Archive pour le Tag 'routes'

Privatisation aussi des certaines routes nationales

Privatisation aussi des certaines routes nationales

Non seulement l’état envisagerait de transférer au privé les 2600 km d’autoroute qui sont encore sous son contrôle mais aussi tout ou partie des 9000 km de réseau routier national. Une aubaine évidemment pour les sociétés d’autoroute sur ces axes les plus fréquentés. L’avantage c’est qu’évidemment les réseaux pourraient être en meilleur état qu’actuellement mais l’inconvénient c’est que cela imposerait  un péage. Il est probable qu’il n’y aura pas de transfert global au privé d’un coup mais que cela pourrait se faire très progressivement pour ne pas heurter l’opinion. Le problème c’est que l’État serait parfaitement capable d’entretenir ses propres autoroutes et son réseau national si les ressources fiscales prises sur les automobilistes n’allaient pas pour partie se perdre dans le trou du budget au lieu de servir à l’entretien. La question se pose encore davantage pour l’ensemble du réseau routier avec des voix secondaires souvent dans un état lamentable et qui ont bénéficié depuis plusieurs années de l’absence de température basse et de forte période de dégel. De toute évidence, tant qu’un fonds spécifique ne sera pas uniquement affecté à l’entretien des routes, le réseau ne cessera de se dégrader. Faute de crédit, l’état du réseau non concédé se dégrade. « Les responsables de sociétés d’autoroutes que j’ai rencontrés m’ont clairement dit qu’elles étaient intéressées par l’idée d’élargir le champ de leurs concessions (autoroutes ou transversales), confirme le sénateur centriste Hervey Maurey. Elles partent du constat qu’aujourd’hui l’état des voiries non concédées n’est pas satisfaisantDu coup, les sociétés d’autoroutes disent qu’elles veulent bien récupérer ces sections, en échange d’une prolongation de la durée des concessions. »

« Ce qui nous intéresse, c’est de répondre au défi des nouvelles mobilités, explique le président de l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA), Arnaud Hary. Nous proposons de moderniser l’accès aux grandes métropoles, d’aménager les sections des autoroutes non concédées, comme nous le faisons déjà pour les sections concédées, afin de les remettre à niveau.« 

Mais la stratégie des sociétés d’autoroutes ne s’arrête pas là. Selon les informations de la cellule investigation de Radio France, les sociétés d’autoroutes ont également un œil sur le réseau routier national qui représente près de 10 000 kilomètres.

Une note interne de l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA) datée du 17 avril 2014 que nous nous sommes procurée explique que  »ce modèle vertueux [des concessions] pourrait s’élargir à l’ensemble du réseau routier national, dans sa configuration resserrée aux seuls grands itinéraires qui est devenue la sienne suite aux décentralisations ». On comprend que les sociétés d’autoroute ne soient intéressées que par les seuls axes à forte circulation !

 

L’Italie ouvre de « nouvelles routes de la soie » de la Chine

L’Italie ouvre de « nouvelles routes de la soie » de la Chine

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Une trentaine d’accords ont été passée entre la Chine et l’Italie, portant selon le gouvernement italien sur « 2,5 milliards d’euros et un potentiel total de 20 milliards ». L’Italie bat ainsi servir d’une des têtes de pont pour la route de la soie. L’Italie en difficulté économique semble donc se laisser séduire, comme d’autres y compris en France, par la venue de capitaux chinois qui s’investissent dans le transport. Ainsi la Chine pourrait participer au redressement de la compagnie aérienne Alitalia en difficulté depuis de très nombreuses années après avoir apporté une contribution majeure aux travaux du port de gênes La Chine pourrait jouer un rôle dans le sauvetage de la compagnie aérienne en difficulté Alitalia, a déclaré jeudi Michele Geraci, secrétaire d’Etat italien à l’Industrie.“Je n’exclus pas que la Chine puisse être impliquée”, a-t-il dit dans un entretien à la chaîne Sky Italia, qui l’interrogeait sur un possible soutien chinois à moins de deux semaines de la date butoir pour la recapitalisation d’Alitalia. Ses propos coïncident avec l’arrivée à Rome du président chinois Xi Jinping pour une visite de trois jours au cours de laquelle il doit signer un accord qui fera de l’Italie un partenaire de son projet de “nouvelles routes de la soie”.L’autre projet de la Chine c’est de s’installer progressivement dans le port de gênes et de participer à la modernisation des infrastructures. Allonger les digues et construire d’ici la fin de l’année un nouveau terminal pour les cargos. C’est l’un des projets pour le port de Gênes (Italie), en pleine reconstruction. Il sera financé par la Chine à 49%. « Ce sera le premier terminal pour cargos entièrement automatisé au nord de la Méditerranée. Et ça va donner aux Chinois une porte d’accès centrale à l’Europe », se félicite Gian Enzo Ducci, président des agents maritimes de Gênes. L’Italie, cheval de Troie de la Chine ? L’Italie deviendrait le pays d’arrivée du projet terrestre et maritime de la Chine dit « Nouvelle route de la soie ». Avec deux portes : Gênes à l’ouest, bien reliée à la France et à l’Espagne, et Trieste de l’autre côté, en communication avec l’Europe centrale. Deux ports italiens, qui ont besoin de modernisation urgente. L’Italie, cheval de Troie de la Chine en Europe, beaucoup s’en inquiètent, mais Luigi Di Maio réfute l’argument. Pour lui, l’Italie veut surtout rééquilibrer une balance commerciale très déficitaire : 50 milliards d’importations l’an dernier contre seulement 13 milliards d’exportations.

 

930 millions pour les routes en 2023…pourquoi pas en 2050 ?

 

930 millions  pour les routes en  2023…pourquoi pas en 2050 ?

 

 

La politique à l’ancienne revient au galop quand on ne veut pas assumer ses responsabilités on en reporte l’échéance à la St Glin-glin. C’est le cas pour les routes et ponts relevant de la responsabilité de l’Etat. Pourtant le réseau national est dans un état pitoyable. Tout simplement parce que la fiscalité routière tombe dans le tonneau des Danaïdes du budget. D’une manière générale, cette fiscalité routière ne sert  même pas la mobilité par route ou par d’autres modes. Même les amendes ne vont pas totalement à l’entretien et à la sécurité routière. Heureusement la France a bénéficié depuis des années d’hivers  très peu rigoureux avec des périodes de gel très courtes  et de très faible intensité. Du coup  le dégel n’a pas trop mis en cause les insuffisances. Mais au premier dégel sévère les dégâts pourraient être considérables. Il ne s’agit pas seulement de l’entretien des ouvrages d’art tel que les ponts mais d’une façon générale de tous les équipements infrastructures et ponts compris. Tant qu’une partie de la fiscalité ne sera pas clairement affectée à la mobilité, le réseau continuera de se dégrader avec y compris de possibles risques de catastrophes L’Etat consacrera 850 millions d’euros par an à l’entretien du réseau routier français à partir de 2020 puis 930 millions d’euros à partir de 2023, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. La question de l’état des infrastructures est devenue sensible cet été après l’effondrement meurtrier d’un viaduc à Gênes, en Italie, et la publication d’un rapport évaluant à un tiers le nombre de ponts nécessitant des travaux en France et à 7% ceux présentant à terme un risque d’écroulement. Avant ces deux alertes, le gouvernement avait porté à 800 millions d’euros le budget alloué en 2018 à l’entretien des routes sous sa responsabilité, contre 670 millions d’euros en moyenne au cours des dix dernières années ( il en faudrait au moins le double).“On passera à 850 millions de 2020 à 2022 et à 930 millions à partir de 2023, ce qui permet grâce à ces moyens mobilisés d’enrayer la dégradation de l’état des routes”, a déclaré Benjamin Griveaux à l’issue du conseil des ministres de rentrée. La trajectoire des investissements pour la décennie à venir sera intégrée à la future loi d’orientation des mobilités attendue à la rentrée, a-t-il précisé. Pour l’heure, “il n’y a pas de situation d’urgence” concernant les ouvrages d’art, a insisté le porte-parole du gouvernement, pour qui “la situation française ne peut en aucun cas être comparée à la situation italienne.” !

État des routes et des ponts en France : « absence de transparence (Pierre Chasseray)

État des routes et des ponts en France : « absence de transparence (Pierre Chasseray)

Ce que regrette  sur franceinfo Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes.

 

Franceinfo : Vous avancez que, chaque jour, un pont devient inutilisable en France, pourtant on ne trouve pas de liste concernant ces infrastructures ?

Pierre Chasseray : Il y a un manque de transparence. L’État a choisi de ne plus entretenir le réseau routier et il y a eu des conséquences extrêmement fâcheuses. On commence à pointer cela du doigt depuis quelques semaines. Il y a cet événement terrible en Italie qui nous ramène à cette triste réalité de l’état du réseau routier français, et je crains que si on continue à ne rien faire, on se retrouve dans la même situation malheureuse et dramatique dans les années à venir. Si on publie la liste des ponts, certains automobilistes vont la consulter et vont se faire peur. On réclame à l’État une transparence globale et des investissements. Comment peut-on aujourd’hui dire qu’il y a 7% des ponts qui sont dans un état catastrophique et ne pas en donner la liste ? La moindre des choses serait d’investir au plus vite. La France, c’est 200 000 ponts, et chaque jour il y en a un qui disparaît. C’est un chiffre extrêmement symbolique, car c’est la preuve par A+B qu’on fait le choix de fermer, donc de ne plus entretenir, plutôt que de corriger le tir et de sécuriser un patrimoine routier. On a mis de l’argent à construire nos routes, nos ponts, il faut les préserver, sinon ce serait une catastrophe pour cet argent investi.

 

Certaines DIR (Direction Interdépartementale des Routes), comme la DIR Est, en Lorraine, ont publié ces derniers jours la liste des ponts qui nécessitent une maintenance urgente. Vous demandez à ce que ce soit le cas partout ?

Il faut que ce soit le cas partout ! Il ne faut pas qu’on ait peur de faire peur aux Français. Le seul moyen de corriger le tir, c’est d’avoir cette transparence et de montrer qu’on connaît le réseau routier et ses défaillances. Élisabeth Borne a pointé du doigt cette problématique du manque d’entretien des réseaux français. Aujourd’hui la balle est dans le camp de Bercy, l’argent est là, il existe, l’argent qui est dévolu à l’entretien des réseaux routiers et des ponts. Ce n’est plus possible de ne pas informer, de ne pas entretenir, on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas. Il faut un audit des infrastructures routières !

Craignez-vous qu’une catastrophe comme celle de Gênes se produise en France ?

La catastrophe a lieu tous les jours. Tous les jours on constate des accidents liés au mauvais état de l’infrastructure routière. Un rapport de 1995 pointait du doigt le fait que dans un accident sur deux, la route jouait un rôle important. Tous les jours, on a des décès sur les routes qui sont en partie dus au manque d’entretien du réseau routier français. Cette catastrophe est lissée, inaudible, on préfère parler d’un 80 km/h qui soi-disant irait sauver des vies alors que ça ne sauve personne. La catastrophe italienne nous montre à quel point de temps à autre, sur un enjeu majeur, on peut avoir des dizaines et des dizaines de victimes. Mais chaque année, ce sont des centaines, de milliers de victimes sur les routes.

Routes : l’entretien avant les grands projets (Barbara Pompili)

Routes : l’entretien avant les grands projets (Barbara Pompili)

Un « sous-investissement massif sur l’entretien des routes «en Italie, mais « aussi des problèmes en France. Ce qu’assure une députée écolo de LREM (qui s’avance quand même un peu en déclarant que l’Etat en a pris conscience ;  il faudrait environ 1.5 millirds là où on met 700 millions par an). Interview sur France Info

 

Franceinfo : Gérard Collomb annonce des moyens supplémentaires pour l’entretien de nos routes, c’est la bonne décision ?

Barbara Pompili : Nous, en France, on a une prise de conscience de ces questions qui datent déjà d’il y a quelques années et qui nous a permis de commencer déjà à avancer. Cette catastrophe de Gênes est terrible et elle met en lumière un sous-investissement massif qui a été fait dans d’autres pays mais aussi en France sur l’entretien de nos routes et de nos voies ferrées. Le conseil d’orientation des infrastructures a pris des mesures, il va y avoir une loi sur les mobilités avec une programmation et donc du financement qui va être mis en place. On va remettre au premier rang l’entretien de nos routes et des voies ferrées plutôt que de vouloir faire à chaque fois des grands projets qui font plaisir aux élus parce qu’ils peuvent couper des rubans sauf que pendant ce temps-là, on a trop négligé le quotidien. Malheureusement cet accident le remet en lumière. On va avoir une vision d’ensemble on ne va pas faire des travaux chacun de son côté. On va auditer les routes. On l’a déjà fait pour les voies ferrées. On avance.

 

Dans la catastrophe de Gênes, on a noté qu’au moment de la conception du pont il y avait beaucoup moins de trafic de camions notamment. C’est le genre de cas qui peut se présenter aussi en France ?

 

Il faut regarder les mobilités de manière générale. Il faut regarder les flux car en France nous avons beaucoup négligé le fret ferroviaire qui permettrait d’éviter beaucoup de camions sur les routes. Dans les travaux que nous avons commencés à faire au sein du conseil d’orientation des infrastructures, on a mis en lumière, le fait qu’il y avait de grands trajets de fret sur lesquels il fallait investir. On a des routes qui ont été pensées à une époque où il y avait moins de trafic. Aujourd’hui il faut regarder le trafic tel qu’il est, il faut le réguler. Il faut privilégier d’autres types de transports. Il y a un tout travail à faire et c’est un travail passionnant qui est en train d’être fait dans cette loi sur les mobilités.

Les poids lourds dégradent plus fortement les routes, faut-il revenir à l’écotaxe ?

Une chose est claire, si on veut avoir un niveau de financement suffisant, il faudra investir plus que ce qu’on a fait ces dernières années. Soit on reprend des crédits qui étaient destinés à autre chose et on les remet sur la route et le ferroviaire ou les voies d’eau, soit on crée une nouvelle taxe. Ces choix-là il va devoir être fait. Ce qu’on proposait au conseil d’orientation des infrastructures, c’est d’abord de réorienter certaines taxes comme la TICPE, la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, qui va augmenter, vers ces travaux-là. Mais une redevance ça fait partie des possibilités. Tout le monde doit payer et je crois qu’elle serait d’autant plus acceptée si on évitait les erreurs qu’on a faites sur la taxe-poids lourds précédente et si elle était vraiment orientée vers l’entretien, notamment des routes. Cela permettrait de faire ressentir que c’est plus juste.

 

Ponts- routes : un budget de 700 millions…il en faudrait le double

Ponts- routes : un budget de 700 millions…il en faudrait le double

 

Le drame italien remet à l’ordre du jour en France la question cruciale de l’entretien des ponts en France mais plus généralement de routes particulièrement délabrées. Depuis des années, l’entretien est laissé à l’abandon. C’est l’ensemble du réseau qui s’est détérioré le réseau national non concédé mais aussi le réseau départemental. Il suffirait d’un hiver rigoureux avec surtout des dégels importants pour que cette fragilité se transforme en désastre. L’autre raison c’est qu’un privilégie les grands projets, les nouvelles infrastructures par rapport à l’entretien. Or la France a de loin le réseau routier le plus important d’Europe (par rapport à des pays de taille et géographie  comparables).  Or depuis des années, il n’y a plus d’hiver. Ce qui permet de cacher la misère. En 2017, le budget alloué à la restauration de ces infrastructures était de 700 millions d’euros. En un an, il a augmenté de 100 millions d’euros, pour atteindre 800 millions d’euros en 2018.  »Notre souhait est d’augmenter nettement ce budget, et cette décision sera discutée et débattue au Parlement à l’automne », promet le ministère des Transports. Pour Dominique Bussereau, ancien secrétaire d’Etat aux Transports, l’idée pour relancer ce budget est déjà toute trouvée :  »C’était l’écotaxe », a-t-il déclaré sur Europe 1. Cette mesure, finalement abandonnée, devait permettre de faire payer les usagers pour l’entretien de la route. « Ces dernières années, on a dépensé 700 millions d’euros par an pour l’entretien des infrastructures, alors qu’il en faudrait 1,3 milliard », souligne l’ancien secrétaire d’Etat.

 

 

 

Des véhicules autonomes sur les routes en 2020 !!

Des véhicules autonomes sur les routes en 2020 !!

Le gouvernement envisage d’autoriser les véhicules largement autonomes sur les routes françaises à partir de 2020-2022. Une illusion sur voie banalisée  car il s’agit en fait d’assistance ou alors d’autonomie réelle mais sur des voies dédiées (site propres), comme le train ou le métro.  En France, Valérie Pécresse, a annoncé en outre le lancement d’expérimentations de véhicules autonomes dès 2019 sur l’A1, l’A6, l’A4 et l’A10, sur des bandes d’arrêt d’urgence transformées en pistes de circulation connectées et dédiées, une infrastructure financée à hauteur de 100 millions d’euros par la région. A la clef, “une desserte automatisée des sites des Jeux olympiques de 2024, pour pallier à certains retards du ferré”, a-t-elle affirmé. Ces bus autonomes ou taxis collectifs – le projet n’a pas encore été arrêté – auront vocation à desservir l’aéroport Charles de Gaulle, Orly ou encore Marne-la-Vallée, “des lieux de vie qui sont aussi des lieux touristiques”, a souligné Valérie Pécresse. “Le Grand Paris a pris du retard, en attendant il faut faire du transport collectif moins coûteux, sur route”, a-t-elle justifié, appelant à faire de l’Île-de-France la première région en matière d’autonomie des véhicules. Au niveau national, les véhicules autonomes de catégorie 3 (le conducteur peut céder le contrôle complet du véhicule mais doit être en mesure de le reprendre dans un temps donné) pourront être autorisés en 2020, ceux de catégorie 4 (conduite autonome complète sur certaines portions de route) en 2022, selon le calendrier présenté par Anne-Marie Idrac, chargée par le gouvernement de composer une stratégie sur le sujet.

Routes nationales : La vitesse limitée à 80 km/h

Routes nationales : La vitesse limitée à  80 km/h

 

Une mesure en apparence de bon sens : réduire la vitesse pour limiter la gravité et le nombre d’accidents. On sait en effet que la vitesse et l’alcool sont les deux facteurs explicatifs majeurs qui affectent l’insécurité routière. Pour autant,  une mesure de portée générale n’est pas forcément très pertinente. En effet sur certaines portions, même une vitesse à 80 km/h peu se révéler dangereuse  alors que sur d’autres une vitesse à 100 km/h ne présente que peu de danger. La vérité c’est qu’il conviendrait de mettre en place une régulation de la vitesse beaucoup plus fine adaptée à chaque tronçon en fonction de la dangerosité. Une philosophie par exemple qui est pratiquée dans les chemins de fer pourtant un transport guidé où  les risques sont beaucoup moindres. La baisse de 90 à 80km/h sur les routes bidirectionnelles, démunies de séparateur central, devrait donc figurer parmi les mesures annoncées par le gouvernement lors d’un prochain comité interministériel à la sécurité routière. Une annonce est envisagée dans les prochaines semaines, sans doute début janvier. Les responsables chargés de la sécurité routière qui explorent toutes les pistes pour diminuer le nombre de tués sur les routes ne s’interdisent, en effet, aucune mesure, même celles, impopulaires qui suscitent de fortes oppositions. Et la diminution de la vitesse à 80 km/h en fait assurément partie.  La nouvelle équipe d’Édouard Philippe retient aujourd’hui la certitude des scientifiques selon laquelle seules des mesures fortes permettent une chute significative de l’accidentalité. En écho à ces assertions, le Conseil national de la sécurité routière (CNRS) - organe purement consultatif – avait déjà préconisé cette réduction de la vitesse en 2013. Au lieu de le suivre, le gouvernement d’alors s’était tourné bien plus tard, en 2015, vers une expérimentation de deux ans sur quatre axes en France. Achevée depuis cet été, celle-ci est mise de côté. Le nouveau gouvernement, en effet, ne souhaite pas communiquer sur ses résultats, une manière de dire que cette expérimentation telle qu’elle a été conçue ne peut sérieusement être reprise. Sous dimensionnée dans la durée mais aussi dans le nombre d’axes choisis, ses données ne peuvent être exploitées d’après le gouvernemenet !

Travail détaché: des routiers bloquent des routes

Travail détaché: des routiers bloquent des routes

 

Depuis ce matin, des routiers bloquent certaines infrastructures notamment dans le nord mais aussi l’accès du tunnel du Fréjus en Savoie, pour protester contre l’exclusion du transport routier de la nouvelle directive européenne sur le travail détaché. « On fait du filtrage: on bloque les poids lourds mais on laisse passer les voitures », a expliqué à l’AFP Antoine Fatiga, de la CGT. »On ne veut pas que les routiers soient les esclavagistes de la route. Quand les gens sont sur le sol français, ils doivent avoir les mêmes droits. Quand ils viennent travailler ici pour deux fois moins cher que nous, on a du mal à garder notre boulot », a ajouté le syndicaliste. D’autres mobilisations devaient se tenir dans la journée aux frontières françaises à l’appel de l’intersyndicale des routiers (CFDT, CGT, FO, CFTC, CGE-CGC). Cette journée s’inscrit dans le cadre d’une semaine de mobilisation initiée par l’ETF, fédération européenne des travailleurs des transports. Pour obtenir un compromis au sein de l’UE, la France a accepté en octobre d’exclure le transport routier de la directive révisée sur le travail détaché. Pour ce secteur hyperconcurrentiel, l’ancien texte continuera de s’appliquer jusqu’à la réforme du « paquet mobilité » dédié à la profession. Restera cependant la concurrence déloyale exercée via  le cabotage qui permet un camion étranger d’effectuer des activités sur le marché français aux conditions sociales du pays d’origine. Pour preuve, les milliers de camions stationnés les week-ends sur des parkings près  des usines ou des centres de distribution prêts  a arraché du fret à des prix défiants toute concurrence.

Taxe poids lourds et taxes routes nationales

Taxe  poids lourds et taxes routes nationales

 

Une taxe spécifique affectée aux routes ce que souhaite la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Une taxe qui pourrait être alimentée d’une part par un prélèvement supplémentaire sur les poids lourds et par certains péages sur certaines routes nationales. Des mesures qui s’ajouteront évidemment à l’alignement progressif de la fiscalité du gasoil sur l’essence. Une taxe d’alignement qui va surtout concerner les poids-lourds au fur et à mesure de la mutation du parc automobile vers l’essence. Le concept de péage pour les routes nationales s’ajoutera bien entendu au péage des autoroutes et au péage urbain. Pour les médias la ministre des transports envisage de « réfléchir à une façon de faire payer (les) poids lourds » sans pour autant « relancer en l’état » le projet d’écotaxe abandonné par le précédent gouvernement, dans un entretien aux Echos à paraître mercredi. « Il faut réfléchir à une façon de faire payer ces poids lourds », affirme-t-elle, tout en excluant un retour de l’écotaxe car « ce ne serait pas une bonne idée de la relancer en l’état ». Mesure phare du Grenelle de l’Environnement en 2007, cette taxe sur les poids lourds devait financer la construction et l’entretien des infrastructures de transport. Jamais appliquée, elle avait été suspendue en octobre 2013 après la fronde menée par les « bonnets rouges » bretons, puis définitivement enterrée par Ségolène Royal. Un « échec » coûteux, évalué à près d’un milliard d’euros par la Cour des comptes. Pour trouver les recettes manquantes, le précédent gouvernement avait augmenté la taxe sur les carburants cela n’exclura pas une nouvelle hausse globale des taxes existants déjà sur le carburant.

 

Les routes secondaires en mauvais état

Les routes secondaires en mauvais état

 

 

Un sondage met en évidence que les routes dites secondaires sont de plus en plus en mauvais état. En fait il ne s’agit pas seulement que de routes secondaires puisque nombre de routes nationales ont été transférées au département. Du fait de finances calamiteuses aussi d’une mauvaise évaluation financière de ce report de responsabilité, les départements se sont montrés incapables depuis plusieurs années d’entretenir ces infrastructures. Heureusement depuis plusieurs années la France n’a pas connu d’hiver rigoureux. Mais si le pays devait connaître des périodes de gel prononcé et de longue durée les défaillances d’entretien du réseau pourraient à leur émerger de manière plus significative. Pour beaucoup de routes communales, on se satisfait aussi depuis plusieurs années de boucher sommairement les trous augmentant ainsi les risques d’insécurité. Un sondage OpinionWay commandé par le syndicat des équipements de la route montre que les Français estiment urgent d’améliorer les infrastructures pour leur sécurité. Une majorité de Français pointe en effet du doigt l’état des routes départementales et communales ; un état qui selon eux s’est dégradé au cours des dernières années. Par exemple, 73% sont ainsi inquiets à causes des nids de poules, 3 sur 4 estiment que la présence de travaux est mal signalée et que la visibilité est nettement insuffisante la nuit.  Des routes donc de plus en plus délaissées, or 66% des tués le sont sur le réseau secondaire. D’ailleurs l’infrastructure est souvent oubliée selon les automobilistes dont beaucoup réclament une amélioration des glissières de sécurité adaptée aux deux-roues ou encore l’installation de bandes rugueuses pour lutter contre la somnolence.  Mais l’heure est plutôt aux économies. Pour preuve, selon l’Automobile club, l’an dernier, le budget alloué à l’entretien des routes est tombé à 0,34 milliard d’euros, soit seulement 1% de l’énorme cagnotte de 34 milliards d’euros annuels générés par les taxes sur le carburant.

Scoop 15 août : encore des voitures ce week-end sur les routes !!

Scoop 15 août : encore des voitures ce week-end sur les routes !!

La plupart des journalistes étant toujours en vacances tous les grands médias annoncent un événement extraordinaire : des voitures sur les routes ce week-end avec en plus  le chassé-croisé de ce qui part en vacances et de ce qui en reviennent. Sans doute le même article repris chaque année à la même période avec force photos qui permettent de masquer la faiblesse du contenu informatif. Force est de constater que les grands médias pendant pratiquement deux mois ce contentent  de reprendre les dépêches d’agence, du gouvernement ou des institutions. La France présente de ce point de vue une caractéristique particulière puisque l’économie est mise  entre parenthèses pendant deux mois et en particulier durant le mois d’août. Le gouvernement de ce point de vue se met au diapason de cet usage typiquement français et tous les ministres seront en vacances en même temps pendant 15 jours. Un curieux comportement grégaire  qui nous caractérise en dépit de la tendance individualiste qui se développe par ailleurs. Cette information est évidemment fondamentale. Des automobiles sur les routes, voilà un événement qui mérite effectivement d’occuper là une de tous les médias : grands journaux, télé, radio et même grands site Internet. Selon les prévisions de Madame Soleil « on peut s’attendre à quelques bouchons sur ces routes fréquentées par les automobilistes, des bouchons  qui normalement devraient se résorber vers le mois de septembre ». (Article rédigé avec la collaboration de l’AFP, de Reuters, de, BFM, du Parisien, du Monde, de Libé et de l’observatoire national des pratiques sociétales contemporaines)

Scoop : des voitures ce week-end sur les routes

Scoop : des voitures ce week-end sur les routes

La plupart des journalistes étant toujours en vacances tous les grands médias annoncent un événement extraordinaire : des voitures sur les routes ce week-end avec le chassé-croisé de ce qui part en vacances et de ce qui en reviennent. Sans doute le même article repris chaque année à la même période avec force photos qui permettent de masquer la faiblesse du contenu informatif. Force est de constater que les grands médias pendant pratiquement deux mois ce contentent  de reprendre les dépêches d’agence, du gouvernement ou des institutions. La France présente de ce point de vue une caractéristique particulière puisque l’économie est mise  entre parenthèses pendant deux mois et en particulier durant le mois d’août. Le gouvernement de ce point de vue se met au diapason de cet usage typiquement français et tous les ministres seront en vacances en même temps pendant 15 jours. Un curieux comportement grégaire  qui nous caractérise en dépit de la tendance individualiste qui se développe par ailleurs. Cette information est évidemment fondamentale. Des automobiles sur les routes, voilà un événement qui mérite effectivement d’occuper là une de tous les médias : grands journaux, télé, radio et même grands site Internet. Selon les prévisions de Madame Soleil « on peut s’attendre à quelques bouchons sur ces routes fréquentées par les automobilistes, des bouchons  qui normalement devraient se résorber vers le mois de septembre ». (Article rédigé avec la collaboration de l’AFP, de Reuters, de, BFM, du Parisien, du Monde, de Libé et de l’observatoire national des pratiques contemporaines sociétales)

Pollution Paris : 20 km/h en moins sur les routes

Pollution Paris : 20 km/h en moins sur les routes

Avec le retour de la pollution, on va réduire la vitesse de 20 km/h, pas sûr que cela soit de nature à limiter les particules. Cela pourrait au contraire être de nature à créer davantage de bouchons et donc à polluer davantage. La vitesse maximale autorisée sur les routes d’Ile-de-France, limitée à 90 km/h ou plus, sera donc abaissée de 20 km/h jeudi en raison des prévisions de forte pollution aux particules fines, a annoncé mercredi la préfecture de police. A cet égard la circulation alternée qui réduit vraiment le volume de circulation est sans doute plus adaptée. Un problème toutefois de nature sociale :  la contrainte que cela représente pour certains banlieusards. La solution  à long  terme c’est le développement des transports collectifs et de la voiture électrique. En attendant des mesures s’imposent c’est non seulement l’environnement qui est concerné mais aussi la santé. ( voir article).  « Le préfet de police a décidé, après consultation des collectivités locales (…), d’abaisser de manière contraignante de 20 km/h la vitesse maximale autorisée sur les routes franciliennes (dont la vitesse est supérieure ou égale à 90 km/h) », selon un communiqué. Mercredi, le taux de pollution était déjà très élevé sur la capitale française et le stationnement résidentiel gratuit.   Cette décision a été prise après une réunion avec un « collège d’experts (AirParif, Météo-France et Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie) en présence des représentants de la mairie de Paris, du conseil régional d’Ile-de-France et des conseils départementaux, afin d’examiner l’évolution de la situation en termes de pollution », a précisé la PP. Airparif, l’organisme qui surveille la qualité de l’air en région parisienne, a annoncé pour jeudi une deuxième journée de pollution plus élevée qu’habituellement. « La situation anticyclonique actuelle ne favorise pas la dispersion des agents polluants », relève la PP.

 

Ile de France : blocage des routes jeudi par la CFDT

Ile de France : blocage des routes jeudi par la CFDT

La CFDT Route, majoritaire dans le secteur,  appelle au blocage des routes en Ile de France notamment pour peser sur les négociations salariales.  Le syndicat estime que les patrons du secteur n’ont pas fait suffisamment d’efforts et précise que les blocages prévus visent à « impacter l’économie« . Et il dénonce la proposition patronale de n’accepter qu’un alignement sur le salaire minimum : « La politique patronale nous oblige une fois de plus à mettre en place un rapport de forces. On n’a pas 40 solutions, le mode d’action, c’est des blocages d’entrepôts et de routes« , justifie Thierry Cordier, secrétaire général de la CFDT Routes. Ces actions vont se concentrer prioritairement autour du marché international de Rungis. Le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies appelle patronat et syndicats à « reprendre le dialogue dans un esprit de responsabilité« .

 

Limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes

Limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes

La vitesse remise en question, ne n’est pas une mauvaise chose car la vitesse et l’alcool sont les deux principaux facteurs explicatifs des accidents. On pourrait généraliser les 80 km /h (sauf sur autoroute). Pour autant il s’agit d’une mesure générale qui ne permet une régulation très  précise. 80 sur une route sans danger ,c’est ridicule, mais 80 sur certaines portions ce peut être excessif. A défaut de régulation fine, on risque d’aboutir à une mesure de portée générale inadaptée. Le Conseil national de la sécurité routière se réunit ce matin, et devrait adopter une recommandation en ce sens. Mais ce ne sera pas forcément l’option choisie au final par le gouvernement.  C’est une mesure qui ne fait pas l’unanimité, y compris au sein du CNSR, le Conseil national de la sécurité routière, même si une majorité de membres y est favorable : la réduction de la vitesse sur le réseau routier secondaire, de 90 à 80 km/h. La principale commission concernée, alcool, vitesse et stupéfiants, recommande même de réduire la vitesse sur tout le réseau à deux voies. Une autre commission s’est prononcée en ce sens. Les deux autres penchent plutôt pour l’autre option avancée par les experts, plus souple : une expérimentation dans un premier temps, sur certaines routes seulement. Une solution qui, selon les experts, ne permettrait d’épargner que 200 vies, mais qui seraient plus acceptable par le grand public. La commission alcool vitesse et stupéfiants suggère par ailleurs de favoriser le report du trafic vers les autoroutes, qui offrent des conditions de sécurité meilleures, en proposant des réductions sur le prix des péages. Quel qu’il soit, l’avis du CNSR n’est que consultatif : il appartient ensuite au gouvernement de le suivre, ou pas. Au début de l’année, Manuel Valls, encore ministre de l’Intérieur, avant annoncé l’expérimentation cette année de la vitesse à 80 km/h dans quelques départements seulement.

 

Limitation à 80 km/h sur les routes ?

Limitation  à 80 km/h sur les routes ?

 

Limiter à 80 au lieu de 90kms la vitesse sur le réseau secondaire, pourquoi pas puisque la vitesse est la première cause d’accidents ; reste qu’il faudrait sans doute moduler davantage en fonction de la dangerosité de la route ; 80 c’est ridicule sur les portions pratiquement sans risque et c’est trop sur les parties dangereuses. L’objectif a été réaffirmé par Manuel Valls lundi lors du bilan annuel des accidents: le gouvernement veut faire passer la mortalité routière sous la barre des 2.000 morts d’ici six ans. Avec une baisse historique de 11% en 2013, soit 400 vies épargnées, le bilan humain n’en reste pas moins lourd avec 3.250 morts sur les routes l’année passée. « Il faut donc encore progresser », a martelé le ministre de l’Intérieur. A cet effet, Manuel Valls envisage de faire abaisser la vitesse sur le réseau secondaire. Explications. • Une mesure encore à l’étude. « Parmi l’ensemble des mesures examinées à titre exploratoire, figure la réduction des limitations de vitesse de 90 à 80 km/h sur tout ou partie du réseau secondaire », a insisté Manuel Valls lundi au micro d’Europe 1. En ce sens, depuis plusieurs mois, une cinquantaine d’experts travaillent actuellement sur ce sujet. Ils se réunissent chaque semaine pour échanger sur la question.   »En ce moment, quatre commissions auditionnent les uns et les autres », explique à Europe 1 Armand Jung, président du Conseil national de la sécurité routière (CNSR). Il faut établir « quelles sont les conditions de faisabilité, le coût et les délais. On ne pourra pas changer les panneaux du jour au lendemain », détaille-t-il. • Comment appliquer un tel changement ? En effet, une baisse de dix petits km/h de moins sur les routes entrainerait une refonte de toute une organisation : la mise en place de nouveaux panneaux de signalisation notamment, coûterait plusieurs millions d’euros. Le CNSR consulte ainsi également les Conseils généraux et les communes pour réfléchir à la façon dont cette disposition pourrait être appliquée dans les mois qui viennent. Une question parmi d’autres notamment : faut-il imposer cette mesure du jour au lendemain, ou laisser du temps aux départements pour s’adapter à cette nouvelle réglementation.

 

Baisse de la mortalité sur les routes

Baisse de la mortalité sur les routes

Baisse importante des accidents mais pas totalement expliquée. En partie due surtout à la lutte contre la vitesse et l’ alcool mais aussi à une relative baisse de circulation,   au temps et aux progrès techniques des véhicules. Le nombre de morts sur les routes a baissé de 11% en France en 2013 par rapport à l’année précédente, le niveau le plus bas depuis 1948, a annoncé lundi le ministre de l’Intérieur Manuel Valls. En 2013, 3.250 personnes ont été tuées sur les routes, soit 400 de moins qu’en 2012, a ajouté le ministre. « Les résultats obtenus en 2013 sont fragiles », a-t-il toutefois souligné lors d’une conférence de presse. La vitesse reste la cause principale des accidents mortels sur les routes françaises, devant la consommation d’alcool ou de stupéfiants, a-t-il dit, précisant que toutes les catégories de la population étaient concernées. La mortalité des jeunes est en baisse de 10% mais les conducteurs de 18 à 24 ayant consommé de l’alcool sont impliqués dans un accident sur deux survenant la nuit et le week-end. Le ministre, qui a jugé indispensable une meilleure compréhension des risques par les automobilistes, a souligné le rôle des dispositifs de sanctions et de contrôles pour améliorer la sécurité des routes françaises. En 2012, la France avait déjà enregistré une baisse de 8% du nombre de tués sur les routes.

 




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