous les indicateurs sont au rouge. Le nombre d’accidents corporels et celui des personnes blessées ont aussi décollé, enregistrant une hausse respective de 22,3 % et de 21,5 %.

 

 

Sécurité routière : baisse des morts en juin, effet 80 km-heures ?

Sécurité routière : baise des morts en juin, effet 80km-heures ?

 

 

 

Baisse en mai mais aussi en juin ;  du coup, certains s’interrogent pour savoir s’il ne s’agit pas déjà d’un effet des 80 km. Difficile à  croire dans la mesure où cette limitation de vitesse n’a été instaurée qu’au 1er juillet. La vérité est plus complexe, en réalité, on a les pires difficultés méthodologiques à comprendre l’évolution des statistiques en matière d’insécurité routière faute notamment d’institutions statistiques compétentes. En réalité,  les commentaires sur les chiffres d’accidents sont tout à fait aléatoires, autant d’ailleurs que la désignation des facteurs explicatifs accidentogènes. On est évidemment incapable de comparer l’évolution de deux périodes en tenant compte du même de trafic, des mêmes conditions météorologiques et des mêmes types de déplacement. Pas étonnant qu’on ait décidé de prendre une mesure un peu brutale en limitant tout le monde à 80 sur la plupart du réseau. Dernière observation,  les évolutions se font à la marge et il suffit d’un mort en plus ou en moins par région pour changer la tendance. Il convient donc de rester modeste dans l’appréciation qu’on peut faire de ces résultats. Le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a de nouveau fortement baissé (-9,3%) en juin avec 294 tués, a annoncé la Sécurité routière, lundi 16 juillet. C’est 30 victimes de moins que lors du même mois l’an dernier. En comptant aussi les départements d’outre-mer, 306 personnes ont perdu la vie sur les routes, et 6 923 ont été blessées. Un chiffre également en baisse, selon les estimations provisoires de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

Cette diminution intervient après une forte baisse déjà survenue en mai (-8,4%). Ces chiffres confirment la tendance à la baisse de la mortalité routière en France, amorcée en 2017 après trois années consécutives de hausse.  Ces chiffres sont publiés deux semaines après la mise en place de la limitation controversée de la vitesse à 80 km/h sur 400 000 km de routes secondaires. Depuis le 1er juillet, les routes à double sens sans séparateur central ne sont plus limitées à 90 km/h. L’objectif est de réduire le nombre de tués sur les routes.

Sécurité routière: baisse de 7,8% des morts en janvier

Sécurité routière: baisse de 7,8% des morts  en janvier

 

Toujours aucune explication pertinente des variations de des accidents .Pas étonnant il n’existe m^me pas d’organisme d’analyse scientifique de l’accidentologie.  Le nombre de morts sur les routes en métropole a légèrement baissé en janvier, avec 235 tués, soit 20 de moins qu’en janvier 2017, a annoncé mardi la Sécurité routière. Après trois ans consécutifs de hausse, la courbe s’est inversée fin 2017, avec une baisse de -1,2% sur la totalité de l’année (soit 45 morts de moins qu’en 2016), et ce alors que le gouvernement a prévu en juillet d’abaisser à 80 km/h la vitesse maximale sur 400.000 km de routes secondaires, contre 90 km/h actuellement.

Sécurité routière : nombre de morts + 8.9%

Sécurité routière : nombre de morts + 8.9%

 

Comme d’habitude des évolutions non expliquées mais qui pourraient donner une justification à la limitation de vitesse à 80 km /heure. Le nombre de morts sur les routes est en effet en hausse de 8,9% en novembre, avec 281 personnes tuées, contre 258 en novembre 2016, soit une augmentation de 8,9%, annonce la Sécurité routière, lundi 11 décembre. En 2016, un total de 3 477 personnes ont perdu la vie sur les routes de France, pour la troisième année consécutive de hausse de la mortalité routière. Dans le détail, 2 188 personnes ont été tuées sur les routes hors agglomération en 2016 (+0,6% par rapport à 2015), contre 1 019 en agglomération et 270 sur autoroute.

Ce chiffre est très éloigné de l’objectif annoncé en 2012 de descendre sous les 2 000 tués annuels en 2020. Le gouvernement réunira en janvier 2018 un comité interministériel de la sécurité routière, se disant « particulièrement mobilisé au profit de cette cause fondamentale que constitue la sécurité routière ».

Sécurité routière : morts en baisse de 22,8% en février, pourquoi ? On ne sait pas !

Sécurité routière :  morts en baisse de 22,8% en février, pourquoi ? On ne sait pas !

 

Hausse en janvier, baisse en février (, le nombre de morts sur les routes a très fortement baissé en février. Ce nombre a chuté de 22,8%, soit 60 vies épargnées par rapport à février 2016, indique la Sécurité routière mercredi 8 mars.  Pourquoi ?  Réponse comme à chaque fois : on n’en sait rien. Régulièrement le ministre ou l’office national de la sécurité routière annonce soit des chiffres en augmentation ou en baisse pour les tués et blessés de la route. En réalité aucun organisme compétent n’analyse de manière scientifique les facteurs explicatifs de ces variations. De ce point de vue observation, la les règles et les contrôles constituent un véritable scandale. Ce qui explique l’insignifiance de la politique de sécurité routière. Décidée par le gouvernement. . La plus surprenante est aussi la plus anecdotique. Pour la première fois, des drones vont être expérimentés pour détecter les conduites à risque sur les routes françaises en lieu et place des hélicoptères.  Les tests salivaires pour repérer les automobilistes conduisant sous influence remplaceront bien les prises de sang. En attendant que ces appareils fassent leurs preuves, le gouvernement compte avant tout sur l’intensification des contrôles radars pour responsabiliser les automobilistes dont l’attention s’est manifestement relâchée ces dernières années. Manuel Valls a notamment annoncé que le parc vieillissant, qui compte 4200 appareils installés, passera à 4700 d’ici trois ans. L’Etat va multiplier les radars embarqués (qui ne sont pas repérables par les dispositifs anti-radars) en externalisant leur exploitation à des opérateurs agréés. Après avoir testé les radars à double sens, les autorités vont également déployer des radars de nouvelle génération capables de détecter de nouvelles formes d’infractions (comme l’interdiction de demi-tour). Des dispositifs de leurre seront également installés de manière à accroître la vigilance des conducteurs. Techniquement, les radars fixes seront toujours signalés par un panneau d’avertissement. Mais près de 10.000 panneaux annonceront des radars qui n’existent pas.

 

 

Insécurité routière: Le nombre de morts en hausse de 8,9 % et la même rengaine de l’incompétence

Insécurité routière: Le nombre de morts en hausse de 8,9 % et la même rengaine de l’incompétence

« 257 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en janvier 2017, contre 236 en janvier 2016, soit une augmentation de 8,9 % », indique  l’ONISR, qui appelle, « au moment des grands chassés-croisés des vacances de février », à une « extrême prudence » sur les routes en cas de météo instable. Bref toujours le même bla-bla, la même tragique incompétence.  En fait, les pouvoirs publics sont incapables d’expliquer les variations. Une raison fondamentale à cela il n’existe en France aucun organisme scientifique capable d’analyser les facteurs explicatifs et de préconiser des mesures pertinentes. De ce point de vue le comité interministériel de la sécurité routière est une fiction, une sorte de comité virtuel sans réel moyen et sans compétence.  Le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR), créé par décret du 5 juillet 19723, comprend tous les ministères concernés par la sécurité routière. Il comprend à sa création le ministre chargé de la défense nationale, le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre de l’intérieur, le ministre de l’économie et des finances, le ministre de l’éducation nationale, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Plan et de l’aménagement du territoire, le ministre du développement industriel et scientifique, le ministre de l’équipement et du logement, le ministre des postes et télécommunications, le ministre des transports, le ministre de la santé publique et de la sécurité sociale et le secrétaire d’état auprès du Premier ministre. Le Groupe interministériel permanent de sécurité routière (GIPSR) se réunit plusieurs fois par an pour préparer les dossiers abordés par le CISR. Même constat d’impuissance pour  le conseil national de la sécurité routière mis en place le 25 octobre 2001. C’est un organisme composé d’élus, de représentants des entreprises et associations intéressées par la sécurité routière et de représentants de l’administration. Selon son décret de création, il « est associé à l’élaboration et à l’évaluation de la politique des pouvoirs publics en matière de sécurité routière ». Il prépare des recommandations au gouvernement pour lutter contre l’accidentalité routière. L’objectif fixé par le ministre de l’intérieur lors de l’installation du 3e mandat de cette instance, le 27 novembre 2012, est de diviser par deux la mortalité routière entre 2010 et 2020, soit compter moins de 2 000 personnes tuées sur les routes de France métropolitaine en 2020. Le conseil se réunit au moins deux fois par an sur convocation de son président et de plein droit à la demande du délégué interministériel à la sécurité routière (DISR) ou d’un quart de ses membres. Un bureau, ayant pour rôle de préparer et de diffuser les travaux du conseil, se réunit au moins quatre fois par an et entre chaque séance du conseil, sur convocation du président. Il est clair que ce n’est pas en se réunissant quelque fois par an qu’on peut sérieusement traiter d’une question aussi importante que la sécurité routière. Il faudrait évidemment une véritable professionnalisation des services tant au plan de l’analyse, de l’évaluation, des orientations et du contrôle. Bref un vrai service public de la sécurité routière unifiée et qui se consacre uniquement à cette tâche. Au lieu de cela la responsabilité est éparpillée entre nombre de ministères et de services. Du coup au lieu de viser les situations accidentogènes les plus graves on se contente le plus souvent de verbaliser « vite fait »  des infractions souvent secondaires pour faire du chiffre aussi pour remplir les caisses de l’État.  Les premières estimations du nombre de tués sur les routes sont en hausse de quelques unités en 2016 par rapport à l’année précédente, où 3.461 personnes avaient trouvé la mort en France métropolitaine. Après 2014 (3.384 morts, +116 tués par rapport à 2013, soit +3,5%) et 2015 (3.461 morts, +77 tués, soit +2,3%), la France connaît donc une troisième année consécutive de hausse, une première depuis 1972. Ces trois mauvaises années -qui interviennent après douze années de baisse conclues sur un plus bas historique en 2013 (3.268 morts)- ternissent le bilan du quinquennat de François Hollande en matière de sécurité routière. Même si la mortalité devrait être globalement en baisse sur l’ensemble du mandat, l’objectif fixé en 2012 par Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, de passer sous la barre des 2.000 morts en 2020 semble lointain. Sans avoir pu amorcer une baisse, le gouvernement se félicitera d’avoir quasiment stabilisé la situation, après avoir notamment lancé deux plans en janvier (26 mesures) et octobre 2015 (22 mesures principales et 33 complémentaires) face au « relâchement des comportements » à l’origine de ces mauvais chiffres, selon le ministre de l’Intérieur de l’époque Bernard Cazeneuve. Parmi ces mesures : l’interdiction du kit mains libres au volant, l’abaissement du taux d’alcoolémie pour les conducteurs novices (0,2 g/l de sang), l’expérimentation de tests salivaires pour détecter les stupéfiants et l’augmentation du nombre de radars (500 supplémentaires d’ici à fin 2018 et 10.000 radars « leurres »). Certes certaines mesures ne sont pas inutiles mais ce sont des mesures trop partielles.

 

 

Mortalité routière: du bla-bla !

Mortalité routière: du bla-bla !  

 

La hausse est contenue ! C’est le seul argument du Ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux qui présente lundi le bilan de la mortalité routière en 2016, avec un nombre de tués attendu en très légère augmentation. Certes sur longue période la sécurité routière à heureusement diminué mais on le doit tout autant à l’amélioration des infrastructures, des systèmes de sécurité des véhicules qu’à la politique de contrôle et de sanction. En fait, les pouvoirs publics sont incapables d’expliquer les variations. Une raison fondamentale à cela il n’existe en France aucun organisme scientifique capable d’analyser les facteurs explicatifs et de préconiser des mesures pertinentes. De ce point de vue le comité interministériel de la sécurité routière est une fiction, une sorte de comité virtuel sans réel moyen et sans compétence.  Le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR), créé par décret du 5 juillet 19723, comprend tous les ministères concernés par la sécurité routière. Il comprend à sa création le ministre chargé de la défense nationale, le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre de l’intérieur, le ministre de l’économie et des finances, le ministre de l’éducation nationale, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Plan et de l’aménagement du territoire, le ministre du développement industriel et scientifique, le ministre de l’équipement et du logement, le ministre des postes et télécommunications, le ministre des transports, le ministre de la santé publique et de la sécurité sociale et le secrétaire d’état auprès du Premier ministre. Le Groupe interministériel permanent de sécurité routière (GIPSR) se réunit plusieurs fois par an pour préparer les dossiers abordés par le CISR. Même constat d’impuissance pour  le conseil national de la sécurité routière mis en place le 25 octobre 2001. C’est un organisme composé d’élus, de représentants des entreprises et associations intéressées par la sécurité routière et de représentants de l’administration. Selon son décret de création, il « est associé à l’élaboration et à l’évaluation de la politique des pouvoirs publics en matière de sécurité routière ». Il prépare des recommandations au gouvernement pour lutter contre l’accidentalité routière. L’objectif fixé par le ministre de l’intérieur lors de l’installation du 3e mandat de cette instance, le 27 novembre 2012, est de diviser par deux la mortalité routière entre 2010 et 2020, soit compter moins de 2 000 personnes tuées sur les routes de France métropolitaine en 2020. Le conseil se réunit au moins deux fois par an sur convocation de son président et de plein droit à la demande du délégué interministériel à la sécurité routière (DISR) ou d’un quart de ses membres. Un bureau, ayant pour rôle de préparer et de diffuser les travaux du conseil, se réunit au moins quatre fois par an et entre chaque séance du conseil, sur convocation du président. Il est clair que ce n’est pas en se réunissant quelque fois par an qu’on peut sérieusement traiter d’une question aussi importante que la sécurité routière. Il faudrait évidemment une véritable professionnalisation des services tant au plan de l’analyse, de l’évaluation, des orientations et du contrôle. Bref un vrai service public de la sécurité routière unifiée et qui se consacre uniquement à cette tâche. Au lieu de cela la responsabilité est éparpillée entre nombre de ministères et de services. Du coup au lieu de viser les situations accidentogènes les plus graves on se contente le plus souvent de verbaliser « vite fait »  des infractions souvent secondaires pour faire du chiffre aussi pour remplir les caisses de l’État.  Les premières estimations du nombre de tués sur les routes sont en hausse de quelques unités en 2016 par rapport à l’année précédente, où 3.461 personnes avaient trouvé la mort en France métropolitaine. Après 2014 (3.384 morts, +116 tués par rapport à 2013, soit +3,5%) et 2015 (3.461 morts, +77 tués, soit +2,3%), la France connaît donc une troisième année consécutive de hausse, une première depuis 1972. Ces trois mauvaises années -qui interviennent après douze années de baisse conclues sur un plus bas historique en 2013 (3.268 morts)- ternissent le bilan du quinquennat de François Hollande en matière de sécurité routière. Même si la mortalité devrait être globalement en baisse sur l’ensemble du mandat, l’objectif fixé en 2012 par Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, de passer sous la barre des 2.000 morts en 2020 semble lointain. Sans avoir pu amorcer une baisse, le gouvernement se félicitera d’avoir quasiment stabilisé la situation, après avoir notamment lancé deux plans en janvier (26 mesures) et octobre 2015 (22 mesures principales et 33 complémentaires) face au « relâchement des comportements » à l’origine de ces mauvais chiffres, selon le ministre de l’Intérieur de l’époque Bernard Cazeneuve. Parmi ces mesures : l’interdiction du kit mains libres au volant, l’abaissement du taux d’alcoolémie pour les conducteurs novices (0,2 g/l de sang), l’expérimentation de tests salivaires pour détecter les stupéfiants et l’augmentation du nombre de radars (500 supplémentaires d’ici à fin 2018 et 10.000 radars « leurres »). Certes certaines mesures ne sont pas inutiles mais ce sont des mesures trop partielles.

 

 

Sécurité routière en baisse mais on ne sait pas pourquoi ?

 Sécurité routière en baisse mais on ne sait pas pourquoi ?

 

Comme d’habitude le gouvernement publie des chiffres de sécurité routière en se félicitant lorsque l’accidentologie diminue et inversement en le regrettant quand elle augmente. C’est le cas en novembre avec une baisse de 13% en novembre par rapport au même mois de 2015. Pourquoi ? Personne ne le sait car l’Etat ne dispose d’aucun organisme scientifique capable d’analyser les statistiques et les facteurs explicatifs. On se contente de propos généraux d’appel à la prudence et on prend des mesures sans jamais réellement en mesurer les effets directs  Le nombre de morts sur les routes de France a donc  baissé de 13,2% en novembre par rapport à novembre 2015, a annoncé samedi l’observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). Le mois précédent, le nombre de morts sur les routes avait chuté de 16,4%.   257 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine, soit 39 de moins que l’an dernier à la même époque. Sur les onze premiers mois de l’année, le nombre de personnes tuées est en baisse de 0,5% par rapport à celui enregistré sur la période équivalente en 2015. Toutefois l’observatoire relève une nette hausse de la mortalité des piétons (+16%) et des cyclistes (+8%).  Avec cette baisse de la mortalité routière, la France peut espérer éviter une troisième année consécutive d’augmentation: après douze années de baisse, la France avait vu en 2014 le nombre de morts sur les routes repartir à la hausse (3.384 morts, +3,5% par rapport à 2013), de même qu’en 2015 (3.464 tués, +2,4% par rapport à 2014). Le pays n’avait pas enregistré deux années consécutives de hausse de la mortalité routière depuis 35 ans et il faut remonter à 1972 pour trouver trois années consécutives de hausse. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, a souligné «la détermination du gouvernement en matière de sécurité routière et la totale mobilisation de ses services pour pérenniser ces résultats». Il a ajouté, à l’approche des vacances scolaires et des fêtes de fin d’année, que »la vigilance et le respect absolu de l’ensemble des règles de prudence au volant s’imposent pour garantir la sécurité de tous». Pour tenter d’enrayer la hausse de la mortalité routière, le gouvernement a lancé deux plans successifs l’an dernier, l’un en janvier (26 mesures), l’autre en octobre (22 mesures principales et 33 complémentaires). Parmi ces mesures: l’interdiction du kit mains libres au volant, l’abaissement du taux d’alcoolémie pour les conducteurs novices et l’augmentation du nombre de radars (500 supplémentaires en trois ans et 10.000 radars «leurres»).

 

Sécurité Routière: plus 30 % pour la mortalité, pourquoi

Sécurité Routière: plus 30 % pour la mortalité, pourquoi

Réponse comme à chaque fois : on n’en sait rien. Régulièrement le ministre ou l’office national de la sécurité routière annonce soit des chiffres en augmentation ou en baisse pour les tués et blessés de la route. En réalité aucun organisme compétent n’analyse de manière scientifique les facteurs explicatifs de ces variations. Du coup on s’en remet à des explications de bistrot ou alors  on en profite pour justifier une augmentation du nombre de radars (par ailleurs sans doute indispensables).  Après avoir observé une légère baisse ces derniers mois, la mortalité routière était de nouveau en hausse en septembre. L’office national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a en effet annoncé, vendredi, que le nombre de tués sur les routes françaises avait bondi de 30,4% en septembre. 335 personnes ont perdu la vie, soit 78 de plus qu’en septembre 2015. Des chiffres qui mettent un terme à la tendance à la baisse amorcée entre juin et août. Selon l’ONISR, «cette hausse de la mortalité routière est à mettre en regard de la comparaison statistique avec un mois de septembre 2015 exceptionnel, qui avait connu une baisse très forte du nombre de personnes tuées sur les routes (-17,4% ndlr), en partie en raison de conditions météorologiques très défavorables, marquées par de fortes pluies et inondations» qui limitent les déplacements. Seul point positif, le nombre d’accidents corporels a diminué de 1,2%, et le nombre de blessés a baissé de 3,4%. Cette progression fait craindre une troisième année consécutive d’augmentation. Après douze années de baisse, la France a vu repartir à la hausse le nombre de victimes de la route. 3.384 personnes sont mortes en 2014 (+3,5% par rapport à 2013) et 3.464 en 2015 (+2,4% par rapport à 2014). Depuis trente-cinq ans, la France n’avait jamais enregistré deux années consécutives de hausse de la mortalité. La sécurité routière a souligné la «détermination du gouvernement à mettre en œuvre l’ensemble des mesures décidées en 2015, notamment celles prises par le Comité interministériel de sécurité routière» d’octobre 2015, «dont onze mesures seront examinées la semaine prochaine à l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi de modernisation de la justice du XXIe siècle». Rappelons l’essentiel des mesures qui avaient été préconisées :

«   »Les routes de France ne peuvent pas être un cimetière ». C’est sur un ton volontairement alarmiste que le premier ministre Manuel Valls a présenté vendredi 2 octobre 20155 les 22 mesures arrêtées au terme d’un comité interministériel consacré à la sécurité sur les routes.

Alors que le nombre de morts est reparti à la hausse après plusieurs années de baisse (3384 personnes ont perdu la vie en 2014), le chef du gouvernement a réitéré l’objectif de « réduire la mortalité routière de moitié » d’ici 2020. Un objectif beaucoup plus difficile à atteindre en raison des effets de paliers. « Nous ne sommes plus à un moment où une seule mesure (ceinture de sécurité, permis à points) peut constituer l’alpha et l’omega pour faire diminuer le nombre de morts », a reconnu Manuel Valls.

Ceci explique peut-être pourquoi aucune mesure phare ne se détache réellement de la batterie de préconisations présentées ce vendredi depuis l’Hôtel de Matignon. La plus surprenante est aussi la plus anecdotique. Pour la première fois, des drones vont être expérimentés pour détecter les conduites à risque sur les routes françaises en lieu et place des hélicoptères.  Les tests salivaires pour repérer les automobilistes conduisant sous influence remplaceront bien les prises de sang. En attendant que ces appareils fassent leurs preuves, le gouvernement compte avant tout sur l’intensification des contrôles radars pour responsabiliser les automobilistes dont l’attention s’est manifestement relâchée ces dernières années. Manuel Valls a notamment annoncé que le parc vieillissant, qui compte 4200 appareils installés, passera à 4700 d’ici trois ans. L’Etat va multiplier les radars embarqués (qui ne sont pas repérables par les dispositifs anti-radars) en externalisant leur exploitation à des opérateurs agréés. Après avoir testé les radars à double sens, les autorités vont également déployer des radars de nouvelle génération capables de détecter de nouvelles formes d’infractions (comme l’interdiction de demi-tour). Des dispositifs de leurre seront également installés de manière à accroître la vigilance des conducteurs. Techniquement, les radars fixes seront toujours signalés par un panneau d’avertissement. Mais près de 10.000 panneaux annonceront des radars qui n’existent pas.

Manuel Valls a tenu à justifier cette intensification des contrôles radars, très impopulaires et souvent soupçonnés d’alimenter les caisses de l’Etat. Le premier ministre a notamment rappelé que les recettes engrangées par les radars (600 millions d’euros à ce jour) servent à financer l’entretien et l’installation de ces contrôles et participent au financement des infrastructures routières ainsi qu’aux collectivités locales. »

Sécurité routière : 26 millions de contraventions en 2015

Sécurité routière : 26 millions de contraventions en 2015

 

Le gouvernement semble davantage préoccupé par l’augmentation des ressources des amendes que par la dégradation de la sécurité routière. La preuve, c’est que le produit des amendes est inscrit dans le projet de loi des finances notamment pour contribuer à l’amortissement de la dette de l’État alors qu’on pourrait imaginer que la totalité de cette recette soit affectée aux actions de prévention routière. Mais c’est le paradoxe, plus la prévention routière est efficace et plus le produit des amendes diminue, ce que ne souhaite pas le gouvernement en tout cas le ministre des finances. Une véritable manne pour le gouvernement qui a récupéré  1,671 milliard d’euros, selon l’étude de l’association «40 millions d’automobilistes», rapportée par Le Parisien-Aujourd’hui en France. A eux seuls, les radars automatiques rapportent 658 millions d’euros dans les caisses de l’État. Environ 560 millions d’euros proviennent des amendes forfaitaires réclamées à l’occasion d’autres infractions au Code de la route, tandis que les majorations d’amendes viennent ajouter 453 millions d’euros.  Or selon l’association, seul un tiers du pactole sert réellement cette cause. Un quart environ (441 millions) est utilisé pour rembourser la dette de l’État et plusieurs centaines de millions servent à entretenir l’ensemble du système de contrôle sur les routes y compris les coûts de gestion et d’envois postaux (30 millions d’euros) et l’achat de nouveaux radars (239 millions).  Grâce à l’argent des contraventions, l’arsenal de détection des mauvais comportements devrait donc s’étoffer en 2016. L’État envisage ainsi d’installer progressivement 500 radars supplémentaires, pour atteindre les 4500 au bord des routes. Fixe, mobile, passage à niveau, feu rouge, double sens, ils sont de plus en plus variés. Selon Pierre Chasseray, délégué général de «40 millions d’automobilistes», les contraventions rapporteront 2 milliards à l’État en 2020. Et pour cette année, l’État a déjà fait ses calculs: le montant attendu est même inscrit dans une annexe du projet de loi de finances (PLF) 2016, affirme Le Parisien-Aujourd’hui en France. Les prévisions de recette s’établissent pour 2016 à hauteur de 1,68 milliard d’euros, soit quasiment la même manne qu’en 2015.

Sécurité routière : nombre de morts encore en hausse en octobre

Sécurité routière : nombre de morts encore en hausse en octobre

 

Une hausse qui s’explique de manière conjoncturelle par l’accident du car. Mais structurellement l’insécurité concernant le nombre de morts progresse sur un an. De toute évidence c’est la politique de sécurité routière qui est en cause notamment l’incapacité qu’il y a à identifier les facteurs explicatifs de la progression constatée. Il faudra bien un jour ou l’autre la création  d’un véritable service public de la sécurité routière, services, spécialisée dans l’analyse des risques, leur gestion, les contrôles et les sanctions. Une tâche celle-là vraiment régalienne et qui ne saurait être transférée au privé comme cela est envisagé pour les deux autoroutes. On risque en effet de substituer à l’actuelle politique du chiffre la politique du profit. Le nombre de morts sur les routes a donc augmenté de 7,2% en octobre, avec 372 personnes tuées, en raison de l’accident de car meurtrier de Puisseguin en Gironde qui a coûté la vie à 43 personnes le 23 octobre, a annoncé mercredi la Sécurité routière. Cette augmentation de 25 morts par rapport à octobre 2014 porte à 2% la tendance à la hausse de la mortalité routière sur les dix premiers mois de 2015, comparé à la même période de l’année précédente.

Accident de car Puisseguin : le résultat d’une absence de politique de sécurité routière

Accident de car Puisseguin : le résultat d’une absence de politique de sécurité routière

 

 

Le résultat de l’enquête qui mettra des mois aboutira à un constat simple : vitesse trop élevée dans un endroit sans visibilité. Il ya malheureusement en France des milliers et des milliers d’endroits où on applique bêtement la limitation générale en dehors des zones urbaine (90km heures). Quelques ralentissement ici ou là quand le risque est très flagrant. Ailleurs on autorise 90 même sur des portions où rouler à 60 serait déjà dangereux ; cela signifie clairement que la signalétique routière est encore à l’âge préhistorique. Or le conducteur doit demeurer maitre de son véhicule il doit donc pouvoir s’arrêter à temps devant un obstacle. Ce supposerait une politique de limitation très fine adaptée à chaque tronçon. C’est le principe même adapté pour la circulation ferroviaire dans le monde entier. Il  ne faut pas accabler la circulation en car qui demeure (après l’avion) le mode le moins dangereux. Ce qui en cause c’est le concept de sécurité routière pour tous les usagers. De point de vue la politique peut être qualifiée de nulle. La preuve c’est l’augmentation du nombre de morts sur les routes ces derniers mois ;  il faudra auusi se poser la question de la cohérence de la politique des transports car la multiplication des lignes de cars dites Macron (qu’on peut comprendre sur le plan économique et social) n’est pas forcément cohérente  avec des objectifs environnementaux ou de sécurité. . E attendant les grands médias titrent : « Un phénomène complètement inexpliqué » avec force banalités et compassions.   »Nous n’avions pas connu de telle catastrophe sur les routes depuis plus de 30 ans », a déclaré le Premier ministre Manuel Valls, qui s’est rendu sur place. « C’est un choc terrible pour la France, et aujourd’hui la France et les Français sont en deuil. » Le dernier accident de cette ampleur remonte à juillet 1982, quand 53 personnes, dont une vaste majorité d’enfants, avaient trouvé la mort sur l’autoroute A6, près de Beaune (Côte-d’Or).  Le plan Orsec, destiné à gérer les catastrophes, a été déclenché, a annoncé François Hollande en marge d’un déplacement à Athènes, en se disant « plongé dans la tristesse ». « Le gouvernement français est totalement mobilisé sur cette terrible tragédie », a-t-il dit, indiquant qu’il se rendrait sur place « le moment venu ».  Notons Selon le bilan de l’Onisr (Observatoire national interministériel de sécurité routière), que 3.384 personnes ont perdu la vie en 2014 sur les routes de France métropolitaine, soit 116 de plus que

Sécurité routière : des radars pour la sécurité ou pour renflouer les caisses de l’Etat ?

Sécurité routière : des radars pour la sécurité ou pour renflouer les caisses de l’Etat ?

 

Comme il fallait s’y attendre le fantomatique comité interministériel de la sécurité routière (il ne s’était pas réuni depuis quatre ans) a débouché encore sur déréglementation supplémentaire sans doute pour mieux appliquer que les précédentes. Aussi sur le développement de radars. Des radars qui rapportent beaucoup à l’État pas loin d’un milliard, 600 millions officiellement. Par les infractions constatées par ces radars concernent essentiellement des petits dépassements de vitesse qui ne mette pas en cause la sécurité. Cinq cents radars supplémentaires et des milliers de cabines « leurres » seront installés sur les routes françaises pour faire repartir à la baisse le nombre de tués, a annoncé vendredi le gouvernement. Bref au total des mesures bien insuffisantes quittait main témoigne d’une part d’une méconnaissance de la problématique de sécurité routière aussi de l’inefficacité des contrôles. Par exemple il est clair que l’obligation d’une boîte noire enregistrant notamment la vitesse sur chaque véhicule comme c’est le cas sur les poids lourds aurait été une mesure très significative de la volonté d’améliorer la sécurité routière. Notons que depuis qu’il y a obligation pour les poids-lourds d’être doté de cette boîte noire entre parenthèse (ancien chronotachygraphe maintenant informatisés) les dépassements de vitesse sont tout à fait exceptionnels. Il y a aussi un manque de professionnalisation de la part des services de contrôle qui se contente de faire du chiffre au lieu de ce positionner sur les lieux à fort potentiel de risque. Après 12 ans de baisse, le nombre de morts a augmenté de 3,5% en 2014, à 3.384, soit 116 de plus qu’en 2013, une tendance qui se confirme sur les huit premiers mois de 2015, avec une hausse de 4,6% du nombre de tués, soit 99 de plus. « Ces chiffres sont inacceptables. Les routes de France ne peuvent pas être un cimetière », a dit le Premier ministre, Manuel Valls, à l’issue d’un comité interministériel de la sécurité routière, à Matignon. « Depuis deux ans, certains comportements au volant se sont clairement relâchés », a-t-il ajouté, avant de confirmer l’objectif de faire passer le nombre de morts sur les routes sous la barre des 2.000 en 2020. Les cabines « leurres », qui pourront contenir ou pas un radar, permettront de multiplier par quatre le nombre de zones sécurisées, a précisé Manuel Valls. Le nombre de radars passera quant à lui de 4.200 à 4.700 en trois ans.  Ces radars pourront constater des infractions de plus en plus variées : feu rouge, vitesse, distance de sécurité, dépassement dangereux, franchissement de ligne continue, etc. « Nous savons, et nous l’assumons, que certaines mesures ne sont pas populaires, notamment pour tout ce qui touche aux radars », a poursuivi Manuel Valls. « Nous n’avons qu’une seule préoccupation : la sécurité routière et je n’aime pas cette mise en cause malsaine à propos des radars qui ne seraient là que pour alimenter les caisses de l’Etat », a-t-il ajouté. Les 600 millions d’euros que rapportent les radars sont consacrés pour un tiers à leur entretien et leur rénovation, un autre tiers contribue notamment à la rénovation des routes et le reste va aux collectivités territoriales, a-t-il souligné. Le comité interministériel a par ailleurs décidé d’augmenter l’utilisation des radars embarqués dans des véhicules banalisés, en confiant cette tâche à des prestataires agréés. La vitesse excessive est la cause principale de 26% des accidents mortels, selon les chiffres cités par le comité. Une expérimentation d’utilisation de drones pour la sécurité routière va être lancée, ainsi que d’utilisation de systèmes de lecture automatisée des plaques d’immatriculation pour lutter contre le défaut d’assurance. Pour réduire les infractions commises par les conducteurs de véhicules de sociétés, les entreprises qui refusent de révéler le nom du conducteur s’exposeront à une contravention de 650 euros. Pour les conducteurs étrangers, un « permis à points virtuel » sera créé qui fonctionnera, selon le gouvernement, comme un permis français, et ceux qui n’ont pas payé leurs amendes forfaitaires majorées seront inscrits dans un nouveau fichier. Afin de réduire les blessures graves chez les conducteurs de deux-roues motorisés, le port de gants homologués sera rendu obligatoire. Un contrôle technique sera obligatoire pour la revente d’un deux-roues motorisé et il faudra désormais suivre une formation pour conduire une moto de forte puissance, formation qui ne sera possible qu’après deux ans de détention du permis moto. Quant aux cyclistes, le port du casque sera obligatoire pour les moins de 12 ans. Les possibilités de recours à l’éthylotest anti-démarrage seront par ailleurs étendues et les contrôles de l’usage de stupéfiants seront simplifiés en remplaçant la prise de sang en milieu médical par un test salivaire de confirmation. Un délit spécifique pour la conduite avec un faux permis ou un permis falsifié sera créé qui permettra la confiscation du véhicule.

Sécurité routière : encore un comité interministériel pour rien

Sécurité routière  : encore un comité interministériel pour rien

 

 

Ce vendredi 2 octobre un comité interministériel de sécurité routière (CISR) pour rien. D’abord c’est un comité fantôme qui se réunit est rarement la dernière fois c’était il y a quatre ans. Avec la montée de la mortalité cette année (plus 5 %), le gouvernement a estimé nécessaire de faire une opération de communication. Il va sans doute décider de mesures techniques et de nouvelles réglementations tout aussi peu efficaces que les précédents tant qu’elles ne seront pas suffisamment appliquées, contrôlées  et sanctionner. Plus  de la moitié des accidents sont dus à l’alcool et aux excès de vitesse mais les forces de l’ordre sont surtout concentrées sur des infractions mineures qui leur permettent de faire du chiffre au lieu de se positionner sur les infractions à fort potentiel de risque. En outre ces forces de la ne sont pas suffisamment professionnalisées. De ce point de vue un service de sécurité routière entièrement dédiée à la prévention et au contrôle se justifierait grandement. Au lieu de cela on voit par exemple nombre de brigades de gendarmerie par exemple accumuler de petites infractions dans des villages ne comportant pas de risque de sécurité mais qui font rapidement du chiffre avant de passer à autre chose. Pour ce comité interministériel dans le viseur : les deux-roues, avec l’instauration d’une visite technique (uniquement au moment de la vente pour l’instant). Cette mesure fait déjà grincer des dents les motards, expliquant qu’ils bichonnent leurs motos. Elle cible davantage les scooters en mauvais état ou qui ont été débridés, pour éviter que des ados se tuent sur de véritables bombes roulantes (manière aussi de vendre des véhicules neufs encore plus rapides et plus dangereux !). Un équipement devait aussi être imposé. Pour l’instant, seul le casque est obligatoire. À cela devraient s’ajouter le blouson avec des bandes réfléchissantes, une protection dorsale et des gants.
Pour les automobilistes, le gouvernement pourrait encourager la pose de boîtes noires alors qu’il faudrait les rendre obligatoires comme sur les PL. En réalité, un boîtier qui enregistre toutes les données de votre conduite. Cela concerne, par exemple, les accélérations et les freinages afin de déterminer s’ils sont brusques, la vitesse dans les virages. Ces données qui ne serviraient pas aux forces de l’ordre mais aux assureurs, pour savoir qui est vraiment responsable lors d’un accident. En revanche, pas question de généraliser la limitation à 80 km/h sur les nationales, actuellement expérimentée sur trois routes seulement. Les Français y sont majoritairement défavorables. Une mesure semble être actée : la fin des passe-droits pour les PV dans les entreprises. Actuellement, dans bien des cas, les salariés flashés pour excès de vitesse avec un véhicule immatriculé au nom de la société paient leur PV, mais ne se voient pas retirer de points sur leur permis. Bien souvent, leur employeur leur ne communique pas leur nom aux autorités. Une pratique que le ministère de l’Intérieur veut voir disparaître. Il s’agirait pour l’entreprise de tenir un carnet de bord du véhicule où, chaque jour, chaque conducteur serait clairement identifié. En cas de non respect de cette règle, l’entreprise écoperait d’une lourde amende. Cette mesure permettrait de limiter les écarts. Il faut savoir que 10 à 15% des flashes de radars concernent des véhicules de société.

De nouvelles mesures de sécurité routière : pour quoi faire ?

 

Comme souvent en France quand on constate qu’une législation est peu ou  mal appliquée, on en ajoute une autre qui ne sera sans doute pas mieux respectée. D’où cet empilement de dispositions réglementaires qui permet à la France de posséder des plus grandes cathédrales administratives du monde. Face à la dégradation de la sécurité routière, Valls a donc annoncé de nouvelles mesures pour la rentrée. Pourquoi de nouvelles mesures, il n’en sait  sans doute rien mais ce n’est pas l’effet qui compte mais l’écho médiatique. Il  ne s’agit pas d’agir mais de donner l’impression d’agir. Comme pour l’emploi, Valls reprend la malheureuse formule « inversion de la tendance ». Il serait pourtant temps de comprendre que la politique de sécurité routière complètement indigente du fait en particulier de l’absence de gouvernance. La philosophie des services de contrôle consiste à faire du chiffre et non à se  polariser sur les facteurs de risque. Exemple il est plus facile pour les brigades de gendarmerie de ce positionner au sein même de petit village dont  la circulation ne présente aucun risque que de se focaliser sur les lieux et véhicules de risques potentiels. On préfère additionner les infractions accessoires voire dérisoires que de contrôler les infractions graves qui demandent davantage de temps, de compétence  et de travail. Il conviendrait de vraiment réfléchi professionnaliser les services de contrôle dans sur une structure complètement dédiée et spécialisée dans le contrôle routier. Le gouvernement dévoilera donc à la rentrée de nouvelles mesures pour améliorer la sécurité routière, a déclaré vendredi Manuel Valls, au lendemain de l’annonce d’une hausse de 19,2% de la mortalité en juillet, avec 360 personnes tuées. En début de semaine, le Premier ministre avait annoncé la tenue d’un comité interministériel « à la sortie de l’été », après la parution d’extraits d’un rapport mettant en cause l’action de l’Etat en la matière. « De nouvelles mesures sont entrées en vigueur le 1er juillet (…) il faut aller plus loin et nous aurons l’occasion d’annoncer un certain nombre de mesures nouvelles au comité interministériel », a dit Manuel Valls à la presse lors d’un déplacement à Avignon (Vaucluse). L’objectif, a-t-il souligné, est d’ »inverser la tendance » et de passer sous la barre des 2.000 morts par an d’ici 2020, un objectif fixé au début du quinquennat. Le Premier ministre a en outre appelé les usagers de la route à la « responsabilité », relevant que de nombreux accidents étaient causés ou favorisés par des comportements illicites. « L’Etat prend ses responsabilités mais chaque Français, chaque conducteur est aussi responsable de sa propre vie, de la vie des autres », a-t-il dit. Un peu plus tôt, de l’hôpital de Garches, dans les Hauts-de-Seine, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait estimé que les mesures de sécurité seraient « vaines s’il n’y (avait) pas dans le pays une prise de conscience collective ».

 

 

Sécurité routière : pas de vraie volonté politique

 

Les derniers chiffres de la sécurité routière sont catastrophiques avec une hausse de la mortalité de près de 20 %. Un très rapport de l’inspection générale de l’administration avait mis en évidence le manque de volonté politique en matière de sécurité routière. Ce n’est évidemment pas un scoop car cela fait des dizaines des dizaines d’années que la France est en retard dans ce domaine. Il lui a fallu même du temps admettre que l’alcool et la vitesse, souvent combinés d’ailleurs constituaient  l’un des facteurs explicatifs principaux de l’insécurité. Sur ces deux aspects les contrôles sont évidemment beaucoup trop aléatoires. Faute de vraie pilotage par l’État les forces de police se contentent de faire du chiffre notamment avec des infractions accessoires voire dérisoires. En outre nous souffrons aussi d’un manque de professionnalisme de la part des forces de police ;  de toute évidence nous devrions pouvoir disposer d’une force uniquement affectée à la sécurité routière et qui y affecterait tout son temps. Il faudrait aussi que l’État apprenne à travailler avec l’ensemble des acteurs ce qui est loin d’être le cas. Le conseil national de la sécurité routière étant  par exemple relativement méprisé par les Pouvoirs publics. Alors que la mortalité routière est repartie à la hausse un rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA), révélé par le JDD, estime donc que la France est dans le rouge en matière de sécurité routière.   Ce rapport d’audit de la politique de sécurité routière, commandé début 2014 par Manuel Valls et resté dans les tiroirs depuis un an, pointe « un manque de volonté politique » et dresse le constat suivant : il n’y a pas de pilote dans l’avion et pas de vision de long terme, peut-on y lire en substance. « Au regard des résultats de nos voisins, des progrès sont encore possibles », euphémisme le document, non encore rendu public. « Le pilotage au plan central de la politique de sécurité routière n’est pas suffisamment perçu. Le dispositif est dispersé entre de très nombreux acteurs y compris au sein de l’État. Lorsque le pilotage ne se situe pas au plus haut niveau de l’État, la responsabilité est diluée. […] Rien ne remplace toutefois l’impulsion politique au plus haut niveau de l’État », résume le document dont le JDDa obtenu copie.

 

Sécurité routière : très forte hausse en juillet et incompétence générale

Sécurité routière : très forte hausse en juillet et incompétence générale

 

La très forte hausse de l’insécurité routière en juillet met en évidence l’incompétence chronique de la gouvernance en la matière. Première observation l’incapacité qu’il y a à expliquer depuis toujours les variations de cette insécurité. En réalité nous ne disposons d’aucun organisme scientifique compétent pour analyser les facteurs explicatifs de ces variations. Du coup les ministres de tout temps se réjouissent lorsqu’il constate une baisse, se lamentent quand ils constatent une hausse mais sans aucune explication pertinente. Il y a donc d’abord une carence totale en matière d’observation scientifique de l’insécurité routière. Autre insuffisance majeure l’absence d’une gouvernance unique des forces chargées du contrôle. Les responsabilités sont éparpillées dans plusieurs ministères et la délégation générale à la sécurité routière est une pseudo administration qui ne dispose en fait ni de responsabilité ni de moyens. Tout est à revoir en matière de sécurité routière et la France a toujours traîné en bas des palmarès européens. Bien sûrs des progrès ont été réalisés et ses temps mieux certains progrès viennent de mesures réglementaires mais beaucoup d’autres de véhicules et d’infrastructures plus sûres. La mortalité a donc bondi de 19,2% en juillet par rapport au même mois l’an dernier, a annoncé jeudi le délégué interministériel à la sécurité routière, alors que le gouvernement, très critiqué sur le sujet, tiendra un comité sur le sujet à la fin de l’été. En juillet 2015, 360 personnes ont trouvé la mort sur les routes de France contre 302 en 2014, a précisé Emmanuel Barbe lors d’une conférence de presse. Selon le délégué, juillet devrait être particulièrement mauvais à l’échelle européenne avec une augmentation de 7% de la mortalité dans l’UE. L’année 2014 avait vu une hausse de la mortalité avec 3.384 tués contre 3.268 en 2013, une première depuis 2001, et l’action du gouvernement a été mise en cause par un rapport dont le Journal du Dimanche a publié des extraits. Lundi, à l’occasion d’un déplacement dans le sud de la France avec le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, le Premier ministre, Manuel Valls, avait annoncé la tenue d’un comité interministériel « à la sortie de l’été pour faire un nouveau point » sur les mesures prises en la matière.

 

Sécurité routière : un comité interministériel pour quoi faire ?

Sécurité routière : un comité interministériel pour quoi faire ?

Interpellé par la hausse des  accidents de  la route, le gouvernement a décidé à la hâte  une réunion d’un comité interministériel sur la sécurité routière avant la rentrée. Mais il est probable que le gouvernement décidera une nouvelle fois de légiférer en durcissant les normes mais sans conséquences sur sa politique de prévention et surtout de contrôle. La question en effet ne se pose pas en termes de nouvelles dispositions législatives mais en termes de gouvernance sur le terrain des forces chargées de la gestion de la sécurité routière. Or comme le dénoncent  les syndicats de police pour l’instant c’est surtout la politique du chiffre qui constitue la colonne vertébrale de la politique dans ce domaine. Du coup on privilégie le nombre d’infractions accessoire voire dérisoires au lieu de se focaliser sur les deux facteurs essentiels d’insécurité à savoir l’alcool et la vitesse. Sans parler de certaines drogues. De toute évidence, il y a un manque de volonté politique mais aussi de professionnalisme en matière de gestion de la sécurité routière. De ce point de vue,  il serait souhaitable que le gouvernement soit plus attentif aux propositions des différents acteurs notamment exprimés dans le cadre  du conseil national de la sécurité routière. Malheureusement la haute fonction publique considère toujours ce genre de conseil comme accessoire voire inutile. Se pose la question de la création d’un corps de contrôle uniquement affecté à la gestion de la sécurité routière alors que pour l’instant ce problème relève de différentes administrations, de différents ministères, de différentes forces de l’ordre.  Manuel Valls a donc annoncé la tenue « à la sortie de l’été » d’un comité interministériel de sécurité routière (CISR), qui ne s’est plus réuni depuis mai 2011, alors que la mortalité routière repart à la hausse« Nous tiendrons un comité interministériel à la sortie de l’été pour faire un point sur la mise en œuvre des mesures » annoncées le 26 janvier, a déclaré le Premier ministre, en déplacement avec le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve dans les Alpes-de-Haute-Provence. Ces déclarations interviennent au lendemain de la révélation par Le Journal du Dimanche d’un rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA) de juillet 2014, pointant notamment un manque de collaboration interministérielle.  »L’interministérialité semble reculer (…) L’interministérialité de la politique de sécurité routière doit s’appuyer sur la tenue périodique de comités interministériels de la sécurité routière et une collaboration interministérielle forte, notamment entre ministère de l’Intérieur et ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie« , affirmait le rapport.

Sécurité routière : la politique du chiffre encouragée

Sécurité routière : la politique du chiffre encouragée

D’après l’hebdomadaire Auto-plus, un nombre de points est accordé à chaque unité en fonction du nombre de PV distribués au cours des douze derniers mois. « Le cumul des points sert à déterminer les deux unités et les deux compagnies les plus efficaces en vue de leur accorder une prime annuelle », dont le montant est « équitablement partagé entre les agents du service (600 euros chacun) ». Dans un communiqué publié vendredi, la direction générale de la police nationale (DGPN) a démenti « toute politique du chiffre » expliquant qu’il s’agit d’ »une évaluation de leur performance dans ce qui est le cœur de leur métier : la sécurité des usagers de la route ».  L’Union nationale des syndicats autonomes de police dénonce une « prime au bâtonnage » aux effets pervers. Les agents ayant tendance à choisir les effractions qu’ils verbalisent en fonction du nombre de points qu’elles peuvent rapporter. « C’est toujours la politique du chiffre qui prime, avec les méfaits que ça engendre : la répression est privilégiée sur la prévention », réagit Philippe Capon, secrétaire général du syndicat. Selon l’hebdomadaire, les primes sont d’autant plus choquantes, « que les automobilistes ne sont pas traités de la même manière partout en France. » Ainsi, entre le 1er juin 2014 et le 31 mai 2015, ce sont les CRS, des unités d’Île-de-France Nord et Île-de-France Ouest qui arrivent en tête du classement. Pour les motards, les unités de Pau et de Reims remportent la prime annuelle. Le journal, qui publie en complément du classement une carte de l’Hexagone, évoque « un risque d’être verbalisé allant du simple au double » en fonction du lieu.( JDD-AFP)

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